Manifestation du 24 octobre : Jean-François Copé est notre invité
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonsoir, M. le maire. Merci à vous. Merci d'avoir accepté notre invitation ce deuxième samedi de mobilisation.
- 0:07ComplaisanteRéponse partielle
M. le maire, je rappelle que vous avez publié « Quand les populistes trahissent le peuple », que vous êtes maire de mots.
- 0:13OuverteRéponse directe
Ce samedi, des manifestations étaient craintes, au point, par exemple, que la Provence citait ce matin « Peur sur la ville ».
- 0:28OuverteRéponse directe
Mais vous aussi, ce matin, vous étiez craintif.
- 1:20RelanceRéponse partielle
Vous avez été mobilisé, vous ? Ça veut dire que vous considérez que le gouvernement, le chef de l'État, ne l'ont pas été suffisamment ou n'ont pas vu les choses venir
- 2:11FerméeRéponse directe
Vous maintenez ça que le président de la République aurait dû ou doit démissionner ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« Non, mais très mobilisé. Je ne vous cache pas que nous avons fait toute la semaine un énorme travail à mots avec l'ensemble de mes équipes, avec les services de l'État qui ont été remarquables, notamment la police nationale, le service du préfet, le parquet, qui a évidemment suit tout ça de parquet de mots, qui suit tout ça de très près, comme ça a été le cas depuis le début des premières manifestations violentes. »
- 1:43Invité politiqueFait
« c'était quelques semaines après la désastreuse dissolution de Macron, que le fait qu'il refuse de programmer, d'organiser au bout de six mois sa démission, encore une fois de manière programmée pour générer une nouvelle élection présidentielle et donc une nouvelle élection législative pour remettre les institutions en État »
- 2:36Invité politiqueFait
« Il faut gouverner droite ou gauche et jamais au centre, sinon ça fait monter les extrêmes. On le paye aujourd'hui, par la décision de Macron d'une part, et d'autre part, il faut une majorité absolue à l'Assemblée. »
- 4:26Invité politiqueFait
« C'est même pas ses ministres, ses députés, c'est lui tout seul. »
- 4:39Invité politiqueFait
« Mélenchon, c'est quelqu'un qui a été formé au trotskisme. Tout ce qu'il fait aujourd'hui a été théorisé dès le début du XXe siècle. »
- 5:01Invité politiqueFait
« La terrorisation des populations, c'est quelque chose qui fait en fait partie du combat de l'extrême gauche. Et il est exactement dans ça. »
- 5:27Invité politiqueFait
« Il y a des jeunes qui sont en panique par rapport à l'avenir. Beaucoup plus d'ailleurs par rapport à l'avenir que par rapport à tout ce qui a pu être raconté sur l'état de nos lycées. »
- 7:11Invité politiqueFait
« Je rappelle au passage que et la fille et le RN ont voté contre les dispositions de la loi anti-casseur de Bruno Retailleau à l'époque. »
- 7:34Invité politiqueFait
« Je rappelle qu'heureusement qu'on était là pour gérer la crise financière. En 2008, Le Pen disait « il faut arrêter de rembourser la dette et il faut sortir de l'euro ». »
- 7:47Invité politiqueFait
« en 2015, avec Valls, avec Cazeneuve, ils ont remarquablement géré l'attentat terroriste. »
- 7:57Invité politiqueFait
« Il valait mieux être en France qu'en Russie, avec le vaccin, je ne sais plus quoi, Spoutnik, là, qui tuait la moitié des gens. »
- 8:31Invité politiqueFait
« il a perdu la raison. Et que cette décision solitaire de dissoudre l'Assemblée a déstabilisé complètement notre pays. »
- 8:52Invité politiqueFait
« Amandine Bégaud, ne peut plus voter une seule loi sérieuse depuis pratiquement deux ans et demi. »
- 9:27Invité politiqueFait
« on l'avait vu même au moment des manifs sur la loi El Khomri, sur le travail, il y a derrière ça une extrême-gauche hyper organisée avec des milices très structurées, les Black Blocs, pour ne prendre que cela »
- 10:02Invité politiqueFait
« personne d'autre n'a l'autorisation d'utiliser la violence légitime que l'État dans une société démocratique organisée, c'est ce qui fait que personne ne fait justice par soi-même. »
- 11:31Invité politiqueFait
« nos jeunes en France, ils sont en train de perdre un trimestre. Un trimestre. Quand ils sont en première et terminale »
Temps de parole
- Jean-François Cope81 %
- Présentateur10 %
- Invité5 %
- ?4 %
≈ 17,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir, M. le maire. Merci à vous. Merci d'avoir accepté notre invitation ce deuxième samedi de mobilisation. M. le maire, je rappelle que vous avez publié « Quand les populistes trahissent le peuple », que vous êtes maire de mots. Ce samedi, des manifestations étaient craintes, au point, par exemple, que la Provence citrait ce matin « Peur sur la ville ». Mais c'est une peur qui s'est propagée tout au long de cette journée. Ça s'est plutôt bien passé, jusqu'à il y
a
encore quelques minutes. On va revenir sur ces incidents. Mais vous aussi, ce matin, vous étiez craintif.
