"Beauvau de la sécurité" : plus de moyens mais plus de contrôle ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le discours d'Emmanuel Macron est équilibré entre moyens et contrôle ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Le résultat du Beauvau de la sécurité est-il à la hauteur ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
Les annonces sont-elles suffisantes pour renouer la confiance ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La création d'une instance de contrôle parlementaire est-elle une bonne idée ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Les moyens annoncés sont-ils à la hauteur des besoins ?
- 20:00OuverteRéponse directe
La formation des policiers est-elle suffisante ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Emmanuel MacronChiffre
« Une nouvelle rallonge financière de 500 millions d'euros qui vient s'ajouter à une hausse du budget de 900 millions d'euros déjà prévus. »
- 12:00Emmanuel MacronPromesse
« Je proposerai au président deux chambres parlementaires que sur le modèle de la délégation parlementaire au renseignement soit créé une instance de contrôle parlementaire des forces de l'ordre. »
- 18:00Jérôme DurandFait
« 95 % ce sont des moyens mais quid de la doctrine d'emploi par exemple en s'agissant du maintien de l'ordre ? »
- 28:00Sarah MassoudChiffre
« On a deux à trois fois moins de magistrats par rapport à l'Allemagne, l'Angleterre. »
- 30:00David Le BarsFait
« On a une crise des métiers de l'investigation. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour bonjour à toutes et à tous sens public votre nouveau rendez vous sur public sénat 90 minutes de débat d'actualité et de réflexion notre objectif c'est donner du sens donner de la profondeur à l'actualité avec trois temps dans cette émission un débat d'actualité d'abord pour commencer on vous proposera tous les jours un débat d'actualité aujourd'hui on analyse le bilan du beauvau de la sécurité sur les terres électorales de xavier bertrand et marine le pen le président de la république a annoncé des postes de l'argent mais aussi plus de contrôles pour l'institution policière deuxième temps de ce sens public la rubrique les électeurs ont la parole vous pouvez d'ailleurs d'ores et déjà réagir sur les espaces sociaux avec le mot diez le hashtag sens public évidemment vous pouvez réagir notamment sur le thème du jour la hausse du prix de l'essence plus de 2 euros pour le sans plomb 95 dans certaines stations-service réaction et surtout explications tout à l'heure et puis dans un troisième temps notre second débat débat exploratoire débat prospectif consacrée aujourd'hui au mépris cette maladie de la société française cette maladie qui stratifie notre société reste à ta place c'est le titre d'un livre passionnant c'est aussi la phrase qu'on a entendu les nicolas sarkozy anne hidalgo bernard tapie ou eric dupond moretti ont trouvé un motor mais combien d'autres sont restés au bord de la route on y reviendra un peu avant 19 heures voilà pour les titres mais d'abord les annonces des manuels macron à roubaix pour boucler huit mois de discussions calmer la colère policière et renouer la confiance parfois distendu parfois perdus entre les français et leurs forces de l'ordre quand un caennais l'elysée avait par les annonces substantielle et de changements radicaux la promesse était au rendez vous avec tout d'abord une nouvelle rallonge financière de 500 millions d'euros qui vient s'ajouter à une hausse du budget de 900 millions d'euros déjà prévus c'est sans précédent 95 % 95 % de ces mesures qui ressorte du beauvau sont pour du matériel de l'investissement les conditions de travail le budget de la police qui doit faire l'objet prochainement d'une grande loi de programmation prévue en conseil des ministres début 2022 dans le même temps le chef de l'état a annoncé une simplification qu'il veut drastique de la conduite des enquêtes en passant davantage par les amendes forfaitaires et la possibilité de porter plainte en ligne enfin une autre annonce structurelles un nouveau schéma du maintien de l'ordre une intervention du chef de l'état qu'il a voulu équilibrer avec quelques annonces en faveur de davantage de contrôle de la profession comme avec la publication des rapports de l'igpn ou encore une nouvelle instance de contrôle parlementaire des forces de l'ordre voilà pourquoi aussi je proposerai au président deux chambres parlementaires que sur le modèle de la délégation parlementaire au renseignement soit créé une instance de contrôle parlementaire des forces de l'ordre qui pourra procéder à l'évaluation de leurs actions à roubaix emmanuel macron ainsi multiplié les annonces sur ce sujet hautement régaliens un des enjeux de la campagne présidentielle le bo vous de la sécurité pour en débattre j'accueille cas michel bonjour vous êtes porte parole du ministère de l'intérieur bienvenus david le bar bonjour je vous êtes secrétaire générale du syndicat des commissaires scpn unsa jérôme durain dont j'ai amené à vous aussi sénateur socialiste de saône et loire vous avez participé à ces tables rondes du bo de la sécurité en visioconférence avec nous sarah massoud qui est secrétaire national du syndicat de la magistrature bonjour et bienvenue à vous aussi et lætitia cru pas que j'accueille sur ce plateau pour voilà sa première participer à l'émission tout comme matthieu croissandeau qui étaient là hier vous avez ma compagne et pendant toute l'émission dans le rôle d'éditorialiste politique bienvenue laetitia c'est du bonheur de vous retrouver sur un plateau de télé on a eu quelques années de médias le magazine ensemble ça rappelle des des souvenirs si j'essaye de résumer le mais alors c'est c'est toujours un exercice périlleux mais si moi je le résume en deux mots le discours les annonces de d'emmanuel macron jeudi des moyens et un contrôle de l'institution policière est ce que vous dites que c'est équilibré david howarth et est ce que vous vous faites ce résumé j'allais j'allais vous répondre que je ne ferais pas ce résumé voilà moi je résumerais ci doit je dois le faire en deux points sur ce qui est bon pour le citoyen