LCI : Jérôme GUEDJ invité de l'émission En toute franchise
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00FerméeRéponse directe
La marche hommage à Quentin était-elle une parade de l'ultradroite ?
- 3:00FerméeRéponse partielle
Oui ou non voter pour un candidat LI face à un candidat RN au second tour ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous toujours candidat à la présidentielle ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Le ministre de l'Intérieur a-t-il eu tort d'organiser cette marche hommage ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous de la réunion du président sur les groupes ultra ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Mélenchon a-t-il une part de responsabilité dans ce qui s'est passé à Lyon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Jérôme GedgeFait
« Refuser en toutes circonstances d'être dans cette tenaille. »
- 13:00Jérôme GedgeFait
« Quand on est un décideur et un responsable politique, chaque geste, chaque acte, chaque parole a des conséquences. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et oui, c'est l'heure de votre rendez-vous politique du dimanche sur LCI en toute franchise. Soyez les bienvenu. Bonjour Jérôme Gage.
Bonjour. Député socialiste de l'essonne, candidat à la présidentielle de 2027. À mes côtés pour vous interroger bien sûr Arlette Chabot.
Bonjour éditorialiste Marcelov Vestfred, bonjour chef du adj du service politique parisien aujourd'hui en France, c'est notre partenaire et puis en fin d'émission, Frédéric Delpêche viendra vous poser ces questions du tac au tac. Alors, vous connaissez Jérôme Gedge le principe de l'émission. On démarre par un oui non, on plante le décor et ensuite vous aurez tout le temps pour développer vos réponse jusqu'à 11h.
Oui. Non. La marche hommage à Quentin était-elle une parade de l'ultradroite ?
Incontestablement. On vient de le voir dans votre journal, il y avait tout ce que le pays a comme groupe d'extrême droite, d'ultradroite, de sympathie révisionniste, nazi. Oui.
On y revient dans un instant. Oui ou non voter pour un candidat LI face à un candidat RN au second tour ? Bah refuser en toutes circonstances d'être dans cette tenaille.
Voilà, si on est dans cette situation, c'est que c'est déjà perdu et moi c'est le combat que je porte. Éviter de se retrouver dans une situation qui incontestablement amène le RN au pouvoir. C'est pour ça qu'il faut une gauche républicaine qui soit présente dans le débat politique pour éviter ce que la grande majorité des Français redoutent plus que tout d'être dans cette dans cette tenura beaucoup de questions pour développer tout ça tout à l'heure.
Oui ou non ? Vous êtes toujours candidat à la présidentielle ? Mais justement plus que jamais pour éviter cette tenaille pour qu' ait une gauche républicaine, sociale, écologiste, universaliste, laïque, celle d'une très grande majorité un peu orpheline du peuple de gauche qui a besoin d'avoir cette voix optimiste résolue sans aucune complaisance, sans aucune compromission et qui n'a pas peur de perdre des élections dès l'instant où elle reste fidèle à ses valeurs.
Alors, on a on en parlait. Pas de he pour le moment recensé, pas d'affrontement à Lyon pour la marche en hommage à Quentin Lynch est mort. La semaine dernière, 3200 personnes ont défilé mais la préfet du Rôon a fait au moins trois signalements pour des propos tenus lors de ce rassemblement, des propos racistes, des propos homophobes, les salut nazis.
Est-ce que ce matin vous dites bah finalement le ministre de l'intérieur Laurent duunes, a eu tort d'organiser cette marche hommage ? B, il prenait évidemment euh le risque de ce type euh de débordement, mais moi je je suis très attentif et et respectueux de l'ordre public. Voilà, je condamne le contenu de cette manifestation.
Évidemment, il y a un hommage pour une un malheureux qui a été tué dans des circonstances dramatiques et j'ai des mots de compassion pour sa famille, ses proches. Je ne partageais assurément pas ses idées. Mais moi, je refuse que nous banalisions la violence en politique, celle dans laquelle on admet que la confrontation des idées aboutisse à un moment donné à se taper dessus et à se tuer.
Pour moi, la politique, c'est la dispute apaisée. elle se régule par le débat, la confrontation et à la fin le vote. Donc il y a des idées que je combat puis a les enjeux d'ordre public.
Donc le ministre de l'intérieur a laissé une manifestation s'organiser avec les risques de débordement de cette nature. Alors il y a pas eu de trouble à l'ordre public au sens il y a pas eu de de de baston mais c'est un trouble à l'ordre public que de laisser attitude désobligeante. Je mets des guillemets dit l'organisatrice sur les salunas proposez tous ceux qui tous ceux qui sont là je pourrais je pourrais vous lister il mérite pas d'être connu. les les les responsables de grouuscule, l'œuvre française, les jeunes nationalistes, les oaves et autres, enfin des des tout tout ce que comporte cette la fâchosphère pour la pour la nommer et et des gens qui sont dans la violence organisé, beaucoup d'entre eux ont été condamnés.
C'est pour ça que dans ce moment-là, on peut évidemment avoir toute la compassion, mais l'espèce d'inversion accusatoire qui consisterait à faire oublier que la violence en politique ces dernières années, elle est d'abord et avant tout le fait de ces gropuscules d'extrême droite et qui a une sorte de gigantesque blanchisserie organisée qui est de dire regardez je ne supporte pas la violence en politique. Quand des gens se retrouvent pour se castaigner, ils prennent le risque gigantesque qui est celui qu'on a vu aboutir. Mais je n'oublie pas que en France et notamment à Lyon, il y a ce terro identitaire, violent, raciste, homophobe, antisémite et ils peuvent pas sortir blanchis de la séquence qu'on vient de voir.
Et d'ailleurs, le fait qu'ils aient défilé dans la rue comme ça, c'est extrêmement problématique parce que parce qu'on peut pas laisser perdurer cette occupation de l'espace public et de la rue qui est une vieille tradition des fascistes. Le président de la République a annoncé hier qu'il allait réunir des ministres autour de lui en début de semaine pour justement réfléchir au problèmes que posent ces groupes ultra et la violence qu'ils utilisent et mettre en évidence s'ils existent des liens avec les partis politiques. Qu'attendez-vous d'une telle réunion, de telle décision ou du président de la République lui-même outre bah ce qu'on peut imaginer, c'est-à-dire la dissolution de ces groupes ?
