Incendie en Nouvelle-Aquitaine / Meurtre de Thomas à Crépol
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:47OuverteÉludée
Les patrons peuvent-ils encore se passer de Mélenchon et Le Pen ?
- 0:58OuverteÉludée
La médecine devient-elle un service public de luxe ?
- 1:33OuverteÉludée
Le racisme anti-blanc est-il réellement une légende ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Quelle est la situation concrète sur place ?
- 5:55OuverteRéponse directe
Quelles sont les évolutions dans la nuit ?
- 8:04OuverteRéponse directe
Comment palier le problème d'entretien des forêts ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:04InvitéChiffre
« Au total, depuis le 1er janvier, le seuil des 50 000 hectares brûlés vient d'être franchi sur l'ensemble du territoire français. »
- 3:25InvitéChiffre
« Plus de 10 000 hectares ont brûlé, 50 maisons déjà incendiées, 1000 pompiers mobilisés. »
- 3:44InvitéChiffre
« Il a parcouru plus de 2500 hectares. »
- 5:34InvitéFait
« On a des vents qui sont par moments assez violents pour la période. »
- 6:13InvitéFait
« Le feu fait lui-même son propre vent. »
- 7:17InvitéChiffre
« Dans la nuit, il a quand même fait 4 000 hectares encore cette nuit. »
- 7:38InvitéFait
« Moi, je l'avais dit le 3 juillet, en début du mois de juillet, j'avais dit à la troisième catastrophe, à la troisième canicule, on aura la catastrophe. »
- 8:35InvitéFait
« Si on ne lui met pas le feu, elle ne brûle pas. »
- 9:00InvitéPromesse
« Nous devons faire des pare-feux plus grands, avec des carrés de 1000 à 2000 hectares. »
- 17:38InvitéFait
« un PV le mentionnait finalement dès 2023 mais il n'est ressorti qu'à partir de 2025 »
- 18:15PrésentateurFait
« les juges évoquent en effet la race blanche et la nation française »
Temps de parole
- Présentateur50 %
- Invité26 %
- Invité 215 %
- Invité 38 %
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Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot. Bonjour, bonjour à toutes, bonjour à tous. Soyez les bienvenus sur Sud Radio pour 3 heures de conversations, de débats, de discussions. Vous voulez vous installer autour de la table, vous êtes les bienvenus avec le numéro magique que vous connaissez par cœur. C'est le 0826 300 300. C'est le camarade Zach qui vous attend au standard et qui vous fera passer bien sûr à l'antenne pour toute forme de réaction, de participation ou même tout simplement de passage de coup de cœur, de coup de gueule. Vous êtes les bienvenus d'Augoua.
On va causer dans l'actualité ce matin avec, ça y est, on l'a appris, ça fait beaucoup moins de bruit que quand c'était Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Mais Jean-Luc Mélenchon a discuté avec les patrons et on a appris il y a quelques heures que Marine Le Pen, elle, irait au fameux débat du MEDEF à la rentrée. Jean-Luc Mélenchon d'un côté, Marine Le Pen de l'autre. Est-ce que ça veut dire que les patrons peuvent-ils encore se passer ? C'est la question qu'on se pose. Les patrons peuvent-ils encore se passer ? Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, 0826 300 300. On en discutera avec notre équipe de mousquetaires. La médecine devient-elle un service public de luxe ?
Figurez-vous qu'un centre va ouvrir à Paris avec une petite option, ce qu'on appelle un petit forfait. Vous payez 30 euros supplémentaires. Et alors là, avec beaucoup de miracles, comme par magie, vous avez un rendez-vous qui se libère. Vous avez toute la série d'examens avec tous les professionnels qui sont miraculeusement disponibles. C'est quand même bien loin du meilleur système de santé au monde. Est-ce que l'argent est en train de primer sur la santé ? Est-ce qu'il faut désormais l'assumer ? Oui, avoir plus d'argent permet d'avoir de meilleurs rendez-vous, beaucoup plus vite, beaucoup plus facilement. Bref, la médecine devient-elle un service public de luxe ?
