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Podcast / conversationMarion Maréchal· 29 janvier 2026 19 minComplaisantPortrait personnelImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Les Grandes gueules de RMC ont lu (et apprécié !) le livre de Marion Maréchal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Mais un mot quand même parce que les chiffres sur l'immigration sont tombés cette semaine. 4,5 millions de titres de séjour en France. Jamais la France n'a accueilli autant d'étrangers sur son territoire. Pour vous, c'est un cauchemar ?

  • 6:00ComplaisanteRéponse directe

    Vous avez la forme, c'est un style qui est direct mais qui est élégant et qui fait appel à des références littéraires. C'est rare et surtout on sent que c'est vous qui l'avez écrit.

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas redevenir Marion Maréchal Le Pen ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cet accident a été si important dans votre vie ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a-t-elle eu raison de vendre le Front National en viager à Jordan Bardella ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que Jordan Bardella a plus de chances d'être élu que Marine Le Pen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Marion MaréchalChiffre
    « 4,5 millions de titres de séjour en France. Jamais la France n'a accueilli autant d'étrangers sur son territoire. »
  • 8:00Marion MaréchalChiffre
    « Chaque nuit en Île-de-France, c'est 52000 lits qui sont payés pour des migrants soit plus d'un milliard d'euros par an. »
  • 9:00Marion MaréchalFait
    « La Cour des comptes avait calculé tout ça et avait dit finalement ça s'équilibrait entre ce que peut rapporter l'immigration et ce que coûte l'immigration. »
  • 12:00Marion MaréchalFait
    « Si on continue sur ce chemin, les Français seront bientôt plus pauvres que les Polonais en moyenne. »
  • 22:00Marion MaréchalFait
    « Jordan Bardella a été élu à la tête du mouvement par la voix des adhérents et d'ailleurs très largement élu. »
  • 24:00Marion MaréchalPromesse
    « Je souhaite que Marine Le Pen puisse être candidate. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

la radio et la télé pour les GG pour les grandes gueules avec aujourd'hui le chemineau Bruno Poncé avec l'enseignant de Barbara Lef avec le chef d'entreprise Emmanuel Deviler et nous accueillons notre invité RMC face aux grandes gueules Marion Maréchal si tu te sens le Pen aux éditions Faillard bonjour Mario Maréchal mais vous avez un chevalier servant oui qui est-il ça m'intéress il y a une très belle photo de de vous avec ce chevalier servant avec une coupe de champagne à la main chevalier servant c'est C'est c'est Jordan Bardella, coupe de champagne à la main dans les salons du plaza Athéné. C'est la grande réconciliation. Allié allié politique indénéblement.

Bah écoutez, oui, j'étais heureux. Cette soirée de lancement a été l'occasion de réunir Jordan Barnella qui m'a fait l'amitié de sa présence mais également Nicolas Dupontignan Éric Siotti. Donc à certains égards le symbole d'une coalition des droites que j'appelle de mes vœux et qui est de bonne augure pour la suite des événements et les prochaines échéances électorales.

D'accord. Avec avec Bardella est bientôt votre tente ou pas ? Marine Marine Le Pen devait être présente.

Elle s'en est excusée publiquement d'ailleurs et elle a eu gentillesse d'avoir un mot amical pour mon livre voilà sur les réseaux sociaux mais c'était un imprévu mais elle devait être présente. En eff on va parler de votre livre si tu te sens le Pen parce que pour une fois c'est un livre plus personnel je dis pour une fois par rapport au livre politique que l'on reçoit et qu'on est obligé parfois de lire avec difficulté. Là, au moins, il y a il y a du perso et et ça a plu d'ailleurs à certaines grandes gueules.

Mais un mot quand même parce que les chiffres sur l'immigration sont tombés cette semaine. 4,5 millions de titres de séjour en France. Jamais la France n'a accueilli autant d'étrangers sur son territoire.