Qu'est-ce que vous attendez ? C'est cette question là qui pour moi est la plus fondamentale. Je serais tenté de dire que il y a toujours eu des groupes violents dans les années 60 70.
Ça a castagné et ce n'est pas folklorique et ce n'est pas sympathique. La différence c'est l'espèce d'adoubement que certaines formations politiques peuvent avoir accordé à ces nervi et à ses violents. Une sorte de fascination pour la violence. ce qui pour moi est une rupture principielle avec ce qui est justement la politique et singulièrement à gauche à gauche nous avons prêté cette question il ne doit plus de avoir de fascination pour la violence révolutionnaire et la conquête du pouvoir ne peut se faire que par la voie démocratique le débat les urnes, le vote.
Et donc à chaque fois que des formations politiques, je le dis historiquement c'est l'extrême droite qui avait des connivences. le Front National de Jean-Marie Le Pen, le Rassemblement national, qu'il s'agisse du GUD, qu'il s'agisse de l'œuvre française, qu'il s'agisse de de ce mouvement les oaves qu'on avait vu assurer le service d'ordre de la de de du meeting de d'Éric Zemour et qui s'en était pris violemment à des militants de de SOS racisme. Historiquement, c'était cette tradition politique et je le dis avec gravité et solennité qu'une partie de la gauche qui prétend exercer le pouvoir, je parle pas de cette gauche comment dire, de l'extrême gauche habituelle qui ne cherche pas à exercer le pouvoir et qui pouvait avoir des proximités avec des mouvements des mouvements violents, mais qu'une partie de la gauche pour la nommer la France insoumise ait eu cette complaisance, cette conivance, cette fascination et aujourd'hui cette solidarité, ça c'est un problème majeur parce que on touche au cœur de l'identité politique et de la manière de concevoir le débat démocratique.
Alors justement aujourd'hui, on sait qu'il y a deux euh personnes, deux assistant de du député LFI Raphaël Arnaud qui sont mis en examen dans cette affaire hein qui participent de ce qu'on appelle la jeune garde donc qui sont des collaborateurs d'un député LFI. Ce matin dans la presse, Jean-Luc Mélenchon parle simplement de à propos de ce qui s'est passé à Lyon, d'une bataille de rue qui a mal tourner et dit euh et affirme que en aucun cas les Français pensent que la France insoumise peut avoir été associée à ça. Les gens ne peuvent pas croire que ce sont nous les insoumis qui avons tué un jeune dans la rue n'est pas crédible, dit-il.
Écoutez, il y a deux sujets et je vais commencer par la question de la responsabilité morale politique. Quand on est un décideur et un responsable politique, chaque geste, chaque acte, chaque parole a des conséquences. Et donc quand on s'a coquine, quand on adoube, quand on nous un partenariat, quand on dit que sont des alliés, un groupe d'autodéfense, je mets beaucoup de guillemets, populaire ainsi autoproclamé, et bien on prend le risque que ceux qu'on a validé se trouvent exposés à des situations comme celles que nous avons vécu.
Donc oui, il y a une responsabilité morale et il ne faut pas l'évincer, il ne faut pas l'évacuer. Après, j'ai l'honnêteté en républicain conséquent de dire que il y a eu des faits criminels qui vont être traités comme tel. C'est une responsabilité pénale et ce sont les individus qui vont être pénalement responsables.
Et donc j'ai comment dire cette exigence d'élévation intellectuelle qui consiste à dire il n'y a pas de lien entre le meurtrier et enfin entre le geste du meurtrier et le parti politique en question. Vous ne demandez pas d'exclusion de du groupe LFI du député Raphaël Arnaud. Mais je vous savez quoi ?
La question elle devrait même pas se poser d'un point de vue d'exclusion. La politique, c'est aussi un comportement, une éthique et une vertu républicaine. Et je considère, on a eu dans le passé d'autres situations où où sont mis en contradiction entre des principes, des valeurs et des comportements.
Il y a un moment, l'éthique républicaine et la vertu républicaine devrait amener naturellement ce député et son groupe politique à considérer que ce n'est pas possible. la la l'endogamie, la très grande proximité, le fait que on découvre que deux ou trois de ces collaborateurs parlementaires sont ou ont été membres de la jeune garde et ont participé à ces événements-l enfin un collaborateur parlementaire c'est pas fait pour alimenter une association qui fait de de la violence dans la rue. Ce n'est pas fait pour ça queles que soient les justifications.
Juste Jérôme Gage pour que ce soit clair, certains disent, je lisais une interview notamment, je crois de Daniel Conbendit dans dans West France. En gros, il disait oui bah Mélenchon a une part de responsabilité dans ce qui est dans ce qui est arrivé. Est-ce que vous ce matin vous dites clairement Mélenchons rien à voir dans ce qui est arrivé ou Mélenchons quand même une certaine responsabilité quand Clémentine Autin dit à l'attention stop arrêtons cette ambiance de chasse à la France ?
Alors je vais redire ce que ce par quoi j'ai commencé. Il y a une responsabilité morale en politique quand on s' coquine avec un mouvement dont on sait qu'il recourt à la violence. Voilà il y a un continuum.
Une fois que j'ai dit ça, je refuse de la même manière que on oublie que il se passe la même chose à l'extrême droite et que l'extrême droite et donc je suis pas dans la compétition victimaire ou dans la relativisation, mais ce qui te ce qui est te déséquilibré dans la période, c'est l'espèce de focal qui n'est porté que sur l'événement qui s'est passé. il y a euh c'était en 2013 13 ans, Clément Mrique euh euh militant euh euh de gauche euh euh d'extrême gauche a été euh assassiné dans le parallèle avec euh une euh d'énervie euh d'extrême droite. Et donc dans les deux cas, on voit bien qu'il y a des porosités et tous ceux, c'est pour ça que je refuse cette tenaille, voilà, je refuse cette polarisation du débat politique entre des extrêmes qui continuent ou admettent d'avoir cette relation ambigue avec la violence dans le pays.