On en reparlera aussi avec vous. Au 0826 300 300. Et puis Crépol, le racisme anti-blanc est-il réellement une légende ? Rappelez-vous ce qui s'était passé en novembre 2023. Ces jeunes du côté de Romand-sur-Isère à la suite d'une fête, une bagarre dans un contexte assez flou qui avait dégénéré. Et un jeune homme, Thomas, qui s'était fait planter par un coup de couteau. Il avait fini par mourir à la suite de ses blessures. Un jeune homme de 100 ans. Et beaucoup dans le dossier expliquaient qu'il y avait un caractère raciste à la suite de ces attaques.
Raciste parce qu'ils avaient entendu dire que beaucoup de personnes, de gens qui étaient vus de la cité d'à côté, étaient là, je cite, pour planter du blanc. Est-ce à dire que désormais, on doit officiellement reconnaître le racisme anti-blanc ? Beaucoup étaient venus sur les plateaux pour nous expliquer que tout cela n'était jamais existé, que c'était des lubies de droite, voire d'extrême droite. Visiblement, on aura l'inverse. Et sachez que dans une quinzaine de minutes, on sera avec la mère qui a toujours plaidé pour reconnaître ces circonstances aggravantes. La mère de Romand-sur-Isère qui sera avec nous dans une quinzaine de minutes.
Pour le moment, il est 10h06, notre premier fait du jour. Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot. Et bien sûr, tout au long de la matinée jusqu'à 13h, vous suivrez en fil rouge ces incendies absolument spectaculaires du côté de la Gironde, avec cette fois-ci des flammes qui atteignent la presqu'île du Lèche-Cap-Ferré. Des évacuations sont déjà en cours, mais c'est important de faire le plein. Et on vous retrouvera régulièrement sur cette antenne. Albin Texera, bonjour. Bonjour Maxime, bonjour à tous. Sur cette situation qui malheureusement ne s'améliore pas.
On a un point clair sur la situation avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui vient de prendre la parole. Au total, depuis le 1er janvier, le seuil des 50 000 hectares brûlés vient d'être franchi sur l'ensemble du territoire français. Actuellement, 32 feux sont en cours dans le pays. En Aquitaine, la situation est là-bas la plus préoccupante. Deux foyers distincts sont actifs. En Gironde, le foyer dont on parle beaucoup depuis deux jours, le feu de Somos, est le plus important, selon le ministre, c'est le plus important de la saison. Plus de 10 000 hectares ont brûlé, 50 maisons déjà incendiées, 1000 pompiers mobilisés. Et le feu n'est toujours pas maîtrisé.
En même temps, juste à côté, près de Biscarros, un feu s'est déclenché hier en fin d'après-midi. Il a parcouru plus de 2500 hectares. Une centaine de maisons ont brûlé, ont été endommagées. Un bilan est encore à affiner. Plusieurs secteurs d'habitation restent encore menacés. Du côté de la Nouvelle-Aquitaine. Mais la bonne nouvelle, c'est peut-être ça qu'il faut retenir pour le moment, c'est qu'aucune victime n'est à déplorer aucun mort. Et c'est important aussi de le préciser, on en parle beaucoup, de l'incendie dans le Var, l'incendie de Cotignac, qui a parcouru 3700 hectares. 10 maisons ont été entièrement brûlées, 60 autres impactées.
Les 550 personnes évacuées ont pu regagner leur domicile ce matin. 800 pompiers restent encore mobilisés. Mais les conditions météorologiques devraient être favorables au fur et à mesure de la journée. Et encore une dernière information qui vient de nous parvenir, c'est que des moyens vont être renforcés partout dans le pays afin de lutter contre les incendies et contre les potentiels incendies qui peuvent encore se produire sur l'Hexagone.
Et notamment dans ces moyens supplémentaires, l'arrivée de machines, de chantiers pour espérer créer des tranchées qui pourraient, enfin c'est ce que certains experts espèrent en tout cas, avoir créé des barrières naturelles. Et des agriculteurs aussi qui sont appelés à venir en aide un peu partout
pour amener de l'eau lorsque ça brûle.
Merci beaucoup pour ce point Albin Texera. Il est 10h08 sur Sud Radio. On va continuer bien sûr dans un premier temps à revenir sur ces incendies. Avec vous Bruno Laffont, bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Vous êtes le maire de Biganos et vous êtes aussi le président de l'association régionale de défense des forêts contre l'incendie d'Aquitaine. Là où vous vous trouvez, vous êtes sur place depuis le PC de l'Eschkaferé. Quelle est la situation concrètement sur place ? Qu'est-ce que vous voyez autour de vous ?
