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Discours / meetingManuel Bompard· 18 mai 2025 95 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

🔴 Réunion publique : Lille

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 57 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30Aurélien LecoquFait
    « Aurélien Leco a été élu par vous avec plus de 87 % des voix face à l'extrême droite. »
  • 8:40Aurélien LecoquFait
    « Dans notre pays, l'islamophobie tue. Elle a tué le 25 avril dernier lors de l'ignoble meurtre d'Abou Bakar Sissé. »
  • 17:00Manuel BompardChiffre
    « Emmanuel Macron depuis 7 ans leur fait cadeaux fiscaux sur cadeaux fiscaux depuis qu'il est là. C'est à minima 450 milliards qu'il a offert au plus riches. »
  • 19:10Manuel BompardFait
    « On vous le dit suffisamment. Et donc qui va payer ces cadeaux fiscaux ? C'est vous. Ce sont les pauvres à qui on demande ensuite de payer. »
  • 22:00Emma FourreauFait
    « L'Union européenne est le premier partenaire commercial d'Israël et évidemment depuis le début du génocide, on refuse de suspendre cet accord d'association. »
  • 24:10Emma FourreauFait
    « Gaza, c'est le pire endroit au monde pour un enfant. Gaza, c'est l'endroit où on a le plus d'enfants amputés par habitant. »
  • 28:00Hugo BernalicisFait
    « Bruno Retaillot a dit dans son meeting je dois vous faire un aveu. Je suis de droite. Ça c'est un mensonge. »
  • 0:15Locuteur 1Chiffre
    « On a été capable de verser 12 milliards de dividendes à nos actionnaires sur les quatre dernières années, mais on a mis que 800 pauvres millions pour des projets de modernisation de la capacité de production d'acier en France. »
  • 2:45Locuteur 1Chiffre
    « Ça concerne 147 personnes, 147 milliardaires. Ça permet de rentrer dans les caisses de l'État 15 milliards d'euros d'argent public. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Lille. Est-ce que ça va ? On est très heureux de vous accueillir aussi nombreuses et nombreux ce soir à Lille dans ce quartier populaire de Moulin pour ce meeting avec une affiche exceptionnelle.

Je suis très heureux de coanimer cette soirée en compagnie d'Elodie Chloé conseillère régional de la France insoumise des Haut-Frances. Évidemment, vous le comprenez, on se doit de commencer cette soirée en remerciant celles et ceux sans qui elles ne pourraient se tenir, les militants, les volontaires, les insoumis de l'île et des Haut-de-Fance qui ont préparé cette salle pour vous accueillir dans les meilleures conditions. Un grand tonner d'applaudissement pour elle et eux, s'il vous plaît.

Merci merci à Lucas, conseiller communal aussi à il faut aussi le rappeler, on peut aussi l'applaudir. Forcément, ce soir ici à Courmont, on a une pensée toute particulière pour les habitants du quartier de Moulin qui se battent chaque jour pour des logements dignes contre la vie chère, contre les violences sociales et policières qu'on peut voir ici dans ce quartier. dans ce quartier où Aurélien Leco a été élu par vous avec plus de 87 % des voix face à l'extrême droite.

Ici ici à Moulin et partout dans cette première circonscription du nord, vous avez montré avec combativité que à Lille, l'extrême droite n'a pas sa place et elle n'aura jamais sa place. Une pensée aussi pour les camarades notamment de l'AFPS qui sont présents avec nous ce soir, engagé sans relâche pour la solidarité avec le peuple palestinien ici à Lille et partout en France. Et on vous invite ce jeudi à les à les retrouver pour un rassemblement en commémoration pour la Nagba à 19h à République.

C'est ça la force de notre camp. Des luttes qui se croisent, qui se parlent, qui s'unissent. C'est ça l'insoumission. un fil rouge entre les travailleurs, les précaires, les salariés, les jeunes, toutes celles et ceux qu'on veut faire terre et qui sont encore là ce soir déterminés et un insoumises et les insoumis à Lille, comme partout en France, vous le savez, ils sont de toutes les mobilisations.

Nous étions encore ce dimanche dernier à Lille, plus de 1000 à marcher contre l'islamophobie. Car oui, il faut le rappeler, sans cesse pour que tout le monde l'intègre bien. Dans notre pays, l'islamophobie tue.

Elle a tué le 25 avril dernier lors de l'ignoble meurtre d'Abou Bakar Sissé et nous souhaitons aujourd'hui à cette occasion avoir une pensée pour sa famille et pour ses proches et nous souhaitons aujourd'hui une fois de plus lui rendre hommage. Cette islamophobie, elle ne vient pas de nulle part. Elle est la conséquence directe des propos de l'extrême droite et de ses relais médiatique qui crache Laoren à longueur de journée sur les plateaux télé contre nos compatriotes musulmans.

Cette islamophobie, elle se retrouve aussi au plus haut sommet de l'État, notamment lorsque la ministre de l'éducation nationale et d'autres s'acharne contre le lycée à Verouest. contre le lycée Alkindi, preuve une fois de plus de leur islamophobie crasse. Et nous adressons aujourd'hui un message de soutien aux élèves, aux personnels, aux parents de l'céest et nous saluons ici son président, monsieur Éric Dufour qui nous fait l'honneur de notre de sa présence.

Qu'il soit assuré jusqu'au bout du plein et entier soutien de la France insoumise dans cette bataille qui s'annonce. Enfin, hier soir, ça n'aura échappé à personne. Sur TF1, notre cher président Emmanuel Macron a déclaré, je cite, "Non, je ne vais pas nationaliser Arcelor Mital." Face à ce sacage, la Macronie ne fera rien.

Ici, c'est à Dinkerc, mais aussi en France, à Florence à Fosse, ce sont des emplois, des savoir-fa qui sont broyées par une multinationale qui touche des milliards d'aides publics sans jamais rendre de compte. C'est ça leur modèle, l'impunité pour les puissants, l'abandon pour le peuple. C'est ça leur vision. des milliards d'aides publics sans conditions et aucune garantie pour les travailleurs.

Mais nous, nous refusons cette fatalité. Heureusement, on se bat et on se bat bien. Et parmi ceux qui n'ont jamais lâcher ce combat, il y a un député insoumis qui a suivi ce dossier de très près qui a été sur le terrain au côté des salariés.

Je vous demande d'accueillir chaleureusement notre camarade et député de cette première circonscription du nord, Aurélien Lecoqu. [Applaudissements] Merci à toutes et tous. Merci d'abord à Lucas et à Elodie pour cette magnifique introduction.

J'espère que je vais trouver des choses à ajouter tant vous avez si bien décrit la situation. Bonsoir d'abord à toutes et tous. Ça me fait un plaisir particulier de vous accueillir et de vous voir, de vous retrouver si nombreuses et si nombreux ce soir à Lille bien sûr, mais à Moulin tout particulièrement.

Ce soir, nous sommes plusieurs centaines. Ces plusieurs centaines, elles ont une signification. Plusieurs centaines ce soir à Lille.

Hier soir, c'était plus d'un millier qui étaient réunis autour de Jean-Luc Mélenchon à Obenaard. Cela veut dire quelque chose. Cela veut dire qu'ici est la force.

Oui, ici est la force. Et il faut le répéter à qui veut l'entendre parce que pourquoi ? Pourquoi vous êtes venu ce soir ?

Moi, j'ai lu quelques livres, écouté quelques émissions de télé. J'ai cru comprendre que celles et ceux qui s'a coquinaient avec la France insoumise, qui était militant, sympathisant, électeur ou venit dans une réunion était quelque part un peu des imbéciles, des naïfs, de ceux qui répétaient en boucle la doxa. J'ai cru comprendre que et peut-être c'est le cas de certains dans cette salle, des oreilles de loup poussées à l'arrière des crânes.

Ils appelaient même ça la meute. Non, la réalité ce soir c'est que vous êtes les courageux. Vous êtes les têtes dures.

Vous êtes celles et ceux qui ne vous défilez pas, celles et ceux qui vous tenaient droit, celles et ceux qui ne baissaient pas les yeux, qui vous battez pour votre dignité, pour que le peuple soit respecté. cette force qui est la force insoumise qui se déploie partout bien sûr sur les marchés en porte à porte dans les tractages mais aussi dans les mobilisations, dans les luttes, dans la rue comme dans les actions de solidarité. Cette force c'est d'abord celle d'hommes, de femmes qui refusent d'accepter de vivre dans un monde où notre système économique détruit tout, notre environnement. les corps, les travailleurs, combien encore morts l'année dernière des accident ?

Alors oui, gloire à ceux qui résistent et qui se tiennent droit. Et ça a été dit par Elodie et Lucas, mais je veux le redire. Je veux remercier toutes celles et ceux qui ont rendu possible l'événement de ce soir.

Les militants, celles et ceux qui ont tracté, qui ont collé, fait des portes à portes, qui sont allés boîter, celles et ceux qui ont organisé la Réunion. qui sont venus plutôt pour coller les affiches, pour monter la scène, pour tirer des câbles. Et je veux adresser un salut tout particulier à notre service d'ordre et j'aimerais qu'on les applaudisse parce que oui, aujourd'hui, le travail qui est le leur, leur tâche militante est absolument indispensable pour faire face à la violence de ceux qui aujourd'hui nous menacent.

Vous l'aurez compris, je parle de l'extrême droite. Oui, face aux assauts répétés d'un système à bout de souffle, nous tenons bon. Ils n'ont plus en face que la calomnie, la violence, l'autoritarisme pour se défendre, c'est qu'ils sont proches de craquer.

Ça me fait plaisir cette réunion publique ce soir parce que nous avons des intervenants et des invités que je veux saluer particulièrement. Hugo bien sûr député de la seconde circonscription qui tient la dragée haute et regarde et se bat face- à face avec Retaillot et Darmanin Emma évidemment avec qui j'ai le plaisir de nouveau de partager la scène ce soir et qui est une combattante horspère qui au Parlement européen regarde droit dans les yeux l'extrême droite a commencé par Jordan Bardella lorsque qu'il est là, faut préciser. Et puis je voudrais saluer parce que ça me fait un plaisir particulier et c'est un honneur pour nous de l'accueillir ce soir et je pense qu'on peut l'applaudir le coordinateur du mouvement la France insoumise Manuel Bonpard.

Je vous dis ça attention. Je vous dis ça, attention, pas seulement parce qu'il serait le coordinateur et qu'il faudrait applaudir le coordinateur. Non, je vous dis ça parce que Manuel Bompard, Manu, il est le premier à aller tenir la tranchée partout au moment où tout le monde nous insulte, à aller affronter les éditorialistes de plateau qui nous calomnit.

Il est celui qui chaque fois qu'il y a un mensonge, une contrevérité ou une petite erreur est capable de la débusquer. Et pour cela, je le crois, notre mouvement lui doit beaucoup de reconnaissance. Et puis je veux, je le disais, il était à Obena hier soir, adresser depuis l'île un salut fraternel à celui qui sans doute prend le plus de coups chez nous, est attaqué chaque jour, calomnié, diffamé, menacé. celui qui a ouvert notre chemin, celui sans qui sans doute aujourd'hui il y aurait plus de gauche debout en France.