Non, mais très mobilisé. Je ne vous cache pas que nous avons fait toute la semaine un énorme travail à mots avec l'ensemble de mes équipes, avec les services de l'État qui ont été remarquables, notamment la police nationale, le service du préfet, le parquet, qui a évidemment suit tout ça de parquet de mots, qui suit tout ça de très près, comme ça a été le cas depuis le début des premières manifestations violentes. Donc oui, on est mobilisé. D'ailleurs, notre responsabilité, c'est d'être mobilisé. C'est d'être vigilant parce qu'on est là pour protéger nos concitoyens.
Il y
a
une forme
de soulagement,
là, l'instant où on se parle, on est en direct, il est 19h02,
19h03 ? Non, non, non, ce n
'est
pas le sujet d'être soulagé ou pas soulagé. C'est le sujet d'être combatif au nom de la République et de ne pas craindre de dénoncer ces opérations de déstabilisation qui sont engagées depuis quelques semaines maintenant, et en particulier à l'initiative de l'extrême gauche française.
Vous avez été mobilisé, vous ? Ça veut dire que vous considérez que le gouvernement, le chef de l'État, ne l'ont pas été suffisamment ou n'ont pas vu les choses venir
?
Non,
c
'est deux choses différentes. Sur le terrain, on est avec les services de l'État et ils font un travail exceptionnel et sans compter leurs heures. Et nous faisons pareil de notre côté avec les équipes municipales. Non, le sujet est plus profond, le sujet, vous posez la bonne question. En réalité, moi, il
y
a deux ans sur ce même plateau, j'étais venu vous voir pour vous dire, c'était quelques semaines après la désastreuse dissolution de Macron, que le fait qu'il refuse de programmer, d'organiser au bout de six mois sa démission, encore une fois de manière programmée pour générer une nouvelle élection présidentielle et donc une nouvelle élection législative pour remettre les institutions en État, le fonctionnement politique en État, le fait qu'il le refuse, elle est conduit à la France à une descente aux enfers.
Et bien c'est malheureusement, et là
c'est exactement ce qui est en train de se passer.
Vous maintenez ça que le président de la République aurait dû ou doit démissionner ? Ah
bon
là
maintenant c'est fini. Maintenant, objectivement, il faut gérer les six derniers mois. Mais c'est une erreur considérable qu'il a commise.
Ça aurait empêché ce qu'on a connu la semaine
dernière par exemple ? Comment ? Ça aurait empêché ce qu'on a connu la semaine dernière ?
C'est surtout qu'une nouvelle donne politique aurait été possible.
Vous
savez, aujourd'hui, il ne
faut
pas se tromper, ce ne
sont
pas nos institutions qui sont dysfonctionnelles, ce n
'est
pas l'administration qui est dysfonctionnelle, c'est la politique qui est dysfonctionnelle. Parce qu'il y a une règle d'or sous la 5ème République. Il faut gouverner droite ou gauche et jamais au centre, sinon ça fait monter les extrêmes. On le paye aujourd'hui, par la décision de Macron d'une part, et d'autre part, il faut une majorité absolue à l'Assemblée. Aujourd'hui, tout est paralysé parce que le RN d'un côté et les filles de l'autre tiennent l'Assemblée et la bloquent et empêchent toute décision. Donc voilà pourquoi notre pays aujourd'hui est paralysé du point de vue de la fabrication des lois, on va le voir sur le budget. Mais au-delà de ça, là on parle aujourd'hui... Mais je
reste un instant sur la
démission. Est-ce que vous ne trouvez pas paradoxal qu'un héritier du gaullisme, vous êtes un héritier du gaullisme, le gaullisme chiracien, appelle lui-même à interrompre un mandat présidentiel ? Depuis quand la difficulté de gouverner suffit-elle à rendre en cause la durée d'un mandat présidentiel
quand on est gaulliste
? Non,
non, mais
attendez, c'est important, vous êtes journaliste, donc vous êtes précis, vous connaissez votre histoire par cœur. Justement, la grande force du gaullisme,
c
'est de rappeler que la légitimité, elle vient du peuple et qu'à partir du moment où un président de
la
République commet la faute absolue qui consiste à laisser le pays sans majorité à l'Assemblée nationale, il doit en tirer les conséquences. Je rappelle que c'est ce qu'a fait le général de Gaulle. Je rappelle que... Après un référendum qui n
'a
pas été bon pour le général de Gaulle ? Non,
non,
non, mais enfin, certes, mais...
