L'invité d'Apolline Matin : Après les violences du 17 octobre, Emmanuel Macron promet une réponse ferme de l'État - 19/10
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse partielle
Après un week-end de violence, quelle réponse politique avec vous, Franck Alizio ?
- 0:32FerméeRéponse directe
L'auriez-vous accepté [la démission de Laurent Nunez] ?
- 0:58RelanceRéponse partielle
Le fait que le ministre de l'Intérieur soit maintenu à son poste, est-ce une caution de la gestion des forces de l'ordre ?
- 2:11OuverteRéponse directe
La préfecture estime 30 000 émeutiers à Marseille. Vous trouvez ce chiffre juste ?
- 3:02OuverteRéponse directe
À Marseille, parle-t-on de sous-effectif policier ? Quel est le problème technique ?
- 3:49OuverteRéponse partielle
Qui étaient les émeutiers ? Marseillais ou venus de l'extérieur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:05InvitéChiffre
« Le chiffre des 30 000 pires, moi j'y crois pour le coup. »
- 2:39InvitéFait
« Pour la première fois dans ma ville, tous les quartiers ont été touchés. »
- 3:31InvitéChiffre
« Il y a aujourd'hui à Marseille encore moins de policiers qu'en 2016. »
- 6:12InvitéPromesse
« Ce qu'il faut voter en urgence demain, c'est une loi avec le principe du casseur-payeur. »
- 9:42InvitéFait
« Les macronistes, comme LFI, ont été complices depuis des années. Ils ont empêché une véritable alternance. »
- 10:44InvitéFait
« Je pense qu'on aurait utilisé tout ce qu'on a à notre disposition. »
Temps de parole
- Invité34 %
- Présentateur32 %
- Auditeur13 %
- Auditeur 211 %
- Auditeur 34 %
- ?4 %
- Auditeur 42 %
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Vous
écoutez
RMC.
C'est
évidemment une matinale où on se pose énormément de questions. Ce qu'il s'est passé, ce qu'il pourrait à nouveau se passer et qui est responsable. Après un week-end de violence, quelle réponse politique avec vous, Franck Alizio ? Bonjour, vous êtes député RN des Bouches-du-Rhône. Tout à l'heure, je le disais, je recevrai les maires de gauche de Marseille et de Lyon qui seront mes invités à 8h30. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a remis sa démission à Emmanuel Macron. Mais Emmanuel Macron l'a refusé. Ma première question, Franck Alizio, l'auriez-vous accepté ? Aurait-il fallu l'accepter
?
Je pense que le président aurait dû l'accepter. Nous l'avons réclamé d'ailleurs.
C
'est vraiment tirer les conclusions immédiates de ce qui s'est passé. Il ne peut pas avoir fait. On dit toujours, d'ailleurs c'est le résultat de tout ce qui se passe,
c
'est la déresponsabilisation générale de tout le monde. Il faut qu
'il
y
ait
un responsable. Il faut qu'il
y ait
une ultime responsable. Là, c'est le ministre de
l
'Intérieur par définition.
Le
fait que le ministre de l'Intérieur soit maintenu à son poste, est-ce que c'est en quelque sorte cautionner la façon dont,
y
compris les forces de l'ordre elles-mêmes disent avoir été dépassées ? Notre journaliste, Police Justice, disait tout à l'heure dans le journal qu'elle avait entendu que nos reporters sur le terrain avaient entendu des CRS cette nuit encore à Paris dire à leur propre chef. « Chef, nous ne sommes pas assez ».
