Rénovation, climat et concertation : Stéphane Roudaut fait sa rentrée à la mairie de Brest
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26FerméeÉludée
Quentin Legayard doit-il démissionner ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous voulez dire par "je ne serais pas un maire bâtisseur" ?
- 3:03OuverteRéponse directe
La canicule a mis en évidence une carence : moins de 30% des écoles aux normes d'isolation. Comment y remédier ?
- 4:23RelanceRéponse directe
Les écologistes brestois s'opposent aux nouveaux stades. Pas de contradiction ?
- 5:45RelanceRéponse directe
Votre méthode est l'écoute, mais certains craignent que la décision sur la semaine de 4 jours soit déjà prise. Réponse ?
- 6:57FerméeRéponse partielle
Vous allez vendre le manoir de Kerbriand ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« j'ai été choqué par ces révélations d'abord. »
- 0:55Invité politiqueFait
« Quentin Legayard a été mis en examen »
- 3:07PrésentateurChiffre
« moins de 30% des écoles et des équipements de quartier qui sont aux normes actuelles en matière d'isolation notamment »
- 3:36Invité politiqueFait
« nous devons désormais passer à un plan d'action »
- 3:50Invité politiqueFait
« La première, ce sont les transitions et l'adaptation du patrimoine des bâtiments. »
- 3:54Invité politiqueFait
« Le second, c'est la renaturation. »
- 3:57Invité politiqueFait
« C'est un plan arbre. »
- 3:58Invité politiqueFait
« Le troisième, c'est l'eau, qui a une grande actualité. »
- 4:01Invité politiqueFait
« Un plan eau pour Brest et pour l'ensemble du bassin. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Et enfin, c'est un travail plus fin sur l'ensemble des questions de mobilité. »
- 4:33Invité politiqueFait
« l'Arkéa Parc, puisqu'il s'appelle ainsi, est fléché au plan local du urbanisme depuis 25 ans. »
- 7:05Invité politiqueFait
« le manoir de Kerbriand avait un usage hier et il ne doit plus avoir cet usage demain. »
- 7:38Invité politiqueFait
« Donc vous allez le vendre ? »
- 7:55Invité politiqueFait
« ça coûte. Oui, ça coûte en fait. »
Temps de parole
- Stéphane Roudaut66 %
- Présentateur32 %
≈ 8,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Six mois après la victoire de la droite au municipal, Sébastien Paour, l'invité d'ici matin est le maire de Brest. Oui, après quasiment 50 ans de gestion socialiste. Bonjour Stéphane Roudotte. Bonjour, maire de Brest donc, mais aussi président de la métropole. Merci d'avoir accepté l'invitation d'ici, Brais Izel, depuis les studios de Nicolas Olivier qui est à vos côtés et que je remercie également. Vous teniez, Stéphane Roudotte, votre conférence de presse de rentrée hier, Nicolas y était évidemment, on va y revenir.
Mais d'abord une question d'actualité à l'élu d'hiver droite que vous êtes à propos de votre collègue de Concarneau, Quentin Legayard, mis en examen depuis une semaine maintenant tout juste pour viol et agression sexuelle. Question simple Stéphane Roudotte, Quentin Legayard doit-il démissionner
? Écoutez,
j'ai été choqué par ces révélations d'abord.
La
police, la justice, les magistrats, les policiers mènent leur enquête. Quentin Legayard a été mis en examen
et
je crois que la justice doit travailler sereinement et il ne m'appartient pas d'être dans la petite phrase ou le petit mot. Commenter une affaire de justice en cours et une mise de mes examens en cours,
ce
n
'est
pas ma ligne de conduite et ce depuis toujours. Donc je me refuse à tout commentaire sur une affaire de justice en cours.
Les Concarnois disent que leur ville ne peut plus être gérée sereinement et l'image de la ville est touchée par cette mise en examen de leur maire qui a été élu il
y a
à peine 6 mois. Je suis maire de Brest et je crois
que ce qui ne m'appartient pas, c'est une ligne de conduite de commenter ce qui se passe dans une autre ville.