et ce qui est bon pour le policier est ce qui va permettre de faire la police de 2030 et dans ce discours là mais j'imagine qu'on n'en débattra il ya énormément d'ambition il ya énormément de décision on verra évidemment après selon les actes et ce qui sera fait ou ce qui sera pas fait parce que il ya beaucoup de choses dans ce discours j'ai trouvé que ce discours était très équilibré et avait pour une fois et politiquement je n'ai pas souvent entendu le mérite de nous projeter en 2030 2010-2030 week de milan jérôme durain huit mois de travail huit tables rondes est ce que le résultat est à la hauteur pour vous qui avez vraiment vu les tiraillements les propositions les bonnes idées moins bonnes qui ont pu émerger c'est un discours qui est à la hauteur du beauvau et qui est caractérisée ou entachées des mêmes difficultés que nous a dit le boulot il ya beaucoup de citoyens beaucoup d'expérience étrangers réception policière ça a été quand même beaucoup en vase clos alors je pense que ce discours il fera plaisir dans les gendarmeries dans les commissariats et c'est une bonne chose oui c'est d'ailleurs c'est le premier son de cloche de parce qu'il faut répondre aux besoins des policiers mais on attend du président de la république à la fin d'un quinquennat et juste avant la campagne une autre vision de la sécurité locale et moyens il a dit d'ailleurs un président 95% ce sont des moyens mais quid de la doctrine d'emploi par exemple en s'agissant du maintien de l'ordre quid du calendrier de ce discours puisque finalement il vient nous expliquer à la fin du quinquennat ce qu'il aurait fallu faire pendant sa la formation l'information ça va pas mais c'est un des cinq ministres d'intérieur qui a réduit la formation en matant faut la rétablir et puis surtout sur le contrôle c'est très peu ambitieux on y reviendra j'imagine spécifiquement et c'est très peu ambitieux parlementaire d'où je parle politiquement le principal sujet c'était renouer la confiance entre les citoyens et les forces de l'ordre et je pense que s'agissant du discours on n'y est pas encore sa relation votre sentiment global pour commencer et puis ensuite qu'à michetz vous donnera la parole comme ça vous aurez eu les trois sons de cloche ou un peu l'intervenant précédent extrêmement déçu on nous parle de grandes réformes de radicalité de changement de paradigme on est quand même très très en-deça que ce soit d'ailleurs pour l'institution judiciaire pour l'institution policière ou pour la population on voit que va y avoir un budget qui va être en très nette augmentation ça c'est plutôt un bien j'ai envie de vous dire ça serait bien que ça sera le cas pour d'autres services publics après on va voir comment ces égrainé si c'est gris et seulement pour augmenter le nombre de policiers dans la rue c'est faire fi quand même du fait que ce n'est pas parce qu'il ya plus d'agents de bleu à seat est interpellé par cette utilisation du terme après la république du bleu c'est assez méprisant à l'égard des policiers m'ont bref a pas vraiment eu gain de cause il n'a pas cette fois c'est en ça on sait de quoi il parle quand il dit ça tout simplement ça parle aux français oui mais c'est quand même un terme à ses côtés je trouve ça tout ça pas très patrie juste à l'endroit à l'endroit de nos collègues policiers mais tout ça pour vous dire que c'est parce qu'on aime ça vous choque pas d'avis notamment parce que vous savez c'est comme flic faut assumer ce qu'on est il n'y a pas d' insulte quand on dit flick ou bleu simplement ça veut dire visibilité c'est pour ça que le ministre en poils mots bleus c'est pour que ça se voit et que les français soient rassurés demande pardon je vous est interrompue cette arme à sion 2 c est elle qui contrairement à ce qu'il vient de dire et sur le plateau c'est que ça fait maintenant trente ans il ya quand même de nombreuses études notamment anglo saxonnes c'est pas parce qu'il ya plus de bleu dans la rue dans l'espace public sur la voie publique qu' il n'y a pas plus de passage à l'acte c'est pas plus protecteur pour les citoyens et c'est pas plus dissuasif c'est pas parce que il ya plus de policiers dans une rue que vous n'avez pas vous allez avoir moins d'agressions one voice et faut donc d'exercer faire fi des analyses sociologiques d'ailleurs les sociologues et était absent de ce beau but de la sécurité donc du coup assez déçu et puis on attend de voir aussi comment sera égrainé tous eu tout ce budget est en termes de formation de sociologie policière de métier les polices des liens aussi entre police et population sur le contrôle des policiers alain pour le coup on est très très en deçà de ce qu'on peut attendre nos institutions d'édition vous vous serez avec nous pendant tout le débat évidemment donc vous aurez l'occasion de prendre la parole à de nombreuses reprises kamyshev première réponse peut-être sur ce ce constat qu'ils imaginent vous fait tiquer c'est pas parce qu'il ya plus de policiers qui a moins de cas moins de délinquance complètement moi ce que j'ai trouvé au rendez vous dans ce discours et dans toutes les tables rondes que j'ai le plaisir d'animer donc j'ai été aux premières chef de de toutes ces discussions c'est qu'il y avait une promesse c'était de tenir compte des évolutions récentes de la société de l'augmentation de la violence du terrorisme qui est toujours présent des vagues migratoires des évolutions numériques aussi de la société avec tous les débats sur les captation d'image par exemple de prendre tous ces éléments de la société qui avait changé et d'en parler ensemble est d'arriver à partager quelque chose tous ensemble quelles que soient les bords politiques et c'est pour ça qu'il y avait des telus des élus de terrain des parlementaires quelles que soient les syndicats et on sait que dans notre maison police il ya des syndicats plus gros plus progressiste que d'autres et il y avait aussi des personnes qui n'avaient peut-être jamais franchi les portes de des ministères ou très rarement la présidente de la cnil hier qui a pu s'exprimer le garde des sceaux qui a été une réunion présent avec l'ensemble des syndicats et tout ça