Celui qui porte haut notre programme qui a permis à des millions de Français et de Français de retrouver un peu de dignité qui a permis à toute une génération, la mienne notamment de retrouver l'espoir. Je parle bien sûr, vous l'aurez compris, de Jean-Luc Mélenchon. Alors, pourquoi pourquoi nous attaquent-ils de la sorte ?

Pourquoi ils mettent-ils autant d'énergie ? Je vais vous le dire. Parce qu'ils ont peur.

Ils ont peur. Peur parce que nous serions dangereux. Peur parce que nous serions violents.

Non, ils ont peur pour leur portefeuille. Ils ont peur pour leur compte en banque. Voilà qui est en train aujourd'hui d'organiser la meute contre nous, les milliardaires.

Qui sont-ils ? Celles et ceux qui possèdent les médias et qui organisent ces cabales au premier rang desquels vous le connaissez monsieur Boloré. Monsieur Boloré, c'est 9 milliards de patrimoine. 9 milliards, c'est quoi ?

Qui a un milliard ici ? sans doute pas grand monde. Alors 9, ça fait beaucoup. 9 milliards, c'est 562000 années de SMIC.

Personne personne ne produit 562000 années de travail. Oui, la richesse de ces milliardaires n'est pas la leur, elle est celle qu'ils ont prise sur le dos des travailleuses et des travailleurs ici en France, mais aussi pour ce qui est du cas de Boloré sur le continent africain. Voilà donc ce qu'ils sont en train de défendre.

Voilà pourquoi il déploi contre nous tous ces artifices de violence. Et comment ont-ils accumulé cette richesse ? Ils l'ont accumulé parce qu'Emmanuel Macron depuis 7 ans leur fait cadeaux fiscaux sur cadeaux fiscaux depuis qu'il est là.

C'est à minima 450 milliards qu'il a offert au plus riches. 450 milliards depuis 2014. Et ben oui, parce que l'arrivée d'Emmanuel Macron, ça commence en 2014 à Ber sous le quinquen François Hollande, faut pas l'oublier cet argent 450 milliards de cadeaux, 100 milliards de dividendes perçues l'année dernière, des centaines de milliards de cadeaux en grandes entreprises et d'exonération de cotisation sociale, ça fait un trou, un déficit.

On vous le dit suffisamment. Et donc qui va payer ces cadeaux fiscaux ? C'est vous.

Ce sont les pauvres à qui on demande ensuite de payer. C'est vous. Vous les fâchetuméniloises et les fâchetumén lois, il y en a quelques-uns dans la salle.

Vous payez les cadeaux fiscaux des plus riches lorsqu'à l'école la Fontaine ou à l'école la Martine dans des quartiers populaires. On vous supprime des classes. C'est vous les étudiants qui payent les cadeaux au plus riches lorsqu'à l'université de Lille on supprime 150 places en première année et 10 % du volume horaire.

C'est vous les lycéennes et les lycéens. Je sais qu'il y en a quelques-uns. Lorsque on menace de supprimer les options au lycée Montebello ou lorsque l'on fait dormir dans le froid sans chauffage à l'internat du lycée Fédherbe, mais c'est vous tous qui payez les cadeaux au plus riches, les retraités et tous les autres chaque jour lorsque vous allez faire vos courses.

Vous avez entendu Macron hier, il vous a dit les prestations sociales maintenant ce sera sur la consommation populaire. Comprenez la TVA. À chaque fois que vous irez acheter un pack de lait, à chaque fois que vous irez acheter une baguette de pain, alors vous payerez ce que les plus riches et les patrons de ce pays ne paient plus parce que Emmanuel Macron leur a fait des cadeaux.

Et tout cela est-ce que ça marche ? Bien sûr que non. nous avait dit que tout ça devrait ruisseler, que l'économie serait dynamique.

Réalité, une croissance qui s'écoule, qui s'écroule, 66000 fermetures d'entreprises l'année dernière, un record, un chômage qui explose plus qui devrait atteindre les 8 % plus 43 % chez les jeunes. De toute façon, ce sont des feignants et des fermetures d'usine. Oui, je le redis et nous serons plusieurs à le dire ce soir.

On envoie nos pensées, notre soutien et notre courage à tous les salariés d'harceloral de France. Notre courage pour la violence de ce qu'ils subissent, pour l'angoisse du quotidien et notre courage pour la lutte dure à mener. Les licenciements d'Arcelor Mital sont les licenciements d'un patron voyou subventionné par l'argent public. 300 millions leur a-t-on donné par an pour qu'ils s'en mettent 6 milliards dans les poches et pour jeter dehors 636 salariés et peut-être 15000 dont 4000 à Dinkerque s'il ferment l'ensemble des sites et des dizaines de milliers d'emplois indirects derrière chaque licenciement.

C'est des familles qui sont détruites. C'est des divorces. C'est parfois des suicides.

C'est des enfants dont on se demande comment on va les nourrir. Et nous n'oublions pas que de ces reniments ce ne sont pas les premiers. Nous n'oublions pas la trahison de Gandrange par Nicolas Sarkozy.

Nous n'oublions pas l'abandon de Florange par François Hollande et nous ne laisserons pas faire le sacrifice des salariés d'Arcelor Mital par Emmanuel Macron. Coûte que coûte et quoi qu'il en disent, nous imposerons la nationalisation. J'en termine parce que je dépasse mon temps.

Mais face à cette situation, comment font-ils pour tenir ? face à la colère qui gronte dans le pays, comment se maintiennent-ils toujours au pouvoir ? et bien par la vieille méthode qui consiste à diffuser la haine, la division et le racisme.

Ces basses méthodes et ces grandes déclarations qui ont des effets concrets et qui permettent, autorisent et laisse faire le meurtre d'Abou Bakar Sissé qui a été évoqué par Elodie tout à l'heure. Tout cela est le fruit d'un mécanisme de longue date. Oui, lorsque l'on s'en prend aux deux seuls lycées musulmans sous contrat avec l'État de ce pays, on le fait parce qu'ils sont musulmans.

Il y en a un sur cette circonscription, c'est le lycée Avroes. Lycée Avroes, l'un des meilleurs lycées de France, l'un des lycées qui permet à des jeunes de quartier populaire d'avoir une chance de s'en sortir dans la vie. 50 % des élèves d'affaires OOS sont boursiers et c'est celui-là qui après 14 inspections voit son comprompre avec l'État alors qu'il n'y a rien dans aucune des inspections.

Et pendant ce temps-là, est arab zéro inspection en 30 ans, 200 plaintes pour pédocriminalité et les mensonges en boucle d'un premier ministre. Chers camarades, chers amis, j'en termine en vous disant que la victoire est proche. N'en doutez jamais.

Si les attaques sont violentes, c'est qu'ils sont aux abois et qu'ils savent que nous progressons et que nous arrivons. N'oubliez jamais que c'est nous qui avons remporté le dernier scrutin législatif. N'oubliez jamais que c'est nous qui avons fait un million de voies supplémentaires aux élections européennes.

Oui, les insoumis et avec eux le peuple s'avance sur la scène. Les échéances électorales arriveront. La prochaine qu'on connaît en date, c'est celle des municipales.

Et bien, nous le redisons ce soir. Oui, nous irons au municipal pour l'emporter dans de nombreuses villes, y compris à Lille. Et nous le disons ce soir, l'île est une ville insoumise.

Elle est une ville insoumise par ses votes. Mais l'île est une ville insoumise parce que l'île n'accepte pas le sort que qui lui est fait par la Macronie. Lille est une ville insoumise parce qu'elle est une ville antifasciste qui n'accepte pas la diffusion du racisme.

Lille est une ville antiraciste et il ne manque plus qu'à ce qu'elle soit insoumise sous son bfroid. Mais l'île ville insoumise, ce n'est pas la victoire d'une étiquette ou d'un parti politique. L'île ville sououmise, c'est l'entrée au conseil municipal et la reprise du pouvoir par le peuple tout entier à commencer par les quartiers populaires qui tout longtemps ont été oubliés.

Suivront d'autres élections où je sais que nous serons en capacité de l'emporter. Oui, le peuple surgira sur le devant de la scène et rien, rien ne peut arrêter un peuple qui a décidé de se de se lever pour sa dignité. Je vous remercie.

Un tonner d'applaudissement pour le député de la première circonscription du nord, Aurélien [Applaudissements] Lecoqu,11. Ce ne sont pas des coordonnées GPS. Ce n'est pas non plus un article de la Constitution. 47,11 % mes camarades, c'est le score de la France insoumise ici dans le quartier de Moulin aux dernières élections européennes nous plaçant ainsi largement en tête.

On aurait pu dire aussi 48 à Faubourdeau et Bétune. On aurait pu dire 50 à l'île sud. On pourrait surtout dire 30 à l'île tout entier nous plaçant ainsi en tête du dernier scrutin des élections européennes.

Aurélien l'a dit, l'île est une ville insoumise. Ce score, nous le devons et nous le savons. Au quartier populaires qui se sont massivement mobilisés pour ce scrutin et qui ont permis l'élection de brillants eurodéputés insoumis.

Parmi cela, mes chers amis, faites un tonner d'applaudissement pour une voix de la paix, pour une voix de la jeunesse, pour une voix de la condition animale, pour une voix féministe forte au Parlement européen. Tonner d'applaudissement pour notre eurodéputée insoumise Emma [Applaudissements] Fourreau. Bonsoir à toutes et à tous.

C'est un immense plaisir pour moi d'être avec vous ce soir au côté de mes camarades députés du nord Aurélien Lecoc et GBIS et de notre député et surtout coordinateur du mouvement Manuel Bonpard. Je tiens évidemment à remercier toutes les militantes et tous les militants qui font qu'on puisse être ensemble ce soir parce qu'on ne le dira jamais assez. Tout ce qu'on construit campagne après campagne ne serait absolument rien sans eux.

Donc je pense qu'on peut vraiment les applaudir ce [Applaudissements] soir parce que ce ne sont pas des petites mains mais ce sont bien les mains qui construiront le monde d'après siôt au pouvoir. Donc évidemment on le sait, ce sera entre eux et nous. Nous on avance à visage démasqué.

On a un programme clair, l'avenir en commun, on a un objectif, c'est la République jusqu'au bout débarrassée du racisme, du sexisme, du mépris de classe. On a un horizon, celui de l'harmonie entre les êtres humains, entre eux et avec la nature et en face c'est eux. Et on sait qu'on ne peut s'attendre qu'au pire.

Alors, parfois, ils avancent masqués. On peut comparer un peu l'extrême droite à un iceberg. Alors la bonne nouvelle c'est qu'il fonde donc on peut espérer qu'il disparaissent mais en tout cas on a à la fois une surface qui est émergée qui est déjà sale mais on a toute une surface qui enfin tout un ensemble qu'on ne voit pas mais qui sortent parfois du bois et on l'a vu par exemple à Paris ce samedi avec le comité du 9 mai où c'était en fait des centaines de néonazis qui ont défilé dans les rues de Paris avec une autorisation par le tribunal administratif où on pouvait les voir ou ne pas les voir parce que la plupart avait des cagoules. avec des drapeaux, avec la croix celtique, avec des champs identitaires, avec notamment des tambours inspirés des jeunesses hitlériennes et le Rassemblement national voudrait nous faire croire qu'ils n'ont absolument rien à voir avec eux.

