Sarah Knafo sur LCP : Le vrai combat pour la liberté, c'est de privatiser l'audiovisuel Public
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 46 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelle est la bataille culturelle suprême pour la présidentielle de 2027 selon vous ?
- 20:00RelanceRéponse partielle
Le rapport à l'oncle préconise 1 milliard d'euros d'économie sur l'audiovisuel public. Est-ce fondé ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Pourquoi privatiser l'audiovisuel public ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Les milliardaires comme Vincent Bolloré ou Mathieu Pigasse ont-ils un agenda politique ?
- 50:00OuverteRéponse directe
La politique culturelle doit-elle se concentrer sur le patrimoine ou la création contemporaine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 30:00Sarah KnafoChiffre
« En ayant des millions de téléspectateurs captifs, des abonnés captifs qui doivent payer 130 € par an pour un abonnement à France Télévision et à l'audiovisuel public alors que parfois ils ne regardent pas cette chaîne. »
- 50:00Alain FinkielkrautFait
« La doctrine de la 5e République est de rendre présente les œuvres les plus hautes de l'humanité et d'abord de la France au plus grand nombre possible de Français. »
- 1:30Sarah KnafoFait
« On a tous le droit à la beauté. C'est un actif essentiel de la France. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous. Bonjour Christophe. Bonjour Anna.
C'est un plaisir de vous retrouver pour notre banquet. Aujourd'hui, on va s'intéresser à la bataille culturelle suprême, celle de l'élection suprême. Je bien sûr parler de la présidentielle car comme vous le savez Christophe, les batailles politiques se gagnent d'abord sur le terrain culturel.
Oui, c'est l'intellectuel italien Antonio Gramchi emprisonné par Mussolini qui a théorisé ça et on voit bien aujourd'hui que les luttes idéologiques sont au cœur des conflits que ça soit autour de l'audiovisuel public comme de l'édition. Le vieux monde se meurt. Le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair obscur survissent les monstres écriv Gramchi.
Et bien c'est dans ce clair obscur Christophe que se prépare déjà la présidentielle de 2027. Et pour en discuter, je vous propose de retrouver tout de suite nos invités. Alain Finkle Crow, Sarah Knafo, Aurélie Philippe et Alexis Corbière.
Alain Fincot, bonjour. Bonjour Anna Cabana. Vous êtes philosophe, membre de l'Académie française.
Vous êtes le mécontemporain le plus connu de France. Votre dernier livre, le cœur lourd paru chez Galimar est un livre insolite, profond sous forme d'entretien avec le journaliste Vincent Trémolet de Viller. Bonjour Sarah Knafo.
Bonjour Anna Avana. Vous êtes eurodéputé, vice-présidente de reconquête. En mars, vous avez été candidate à la mairie de Paris.
Vous vous êtes fait connaître du grand public en parlant beaucoup d'économie et de finances mais mon petit doigt me dit que vous ne sous-estimez pas tout à fait l'importance de la bataille culturelle. Et votre petit a raison. Aurélie Philippetti, bonjour.
Bonjour. Vous avez été ministre de la culture François Hollande, vous êtes aujourd'hui directrice des affaires culturelles la ville de Paris et vous êtes aussi écrivainte. Alexis Corbière, bonjour.
Vous êtes député écologiste et social de scène Saint-Denis. Oui, j'ai fondé un moment qui s'appelle l'après, c'estàdire l'alliance pour la République écologique et sociale, mais je siège avec les écologistes. Et vous faites partie de ces insoumis qui ont été purgés.
C'était le mot que vous aviez employé à l'époque par Jean-Luc Mélenchon. Bienvenue à tous les quatre. On est très heureux avec Christophe de vous accueillir au Poinçon.
Alors avant de commencer, j'aimerais vous proposer de revoir un extrait de cette commission d'enquête qui a fait couler tellement tellement d'encre. Ces 6 mois d'audition ultratendu à l'Assemblée nationale sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Son rapporteur, le désormais très connu député UDR Charles à l'oncle a été accusé de transformer les séances en tribunal politique.
Voici un extrait. Donc c'est un échange entre Charloncle et le patron de médias et banquier Mathieu Pigas. C'était le 2 avril.
Vous avez été reçu, je pense que vous attendez à ma question le 11 septembre dernier dans l'émission politique de France I par Caroline Rou et vous avez été introduit par Caroline Rou en ces termes. C'est pas facile d'avoir des patrons qui viennent dans des émissions politiques. Alors elle vous introduit, elle vous présente simplement comme un patron.
Elle oublie de rappeler par exemple que quelques mois auparavant, vous aviez appelé publiquement à voter pour le nouveau Franc Populaire en 2024. Elle oublie par exemple de rappeler que vous avez fait la une de libération quelques semaines, quelques mois auparavant en début de l'année pour expliquer que vous mettriez tous les moyens dont vous avez à vos dispositions pour lutter contre la droite radicale. Elle oublie de rappeler aussi que vous êtes le cfondateur de la société Media One qui produit des émissions dont elle est elle-même animatrice sur le service public.
Est-ce que vous avez pas l'impression parfois que Media One et bien prend du poids et de l'influence sur des émissions du service public en rupture totale avec l'indépendance éditoriale et les principes de neutralité qui nous sont chers ? Bien. Oui, [rires] j'hésite à rire.
Euh je vous remercie beaucoup de me poser cette question. Non mais monsieur l'pporteur, si vous pouvez juste écouter la réponse, c'est c'est c'est ça me fascine en fait parce que vous avez dit à de multiples reprises un certain nombre et pardon de ce terme de mensonges sur ce sujet que j'avais été invité dans l'émission l'événement de France Télévision que je produisais moi-même. Non mais j'ai votre déclaration, vous voulez que je vous la lise un peu Vous pouvez me donner acte que je la produisais pas.
Non mais est-ce que vous m'en donnez acte ? Je demande au président de voyez ambiance hein et comme ça on en a des heures et des heures. Alors Infini, le rapport à l'oncle puisque c'est comme ça qu'on va qu'on va l'appeler pour simplifier préconise 1 milliard d'euros d'économie la fusion de France 2 et de France 5 la suppression de France 4 de slash et du moo à l'infinkle CR vous faites partie fond du paysage de l'audiovivial public vous produisez réplique sur France Culture depuis 41 ans.
La commission à l'oncle, c'est comme ça qu'on l'appelle désormais, a été accusé d'être un instrument de la bataille culturelle. Est-ce que cette accusation vous paraît fondé ? Écoutez, je ne sais pas.
Charlan l'a dit qu'il refusait l'idée même d'une privatisation de services publics. Je lui en donne acte. Pour le reste, ce rapport dénonce une gabie financière des salaires mirobolants aux journalistes d'enquêter.
En plus, effectivement, le rapport s'inquiète des entors à la neutralité. Et ce qui est étrange, c'est que les événements qui ont su sa publication, notamment chez ceux qui la critiquent, n'ont fait que confirmer ce diagnostic. J'en veux pour preuve d'abord la retransmission de la cérémonie des Molières caricaturalement W et islamiste et surtout la réaction du syndicat des journalistes de France I quand il a appris ce syndicat la nomination de génie Bastier pour la réédition de l'heure de vérité et ça c'est très intéressant.
Les critiques ont fusé de partout et là j'ai sous les yeux une chronique de Daniel Schederman dans Libération. Bien sûr, cette commission a atteint son but. Les directions de Radio France et de France Télévision se savent désormais sous le regard de l'extrême droite et donne des gages.
Dernier exemple en date, l'embauche de la polémiste Eugénie Bastier en tant que chroniqueuse de la future émission politique de France I. polémiste Eugénie Bastier journaliste au Figaro et ça c'est un gage à l'extrême droite. Autrement dit quand on est aujourd'hui à la droite de Méia Part et de Libération, on fait partie de la fâchosphère, ça fait du monde et le syndicat visiblement des journalistes de France I pense la même chose.
Donc aurait-on voulu, si vous voulez confirmer le diagnostic de Charles Loncle, on ne se serait pas pris autrement. Aurélie Philippe, le rapport à l'on préconise la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public par le président de la République. Or, si je ne m'abuse, c'est vous quand vous étiez ministre qui avez mis fin à cette pratique.