Mais
c'est un aveu d'impuissance, c'est un aveu d'impuissance de plus. C'est de partout que tout le monde a été dépassé. Chez moi à Marseille, alors le maire a beau jeu aujourd'hui de dire « J'avais averti, personne n'avait averti. » La veille, nous avions un conseil municipal. Il aurait dû justement confier à la représentation municipale, c'était l'occasion de dire « J'ai demandé des renforts à l'État ». Rien du tout. Il y
a
eu un éloge des manifestants disant « Demain, ce qui va se passer, c'est très bien, tout le
monde
va s'exprimer, etc. » Il a fallu que je reprenne la parole en tant que leader de l'opposition en disant « Je pense surtout à nos policiers, à nos gendarmes, à tous ceux qui vont être sur le terrain. »
Donc
évidemment que personne ne
s
'en a inquiété, une fois de plus. Et cette fois-ci, comment dire, tout Marseille a été touché. Le chiffre des 30 000 pires, moi j'y crois pour le coup. Je précise que Benoît
Payan, c'est le chiffre de la préfecture. C'est important juste
de se donner un instant là-dessus. La préfecture des Bouches-du-Rhône estime qu'il y avait 30 000 émeutiers et pilleurs. Le maire de la ville remet en cause ce chiffre. Vous, Franck Alizio, député des Bouches-du-Rhône, vous estimez que les 30 000 pilleurs, c'est un chiffre qui vous paraît juste.
Oui, je vous rappelle que sur la superficie, nous sommes deux fois supérieurs à Marseille. Que le bassin d'habitants, c'est 2 millions d'habitants, puisqu'en réalité,
c
'est toutes les Bouches-du-Rhône. Et pour la première fois dans ma ville, c'est ce qui me fait penser que ce chiffre est bon, pour la première fois dans ma ville, tous les quartiers ont été touchés. C'est-à-dire que l'Est de Marseille, pour aller dans l'Est de Marseille,
il
faut prendre l'autoroute carrément. Eh bien, dans l'Est de Marseille, il y
a
eu des pillages. Ça ne s'était jamais produit. À 50 mètres de chez moi, dans les hauts de la rue Paradis, jamais il n
'y
avait eu des pillages dans ce coin de Marseille. Il y a eu des pillages. Ça ne s'est pas cantonné au centre de Marseille comme pendant l'épisode de Naël. Ça a été de partout dans Marseille.
Est
-ce qu
'on a beaucoup parlé à
Marseille de forces de police en sous-effectif ? Manifestement, il y
a
eu beaucoup de problèmes. Mais qu'on comprenne vraiment qu'il n'y a pas assez de policiers. Il y a eu un problème de plan général, de stratégie, de tactique. C'est quoi techniquement le problème ?
Pour le coup, je pense les deux. Lorsque la police recule, c'est qu'il y a un problème tactique,
c
'est qu'il y a un problème d'ordre,
c
'est qu'il y a un problème de stratégie, de donneur d'ordre. Et il y a aussi cette question, je l
'ai
dénoncée déjà pendant la campagne municipale, mon slogan était Marseille
en ordre.
Il y a aujourd'hui à Marseille encore moins de policiers qu'en 2016.
Il
y a eu un rattrapage, mais il y a toujours moins de policiers
qu'en 2016. Quand Gatiot vous dit le chiffre
de 30 000, vous, vous paraît cohérent avec ce que vous avez vu ou su, de qui s'agit-il ? Est-ce que ce sont des Marseillais qui étaient eux-mêmes les émeutiers ? Est-ce que ce sont des gens qui sont venus de la région ? Est-ce que vous avez des informations, des observations
? Il
n
'y
a pas d'informations, mais ce que j'ai pu constater, c'est la conjonction, encore une fois, entre des émeutiers professionnels, l'extrême-gauche, les Black Blocs. Il
ne faut pas
oublier que Marseille, malheureusement, a cette réputation d'être la capitale antifac. Dans certains quartiers, on peut aller de partout dans Marseille, qu
'on
peut aller
de
quartier, mais dans certains quartiers, moi, je ne pourrais pas aller parce que, véritablement, c'est l'extrême-gauche qui les tient. Et puis, il y a évidemment, on appelle ça des pilleurs, on appelle ça des délinquants,
de
la racaille, enfin bref, qui est venu ? On appelle ça des voleurs, des pilleurs d'opportunités. Enfin, je trouve ça choquant. Évidemment, ce sont des gens qui sont venus faire leur
marché. Et on précise,
d'ailleurs, que la nuit dernière, les pillages se sont poursuivis, pillages, destruction de boutiques à Paris, alors qu'il n'y avait eu aucune manifestation avant, ce qui montre, effectivement, aussi une décorrélation. Jérémy et Vincent sont en direct avec nous. Bonjour, Jérémy. Jérémy,
je crois
que vous êtes, vous-même, commercial à Rennes. Quel est votre regard sur ce qui s'est passé ce week-end
?
