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Audition parlementaireAndré Joffre· 3 février 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Roland Lescure BFMTV AN

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelles conséquences et surtout qu'est-ce que vous allez mettre comme jauge dedans de la part du nucléaire du reste et quelles conséquences sur nos sur le prix de l'électricité ?

  • 1:59RelanceRéponse partielle

    Comment comprendre alors que vous vous apprêtez à publier une PPE actant un moratoire sur les renouvelables notamment sur le solaire ?

  • 3:25RelanceRéponse directe

    Maintenez-vous votre parole devant la représentation nationale ou assumez-vous désormais un moratoire de fait sur les énergies renouvelables avec ses conséquences climatiques, industrielles et sociales ?

  • 5:17FerméeÉludée

    Est-ce que vous vous engagez à avoir un objectif qui n'est pas en de ça de 55 GW sur le solaire sinon ça s'appelle un moratoire ?

  • 6:09OuverteRéponse directe

    La programmation pure annuelle de l'énergie est devenue le symbole d'une politique énergétique sans cap. Quelles conséquences concrètes ?

  • 7:35OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous préciser devant la représentation nationale quels objectifs figurant dans la PPE ne pensez-vous pas qu'il est plutôt temps de concilier ambition écologique et social ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « L'objectif, il est que non pas seulement dans les 10 mois qui viennent, mais dans les 30 ans qui viennent, on est d'électricité décarbonée en volume et pas cher en France. »
  • 0:37Promesse
    « Six nouveaux réacteurs nucléaires, c'est des investissements majeurs dans ce qu'on appelle l'éolien offshore, l'éolien marin avec derrière des filières industrielles qui produisent. »
  • 1:59Julie LernousFait
    « Aucun moratoire n'est prévu, encore moins un moratoire qui s'appliquerait aux énergies renouvelables. Ces mots, ce sont les vôtres. Vous les avez prononcés ici-même le 9 décembre dernier. »
  • 2:42Julie LernousChiffre
    « Un tel scénario menacerait près de 150000 emplois directs et indirects, non délocalisable ancré dans nos territoires. »
  • 3:25Julie LernousChiffre
    « Ces scénarios organisent un arrêt du développement des énergies renouvelables. C'est une division par deux voire par quatre des rythmes actuels. »
  • 7:35Karim BenbrahimChiffre
    « Finalement, l'arrêté a été publié vendredi dernier. Ce sera moins de 75 centimes par mois pour les foyers français. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Ronaldur, vous me parliez à l'instant de la loi pluréannuelle de l'énergie. Quelles conséquences et surtout qu'est-ce que vous allez mettre comme jauge dedans de la part du nucléaire du reste et quelles conséquences sur nos sur le prix de l'électricité ? Alors l'objectif, il est que non pas seulement dans les 10 mois qui viennent, mais dans les 30 ans qui viennent, on est d'électricité décarbonée en volume et pas cher en France. Si on en a aujourd'hui, si on a de l'électricité moins chère qu'en Allemagne, en Italie ou ailleurs, c'est grâce à nos prédécesseurs d'il y a 50 ans.

Moi, je souhaite que dans 30 ans, dans 40 ans, nos enfants puissent dire "Merci papa, merci maman, j'ai de l'électricité pas chère grâce à vous." Et donc, c'est des investissements majeurs dans le nucléaire. Six nouveaux réacteurs nucléaires, c'est des investissements majeurs dans ce qu'on appelle l'éolien offshore, l'éolien marin avec derrière des filières industrielles qui produisent. Donc il faut équilibrer tout ça, du nucléaire, de l'éolien marin, du terrestre également solaire éolien sans doute moins qu'initialement prévu parce que moins qu'initialement prévu. On est quand même on on est quand même un peu moins dans cette logique là, on est bien d'accord. Mais pourquoi ?

En fait, finalement, on a beaucoup investi là-dessus et que consomme moins d'électricité qu'on avait prévu. C'est vrai, on a des voitures électriques vendues en France quand même un peu moins que prévu. On électrifie nos logements qui permet de moins polluer mais moins que prévu. Et donc, on va annoncer aussi avec le premier ministre un grand plan d'électrification pour que à la fois on puisse investir dans l'offre comme on dit, mais aussi investir dans la Vous allez le faire quand ? Ça c'est vraiment une question de jour pour la programmation plurale de l'énergie et de semaine pour le plan d'électrification. On veut consulter tout le monde.