Pour vous, c'est c'est un cauchemar, j'imagine, quand vous avez vu ces chiffres que vous connaissant. Bah déjà, je vais vous dire, c'est pas une surprise, hein, parce que cette trajectoire, elle va en s'aggravant depuis maintenant des décennies. Maintenant, c'est un sujet que je considère très grave.

Oui, il faut imaginer si je devais vous donner une image que c'est l'équivalent de la ville de Paris, Lyon, Toulouse, Marseille en même temps et en terme de nombre qui correspond au titre de séjour actuellement présent sur le le sol français. Et ce qui m'étonne si vous voulez, c'est qu'au-delà des bon des incidences culturelles, on va dire, y compris sécuritaire, on a moins parlé ces derniers temps, alors qu'on était en pleine phase budget euh des incidences justement économiques parce que ce dont on parle moins, c'est que l'immigration a un impact et un surcoup sur de très nombreuses politiques publiques, ce dont le gouvernement n'a pas du tout parlé à l'occasion du débat budgétaire alors que il a même émis lui-même un document dans lesquels il évalue ses surcouts. Je vais vous donner quelques exemples très concrets, mais par exemple sur les élèves hallophones du 1er et du second degré.

Donc les élèves qui ne maîtrisent pas la langue française et à qui on doit donc donner des cours de français supplémentaires. Ça ça représente 265 millions d'euros par an. C'est quasiment 9000 postes de professeur.

Les aides juridictionnelles à l'égard des étrangers qui pour une grande partie sont utilisées justement pour faire des retours, des recours contre l'État dans le cas des des expulsions. 53 millions d'euros. Chaque nuit en Île-de-France, c'est 52000 lits qui sont payés pour des migrants soit plus d'un milliard d'euros par an.

La la la Cour des comptes avait calculé tout ça et avait dit finalement ça s'équilibrait entre ce que peut rapporter l'immigration et ce que coûte l'immigration. Finalement, on était la France était pas perdante. C'est un rapport de la Cour des comptes.

Il y a un grand débat là-dessus mais vous savez aussi qu'il y a de très nombreuses comment dire études notamment de l'observatoire de l'immigration et de la démographie qui au contraire fixe le coût de l'immigration en tout cumulé à près de 40 milliards d'euros par an. Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'en fait ça restera selon moi le sujet central et décisif des échéances à venir parce que les implications sont structurelles et que on vient d'apprendre, je sais qu'on en a longuement parlé sur votre plateau que si on continue sur ce chemin, les Français seront bientôt plus pauvres que les Polonais en moyenne, ce qui est quand même un drame. Et donc si on ne traite pas indirectement y concruit ces questions du coût de l'immigration et de l'impact sur les politiques publiques, malheureusement on passera en grande partie à côté du sujet.

Barbarain Bruno Emmanuel. Barbara a lu le livre et l'a apprécié paraît-il. Oui, je vraiment je voulais vous dire ici en effet on est souvent amené à lire des livres de politique sont des livres prétextes pour faire des petits plans com.

Voilà, pas toujours d'ailleurs écrit par eux-mêmes. Ça se sent quand on les lit, c'est pour ça qu'on les lit vite. Vous a la forme, c'est un style qui est direct mais qui est élégant et qui fait appel à des références littéraires qui sont des références littéraires dans lesquelles on sent un certain souffle.

C'est assez rare et surtout on sent que c'est vous qui l'avez écrit parce que dans le fond c'est aussi un livre que j'ai trouvé passionnant parce que vous éclairez votre parcours personnel, vous racontez notamment et je pense que c'est pour ça que le titre est très bien choisi. Si tu te sens le Pen, si tu te sens Le Pen, c'est la fin d'une lettre que votre grand-père vous écrit pour vous lancer vous pousser à être à rentrer en politique. Et je trouve que vous expliquez assez bien la particularité de ce clan Le Pen qui a été à la fois beaucoup confronté à beaucoup d'adversités sans pour autant se victimiser.