Voilà, il y a une très grande majorité de gens qui ne veulent pas de ça. Et moi à ce à cette à ce face- àface entre RN et LFI, je préférerais 1000 fois et c'est le sens de mon engagement aujourd'hui, qu'on ait une droite républicaine, qu'elle assume ses positions et que surtout en face, on est une gauche républicaine qui offre une alternative à ceux des électeurs désemparés qui parfois se disent "Bon ben, on va aller à ceux qui parlent le plus fort ou qui nous disent des choses qu'on veut entendre." Maintenant, il faut avoir il faut parler à l'intelligence de nos concitoyens et de leur dire que on a des solutions à apporter sur les questions de pouvoir d'achat, de sécurité, de transition écologique, sur les inquiétudes du quotidien plutôt que de céder à cette à ces passions extrêmement dangereuses pour la démocratie.
Et ces deuxlà, le RN et LFI, se nourrissent mutuellement. Ils rêvent de cette confrontation, il rêvent de cette fascination pour la violence. Si vous avez lu le blog d'Olivier Fort, c'est c'est quelque chose qui intéressé Arlet Chabo d'avoir votre réponse sur le ce qu'a écrit le premier secrétaire du PS.
Alors euh certains disent qu'il a mis un petit peu de temps à réagir mais le texte effectivement est assez long. Il dit s'agissant de la gauche et spécifiquement de la langue France insoumise, elle ne peut s'affranchir d'un examen de conscience. Euh à force de chercher tout et son contraire, elle finit par laver par contraste l'extrême droite de sa violence intrinsèque et l'exonérer des turpitudes de ses propres satellites identitaires.
Alors, c'est une réflexion politique, c'est-à-dire en gros bah euh si je simplifie et si je réduis, Olivier Fort dit que Jean-Luc Mélenchon permet en quelque sorte à l'extrême droite aujourd'hui de marquer un point. Mais c'est pas que à l'occasion de ce drame. Évidemment, je partage cette analyse, l'extrême droite s'achète une virginité sur le dos de comportement de de la gauche radicale ou de ou de l'extrême gauche.
Mais ça fait un moment qu'on sait que c'est le cas. Ça fait un moment qu'on sait que ceux qui déroulent le tapis rouge au Rassemblement national, c'est cette gauche radicale, stérile et inutile qui euh n'offre pas de perspective constructive pour le pays. Et c'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut qu'on échappe, il faut qu'on construise l'alternative.
Et moi, je souhaite plutôt que de s'enfermer euh euh dans des commentaires sur ce face- à face que les uns et les autres veulent installer, de dire "Mais c'est quoi l'autre chemin ? C'est quoi la proposition d'une gauche républicaine qui permet précisément de construire cette alternative ? Et c'est ça que moi je veux incarner et je le redis, une très grande majorité d'électeurs ou d'habitants de ce pays ici de la gauche attendent cette offre là.
Quoi ? extrait que que vient de citer Harlev, il le premier secrétaire du PS a mis plusieurs jours à réagir et quand il a réagi, c'est à travers son blog et une formulation assez longue, précise, un peu alambiquée quand même à certains moments. Pourquoi il y a pas une réaction spontanée, simple de condamnation immédiate de la part du patron de votre partie ?
Vous avez raison et moi je regrette que dans des moments pareils, on n pas la clarté de dire les choses. Je partage l'analyse que fait Olivier Fortion et la conséquence qui devrait avoir été tiré de longue date. Plus aucune relation électorale, programmatique, politique avec la France insoumise.
Je l'ai vécu personnellement en 2024. J'ai fait le choix personnel de ne pas être candidat dans le cadre de l'alliance du Nouveau Fond populaire avec le logo de la France insoumise. Pourquoi ?
Parce que dès avant la dissolution de 2024, Olivier Fort lui-même avait dit plus aucune alliance avec la France insoumise après les propos qui avait été tenu par Jean-Luc Mélenchon et ses lieutenants au lendemain du 7 octobre après la campagne dégueulasse que la France a soumise avait faite en ciblant Raphaël Glann en en ciblant la candidate socialiste Emma Rafovic candidate sur la liste des européennes au regard de cette campagne dégueulasse qui avait été faite essentialisante stigmatisante avec des relisémites, je les ai subis personnellement de la part de Jean-Luc Méchap. À un moment donné, on a des principes et on dit stop. Et donc quand on a dit stop à un moment donné, on ne fait pas dans la godie, on ne fait pas dans la tergiversation, on ne fait pas dans euh l'adaptation euh aux contraintes du moment.
Les contraintes du moment, c'est quoi ? Les élections municipales, c'est ça le sous-jacent ? Et ben je vais vous dire une chose.
Dans des moments où on est confronté au sujet sur les valeurs et sur les principes parce que la politique ça commence par les principes et les valeurs, et bien on se tient à ça. Et moi je l'assume, je le redige, je l'ai vécu personnellement. Mieux vaut prendre le risque de perdre une élection que de perdre son âme.
Et que on construit sur le temps long et cette gauche républicaine dans sa construction ou sa reconstruction, elle ne peut pas être taxée de faiblesse ou de complaisance. Voilà. Donc il faut la politique c'est y compris savoir prendre des risques et rompre totalement avec ceux qui hier ont été parfois les alliés mais qui abîment salisse tire vers le bas la nécessaire reconstruction de cette gauche républicaine.
Donc à un moment donné si on veut être cohérent on ne s'allie pas et on ne tergiverse pas. Moi, je préférais que dans la période les choses soient dit clairement notamment à l'occasion des élections municipales. Et bien vous aviez fait hier, j'allais dire le teasing de votre venue sur LCI.
On va regarder ce que vous avez posté sur le réseau X. Je défendrai à nouveau le chemin nécessaire en venant dans cette émission d'une gauche républicaine intransigente refuse la tenaille d'un débat absurde polarisé hélas entre le RN et LFI. Soyons clair, je ne veux pour mon pays ni de l'un ni de l'autre.
Alors, vous avez raison de dire soyons clair car personnellement, j'avais pas tout compris de ce que vous aviez déclaré il y a quelques jours en disant "Je préfère voter pour le candidat quel qu'il soit face au RN, même s'il est LFI en cas de duel entre les deux parties au second tour. Dites-nous clairement quelle est votre position encore une fois euh parce que je sais que ça a pas mal chamboulé ou inquiété un certain nombre de vos partenaires au sein même du PS." Je l'ai dit dans la première question.