La parole est à présent à madame Julie Lernous pour le groupe écologiste et social. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le premier ministre. Monsieur le Premier ministre, aucun moratoire n'est prévu, encore moins un moratoire qui s'appliquerait aux énergies renouvelables. Ces mots, ce sont les vôtres. Vous les avez prononcés ici-même le 9 décembre dernier. Ils sont clairs, ils vous engagent. Comment comprendre alors que vous vous apprêtez à publier une PPE actant un moratoire sur les renouvelables notamment sur le solaire ? Nous sommes aujourd'hui à 30 GW installé. 10 GW supplémentaires sont déjà en fil d'attente. Nous atteignons donc mécaniquement 40 GW.

Et pourtant les scénarios sur lesquels vous travaillez plafonneraient la puissance solaire totale à 35 ou 42 GW en 2030. Monsieur le Premier ministre, il faut appeler les choses par leur nom. Ces scénarios organisent un arrêt du développement des énergies renouvelables. C'est une division par deux voire par quatre des rythmes actuels. C'est de fait un moratoire. Un moratoire, ce sont des projets bloqués, des investisseurs qui se retirent, des carnets de commande qui s'effondrent, des entreprises qui ferment. Alors que les filières sont déjà fragilisées, un tel scénario menacerait près de 150000 emplois directs et indirects, non délocalisable ancré dans nos territoires.

Une filière industrielle détruite ne se met pas en pause, elle disparaît. Ce serait aussi un choix géopolitique et climatique irresponsable alors que nous sommes déjà en retard sur nos objectifs climatiques et de développement des renouvelables. ralentir volontairement leur déploiement, c'est prolonger notre dépendance aux énergies fossiles importées et renoncer à nos engagements sur le climat. Monsieur le Premier ministre, ma question est donc simple et appelle une réponse claire. Maintenez-vous votre parole devant la représentation nationale ou assumez-vous désormais un moratoire de fait sur les énergies renouvelables avec ses conséquences climatiques, industrielles et sociales ?

Je vous remercie. Merci. [applaudissements] Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Roland Lcure, ministre de l'économie et des finances. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les députés, madame la députée les hernose. Je dois avouer que je suis extrêmement surpris à la fois du fond et de la forme de votre question. J'entends que ce genre de questions puisse d'ailleurs inquiéter les filières qui échangent régulièrement avec vous et avec nous et qui s'inquiètent de ce genre de message que vous véhiculez.

Je le regrette franchement parce que vous le savez, je vous ai reçu, j'ai reçu des représentants de tous les groupes à l'Assemblée, au Sénat et ce n'est pas notre objectif que d'interrompre le développement de filières industrielles qui contribuent à la décarbonation de la France. Il y a des sujets sur lequels on est en profond désaccord, vous le savez, le nucléaire, vous êtes contre, nous sommes pour, mais il y a des sujets sur lequels on devrait pouvoir se rejoindre et celui-là en fait partie. Vous le savez, il y a des grands projets industriels qui doivent être lancés de manière à décarboner et à augmenter la souveraineté énergétique de la France dans les années qui viennent.

Le nucléaire, l'éolien offshore sont d'énormes projets industriels. Il y en a d'autres qui sont plus petits, plus locaux qui nous permettent effectivement d'accélérer ou de ralentir l'installation de capacité en fonction de la demande. Et vous savez qu'aujourd'hui la demande d'électricité n'est pas encore au rendez-vous. Mais évidemment qu'on va continuer à développer l'ensemble des moteurs de la décarbonation française, l'ensemble des moteurs de la souveraineté énergétique française en s'assurant que les filières industrielles et ça je pense que là-dessus on peut se retrouver puisse se développer en harmonie.

Le premier ministre souhaite, il m'a demandé de le faire, qu'on reçoive ensemble les filières industrielles pour les rassurer dans les jours qui viennent. Et dans la foulée, j'espère qu'on pourra rassurer tout le monde sur le fait qu'on va assurer à la fois la souveraineté énergétique industrielle de la France et qu'on va continuer à la décarboner en essayant d'être aussi apaisé que possible. Merci beaucoup monsieur le ministre. Madame la députée. Monsieur le ministre justement c'est dans votre bureau que vous nous avez confirmé être sur des scénarios de moratoire sur le solaire.