Alors que quand on se penche un peu plus près sur cette démonstration, on a trouvé des anciens trésoriers de Marine Le Pen, une assistante parlementaire du Rassemblement national et cetera. Donc ce sont les mêmes et donc derrière les cravates que l'on peut voir à l'Assemblée nationale derrière les TikTok de Jordan Bardella qui en plus ne disent absolument rien de son programme politique hein. C'est Bardella caresse une vache.

Bardella goûte du vin. On n'a jamais aucune proposition concrète même si évidemment on en attend rien parce qu'on le connaît hein. du racisme et puis aucune solution pour le peuple.

Mais on voit bien que ce sont deux mondes qui qui sont ensemble et qui évidemment prennent pied dans notre pays, mais c'est pas propre à la France puisque on peut le voir au niveau européen comme au niveau international avec l'élection du fasciste Donald Trump par exemple, avec les scores impressionnants de l'AFD, donc le parti d'extrême droite en Allemagne aux dernières élections et cetera et on le voit particulièrement au Parlement européen où du coup en fait vu que il y a trois groupes d'extrême droite et avec l'extrême droite de tous les pays européens, on a le Rassemblement national qui se sent un peu décomplexé dans son racisme parce que dans certains pays, c'est beaucoup plus accepté qu'en France et donc on voit leur vrai visage et notamment on a des événements qui sont organisé avec de l'argent européen au sein du Parlement européen qui sont fondamentalement racistes et qui sont en fait interdits. Par exemple, on a eu un débat sur la remigration. La remigration, c'est le synonyme de déportation.

C'est le projet de déporter des millions de personnes hors d'Europe. Et devant ce rassemblement, nous on est venu en force les députés de gauche antifascistes pour dénoncer la tenue de cet événement pour dire que dès qu'ils font un événement Parlement européen, ils nous trouveront sur leur chemin. Et qui est venu défendre les gens qui organisaient ce cet événement ?

Les députés du Rassemblement national qui sont venus essayer de nous intimider, nous cracher dessus, nous insulter. Donc on voit bien en fait que ce qu'ils ne peuvent pas dire en France, ils se le permettent au niveau européen. Et donc on le voit au niveau du Parlement européen, mais on le voit aussi au niveau des pays en Europe.

Je pense par exemple à la Hongrie qui est un pays ouvertement fasciste, euh même si euh certains ont du mal à le dire, hein. Par exemple, pas plus tard qu'hier, j'ai eu à auditionner le commissaire qui est à la santé et à la condition animale, mais qui est en fait le commissaire qui est désigné par Victor Orbane. Et en fait, il y a un processus de normalisation où personne n'ose le traiter fasciste.

Et quand moi je pose le mot, tout le monde est choqué. Même les les renouw, donc c'est en gros les équivalents des Macronistes se retournent en disant "Oh, tu as pas osé quand même fasciste ?" Alors que littéralement on est dans un pays qui autorise à tirer sur les migrants dit illégaux si nécessaire.

Donc on peut parler de fascisme ici. Donc je pense à la Hongrie, mais on peut aussi parler de l'Italie qui la première chose qu'elle a fait quand elle est arrivée au pouvoir, c'est de s'en prendre au pauvres en supprimant l'équivalent du RSA. Donc en fait, on peut pas dire "On n'a pas tenté l'extrême droite, on sait jamais".

Il y a pas de on sait jamais en fait dès qu'ils sont là, ils s'attaquent aux femmes, ils s'attaquent aux personnes racisées, ils s'attaquent aux pauvres, ils s'apportent, ils s'attaquent aux personnes LGBTI et cetera et cetera. Donc les seuls qui protègent, c'est les ultra riches. C'est les seuls qui ne seront jamais touchés par l'extrême droite s'ils arrivent au pouvoir.

Et donc, je le disais, il s'attaque notamment aux droits des femmes. On le voit avec des collectifs comme Némésis, donc ces pseudo féministes qui en fait instrumentalisent la cause féministe pour s'en prendre aux personnes immigrées qui en fait ne font que du mal aux femmes. Parce que si on commence à dire que les seuls violeurs sont les hommes racisés, sont les sont les personnes immigrées et cetera, on ne peut pas traiter en fait le problème de fond qui est celui de la culture du viol, qui est celui du patriarcat et qui est celui de dire qu'en fait ça peut être n'importe quel homme, que c'est la plupart des victimes, à savoir neuf victimes sur 10, connaissent leur agresseur et donc on ne peut pas lutter sérieusement contre les VSS et contre la culture du viol si on n'est pas capable de désigner le vrai problème.

Et on a par exemple des débats sur le droit à l'avortement au Parlement européen et où en fait la les prises de parole majoritaires vont être anti droit à l'avortement. On va nous dire par exemple que non, on peut pas autoriser l'IVG parce que ça va être un gros problème pour financer les retraites. On nous l'a quand même sorti dans l'hémicycle ou en nous disant c'est pas possible, c'est un génocide.

Donc au Parlement européen, on ne peut pas parler de génocide pour décrire ce qu'il se passe à Gaza. Par contre, pour parler de l'IVG, là le mot est sorti sans aucun problème. Donc c'est vraiment l'état des débats au Parlement européen.

Et évidemment, ça reflète euh certaines politiques en Europe. Je pense par exemple à la Hongrie où on oblige les femmes à écouter le battement de cœur du fétus avant d'avorter, ce qui est d'une violence inouie et qui rajoute en fait de la douleur à la douleur. Je pense à la Pologne où même en cas de viol, on ne peut pas avorter.

Et c'est pour ça qu'on a nos députés Mathilde Panot et Emmanu qui se sont rendus très récemment en Pologne pour livrer des pilules abortives à la première clinique qui pratique l'avortement. On peut les [Applaudissements] applaudir et je tiens à saluer le courage des militantes qui ont ouvert cette clinique alors en dépit de la loi et en face du Parlement polonais, ce qui est tout un symbole et à vous annoncer aussi qu'on renouvellera l'opération puisque'avec de nombreux députés, on se rendra de nouveau en Pologne pour livrer de nouvelles pilules abortives parce qu'évidemment c'est un combat de fonds qu'il faut mener et pourtant il faut quand même rappeler qu'en Pologne ce n'est plus l'extrême droite au pouvoir hein, c'est euh et bien les libéraux et la première chose qu'ils ont fait au lieu de faire en sorte que cette loi soit abrogée, c'est au contraire de suspendre le droit d'asile. Donc voilà un petit peu les personnes qu'on a en Pologne. et j'en reviens à la Hongrie où vous avez peut-être vu que récemment ils ont passé une loi pour interdire la pride cette année et c'est pour ça que évidemment avec de nombreux députés insoumis, on se rendra à cette praide à Budapest le 28 juin prochain parce qu'on ne peut pas interdire les [Applaudissements] fiertés et je veux bien sûr finir par une pensée ici pour les Gazaouis qui subissent un génocide, hein, on l'a dit, il y a beaucoup de personnes qui tremblent pour désigner ce qu'il se passe à Gaza qui en fait se couvre de honte à ne pas pouvoir nommer les choses telles qu'elles sont et qui se couvrent de honte par leur complicité évidente.

Je suis député au Parlement européen et il faut savoir que l'Union européenne est le premier partenaire commercial d'Israël et évidemment depuis le début du génocide, on refuse de suspendre cet accord d'association alors même qu'il y a dans cet accord une clause qui est justement le respect des droits humains. Personne ici ne peut prétendre que Netaniaahu respecte les droits de l'homme en Palestine. Et donc ça fait 1 an et 6 mois maintenant que le génocide a commencé et les moments pour décrire ce qu'il se passe là-bas, on a l'impression qu'à chaque fois on atteint le pire, que ça peut pas être pire, qu'on peut pas voir de pires images et à chaque fois Israël arrive à dépasser toutes les limites justement parce que Israël n'a aucune limite et parce que l'Occident ne lui pose plus aucune limite.

On pouvait se dire "Bon, jamais ils ne bombarderaient les hôpitaux, ils l'ont fait. Jamais ils ne vont bombarder les écoles, ils l'ont fait. Jamais ils ne vont bombarder les camps de réfugiés, ils l'ont fait.

Ce qui fait que aujourd'hui Gaza, c'est le pire endroit au monde pour un enfant. Gaza, c'est l'endroit où on a le plus d'enfants amputés par habitant. et et aucun mot ne peut le décrire.

Même les images ne disent même pas toute l'horreur que c'est que de grandir à Gaza. On a affaire maintenant à une génération traumatisée qui qui même si elle s'en sort ne se remettra jamais de toute l'horreur qu'elle a pu voir de voir son père mourir de devoir ramasser son frère en morceaux. C'est ça qui se passe aujourd'hui à Gaza.

À tel point en fait que de plus en plus on a plus pitié des vivants que des morts. Et c'est notamment une journaliste qui a commencé une de ces vidéos en disant "Malheureusement, je suis encore en vie." Et la France est coupable.

La France est coupable, notamment Macron quand il n'est pas capable de nommer ce qui se passe à Gazavoir un génocide, quand il n'est pas capable de dire clairement qu'il arrêtera Netaniaou s'il passe sur le sol français, qu'il n'est pas capable de reconnaître l'état de Palestine et qu'il n'est pas capable d'agir parce que on a les moyens d'agir mais on est impuissant. volontairement parce qu'en fait on cautionne ce qui se passe pas nous bien sûr mais Macron cautionne ce qu'il se passe à Gaza. Donc je veux redire ici toute ma solidarité avec le peuple de Palestine qui se bat et qui est l'honneur de l'humanité.

Je veux saluer ici tous ceux qui se lèvent pour Gaza qui marchent chaque semaine en France et partout dans le monde en solidarité avec ce peuple martyrisé génocidé. Je vais aussi saluer et dire tout mon soutien à la jeune garde antifasciste et et à Urgence Palestine qui sont menacés de dissolution par [Applaudissements] Taillot. Donc je veux terminer en disant tout simplement que Gaza vivra et Gaza vaincra.

Merci beaucoup. [Applaudissements] Merci à Emma pour ce discours plein de vérité et surtout de montrer au quotidien avec ton mandat et la combativité que les femmes ont toute leur place dans la vie politique et qu'elles sont pleines de talent quand on leur enlaisse l'opportunité. [Applaudissements] Maintenant, je vais avoir le plaisir de laisser la parole à une autre personnalité forte qu'on connaît bien ici.

Il fait su Darmanin Retillot à l'Assemblée. C'est le spécialiste des questions de justice et de sécurité à la France insoumise toujours en première ligne pour défendre l'état de droit. Il était en première ligne pour défendre notre proposition de loi visant à abroger l'élite d'apologie de terrorisme.

Celui-là même qui permettait d'incriminer injustement notre camarade de la CGT Jean-Paul de l'esco, à qui on pense lui aussi lui aussi élu avec un score on ne peut plus écrasant sur la deuxème circonscription du nord. Un tonneard d'applaudissement pour Hugo Bernalicis. Merci pour votre accueil.

Ça fait plaisir de nous voir si nombreuses et si nombreux ce soir à Lille. Bon, moi je vais pas vous parler de truc très fun puisqu'il va il va s'agir de de Rotaillo et de DAmanin, peut-être même d'un peu de voquier, une petite dose, un petit peu quand même parce que c'est vrai, l'extrême droite gagne du terrain, l'extrême droite avance et plus précisément l'idéologie fasciste gagne du terrain. Et je pense que messieur Retaillot et Darmanin, évoqué dans une certaine mesure, mais lui il est plus là pour c'est un petit bonus quoi, sont quand même assez symptomatiques de cette période et de cette séquence dans laquelle nous nous trouvons.