Pourquoi ? Parce que c'est une aberration démocratique, que ce soit le président de la République qui nomme les présidents de l'audiovisuel public. Et d'ailleurs, ça avait été instauré par Nicolas Sarkozi.
Auparavant, les présidents de l'audiovisuel étaient nommés par l'ancêtre en fait de l'Arcom, ce qu'on appelait à l'époque le CSA ou avant la haute autorité. C'était un gage d'indépendance. Pourquoi ?
Parce que au moins dans une commission, il y a effectivement une pluralité de de voix, il y a des auditions et il y a une forme de transparence dans les processus de nomination. Donc on voit bien qu'au fond ce rapport il n'a pas pour objectif de régler des problèmes pour le service public ni de contribuer d'une manière intellectuellement honnête au débat public sur l'audiovisuel. il a pour objectif de saper toutes finalement les bases de la place de l'audiovisuel public dans une société démocratique.
Et ça, je crois que c'est essentiel à rappeler. Dire "On va faire 1 milliard d'euros d'économie sur l'audiovisuel, il y a pas besoin de privatiser. Si vous dites on coupe d'un tiers, vous tuez l'organisation." Donc ça veut dire simplement que l'objectif c'est de mettre à bas ce qui est l'un des piliers de toute société démocratique, c'est-à-dire un service public de l'audiovisuel qui fonctionne selon des principes qui sont, je le rappelle, définis par la loi puisque les principes de pluralisme, de de d'objectifs euh en terme de d'information, mais aussi de divertissement, de soutien à la création culturelle française, il faut le rappeler.
Ça fait aussi partie des objectifs du service public. Tout tout cela finalement serait mis à fond. L'objectif, il est aussi dans la méthode parce que sur ce rapport, je dirais que l'imprecipale critique en fait, elle vient d'être assez bien illustré, c'est la haine qui suintait des propos et de l'attitude de ce rapporteur.
Moi, j'ai été parlementaire, j'ai jamais vu une telle attitude de haine et ça c'est très inquiétant. Vous utilisez un mot très fort Auréliie Philippe par haine. Qu'est-ce qui vous fait penser ou caractériser cette attitude par le mot haine ?
Écoutez, moi par exemple, j'ai été j'ai été auditionné en même temps que Rosine Bachelot, Franck Christ et Rima Abdoumag. Donc on était quatre anciens ministres. Le rapporteur a attaqué madame Bachelot d'une manière extrêmement personnelle avec la même virulence avec laquelle il s'en est pris à Mathieu Pigas en lui demandant des comptes sur le fait qu'elle avait été invitée huit fois je crois sur le service public.
Euh, il s'est attaqué à Rima Abdou Malak en prétendant qu'elle avait des liens privés avec tel ou tel. Enfin, c'est-à-dire c'est des attaques à dominem, c'est des attaques personnelles et c'est des attaques d'une violence et d'une vulgarité sans nom. Ça c'est inédit pour vous.
Ouais. Ah ben ça c'est inédit. Enfin, je veux dire, on avait vraiment la l'impression d'être en face de Wifinski.
Sarfo, les les mots sont très forts. Quand on vient de regarder les images, c'est ce qui compte puisque puisqu'on parle de cette commission d'enquête, autant lire le rapport et regarder les images de cette commission d'enquête pour qu'on sache vous vous voulez une privatisation. La privatisation et je vais y venir.
Revenons sur la prétendue N du rapporteur Charles à l'Occle. Quand on regarde les images qu'on vient de voir, de quel côté suinte la haine ? Quand on écoute Mathieu Pigas parler, la morgue avec laquelle il s'exprime, le mépris affiché, sincèrement avec des amis comme ça, les défenseurs de l'audiovisuel public n'ont plus besoin d'ennemis.
Il fait le travail à la place de Charles à l'oncle. On aurait pu l'écouter parler pendant toute la commission et cela aurait suffi. Entre Rosie Bloot et Rima Abdouak, vous pensez qu'elles avaient aussi un discours de de d'arrogance juste je vais essayer juste de de Il a été comme ça avec tout le monde, en tous les gens qui n'étaient pas de son camp.
Ensuite, quand on aborde le fond, donc au-delà du ton, des propos et cetera, quand on aborde le fond, vous disiez tout à l'heure que l'une des preuves que Charles Henrial Longle voulait en réalité la disparition de l'audiovisuel public, c'était qu'il voulait que le président de la République, je cite, nomme le le directeur, la directrice de de France Télévision. C'est faux. Dans son rapport, je sais pas si vous l'avez lu, c'est 500 pages, c'est conséquent.
Quand on lit son rapport, il ne dit pas ça. Il ne dit pas que le président de la République doit nommer. Il dit qu'il doit y avoir un vote à l'Assemblée nationale et au Sénat.
Donc il y a eu beaucoup de fake news qui ont été émises sur ce rapport. Ça en fait partie. Pardon, pardon.
Le vote à l'Assemblée nationale et au Sénat, il est simplement obligatoire pour toutes les nominations qui relèvent de l'article 13 de la Constitution. Donc ce n'est pas lui qui le propose, c'est la Constitution 1958. Je le précise est d'accord.
Il y a pas de changement si il y a un énorme changement. Vous avez dit une contrevérité. Vous avez dit une contrevérité.
C'est pas lui qui propose. Lui propose que ce soit le président qui choisisse. Et comme dans toutes les nominations de l'article 13, n'importe quel choix du président de la République sur une nomination doit être entériné par un avec un vote avec un vote de l'assemblée.
Vous parliez de transparence, c'est important. J'invite les gens à aller revoir quelques minutes avant ce que vous disiez. Vous disiez qu'il y aurait un problème de transparence.
Il n'y en aurait aucun puisque le parlement pourrait voter sur la question. Je clos cette parenthèse pour continuer sur donc la privatisation. Vous dites madame la ministre, il faut un audiovisuel public pour avoir du divertissement sur les chaînes.
Bon alors déjà il y a un ensemble de missions du service public nous coupons pas je vous couperai pas focalise simp on va essayer de chacune de je vais juste lister ce que vous avez dit. Je vais pas me focaliser uniquement sur le divertissement. Vous parlez d'abord de divertissement, ce qui prête en effet à sourire quand on sait qu'aujourd'hui on vit dans un pays où l'armée ne tiendrait pas 3 jours en terme de munition en cas de conflit de haute intensité où vous avez des policiers qui doivent se payer des gilets par balle eux-mêmes.
Donc entendre que 3 milliards d'euros ce ne serait pas assez pour faire n'importe quoi. mission dire que le service public a plusieurs missions informer soutenir la création française non mais c'est vrai juste il faut s'entendre elle n' pas dit elle a prononcé le mot divertissement mais pas elle a pas limité l'action du service divertissement il faut bien débat ce que dit chacun sinon on va pas et je venais de le dire si si vous m'aviez écouté donc le divertissement première chose deuxième chose l'information si on regarde toutes l'émission que vous avez cité On observe que c'est déjà le cas sur des chaînes privées. Quand on compare la grille de TF1 et de France 2, quelle différence on y voit ?
Vous avez du sport, vous avez du divertissement, vous avez de l'information. Si on parle d'œuvre culturelle, vous avez radio classique. Alors peut-être que ça vous plaira pas, c'est Bernard Arnaud, mais c'est radio classique, c'est quand même de la musique classique.
C'est quand même le privé qui l'a fait. Pourquoi ? Parce que un, il y a un marché, il y a des amateurs.
Vous pouvez fixer un cahier des charges à toute chaîne qui vient émettre sur une fréquence. On a fait fermer des chaînes par exemple c'est H. Emmanuel Macron a fait fermer cette chaîne parce qu'il ne respectait pas son cahier des charges.
On peut fixer ce qui était une réalité. On peut fixer dans un cahier des charges qu'on veut tendeur de programmation culturelle, tendeur de soutien à la production française, vous le disiez. Il y a aussi Canal Plus.
Si on cite un acteur privé qui soutient fortement la production française, on pourrait les citer et leur rendre hommage aussi. On pourrait donc fixer un cahier des charges, ce qui continuerait de respecter les objectifs que vous citiziez sans avoir besoin de mettre 4 milliards d'euros par an dans ce tonneau des Danaïdes. Et je finis sur cette phrase.