Tout à fait. Alors, tout d'abord, un gros soutien à tous les commerçants, à l'artisan, et à les salariés,
les
fonctionnaires qui ont été un peu traumatisés ce week-end. Pour tout vous dire, j'ai 30 ans. Il y a 15 ans, je votais plutôt extrême-gauche et à droite depuis quelques années. Donc, ça me permet d'avoir beaucoup d'amis et de médias que je suis un petit peu de tout horizon. Et ce qui m'a choqué, c'est que ce week-end, sur les réseaux sociaux, quand on fait un peu le tour,
il
y a deux frontières irréconciliables. La première, qui, justement, va soutenir les manifestations, va être très arrangeant envers les casseurs qui vont les justifier en réponse d'une violence institutionnelle. Et de l'autre côté, un soutien total aux commerçants et, pour le coup, qui vont condamner fermement les actes, voire être un peu plus extrêmes que ça. Donc, moi, mon inquiétude, c'est vraiment qu'aujourd'hui, on a deux fronts irréconciliables qui ont chacune leur média, chacune leur point de vue et qui vont s'endoctriner les unes les autres.
J'en ai tout, d'ailleurs,
là
-dessus,
Jérémy. Attendez, Emmanuel, Emmanuel.
Moi, j'ai une question et qui vaut aussi pour Franck Alizio.
C
'est
-à
-dire que quand on voit le climat social actuel, quand on voit, par ailleurs, le climat financier, la pression des marchés, on se dit, mais comment on va tenir encore six mois jusqu'à la présidentielle ? La question, c'est, est-ce qu'il ne
faut
pas avancer l'élection présidentielle ?
Franck Alizio ?
Déjà, moi, je pense aussi aux commerçants, ceux qui ont tout perdu. Déjà, ce qu'il faut voter en urgence demain, c'est une loi avec le principe du casseur-payeur. Voilà, on va passer du casseur-payeur au casseur-payeur. Ce n'est pas normal que demain, on va encore avoir comme conséquence que ce soit Nicolas, Franck, Apolline, qui paie, plutôt que celui qui a cassé. Donc, c'est juste impensable qu'on arrive
à ça. Jérémy,
il
y a
un point que vous avez dit, vous avez parlé de la démocratie, vous dites vous-même que vous venez plutôt de la gauche, qu'aujourd'hui, vous votez plutôt à droite. Est-ce que vous vous dites, aujourd'hui, ce sont deux façons de vivre notre pays qui ne peuvent plus se parler ? C
'est
-à
-dire,
vous-même, vous avez gardé, dites-vous, les réseaux sociaux que vous suiviez lorsque vous étiez plutôt électeur de gauche, les nouveaux que vous suivez aujourd'hui en étant plutôt électeur de droite. Est-ce que vous avez l'impression que ce sont deux Frances qui se tournent le dos, qui s'opposent aujourd'hui
?
C'est complètement ça. C'est complètement ça. Aujourd'hui, justement, sur les médias de gauche, on a tendance à montrer uniquement les vidéos de manifestants qui ont applaudi les pompiers ou de policiers de CRF qui ont charvé et les médias droits, justement, qui ont montré les casseurs, qui ont montré les pompiers attaqués. La vérité est quelque part entre les deux, si vous voulez. Mais aujourd'hui, personne, et j'entendais M. Le Chiffre qui parlait justement d'avancer, pourquoi pas, les élections présidentielles. Mais qui, aujourd'hui, apporte un discours de nuance et qui va justement piocher un petit peu des deux ? Il n
'y
a personne. On fait de la récupération des deux cas.