Vous rappelez ce qu'ont vécu vos tantes enfants, mais aussi euh péterie de rencœur, de colère, de dispute catastrophique, mais aussi de capacité à se réconcilier. Donc aussi une histoire familiale qui est intéressante, voilà, et qui est aussi très souvent caricaturé. Donc là, vous donnez votre point de vue et c'est intéressant, mais aussi votre parcours politique et je trouve que la façon dont vous racontez votre parcours politique, vos choix, un peu parfois vos errances parce que vous avez vous le reconnaissez, vous avez fait quelques erreurs.

Euh bien en fait, c'est lesquelles ? Bah, notamment je pense le choix de rejoindre Éric Zemour, hein, ça a été quand même relativement une erreur. Euh mais bon, vous apprenez de vos erreurs apparemment.

Néanmoins, je trouve que cette rigueur regret d'avoir rejoint Eric Zemour. Non, j'ai pas de regret. Ce que j'essaie d'expliquer dans le livre, c'est que je j'en tire un certain nombre de leçons mais voilà, je si je devais le refaire, je le referai parce qu'au final j'en ai beaucoup appris.

Mais alors justement dans votre livre, vous citez Jean Raspail qui dit que la politique c'est l'homme face aux événements. Alors vous, est-ce que vous allez être la femme face aux événements ? C'est-à-dire qu'à un moment donné, cette union des droites que vous appelez de vos vœux, qu'apparemment aucun des grands classiques qui se trouve autour de vous, même quand pour certains ils ont un micro micro microparti, est-ce que vous ne pensez pas que vous pouvez à un moment ou à un autre décider d'être la femme qui va vraiment réussir cette union des droites en dépit de de certains des hommes d'ailleurs qui vous entourent ? parce que je ne sais pas si c'est vraiment votre tante qui fait obstacle à à cette union des droites, si c'est pas plutôt tous les hommes qui sont autour et qui font obstacle à cette union des droites.

Vous l'avez compris, ça n'est pas un livre de candidature, c'est un livre de vision de la place d'ailleurs que je souhaite donner à cette vision dans les prochaines échéances parce que cette vision, je la défends depuis près maintenant de 15 ans. Euh c'est évidemment aussi une méthode parce que je parle de la manière dont je verrais en effet la possibilité d'accéder au pouvoir. Donc c'est aussi ma contribution si je peux dire dans le débat public.

Et puis aussi bah vous l'avez relevé et je vous remercie pour vos mots parce que c'est une belle récompense à toutes ces heures de travail. euh le point de vue que je peux donner de choix que j'ai fait. Oui, moi je je pense que pour ceux qui me connaissent un peu, ils me feront pas le procès de pas l'avoir écrit euh et même si j'ai mis un an et demi à l'écrire, hein.

Donc évidemment euh voilà, les sujets sont très variés, donc j'aborde beaucoup de choses et et c'est très dense et on pourra pas parler tout aujourd'hui. Mais ce qui m'intéresse si vous voulez aujourd'hui, c'est de faire en sorte et je l'ai dit à travers le sujet de l'immigration, de faire comprendre aux Français que l'échéance à venir est une échéance historique vitale déterminante. Et donc moi mon but dans tout ça et je pense que c'est ce qui est relevé dans le livre, c'est pas de courir derrière la première place.