En ayant des millions de téléspectateurs captifs, des abonnés captifs qui doivent payer 130 € par an pour un abonnement à France Télévision et à l'audiovisuel public alors que parfois ils ne regardent pas cette chaîne, ses chaînes pardon, qu'il se sentent méprisés par ces chaînes parce qu'on a pas encore parlé de du problème de la neutralité qui n'est plus du tout respecté qui t'a cité les obligations légales plus aujourd'hui il y a plus de redevance. pas de la redevance de l'impôt. Quand vous prenez 4 milliards d'eur que vous les divisez par le nombre de foyers en France 31 million vous obtenez 130 € donc c'est 130 € par an d'abonnement captif vous ne pouvez pas résilier même Netflix coûte moins cher 9 € par mois par ailleurs.
Et là on peut résilier on n'est pas obligé de rester abonné. Donc, il y a quand même un problème à avoir ces chaînes-là qui ne sont pas aujourd'hui plébiscitées par le public parce qu'elles sont publiques, mais parce qu'ils aiment bien certains de ces programmes éton qu'elles soit pas féblicité par le public parce que si on prend par exemple France interre, France interre une grande radio de service public, je prends pas France Culture mais j'aime beaucoup France Culture et les émissions d'Alfle CR mais quand même France inter c'est une radio qui est la première radio de France qui il y a beaucoup de gens qui n'aiment pas le programme de reconquête et qui malgré tout par leurs impôts contribuent puisque vous touchez de subvention publique à financer le programme de figurez qu'on vit des dons on vit des dons [rires] de nos adhér je vais quand même répondre vraiment une en une phrase en une phrase. Il faut écouter la fin des phrases et j'ai dit ces chaînes ne sont pas plébisées parce qu'elles sont publiques mais parce que certains programmes sont plébiscitées.
Les français plébiscitent la chaîne une TF1 avant sa privatisation il l'aiment encore plus depuis qu'elle est privatisée. Donc ça ne veut pas dire que ces chaînes vont disparaître. Ça veut dire qu'elles ne seront pas payées de manière obligatoire par tous les contribuables français.
Si Corbière, est-ce que vous auriez voté ce rapport ? Évidemment non. Mais vous avez commencé l'émission par quelque chose qui est intéressant.
Vous avez dit c'est l'élection suprême, je l'ai noté, qui aura lieu l'année prochaine. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que notre vie politique fonctionne autour de l'ultra présidentialisme.
On a un président de la République. Voyez, moi j'ai fait un rapport sur la question des musées et bien le musée du Lou non mais le président du musée du Louvre est nommé par le président de la République celui d'Orset de Versailles des directeurs de théâtre. Alors et là on a une proposition même si j'ai bien compris qu'il y a l'habillage du fait que ça passera devant une commission parlementaire qui les a redonné encore plus de pouvoir au président de la République qui va même lui donner un avis assez important connaî la musique sur celui-même qui va présider ce qui est quand même un grand média qui diffuse des idées dans la société.
Quel naïf ne croit pas que il y aura malgré tout un regard politique sur ce lit ou celle qui serait nommé. Le problème que nous avons aujourd'hui qui est un débat qui a été euh extrêmement bien exprimé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans le programme du Conseil national de la résistance, celui de l'indépendance des médias. Un média, c'est pas un fabricant de chaussettes ou de parapluies, d'accord ?
C'est quelqu'un qui diffuse des idées dans la société. C'est un outil culturel et idéologique qui diffuse certains types d'idées. Est-ce que personne ne voit le problème du fait qu'aujourd'hui se concentre entre les mains de quelquesuns 9 milliardaires, dit-on la cas 80 % le chiffre corrigez-le s'il est faux de nos médias à qui appartient Libération ?
Mais c'est de la presse. Oui. Quel est en quoi c'est une presse écrite d'état dans ce caslà ?
Mais je parle de une presse écrite d'état puisque le problème c'est d'appartenir à des milliards de laisser finir parce que mesdames et messieurs, il y compris quand vous voyez dans certains médias qui sont des médias comme libération puisque ça a été dit, il y a aussi des clauses au sein des rédactions qui font que même si le propriétaire peut changer la rédaction a toute une série de codes déontologiques qui garantissent normalement l'indépendance de la rédaction mais le mouvement dans lequel nous sommes aujourd'hui. Alors on va citer la figure de monsieur Boloré mais ça n'est pas le seul. C'est le fait que de plus en plus les médias se concentrent entre les mains de quelquesuns de gens qui ont des agendas économiques et des agendas politiques. et pas faire un jur à monsieur Boloré de considérer que monsieur Boloré est non seulement un homme d'affair mais un homme qui a un regard politique général ne sert pas ses intérêts.
Est-ce qu'on accompagne ce mouvement qui consiste à dire même si le service public doit être critiqué, il y a pas de problème, on a le droit mais que quand même est-ce que cette ho médiatique qui échappe à cette logique privée, la grande annonce qu'on va faire aux français c'est de dire vous savez quoi même ça ça va disparaître, tout va être privé. Bon, les Français qui sont pas idiots voient bien que ça veut dire que ce sera de plus en plus concentré entre les mains de quelques-uns, notamment des puissances économiques qui vont diffuser un certain discours politique. Et ne croyez pas qu'au sein de ces médias privés, l'indépendance qui amène à dire qu'on critique le service public sera mieux garanti.
On sait tous de quoi je parle. Il y a des chaînes privées sans lequel jour et nuit vous avez un certain discours idéologique qui est matraqué et nous je considère qu'il faut défendre le service public et matraquer un discours de gauche plutô c'est intéressant ce qu' faut je vous invite à regarder Alain Fot lève le doigt sans sans ouvrir la bouche la parole est à vous un gentil petit garçon je lève le doigt pour parler j'ai vu que vous leviez le doigt donc Alexis Corbert parlait de l'influence grandissant d'un certain nombre de milliardaires qui ont un agenda politique. Disons un mot justement de Mathieu Pigas.
Mais avant cela, vous avez choisi votre milliardaire. Oui. Non, mais justement avant cela, je voudrais vous rappeler un éditorial au vitriol consacré par le monde au rapport à l'oncle.
C'était une dénonciation totale sans que le journal s'inquiète des phénomènes de de gabie financière dont je parlais tout à l'heure. Ça on pourrait dire oui, il y a il y a un véritable problème. L'un des propriétaires du monde est Mathieu Pigas justement qui a un empire de presse très très conséquent.
Il possède les incrétibles radio nova et il est copropriétaire du monde. Il a vendu beaucoup de sépar dans le monde mais il reste il reste donc il reste l'observateur il reste copropriétaire mais dans une petite avec un objectif assumé de bataille culturelle. Oui, effectivement, il a un véritable objectif de bataille culturelle après que Guillaume a été évincé de France interre pour une blague antisémite, Netaniau, une sorte de nazis sans prépus deux fois, il a été accueilli le même Guillaume par par Radio Nova par Radio Nova par Radio Nova la chaîne de Mathieu Pigas.
Donc moi je met il y a un combat là aussi. Non, c'est-à-dire qu'il y a des combats culturels. Mathieu Pigas est un milliardaire d'extrême gauche.
Pas de gauche, d'extrême gauche. Donc je rappelle que au cabinet de Doministan, c'est dire le niveau de l'extrême gauche pour Alam Calcot. Camboloré.
Oui, ben c'est-à-dire que pour lui pour lui pour lui euh Raphaël Usman est de droite, il veut se mêler de de de la candidature de la gauche aux élections présidentielles et il explique sur X que Raphaël Gusman est de droite. Voilà où il en est. Donc moi, je m'inquiète effectivement de voir Boloré mettre ses troupes euh éditoriales et médiatique en ordre de bataille, mais j'éprouve la même inquiétude devant les agissements d'un autre milliardaire, Mathieu Pigas.
J'espère que nous nous aurons droit à une conversation civique délivrée de ces deux personnages. En quoi la privatisation du service public règle ce que vous êtes en train de dire ? Je je ne vois pas parce qu'il y a bien quelqu'un qui va le racheter ce service public vendu qui va l'acheter moi j'ai pas les moyens personne autour de la table mais je pense et je ne crois pas que ce soit un média populaire qui va se mettre en place avec des actions.