c'était des signes qu'on avait envie de partager quelque chose ensemble un constat sociétal pour trouver des socios des solutions ensemble et les annonces y en a eu quand même beaucoup joué la plus importante pour vous pour moi la plus importante c'est celle qui a déjà été évoqué c'est un doublement des policiers sur le terrain pourquoi ça veut dire que on se met vraiment au service de la population qu'on est accessible à la population qu'on peut aller parler aux policiers qu on le voit dans la rue quand on en a besoin comme quand on en a moins besoin il ya ce sentiment aussi de sécurité qui va pouvoir redevenir vraiment centrale et puis ça veut dire pour nous policiers et gendarmes une réforme énorme en fait de notre organisation ça veut dire peut-être au moins deux policiers de gendarmes dans les états-majors peut-être moins deux comptes rendus statistiques c'est aussi une autre manière de faire de la police qui va être nécessaire avec cette évolution de plus de policiers sur le terrain et aussi plus d'administratif pour des fonctions administratives plus de personnel scientifique pour faire des constatations scientifiques on pourrait dire que c'est basique au banik mais ça va en jantes rennais d'airé formation des réformes structurelles importantes qu'est ce que vous répondez à sarah massoud sur le set cette affirmation se bat aussi à plus de policiers qu'il ya moins de délinquance il ya deux aspects il ya les réalités statistiques et puis elle sentiment d'insécurité on a suffisamment parlé de sentiment d'insécurité dans la société française pour être en mesure de dire quand on voit des policiers contrairement à ceux qui dénigrent la police pour la grande majorité des citoyens avoir accès à la police de proximité sur le terrain que ce soit dans des commissariats dans des accueils dans la rue c'est un plus donc voilà je vous donnais à chelsea 1 68% des français ont confiance dans la police 52 % des jeunes sa baisse de moins de 10% de 10% en un an - 10% en avant oui comme et c'est vrai pour une bonne partie de la population mais il ya quand même une petite fracture avec les jeunes sur laquelle il va il faut travailler mais c'est aussi une occasion de mettre plus de policiers sur le terrain et être sur le terrain c'est pas forcément faire durer près si vous savez ce qu'on ce qu'on paye entre guillemets depuis quelques années là c'est une utilisation très intensive de la police en maintien de l'ordre parce qu'il ya une période de contestation sociale très forte pour différentes causes pourra pas tout lister et qui fait qu'on ait vu à juste titre comme une police employés sur un volet répressif et on a un peu oublié d'autres missions qui sont les nôtres qui sont notamment tout ce qui est prévention secours assistance etc on a un déficit de communication et dans le discours que j'ai entendu aujourd'hui l'intention c'est de se rapprocher de la population avec des actes type quand on simplifie la procédure caisse à qui on va s'adresser à des citoyens acquis aujourd'hui on dit la plainte n'est pas traitée on est en retard et demain si on peut traiter plus vite qui va se plaindre de ça je crois que c'est un plus pour tout le monde si on y arrive il y aussi un tour - un tournant de la numérisation qui a été évoqué on sait que nos services sont en retard en termes de digitalisation de systèmes d'information et là les choses sont très claires c'est ambitieux mais c'est ce qu'on demande aux politiques d'être ambitieux pour les administrations qui doivent ensuite travaillé et voilà une plainte en ligne à partir de 2023 c'est un beau projet qu'on met sur la table jérôme durand emmanuel macron ce matin c'était le premier flic de france il a dit dans son discours vous avez demandé mon dans le beau vaut d'ailleurs vous l'avez dit les gendarmes ont exprimé c'est pas son boulot darmanin peut faire ça mais c'est pas son boulot à emmanuel macron sais quelle vision on a de la sécurité dans ce pays pas seulement par les moyens les crédits vous disiez 62% des français apprécient la police ont confiance et 52% heureusement et on est tous derrière les policiers et les gendarmes mais ce que vous ne dites pas c'est que ça un peu des crues surtout chez les jeunes surtout chez les jeunes mais globalement dans la population même si c'est une des institutions les plus appréciés les plus respectés on l'a dit à juste raison saab et c'est donc cette question de la confiance dans l'institution policière dans la gendarmerie elle n'est pas traitée simplement en écoutant les policiers indiens dégâts 3 vous avez besoin je vais vous le donnez donc si j'ai entendu c'est un peu manque de souffle quoi manque de sa vendeuse ou ça manque de vision et puis ça arrive bien tard coincé alors justement est-ce que ça arrive pas un peu tard laëtitia ne suis pas pour la campagne mais par rapport au quinquennat on met du sien c'est ce que vous avez raison c'était pour me et flic de france parce qu'il s'adresse essentiellement aux français je pense que monsieur vous avez bien compris le public que vise emmanuel macron et c'est pas les flics les flics c'est darmanin qui s'en occupe et c'est pour ça qu'on est allé le chercher trop tard il me semble aussi parce que évidemment que ces mesures il semble t'il un satisfont la majorité des forces de police et de gendarmerie mais quid de leurs applications thomas c'est à dire que là on a bien compris que de toute façon ce serait après l'élection présidentielle quelques mesures vont passer par voie réglementaire mais si emmanuel macron se présente si il tapait beaucoup de si si il n'est pas élu et bien hop c'est tout tout tout ces mesures bobos sont oubliées passe à la trappe et pourquoi on a perdu c'est aussi une façon de construire un pont sur un second quinquennat bien c'est as oui mais enfin c'est un pari je ne sais pas celui qui aujourd'hui à le résultat perçu 1022 je vois là je m'engage c'est un échec et j'ai des chèques voilà donc on a bien compris que c'était aussi un déplacement de campagne et c'est pour ça que c'est emmanuel macron qui prend 7,7 communication en charge il l'avait fait déjà à montpellier en avril il dit exactement la