En fait, répondre à cette question, c'est valider un scénario qu'il faut combattre par-dessus tout. Voilà. Si je réponds à cette question qui nous prolonge dans un deuxième tour, en l'occurrence, il y a une question sur les élections municipales totalement théorique.
Voilà, moi je refuse que ce choix soit offert aux Français et donc je me bats dès le premier tour pour que une offre de gauche républicaine ne rende pas possible l'accession au deuxème tour de la France insoumise pour une simple raison, c'est que si on arrive à ça, c'est déjà perdu. Si on parle de l'élection présidentielle en 2017, les sondages disaient en 4 de 2e tour Mélenchon Le Pen. Mélenchon était à 65 %, Le Pen à 35 %. 9 ans après, en 2026, les mêmes sondages en cas de 2e tour Mélenchon Le Pen ou Bardela, c'est 65 % pour l'extrême droite et 30 ou 35 % pour Jean-Luc Mélenchon.
Donc c'est la défaite assurée. Le meilleur allié de Jordan Bardella d'une certaine manière aujourd'hui, c'est un Jean-Luc Mélenchon qui fanfaronne et qui viendrait se hisser devant le candidat de la gauche républicaine. C'est la raison pour laquelle voilà aujourd'hui, il faut être absolument clair, pas d'alliance, aucune alliance, aucune proximité dans le contenu programmatique, dans l'orientation.
Moi, je combattrai toujours le Rassemblement national. Voilà. Mais le meilleur moyen de combattre le Rassembl national, c'est d'offrir une alternative de gauche républicaine qui répond aux préoccupations du quotidien de citoyens.
Une fois que vous avez dit ça, on retient, vous dites ni l'un ni l'autre. Est-ce que ça veut dire que vous êtes sur la position aujourd'hui qui est celle des Républicains, qui est celle partagée par le groupe central, par la présidente de l'Assemblée nationale, le NI ni ni, est-ce que vous mettez aujourd'hui un signe égal entre le Rassemblement national et la France insoumise comme ils le font ? Je les combats l'un et l'autre parce que les deux constituent euh un danger pour C'est d'égalité, c'est la égalité pour vous sur les risques.
Bah non, c'est très important parce qu'à gauche on dit impossible. Je peux pas être plus clair que de vous dire que vous savez quoi ? que distingue les dirigeants de la France insoumise de ces des électeurs et moi je m'adresse aux électeurs de la France insoumise en disant que si vous voulez qu'on traite la question de la défaillance des services publics, de l'accès aux soins, du pouvoir d'achat, de des difficultés du fonctionnement démocratique et de la grande verticalité, ça ne sert à rien d'aller dans le bruit et la fureur qui est celui de l'impuissance politique, qui est celui de la stérilisation du débat politique et ça n'a pu prospérer.
Je vais vous dire une chose, il n'y a pas 22 % de personnes dans ce pays. C'est le score de Jean-Luc Mélenchon à la dernière élection présidentielle qui partage l'orientation politique et surtout la stratégie de conflic conflictualisation et de brutalisation. Et donc la responsabilité historique essentielle pour la famille politique à laquelle j'appartiens, cette gauche républicaine qui est une gauche du réel, qui n'est pas dans l'incantation euh et dans la promesse euh et les illusions euh vendues, qui est une gauche du réel, une gauche des solutions qui est intransigente sur les questions républicaines, sur les questions de laïcité, sur les questions de République, sur les questions de lutte contre l'antisémitisme et le racisme et qui dans le même temps est authentiquement de gauche et qui s'attaque à l'ensemble de ces problématiques. responsabilité de cette formation politique et de cette de de ce courant politique est historique aujourd'hui parce que si il refuse la confrontation parce qu'il y a une confrontation et c'est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui la veut cette confrontation quand il dit punissez les socialistes aux élections municipales il veut cette confrontation et bien il faut l'assumer et on assume une confrontation certainement pas en mégotant en godillant en trouvant des circonstances atténuantes.
Il y a une bataille à gauche sur les valeurs et sur les réponses que nous apportons pour protéger les Français. Et bien, on a encore beaucoup de questions à vous poser. Tiens, Jordan Bardella dit cordon sanitaire autour de la France insoumise.
Est-ce que vous reprenez à votre titre cette expression aussi ? Bah vous répondez dans toute franchise. Il est bientôt 10h30 sur LCE jusqu'à 11h.
C'est en toute franchise avec Jérôme Gedge, député PS de Leson et candidat à la présidentielle. Juste avant de s'interrompre quelques instants, on était sur le ni LFI ni rassemblement national. Marcelovespre du Parisien aujourd'hui en France.
Notre partenaire avait encore quelques questions à ce sujet. Ah oui, parce que quand j'écoute le numéro 2 du Parti socialiste Pierre Jouvet, il dit publiquement il peut y avoir au cas par cas de façon quelques exceptions où il peut y avoir des alliances entre le PS et LFI. Du coup, on ne comprend plus la ligne du Parti socialiste.
Ben raison de plus pour qu'elle soit claire. Quand on a dit un jour aucune alliance programmatique électorale avec la France insoumise, on ne fait pas une distinction entre un scrutin législatif présidentiel et un scrutin euh municipal. Voilà, il y a des moments où il faut être constant et cohérent dans euh ces euh positions.
Et donc euh à l'échelle municipale, moi je le dis très clairement, je souhaite qu'il n'y ait aucun accord avec la France insoumise et pour quelque raison que ce soit euh qu'il n'y ait pas très concrètement un logo du Parti socialiste à côté d'un logo de la France insoumise sur un bulletin de vote qui sera sur les tables des bureaux de vote le 15 mars dès le prer tour ou le 22 mars dès le 2è tour. Quand Olivier Fort dit il y a de jours à à Lille, il n'y a pas d'accord au premier tour, et bien il faut en tirer les conséquences. Là où de manière bricolée ou improvisée a été laissé faire.