Oui, c'est pas pareil, c'est pas pareil. Ça
s'appelle un désaveu. Ça s'appelle un désaveu. Là, il est désavoué, et par le fait de ne pas remettre, de ne pas réorganiser les choses, il conduit à la paralysie parce que malheureusement, il
n
'y a pas de majorité alternative
à l'Assemblée. Vous dites comme Jean-Luc Mélenchon qui
dit maintenant que
c
'est la porte de sortie.
Oui,
mais
ça,
là encore une fois,
c'est la conséquence de
cette descente aux enfers. Oui, mais c'est pas très constitutionnel
ce côté d
'Apropa. C
'est la conséquence de cette descente aux enfers. Car évidemment, quand les extrémistes, RN comme LFI, voient le pouvoir de gouvernement aussi fragilisé et des Français qui se sentent aussi humiliés parce qu'ils ont pris conscience de cet échec lamentable dont Macron est le seul responsable, parce qu'il a décidé tout seul. C'est même pas ses ministres, ses députés, c'est lui tout seul. Et en réalité, du fait de cette situation, ça y est, des extrémistes sont passés à l'assaut. Parce que Mélenchon, il a un plan dans la vie. Il faut arrêter de faire semblant de ne
pas
le voir. Il faut regarder l'histoire des gens. Mélenchon, c'est quelqu'un qui a été formé au trotskisme. Tout ce qu'il fait aujourd'hui a été théorisé dès le début du XXe siècle. C'est pour ça que j'attache tant d'importance à la connaissance de l'histoire des idées politiques. En réalité, tout ça a été théorisé. Qu'est-ce qu'il fait ? Il désorganise, il conflictualise et maintenant il terrorise. Trotsky l'a écrit en toutes lettres. La terrorisation des populations, c'est quelque chose qui fait en fait partie du combat de l'extrême gauche. Et il est exactement dans ça.
Les mots ont du sens.
Les mots ont
du sens. Vous dites
que Jean-Luc Mélenchon terrorise. Mais
vous voyez bien ce qui se passe. Vous avez vu toute la semaine, nos concitoyens, les commerçants, les habitants. Il y
a
en plus, et il fait ça de manière horriblement cynique, il amalgame les uns et les autres. Parce que derrière tout ça, il y a des revendications qui sont légitimes. Il y a des jeunes qui sont en panique par rapport à l'avenir. Beaucoup plus d'ailleurs par rapport à l'avenir que par rapport à tout ce qui a pu être raconté sur l'état de nos lycées. Parce que Valérie Pécresse a fait un travail remarquable pour la rénovation des lycées. Mais bref, les lycéens sont inquiets pour leur avenir. Et puis les Français sont inquiets pour le pouvoir d'achat. Ils sont inquiets par rapport à l'insécurité. Et c'est tout ça qui est en cause aujourd'hui. Et donc, ils surfent là-dessus avec LFI d'ailleurs,
comme le RN. Il n'y
a pas que LFI.
Parce qu'on voit bien que le malaise
chez les gens, ce n
'est
pas uniquement... On lui prête peut-être un énorme pouvoir par rapport à ce qu'il peut
véritablement
faire.
Non,
mais
attendez. Qu'est-ce que font les extrémistes
?
Je l'ai théorisé dans mon livre. Les populistes, ils font quoi ? Ils surfent sur les inquiétudes et les colères. Depuis toujours. Et au lieu de proposer des vraies solutions responsables, ils se fichent complètement.
D'ailleurs, leurs solutions sont toutes plus dingues les unes que les autres.
C'est un petit peu facile de théoriser, même si votre livre est passionnant et très intéressant. Quand les populistes trahissent le peuple, c'est publié aux éditions Plon. C'est facile de dire qu'ils surfent sur les inquiétudes, alors que vous étiez parmi ceux qui étaient au pouvoir depuis 25 ans, 30 ans. Vous faites partie de cette famille politique qui a entraîné aussi ces inquiétudes.