même chose moi mon objectif c'est convives tous dans la dans un milieu paisible donc voilà on a on a tous en h ausse son champ lexical on à ses objectifs maintenant encore une fois à partir de quand les français puisque c'est à eux que le chef de l'état s'adresse vont pouvoir voir sur le terrain constater des avancées dans leur vie quotidien alors effectivement la question du calendrier est ce que ça arrive trop tard camichel moi ce que je vois c'est que depuis wettre ressentiment une mince avance ce que je vois c'est depuis quatre ans maintenant on a vécu un centre de crise qu'il a fallu absorber on a on continue à avoir la crise du terrorisme qui est présente avec des moyens le président de la république l'a rappelé la crise migratoire la crise sanitaire qui a fait que nous les policiers les gendarmes de terrain on était extrêmement occupés sur toutes ces questions et donc c'est difficile j'imagine de réformer un pays dans ces conditions à vitesse grand v là moi je trouve au contraire que le calendrier fixé du point de vue de l'administration et ambitieux avec des délais très courts si on l'a ressenti par mois pardon quelles mesures pourraient être ressentis voilà rapidement par les français et on referme la politique avant la présidentielle par exemple sur le terrain des rodéos urbains ou de la lutte contre les stupéfiants le démantèlement d'un certain nombre de points de deal amendes forfaitaires délictuelle qui est une amende immédiate il y en a eu plus de 55000 qui ont été délivrées en six mois de temps et avant c'était du procès verbal des procédures qui n'était pas réalisé un temps extrêmement important pour les enquêteurs ça c'est des choses concrètes qui font changer les choses qui font s'estomper un certain nombre de points de deal qui font que des délinquants sont verbalisés immédiatement et qu'on les touche au portefeuille pour reprendre l'expression du président de la république ça c'est des choses concrètes et qui de ce qui a été annoncé aujourd'hui vont être amplifiées dans l'est dans les jours et les mois sûrement écrans de contrôle je vois sarah massoud qui fait des grands gestes et qui qui fait non de la tête alors il faut qu'on vous entende qui est pourquoi ça vous fait réagir deux choses je pense qu'il ya eu un pas positif dans le discours des ménages macron c'était de dire qu'il faut absolument redonner du corps investigations via assez suffisamment d'enquêteurs aujourd'hui les policiers ont fui lé métier d'enquêteur vous savez les flics un peu à l'ancienne véritablement qui enquête à charge et à décharge qui prennent un peu le temps que les enquêtes préliminaires sur les affaires un coup un peu plus graves et bien aujourd'hui il faut redonner un peu cette possibilité d'être au pjd officiers de police judiciaire et de refaire de l'enquète parce que les freak les policiers les bleus comme utiliser l'expression de votre collègue et bien vous tombe sur la voie publique patrouiller la politique du chili parce qu'aujourd'hui enquêter c'est beaucoup c'est beaucoup de temps beaucoup pression qui ne sont pas donné et c'est le coeur de métier des policiers donc aujourd'hui on nous dit oui va y avoir le doublement des policiers en disant il sur la voie publique c'est pas sur la voie publique de la tête et policiers les policiers ils doivent être pour l'écoutent des différentes parties pas seulement des victimes mais aussi des mises en cause des avocats des témoins mener des enquêtes je vais vous dire quelque chose moi gt gt au parquet de paris pendant très longtemps et j'ai été aussi juge d'instruction et les policiers me disais mais madame massoud moi j'en peux plus j'ai pas le moyen de mener des enquêtes et puis j'ai constaté aussi au fur et à mesure des années dans les groupes que ce soit la pj la police judiciaire où les sûretés c'est à dire le niveau un peu supérieur des commissariats qui font des enquêtes un tout petit peu plus poussé y'a plus procéduriers cesser ces policiers qui ont fait le même nombre d'études que des magistrats qui sont des freins spécialise la procédure pénale défunt spéciale du droit pénal et tout ça et bien ces policiers qui montrent les enquêtes qui savent aggloméré conseillère book qui connaissent les droits des avocats des uns et des autres construire une procédure contre lui à des investigations et la pluie des procédures et donnait on vous entendu merci pardon nous intéresse merci ça ramasse ou deux c'est vrai david le voir s'il ya plus de procédurier on est sur un point haut là mais c'est aussi intéressant un débat comme celui-là d'entrer dans les détails vous le savez très franc on a une crise des métiers de l'investigation ouais mais qui a des causes qu'est ce que c'est la crise des métiers d'investigation je suis un produit de l'investigation c'est que j'ai démarré ma carrière je vais faire simple on pouvait faire une procédure sur du papier libre c'est à dire que l'enquêteur de l'époque était capable de faire une procédure sur papier libre d'aller en urgence en perquisition chez quelqu'un vous savez rédiger des pv à la main aujourd'hui même quelqu'un qui a un niveau de diplôme incroyable ne pourra plus jamais faire une procédure sur papier libre pourquoi non pas que c'est interdit mais parce que c'est tellement complexe elle s'est tellement alourdi que vous êtes sûr de faire une faute de procédure majeure même même pas accessoire majeur je pèse mes mots qu'est ce qui manque ça vend pas seulement deux policiers d'investigation dans une crise de l'investigation qu'il faut régler le président a annoncé que demain dans le futur les gardiens de la paix en école serait au pgi en sortant d'école bien évidemment tout ça doit se construire mais qu'est ce qui manque pour une police efficace j'ai vu les déclarations qui ont été faites ici et là à marseille il manque le tube de la chaîne pénale c'est à dire le tube de la justice qui elle-même soit en mesure d'absorber moi je veux bien qu'on dise qui a passé d'enquêteurs mais en france on a deux à trois fois moins de magistrats par rapport à l'allemagne l'angleterre j'aimerais entendre les magistrats et madame massoud dire on manque de magistrats