Voilà, moi c'est d'apporter ma pierre à l'édifice, d'être l'une des pièces du puzzle pour demain permettre la victoire. Je continue de penser qu'aujourd'hui bah le Rassemblement national est le parti le mieux placé et donc il est assez naturel si vous voulez que du coup le candidat du Rassemblement national soit soit le chef de fil finalement cette coalition. pas ne veut Marine Le Pen si c'est elle qui est candidate ça dépendra aussi l'issue de son procè ne veut pas être celle qui porte l'Union des droites elle l'a dit elle est dit je suis ni droite après il y a il y a un débat sur les mots mais indéablement dans les actes qui sont posés depuis maintenant des mois et des mois et notamment à travers le ralliment de d'Éric Siotti à travers la présence des uns et des autres à ma soirée de lancement on voit bien que les choses aujourd'hui sont en train de bouger dans le bon sens et il me semble d'ailleurs que les LR eux-mêmes vont peut-être être amenés à devoir rendre des comptes sur le choix qu'ils ont fait ces dernières années, c'est-à-dire l'alliance avec le macronisme qui les a conduit et notamment le fait de pas avoir censuré le le budget, le cornus et une faute historique regardez regardez le résultat ça les a conduit à l'impuissance et au renimement puisque sur le budget on voit bien que c'est les socialistes finalement qui ont eu le dernier bien justement qu'à l'Europe Non mais vous montrez bien qu'à l'Europe vous travaillez de concert avec François Xalami Berdela et vous et c'est exactement ça j'essaie de montrer qu'en Europe on y arrive et donc on peut doit pouvoir y arriver en France on a peu de temps donc chacun va parler de penser moi ça va être rapide alors moi je l'ai lu hein alors je vous cache pas ça sera pas mon livre ça sera pas mon livre de chevet on est bien d'accord après moi ce que J'ai j'ai vu dans votre livre, c'est c'est plutôt l'envie de reprendre le business familial.

C'estàd que vous savez que votre tante malheureusement pour elle, mais bon, je pense que la justice va faire son travail et vu ce qui se passe en ce moment au procès, je pense que ça on va régler le problème rapidement. votre temps ne sera pas pourra pas se présenter. Je pense pas que vous pensiez que la ligne Bardella soit la vôtre.

Et j'ai l'impression que vous voulez reprendre le truc en disant ben moi ce que j'ai lu de ça, c'est euh quand votre grand-père vous met un peu à en disant vous met au challenge vas-y et si tu le Pen bah vas-y. Bah j'ai l'impression que c'est ça en fait c'est que là vous êtes en train de vous dire l'union des droites c'est ce que vous portez. Alors là effectivement on peut pas cacher ça.

Vous allez toujours me porter ce message là. C'est clair. Moi c'est à chaque fois que vous venez je suis quasiment là à chaque fois en face de vous. l'impression que c'est fait exprès.

Je sais pas pourquoi. Ouais. Ouais.

Je pense qu'ils essayent de me convertir mais ça marche pas pour l'instant. Mais en fait, moi j'ai l'impression que c'est ça. Vous êtes en train d'expliquer que 2027 euh bard passe ou passe pas mais vous vous serez là derrière.

Ce que vous voulez faire. Moi, je pense que vous voulez reprendre un peu ce enfin ce ce côté-là de l'échiqué politique, vous voulez le reprendre et parce que à un moment donné, j'ai l'impression que vous voulez reprendre la main derrière votre écoutez, moi je je vous avez employé le mot business. Moi je fais pas de business en politique preuve en d'ailleurs si si j'avais fait du business, j'aurais pas quitté la vie politique comme j'explique en 2017 pour faire autre chose pendant 5 ans et j'aurais fait le choix que vous avez montré voilà et si je faisais du buétais pas vous êes vous êtes pas parti j'ai renoncé à me faire réélélire député une élection qui était je pense tout le monde me le concédera quasiment acquise et j'ai comment dire démissionné mon mandat conseil régional et j'ai fait complètement autre chose pendant 5 ans et si je faisais du business j'aurais pu avoir la facilité de revenir au rassemblement national hein qui était en effet on va dire famille politique assez naturelle et je ne l'ai pas fait parce que j'ai voulu être plus en cohérence avec la stratégie à laquelle je croyais et je crois toujours la coalition des droites et la ligne qui est la mienne.

Donc j'ai j'ai pas du tout une approche business. De fait, je raconte une histoire parce que moi je m'inscris dans un héritage politique et familial que ça plaise d'ailleurs ou pas. J'explique d'ailleurs dans ce livre comment en quoi je perpétue cet héritage, en quoi je le réinterprète aussi et en quoi je le dépasse à certains égards.

Mais chez les Le Pen, on pouvait pas penser différemment. Ah si, absolument. D'ailleurs, d'ailleurs, preuve en est.