Il vous a répondu il est contre la privatisation. Ah non mais vous non mais j'ai bien con. Donc défendons le service public et ne soyons pas dup je voudrais dire autre chose sur la frustration du député en 5e République et en particulier à l'heure actuelle.
Pourquoi ces commissions d'enquête au cet écho ? Parce qu'évidemment, il y a des députés qui dans l'hémicycle n'ont aucun pouvoir mais à l'occasion d'une commission d'enquête, comment se faire mieux mousser que d'inviter Nagi et de lui dire parlez-nous de vos salaire. Évidemment, vous faites un carton parce que sans aucun doute que ce que gagne monsieur Nagi est exubérant.
Moi, j'ai pas de problème à ce qu'on discute de ça, mais si derrière ça l'agenda n'est pas que d'un seul coup monsieur Lalon qui est choqué par les salaires murant, je ne l'ai jamais entendu sur ce terrainlà. Lui, il est pour que les gens restent au SMIG et quand je propose l'entation du SMIG, il se m'a hurlé. Donc vous voyez bien, ne soyons pas, on n'est pas des gogos, on voit bien ce l'enjeu qu'il y a derrière.
Est-ce qu'on est pour aujourd'hui un système plus juste où éventuellement on pourrait proposer que dans le service public, il y ait pas des carts de salaire de 1 à 10 ou de 1 à 20 ? Ça ça m'intéresse. C'est pas vouérieur.
Je je suis comme monsieur Corbierre contre le fait de donner plus de pouvoir au président de la République et à l'état tout entier sur l'audiovisuel. C'est pas la même chose hein. L'État et le président de la République n'est pas la même chose.
Mais je peux quand même avoir ma propre pensée et ne pas me contenter d'accord avec sur le fait de ne pas donner plus de pouvoir au président de la République sur l'audiovisuel public. Mais soyez conséquents. Si ça vous choque, que l'exécutif puisse avoir tant de pouvoir sur les médias, allez au bout et dites comme moi qu'une télévision d'État, c'est choquant aujourd'hui.
Moi, ça me choque. Je me souviens d'une gauche, d'une gauche mitérandienne qui s'enorgueillissait d'avoir libéralisé les ondes radio, qui a été fière d'avoir libéré les ondes et d'avoir permis à tout le monde de pouvoir s'installer sur la fréquence. Soyons conséquent, aujourd'hui, un vrai combat pour la liberté, c'est de dire qu'on arrête avec cette télévision d'État.
On en est plus là. dans les années 60, il était logique économiquement qu'il puisse y avoir l'État qui viennent interférer sur le marché de l'audiovisuel parce que ça coûtait extrêmement cher d'avoir une chaîne de télé. La diffuser et la créer, c'était des moyens colossaux.
Aujourd'hui, vous avez près de 300 chaînes en France sans compter le fait que chaque personne peut aujourd'hui créer sa propre chaîne avec un iPhone et YouTube en même pas un jour. Les moyens techniques et logistiques aujourd'hui ne justifient plus qu'un acteur comme l'État s'imisse dans l'audiovisuel. Je pense que le sens de l'histoire, ça va être que dans tous les pays, on va privatiser petit à petit, je dis allons-y.
Et ça ne veut pas du tout dire qu'il faut que ça appartienne à une seule personne. Vous parliez de monsieur Bolloré, ça répond pas du tout à ses intérêts économiques. Aujourd'hui, les gros acteurs économiques de l'audiovisuel ne veulent pas la privatisation de l'audiovisuel public parce qu'ils se disent que ça réduira leur part de marché publicitaire.
Moi, je défends l'intérêt général. Je défends pas les intérêts particuliers de certains parce que la région publique et télévision d'état [rires] pas tout à fait la même chose. Sur lequel Christophe voulait revenir qui date du 15 décembre 1971. pass produit devant voilà téléspectateurs l'émission ça vous rappeler des souvenirs s'appelle Armes égal comme ici elle est présentée par Michel Bassier et Alain Duamel déjà chaque semaine deux invités s'affrontent ou oui vous allez voir.
Et chacun a le droit de diffuser son propre petit film avant le débat. Alors ce soir-là, c'est Maurice Clavel, hein, philosophe, journaliste, essayée, ancien gauliste passé à gauche après M68. Il doit débattre avec le ministre du commerce Jean Royet sur la société permissive.
Sauf que l'ORTF a coupé quelques mots de son film, le mot aversion qui en fait faisait référence à George Pompidou donc qui aurait eu de l'aversion selon Clavel pour la résistance intérieure française. Un mot à un seul mot mais Clavel l'avait dit. Couper un mot ou une page, c'est strictement la même chose.
C'est un principe qui est en jeu. On écoute. Le film que vous venez de voir a été censuré par la télévision française.
Quant au peuple français auquel je viens très modestement de lancer un appel au soulèvement de la vie contre ces espèces de morts que sont la censure et autre fascisme, j'ose non moins modestement lui donner rendez-vous pour bientôt dans la liberté pour la liberté. Messieurs les senseurs, bonsoir. [applaudissements] Ce qu'on voit pas, il y a le tonner d'applaudissement, il quitte la salle.
Le débat évidemment est annulé. Donc Alain Duamel est obligé de de dire qu'il annule. Le RTF reçoit des milliers de lettres.
Les ouvriers du bâtiment écrivent dans le monde qu'ils ont à travers Clavel retrouvé un peu de M 68. Et quelques mois plus tard, l'agence de presse de Clavel et de Sartre soutient la création du quotidien Libération. Vous voyez, on retrouve les mêmes les mêmes acteurs.
C'est pour vous dire que voilà, télévision publique et d'État, c'est quand même un peu différent. Il faudrait pas vraiment je crois que c'est ça l'essentiel, c'est que aujourd'hui le service public de l'audiovisuel, ce n'est pas l'ORTF, c'est-à-dire c'est tout sauf une télévision ou une radio d'état. Et d'ailleurs quand on parle de l'audiovisuel public, faut se rappeler que il y a aussi évidemment France Méia monde TV5 avec nos partenaires de la francophonie.
Donc c'est une télévision qui est un espace public mais qui s'inscrit dans un cadre complètement ouvert, libéralisé, pluraliste avec effectivement des chaînes de radio, de télé qui sont privées. Donc pourquoi est-ce que les Français n'auraient pas le droit d'avoir aussi un espace de service public comme tous d'ailleurs nos voisins européens, tous nos voisins encore une fois dans tous les pays démocratiques. Je crois que un espace de service public, c'est aussi un espace de référence, de reconnaissance dans lequel les Français finalement retrouvent quelque chose qu'ils apprécient et dont ils connaissent la qualité.
Et ça veut pas dire qu'on va interdire les chaînes privées. Personne n'a dit ça comme vous l'avez dit. C'est d'ailleurs la gauche qui a lancé les radi les radiot lève le doigt.
Je [rires] voulais dire on va tous faire ça. Je suis pour le service public parce que c'est un espace soustrait à la publicité. Autre chose et qui est très paradoxal, c'est donc après la fameuse sortie de Maurice Clavel qui a été créée un peu dans la foulée le journal Libération.
Et c'est ce journal aujourd'hui qui appelle à la censure d'un certain nombre de gens qui pensent mal et qui donc sont situés à l'extrême droite. Et là, je veux parler de la chronique de Sherman sur Eugénie Bastier. Donc il y a un renversement de de perspective qui est très intéressant.
Aujourd'hui, il y a une fâcheuse tendance à fasiser l'adversaire. Le faschiser, c'est l'exclure de l'humanité et donc c'est vouloir le censurer. Donc ce que je veux dire, c'est que l'État aujourd'hui, on le voit avec la cancel culture n'a pas le monopole de la censure hélas.
Ils ont fait aussi [rires] un article très fouillé et vraiment pas très gentil contre Mathieu Pigas. J'aimerais qu'on aille au-delà de l'audiovisuel public parce que on est d'accord que la bataille culturelle, elle se joue pas uniquement dans l'audiovisuel public. Vous avez vu ce qui s'est passé dans l'édition le limogage par Vincent Boloré du président des éditions grassé Olivier Nora qui a provoqué quand même certains remou.