on manque de greffiers on a aussi besoin d'absorber la capacité procédurales de la police pour ensuite pouvoir traiter mieux le délinquant et donc mieux répondre aux victimes et c'est là où j'ai aussi apprécié le discours du président de la république et aussi les points de discordance c'est qu'il a abordé la chaîne pénale et ça j'ai trouvé ça à la fois audacieux et en même temps calendrier très court parce que les réformes annoncées là par contre je suis circonspect ça doit aller très vite ça va nécessiter beaucoup de travail et pour moitié a annoncé une augmentation du budget de la justice qui est normalement voilà qui doit normalement avoir des moyens plus supplémentaires pour traiter tous que toutes les affaires que vous amener à la police mais à la justice cette annonce là je n'ai entendu comme vous je suis j'ai entendu la question c'est aujourd'hui quand on annonce un chantier de simplification de la procédure pénale par exemple simplifié les cadres denquête si j'ai bien compris on va fusionner les enquêtes préliminaires l'enquêté de flagrance on va donner les moyens aux policiers d'avoir une capacité procédurales augmenter puisque si on fait plus simple on va plus vite est-ce que face à nous on n'est pas les uns contre les autres parce que en tout cas dans la chaîne pénale il y aura est-ce que ça suive l'acceptation du sujet ou est ce qu'on aura réticences moi pour vous dire des choses j'ai accepté plusieurs fois de participer à des commissions j'ai plus vu des réticences dans ma vie que de gens en capacité de simplement pas que ça devienne un ping pong entre le policier la magistrate mais je vous donne la parole saravah soul forcément qu'est ce que vous répondez à david de bars d'avoir dit que il manquait il manquait des effectifs à la magistrature c'est flagrant un ancien garde des sceaux disait qu'on était qu'on était des clochards vous savez aujourd'hui les recrutements à eux mêmes sont quasiment en deçà il ya quelques années donc pour former un juge et pour vraiment un greffier faut plusieurs années donc on est tellement de sa de ce qu'il faudrait donc c'est pour ça que à mon sens c'est véritablement des ambitions de grande envergure qu'il faudrait aujourd'hui la la magistrature n'est pas en capacité d'absorber l'ensemble des enquêtes qui lui sont soumises que c'est à dire d enquête de flagrance des enquêtes préliminaires moi je vous parle d instruction des grosses affaires celle qui intéresse aussi la criminalité organisée les affaires les plus lourdes donc aujourd'hui il faut mais un recrutement massif de magistrats alors après avoue d'interroger les miz et de la justice qui n'est pas du tout dans cette danse est prospective là il est so des sucres raguy donc du coup oui c'est vrai on a eu quelques centaines de contractuels et décontractée pour faire quoi pour faire de la petite procédure pas du tout ce dont on parle aujourd'hui donc je suis tout à fait d'accord augmentons moyens de la justice et pas seulement 8% c'est véritablement peanuts par rapport à nous et à nos collègues européens pour pouvoir absorber absorber ça et puis jean rose merci restez avec nous restez avec nous ça va parce que c'est toujours un peu plus compliqué quand il ya un invité qui est en duplex en visioconférence mais merci d'intervenir en tout cas parce que je voudrais qu'on prenne du temps pour faire un focus sur une autre mesure très commentée évidemment la création de d'une instance de contrôle sur le modèle de la délégation parlementaire au renseignement alors j'avoue que c'était un peu elliptique pour moi on va voir quelle forme ça pourrait prendre avec vous steve jourdain bonjour manuel mâcon qui souhaite donc s'en remettre au parlement oui les policiers que l'exécutif ont alors un peu compris un voeu choyé choyés mais pas seulement il souhaite donc aussi mieux contrôler les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs missions emmanuel macron propose de créer donc une instance de contrôle parlementaire en bref des parlementaires qui serait donc chargé d'évaluer l'action des forces de l'ordre pas de précision encore sur les modalités tout est encore extrêmement floue mais le mécanisme fait un peu penser à ce qui existe déjà en matière de renseignement il existe en effet une délégation parlementaire au renseignement qui est composée de quatre députés et de quatre sénateurs le problème est bien c'est que les travaux de cette délégation sont protégés par le secret défense ils ne sont donc par définition ne m'a pas accessible au grand public en matière de transparence le gouvernement peut donc faire beaucoup beaucoup mieux en tout cas c'est ce qu'en pense la sénatrice écologiste sophie calle polian écoutez là ce qu'on entend poindre c'est à dire une commission parlementaire me semble pas du tout pas du tout au niveau parce que ce dont on a besoin entre autres c'est de transparence et je ne crois pas qu'une commission parlementaire du même type que celles qui travaillent sur le renseignement qui se caractérise vraiment pas du tout par les questions de transparence soit le modèle à suivre sophie taille et poignant qui propose que cette nouvelle institution de contrôle des policiers soient placés thomas entre les mains de la défenseure des droits de l'homme objectif l'indépendance de l'institution transparence de son travail alors sur la forme maintenant que quelle forme ça pourrait prendre à s'en plaint pas simple pour le gouvernement notamment quand vous avez bien un sénat qui n'est pas de votre bord politique pour créer une telle délégation parlementaire il faut en effet l'accord des deux assemblées assemblée nationale sénat est ici à la haute assemblée on n'est pas très enthousiaste à cette idée d' emmanuel macron on considère que le travail de contrôle des forces de l'ordre a déjà effectué en pratique il s'exerce par l'intermédiaire de la commission des lois que vous connaissez bien jérôme durain aucun intérêt donc à créer selon les sénateurs une nouvelle délégation à nouveau comité théodule qui n'auraient en pratique aucune prérogative si l'exécutif souhaite quand même un créé une telle délégation eh bien il faudrait passer