Tout ça est malheureusement extrêmement sérieux de voir que la bataille dans laquelle nous sommes est face au fascisme à visage sympathique. que pas forcément des usages si sympathiques que ça mais en tout cas bien habillé ministre de l'intérieur pour l'un ministre de la justice pour l'autre drapé dans l'arc républicain comme ils disent alors qu'ils sont en réalité simplement et purement l'arc réactionnaire puisque l'arc républicain il est là ce soir ici dans cette salle. Oui, Macron est le marche-pied de l'extrême droite comme l'ont toujours été les libéraux à travers l'histoire.

Ils ont toujours précédé l'arrivée au pouvoir du fascisme qui a toujours été la meilleure garantie et la meilleure assurance vie pour les capitalistes qui n'arrivaient plus à convaincre de leur modèle de société, de domination et d'arcaparement des richesses et des ressources. Évidemment, dans l'intervalle, il y a toujours eu aussi des sociaux libéraux inconséquents. Bon voilà, pas métant sur le sujet, vous pouvez voir à peu près à quoi je peux faire référence.

Maintenir le système de domination capitaliste, c'est donc ça l'utilité finalement du fascisme. Diviser le peuple sur ses revendications sociales, environnementales d'intérêt général et plutôt jalouser le voisin sur des critères qui seraient ethniques, religieux, philosophiques d'apparence. ou que sais-je encore ?

Vous avez peut-être vu Bruno Retaillot qui a fait son dernier meeting, enfin vu son dernier meeting, non, j'espère pas, mais en tout cas vu des extraits passés où il explique que il prend des coups quand même dans cette campagne interne. Il prend des coups mais il leur rend quelques ans mais pas à tout le monde. Ces coups, il les rend uniquement aux insoumises et aux insoumises.

Voilà ce qu'il a déclaré dans son dernier meeting. Il ajoute contre les insoumis parce que qui a voté contre la dernière loi narcotrafic ? Nous.

Et a dit qui propose l'abrogation du délit d'apologie du terrorisme ? Nous. Alors, c'est vrai que je le prends un peu personnellement, je vous avoue.

Voilà, il doit avoir un truc quelque chose. Mais il y a s'il y a bien des raisons pour lesquelles nous sommes opposés à la loi narcotrafic, ce n'est pas que nous serions amoureux du narcotrafic, c'est que nous pensons que cette loi est inutile et inefficace, vous nous l'avez entendu dire, mais qu'en plus, elle comporte encore une nouvelle fois une dimension discriminatoire qui est scandaleuse avec la proposition la possibilité de prononcer des interdictions de paraître. par le préfet d'une personne dont on suspecterait qu'elle participe au trafic à un trafic de stupéfiant.

Vous voyez tout de suite qui ça pourrait concerner dans les quartiers populaires et de quelle manière le juge on s'en fiche une procédure vraiment dans comme dans un état de droit accessoire. Évidemment l'état de droit c'est pas son truc. Alors Bruno Retaillot a dit dans son meeting je dois vous faire un aveu.

Je suis de droite. Ça c'est un mensonge. Ça c'est pas un aveu.

Il est pas de droite ce monsieur. Il est au moins d'extrême droite à minima. Et quand nous disons et quand je dis retaillo fachot vous me l'avez déjà entenduent entendu dire plusieurs fois.

C'est pas juste pour se faire plaisir à la cantonade parce que nous on serait les gauchot et eux les fachaotud. Non non, c'est pas ça. C'est étayé sur la base de prise de position politique de ce monsieur, de prises de position qui sont en référence au mouvement fasciste.

Alors bien sûr, les fascistes de 2025 ne procèdent pas de la même manière que ceux du début du 20e siècle. Ben non, sinon ce serait un peu trop compliqué pour eux, plutôt inacceptable. Donc il préfère se masquer.

Néanmoins, quand vous expliquez que l'état de droit, c'est secondaire, qu'est-ce que vous êtes en train d'expliquer ? Vous êtes en train d'expliquer que les droits individuels, les personnes, ce sont elles sont secondaires par rapport au droits de la société tout entière, d'une société que lui il définit selon des critères qui sont qui ne sont pas des critères politiques par ailleurs, qui sont des critères ethniques et religieux par exemple puisqu'il explique dans son même meeting que pour lui la France c'est d'abord une affection, c'est d'abord une passion. Il va même jusqu'à détourner une citation de Mark Block.

Il dit "Selon Mark Block, on n'est pas français si on n'est pas capable de vibrer au sacre de reince ou au récit de la fête de la fédération." Alors Mark Block c'est pas forcément toujours un camarade non plus mais on le respecte pour l'œuvre d'historien qu'il a accompli évidemment mais surtout il a pas dit ça. Mark Blot n'a pas dit on n'est pas français si on n'est pas capable de vibrer au sacre de reince.

Il a dit il y a deux catégories de Français qui ne comprend jamais l'histoire de France. Ceux qui refusent de vibrer au sacre de reince ou ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération. Il est en train de juste dire celui qui s'intéresse pas, qui arrivent pas à se à se mettre dans la situation du moment de ce qu'on pouvait vivre à ce moment-là pour comprendre les les démarches historiques de que faisaient les gens qui faisaient là.

Voilà ce qu'il est en train de dire Mark Block. Mais non, monsieur Ratayou, il vous explique que si vous êtes pas catholique, vous n'êtes pas vraiment français. C'est ça qui vous explique très concrètement puisqu'il y a des racines profondes de la France, la France judéo-chrétienne, on connaît ce discours.

Il parle ensuite de majorité silencieuse qu'il faudrait écouter davantage. Majorité qui pourrait imposer sa loi aux minorités. C'est ça dont il s'agit.

Or, qu'est-ce que l'état de droit ? Encore une fois, c'est la garantie juridique pour les individus de leurs droits de leur droits naturels imprescriptibles. Ça s'appelle la déclaration des droits de l'homme et des citoyens.

Voilà quelle est la cible des fascistes. Ils exécrent la grande révolution française et son œuvre juridique qui garantit justement ses libertés fondamentales. Voilà qui est monsieur Retaillot.

Alors évidemment, ça prend des formes, fascisme du 21e siècle un peu différente. Évidemment, il s'en prend par exemple à la jeune garde et urgence palestine qu'il veut dissoudre. Mais ne vous y trompez pas les amis, la cible réelle de ces dissolutions, c'est nous.

Regardez ce qu'il raconte les uns les autres. Que nous serions une secte, une dérive sectaire, mais une secte, ça se dissou. Non, vous avez déjà entendu monsieur Voky expliquer que nous étions des ennemis de la République, qu'il fallait passer aux étape supérieur.

Qu'est-ce qui se passe dans l'histoire du fascisme à chaque fois qu'ils arrivent au pouvoir ? Bien sûr, certains arrivent par les élections, par la voie normale, puis finissent par interdire telle organisation politique, tel parti. C'est comme ça qu'ils font et qu'il fonctionne.

Et voilà comment il préparent le terrain à ces idées là. Voilà pourquoi on peut dire très tranquillement retaillot [Applaudissements] fachot il finit même son meeting paras le voile pas celui-là le dernier mais le précédent vous nous voyez nous finir nos meetings le crucifie ah ce serait catastrophe hein chaîne de d'info en continue pendant combien polémique combien de Manus à bal crucifie 2 semaines ouais 2 semaines allez minimum minimum 2 semaines voyez comment il préparent le terrain aidé de leurs amis des médias mainstream alors d'arrin dans tout ça lui le problème alors c'est moins un idéologue que Retaillot c'est vrai euh j'avais dit au début du mandat précédent enfin de 2017 d'armanin le bourrin bon c'est vrai que c'était pas symp mais c'est un peu ça quo quand même, il arrive à la justice. Oh, on va tout changer, vous allez voir ce que vous allez voir, ça suffit.

Euh, les délais, bon, il y aura pas beaucoup plus de moyens, les délis seront toujours ce qui seront. Mais il vous explique, il veut faire un big bang de la justice. Je vais pas vous détailler ça parce que sinon il me faudrait 1 heure et demi vous me connaissez mais vous dire que quand même il y a quelques propositions qui quand même sont un peu savoureuses.

Alors il est revenu à la charge aidé par le chef de l'État hier soir sur TF1 qui a expliqué qu'il était d'accord avec cette idée stupide. Je répète cette idée stupide de vouloir faire payer les personnes détenues qui seraient en prison. Pourquoi est ce stupide ?

Je vais vous le dire parce que Dupon Moriti a dit que c'était stupide. Plus sérieusement, il a vraiment dit ça par ailleurs. Ça me fait suer de devoir citer du Bati mais je le fais quand même parce que ça vous fait marrer.

On s'est dit tiens allez imaginons les personnes détenues ne payent pas ce qu'ils devraient payer s'ils sont en prison selon Darmanin. Qu'est-ce qu'on fait ? Il y en a qui savent ce que je vais dire parce qu'ils ils me l'ont déjà entendu dire une fois précédente.

Ne dites ne soufflez pas pour les autres et ben on les expulse. Non c'est pas c'est pas c'est pas ça qu'il faut faire. Bon alors j'ai une autre idée.

Si on peut pas les expulser. Je sais celui qui paye pas sa place de de de sa cellule là son loyer et ben on le met en prison. Eh, c'est pas une bonne idée [Applaudissements] ça.

Non, mais finalement, je pourrais faire ministre de la justice. Ça a pas l'air si compliqué que ça. Euh non, mais faut faut être bête pour proposer des trucs pareils.

Bien sûr que c'est de la démagogie la plus pour flatter une partie des gens qui vont pas aller chercher plus loin que le bout de leur nez en disant "Ah ouais, c'est vrai, il faudrait faire payuer." hein. Sauf qu'en plus, on sait que ça veut dire que des gens qui sont déjà en difficulté vont ressortir avec davantage de dettes.

Qu'est-ce que ça va produire ? De la récidive et uniquement de la récidive. Gros malin, espèce de gros [Musique] bourrin.

Il y a des gens qui ont réfléchi avant toi. Gérald Armanin, tu ferais mieux de lire un peu les sciences humaines, ce qui se dit sur le sujet plutôt que d'aller expliquer que tu vas faire des prisons en préfabriqué et puis quoi avec des allumettes aussi tant qu'on y est ? Non mais c'est du délire.

Voilà qui on a comme ministre de la justice. Sauf que celui-là, il fait ce qu'il est en train de dire et il entraîne les gens vers les peines planchées, les machins, tous ces surenchères pénale qui vous attire inévitablement vers un modèle autoritaire, vers un modèle de détestation réciproque. Voilà qui est Gérald d'Armanin, l'autre Bruno Retaillot.

Je terminerai par monsieur Voquier d'un mot. Je vois que j'ai légèrement déjà dépassé mon temps de parole parce que celui-là du coup bah entre les deux, il sait pas comment en faire pour exister. Donc sa dernière trouvaille, c'est de lancer une commission d'enquête sur les liens entre la France insoumise et les islamistes.