Je précise que Christophe et moi on fait partie des auteurs qui avons signé un texte pour annoncer qu'on ne publierait pas notre prochain livre dans cette maison d'édition. Sarah Knafo, vous vous allez publier arrêtez si je me trompe en septembre votre premier livre et ce sera chez Fayard donc une maison du groupe Handy propriété de Vincent Boloré. Est-ce qu'on est obligé de choisir son camp ?
J'espère pas. J'espère que ce livre sera aussi lu par des des gens de gauche et que j'arriverai à les convaincre et par des gens qui n'ont pas d'opinion politique. Donc non, je pense pas qu'on doit choisir son camp de de de cette manière-là.
En revanche, ce que je trouve positif, c'est que dans le secteur privé, ça me choque pas qu'il y ait des éditeurs qui penchent plutôt à droite, des médias qui penchent plutôt à gauche, à droite ou à gauche, peu importe. D'ailleurs, quand ils trouvent leur lectorat, quand ils trouvent leurs spectateurs s'il s'agit de chaîne, quand ils trouvent leur public et leur clientèle, après tout, moi ça ne me choque absolument pas. Et même qu'il y ait des médias d'extrême gauche, des médias de droite dure, peu importe.
Après tout, le seul bémol que je place, c'est lorsqu'on force les gens à financer ça. C'est-à-dire que moi ça me dérange en tant que française, que citoyenne et que contribuable d'écouter un manque d'impartialité lorsque c'est financé par de l'argent public. Dès lors qu'on parle d'argent privé, ils trouvent leurs lecteurs dans un secteur quand même où le point principal, je sais qu'on va entendre parler de propriétés, de milliardaires qui détiennent X part de l'édition française.
Moi ce qui me choque surtout, ce qui est une réalité, mais ce qui me choque surtout c'est que ces parts de marché là baissent. Et quand on arrête avec le langage capitalistique, qu'est-ce que ça signifie ? Les parts de marché global du milieu de l'édition baissent que les français lisent de moins en moins quand on voit que seulement 50 % des Français se disent lecteur réguliers.
C'est ça qui fait peur. Veut dire que tous ces milliardaires qui ont investi de l'argent dans les on perd beaucoup d'argent. Pourquoi est-ce qu'on a besoin que ce soi des milliardaires qui achètent aujourd'hui les maisons d'édition ?
Parce que quelqu'un qui n'aurait pas une grosse surface financière aujourd'hui n'aurait pas les reins financières. C'est moi je Non mais ça c'est intéressant parce que précisément ça ne rapporte pas, je suis d'accord nécessairement. Oui.
Alors pourquoi ils le font ? Parce que précision c'est du software, c'est de la bataille culturelle. C'est de notre émission, c'est que au-delà c'est que ce qui est politique évidemment les défaites culturelles annoncent des défaites politiques ou à l'inverse des cultur [rires] bataille culturelle 2027 sera quel qu'est- quel projet nous avons pour la France ?
Qu'est-ce que la République ? Quelle idée on s'en fait ? Et évidemment, ça n'est pas seulement des questions sonnantes et trébuchantes, même si la question sociale est une question culturelle qu' une certaine idée de la République en moi, d'une République sociale.
Mais ce que vous dites est intéressant. Par exemple, aller dans un relais dans les gares, vous savez voilà qu'est-ce qu'on voit comme type de bouquin aujourd'hui à 80 % type d'ouvrage en particulier porté par le le groupe Bolloré des auteurs qui sont politiquement très marqués et qui vendent le mieux. Alors c'est là où il y a on répond c'est ce qui vendent le mieux mais si vous avez mais si vous avez une force de frappe qui vous permet que chaque fois que vous allez prendre le train une fois que vous allez acheter votre journal 80 % des bouquins que vous voyez c'est celui de monsieur Zemour monsieur Nol monsieur B000 exemplaires quand il était chez Albin Michel sans le groupe relais donc er zéour que tout le monde a connu grâce au service public sur France 2 qui a donné une exposition et cetera donc vous voyez c'est beaucoup plus compliqué que ça oui mais je veux dire mon faut pas raconter d'histoire sur sur l'ascensure c'est marrant comme monsieur Fan Crotine du fait que dans Libération il y aura une tribune une critique sur génie Bastier.
On peut ou pas partager ce que dit Daniel Steederman, mais le fait qu'il y a une censure matérielle qui fait que vous avez un certain type de bouquin que qui est quasiment devenu obligatoire si vous voulez acheter un livre avant de prendre le train, ça ne choque personne. C'est si vous laissez faire le marché là encore bien naïf celui qui croit que en laissant faire le marché, vous n'avez pas derrière un certain type d'ouvrage, un certain discours culturel, une certaine idée politique qui est portée. C'est ça le débat.
Non mais le service public permet de corriger ça et après [rires] a levé non pas le doigt mais il a levé la main entière moi aussi je lève la main. Ce qui est frappant c'est que chez Grassé il y avait des des auteurs et des autrices d'absolument toute tendance politique idéologique esthétique aussi. Et cette pétition de 300 auteurs qui disent "On ne publiera plus chez Grassé".
Elle veut dire quelque chose comme avec ce qui s'est passé dans cette pseudocommission sur l'audiovisuel public. Finalement, ce que ces gens ne supportent pas, c'est justement le pluralisme. C'est-à-dire qu'il existe des espaces, que ce soit le service public, que ce soit des maisons d'édition euh privées avec une culture éditoriale.
Ce que c'est qu'un éditeur, c'est quelqu'un qui va chercher des auteurs, qui les accompagne toute une vie durante et qui les aide à devenir ce qu'ils sont en tant qu'auteur, vous vous êtes vous êtes aussi écrivaine, vous avez publié votre dernier livre qui est un roman chez FA. Oui. Est-ce que vous allez rester chez et auparavant chez Stock auparavant chez Stock ?
On est fait les derniers jours. Je n'aurais pas envie. Et pourquoi je n'aurais pas envie ?
Parce qu'il faut absolument avoir une relation de confiance avec son éditeur pour pouvoir travailler avec lui et pour pouvoir être édité. Enfin, un livre c'est comm c'est comme un enfant. Non mais c'est c'est un rapport personnel.
Et par ailleurs mon éditrice Sophie de Closé chez Fillard a été elle aussi comme par hasard virée de chez FE aujourd'hui. Mais elle a été virée de chez FA. Il faut quand même rappeler l'histoire.
C'est-à-dire ce n'est pas un gentil milliardaire qui vient et qui va sauver une maison en difficulté. Non, achète livre. C'était la troisème maison d'édition au monde.
C'est-à-dire c'était un succès absolu. Que s'est-il passé ? D'abord, monsieur Boloré avec Nicolas Sarkozi ont viré Arnaud Nourri qui était le président qui avait justement fait en sorte que Hchette devienne ce succès économique.
Ensuite, ils ont viré l'imogé Sophie de Closé qui était directrice de chez FA. Et il restait qui ? Olivier Nora, grande figure d'indépendance intellectuelle, le patron de grâce, c'est quelqu'un qui était respecté unanimement. queles que soient encore une fois les les couleurs politiques et bien lui sa tête a été mise sur un bill et maintenant il est parti.
Donc d'un point de vue économique et d'un point de vue culturel c'est une c'est une catastrophe. Alors évidemment tous ces gens, tous ces auteurs, tous ces éditeurs partent ailleurs, mais c'est quand même dommage que ce qui était un grand groupe français, un véritable champion français achète soit aujourd'hui finalement devenu l'ennemi de la diversité. Faut que ça appartienne à l'État aussi.
Alors dans ce cas-là, ça doit aussi Heureusement, il reste d'autres maisons. Il y en a beaucoup d'autres qui sont des maisons indépendantes. Oui.
Enfin, Achette était quand même la plus grosse et par ailleurs achète, il y a aussi un système de distribution pour l'audiovisuel public qu'il faut donc c'est aussi un système de distribution des livres et d'exposition dans les relais et cetera. Donc c'est en fait une concentration verticale qui est en train de se mettre en place. Non mais vous savez bien, écoutez, non mais vous caricaturez le débat pour pour vous en sortir.