par benoît et à quelques mois maintenant de la présidentielle pas certain que la droite ici au sénat soit encline à faire un cadeau emmanuel macron merci steve steve jourdain donc les chroniques de la rédaction tous les jours dans cette émission une chronique à zoom très factuelle de la rédaction dans chacun de nos débat évidemment je me tourne vers vous jérôme durain est-ce que vous la voulez 7 je vais être un peu triviale cette patate chaude non non non le cas on pourrait se dire c'est bien le parlement reprend un peu de pouvoir dans la sphère les deux questions les deux termes qui reviennent systématiquement quand on parle du contrôle c'est indépendance et transparence je rappelle que la défenseur des droits a aussi une vocation à s'occuper des questions de déontologie de police trop près ou trop loin trop pressée igpn et gênes les inspections générales l'agent de la vie nationale et la police nationale elles sont trop près parce qu'elle ne présente pas les garanties d'indépendance et on a cru comprendre que ça pouvait bouger ce côté-là bon ça bougera pas ça reste sous l'autorité du ministre délit caractères généraux rien à attendre de ce côté-là trop loin le parlement est donc si on a besoin de créer une commission d enquête ont fait un la sphère benalla il me semble que c'est venu un peu comme ça donc on n'a pas besoin de parlement n'a pas besoin que l'exécutif lui demande de s'occuper du contrôle mais on est trop loin on va pas aller s'occuper d'un bras arraché ici d'une suspicion de dérapage ailleurs et alors qu'est ce que vous espériez puisque vous avez participé à ces à ses tableaux qu'est-ce que vous demandiez en termes de contrôle moi il me semble que que le bon modèle et c'est d'ailleurs quelqu'un qu'on a auditionné c'était lie aux piscines line dépendantes office pour of fort police quand tu essaies de l'organisme britannique qui s'occupe du contrôle qui est indépendant et qui permet de mettre tous à distance et il faut donc ce ne sont pas des policiers qui sont en progression et il faut dire que les policiers ils font bien leur ménage 20 globalement il ya 95 97 98 99 % de policiers et de gendarmes qui se comporte très bien il ya quelques cas qui demandent cette indépendance est ses transparences et ça aurait été une réponse très forte elle n'est pas venue et peut-être qu'il faut lire d'ailleurs le coup le discours d' emmanuel macron moins à l'aune de ce qu'il y a deux dents parce que finalement j'ai plutôt a si mal mais ce qui pose problème c'est tout ce qu'il n'ya pas notamment sur le contrôle est ce que c'est une opposition une résistance du milieu policier et du milieu de la gendarmerie pour ne pas avoir cette instance de contrôle a été le débat ça a été le débat le plus vif il ya eu deux débats très vifs la table ronde avec la justice avec eric dupond-moretti ça ou ça frictionner un peu et puis dans tout le monde à tout le monde mais la plupart des policiers se comportent très très bien mais dans les débats on a eu aussi sur les inspections générales des choses un petit peu vivre pour qu on sent qu'il ya que ça renâcle banon mais un policier sur ce plateau donc comment vous réagissez emmanuel macron je vais le site et quand il ya des fautes elles doivent être sanctionnés quand on aime nos forces de l'ordre on ne leur passe pas tout mais j'espère que je ne vais pas surprendre je valide tout ça et je ne suis pas moi en tant que commissaire de police et en tant que policier opposé à toute notion de contrôle faut juste remettre un petit peu en perspective de trois points l'igpn a deux façons de travailler sur son mode banquette il ya le volet judiciaire il faut évacuer ce pont là il est fait il est lé dirigé par la justice une enquête judiciaire c'est soit un procureur soit un juge d'instruction ils contrôlent l'anc est donc le contrôle et déjà fait par une autorité qui est l'autorité judiciaire dont on parle du volet administratif sanctions disciplinaires moi j'ai pris des positions anti du syndicat des commissaires de la police nationale s'il devait y avoir une autorité une forme de chat potage ou du effectivement d'une mise à distance mais personne ne s'oppose à ça il faut juste respecter de trois règles d'anonymat pour ceux qui sont cités dans les dossiers il faut juste rappeler qu'ils gpn je crois pour le ministère l'intérieur pour la police on n'a pas loin de 50 % des sanctions toutes fonctions publiques confondues s'y reprendre à cinq millions de fonctionnaires et le contentieux disciplinaire police nationale c'est 50% d'édition donc on est contrôlé il faut pas laisser passer cette petite musique mais s'il y avait un gage à donner src faire plus écoutez moi le j'entends de débats la commission parlementaire n'est pas soumise au secret pour l'activité igpn elle l'est pour le renseignement parce que la matière est soumise au secret moi je ne voyais aucune raison qu'une délégation soumises au secret je ne vois pas d'opposition à ce que les parlementaires la craie maintenant politiquement on verra ce que ça donne j'essayais faut pas oublier d'où est partie ce bobo de la sécurité c'est quand même suite à la ferme et clair ce producteur de musique avait été arrêté de façon musclée et tabassé par des policiers et donc ça la population il ya eu des manifestations après dans le sillage bien sûr des états unis blacklight sommateurs mais quand même il y avait sept ce bruit et cette contestation qui montait de la rue et ce bourreau de la sécurité a été organisée pour répondre et pour rassurer les français et rétablir effectivement cela de confiance il faut pas oublier ça donc c'est vrai qu'à l'arrivée quand on à l'instance de contrôle qui est une simple pardon voilà l'information parlementaire qui serait là pour contrôler mais vous l'avez dit beaucoup trop loin bon on se dit que finalement on a davantage entendu la police que les manifestants bon on va écouter marine le pen puis ensuite vous pourrez centraliser vos réponses et vos et et vos arguments marine le pen qui était ce matin sur cette question de de la nouvelle instance de contrôle était ce matin sur europe 1 on écoute chaque fois qu'il va sur le terrain de la