Oui, c'est une ambigué. C'est une ambiguïé et je le numéro 1 numéro 2 qui disent au même moment des choses différent mais parce que les choses vont se faire dans le tumulte de euh des derniers jours de la campagne et de l'entre de tours. Et je pense qu'il faut avoir une position extrêmement claire et y compris de dire que on préfère perdre une élection que d'envoyer un signal qui va empêcher précisément de construire l'offre alternative que j'appelle de mes vœux.
Comment dire nous sommes une gauche qui est prête à exercer les responsabilités, qui répond aux préoccupations de nos concitoyens, qui n'est pas dans l'outrance, qui n'est pas dans le tumulte et le fracas et euh dans le même temps d'envoyer des signaux de porosité. Il y a besoin et ben il faut sortir de l'hypocrisie, il faut sortir de la complaisance, il faut sortir de la godie du double discours. Voilà.
Et moi, je pense que cette gauche républicaine, elle retrouvera l'oreille et l'attention et le soutien d'une grande partie de nos concitoyens qui euh justement sont désemparés par ces mouvements sinusoïdaux. Euh à partir du moment où on aura une clarté dans l'expression et surtout une clarté dans les propositions parce que le fond de l'affaire quand on fait de la politique, moi je m'adresse à tous les électeurs. Vous savez quoi ?
Je m' même je m'adresse même aux électeurs du Rassemblement national pour leur dire vous vous choisissez la pire des réponses au problèmes que vous que vous vivez. Les sentiments de relégation dans les villes sous-préfecture de l'absence des services publics, les difficultés d'accès aux soins, d'accompagnement du grand âge ou des personnes en situation de handicap, les problèmes pour boucler les fins de mois, voilà les questions de sécurité pour lesquelles il y a des réponses de gauche et pour lesquelles la surenchère n'est pas la bonne la bonne solution. Donc moi, je m'adresse à tous les Français inquiets et préoccupés qui ont un besoin de protection et c'est la République sociale qui peut les protéger.
La République sociale, c'est l'intransigence. Je le dis par exemple sur les questions de laïcité, que ce soit l'extrême droite qui a une forme de laïcité de combat punitive stigmatisante sur une partie de nos concitoyens ou que ce soit à la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon qui a une vision multiculturaliste qui remet en question justement le cadre républicain de notre laïcité, ben dans les deux cas, c'est pas des bonnes réponses pour la concorde et la protection que la laïcité offre à nos concitoyens, c'est-à-dire la liberté de croire et de ne pas croire qui protège toutes et tous ces questionsl qui sont au cœur des préoccupations de nos concitoyens, il faut qu'elles soient portée dans la campagne de l'élection présidentielle et c'est la raison pour laquelle il faut être clair. Voilà, il faut être clair et sur ces sujets-là, il peut pas y avoir d'ambiguïé municipale.
On va y venir sur la campagne présidentielle et la vottre bien évidemment. Cordon sanitaire autour de la France insoumise, je disais, c'est ce que appelle Jordan Bardella, le président du RN. Est-ce que vous reprenez les mêmes termes d'utiliser ce mot de cordon sanitaire ?
On se rappelle année 80 Jacques Chirac c'était pour dire non pas d'alliance avec le FN de l'époque. Mais je vous en supplie, je vous en supplie collectivement, voilà, si vous voulez installer le débat en permanence sur Ren Li, dédiaboliser le Rassemblement national en ne voyant que les problèmes de LFI qui existent et qui sont absolument incontestables. Moi, je veux sortir de cette de cette tenaille.
Voilà, parce que à chaque fois que je parle du RN ou du LFI, pendant ce temps et ben on ne parle pas de ce que la grande majorité de nos concitoyens. Et donc franchement, c'est un peu un coup de gueule parce que ce tout s'installe là pour que ce duel euh euh soit celui qui soit proposé. Ça fait le jeu et de Bardella et euh de Jean-Luc Mélenchon et je peux vous assurer que çait pas le jeu des Français qui n'ont pas envie d'être broyés dans cette tête.
Non mais encore vous allez nous engueuler peut-être m'engueuler mais c'est quand même fondamental parce que la lutte contre l'extrême droite c'est au cœur du rassemblement. C'est c'est dans l'ADN de la gauche qui se rassemble pour lutter contre l'extrême droite. Si vous vous dites ni l'un ni l'autre euh et donc je franchement vous êtes très transgressif et on va vous regarder, on va vous dire mais il est devenu fou quoi.
Non je je je suis pas transgressif. Ma priorité continue continue de combattre l'extrême droite. Je dis juste parce que LFI est le la pire réponse possible pour combattre l'extrême droite, c'est la réponse inefficace et que si LFI se hisse au deuxème tour d'une élection, alors c'est la certitude que le RN l'emporte parce que RFI LFI est devenu un repoussoir est devenu un boulet pour la gauche et donc j'assume de mener la confrontation pour que l'offre politique qui passe devant au moment de d'une élection ce soit celle de la gauche républicaine.
Et donc voilà, ce n'est pas transgressif. C'est de dire la le moyen le plus efficace de combattre le Rassemblement national, je vais vous dire, c'est que un la droite républicaine fasse son boulot, fasse son ménage, soit clair dans ses positions et elle-même n'est pas des porosités. Et que la gauche républicaine soit suffisamment attractive, solide, séduisante, si j'ose dire rassurante par rapport aux inquiétudes et au caractères anxiogènes que LFI met dans le débat politique.
Et si on arrive à faire ça, alors les questions que vous évoquez ne se poseront pas. Et donc moi, je veux mettre toute mon énergie dans cette reconstruction là. Alors, primaire ou pas primaire, vous allez nous le dire au sein de la gauche.
Juste pour terminer, vous avez on a beaucoup parlé de Jean-Luc Mélenchon. Je voulais vous montrer une petite archive. C'était il y a 12 ans, 2014, je sais pas si vous vous en souvenez, à la Cour Neuve.
Voici ce que vous disiez. Jean-Luc et Jean-Luc, lui c'est lui. Moi, c'est moi.
Et au moins, on a un point qui nous rassemble tous, c'est qu'on considère que à gauche, on doit se parler. Donc l'union de la gauche, c'est pas c'est pas ringar. Voilà.
Ça a pris un sacré coup de vieux, non ? Oui, ça a pris un coup de vieux. Mais vous savez quoi ?