Écoutez, beaucoup d'agitation parce que mes coordonnées quand même parce que la situation est quand même assez grave puisqu'on a un feu qui arrive, qui continue à avancer. Mais la partie arrière sur Somos et le temple a tendance à vouloir se réactiver. On a des vents qui sont par moments assez violents pour la période. Et donc tous les facteurs sont réunis pour que, bien sûr, on ait une situation qui est aussi tendue que celle que nous sommes en train de vivre.
Et quelles ont été les évolutions dans la nuit ? Quelles sont les informations qu'on vous a données pour les prochaines heures ? On parle beaucoup de conditions météorologiques qui seraient favorables d'ici à la fin de journée. Est-ce que c'est réellement aussi ce que vous entendez autour de vous ?
Vous savez, on n'a pas de boule de cristal parce que le vent tourne et changeant. On avait connu ça d'ailleurs à l'Andiras, mais là je pense que c'est pire. Le feu fait lui-même son propre vent. Ce que l'on peut savoir pour l'instant, c'est que nous allons être obligés de mettre des moyens civils, c'est-à-dire des bulldozers, pour essayer d'élargir les pistes et les pare-feux que nous avons en place pour essayer de bloquer ce feu comme nous l'avions fait à une certaine époque.
Mais dans votre phrase, elle est terrible, Bruno Laffont, pardonnez-moi, mais c'est pire que ce que vous aviez connu. Il y a par exemple les ravages qu'on avait connus en 2022. Là, la situation est pire. C'est beaucoup plus impressionnant.
Oui, parce que nous avons une forêt qui est beaucoup plus près des maisons d'habitation, qui est beaucoup plus près des villages, qui est beaucoup plus près des campings, puisque là, nous sommes dans un secteur très touristique. La Poivre, on a vu du nombre d'évacués. Moi-même, j'ai des personnes qui ont été recueillies dans ma propre commune. Mais c'est pour cela que la situation est plus compliquée. Là, on est à des feux qu'on appelle la californienne, c'est-à-dire que la forêt vient rejoindre les maisons d'habitation. Et c'est ainsi. Et donc, la lutte est beaucoup plus compliquée. Le feu est parti. Dans la nuit, il a quand même fait 4 000 hectares encore cette nuit.
Donc, vous imaginez, c'est pour ça que nous sommes à 10 000 et quelques hectares. Donc, ce sont des chiffres qui sont colossaux.
La vitesse est totalement ahorissante en plus.
Et bien sûr, parce que la végétation est dans un état hydrique très faible, très très faible. Tous les ingrédients sont reconnus. Moi, je l'avais dit le 3 juillet, en début du mois de juillet, j'avais dit à la troisième catastrophe, à la troisième canicule, on aura la catastrophe. Et malheureusement, c'est arrivé. On a eu 15 feux dans la journée du feu de Somos. Il y en a 14 qui ont été arrêtés. Il y en a un qui est parti. Et à Biscarosse, c'est hier pareil. Donc, s'ils voulaient, malheureusement, et lorsqu'ils ne sont pas arrêtés, ça peut devenir des monstres. Et c'est le cas.
Et c'est le cas. En rappelant que vous êtes le maire de Biganos, mais aussi le président de l'association régionale de défense des forêts contre l'incendie d'Aquitaine, revient quand même cette petite question, cette préoccupation autour de l'entretien des forêts. On a du mal à penser que depuis quelques années, notamment depuis 2022, où on assiste quand même chaque été à ces incendies spectaculaires, qu'on ait eu du mal à s'adapter, à adapter nos forêts, à adapter ces terrains qu'on n'arrive pas à entretenir, que les propriétaires n'entretiennent pas toujours non plus, avec des règles souvent absurdes. Comment on palie ce problème assez rapidement ?
Vous savez, il y a deux sujets. Il y a le premier sujet de la forêt qui est autour des maisons. La forêt, elle n'a rien demandé. Si on ne lui met pas le feu, elle ne brûle pas. Et donc, ça, c'est ce que nous défendons. Nous, nous avons ici, et on l'affirme, une forêt de production, une forêt qui alimente une économie, une biodiversité, et également un tourisme. Et donc, il faut y faire attention. Que nous ayons besoin de nous adapter, on a commencé en 2022 avec des matériaux en termes de prévention, et nous serons amenés, et là, je le dis, nous serons amenés, nous les forestiers, à nous organiser différemment de ce que nous avons aujourd'hui.