sécurité c'est pour taper sur la tête des policiers moi j'aimerais bien qu'ils se mettent un peu à taper sur la tête des délinquants et des criminels ça pourrait être une forme de nouveautés c'est surtout beaucoup plus efficace pour lutter contre l'insécurité donc il a vraiment un billet le président qui est un biais de de suspicion à l'égard de la police nationale d'à priori négatifs à l'égard de la police nationale il l'a démontré à plusieurs reprises il a parlé lui-même comme président de la république des violences policières je ne dis pas que il n'y a pas quelques individus parfois avec très contrôlée d'ailleurs déjà action extrêmement combler ses positions c'est probablement le corps le plus contrôlé camille 16 comment voyager c'est peut-être d'abord aux propos de marine le pen à moi je réagis pas aux propos politique je suis fonctionnaire et je suis apolitique non de ce qui était important pour nous les policiers les gendarmes c'était de dire que c'était aux policiers aux gendarmes de contrôler leur profession on veut pas externaliser donner à d'autres notes patate chaude pour reprendre on a vraiment on a vraiment besoin que le contrôle interne dans les forces de police et de gendarmerie soient partout sa part du gradé qui est dans les brigades ça passe par le commissaire l'officier de gendarmerie et on veut pas finalement déléguer à d'autres ce travail qu'est ce que vous répondez à la critique qui a été exprimé trop trop trop près d'un côté trop loin de l'autre nous on voulait le garder ce pouvoir de contrôle qui doit être partout et c'est notre fierté d'être contrôlés et c'est notre fierté de dire que à 99% les policiers les gendarmes font bien leur travail et que pour les quelques personnes qui le font mal ils sont contrôlés et quand il ya une faute il ya une sanction après ce qu'il faut pas oublier c'est que ceux qui sanctionnent c'est le directeur général de la police le directeur général de la gendarmerie et ils l'ont dit et le président de la république l'a rappelé il faut que ces actions soient beaucoup plus rapide on peut pas rester plusieurs mois avant que le conseil de discipline se rassemblent avant qu'une décision soit prise elle peut être complexe cette décision il peut y avoir des contre-pouvoirs syndicaux il peut y avoir toute une profession en attente de ces éléments il faut que la sanction soit rapide quand il ya une faute je rappelle pour ceux qui nous rejoignent et si vous n'avez pas pris connaissance des principales mesures les annonces des mamelles macron multiplication par 2 de la présence sur le terrain des policiers et gendarmes budget du ministère augmenté d'un milliard cinq en 2022 dès l'année prochaine simplification des procédures pénales recours aux caméras donc cette instance de contrôle dont on parle à l'instant je reviens vers vous sarah massoud est ce que vous dites cadeau aux policiers quand vous entendez ça un milliard cinq d'euros de budget supplémentaire pour le ministère l'année prochaine c'est vrai que vu le peu de cadeaux qui est fait aux autres services publics on pourrait dire que oui la police est plutôt est plutôt bien logés après je veux pas du tout mais estimé le fait qu'il ya aussi des besoins les conditions matérielles d'exercice des policiers quand on rentre dans un commissariat l'état des des bureaux l'état du matériel informatique et à des véhicules des cellules de garde à vue sont extrêmement dégradées dans la très grande majorité des des postes de police et deux et de gendarmerie donc oui les policiers ont les nécessités travailler dans des conditions dignes après ce que je conteste est ce que nous contestons nouténé canam et le tract sûrs c'est que c'est ces moyens soient là pour augmenter le nombre d'effectifs de police moi je voudrais qu'il soit là pour véritablement faire une formation idoine et de qualité on nous parle d'une augmentation de 4 mois la formation initiale et une augmentation également de la formation continue mais quatre mois c'est quasiment pas revenir aux chiffres qui était celui au début du quinquennat dans certains pays c'est nos homologues européens ces déformations de prix de 2 ans et là on nous parle que de durs et or c'est pas que la durée dont on doit parler dans le cadre des formations des policiers on doit parler aussi du contenu pourquoi est ce que le contenu de cette formation elle est principalement centrée sur la répression principalement centrée sur les techniques d'interpellation pourquoi est ce qu'il n'ya pas plus de cours sur la procédure pénale pourquoi est ce qu'il n'ya pas plus de cours sur l'essence sociale c'est tout ça qu'il faut intégrer d'ailleurs au goût de la sécurité il n'y avait pas d'université erp à notre pôle up et sociologue qui est invité aussi peut même très peu de magistrats j'allais vous dire justement un truc louis disciplinaire donc si les moyens étaient donnés sur ça et c'est en les policiers sont en demande de ceux de ce type de formation parce que les interactions sont beaucoup plus compliquées dans la rue parce que comme le disait le collègue policier aujourd'hui de travailler policiers il est aussi fait d'accompagnement sauf que cet accompagnement il doit être affiné c'est le travail de broderie là le travail de police donc du coup ça nécessite des moyens dans ses tuyaux là et pas que parce que il faut du bleu sur sur les trottoirs donc du coup je m'interroge beaucoup sur la ventilation des bouquets ouais je retiens ce que vous dites sur la formation dans cette intervention finalement cette impression qu emmanuel macron est revenu au niveau du début du quinquennat et que on progresse pas quoi photo s et on se renouvelle énormément d'accord alors c'est de la broderie peut-être mais c'est une broderie extrêmement fine parce qu'on apprend beaucoup beaucoup de choses à des jeunes gardiens de la paix qui ont qui ont un bac qui doivent en quelques mois effectivement apprendre beaucoup alors qu'est ce que la répression pas assez la protection vous me dites quatre mois c'est pas beaucoup mais c'est quand même plus un tiers donc je connais pas beaucoup de formations qui augmente en quelques en quelques alors du