C'est votre famille politique avec les poursuites contre Maël Decalan aussi, président du département dans le dossier RSA. Ça fait beaucoup de dossiers embarrassants, on est à quelques mois de la présidentielle quand même.
Oui,
mais encore une fois, les affaires de justice, vous voyez, on est toujours dans le commentaire, toujours dans la petite phrase. Et la justice doit être menée à son terme et c'est à ce moment-là qu'on peut se prononcer.
Et elle peut le faire donc en gardant Quentin Le Gaillard à la tête de la mairie de Concarno, semble-t-il. Revenons à votre ville, Brest. Vous avez dit hier, je ne serais pas un maire bâtisseur. Qu'est-ce que vous voulez dire ? Vous n'allez pas faire comme François Cuyandre qui a déjà tout construit, multiplié les chantiers ? Je crois surtout
que
nous avons une question autour du quotidien, de la qualité de vie, de l'espace public, des mobilités, du logement, des écoles. Et par ailleurs à Brest, nous avons une salle de spectacle de premier plan qui s'appelle Le Quartz, qui vient d'être rénovée. Nous avons Oceanopolis, qui est un équipement métropolitain, un centre de culture scientifique qui est en train d'être rénové. Nous avons Brest Arena, nous avons deux lignes de tramway, un BHNS. Et donc tous ces équipements sont là et doivent fonctionner. Je n'ai pas dans le moment la volonté de rajouter de nouveaux grands projets.
Je n'ai pas cette ambition de mettre mon nom sur une plaque inaugurale, mais plutôt d'aller sur la rénovation des logements et la création, d'aller sur la rénovation des écoles et de l'ensemble du patrimoine public, qui en a fondamentalement besoin à Brest aujourd'hui, quand on voit l'état des écoles, des gymnases, des salles, des équipements de quartier.
Vous avez dit hier par exemple que la canicule avait mis en évidence une vraie carence, moins de 30% des écoles et des équipements de quartier qui sont aux normes actuelles en matière d'isolation notamment. Vous avez beaucoup parlé de l'adaptation au changement climatique. On ne vous attendait pas forcément sur ce terrain. Stéphane Roudot est devenu un écolo de droite.
Écoutez, j'ai toujours eu cette sensibilité politique dans l'ensemble de l'exercice de mes responsabilités passées. Et ce n
'est
pas une découverte. Et nous avons la volonté, pour le coup, de passer d'une collectivité, du schéma. C'est-à-dire que nous avons de très bonnes études, des schémas avec des flèches, des couleurs, tout ça est très bien pensé. Mais nous devons désormais passer à un plan d'action. Et nous avons développé, et j'ai présenté hier, quatre pistes qui vont être mises en débat. La première, ce sont les transitions et l'adaptation du patrimoine des bâtiments. Le second, c'est la renaturation. C'est un plan arbre. Le troisième, c'est l'eau, qui a une grande actualité. Un plan eau pour Brest et pour l'ensemble du bassin. Et enfin, c'est un travail plus fin sur l'ensemble des questions de mobilité.
Et là, de changer d'échelle en matière de transport en commun, en matière de covoiturage, en matière de schéma et de plan vélo, à l'échelle du pays de Brest. Et ne pas se concentrer uniquement sur l'emprise géographique de la seule métropole.
Ça,
ça
va plaire aux écologistes brestois qui sont fermement opposés aux nouveaux stades de foot que vous soutenez-vous à 200%. Il n
'y a
pas une contradiction
?
Je ne crois pas, parce que
l'Arkéa Parc, puisqu'il s'appelle ainsi, est fléché au plan local du urbanisme depuis 25 ans. Nous attendons cet équipement depuis 25 ans. Et Francis Leblay,
je
vous invite à venir voir les conditions d'accueil, non seulement des joueurs, mais surtout des familles, des personnes en situation de handicap. On n'est plus du tout au niveau ni au standard de l'accueil du public, tout simplement. Et nous avons besoin d'un nouveau stade, comme toutes les autres grandes villes de France. Et encore une fois, il est fléché, ce stade, cet équipement, depuis
25
ans. Le projet, il patine depuis des années. Vous n'avez pas peur que les frères Leceint finissent par en avoir assez et par vendre le stade brestois ?