Nous devons faire des pare-feux plus grands, avec des carrés de 1000 à 2000 hectares, pour que nous puissions contenir les feux dans ces parties-là, parce que ce n'est pas possible, autrement, nous allons brûler toute la forêt des Landes de Gascogne. Donc, il faut que nous organisions différemment, la lutte est différente, les feux sont plus impressionnants, c'est différent, nous devons nous adapter. Mais l'essence en elle-même, elle n'est pas condamnable. Si on n'y met pas le feu, la forêt ne brûle pas. Et malheureusement, dans notre terrain, il n'y a rien d'autre. Il y a certes le chêne-liège, mais le plein maritime se plaît le mieux.
Et le plein maritime est en train de progresser dans le nord de l'Europe, dans le nord de la France. Et donc, c'est cet élément-là qu'il faut que nous prenions en compte. Donc, on aura à s'adapter, on aura besoin de prendre des mesures, mais aujourd'hui, nous sommes en train de combattre ce feu, et c'est ce qui nous intéresse le plus. Parce que malheureusement, il y a des vies qui sont en jeu, il y a des biens qui sont en jeu, et notre forêt, malheureusement, elle brûle aussi. Et chaque fois, c'est nous qui payons en l'eau. Nous payons en lourde tribu, les forêtiers payent en lourde tribu. Et tout au service de l'urgence,
tout à l'heure, on avait un mot sur les moyens. Bruno Laffont, là, tous les moyens sont sur place, tous les moyens sont envisagés. Est-ce qu'il n'y a pas, ce qu'on entend assez régulièrement, l'impression que la France, nos sapeurs-pompiers, on les entend quand même, ici et là, parfois, passer des coups de gueule sur le manque de camions, sur parfois aussi le manque de rémunération qui empêche d'avoir un nombre suffisant de pompiers, de sapeurs-pompiers. Est-ce que là, dans la situation, tous les moyens sont mis ?
Pas de regrets, pas de catastrophes, pas de reproches ? Non, bien sûr qu'on peut toujours faire reproche. Vous savez, dans une situation de crise, on trouve toujours un bouc émissaire. Vous savez, si je veux être dur, je vais vous le dire. C'est qu'à une époque, on avait moins de moyens, on avait des situations aussi graves, les surfaces étaient aussi, voire plus importantes, mais malheureusement, il y avait des morts. Là, malheureusement, sur un feu de 12 hectares, à Mérignac, 2000 m², le feu est parti de façon tellement puissante que ces pauvres garçons y sont restés. Déjà, pensez pour leur famille et pensez pour tout le corps des pompiers, qu'ils soient girondins que nationaux.
Mais si vous voulez ça, il faut quand même se dire qu'aujourd'hui, on a du matériel, on a ce qu'il faut. Mais le nombre de maisons à défendre, le nombre de situations à décrire sont importantes. Et donc, aujourd'hui, on peut toujours avoir plus. On peut toujours avoir encore différent. Mais ce qu'il y a, c'est qu'il n'y a pas qu'une seule région qui brûle. C'est toute la France. Et ça, c'est là où il faut rendre hommage à la sécurité civile, qui essaie, dans la mesure du possible, à répartir les moyens. Mais on peut toujours avoir plus. Vous savez, les Américains, ils font beaucoup mieux que nous. Eux, ils ne s'occupent pas. La forêt, elle brûle, et les maisons brûlent.
Ils ne se posent pas de questions. Ce n'est pas du tout la même défense que nous. Et donc, nous, en Europe, on a une vision différente. Eh bien, il faut rendre hommage aux pompiers, il faut rendre hommage à la sécurité civile, il faut rendre hommage à tous ceux qui s'en occupent. Parce que, vous savez, ce n'est pas au moment du feu qu'on doit parler des opérations. C'est avant qu'il faut s'y préparer. Mais, bien de moyens. Moi, j'ai des gens qui m'appellent en me disant, Bruno, envoie-nous du matériel. Mais, on ne peut pas satisfaire à toutes les demandes. Il y a 20 kilomètres à surveiller de ce tour de feu qui peut reprendre à tout moment.
Donc, vous savez, les polémiques, on peut en trouver. Mais, faisons en sorte que, rassemblons-nous, faisons les efforts nécessaires, accueillons les personnes qui sont aujourd'hui désespérées. Certains ont perdu leurs affaires dans les campings, dans d'autres...