Oui. Alors au début, j'ai dit "Ouais, c'est drôle." C'est comme la fois quand il a dit "Et si on envoyé tous les étrangers qu'on veut renvoyer dans leur pays qu'on arrive pas à renvoyer dans leur pays à Saint-Pierre et Miclon ?" Non mais en vrai au début j'ai vraiment cru que c'était un truc d'hugi ou une connerie.

Enfin je voilà j'ai vraiment cru que c'était une blague de quelqu'un. Bon et en fait non. Bon et alors là c'est pareil pour la commission d'enquête. juste vous dire, je rentre même pas, je voudrais même pas répondre à aux accusations qu'il nous fait, ça ça n'a pas de sens.

Mais juste pour vous dire, je je garderai son anonymat, mais un député des républicains assez notoir que j'ai croisé hier à la buvette, je lui dis non mais franchement la commission d'enquête, il dit non mais Hugo, ouais, il dit le pire c'est qu'en plus ça fait monter le RN. J'ai dit oui et nous aussi oui paraît que les votres ils aiment bien comme ça qu'on les voilà ça vous met en lumière en valeur. Je dis oui oui non mais et puis surtout une commission d'enquête c'est important ça permet de faire des trucs utiles normalement des vraies enquêtes.

Vous voyez ce que ce qui se passe ce que fait Paul sur Betara mais on peut l'applaudir pour le travail qu'il accomplit. Vous voyez ce que fait Antoine Léoman sur la commission d'enquête que nous dirigeons actuellement sur les questions électorales avec Stérin, le truc péri là, les fachaots, les instituts de sondage. Mais non, eux, ils font un coup de com politicien pour à la fin rien faire.

Alors nous leur disons à Rotaillot d'Armanin Voquet oui à la fin ça se finira entre eux eux les fachot au global puisque en fait ils font la même chose que l'extrême droite juste eux ils sont gouvernement et dirigent entre eux et nous et on rappellera sans cesse la première des sécurités c'est la liberté je répète la première des sécurités c'est la liberté je poursuis la première des sécurités c'est la sécurité Voilà qui nous sommes. Nous sommes et resterons le parti, le mouvement des droits humains, le mouvement de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. la République.

Un tonner d'applaudissement pour notre député de la 2e circonscription du nord Hugo Bernalici. Les amis, vous aussi vous pouvez vous applaudir. Nous sommes ce soir à la salle Courmont à Lille Moulin.

Plus de 400 personnes pour assister à ce meeting exceptionnel. Merci à vous. Les intervenants l'ont rappelé, les insoumises, les insoumis, ils sont de toutes les lutte, de toutes les mobilisations.

C'est pour toutes ces raisons que vous pouvez déjà noter dans vos agendas que jeudi prochain, place de la République à 19h, à l'appel de la FPS, comme Elodie l'a mentionné, il y aura la cérémonie de commémoration de la NACBA organisée par l'Association France Palestine Solidarité. Nous continuerons de rester mobilisés pour les droits humains. Nous continuerons aussi de rester mobilisés pour le pouvoir d'achat de nos concitoyens.

En premier lieu, le pouvoir d'achat de nos concitoyens des quartiers populaires. C'est pour cette raison que nous serons mardi prochain à 9h avec le collectif contre le stationnement payant devant le tribunal administratif pour leur apporter notre plein et entier soutien. Et enfin, puisque comme est mal à rappeler, nous défendons tous les droits.

Nous serons le 24 mai dès 10h en dessous de l'île Europe à partir de 14h pour le défilé de la grande pride de l'île. Venez nombreuses nombreux à l'ensemble de ces événements. Faut-il vraiment présenter le dernier intervenant ?

Celles et ceux qui ne le connaissaient pas encore l'ont vu en juin dernier laminé sur les plateaux de télé Gabriel Atal et Jordan Bardella. Dimanche dernier encore sur LCI, il a brillamment renvoyé dans ses cordes Laurent Veuquier ses fantasmes d'extrême droite dans sa circonscription à l'assemblée dans les médias. Nous sommes fiers de compter sur sa voie.

Tonner d'applaudissement pour le député de la 4e circonscription des Bouches du Nord. Coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompard. Merci beaucoup.

Merci de la chaleur de votre accueil. Je savais que ici à Lille, on sait accueillir chaleureusement ses amis et ses camarades et je vous en remercie beaucoup. Évidemment, je remercie l'ensemble des militantes, des militants de la France assoumise qui ont beaucoup travailler ces dernières heures, ces derniers jours.

Il faut pas l'oublier à chaque fois en amont du moment que l'on vit ensemble aujourd'hui et un gros travail militant pour vous informer de l'existence de cette réunion pour vous dire qu'elle va avoir lieu, pour préparer la salle et sans ce travail sans ce déploiement militant en amont, on pourrait pas tenir des moments comme celui-ci, des moments où on est ensemble, des moments avec cette chaleur humaine qui nous donne de la force parce que ça a été dit tout à l'heure quand après avec mes collègues on va ici à l'Assemblée nationale ici dans les médias, on seurte à une adversité et quand on vient au milieu du peuple, au milieu des gens, on prend votre énergie, on prend votre force pour continuer la lutte et continuer la bataille. Alors merci beaucoup, merci beaucoup aussi d'être venu si nombreuses et si nombreux ce soir, d'autant plus que il y avait de la concurrence. Évidemment, il y avait le beau temps, mais surtout peut-être avez-vous vu depuis 17h cet après-midi la commission d'enquête qui avait lieu à l'Assemblée nationale et qui auditionné le premier ministre à propos des révélations que nous les insoumis, nous avons les premiers relayés au sein de l'Assemblée nationale à propos des événements, des violences, des violences sexuelles qui avaient eu lieu dans l'établissement Notre Dame de Bétaram.

Et avant de venir vous rejoindre dans cette réunion publique, en venant ici, on essayait de suivre ce qui se passait dans cette audition du Premier ministre et on a assisté à une scène et à des scènes particulièrement incroyables, particulièrement révoltantes d'un premier ministre qui refusant de s'expliquer clairement sur les responsabilités qu'il avait eu à l'époque, passait son temps à s'attaquer à notre camarade Paul Vanier, rapporteur de cette commission d'enquête, passer son temps à plutôt que de répondre aux questions qu'on lui posait, accuser la commission d'enquête de l'Assemblée nationale d'être en quelque sorte partial, de ne pas faire bien son travail alors qu'il y a au sein de cette commission d'enquête pas seulement des insoumis mais des membres de l'ensemble des groupes politiques de l'Assemblée nationale. Le Premier ministre est même venu pour son audition, je sais pas si vous l'avez vu, en posant sur la table à côté de lui le brûlot qui a été publié il y a quelques jours contre la France insoumise et quand Paul Vanier, notre collègue rapporteur qui fait un travail incroyable et un travail formidable dans cette commission d'enquête, quand Paul Vanier lui posait des questions simples pour demander au premier ministre quelles sont les informations qu'il avait à l'époque, qu'est-ce qu'il a fait, pourquoi il a menti devant l'Assemblée national, le premier ministre sort le livre et dit "Je connais vos méthodes" et en quelque sorte essaie de rendre la France insoumise responsable de tous les mots. Et cette méthode, elle est particulièrement détestable, pas juste parce qu'elle attaque la France soumise, vous inquiétez pas, on a l'habitude.

Mais parce qu'on est en train de parler de violence sur des enfants, de violence sexuelle sur des enfants qui ont duré pendant des dizaines d'années et des dizaines d'années. Et ce qu'on demande au Premier ministre sur ce sujet, c'est pas de faire diversion en attaquant la France insoumise. Ce qu'on demande au Premier ministre sur ce sujet, c'est de dire la vérité sur ce qu'il savait et sur ce qu'il a fait pour faire en sorte que ces situations s'arrêtent.

Et moi, je ne sais pas quelle sera à cette heure la conclusion de cette commission d'enquête. Je ne l'ai pas vu en entier, mais pour la partie que j'ai vu moi-même avant le début de cette réunion publique, pour la partie notamment dans lequel en quelque sorte il a reconnu que ces premières déclarations devant l'Assemblée nationale ne correspondaiit pas à la vérité, c'est-à-dire précisément que le Premier ministre avait menti de voir la représentation nationale. Ce que je peux vous dire, c'est que cette audition devant cette commission d'enquête, elle aura des conséquences politiques et que la France a soumise, elle n'acceptera qu'un pas qu'un Premier ministre puisse mentir devant la représentation nationale sur un sujet aussi grave que celui dont on est en train de parler.

Peut-être en rentrant ce soir après cette réunion publique, vous en saurez davantage sur les suites politiques que nous donnerons à cet événement d'aujourd'hui. Mais puisque il est d'usage désormais de faire croire que la France assoumise est responsable de tout ce qu'il se passe dans ce pays, je prie qu'il y ait pas demain un tsunami, une tempête de grêle où on viendrait nous dire que c'est de la faute de la France assoumise. Et puisque la France soumise et en permanence pointé du doigt et stigmatisé, moi je veux vous dire que nous nous sommes fiers les insoumis d'avoir été à l'initiative de prendre à bras lecore cette question qui au début n'était que dans quelques articles de presse de poser une première fois une question au gouvernement à l'Assemblée nationale puis une deuxième fois puis une troisième fois d'obtenir la création de cette commission d'enquête parce que depuis que cette commission d'enquête a été créée.

C'est des dizaines et des centaines de témoignages qui remontent partout en France de personnes qui ont subi personnellement des violence de cette nature et qui voi enfin un cadre dans lequel ils peuvent enfin exprimer leur souffrance, dire ce dont ils ont été victimes. Et ça c'est pas un complot politique de la France assoumise, c'est une bataille d'intérêt général. Et si la France assoumise l'avait pas mené, alors ses souffrances, elle n'aurait pas pu s'exprimer. [Applaudissements] Et de manière générale, vous verrez, vous verrez et ça sera le cas sur un certain nombre de sujets qu'on a abordé ce soir.

Toujours au début, ils vont nous pointer du doigt. Toujours au début, ils vont nous diaboliser. Toujours au début, ils vont nous caricaturer.

Toujours au début, ils vont nous insulter ou nous réprimer. Et puis petit à petit, les jours passent, les semaines passent et petit à petit la position qui est la nôtre devient une position de plus en plus partagée, de plus en plus large. Et alors nous avons ouvert ouvert la brèche et cette brèche c'est beaucoup de gens qui s'engouffrent sur ce sujet ensuite. et nous c'est notre méthode de combat à la France insoumise queles que soient les intimidations médiatiques, quel que soit les manières de vouloir nous imposer des positions à l'inverse des nôtres parce que sinon vous comprenez vous allez avoir l'ensemble des médias qui vont vous critiquer.

On met ça de côté. On se pose une seule question. Est-ce que la bataille politique qu'on mène sur tel ou tel sujet, est-ce qu'elle l' juste ou est-ce qu'elle n'est pas juste ?

Est-ce qu'elle correspond à l'idée qu'on se fait de l'intérêt général ou pas ? Et si elle correspond à l'idée qu'on se fait de l'intérêt général, alors on mène cette bataille, quel que soit ce qu'on disent les commentateurs médiatiques. Parce que nous, on porte pas la parole à l'Assemblée nationale des commentateurs médiatiques, des éditocrates ou des grands des grands patrons des médias.