Moi, j'assume, parce que vous pourriez me dire, il enjambe une période en 2022, il y a eu l'Union de la gauche au moment des élections législatives après le score qu'avait fait Jean-Luc Mélenchon. Et à ce moment-là, j'ai considéré que c'était le périmètre pertinent à la condition que chacun s'oblige mutuellement et que l'Union de la gauche, c'est pas l'hégémonie de telle ou telle. et en l'occurrence la France insoumise qui impose sa manière de faire de la politique, la brutalisation, la conflictualisation et qu'est-ce qu'on a vu malheureusement pendant toute cette séquence là sur tous les sujets une singularisation.
Voilà, au moment de la réforme des retraites, c'est Jean-Luc Mélenchon qui part un tweet fait péter, si j'ose dire, la stratégie parlementaire qui avait été construite au moment des émeutes de 2023 après la mort du jeune Naël. C'est Jean-Luc Mélenchon qui dit "Nous n'appelons pas au calme, nous appelons à la justice." Et qui poursuit avec sa petite musique la police tue.
Non, la police ne tue pas. Moi, je suis attaché à la police républicaine qui est la garante de l'ordre républicain sans lequel il n'y a pas de justice sociale et de dispute apaisée et de débat démocratique. Et donc dans l'excès et dans l'outrance pour pouvoir aller parler à une partie de nos concitoyens en se disant on va les réveiller et les attirer dans le débat démocratique mais sur des positions extrêmement clivantes.
Et bien sûr si je continue l'année 2023, ça a été les positions indignes qui ont été prises au lendemain du 7 octobre. donc débattre à gauche mais quand on est dans le périmètre de la gauche et je considère à un moment donné que la France insoumise en tous les cas ses dirigeants parce que encore une fois moi je connais des militants sincères des électeurs qui sont tout autant désemparés par cette fuite en avant et je veux leur proposer nous voulons leur proposer une offre une offre alternative et tout cela euh considère que c'est stérile ça ne mène à rien si ce n'est à la victoire du Rassembl national vous nous avez dit en début d'émission que vous étiez toujours candidat présidentiel 2027 justement question de Marcelo Vestfred sur vous le candidat Jérôme Gede. Depuis votre déclaration, on n' pas pardon l'impression que ça fait beaucoup bouger les lignes en interne et cetera, les rapports de force.
Est-ce que vous avez est-ce que vous avez le sentiment quand même que ça peut décoller un moment ou un autre ? Est-ce qu'il y a des gens derrière vous ? Est-ce que vous allez organiser quelque chose ?
On voit bien votre déclaration, on voit moins, pardon, le mouvement, la dynamique qui pourrait y avoir derrière. Euh bah d'abord parce que moi je suis candidat pour porter la ligne que je vous ai évoqué intransigent sur les questions républicaines et radicalement de gauche au sens où on s'attaque aux inquiétudes et aux préoccupations de l'ensemble de nos concitoyens. Vous savez que c'est une situation quand même assez paradoxale d'avoir pour l'instant au sein du Parti socialiste et à l'intérieur de la gauche, en tous les cas de cette gauche républicaine, personne qui met en avant ses idées dans le débat politique.
Et quand on approche une élection présidentielle, c'est la candidature qui fait que on va s'intéresser à ce que vous racontez. Donc moi, le sens de ma candidature pour aller jusqu'au bout, c'est de faire en sorte que l'offre politique soit celle qui parle à l'ensemble de nos concitoyens, qu'on sorte de la tambouille, qu'on sorte de cette ce manquéisme, cette binarité qu'on essaie de mettre en place pour dire mais concrètement après les 9 années de macronisme ou les 10 années de macronisme en 2027 de cette grande confusion d'ailleurs qui a contribué à l'émergence d'une certaine manière et à la consolidation du Rassemblant national, est-ce qu'on est capable de revenir fondamentaux, voilà, de ces préoccupations. Donc moi, je suis le candidat, je porte ces idées-là.
Euh je souhaite qu'on ait un processus qui permette de rassembler le plus largement. Je suis favorable à ce qu'il n'y ait qu'une seule candidature de cette gauche républicaine qui devra en première confrontation parler à l'ensemble des Français et euh siphonner, si j'ose dire, l'électorat de Jean-Luc Mélenchon désemparé qui parfois va là en se disant ben c'est là que ça se passe, voilà et il faut qu'on se batte la coulpe et moi le drame que j'ai, pourquoi on parle pas du projet ? Est-ce que vous connaissez le projet socialiste à l'élection présidentielle ?
Il est en cours d'élaboration et il doit être adopté prochainement. On a l'impression que c'est déjà un retour à même 80. On trouve que le programme de de François Méron 80 était à peu près mesuré, beaucoup plus mesuré que nous avons avec les groupes parlementaires avec Boris Valallot à l'Assemblée nationale avec Patrick Caner, ces dernières années étaient force de proposition sur bien des sujets.
Nous avons eu des débats internes au Parti socialistes. Nous avons la matière pour afficher la singularité de cette gauche républicaine. C'est-à-dire pas une gauche qu'à faucon, pas une gauche stigmatisante.
Pour l'instant, on voit pas les propositions concrètes. On voit des ébauches qui sont effectivement des choses qu'on a déjà vu, mais on voit pas encore des propositions sur la table estampillé Parti socialiste ou estampillé Jérôme Jouris Val bientôt. Mais moi je suis je suis pour queil y ait cette efflorescence de proposition.
On aura prochainement l'adoption du projet du Parti socialiste. C'est aussi une manière de d'orienter la manière dont ce projet sera rédigé précisément pour qu'il soit crédible. Je pense que aujourd'hui l'enjeu premier est d'offrir une perspective.
Allez, je vous prends un exemple. Moi, toute la journée euh je suis interpellé par tous ces Français qui considèrent que la politique ne répond pas aux vulnérabilités et aux fragilité du quotidien. le besoin d'une République qui protège les personnes confrontées à la maladie, les personnes en situation de handicap, les personnes confrontées à l'avancée en âge, à la solitude, à l'isolement.
Vous savez qu'en France, il y a 11 millions d'aidents qui accompagnent des personnes. Il y a pas une famille qui n'est pas concernée par le sujet de l'aidence, de l'accompagnement des vulnérabilités. Où et quand c'est présent dans le débat public ?