Priorité, priorité à l'urgence, à l'extrême vigilance. Ça, c'est une évidence. Encore une dernière question, parce que ce n'est pas la première fois que ça intervient au milieu de notre discussion. On pense évidemment aux habitants, aux vacanciers, évidemment, à tous ceux qui avaient des affaires, qui avaient des biens, qui avaient de la famille, qui avaient peut-être parfois des animaux. Tout à l'heure, on entendait chez Benjamin Glaze un témoignage absolument bouleversant dans ce sens-là.
Est-ce qu'il n'y a pas, autour de vous, parmi les habitants de Biganos, dont vous êtes maire, quand même, Bruno Laffont, parfois une forme de désespoir à se dire, mince, on va peut-être devoir arrêter d'habiter dans ce coin-là, parce que même si la région est magnifique, même si c'est un confort de vie, quand même, ces feux à répétition, ces incendies à répétition, ça nous fatigue. Et au bout de 3-4 ans, on veut partir, on veut s'en aller. Est-ce que vous entendez déjà ça ?
Non, on ne l'entend pas par les autochtones, les gens d'ici, peut-être ceux qui sont arrivés dans notre région. Mais vous savez, aujourd'hui, et je le répète, on ne peut plus vivre en France à côté d'un massif forestier sans être culturé à la problématique du feu de forêt. Il faut s'y attendre. Comme dans des régions où il y a des inondations, comme dans des régions où il y a des avalanches. Donc, quand il y a un risque, il faut le pesurer, il faut voir. Et quand on a une maison à côté d'un massif forestier, on fait en sorte de nettoyer le terrain même s'il n'est pas à nous et que la forêt est à côté parce que c'est la loi, c'est l'obligation logale de débroussaillement.
On l'a vu encore, on a eu des démonstrations. Là où ça a été bien fait, les feux ont été arrêtés et ça a été moins virulent pour la maison et pour la lutte des pompiers. Donc, il faut s'acculturer à cette problématique. C'est ce qu'il faut dire. Mais qu'il y ait des fois des désespoirs, écoutez, il y a d'autres régions qui peuvent les accueillir. Mais nous, nous avons une très belle région. Avec la forêt, c'est ce qui en fait le charme. C'est un moment difficile à passer et c'est pour ça qu'il faut éviter que les feux partent. C'est pour ça que nous, on fait de la prévention en permanence. Vous savez, je le redis, les Canadiens appellent la cigarette une arme à feu.
Donc, tous les gens qui jettent leur cigarette... Ça veut tout dire
même de la mentalité, de la façon dont ils regardent le problème. Merci beaucoup, Bruno Laffont, d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio, maire de Viganos et président de l'association régionale de défense des forêts contre les incendies, contre l'incendie d'Aquitaine avec, on le rappelle, du côté de Biscarosse, du côté du Cap Ferré, très largement en Gironde. En réalité, plus de 60 000 personnes évacuées déjà. C'est plus de 100 pompiers qui sont mobilisés sur l'incendie actuellement en Gironde avec des moyens colossaux qui vont se développer dans les prochaines heures.
Et vous aurez sur Sud Radio un point sur la situation ainsi que des témoignages toutes les demi-heures jusqu'à midi ou entre midi et midi 30. On sera ensemble avec vous, vos témoignages, vos expertises. Vous êtes pompier, vous êtes maire, vous êtes dans la sécurité civile. Vous avez aussi votre part de témoignages, votre part de récits. Et vous le savez, l'antenne est ouverte pour vous au 0826 300 300. Il est 10h18 et dans un instant, l'actualité se poursuit. Elle ne concerne pas que les incendies. Rappelez-vous de ce qui s'était passé en novembre 2023 du côté de Crépaule. Un jeune homme, 16 ans, Thomas, qui avait été poignardé.
Beaucoup qui avaient assisté à la scène avaient insisté sur cette bande de jeunes qui étaient venus d'une cité d'à côté et qui étaient venus poignarder Thomas avec un motif raciste à savoir le racisme anti-blanc. Figurez-vous que les juges d'instruction il y a quelques heures ont retenu la circonstance aggravante de racisme dans l'affaire du meurtre de Thomas à Crépaule. Une qualification qui n'avait pas été demandée par le parquis qui pourrait donc peser différemment lors du futur procès. Dans une poignée de secondes sur Sud Radio, nous serons avec Marie-Hélène Toraval qui est la mère de Romand-sur-Isère et qui a toujours dit que dans ce dossier il y avait des impensés, des incompris.