On porte la parole du peuple, on porte la parole de celles et ceux qui nous sont élus, qui nous ont élu et qui comptent sur nous pour tenir bon. Alors, hier soir, le président de la République est venu parler à la télévision. Je vous pose pas la question de savoir si vous l'avez vu ou pas parce que je crois que beaucoup d'entre vous ne l'ont pas vu et ils avaient raison de ne pas le regarder.

Mais il se trouve que malheureusement nous on a pas trop le choix. On est obligé de s'infliger ça parce qu'après il y a des gens qui nous disent "Bon, vous avez regardé le président de la République, alors vous devez réagir. Qu'est-ce que vous en avez pensé Hier soir, je sais pas si vous avez les audiences, c'était pas fameux, hein.

Euh, à part peut-être ceux qui voulaient regarder Esprit criminel sur TF1, c'était à 22h30 normalement, ils ont été obligés pendant 1 heure d'attendre que le président de la République termine son intervention. Je sais pas si ceux qui l'ont vu voyez le journaliste en face de lui de lui Gill Boulot là qui présente normalement le 20h de TF1. Il en avait marre, il avait envie que ça s'arrête mais l'autre il squattait, il voulait pas partir.

On s'est dit avec les collègues dans l'hémicycle hier soir, on va publier un communiqué pour demander la libération de Gilles Boulot. On aurait peut-être dû le faire. On aurait peut-être dû le faire.

En tout cas, c'était 3h30 pour rien puisque sur tous les sujets, il nous a dit qu'il avait raison, que de toute façon c'était pas possible et que lui il savait mieux que tous les autres euh et que donc hein, ça suffit. Donc est-ce queon peut avoir, vous avez parlé de référendum, qu'est-ce que vous pensez de l'idée puisqueil y a une grande majorité des Françaises et des Français qui veulent l'abrogation de la réforme des retraites ? que monsieur le président de la République, vous êtes prêt à abroger la réforme des retraites ?

Oh non, non, je n'abrogerai pas la réforme des retraites. OK. Pourquoi ?

Un argument peut-être. Non, parce qu'il y avait 92 % des actifs qui étaient contre cette réforme. L'ensemble des organisations syndicales étaient contre cette réforme.

Il y avait pas de majorité de députés à l'Assemblée nationale pour voter cette réforme. Et aujourd'hui, si on soumettait un projet de loi pour l'abrogation de la réforme des retraites à l'Assemblée nationale, il serait adopté par une majorité de députés. Mais on peut pas parce que Emmanuel Macron veut pas.

C'est quand même une vision du référendum qui est assez particulière. C'estàd il envisage que des référendums sur lesquels la réponse qui sera donnée va forcément et obligatoirement dans le sens de ce que lui veut. Bon, ça limite un peu le champ des référendum parce qu'il se trouve que sur beaucoup de sujets, le peuple veut exactement l'inverse de ce que Emmanuel Macron veut lui-même.

Donc les référendums, c'est pas possible. la nationalisation d'arceloral. La question lui a été posée pareil, il dit non, je ne nationaliserai pas l'orbital mais vous verrez, je ferai le maximum pour sauver les sites de Dquerque de Fos dans mon département au bord de la mer Méditerranée.

Mais ça, on connaît les mots creux, les promesses sans lendemain. Aurélien en a parlé tout à l'heure. Sarkozi avait dit "Je n'abandonnerai pas les salariés de Gandrange." Un an plus tard, un an plus tard, le site fermé.

Hollande pendant la campagne de 2012, il avait dit "Je prends l'engagement de réouvrir les haut fourneaux de Florenge." Il a été élu président de la République. Les haut fourneaux de Florange n'ont jamais réouvert.

Et donc nous ce qu'on demande sur ce sujet, c'est pas des phrases, c'est pas des mots, c'est pas des promesses auxquelles personne ne croit, c'est des actes. Des actes. Parce qu'on est aujourd'hui confronté à une entreprise harceleur mital qui a une stratégie délibérée, qui a une stratégie du pourrissement qui fait exprès de gagner du temps.

Il faut décarboner la production d'acier en France. La date butoire pour le faire c'est 2030 parce que à partir de 2030 si les productions d'acier en France ne sont pas décarbonées, elles ne peuvent pas rester en France. Il faut 4 ans pour faire les travaux de décarbonation.

Donc si mes calculs sont bons 2030 moins les 4 ans nécessaires, c'est aujourd'hui que la question se pose et vous avez une un patronat d'harceleur mital la famille mital qui dit on n'est pas sûr de vouloir faire les investissements nécessaires pour la décarbonation. On a été capable de verser 12 milliards de dividendes à nos actionnaires sur les quatre dernières années, mais on a mis que 800 pauvres millions pour des projets de modernisation de la capacité de production d'acier en France. Et quand vous interrogez le gouvernement à l'Assemblée nationale sur ce sujet, qu'est-ce que vous faites ?

Ils disent "On discute, on négocie avec harceleur Mital pour essayer d'obtenir de leur part des promesses de maintien de l'emploi en France. Ils se font bern par une boîte qui leur dit "Allez, si vous voulez qu'on reste, il va falloir donner encore plus d'argent public pour nous aider dans nos projets." Arcela mital Kadja toucha 300 millions d'euros d'argent par an d'argent public et qui verse ça à ses actionnaires qui suppriment des 600 emplois et qui s'il ne fait pas les travaux de décarbonation en supprimeront l'ensemble des sites en France c'est-à-dire plus de 15000 emplois directs et si on compte les emplois indirects ça fait plus de 50000 ou plus de 60000 emplois en France et le gouvernement fait semblant de discuter de dialoguer alors que tout le monde sait que chaque un jour de perdu, c'est un jour de trop pour faire la seule chose que l'on devrait faire, la seule chose qui a du sens, pas uniquement pour défendre l'emploi, mais aussi pour défendre notre capacité à produire de l'acier en France.

Parce que tout ce qu'il y a autour de vous dans votre vie quotidienne, ça nécessite une production d'acier. Et la seule chose qu'il faut faire pour ça, c'est tout simplement de nationaliser l'entreprise Arcela Mital. la nationaliser pour qu'on ait une maîtrise publique de la production d'acier.

Alors une fois sur un plateau de télévision, on m'a dit "Mais on a pas les moyens, la France est en faillite, on n pas les moyens d'acheter Mital." Et je dis "Mais j'ai entendu le président de la République il y a quelques mois, il a pris la parole à la télévision et il nous a dit qu'on avait des moyens pour acheter des missiles, pour acheter des chars, pour acheter des obus. Alors, on a les moyens pour acheter des missiles, des chars et des obus.

Et on n pas les moyens pour acheter une acierie pour maintenir en France et sauvegarder en France la capacité de produire de l'acier. Faut pas nous prendre pour des imbéciles. Nous, on a chiffré la nationalisation d'harceleur Mital en fonction du nombre de sites que l'on prend, en fonction du nombre de du scénario précis de cette nationalisation, c'est quelques milliards. 2 milliards au chiffrage le plus bas, sans doute 6 ou 7 milliards au chiffrage le plus haut.

Je vous ai dit tout à l'heure que l'État verse chaque année 300 millions d'euros d'argent public pour harcelor mital sans aucune garantie, sans aucune conditionnalité. Alors, on a de l'argent pour donner 300 millions de cadeaux par an à une entreprise, mais on n pas l'argent pour prendre ces 300 millions, pour les rassembler sur plusieurs années, pour rentrer au capital de l'entreprise et pour décider d'arrêter d'être manipulé par un patronat qu'on a strictement rien à faire de maintenir l'emploi en France et qui veulent juste engraisser les poches de la famille. Donc il faut changer de logique, il faut la nationaliser cette entreprise.

Ça a été le cas en France jusque dans les années 90. La production d'acier, elle était nationalisée. Ces derniers mois, ces derniers mois l'Italie, ces derniers mois la Grande-Bretagne, ces derniers mois le Kazakhstan, pour vous prendre quelques exemples, ils ont pris des mesures de contrôle public de la capacité de production d'acier. ce que tout le monde sait aujourd'hui et y compris dans le contexte international que l'on connaît au moment où Trump amorce une guerre commerciale, tout le monde sait que c'est un enjeu de souveraineté vitale d'avoir une maîtrise de sa capacité de production d'acier, qu'on va en avoir besoin demain pour la transition écologique, qu'on va en avoir besoin demain pour des investissements pour faire en sorte que notre pays il soit aussi à l'avant-garde de ce grand défi qui est le défi du 21e siècle, c'est-à-dire le défi de l'urgence climatique et environnementale.

On a besoin de la capacité de production d'acier en France. Et donc, je veux vous donner rendez-vous parce que hier avec Aurélien, on était au côté des salariés d'Arscelor Mital qui sont montés à Saint-Denis à côté de Paris devant le siège social et eux-mêmes nous ont donné rendez-vous. Et donc je veux vous donner rendez-vous le 20 juin prochain à Dquererk où ils vont organiser une grande journée de manifestation, un grand rassemblement et je crois qu'il faut pas que ça soit seulement la manifestation ou le rassemblement des salariés d'harceleur mital mais il faut que les citoyens le peuple solidaire soient ce jour-là à leur côté.

Rendez-vous le 20 juin à Dinquer au côté des salariés d'Arcela Mital. Hier, le président de la République, il nous a aussi dit "Bah non, on peut pas taxer les plus riches parce que si on taxe les plus riches, ils vont s'en aller." Vous connaissez l'argument.

Alors, vous savez, quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017, il a pris une décision, il a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune. Et à l'époque, quand on lui a dit "Mais pourquoi vous faites ça ? Il a dit bah parce que à cause de l'impôt de solidarité sur la fortune, il y a plein de gens qui partent, plein de riches qui partent et donc si on supprime l'impôt de solidarité sur la fortune, ils vont revenir.

Et puis au bout d'un moment, parce que les gens lui ont dit "Bah vous êtes sûr que c'est votre truc, ça a marché ?" Il a dit "Bon on va commander un rapport d'évaluation sur l'impact de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune." Et ce rapport d'évaluation, il a été publié.

Et ce rapport d'évaluation, il a dit tout simplement que la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune n'avait eu aucun impact sur la capacité à faire en sorte que des gens qui étaient partis soi-disant parce que la fiscalité en France était trop importante seraient revenu après la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune. Et aujourd'hui quand on propose comme on l'a fait à l'Assemblée nationale puisqueapparemment on cherche 40 à 50 milliards d'euros d'argent public pour l'année prochaine et que nous on n'est pas d'accord pour que ces 40 ou 50 milliards d'euros d'argent public soi prélevé dans votre poche à vous, dans vos retraites à vous, dans vos remboursements de médic de médicaments, dans vos remboursements de consultation médicale sur votre facture d'électricité et nous on n'est pas d'accord pour que ces 40 à 50 milliards d'euros de cadeaux au plus riche qu' a fait Emmanuel Macron pendant des années et des années, on vient vous voir aujourd'hui et on vous dise c'est à vous de payer la facture. Alors nous on dit il faut faire autrement.

Donc si vous voulez 40 ou 50 milliards d'euros, il faut faire en sorte que ceux qui ont largement profité des cadeaux d'Emmanuel Macron ces dernières années, il contribuent aujourd'hui davantage. Et on a proposé par exemple ce qu'on appelle la taxe duman, c'est-à-dire une taxe une taxe planchée de 2 % sur le patrimoine des milliardaires. C'est-à-dire l'idée c'est juste de dire que les milliardaires payent un impôt au moins équivalent à 2 % de tout ce qu'ils possèdent.