Non, mais je pose la question. PR en est à certains égards, vous avez jusqu'ici bon bah trois Le Pen qui se sont engagés en politique et trois versions du leénisme si on peut dire ça comme ça. Même si même s'il y a une ligne directrice, j'ai pas vu chez les Le Pen gauchiste.

Voilà, il y a il y a il y a une ligue directrice qui est toujours celle par contre du patriotisme et de la défense des intérêts de la France parti avec Migr engagé aussi en politique. Non mais c'est pour ça que le raconte dans le livre, il y a aussi à travers cette histoire politique beaucoup de divergences politiques. Il y a des conflits politiques aussi qui ont parfois même divisé jusqu'à ma propre famille et je peux vous dire étant neuf petits enfants qu'à certain nombre ne voilà ne sont pas forcément alignés.

Donc c'est les enfants qui Non non non il y a pas de il y a pas de il y a pas de il y a aucun impératif. Par contre on est éduqué dans un dans un environnement c'est évident pression. Est-ce qu'il y avait une pression aussi chez vous ?

Non il y a pas de pression. Par contre ce qui est vrai et c'est ce qui ressort de la lettre que je publie de mon grand-père. Euh mon grand-père nous a toujours enjoint à une forme d'exemplarité en disant "Mais attendez, on demande à des gens, à des militants d'aller se saigner, de prendre de leur temps bénévolement et à l'époque d'ailleurs et c'est encore vrai malheureusement d'un certain nombre de territoires de prendre des risques parfois physiques, parfois dans leur vie sociale.

Vous ne pouvez pas vous avec l'éducation que vous avez reçu et le nom que vous portez à certains égards ne pas montrer l'exemple." Voilà, c'était l'état d'esprit qu'il Pourquoi ne pas redevenir Marion Maréchal Le Pen ? Excusez-moi, j'ai Pourquoi ne pas être Marion Maréchal Le Pen ?

Alors, l'histoire de ce nom, on m'a fait beaucoup de procès là-dessus. Je le raconte aussi dans le livre. Moi, j'ai un lien particulier avec le nom Le Pen puisque l'histoire de ma naissance a voulu que je me suis appelé Marion Le Pen pendant 3 ans avant de m'appeler Marion Marchal.

Donc, j'ai toujours porté les deux noms sur ma pièce d'identité. Lorsque je suis rentré en politique, même si mon nom civil est Marion Maréchal, j'ai pris le nom Marion Maréchal Le Pen un peu comme un nom de guerre. Voilà, c'est Et c'est vrai que quand j'ai quitté la vie politique, Maréchal, c'est le c'est le c'est le nom de de de l'homme qui vous a élevé, qui m'a adopté absolument et qui qui est mon père aujourd'hui, mais qui n'est pas mon géniteur pour reprendre ce terme très voilà.

Et donc la réalité est que bon bah quand j'ai quitté la vie politique, j'ai voulu symboliquement marquer le coup et donc laisser de côté ce nom de guerre. Maintenant Marion Maréchal s'impose mais ce qui me fait beaucoup rire, c'est que les adversaires politiques régulièrement me disent "Ah, on vous appelle Marion Maréchal Le Pen pour vous mettre mal à l'aise ou essayer de vous gêner aux entournurs." Mais moi, j'assume parfaitement ces deux noms.

J'ai pas simplement puisquon parle du livre. Après Emmanuel, je te laisse mais il y a il y a un moment important dans votre vie que vous avez vécu, c'est c'est ce fameux accident de voiture avec votre mari et vous en parlez. Pourquoi c'était si important ?

Au-delà du fait que vous auriez pu y laisser la vie. Oui. Alors, il y a il y a plusieurs événements en fait qui ont percuté ce livre et qui ont contribuer à le façonner, si je peux dire.