Vous savez très bien qu' mis des petits libraires en province qui sont aujourd'hui en grande difficulté par ailleurs et qu'il faudrait aider notamment par la puissance publique parce que c'est un marché qui peut pas être laissé comme ça uniquement comment dirais-je de de manière neutre. J'espère que vous vous êtes sans doute pour que dans chaque ville il y a une boulangerie, il y a une librairie et qu'il soit pas seulement Oui mais ça il faut l'aider par la puissance commencer précisément a pas de neutralité ne croyez pas c'est que vous avez malgré tout vous n'avez pas répondu làdessus quand vous avez la force de frappe des relais dans les gares et de beaucoup d'autres endroits dans les supermarchés qui vendent un certain type de bouquins liés en raison de la distribution bien que progressivement vous formatez malgré tout intellectuellement le choix est limité vous savez vous je fais partie de ceux qui achètent beaucoup de bouquins. Les bouquins des fois je les achète parce que je les découvre en librairie.
Je ne sais pas ce que je veux acheter. J'ai ce luxe hein comme vous d'ailleurs d'aller et en fonction de ce que je vois je me dis tiens j'avais prévu d'acheter ça et puis bon si vous avez ce qui est réduit par ça m'amène aussi d'acheter les livres de monsieur Zémour et tout ça parce que je les vois et vous savez très bien que le champ intellectuel est beaucoup plus large en vérité. Donc l'enjeu là encore, c'est un enjeu d'une bataille culturelle et ça a été dit tout à l'heure.
J'insiste là-dessus, ça ne rapporte pas d'argent nécessairement mais c'est du pouvoir politique en Je pense d'abord qu'en effet les fictions d'Olivier Nora est scandaleuse, elle est injustifiable. Je ne crois pas pour autant que le fascisme soit à nos portes. Une des autrices en révolte a dit que cette éviction avait eu lieu le jour de l'anniversaire de Hitler.
C'est un c'est c'est aller chercher un peu loin. Mais pour autant, je n'aime pas l'idée d'un éditeur qui a à ce point un agenda politique. C'est effectivement le cas de Vincent Voloret.
On le voit avec ce qu'il fait chez FA. C'est pas un éditeur, c'est un propriétaire de de maison d'édition et ce n'est pas le cas des autres éditeurs en France. et maisons d'édition ont pour mission d'être pluraliste.
Si on choisit vivant un engagement unilatéral pour une maison d'édition, je trouve ça condamnable et inquiétant. Non mais on peut ne pas être pluraliste par moi, il faut pas choisir son camp. Je pense qu'un bon éditeur sait s'intéresser à tout.
D'ailleurs, on fait comme s'il y avait que des essais politiques. Vous avez des romans, on n'est pas obligé d'être de droite ou de gauche quand on écrit de la fe. Mais voyez bien qu'aujourd'hui Fayard par exemple polarise mais Far publie des romans.
Vous avez un auteur qui s'appelle W Fishman qui vient de publier un fait d'hiver qui est le sien d'ailleurs qui est pas que je que je peine à qualifier de fait d'hiver qui est sa propre vie mais il est pas de droite ou de gauche quand il publie ça. Là on est en train de tout politiser. n'est pas en train d'inventer nous ici la polarisation quand même une bataille culture aujourd'hui évidemment il y a bataille aujourd'hui parce que mon sentiment est que depuis 80 ans la gauche était la seule à endoctriner à peu près partout j'ai d parler de haine attendez attendez attendez par c'est intéressant ce que vous dites elle va dire un mot madame philip oui absolum Non mais on vous écoute.
Pourquoi est-ce qu'on parle de bataille aujourd'hui ? Comme si c'était euh l'actualité qui n'avait jamais existé auparavant. Parce que la droite ne se défendait jamais.
La droite pensait qu'il suffisait de prendre le pouvoir politique, donc de gagner les élections et en réalité était très naïve parce que pendant ce temps-là, la gauche, désolé, c'est pas pour vous faire réagir mais je pense que c'est un fait et que vous le théorisez très bien. Je vous ai entendu plusieurs fois le théoriser. [raclement de gorge] Je vais pas vous inclure dans chez Jean-Luc Mélenchon, mais lui aussi le théorise beaucoup. le fait de de d'obtenir aussi le pouvoir par les cerveaux, par les esprits, par l'université, par l'enseignement et par les professeurs.
Par exemple, j'ai été élu de l'uni quand j'étais à la Sorbon, donc au conseil du FR de la Sorbon à Tolbiac. Autant vous dire que j'ai vu de près ce qui était la gauchisation de l'enseignement supérieur. Je faisais de l'économie.
C'était impossible d'avoir une pensée qui était un tout petit peu à droite de Knes. Impossible. Vraiment, on pouvait être marxiste ou kénésien, c'est tout.
Pas d'autre couleur politique possible. la réponse France 2 qui ont été employés je veux dire le mot endoctrinement depuis 80 ans ça veut dire en gros depuis la fin de la deuxème guerre mondiale c'est vrai que votre ami le maréchal pétin lui il n'endoctrina personne une femme de confession mon ami le maréchal c'est pas er zou qui a dit que que pétin avait sauvé des madame franchement c'est vraiment je pense que vousquez tout le monde franchement Je je vous laisse continuer sur l'octrinement. Répondez-moi sur sauvé des juifs.
Je vous laisse continu depuis 80 ans. Est-ce que est-ce que est-ce qu'il a dit ça ? Est-ce qu'il a dit on vous propose de revenir à ce qui nous ce qui nous réunit ici d'accord ?
C'est d'essayer c'est d'essayer de parler de cette bataille culturelle. La bataille des idées il me semble. Et c'est pas faire un jour les français qui ont élu de ils étaient endrinés [rires] intentinés la ils étaient endrinés les français plateau non mais enfin franchement Aurélie Philippe juste une chose vous confondez l'esprit des Lumières puisque on a bien compris en fait que c'est ça l'objectif de ce combat idéologique c'est revenir sur les acquis de la Révolution française et de l'esprit des Lumières l'esprit des lumières il dit quoi ? qu'on doit développer à travers l'éducation l'esprit critique et c'est ça je crois ce qui a été fait au sein de l'éducation nationale avec un grand mais c'est ça qui était l'objectif philosophique c'est celui finalement de s'inspirer de l'esprit des lumières pour permettre à chaque jeune français jeune française de développer sa liberté de conscience et ses propres capacités ça veut dire que finalement on a conçu un système système scolaire qui évidemment était méritocratique, avait ses ses défauts et cetera, mais où ce qui était appris aux enfants, c'est d'apprendre à penser par eux-mêmes et c'est-à-dire le contraire de l'endoctrinement.
Propose de parler mais vous ne pourrez pas dire non Alexis Corbè parce que c'est un clin d'œil qui vous est fait. Je propose de parler de Joconde. Jeis qu'on regarde les images d'arrivée de la Joconde dans la cour du Louvre en mars 1963, retour d'un voyage aux États-Unis.
On regarde la Joconde est à nouveau parmi nous. Il est un peu plus de midi. Le musée du Louvre, dont au milieu de tant et tant de chefdœuvre est le plus universellement célèbre, voit pénétrer en ses enceintes secrètes les voitures de son escorte venant du har où elle était arrivée quelques heures plus tôt.
La porte de la cour dite du fer à cheval s'étente immédiatement ouverte. La Joconte passe devant la danse de Carpau et je vous avais promis que ça allait pacifier les esprits. Donc on est on est en mars 1963 et donc elle revient donc en France après un triomphe aux États-Unis.
Alors d'abord vous avez vu les stafettes on nimagine plus. Je me disais ça aujourd'h [rires] en 2026. Je sais que c'était un petit clin d'œil qui vous était fait Alexis Corbière parce que il y a quand même une commission d'enquête qui est moins médiatique que celle sur l'audial public mais dont vous avez été le rapporteur la commission d'enquête sur la sécurisation des musées.
Le le rapport a été adopté à l'unanimité. Est-ce qu'aujourd'hui on protège encore aussi bien notre patrimoine ? Là c'est compliqué parce que il y a pas plus de vol dans les musées mais on a une modification de la nature des vols où c'est souvent moins les œuvres qui sont visées que les matériaux.