Elle réagit en exclusivité avec nous ce matin. A tout de suite.
Sud Radio
Sud Radio Les débats de l'été 10h-13h Maxime Liedot Et on poursuit notre déambulation dans l'actualité qui est chargée en ce mois de juillet et alors qu'il est 10h21 on va revenir sur ce qu'on a appris il y a quelques heures une qualification qui n'avait pas été prévue et qui vient changer certainement la face d'un dossier et ce qui s'est passé avec le meurtre de Thomas à Crépaule la circonstance aggravante de racisme a été retenue par les juges d'instruction. Bonjour Marie-Hélène Thorabal. Est-ce que vous nous entendez ?
Alors attendez Madame la maire on va tout simplement prendre le temps de vous rappeler parce qu'on a quelques ajustements techniques je ne sais pas s'il y a une volonté les enfants en régie notamment du côté d'Anthony et Zako Standard simplement de l'avoir en vidéo faites le plus simple possible si on peut simplement avoir la maire de Roman Isère même par téléphone même sur WhatsApp on va simplement reprendre l'effet prenez le temps de gérer ça et vous me dites quand c'est réglé dans le casque selon les usages et les aléas du direct on va donc parler de ce qui s'est passé du côté de Crépaule circonstance aggravante de racisme retenu rappelez-vous c'était ce jeune Thomas qui avait été il faut le dire planté à la suite d'une soirée avec une bande de jeunes qui étaient venus d'une cité et on avait beaucoup insisté certains témoignages insistés sur le fait qu'ils avaient entendu des phrases telles que on est là pour planter du blanc et donc cette circonstance aggravante de racisme retenue par les juges d'instruction dans le dossier nous dit quelque chose et donc normalement on a retrouvé madame la maire Marie-Hélène Toraval bonjour
bonjour
merci beaucoup d'être avec nous ce matin maire de Roman-sur-Isère on vous entend parfaitement circonstance aggravante de racisme retenu on pourrait donc certains le font déjà parler de racisme anti-blanc pour vous vous attendiez une telle décision vous la demandiez ?
je la demandais au-delà de cela c'est surtout les victimes et la famille de Thomas qui l'attendait ça faisait partie aussi des éléments qui avaient été recueillis dans le cadre des auditions un PV le mentionnait finalement dès 2023 mais il n'est ressorti qu'à partir de 2025 les victimes l'ont toujours précisé et je peux vous dire que pour avoir assisté à des rencontres avec d'anciens ministres et bien les victimes s'en étaient avaient exposé cette situation ils étaient bien au courant donc tout le monde l'était mais ça n'était pas retenu ça n'était pas considéré et au-delà de cela je pense que ça dérangeait énormément
et alors justement c'est ça qui étonne et ça va encore déranger je pense pendant quelques jours quelques semaines et autres parce que les juges évoquent en effet la race blanche et la nation française certains parlent même désormais officiellement de racisme anti-blanc on doit rappeler que le parquet avait écarté le motif racial il y a quelque temps désormais la décision prise par les juges d'instruction change quand même la donne pourquoi est-ce que cela a provoqué une telle gêne vous l'aviez dit alors que certains témoignages explicitaient assez clairement le fait qu'ils avaient entendu des témoignages comme on est là pour planter des blancs qu'est-ce qui gênait Marie-Hélène Toraval ?
Eh bien je pense que ce qui gênait c'est qu'aujourd'hui finalement l'expression la réalité tout simplement qui est celle de nos territoires et pas seulement du mien ou des territoires alentours mais sur le territoire national finalement il y a une vérité qui est baïonnée par une certaine forme de bien-pensance d'une certaine classe politico-médiatique qui ne veut pas ouvrir ce débat et pourtant ce débat il a besoin d'être ouvert parce que c'est une situation que l'on vit tous les jours
Mais pourquoi pourquoi on ne voulait pas ouvrir ce débat Marie-Hélène Toraval ? On va avoir ce débat dans quelques instants avec nos mousquetaires autour de la table et avec les auditeurs on se souvient et on n'est pas obligé de citer leur prénom mais on se souvient de journalistes d'éditorialistes qui ont défilé sur les plateaux télé dans les radios dans les journaux pour nous dire à quel point CPV ne devait pas faire partie du dossier à quel point tout cela avait été instrumentalisé Pourquoi on ne voulait pas voir cette réalité ?