Est-ce que vous vous engagez à avoir un objectif qui n'est pas en de ça de 55 GW sur le solaire sinon ça s'appelle un moratoire ? Merci madame la députée. Monsieur le ministre. Rapidement mais pas de polémique, vous aurez les chiffres. J'étais à la conversation que j'ai eu avec vous, je n'ai jamais prononcé ce terme de moratoire. Jamais. Donc soyez encore patients quelques jours, laissez-nous échanger avec les filières, les rassurer et j'espère que vous aussi vous le saurez quand on sortira les chiffres. Merci. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Karim Benbrahim pour le groupe socialiste.

6:04
Non speech

[applaudissements]

6:09
Locuteur

Merci madame la présidente, monsieur le ministre de l'économie. Depuis plus de 2 ans, la France attend la stratégie énergétique du gouvernement. Mais annoncer, reporter, retravailler, retirer puis à nouveau différer, la programmation pure annuelle de l'énergie est devenue le symbole d'une politique énergétique sans capire. Cette absence de CAP a des conséquences concrètes alors que 10 ans après l'accord de Paris, la France demeure largement en retard sur ses objectifs climatiques. Elle prive les acteurs de la visibilité dont ils ont besoin.

Des projets sont abandonnés, des entreprises quittent le pays et aujourd'hui des suppressions d'emploi sont annoncées alors même que nous devrions renforcer nos souverainetés et bâtir nos propres filières industrielles. Désormais, c'est un risque de fort ralentissement ou de quasi mouratoire qui inquiète les filières éoliennes et photovoltaïques. Vous avez annoncé ce matin une baisse des objectifs. Mais le nouveau nucléaire n'arrivera pas avant 12 ans. Les énergies renouvelables terrestres ne peuvent donc pas être mises au ralenti comme un gage donné au LR. Le retard pris dans l'électrification doit être rattrapé. Il ne doit pas servir de prétexte.

L'absence de cap ambitieux pèse aussi sur le pouvoir d'achat des Français. Le premier ministre avait promis une baisse significative des facture d'électricité. Le ministre Papin évoquait une baisse de 10 %. Finalement, l'arrêté a été publié vendredi dernier. Ce sera moins de 75 centimes par mois pour les foyers français. Une miette. Et dans le même temps, le financement des investissements dans la transition écologique est transféré vers les consommateurs via l'essai de au détriment de la solidarité nationale. Pourtant, la transition écologique ne pourra réussir sans justice sociale. Monsieur le ministre, vous avez annoncé ce matin sur un plateau télé une baisse des objectifs renouvelables.

Pouvez-vous préciser devant la représentation nationale quels objectifs figurant dans la PPE ne pant ne pensez-vous pas qu'il est plutôt temps de concilier ambition écologique et social ? Merci monsieur le député. La parole est à monsieur Roland l'escur, ministre de l'économie et Merci. Merci madame la présidente. Décidément c'est ma fête aujourd'hui si je puis le dire. Non, mais ambition écologique, sociale et industrielle, j'ajouterai l'objectif, il est de lancer des grands chantiers industriels qui vont assurer la souveraineté énergétique et la décarbonation de la France pour les 20 30 ans qui viennent.

et nous avons travaillé y compris avec certains d'entre vous, je vous ai reçu parmi d'autres pour s'assurer que l'ensemble des groupes parlementaires pu pouvait être entendu. Je l'ai dit tout à l'heure, le premier ministre souhaite recevoir les filières d'énergie renouvelable là aussi pour les entendre et nous aurons dans les jours qui viennent l'occasion, je l'espère, de publier en tout cas de vous informer des objectifs de la programmation purannuelle de l'énergie qui j'espère vous rassureront toutes et tous. Oui, nous devons financer le nouveau nucléaire.

Oui, nous devons lancer des appels d'offre sur l'éolien marins qui sont des très gros projets industriels et oui, nous devons poursuivre le développement de l'éolien terrestre et du solaire terrestre en tenant compte de l'électrification qui a ralenti, mais vous l'avez dit, en poussant l'électrification de manière à ce qu'on augmente la demande et ce qu'on puisse à terme aussi augmenter l'offre. On va travailler sur tous les moteurs de l'électrification, la demande et l'offre. On va travailler sur tous les moteurs de la production, à la fois le nucléaire, les ol offshore et le le renouvelable terrestre.

On va aussi, vous l'avez travaillé dans le casre d'une proposition loi, travailler sur les barrages. Je pense qu'on est face à un chantier digne d'une génération et nous devons être à la hauteur de ce chantier ensemble. Moi, je suis intimement persuadé qu'on peut se rassembler autour de ça et j'espère qu'on va le faire. Je vous remercie, monsieur le ministre. Yeah.