Au moment où on a fêté les 80 ans de la sécurité sociale, qu'est-ce qu'on propose de concret pour que les gens ne se retrouvent pas tout seul confrontés à payer le coût d'une maison de retraite qui n'est pas qui est trop important par rapport au montant des retraites pour trouver l'accompagnement quand une personne est en situation de handicap, quand une maladie de longue durée, je pense au cancer concerne des millions de français. Quel est l'accompagnement dans l'entreprise, dans la ville, dans la famille ? Voyez ces sujets qui sont sous les radars.
J'aimerais tellement j'aimerais tellement qu'on puisse en parler j'aimerais tellement qu'on puisse parler et je le fais trop brièvement ici de la manière parce que moi je suis un authentique socialiste qui considère qu'il faut produire de la richesse pour la redistribuer. Je ne suis pas un décroissant. Je considère que la sobriété dans la croissance est nécessaire au regard de la transition écologique mais qu'il faut organiser la redistribution la justice fiscale.
On a parlé pendant le budget. J'étais un acteur du compromis budgétaire avec Sébastien Lecornu parce que j'assume le fait que personne ne peut avoir raison tout seul et que il faut avoir le courage de la nuance dans certains moments pour trouver des solutions au service de l'intérêt général. Donc j'ai construit le compromis.
Demain, il y aura probablement pas de majorité pour un prochain président de la République. Voilà plein de sujets que vous me mettre sur la table. Alors ça veut dire euh j'aurais envie de vous demander s'il y aurait qu'on parlera aussi de sécurité et d'immigration projet socion je vous ai parlé de la protection.
Vous dites "Oui, comme ça c'est clair." Simplement vous voulez porter un projet, vous avez discuté de ce projet au sein du PS et alors après comment on fait pour trouver celui qui va incarner ce projet à côté de Jean-Luc Mélenchon, de la France insoumise ? Comment vous faites ?
Primaire, pas primaire avec Marine Tolier, François Ruffin. Je sais pas puisque au Payas visiblement il y a une divergence sur participer ou pas à la prim. Je vais vous dire on on repart dans le bon ordre.
On met pas la charrue avant les bœ parler le projet justement. Oui, d'accord. Mais aujourd'hui, est-ce que sur la vision stratégique acte 1, Ouais.
Acte 1, aucune coalition gouvernementale avec la France insoumise puisque nous avons un désaccord. Oui, mais si on met ça sur la table, tout le monde n'est pas forcément d'accord avec oui, mais vous voyez bien la difficulté qu'on peut pas mettre la charant les bœ et discuter d'une primaire, la primaire dite de Bagneux où il y a et c'est tout à fait légitime pour eux François Ruffin, Clémentine Autin, Marine Tondelier mais une périmètre dans ce une primaire dans ce périmètre c'est mais ça colorise cette primaire comme étant compatible puisque vous avez à l'intérieur des gens qui sont prêts à continuer à discuter avec Jean-Luc Mélenchon. Donc partons d'abord des de la vision stratégique, aucune coalition avec la France insoumise et puis aussi sur des points essentiels.
Pardon mais le président de la République, il est euh respé et il mène les questions euh diplomatiques. Il y a des désaccords à gauche sur la place de l'OTAN et le rôle de l'OTAN sur la manière dont nous devons construire une Europe de la défense. Je suis pour l'autonomie stratégique de la défense et sur la construction d'un appareil de défense qui suppose un renforcement des coopérations entre pays européens.
Tout le monde n'a pas cette visionlà à l'intérieur de la gauche. Donc commençons sur ces principes on va juste accueillir s'il vous plaît Frédéric Delpêche qui va venir vous poser ses questions du TAC au tac. J'avais juste ces trois photos de la semaine à vous montrer Jérôme Gage parce que le temps file effectivement et on a envie d'en savoir un peu plus.
Juste première photo. Regardez Ang sous les eaux. Ça vous inspire quoi en un mot en adjectif cette semaine ?
Ben d'abord, solidarité avec euh euh les Français euh sous l'eau et puis euh évidemment euh la question écologique, elle peut pas passer euh euh elle peut pas passer à la trappe parce que on est rattrapé matin, midi et soir par des événements climatiques de cet emplo comme vous l'aviez bien expliqué. Deuxième image, deuxième photo, c'est la couverture du livre de Giselle Péico et la joie de vivre. Elle est sublime.
Elle est sublime dans dans ce qu'elle nous dit. La joie de vivre, c'est-à-dire après les épreuves et après la la tonit truance avec laquelle elle a permis de de parler de ces questions-là, de dire "J'ai le droit au bonheur". Et c'est un c'est un modèle d'optimisme.
Visage de la semaine et de la semaine qui vient, celui d'Améie de Monchalin qui prend ses fonctions demain comme présidente de la Cour des comptes. Euh, que dire ? Euh, elle a été mon adversaire dans ma circonscription et elle a été celle avec qui j'ai négocié.
Donc je le dis, elle a toutes les compétences pour être présidente de la Cour des comptes, mais sa nomination est un peu baroque parce qu'elle va se retrouver dans la situation de juger un budget qu'elle a contribué à élaborer. Et s'agissant d'une institution essentielle au moment où l'état de droit doit être consolidé, il peut pas y avoir de suspicion de complicité politique. Je pense qu'il faut remettre la question de la nomination, de la durée des nominations parce que là en théorie, elle est nommée pour 20 28 ans.
C'est c'est pas bon pour l'institution. On va avoir besoin on va avoir besoin d'un état de droit qui n'est pas contesté. Voilà.
Et qu'il s'agisse du Conseil d'État, de la Cour des comptes, du Conseil constitutionnel. Ce sont des remparts absolument indispensables face à la vague réactionnaire et libérale qui déferle sur tous les pays du monde. Les États-Unis en sont l'exemple.
Et vous voyez la Cour suprême, à un moment donné, elle est capable de signer le ha sur la question des droits de douane à Donald Trump. Donc on aura besoin de choses indépendantes et solides dans le pays dans les années mon chalin recasage oui ou non ? Du coup encore une fois elle a les compétencer cette responsabilité mais je trouve que la nomination immédiatement après avoir exercé le pilotage du budget c'est un peu baroque.