Je prends mon risque. Donc, je vous dis ce que je pense. J'en ai un peu ras-le-bol, en fait, qu'on me mette sur le dos à chaque fois que j
'évoque... Non, non, mais...
Si vous voyez ce
qu
'il
se
gère, vous parlez de
l'UMP... Oui, oui, j
'ai tout compris. Non, mais quand c'est pas vous, c'est un autre, c'est la nouvelle mode. C
'est
-à
-dire
qu'à chaque fois qu'on dit quelque chose, on entend tel ou tel de vos confrères dire « Vous étiez là depuis 30 ans et vous n'avez rien fait ». Stop ! Et vous savez quoi ? Il y
a
eu des énormes erreurs commises. Personne ne va dire le contraire. Des reculades, des demi-mesures, des compromissions stupides. La plupart du temps, d'ailleurs, à cause du RN et de la fille qui bloquaient le jeu. Bon exemple, les retraites, où ils ont tout bloqué le pays pour empêcher qu
'on
sauve le système des retraites. Bon exemple, la sécurité. Le numéro de Mélenchon sur les violences policières s
'est
fait pourquoi ? Pour nous empêcher de prendre un certain nombre de mesures. Je rappelle au passage que et la fille et le RN ont voté contre les dispositions de la loi anti-casseur de Bruno Retailleau à l'époque. Contre ! Donc tout ça, évidemment, est oublié, parce que comme c'est Le Pen et Mélenchon,
c
'est frère et printanier. La réalité, c'est que ces gens-là ont bloqué le jeu. Nous avons fait, les uns ou les autres, nous n
'avons
jamais été macronistes, enfin du temps de Nicolas Sarkozy, on a fait des erreurs, ok ? On a fait aussi des trucs super. Je rappelle qu'heureusement qu'on était là pour gérer la crise financière. En 2008, Le Pen disait « il faut arrêter de rembourser la dette et il faut sortir de l'euro ». Elle disait ça à l'époque quand même. Tout ça est oublié, mais je le rappelle. Même Hollande, tu sais, si je ne
suis
pas socialiste, en 2015, avec Valls, avec Cazeneuve, ils ont remarquablement géré l'attentat terroriste. On a repensé notre système. Et quant au Covid, il faut dire les choses telles qu'elles sont. Il valait mieux être en France qu'en Russie, avec le vaccin, je ne
sais plus
quoi, Spoutnik, là, qui tuait la moitié des gens. Il valait mieux être en France. Les entreprises françaises, elles ont été sauvées. À l'époque, ni le RN, qui disait qu'il
ne
fallait pas se faire vacciner, ni Mélenchon, qui disait qu'il ne
fallait
surtout pas aider les entreprises, n'auraient sauvé la France. Donc, je demande que, de temps en temps, on prenne cinq minutes pour dire finalement, les partis de gouvernement, ils ont plein de défauts. Mais ils essaient d'être cohérents.
Les Français ont
oublié tout ça.
Parce que, pardon, ce n'est
pas ce qu'on entend dans les manifestations.
Mais je vais vous dire, vous savez pourquoi ? Ce
n
'est pas qu'ils ont oublié. C'est qu'entre-temps, M. Macron, dont je vous parlais tout à l'heure, il a perdu la raison. Et que cette décision solitaire de dissoudre l'Assemblée a déstabilisé complètement notre pays. Nous ne pouvons pas fonctionner si le système politique est paralysé,
parce
qu'il n'a plus d'Assemblée nationale. Nous ne pouvons plus, vous vous rendez compte, Amandine Bégaud, ne peut plus voter une seule loi sérieuse depuis pratiquement deux ans et demi. Regardez ce qui se passe sur le budget. Donc, ce qu'on vit avec les pilleurs aujourd'hui, et les casseurs, et Mélenchon à la manœuvre, qui nous dit, oh mais la violence peut être légitime face aux colères, pendant ce temps-là, ce qui est une honte absolue. Parce que ça, c'est le discours trotskiste contre l'État. Mais de la même manière, on peut avoir une crise
financière pour le même
prix. Regardez la manière dont le RN et l'FI se comportent sur la Commission des
Finances pour
tuer le budget. Vous êtes maire de mots. Quand vous avez vu des mairies attaquées ou même détruites comme celles de Limoges, vous vous dites quoi ? Que derrière ça, il y
a
une volonté d'abattre l'État ?