Euh par exemple, il y a eu euh euh à Paris Monial, il y avait un musée euh eucharistique comme on dit qui a été attaqué parce que euh ce qui a été volé, c'est l'ivoire, c'est l'or et cetera. Ils ont détruit l'œuvre d'ailleurs. Et c'est d'ailleurs assez symptomatique ce qui s'est passé au Louvre.
Manifestement, les voleurs en mode en plus braquage, c'est plus Arsè Lupin qui fait un coup de magie, c'est coup de point comme ça. Ils volent des œuvres qui semblent qu'en vont être fondues et les diamants vont être vont être utilisés à hauteur. C'est invendable par ailleurs tel quel.
On en rem discussion tout à l'heure. Moi ma critique que je porte c'est que le musée du Louvre et sa présidente a été manifestement plus obsédée à plaire à celui qui l'avait nommé à savoir le président de la République et donc a pris du retard sur le schéma directeur qui datait depuis 2021 qui était en place. On a perdu du temps parce qu'elle est nommée par le président de la République.
C'est pourquoi je me méfie. Moi, je suis pour désidentialiser toutes ces nominations et faire qu'il y a un pouvoir notamment pour ce qui est du musée du Louvre et ses grands musées par le conseil d'administration plus collégiel avec leurant des personnels le Louvre. Ce qui est un scandale c'est que vous avez 9 millions de visiteurs par jour.
Transfer militérant débloque les choses. On passe de 2 à 4 millions. C'était l'objectif 9 millions.
Et le Louvre Renaissance veut aller jusqu'à 12 à 15 millions de visiteurs. Et si on visite la Joconde aujourd'hui, c'est un hall de gare absolument insupportable. On fait trois selfies devant, on s'en va.
Et donc, on voit bien que la question culturelle est aussi souvent une production de quelque chose ou est-ce qu'il y a un choc culturel quand vous voyez la Jocomte dans une salle bondée de touristes et cetera. Moi, je ne crois pas. De quoi on parle quand on parle de culture de vraiment créer les conditions que le musée qui est une invention révolutionnaire hein malgré ce qu'on pense souvent Éric Zemour qui trouve que la révolution française a été on n'est pas obligé d'aller dans la polarisation excessive de reconqu je les prends au sérieux mais écoutez-moi je les prends au sérieux sont des gens qui mènent actuellement une bataille culturelle idéologique très forte moi je lis alors je vais arrêter de citer son nom mais le président de son parti et je vous lirai aussi ce sont les gens qui ment cette bataille de manière conséquente et qui même d'ailleurs ont profité du fait que sur le rassemblement national sur ses acquis l'amèneent moins.
Les idées c'est important et je veux pas revenir sur la polémique parce que vous allez hurler mais l'enjeu de est-ce que le paysage politique que disait Auréli Philippe est-ce que le paysage politique issu de la seconde guerre mondiale est encore opérant et à partir du moment où vous dites finalement ce qu'on vous a appris à savoir que le maréchal Péin c'était le mal absolu et la résistance du général de Gaul avec les communistes ont libéré la France. Si vous dites qu'en vérité c'est plus compliqué que ça et que même et bien je vous ai écouté attentivement vous au sens large si vous dites que vous revenez sur la théorie du glève et du bouclier qu'en vérité c'est pas ça qui a eu lieu et que même à sa manière le maréchalpin a défendu les juifs vous ouvrez un autre champ intellectuel sur ce qu'est la France et vous amenez à dire aujourd'hui ce qui était la marque de la seconde guerre mondiale la fin de l'alliance entre la droite et l'extrême droite qui est devenue impossible à partir de 1945 si vous appelez ça l'union des droites écoutez dans les années 30 la droite et l'extrême droite étai enage Non mais écoutez-moi ce que je dis c'est je je dis au niveau des idées qu'on qu'on y réfléchisse. Si vous dites que tout ça a changé et qu'en quelque sorte il faut refermer la parenthèse de la Seconde Guerre mondiale et du paysage politique à Néu pour rentrer dans une nouvelle étape où l'alliance entre l'air droite et l'extrême droite redevient possible.
Il va de soi et je vous vous menez cette bataille. Je vous prends au sérieux. Je suis radicalement contre vous mais je combat sur les idées.
Prenez-moi bien, je suis pas en train de polémique avec vous, je vous prends au sérieux. Je dis là on voit bien comment cette bataille culturelle il faut la mener par des idées par des journaux par des médias par des bouquins, des chaînes de télévision et des méde les doigts ni les mains. Il est atré Finkelcr non écoutez je je vais me concentrer sur une chose.
Vous parlez de la bataille culturelle. Effectivement, on voit qu'elle peut avoir lieu même sur ce plateau. Je pense que la vraie bataille culturelle doit être une bataille pour la culture.
Oui, parce que c'est Kundera qui disait que au Moyen-Âge, l'unité de l'Europe reposait sur la religion et puis Dieu s'est absenté. Cette unité ensuite reposa sur la culture. Sur la culture, disait-il.
Et il disait dès 1983, la culture c'est de la place. Et il se posait la question de savoir à quoi. Et bien on le voit très bien aujourd'hui avec l'efflorescence des nouvelles technologies.
Les enfants lisent de moins en moins. C'est vraiment la panique à bord. Même les parents ne savent pas quoi faire pour leur arracher leur portable et pour les détourner du fameux scrolling et de TikTok.
Donc si les enfants disent de moins en moins, si la transmission ne se fait plus à l'école, il n'y aura plus personne dans les librairies. J'aimerais bien je vais tous vous mettre d'accord en écoutant Malo parce que je pense que Malot là ici même voilà même Aurélie Philippe sourire on est Malot donc le premier ministre des affaires culturelles de la République française on est en 1959. [rires] Allez, un petit voyage dans le temps.
Alain Finkle Crot, ne résistez pas, on regarde si la 4e République dans le domaine culturel s'est montré si hésitante, cela tient en grande partie à la subordination des affaires culturelles à l'éducation nationale, à la précarité des gouvernements, mais aussi à une absence de toute doctrine de à la confusion dans tout l'Occident de la notion de culture. Il semblait que celle-ci fut un ensemble de connaissances ou une forme de raffinement. Mais depuis le début du siècle, la confrontation des grandes cultures de l'humanité a fait de la culture un problème.
Problème dont la solution un peu schématique serait peut-être la culture et l'héritage des œuvres du passé qui concourent à la qualité de l'homme lorsque cette qualité n'est plus fondée sur la foi. De ce point de vue, la doctrine de la 5e République est de rendre présente les œuvres les plus hautes de l'humanité et d'abord de la France au plus grand nombre possible de Français. Je savais que ça vous ferait du bien.
Non mais non mais avouez ce que je ce qu'il y a d'intéressant c'est que tout n'est pas culture. Et ce que j'ai essayé de dire peut-être maladroitement tout à l'heure, il suffit pas d'aller voir la Joconde pour que ce soit vraiment un acte culturel. Encore faut-il accompagner les gens.
Moi, je m'intéresse toujours quand j' discuter les directions des musées, quel public va au musée ? C'est pas parce qu'il y a du monde que nécessairement les milieux populaires vont au musée et cetera. On est aussi dans des reproductions sociales, ça nous intéresse.
Ceci dit, moi j'ai un désaccord, c'est très prétentieux un peu avec ce que dit Malerot qui est aussi la culture n'est pas que le patrimoine du passé. La culture aussi, elle est vivante. Il y a des actes de création qui ont lieu et là aussi ça peut être la France n'est pas quelque chose de figé.
De toute manière, il y a des créateurs qui qui sont là. Il y a des choses y compris des choses culturelles qu'on a pu ne pas apprécier à une époque dont il y a grand intérêt aujourd'hui à les mettre en valeur. Donc c'est un enjeu là aussi de quoi on parle.
C'est politique de dire est-ce que nous sommes un pays dont il faut maintenir sa grandeur passée fantasmé par ailleurs et dont le seul acte culturel c'est en quelque sorte je vais allez je vais provoquer faire du puit du fou pas de provocation. Non mais c'est intéressant parce que c'est un des plus grands parcs culturels aujourd'hui moi aussi ça m'intéresse dans sa fréquentation. C'est le parc qui a été fondé par un certain Philippe de Viller ené et qui est aujourd'hui un carton en terme de fréquentation.