Parce que je pense qu'on ne veut pas la voir parce que c'est la seule manière pour ne pas la voir c'est-à-dire qu'on catalogue les gens c'est-à-dire qu'à partir du moment où on s'exprime sur cette possibilité cette situation de racisme anti-blanc et bien finalement on est tout de suite catalogués dans une certaine forme de fachosphère et on vous écarte et finalement il y a une crainte par rapport à ce débat alors que je pense que c'est un débat qui est absolument nécessaire aujourd'hui faire évoluer la société et bien elle nécessite aussi de mettre les sujets sur la table et c'est un sujet qu'on ne veut pas mettre parce qu'il dérange tout simplement parce qu'il dérange aussi certaines personnes parce que certains font leur marché dessus il y a une certaine forme aussi d'extrême qui pourraient ou qui peuvent ou qui s'insurgent aussi sur cette situation-là et finalement et bien les victimes sont doublement victimes parce qu'elles ne sont pas entendues donc là c'est une réalité je pense qu'il y a eu un travail extraordinaire aussi qui a été fait par les avocats des parties civiles et je pense que c'est vraiment une bonne chose que la juge d'instruction l'ait retenue et vous voyez c'est tellement naturel et tellement logique qu'aujourd'hui on appelle ça du courage c'est ça qui est quand même extraordinaire
Marie-Hélène Toraval qu'est-ce que vous répondez en rappelant que vous êtes la mère de Romand-sur-Isère vous êtes donc la commune qui était vraiment frontalière avec ce qui s'est passé à Crépole et ce meurtre du jeune Thomas qu'est-ce que vous répondez à tous ceux qui fassent à cet argument de façon souvent assez très facile et presque automatique vous répondez oui mais le racisme anti-blanc n'existe pas en réalité le racisme anti-blanc il n'y a pas de système en réalité personne n'a jamais été discriminé sur sa couleur de peau quand il était blanc ni sur son prénom ça n'existe pas c'est simplement un argument politique d'extrême droite ou autre mais en tout cas on ne peut pas parler de racisme anti-blanc aujourd'hui en France qu'est-ce que vous répondez
et bien écoutez interroger qu'ils interrogent aussi des gens qui le vivent au quotidien je vais même vous donner un exemple par exemple quand vous avez des personnes issues de l'immigration de première ou deuxième génération qui sont exemplaires à terme d'intégration lorsqu'ils sont dans des familles où l'un est français et l'autre est d'origine maghrébine et bien je peux vous assurer qu'ils subissent le racisme dans les deux sens donc c'est une réalité ça existe donc je ne vois pas pourquoi il y a une certaine forme de racisme qui serait plus prioritaire sur une autre si on veut traiter du racisme et bien on le traite vraiment dans son intégralité et malheureusement oui aujourd'hui il va dans les deux sens et il ne fait que simplifier
merci beaucoup Marie-Hélène Toraval d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio maire de Romand-sur-Isère avec cette circonstance aggravante de racisme qui a été retenue par les juges d'instruction dans cette affaire de Crépole rappelez-vous c'était en novembre 2023 ce jeune Thomas 16 ans qui avait été poignardé déjà dès les débuts de l'affaire certains témoignages avaient on va dire avaient émergé pour signaler qu'on avait entendu au moment du drame des mots des expressions de la bande de jeunes venant de la cité d'à côté expliquant qu'ils étaient là pour planter du blanc et cette circonstance aggravante a donc été retenue c'est ce qu'on appellerait du racisme du racisme anti-blanc dirait certains est-ce que ça veut dire donc que le racisme anti-blanc n'est plus une légende cela fait des années et des années qu'on nous explique que cela n'existe pas que cela est impossible que cela n'est qu'un argument des extrêmes là on vient d'en avoir l'extrême inverse avec cette circonstance aggravante qui a été retenue la question elle est simple ce matin et au 0826 300 300 je vous la pose avec ce drame de Crépole est-ce que le racisme anti-blanc est une légende 0826 300 300 les débatteurs rentrent en studio et jusqu'à midi on est avec vous on vous accompagne pour discuter de l'actualité à tout de suite