Jérémy, restez avec nous. Il y a aussi Vincent qui, lui, nous appelle de l'Isère. Vous êtes à Bourgouin-Jolieu. Bonjour, Vincent. Commerçant, commerçant. D'abord, est-ce que vous avez été touché ? Et est-ce que vous estimez qu'il faut prendre de nouvelles mesures ? Aussi, je me projette dans les prochains jours. Il y
a
une journée à nouveau de mobilisation, par exemple le 5 novembre. Mais quand on voit que les pillages se sont poursuivis encore hier, c'est-à-dire au lendemain des manifestations, à vos yeux, qu'est-ce qu'il faut prendre comme décision
?
C'est un minimum de prendre des décisions fermes et définitives pour éviter les nouveaux pillages. Quand je vois ce qui s'est passé hier et ce qui s
'est
encore passé cette nuit, sachant qu'on a eu l'exemple de samedi, nous, on était en ville, uniquement pour de la balade, pas pour les manifs, quand on a vu l'état de Lyon en quelques heures, alors que tout était pré-annoncé, je me demande pourquoi ça n
'a
pas été vu en amont, sachant qu'aujourd'hui, il me semble qu'on a quand même des moyens
de
communication plutôt aisés. Ils y arrivent via leur réseau WhatsApp et nous, on n'a rien pu faire. Je suis vraiment désolé pour tous ces commerçants qui ont tout perdu, toute leur vie, parce que je suis commerçant, j'ai tout mis dans mon commerce pour arriver à faire vivre ma famille. Si ça m'arrive,
c
'est foutu. Et puis les gens ont dommages collatérales. Quand vous avez une voiture qui a été brûlée lors d'une manif, les assurances ne prennent pas en charge. Ces gens-là viennent de l'acheter, ont peut-être un crédit, mais vous vous rendez compte, ça va plus loin. Donc moi, quand je vois certains partis politiques qui sont en train de cautionner encore ça, c'est une honte. Le pays, franchement, va très très mal.
Franck
Alizio, quand vous entendez Vincent, qui dit aussi la question de la responsabilité politique, la question de la démocratie, comme la pose Jérémy. Un, est-ce qu'il faut un état d'urgence ? Certains le demandent à droite, comme Bruno Retailleau, pour pouvoir davantage maîtriser, effectivement, et prendre des décisions de maintien de l'ordre. Et est-ce que vous estimez qu
'il
y
a
une responsabilité politique des partis d'extrême-gauche ?
Il faut déjà appliquer tout le spectre des lois qui sont à disposition du gouvernement. Il faut ensuite utiliser d'autres outils. Pourquoi pas le couvre-feu ? Pourquoi pas l'état d'urgence ? Mais tout à l'heure, Emmanuel Lechypre posait aussi également une question. C'est qu'il faut une autorité, une légitimité politique. Le drame,
c
'est que, et là-dessus, les macronistes, comme LFI, ont été complices depuis des années. Ils ont empêché une véritable alternance dans ce pays, une véritable majorité. Il n'y a pas de majorité. Le gouvernement n'a pas de majorité. Il n
'y
a pas de soutien populaire. Évidemment que ça complique son
travail sur le terrain. Je redonne une information.
Hier, le maire de Lyon, Grégory Doucet, s'est rendu sur les lieux, j'allais dire du drame, un lieu très symbolique qui a été ce lieu du tourisme qui a été brûlé sur la place Bellecour. Et il a été interpellé, hué par des habitants qui étaient présents et qui estimaient qu'il avait une forme de responsabilité lui disant, c'est vous qui avez aussi fait alliance avec LFI. Et ils l'ont hué. Il y a aussi ce message politique d'un certain nombre de Français.