Je terminer làdessus. Moi ça m'intéresse par exle j'ai critiqué le service public parce que je trouve que quand les seules émissions d'histoire c'est Stéphane Bern et Laurent Dutch ou à l'époque même avec d'autres ça me pose un problème. Stéphan Bern est très sympathique mais c'est une vision de l'histoire qui vise à raconter notre histoire de France à travers les rois de France.
Mais oui, j'aimerais bien j'aimerais avoir les moyens à travers les rois de France si j'en avais les moyens. Phip, je conteste pas son talent mais mais un homme politique il a compris qu'il faut mener la bataille culturelle et je pense que les républicains ceux qui ont une certaine idée comme moi des défenseurs de la révolution française dans sa grandeur devrai aussi être présent sur le le terrain cultur cette bataille culturelle quiconque fait de la politique ou alors je ne sais pas à quoi il sert mène une bataille culturelle faire circuler des idées raconter une histoire de France du passé pour montrer comment faire les idées triompant égal polarisation est obligatoire d'ailleurs on sur ce non mais dans le conflit c'est intéressant comment vous avez cité Maurice Clavel c'est le premier buzz de l'histoire de la télé c'est génial l'histoire épico cololine en vérité sur la censure mais il met un coup de génie qui raisonne avec l'idée que le RTF le ministre passe des coups de fil pour éventuellement interdire des gens de passer à la télé Knafo oui monsieur pendant pendant non mais juste pendant la campagne pour Paris vous avez parlé d'une politique du beau pour Paris alors qu'est-ce que ça veut dire c'est-à-dire que tout le monde a le droit d'accéder à la beauté J'ai grandi en scène Saint-Denis et c'est vrai que c'était pas l'endroit le plus beau du monde. En tout cas, là où je vivais, il y a il y a de très beaux endroits.
Il y a Saint-Denis, il y a il y a de très belles choses, mais pas là où je vivais. Entre Bondi et Holné Souis, c'était pas la beauté incarnée. Beaucoup de construction des années 60 70 à une époque où je considère qu'il y a eu une chute du goût, une chute de la beauté en tout cas architecturale, la victoire d'un certain fonctionnalisme dans l'architecture.
C'est pas seulement mon avis. Quand on regarde ce qui est plébiscité aujourd'hui, que ce soit par les Français ou par les touristes qui viennent en France, on s'aperçoit que souvent c'est plutôt l'hypothèse, le l'époque classique plutôt de l'Omanien qui a perduré et qui est resté, si on veut, à la mode alors que rien n'est plus démodé que ce qu'on a construit dans les années 60 et 70 qui est quand même un paradoxe. Donc je considère que tout le monde a le droit à la beauté.
Je me dis que ce que je n'ai pas eu quand de mes 0 à mes 20 ans quand je vivais en scène Saint-Denis, quand je suis arrivée à Paris, pour moi c'était un émerveillement quotidien. Je marchais dans les rues, je me souviens, je regardais toujours en l'air parce que tout m'apparaissait somptueux, sublime. Et on n pas la même vie quand on grandit en voyant du béton et des blocs en bas de chez soi et quand on vit en face des invalides.
On pas la même parle l'architecture très enfin fonctionnaliste de Pet [rires] au Havre d'après guerre et aujourd'hui patrimoine mondial de l'UNESCO. Juste terminer c'estàd qu'en fait qu'est-ce qui permet de dire qu'une chose est belle ou pas ? selonqu il y a alors si on en est à ce degré de relativisme, je comprends qu'on narrive pas à créer une politique culturelle être d'accord quand même quand on fait aux États-Unis par exemple quand Donald Trump dit il faut faire que du néoclassique parce que voilà c'est comme ça que ça se passe que le reste est moche c'est ça on peut considérer que ça soit problématique de trouver que le béton c'est joli.
J'invite d'ailleurs ceux qui nous regardent à aller à aller écrire préfecture de la scène Saint- Nie sur Google de regarder ce bâtiment de bloc de béton très soviétique. S'ils trouvent ça [raclement de gorge] beau. Ils ont le droit d'avoir chacun leur goût.
Comme je le disais tout à l'heure, quand on regarde à quel point c'est plébiscité et par les Français et par les touristes qui viennent chez nous, on peut quand même se dire qu'il y a peut-être quelque chose qui dépasse notre relativisme ou notre envie parfois de polémiquer sur qu'est-ce que le beau peut-être une question sociale derrière les bâtiments osmaniens pour accueillir la bourgeoisie parisienne c'est pas la même chose que ces cités d'urgence fait pour accompagner la classe ouvrière c'est ça le problème si vous voyez pas au l'architecture fer une architecture d'ur monsieur corber j'ai commencé par ça en disant on a tous le droit à la beauté C'est un actif essentiel de la France. Donc oui, une politique du beau stoppe à l'enlidissement de nos villes, de nos campagnes, à la fonctionnalisation de tout, aux abords des ronds-points. Quand on voit ces mêmes toutes ces mêmes mêl pour la vous hurlez quand moi je dis que département sousé, vous dites qu'on a gaspillé l'argent.
Oh là là, vous juste pour rappeler euh puisque Alexis Corbière disait oui malgré à une vision trop en en gros passé dans les images, c'était uniquement l'extrait parce qu'en fait la réalité c'est que le programme défini pour le ministère de la culture par Malero, il est extrêmement moderne et extrêmement complet puisqu'il dit il faut effectivement transmettre les grandes de l'esprit et d'ailleurs aussi en particulier euh les artistes français d'expression française et aussi s'adresser à tous les publics, surtout les plus défavorisés, mais il y a aussi évidemment développer un tissu créatif sur l'ensemble du territoire. il a jamais opposé la création et le patrimoine. Et je pense queon est tous d'accord sur l'idée du beau, sauf qu'en fait le beau est aussi une construction et que ça s'apprend voir des choses dans leur beauté arriver à les comprendre, à en comprendre la complexité, les subtilités même en matière d'architecture.
Effectivement, on peut être rebuté par certaines choses et puis quand on les comprend comme dans n'importe quelle œuvre d'art un peu complexe, un opéra, on peut avoir une émotion immédiate à l'opéra mais ça peut aussi nécessiter un peu plus. Je peux [rires] J'ai besoin de savoir est-ce que vous pensez pas que protéger la culture c'est essayer de de laisser les artistes échapper à cette polarisation du monde ? Ah bah évidemment évidemment c'est c'était non mais cette polarisation que que ce plateau que cette conversation illustre aussi cette polarisation politique effectivement les artistes doivent se tenir à l'écart mais je pense que oui euh la culture c'est aussi la notre manière de converser avec les morts.
Mal disait de la culture qu'elle était l'héritage de la noblesse du monde. et cet héritage à nous de le faire crufier et si nous pouvons de l'enrichir. Mais je vous citerai aussi une lettre de Flobert.
Je n'écris pas pour le lecteur d'aujourd'hui mais pour tous les lecteurs qui se présenteront tant que la langue vivra. Et Bart commande cette phrase en disant "Si Racine est démodée complètement oublié complètement demain, ce n'est pas à cause des description de la passion, c'est parce que sa langue effectivement ne dira plus rien à personne." Et c'est ça le danger où nous sommes.
Je parlais des nouvelles technologies mais il faut voir aussi l'effondrement de la langue autour de nous. Il suffit d'ouvrir les oreilles. La langue vraiment la langue française, sa syntaxe, son vocabulaire sont en train de sombrer et ça c'est aussi donc effectivement nous devons vis-à-vis de la culture pour qu'elle continue à avoir un rapport protect.
C'était c'était le mot de la fin d'Alain Finkelcut. Je vous remercie à tous d'être venus. Je vous promets qu'on refera des émissions sur la bataille culturelle.
Je vois les passions que ça sucite on éco début. Exactement. Et donc le déchaînement pourra se poursuivre aussi sur ce plateau.
Merci. Merci encore à tous. Avant de se quitter, je rappelle le titre de votre livre en Finkle Crot Le Cœur lourd chez Galimar.
Au revoir à tous, à très bientôt sur LCP pour continuer cette bataille culturelle ensemble.
Sarah Knafo