Frédéric Delpêche c'est donc à votre tour vos questions du tac au tac. Bonjour. Alors est-ce que vous voterez la motion de censure que doit déposer le Rassemblement national cette semaine sur la feuille de route énergétique ?
Non je ne la voterai pas. Pourtant, vous avez des réserves, pas assez d'énergie renouvel. Avons nous avons des réserves sur la feuille de route.
Il y a un point de compromis qui a été trouvé. Nous, la position, elle est de développer les énergies renouvelables et il y a pas de moratoire en tant que tel, mais ça lève le pied notamment sur le développement de l'éolien terrestre au prix au au bénéfice de l'éolien offshore, maritime. Euh donc c'est trop euh ambivalent dans le renforcement. jamais que propose le national.
Non mais parce que en l'espèce en l'espèce euh je nous avons des désaccords avec l'insuffisance de la programmation sur l'énergie mais pas au point de censurer un gouvernement. Et en plus en plus je suis cohérent, je vous dis tout à l'heure quand j'ai fait la négociation, moi je pense que le pays a besoin d'une stabilité institutionnelle précisément pour que le débat de la présidentielle puisse se nouer dans des bonnes conditions. Un salon de l'agriculture sans vaches avec des organisations syndicales, certaines boycottent la venue de Emmanuel Macron.
Vous comprenez cette colère ? Mais il y a une inquiétude majeure dans le monde agricole. Moi, je serai mercredi avec mes collègues députés socialistes euh au salon de l'agriculture comme chaque année.
Et l'inquiétude, elle est elle est elle est triple. Il y a d'abord une inquiétude sur le revenu des agriculteurs. Voilà, parce qu'on peut pas s'accommoder du fait qu'il y ait tant d'agriculteurs, ceux qui nous nourrissent, qui nous qui aménagent nos paysages et aménagent le territoire, qui soient dans des situations de grande précarité.
Il y a un enjeu de euh sécurité alimentaire et aussi de sécurité euh comment dire sanitaire euh tout court sur la question des recours au pesticides et de la qualité euh de l'alimentation euh qui est produite. Et puis un enjeu majeur qui est celui de la souveraineté alimentaire. Le mot de souveraineté.
à vous me parliez de ma campagne, je revendique le mot de souveraineté parce que c'est ce qui fait la force d'une nation, d'être indépendant sur sa production pharmaceutique, sur la question alimentaire, sur euh la réglementation de l'entrée du séjour sur son territoire, la souveraineté à l'échelle nationale ou à l'échelle européenne. Voilà un beau mot qu'il faut réhabiliter dans une campagne électorale. LFI propose une commission d'enquête sur Epstein.
Est-ce que vous avez été surpris de la mise en cause de Jacques Lang dans cette affaire Epstein ? Euh bah je l'ai découvert comme euh comme beaucoup. Euh est-ce qu'on est surpris, pas surpris ?
Moi ce qui m'a bassourdi, c'est cette espèce d'endogamie d'un d'un petit monde et d'un entre sooi qui euh vit dans l'impunité euh l'impunité financière. On fait des affaires ensemble, on fait parfois euh des malversations ensemble et puis pire cette espèce d'impunité dans l'exploitation sexuelle, dans cette domination physique grâce au pognon, grâce à l'argent. C'est tout ce que je déteste.
Alors moi je pense que pour tordre le coup à tous les complotistes euh il faut qu'il y ait un outil qui permette d'assurer la plus grande transparence. Comme je suis quelqu'un de nuancé, je ne suis pas convaincu que l'outil commission d'enquête parlementaire pour voir comment elle fonctionne soit le plus adapté. Mais encore une fois, si on me dit qu'une commission d'enquête permettra de rassurer nos concitoyens sur le fait de dire que personne ne met le le couvercle sur ce cette affaire là et qu'on partage toutes les informations en temps réel.
Donc je sais pas quelle forme ça peut revêtir mais il faut qu'il y ait un endroit neutre indépendant qui permette de garantir que rien n'est tu rien n'est caché. Il y a des enquêtes financières qui sont lancées, celle du parquet national financier. S'il y a des enquêtes pénales qui doivent être lancées, elles doivent elles doivent l'être.
Mais voilà, il y a il y a besoin parce que il y a rien de pire dans la période que d'avoir ce complotisme, ces allusions et au final cette défiance avec le côté tous Frédéric. Les droits de douane rétablis après la décision de la Cour suprême aux États-Unis, 15 % Donald Trump. Cette fois-ci, est-ce que l'Union européenne doit avoir une réponse plus ferme ?
Mais évidemment, c'estàd que la faiblesse de l'Union européenne du fait de des dissensions en son sein, c'estàd qu'il faut revenir euh à un projet européen et je le dis quitte à ce que on construise à l'intérieur de l'Union européenne des coopérations renforcées entre quelques États sur des projets. C'est-à-dire que à un moment donné l'Union européenne a 27, c'est la garantie de son effacement et de son de sa faiblesse dans l'expression. Revenons à des coopération renforcé tout seul ne peut rien.
La France toute seule dans le monde ne peut rien. Euh elle a besoin de porter sa voie singulière qui est celle de la confiance dans le droit international, de la confiance dans le multilatéralisme, mais elle a besoin de s'agréger des alliés des alliés dans les pays de l'Union européenne mais aussi des des alliés à l'échelle à l'échelle planétaire. pendant longtemps dans une tradition, allez, on va dire golisto mitérandienne, nous étions dans un rapport allié mais non aligné avec les États-Unis.
Il faut enfoncer cette logique là encore plus quand on a un partenaire avec des guillemets américains qui est qui est de moins en moins allié. Et donc oui, on a pris du retard mais cette autonomie stratégique politique de l'Union européenne avec une France fertance en son sein, c'est maintenant que ça doit se repasser. On terminera avec cette référence à au général de Gaul.
Merci beaucoup et à François Mitterrand. Merci beaucoup Jérôme G. Merci à vous de nous avoir suivi en toute franchise revient la semaine prochaine à 10h sur LCI dans un instant les vérificateurs avec bonne journée.
M.
Jérôme Guedj