Alors, ils sont léonards. Ils s'accrochent dans le Léon, vous savez. On a des gens déterminés. Et j'ai la certitude que les frères Leceint ne vont pas baisser pavillon. Ils se bagarrent avec l'ensemble de leurs partenaires. Et nous avons aussi, je me permets de le souligner à votre antenne, un soutien de l'ensemble des collectivités. Il n'y a pas que Brest, Brest Métropole. Il y
a
aussi le département du Finistère, avec Maël de Calan. Il y a la région Bretagne, avec Loïc Chéné-Girard. Il y a l'État, il
y a
le préfet. Donc, ça dépasse les clivages administratifs et les sensibilités politiques.
D'un mot encore sur votre méthode, avant de vous libérer, Stéphane Rodot. Vous dites que votre méthode, c'est l'écoute. Et certains s'inquiètent un petit peu parce que vous avez lancé des consultations, notamment sur la semaine de quatre jours à l'école. Et certains pensent que la décision est déjà prise, que vous n'allez pas écouter ces échanges. Qu
'est
-ce que vous leur répondez
?
Qu'ils ont
tort. Nous avons une méthode, nous la mettons en œuvre. Il y a effectivement la question des temps de l'enfant. C'est comme ça que nous le présentons. Il y a effectivement l'école, mais il y a aussi le périscolaire. Il y a ce qu'on appelle plus généralement la garderie. Vous voyez, il
y
a les vacances, il y a les centres de loisirs. Donc c'est une concertation grand angle parce qu'au final, sur ces questions-là, comme celle de l'inclusion, la culture, du sport, nous devons interroger l'ensemble des acteurs pour venir calquer les politiques publiques sur leur propre réalité. Et donc pour répondre précisément à votre question sur les rythmes scolaires, la décision n'est absolument pas prise. Nous voulons en débattre. Et on reprochait et on reproche souvent aux responsables publics de ne pas amener les questions majeures en débat. Et c'est ce que nous faisons. Donc on ne
peut
pas me reprocher à la fois d'amener le débat et l'instant d'après me dire que la conclusion est déjà faite. Je profite de
vous avoir pour encore vous demander le manoir de Kerbriand. Vous allez le vendre ? Vous avez des acheteurs déjà sur les rangs
? Écoutez,
le
manoir de Kerbriand a été au cœur d'une polémique. Et il le sera peut-être encore demain tant je vois une forme d'animosité. Je crois que le manoir de Kerbriand avait un usage hier et il ne doit plus avoir cet usage demain.
Utilisé un peu de manière opaque par votre prédécesseur.
Nous avons, il y avait des réceptions, des personnes qui étaient invitées. D'ailleurs on s'interroge vraiment sur qui était invité. Moi j'ai des documents aujourd'hui qui m'ont été remis par les services. Je me dis, nous avons de très bons hôtels à Brest, voilà. Et nous avons aussi de très bons restaurants. Donc vous allez le vendre ? Et donc dès lors que nous avons cela, il faut faire profiter le tissu économique et commercial. Nous allons surtout, par rapport au manoir, répondre là aussi précisément à votre question, concerter l'ensemble des sensibilités politiques du conseil municipal pour voir quoi en faire. Parce que ça coûte. Oui, ça coûte en fait. En termes d'économie, d'énergie.
On a une personne qui est dédiée à l'année à ce manoir. Il
y
a l'entretien, il y
a
les travaux, il y a les primes d'assurance. Ça fait beaucoup
d'argent. Donc la concertation légalement sur ce sujet. Merci beaucoup d'avoir été avec nous Stéphane Roudotte, maire de Brest. Merci à vous.
Et merci
à Nicolas Olivier depuis nos studios à Brest qui m'a aidé à préparer cet entretien.
7h54.
Stéphane Roudaut