Énormément.
Mais
d'ailleurs, parce que c'est très bien que Manu a raison peut-être pour avancer l'élection présidentielle, mais ça n'arrivera pas. Donc ça ne sert à rien d'en parler.
En revanche,
ce qui est sûr,
c
'est qu'hier, le président de la République aurait pu ordonner l'état d'urgence et qu'il ne l'a pas fait. Je précise que ce n'est pas si compliqué d'ordonner l'état d'urgence. Jacques Chirac l'a fait. Ce n
'est
pas un truc si énorme que ça. Ça se produit relativement régulièrement sous la Ve République. Vous, vous ne l'auriez pas fait ou vous l'auriez fait au
pouvoir ? Je pense qu'on aurait utilisé tout ce qu'on a à notre disposition.
Donc l'état d'urgence, vous l'auriez mis en place ? L'état d'urgence est
un outil, évidemment. Mais non, le problème, c'est qu'après, il faut le tenir l'état d'urgence.
A-t-on les moyens ? Il faut avoir la
volonté politique.
A
-t
-on
les moyens ?
On
a les moyens. Il n'y
a
jamais eu la volonté politique et cette volonté politique, aujourd'hui, elle est en plus entamée par la légitimité politique. Il faut très vite avoir une présidente relégitimée, une assemblée relégitimée avec une majorité absolue. Aujourd'hui, seule Marine Le Pen, et on peut étudier la carte politique, seule Marine Le Pen peut avoir une majorité absolue et c'est cette majorité absolue à l'Assemblée, au gouvernement, qui peut donner de l'autorité pour rétablir l'ordre. Nous sommes aujourd'hui le parti de l'ordre, elle est la candidate de l'ordre. Il est temps de remettre les choses
en nombre de pays. Franck Alizio, je le rappelle, vous
êtes député RN des Bouches-du-Rhône. Tout à l'heure, à 8h30, le maire de Marseille, maire socialiste Benoît Payan, sera mon invité, ainsi que le maire écologiste de Lyon. Encore un mot juste avec vous, Jérémy et Vincent. Jérémy, j'entends votre inquiétude sur le plan démocratique aussi, tout simplement du... J'allais même dire, on n'est même plus dans le vivre ensemble, on est dans le fait de pouvoir se parler les uns les autres. Vous votez, vous votez à droite, avez-vous dit. Est-ce que vous savez déjà pour qui vous allez voter, Jérémy
?
Aucune idée, aucune idée. Pour l'instant, justement, ayant ce passif un petit peu de gauche, j'ai encore quelques... voilà, quelques... on va dire quelques... je suis à quoi attendre, mais pour le coup, aucune idée pour l'instant et c'est pour ça que vu le climat de tension avant les élections, je pense qu'on gérerait qu'encore plus rapidement la France dans le chaos.
Et vous,
Vincent ? Et vous, Vincent
?
Vincent, est-ce que vous m'entendez
? Oui,
je vous entends très bien. Et vous ? Moi,
je
vous ai, oui, à droite. Aujourd'hui, je ne peux plus passer de l'autre côté. J'ai vu trop de choses. Écoutez, les images sont explicites. Arrêtons de se voiler la face. Vous avez vu les dernières vidéos de cette nuit, de cette nuit,
je
ne parle pas de samedi, de cette nuit à minuit. Vous avez des gens qui arrivent par groupe de 10-20,
qui
rentrent dans les magasins. Tout le monde est autour. En plus, cette image,
elle
est, pour moi, horrible, avec le téléphone, c'est devenu une arme. Et tout le monde filme. Personne ne fait rien. Vous avez de temps en temps un citoyen courageux qui y va, mais ce citoyen, il risque sa vie.
Et effectivement, on a vu des
scènes où ils se font littéralement balayer, tabasser. Merci à tous les deux pour vos témoignages et vos réactions. Jérémy et Vincent.