Le premier, bon bah c'est la sortie des élections européennes qui ont été une élection exigeante et compliquée pour moi. La première en tant que tête de liste nationale avec la rupture douloureuse avec Éric Zemour sur laquelle je reviens. Deuxième événement, c'est la dissolution avec l'espoir immense hein d'une victoire de la coalition nationale et puis un échec qui appelle quand même à une une réflexion, une remise en question. la mort de Jean-Marie Le Pen avec lui toute une époque malgré tout et puis l'inégibilité de de Marine et les voilà l'inquiétude de toute une famille qui s'est battu depuis des années derrière elle et c'est vrai cet accident qui en fait a été un un moment de comment dire de de maturité personnelle c'est-à-dire que c'est j'essaie de raconter quand on voit la mort en face littéralement et qu'on y échappe par chance bah c'est vrai qu'on on ajoute de pas tant de jours à la vie que de la vie au jour quoi.

Et en fait ça décuple en fait son envie de donner du sens au quotidien, à son engagement et de faire le maximum tant qu'on en a encore la foi. C'est quel encore l'accident ou pas ? J'ai eu alors je me traîne quelques petites douleurs et j'ai eu des côtes cassées et voilà donc mais je m'en sors très très bien objectivement.

Moi je dirais très brièvement que c'est un livre remarquable et important. J'age tous les gens qui s'intéressent à la politique quel que soit leur bord à à acheter et lire ce livre parce qu' il y a un contenu politique, un contenu de réflexion, un éclairage intime qui est tout à fait remarquable. Je dirais, pour le résumer en quelques mots, euh sensibilité et esprit de vérité, aussi une cartarcis personnelle et politique car compte tenu de votre parcours avec votre adoption et cetera, vous vous exprimez publiquement beaucoup de choses euh euh qui qui vous font plaisir de de rendre public.

Et puis euh au plan personnel, votre culture de l'adversité, au plan politique évidemment la la saga Le Pen avec votre prisme qui est complémentaire, qui est assez inédit. Euh vous êtes pour l'Union des droites, c'est votre cheval de bataille, mais vous rappelez qu'il y a 10 ans presque jour pour jour, votre tante Marine Le Pen avait avait proclamé mot pour mot de droite, on est le camp national. Alors moi, une simple question un peu polémique quand même contte tenu de notre émission.

Je vous pardonne vu la présentation à vous. Marine Le Pen a-t-elle eu raison de vendre le Front National en viager à monsieur Bardella ? Je oui en effet, c'est polémique parce que le parti n'a en aucun cas été vendu puisque Jordan Bardella a été élu à la tête du mouvement par la voix des adhérents et d'ailleurs très largement élu.

Donc je crois que là pour le coup, on est face à un choix qui est un choix démocratique. Et vous accorderez quand même quelque chose à Marine Le Pen. Moi, j'ai eu je me cache pas d'ailleurs dans le livre des différences idéologiques ou stratégiques que je peux avoir avec elle, mais accordez-lui quand même quelque chose quand même peu de responsables politiques qui assurent leur succession comme l'a assuré Marine Le Pen.

En général, les chefs politiques, ils ont plutôt tendance à couper la tête de tous ceux qui arrivent derrière. En cela, on peut quand même lui accorder qu'elle a une certaine hauteur de vue. Oui, mais ce qui est assez effarant et on n jamais vécu ça dans dans la vie politique française, c'est qu'on a deux candidats qui pourraient être les les deux favoris de la présidentielle si on regarde les sondages.

Marine Le Pen ou Jordan Bardella. On ne sait pas le lequel finira par l'être. On attend une décision de de justice.

Est-ce que est-ce que c'est les mêmes pour vous ou quand même il y en a une ou un qui qui a plus de chance d'être élu ? Bah, écoutez moi alors où je vous parle, évidemment que je souhaite que Marine Le Pen puisse être candidate. C'est la réponse d'ailleurs euh bien légitime que fait Jordan Bardella.

Je ne suis pas maître de la décision euh finale. J'espère que euh les juges là-dessus laisseront le choix aux Français de pouvoir choisir euh euh le candidat qui leur si est. Maintenant, j'ai envie de vous dire quel que soit l'issue final, de toute façon, on fera tous la campagne ensemble.