Parce qu'aujourd'hui en France, contrairement à ce qu'on croit, les milliardaires ne payent pas en proportion de leur revenu autant d'impôts ou plus d'impôts que les classes moyennes. C'est même précisément l'inverse parce que les milliardaires, il bénéficient de niche fiscale, il bénéficient de méthodes d'optimisation fiscale qui font qu'en vérité ils payent moins d'impôts en proportion de leurs revenus qu'une très grande partie des françaises et des Français. Donc, on propose une mesure simple qui est de dire au moins il faut qu'il paye ces 2 % d'impôts par rapport à leur patrimoine.

Ça concerne 147 personnes, 147 milliardaires. Ça permet de rentrer dans les caisses de l'État 15 milliards d'euros d'argent public. Mais Emmanuel Macron, il veut pas en parler parce que soit-disant les gens ils vont partir.

Alors, ce que je veux dire à Emmanuel Macron, c'est que la prochaine fois, avant de venir sur un plateau de télévision, il faut lire en détail les propositions qu'on fait parce qu'on a quand on a proposé, quand on a voté, quand on a adopté une taxe zukmane à l'Assemblée nationale, on avait rajouté un article et cet article, il disait une chose très simple, c'est que si quelqu'un veut partir parce qu'il veut pas payer ses 2 % du patrimoine pendant 10 ans, pendant 15 ans ou pendant 20 ans, on pourra aller le poursuivre dans le pays dans lequel il est parti et on pourra aller réclamer la partie de l'impôt qui nous doit parce que les milliardaires, ils sont pas fait tout seul. Parce que les gens qui ont gagné beaucoup d'argent, ils ont profité de nos infrastructures, ils ont profité de nos services publics, ils ont été à l'école quand ils ont été malades, ils sont allés à l'hôpital payer par nos impôts. Et que cette ingratitude qui consiste à ce que vous vous en êtes mis plein les poches, que vous avez bien profité du système, vous partez ailleurs et vous êtes plus solidaire avec le pays dans lequel vous avez vécu, c'est une ingratitude qui est inacceptable et qu'il faut empêcher, y compris par la loi.

Donc non, monsieur Macron. Non seulement on peut mettre davantage à contribution les plus riches, mais en plus on peut le faire intelligemment, c'est-à-dire en introduisant dans la loi des mécanisme pour leur empêcher de partir s'ils avaient cette idée de partir et de pas être solidaire de leur pays. Hier soir, le président de la République a aussi parlé de Gaza et je vais vous dire pour une fois il a eu des mots des mots seulement sur ce qui se passe à Gaza qui semblait petit à petit comprendre la réalité de ce qui se passe là-bas.

Pour une fois, il a eu des mots vis-à-vis de Netaniaou qui était enfin des mots de condamnation. Et en l'écoutant, je me disais "Mais alors pourquoi ? Alors pourquoi pendant un an et demi nous avoir insulté ?

Alors pourquoi pendant un an et demi avoir réprimé les manifestants pour la paix ? Alors, pourquoi pendant un an et demi nous avoir fait des procès abjects en apologie du terrorisme ou en antisémitisme ? Tout simplement parce qu'on disait une chose simple, c'est qu'une vie quelle qu'elle soit, elle a la même valeur qu'une autre.

Parce qu'une vie, quelle qu'elle soit, elle a la même valeur qu'une autre. Et que l'idée qu'on se fait des droits humains dans le monde, elle peut pas être à géométrie variable. Ça peut pas être la même chose en fonction Ça peut pas être différent en fonction de la couleur de peau, de la religion.

Les droits humains, s'ils sont universels, ils s'appliquent de la même manière partout dans le monde et on doit se battre pour les défendre de la même manière partout dans le monde. Que ça soit à Gaza, que ça soit au Congo, que ça soit partout dans le monde, à chaque fois que des peuples font face à des violations de leur liberté fondamentale, de leur souveraineté, de leur droit à choisir librement leur avenir, notre responsabilité. Si on veut être à l'image de ce qui a écrit, compris dans notre constitution avec l'idée qu'on se fait de la France depuis la révolution française, si on veut être à la hauteur de cet idéal, alors la France, elle doit à chaque fois être là.

Elle doit dénoncer, elle doit agir, elle doit pas seulement parler, elle doit prendre des mesures. Et si le président de la République hier a peut-être commencé à évoluer dans les mots, désormais, il va commencer à falloir et le plus rapidement possible évoluer dans les actes. Donc, monsieur le président de la République, puisque vous avez dit hier que ce qui se passe à Gaza est inacceptable et que ce que fait monsieur Netaniaou est insupportable, qu'attendez-vous pour arrêter de lui livrer des armes ?

Qu'attendez-vous ? Qu'attendez-vous pour lui infliger des sanctions économiques à monsieur Netaniaahu et à son gouvernement ? Parce qu'on n'a pas eu besoin de 2 ans pour infliger des sanctions contre Poutine quand il a attaqué l'Ukraine ?

Alors pourquoi on aurait besoin d'attendre 2 ans pour infliger des sanctions à monsieur Netaniaou quand il massacre la population Gazaoui ? Monsieur le président de la République, si vous voulez agir enfin sur ce sujet, n'attendez pas et ne fixez pas des conditions comme vous l'avez fait pour la reconnaissance immédiate de l'État de Palestine comme l' déjà fait une majorité d'États dans le monde. Et monsieur le président de la République, si vous voulez agir vraiment sur ce sujet et hier soir, vous avez dit que c'était un débat légitime pour la première fois.

Pour la première fois, hier Macron a dit c'est un débat légitime de discuter de l'accord de d'association entre l'Union européenne et Israël. Dans cet accord et on en a parlé tout à l'heure, il y a un article qui suspense cet accord à une clause une clause de respect des droits humains. Clause de respect des droits humains.

Personne ne peut dire que les droits humains sont respectés aujourd'hui à Gaza. Le président de la République a dire le débat est légitime sur ce sujet. Le débat est pas seulement légitime.

C'est pas d'un débat dont on a besoin. C'est d'une position. La France doit dire, la France doit prendre position au niveau européen pour obtenir la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël tant que ne seront pas mis fin au massacre à Gaza.

Tant que les Palestiniens ne pourront pas vivre en paix et en liberté dans un état reconnu par les frontières du droit international. Et je sais que sur ce sujet, je rencontre beaucoup de gens, je suis sûr qu'il y en a plein dans cette salle qui parfois sont désespérés et on le comprend face à l'horreur, face aux images. Je veux leur donner, même si je partage cette douleur et cette colère, je veux leur donner un signe d'espoir.

Il sera léger, il sera pas à la hauteur, je sais, des souffrances qu'on peut ressentir en voyant ce qui se passe là-bas. Mais depuis un an et demi, nous les insoumis, nous portions quatre propositions, quatre demandes, quatre exigences. Et tout à l'époque, on nous disait "Arrêtez les insoumis, vous comprenez rien." On demandait la reconnaissance de l'État de Palestine.

On demandait la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. On demandait les embargos sur les armes et on demandait les sanctions économiques contre le gouvernement de monsieur Netaniaou. Sur ces quatre mesures, au début, on a tout balayé.

Nos adversaires ont tout balayé d'un revers de la main. Aujourd'hui, sur deux de ces quatre mesures, il y a eu des positions orales au moins qui ont été exprimées. Ça n'avance pas suffisamment vite, évidemment, mais si on veut que ça avance plus vite, faut continuer à se mobiliser, continuer à mettre la pression, écouter comment les choses bougent.

Écoutez comment y compris des gens qui au début à l'Assemblée nationale ont essayé de forcer nous forcer à applaudir pour le soutien inconditionnel à Israël et qui maintenant sont obligés de dire "Ah, on s'est trompé, on n' pas vu." Vous auriez dû voir parce que ici dans cette salle, il y en a beaucoup qui ont vu ce qui allait se passer. Alors, mais ces changements-là sont le signes que les choses bougent, que les esprits évoluent.

Et c'est au moment où on peut enfin arracher la fin de ces atrocités qu'il faut continuer à se battre. C'est le moment où faut pas lâcher. Alors, une date a été annoncée tout à l'heure pour une prochaine manifestation ici à Lille et il y en aura partout en France.

Mais continuez à vous mobiliser en solidarité de la population palestinienne. Continuez à vous mobiliser pour l'arrêt du génocide à Gaza. Continuez à vous mobiliser pour la reconnaissance de l'État de Palestine.

Bref, j'ai pris ces quelques sujets. Il y en aurait beaucoup d'autres à prendre évidemment, mais c'est la confirmation et je pense que ici personne n'avait d'illusion. Évidemment, c'est la confirmation. qui a rien à attendre du président de la République sur tous ces sujets.

C'est la confirmation que les victoires qu'on gagnera dans les prochaines semaines et dans les prochains mois, on pourra que les arracher que par nous-mêmes, par notre mobilisation dans la rue, par notre mobilisation à l'Assemblée nationale, par notre mobilisation dans toutes les institutions. Je salue le maire de Fach Tuménil, mon camarade Patrick Prisi, qui se bat aussi dans sa [Applaudissements] commune et qui montre que les municipalités insoumises, on en a pas beaucoup pour l'instant mais quand on en a, elles font bien leur travail et je pense que c'est un modèle à suivre pour l'année prochaine pour qu'on en ait [Applaudissements] davantage. Ces victoires là va falloir les arracher ensemble évidemment par la mobilisation mais elle démontre aussi qu'on a besoin plus que jamais.

Et quel que soit le moment où auront lieu les prochaines échéances électorales, on est tous dans cette incertitude. Nous-même, on le sait pas à l'Assemblée nationale. Parfois, il y a des gens qui viennent me voir et qui me disent "Est-ce qu'il va y avoir une dissolution ?" Je dis "Mais j'en sais rien, j'ai pas de boule de cristal." On doit se préparer à faire face à tous les scénarios et à toutes les hypothèses.

Mais en tout état de cause, il y aura dans les deux prochaines années un moment, un rendez-vous politique du peuple avec le pouvoir national. Et à ce moment-là, faut être prêt. À ce moment-là, faut être prêt à tourner la page du macronisme.

À ce moment-là, faut être prêt à empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir. Et pour y parvenir, on a besoin d'une gauche qui s'excuse pas d'être de gauche, d'une gauche qui ne cède pas aux injonctions médiatiques. On a besoin d'une gauche qui tient bon sur ses principes.

Une gauche qui mène la bataille, qui regarde l'extrême droite, les yeux dans les yeux, qui n'a pas peur de dire les mots. Quand on est face à des fascistes, ce sont des fascistes. Quand on est face à des racistes, ce sont des racistes.

Une gauche de la rupture, pas une gauche qui promet Mons et merveilles pendant les campagnes électorales et qui fait la même chose que la droite une fois qu'elle est aux responsabilités, au [Applaudissements] pouvoir. Et c'est cette gauche là qu'il faut aider parce que beaucoup de gens parlent de rassemblement. Moi je vous dis le rassemblement c'est d'abord un rassemblement du peuple.