Je pense qu'il y a aujourd'hui, et ce depuis des années, d'ailleurs ça fait des années que j'en parle, on l'avait vu même au moment des manifs sur la loi El Khomri, sur le travail, il y a derrière ça une extrême-gauche hyper organisée avec des milices très structurées, les Black Blocs, pour ne prendre que cela, mais tous les mouvements qui ne sont jamais désavoués par Mélenchon et son équipe, jamais, parce qu'en réalité, ce sont des collatéraux, des gens qui sont utilisés, qui sont encouragés vivement, comme ils disent, à s'interposer entre les manifestants et les policiers. Pour faire quoi ? Pour taper les policiers.
Donc pour taper la violence légitime de l'État, qui est la seule à garantir la cohésion d'une société, car personne d'autre n'a l'autorisation d'utiliser la violence légitime que l'État dans une société démocratique organisée, c'est ce qui fait que personne ne fait justice par soi
-même. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui considèrent que les libertés publiques en ont pris un coup, si j'ose dire, cette semaine et ce samedi en particulier, avec des interdictions de manifester pour de nombreuses villes, et en disant qu'en gros, on est passé d'un extrême à l'autre ?
Ah oui ? Je vous pose la question. Non mais c'est qui
qui dit ça ? C'est Mélenchon. Non mais il
n'y a
pas
que
Mélenchon dans la vie, il
y
a aussi les...
C'est vrai, il
y
a toute son équipe d'enfants soldats
qui
annonnent
les mêmes
bêtises de manière très organisée à son seul service. Parce que je peux vous dire une chose, c'est que lui, il ne renvoie pas les ascenseurs à ses copains. Dès qu'il y en
a
un qui dérape, il le fout dehors. Et la vérité, c'est que la seule chose qui l'intéresse, à son âge respectable, 75 ans, c'est de régler ses comptes avec tous ceux qui l'ont jamais considéré au PS. Et je dois dire que de ce point de vue, il y va franco. Alors, qu'est-ce que je lui dis, à propos des libertés fondamentales qui
sont atteintes ?
Finalement,
Emmanuel
Macron a bien repris les
choses en main. Je vais vous dire
une chose, Nathalie Saint-Gré, la France est un grand pays. Mais qu'ils aillent voir en Russie, qu'ils aillent voir dans tous ces pays dont ils n'osent pas critiquer les leaders, le Venezuela, la Russie, tous ces pays formidables en matière de liberté publique, avant de dire tout cela. Et de la même manière que de temps en temps, on se pose un peu pour voir ce qui se passe, par exemple, dans un pays comme l'Ukraine, où les professeurs font cours dans les caves entre deux bombardements, sans se poser d'autres questions que savoir comment survivre et permettre quand même d'avoir une vie normale pour les enfants.
Aujourd'hui, avec tout ce qui se passe, nos jeunes en France, ils sont en train de perdre un trimestre. Un trimestre. Quand ils sont en première et terminale, je ne
sais
pas si parmi vous, il y en a qui ont eu des enfants qui ont eu à passer le bac, je peux vous dire que ça veut dire quelque chose. Et derrière tout cela, les vrais sujets ne sont pas abordés. Et puis je vais rajouter une deuxième chose parce que je suis maire de mots. Je ne supporte plus la manière dont Mélenchon instrumentalise certains voyous des banlieues, qui salissent l'image de ce qui se passe dans les quartiers. Parce que nous,
on
a la chance d'avoir des jeunes ou des moins jeunes dans les quartiers qui, malgré les difficultés, font un travail fantastique. Je peux en témoigner un mot. Des jeunes, des associations qui essaient de trouver des solutions, qui font de la prévention, qui empêchent les risques, qui parlent aux parents abandonniques, qui essayent, avec moi, avec les élus, avec tout le monde, de trouver des solutions pour que dans les quartiers, on s'en sorte et que la République soit présente. Tout cela est sali, balayé du revers par une extrême gauche qui n
'a
en fait qu'un objectif parce qu'il faut aller jusqu'au bout de la logique. C'est quoi le but, Mélenchon ? Conflictualisé, c'est ça ? C'est de faire passer le Rassemblement national. Parce qu'il ne faut pas non plus se mentir là-dessus. Le plan, il est quoi ? C'est que Mme Le Pen arrive à l'Élysée pour pouvoir complètement prendre la rue et organiser le chaos. Donc voilà la situation aujourd'hui. est-ce
que
Mme
Le Pen
Jean-François Cope