coup alors là on va passer de 12 mois à quatre mois supplémentaires donc c'est beaucoup et ils doivent apprendre beaucoup de choses ils ont de la théorie effectivement parce qu'à un niveau bac on doit apprendre le droit et le droit pénal la procédure pénale en france est complexe on doit apprendre les techniques d'intervention parce que c'est le quotidien et du gardien de la paix qui est dehors dans la rue et qui doit assurer une sécurité en intervention donc c'est normal après là où je suis pas d'accord avec vous c'est qu'il ya beaucoup beaucoup d'associations de sociologues qui viennent dans les écoles de police présentait le travail auprès des victimes et ça c'est important mois juste pour terminer ce que je voudrais vous dire c'est que je suis fier de mon ministère aujourd'hui je suis fier de voir un ministère qui se bougent qui en mouvement qui s'est donné les moyens de rassembler autour de lui autour d'un grand débat et on espère que les états généraux de la justice se donneront autant de résultats mais qui n'a pas eu peur aussi de retransmettre l'ensemble des débats sur les réseaux sociaux avec on le sait sur twitter ou sur d'autres réseaux des groupes qui sont pas forcément d'accord avec nous on n'a pas eu peur ce débat et on continue à échanger sur ces questions parce qu'on est persuadé qu'il ya un enjeu sociétal et qu'on a besoin des citoyens qu'ils soient derrière nous et qui pousse aussi et c'est pour ça que le budget d'accord on est content d'avoir 1 5 milliard supplémentaire on souhaite à tous les ministères en avoir autant et sachez qu'on va bien l'utiliser dans le cadre des réformes qui ont été annoncées aujourd'hui j'ai honte durant votre eyepet être sur la formation au soudan dans ces débats on va essayer de creuser donc là y'a tellement de sous thèmes qu'on pourrait traiter mais là il nous reste quelques minutes je voudrais vous entendre sur la formation moi je reviendrai au calendrier de tout ça police de 2030 doublement du bleu dans les rues pour dans dix ans il ya une inertie terrible dans ses systèmes administratifs de formation de recrutement quand on parle avec des policiers et des syndicalistes ils nous disent mais le recrutement pour récupérer les emplois perdus sous nicolas sarkozy il faut se souvenir de nous ça hein le recrutement c'est dur et du coup les notes des gens qu'on prend pour avoir de gros effectifs recrutés bas des fois c'est pas formidable la formation c'est la même chose on est passés donc de 12 mois à 8 mois on va reprendre quatre mois vous n'êtes pas d'accord sur les chiffres et on revient et vous nous dit-on cette passe de 12 à 16 si on stage ou les périodes au sein de l'écolier la scolarité et la formation comptant les stars on était déjà là ya deux théories supplémentaires ce qui est quand même beaucoup donc on revient à ce qui était fait en début de quinquennat donc il ya quand même des allers retours qui sont coûteux dans l'organisation et c'est ça qui pose problème c'est que je trouve que 1 le président de la république dit je vous ai compris essentiellement aux gendarmes et aux policiers il n'était pas très loin de lille donc c'est normal qu'on inspire de du gaullisme et puis par ailleurs irazein peu gratis parce que tout ça va venir très tard donc sans doute c'est très bien une quantité de mesures qui sont annoncées mais comment on fait dans le calendrier parlementaire on arrête de bosser nous pour parler un peu trivialement en février comment tout ça va s'inscrire et en plus faut attendre les états généraux de la justice pour compléter le travail ça ne s'est pas très engageant pour le président de promettent de faire maintenant ce qu'il n'a pas pu faire pendant le quinquennat mais il a quand même donné pas mal aux policiers pendant le quinquennat il ya quelques chiffres 1 milliard 700 millions d'euros supplémentaires depuis 2010 est dix mille policiers et gendarmes recrutés depuis 2018 et pour la revalorisation des carrières et rémunération de 138 millions d'euros david le voir sur la sur la formation est ce que vous dites comme jérôme durain finalement c'est un peu c'est la valse quoi un pas en avant deux pas en arrière et on est on vient on est venu du début du quinquennat factuellement il y avait une réduction de la scolarité des gardiens de la paix il ya des tensions politiques quand un quinquennat décide de recruter 10 mais le gardien de la paix si on n'augmente pas le nombre d'écoles mais le seul moyen c'est de baisser la scolarité endurer pour recruter plus de gardiens de la paix moi j'ai un avis assez tranché sur sur le recrutement il faut stabiliser un effectif est à rappeler une chose à ceux qui nous regardent on a en policiers gendarmes un très bon taux d'occupation de policiers par rapport au nombre d'habitants par rapport à l'europe on est dans le premier tiers européens ce qui est encore une fois vous allez faire arrêter de recruter oui parce que le mali le ministère de l'intérieur pour la police nationale séance milliards le budget annuel il y en a dix qui partent pour la base salariale donc quand il reste 1 pour investir plus on scrute - il reste pour investir c'est pour ça que les efforts financiers sont à saluer mais je crois que le recrutement il faut qu'on ait un chiffre de référence il faut qu'on sache mieux répartir nos policiers et nos gendarmes il faut recruter des magistrats est là tuez xsara massoud en est d'accord sur la formation je la rejoins il faut décloisonner les formations magistrats policiers il ya des efforts à faire gigantesque les magistrats vont quatre mois voire les avocats en formation initiale ne vont que quinze jours dans les services de police faut inverser les choses tout comme il faut envoyer des policiers dans les tribunaux et au delà chez les juges d'application des peines pour savoir ce qui s'y passe et arrêter les fantasmes le but c'est d'améliorer la chaîne pénale si je dois retenir une volonté politique du président ce matin ces deux-là décloisonner de la faire fonctionner mieux après on jugera par les actes merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat ici en plateau et en duplex évidemment les tice
Jérôme Durain