C'est d'abord un rassemblement de celles et ceux qui subissent au quotidien les conséquences de la politique macroniste, qui subissent au quotidien les inquiétudes et on les a vu au moment des élections législatives, les inquiétudes face au spectre de l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite. Et si vous voulez trancher cette question, trancher cette question du rassemblement de l'unité, si vous voulez que ce rassemblement et cette unité, elle s'organise sur une ligne politique, une ligne politique qui est celle que j'ai décrite à cet instant, une ligne politique de rupture, une ligne politique clairement antiraciste et antifasciste. Et ben ça dépend de vous parce que si vous donnez de la force à la France assoumise à chacune de ces étapes, alors la France assoumise, elle continuera à agréger, elle continuera à réunir, elle continuera à rassembler autour d'elle. [Applaudissements] Vous connaissez la gravité de la situation comme moi, j'ai pas besoin de la décrire par des grands mots.

Vous connaissez comme moi le caractère extrêmement incertain du moment que l'on vit. Vous connaissez comme moi la possibilité réelle, sérieuse aujourd'hui, bien aidée par les médias et par la droitisation du pouvoir en place. que demain l'extrême droite puisse s'emparer du pouvoir et mettre en place ces politiques, ces politiques de séparation des citoyens, ces politiques de clivage, ces politiques de division du peuple.

Parce que ne vous trompez pas, l'extrême droite a toujours eu ce rôle historique dans l'histoire. C'est-à-dire que pour conserver la domination des puissants, quand les puissants n'arrivent plus à maintenir leur domination par les voies démocratiques normales, alors il se tournent vers les solutions autoritaires, vers la division du peuple pour empêcher le peuple de se regrouper, de se rassembler, pour reprendre le pouvoir entre ses mains. Il le fracture entre les religions, entre les couleurs de peau.

Le fascisme l'a toujours fait. Il a pas changé. C'est les mêmes méthodes aujourd'hui que les méthodes que l'on a connu hier.

Et si on veut empêcher ça, on a besoin d'être plus fort. On a besoin d'être plus nombreux. On a besoin de vous dans le combat.

Venez nous aider. Venez rejoindre les groupes de la France insoumise. Inscrivez-vous sur les listes électorales.

Inscrivez-vous sur les listes électorales. Pardon. Mais vous le savez comme moi, comme moi l'année dernière au moment des élections législatives, vous savez comme moi le nombre de gens qui sont venus vous voir le lendemain de l'annonce de Macron, on la dissolution et qui nous ont dit "Mais on a encore combien de temps pour s'inscrire sur les listes électorales ?" Et on leur a dit "Mais non, c'est trop tard.

Macron, il a pas voulu réouvrir l'inscription sur les listes électorales. Alors, on a le droit de faire une fois une erreur. On a le droit, mais on n pas le droit de faire deux fois la même erreur.

Alors, si on veut pas faire deux fois la même erreur, on s'en occupe tout de suite son inscription sur les listes électorales. On fait en sorte que si demain Macron il dit sous l'Assemblée nationale, on peut être nombreux à voter, nombreux. On a besoin de tous se mobiliser.

Vous le savez comme moi aussi dans les médias, ils vont vous dire "Mais la gauche, elle y arrivera pas. Toute façon, c'est Marine Le Pen Bardella qui va gagner et puis de toute façon la gauche, elle pourra pas se qualifier au 2è tour. On connaît.

On l'a eu à chaque fois. En 2022, au début de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, il nous mettait à 8 dans les sondages et le et Marine Le Pen, il la mettait à 30 dans les sondages. Il pouvait vérifier ces chiffres hein.

Vous cherchez Wikipédia, élection présidentielle de 2022, sondage, vous allez voir la liste de tous les sondages. Il mettait Mélang à 8 %. Il mettait Marine Le Pen à 30 % au début de la campagne présidentielle.

Le vendredi à 2 jours du vote de la campagne présidentielle était Marine Le Pen à 25 % et il mettait Mélenchon à 17 %. Et le dimanche soir, on a fini à 22 % et le Rassemblement national a fini à 23 %. Alors n'écoutez pas ce qui vont vous dire que les batailles elles sont perdues par avance.

Les victoires, elles appartiennent à ceux qui se battent, à ceux qui combattent. Si on se bat pas, on peut pas gagner. Il faut se battre en ayant bien en tête notre objectif.

Notre objectif c'est de faire en sorte que celles et ceux qui et on peut comprendre pourquoi pendant des années et des années sont restés à la maison parce qu'ils ont eu l'impression que ça soit la gauche ou la droite qui gouverne, c'était la même chose. Qui ont été dégoûtés y compris par le quinquena de Hollande quand il a pris le pouvoir. Notre objectif, c'est que ces gens-là qui sont aujourd'hui victimes de l'abstention, il sont pas coupables, ils sont victimes de l'abstention, c'est de les convaincre, de reprendre de l'espoir, de venir nous aider, de se mobiliser parce que c'est pas une fatalité et ça n'a jamais été une fatalité dans l'histoire que les plus pauvres votent beaucoup moins que les plus riches.

Et il y a eu des moments au cours du 20e siècle où les plus pauvres votaient beaucoup plus que les plus riches. Et quand les plus pauvres votent beaucoup plus que les plus riches, et ben à la fin vous avez une politique qui répond aux aspirations des plus pauvres et pas aux aspirations des plus [Applaudissements] riches. Alors ces batailles là, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, on sait pas exactement quand elles vont avoir lieu, mais on doit se tenir prêt.

On doit se tenir prêt pour une élection législative anticipée s'il doit y avoir une censure du gouvernement ou une dissolution de l'Assemblée nationale. On se doit se tenir précis le prochain scrutin ce sont les élections municipales et ça a été évoqué tout à l'heure. Je sais qu'ici à Lille et dans la métropole lilloise de manière générale, vous avez de nombreuses communes dans lequel les insoumises et les insoumis ont leur carte à jouer que leur vision, leur programme, il est attendu par la population et on vous décevera pas.

On sera à la hauteur aussi dans ces élections là. Et à la fin, tôt ou tard, en 2027 au plus tard, il y aura la campagne de l'élection présidentielle et alors ça sera évidemment le moment important d'un point de vue de la politique nationale, le moment où on peut enfin déverrouiller les taux du macronisme et ouvrir une nouvelle page de l'histoire de France. C'est ça notre objectif.

Contrairement à ce que la meute médiatique essae de dire sur nous, vous savez les militantes et les militants de la France insoumise, ils savent très bien pourquoi ils sont militantes ou militants de la France insoumise et ils ont pas besoin qu'on les appelle le matin pour leur dire quoi faire et quoi penser. Ils le vivent dans leur chair. le refus des injustices, de la misère, de la pauvreté, du racisme, de la destruction de la planète et de l'environnement, des inégalités, de la guerre partout dans le monde.

Il y a pas besoin que quelqu'un nous appelle le matin pour nous dire que c'est insupportable. On sait, on le ressent, on le vit que c'est insupportable. Retenez la phrase de Sirano de Bergerac.

On n'abdique pas l'honneur d'être une cible. On naabdique pas l'honneur d'être une cible. Aurélien l'a dit tout à l'heure.

Si à un moment vous doutez, vous vous dites "Mais pourquoi il nous tape comme ça ?" Dites-vous bien que si on leur faisait pas peur, s'il pensaiit qu'on était un groupe de guignol dans un coin, il passerait pas autant d'att d'argent, d'énergie à à longueur d'antenne sur les plateaux de télévision. Essayer de dire que la France insonise est responsable de tous les mois. battu avec vosquier dimanche dernier, c'était islam islam islam islam musulmans musulman, islamisme terrorisme.

Je lui dis mais monsieur Vokier, il y a juste un problème c'est que sur les 30 dernières années, le président de la République il a été les républicains pendant 17 ans. Et puis après, on peut rajouter les 3 ans où le président de la République était pas les républicains était macronistes, mais le gouvernement, il y avait les républicains dedans. Puis après, on peut rajouter les 5 ans précédents parce que c'était Édouard Philippe et Jean Castex, les premiers ministres qui venaient eux-mêmes du parti les Républicains.

Donc, vous pouvez essayer de faire croire aux gens que c'est à cause de la France insoumise, que tout va mal dans ce pays, mais vous avez gouverné 25 ans sur les 30 dernières années. C'est de votre faute à vous, pas de votre faute à nous. Nous, on n'est peut-être pas parfait les insoumis.

Peut-être que parfois on crie trop fort et que ça indispose certaines personnes. Mais comme je le disais tout à l'heure, au début ça les indispose et puis à la fin souvent ils nous disent qu'on avait raison. Mais en tout cas, on est fidèle à notre programme, on est fidèle à nos convictions.

On sait pourquoi on se bat. On se bat pour défendre les gens qui nous ont élu et qui ont jamais la parole à l'Assemblée nationale. Les gens dont on ne parle jamais dans les médias si ce n'est pour les pointer du doigt et les stigmatiser.

Et vous savez, je vais vous dire et je m'arrêterai là après, s'il nous attaque aussi fort, c'est parce qu'il y a quelque chose qui ne supporte pas. Une partie de la classe politique et de la classe médiatique en France a toujours considéré qu'une partie de la population parce qu'elle vivait dans les quartiers populaires, elle devait être considérée un peu comme des sous-citoyens, des gens dont c'est pas très grave s'ils vont pas voter aux élections, des gens dont on a pas vraiment besoin de parler des problèmes sauf pour dire qu'ils sont responsables quand il y a quelque chose qui se passe mal. et il ne supporte pas il ne supporte pas l'idée que on a dit aujourd'hui à tous les Françaises et tous les Français quelle que soit votre origine votre couleur de peau, votre religion, le lieu où vous habitez, il supporte pas qu'on ait dit tout simplement vous êtes des citoyens à part entière, vous devez avoir votre place dans la vie politique et dans la vie démocratique.

Il le supporte pas. ne supportent pas parce que leur vision politique est empreinte d'une nostalgie du colonialisme, du racisme, ils supportent pas. Ils croient qu'il y a une partie de la population qui devrait pas avoir les mêmes droits que les autres.

Mais ça c'est fini. La France, la Nouvelle-Fance, notre France, la France qu'on a envie de construire ensemble, c'est une France qui s'appuie sur nos histoires communes, sur nos vies communes, sur nos histoires mêlées. Certains viennent d'ici, d'autres viennent de là et à la fin, on a envie de construire ce pays ensemble et c'est ce qu'on va faire ensemble.

Alors si vous voulez les énerver encore plus, si vous voulez les énerver encore plus, tout à l'heure vous avez donné les chiffres du score de Aurélien dans cette circonscription, c'est un bon score mais je pense qu'on peut faire encore mieux. Si vous voulez les énerver encore plus, amenez le taux de participation dans les quartiers populaires au même niveau que dans les bureaux les plus riches de Lille. Et là, je vous jure, ils vont pas s'en remettre, ils le supporteront pas.

Il nous taperont encore plus fort mais c'est pas grave parce qu'on aura gagné. Voilà, on reste bien concentré sur nos objectif. On n'est pas naïf.

On sait pourquoi on se fait taper dessus. On doute pas de nous. On doute pas de nous.

On sait pourquoi on le fait. Et encore ce soir, vous nous redonnez de la force pour continuer à le faire. Merci beaucoup de votre présence.

Merci à vous. La bataille continue. Vous pouvez compter sur nous et sur notre détermination.

Merci. [Musique] [Applaudissements]