Je l'ai dit assez naturellement derrière le parti qui se présente, ça sera votre candidat. Et donc le bien sûr et donc le sujet maintenant est de savoir quelle équipe autour de Jordan Bardella quelle équipe la plus large possible. Vous savez moi voilà ce que ce que j'en pense pour être président de la République franchement sur son âge son manque d'ex livre dans votre livre vous soulignez justement la question de et vous évoquez vous-même l'idée que il faut avoir un certain âge pour accéder aux plus hautes fonctions.

Oui bien sûr et j'ajoute d'ailleurs que il y a évidemment des exceptions et qu'il y a des des gens dont le talent n'attend pas le nombre des années. Indéiablement Jordan Badella fait fait comment dire preuve d'une précocité indéniable et puis d'une d'une volonté. Le tout maintenant étant en effet au-delà de au-delà de lui et du candidat et ça vaudraitud.

Est-ce qu'il a l'étof pour être président ? Oui, je le pense, je le pense mais pour cela, il faut se donner les moyens une fois de plus d'avoir une équipe qui est aussi à ses côtés la plus complémentaire et la plus large possible. Mais ça va au-delà de moi, j'ai envie de vous dire mais c'est Jordan Bar aussi qui a empêché que vous reveniez au rassemblement national, qui a empêché que votre ligne puisse s'exprimer au Rassemblement nationale.

Marine Le Pen était d'accord pour que vous reveniez l'exprimer. Évidemment qu'il y a eu des incompréhensions. Évidemment que la vie politique est faite de fracture et d'opposition et de rupture.

Voilà, je vous dire, moi j'ai eu des moments très compliqués avec Éric Zemour. Ça m'empêche pas aujourd'hui de dire que demain, il faudrait aussi trouver un chemin pour pouvoir travailler avec reconquête. Vous l'avez relevé Barbara Le Fèvre et à juste titre au Parlement européen, nous y arrivons avec des résultats très concrets pour la défense des intérêts français.

Par pitié que nous tirions exemple de ça et que nous arrivions à le faire au niveau national, la situation est trop urgente. Une dernière question, vous avez une concurrente ? Oui, dites-moi, j'en ai beaucoup mais [rires] une qui est un peu même votre profil, votre âge, Sarah Cnafo ?

Oui. Est-ce que est-ce que c'est une concurrente ? Voilà, je le prendrai pas comme ça.

Aujourd'hui, Sarah Knafo fait un chemin à Paris. Personne lui enlèvera d'ailleurs son dynamisme. Maintenant, moi il y a une chose qui m'interroge sur son choix stratégique à Paris, c'est d'expliquer, puisqu'elle l'a laissé sous-entendre assez clairement, que si jamais elle était qualifiée au second tour, elle pourrait se désister pour Rachid Adati puisque Rachati ne veut pas de fusion.

Ça a été dit très clairement avec elle. Moi je vous le dis très franchement hein, je n'ai pas confiance en Rashid Adati seul allié au Macronisme parce que c'est ce qui va se passer pour garantir une politique de droite à Paris. Je vois ce qu'elle fait ou plutôt ce qu'elle ne fait pas au ministre de la culture.

Je vois son bilan en tant que garde des sauts. Donc j'ai envie de vous dire c'est pour ça que d'ailleurs que je pousse aujourd'hui et je soutiens Thierry Mariannie parce que je considère qu'il faut au contraire que le camp national rentre au conseil de Paris pour être l'empêcheur de tourner en rond pour être le faiseur de roi et forcer Rashid Dadati à avoir la garantie d'un groupe qui et bien l'obligera à avoir une vraie politique de droite. Merci Marion Maréchal si tu te sens le Pen aux éditions Fillard.

Merci d'avoir été avec nous. Dans un instant suite des GG, on va revenir justement sur ce que vous préconisez. l'Union des droites.

Jordane Bardella peut-être mieux placé que Marine Le Pen pour gagner à l'Élysée. On va en discuter avec vous au 3216. À tout de suite.

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