"Macron a commencé son mandat avec les gilets jaunes, il ne veut pas finir avec eux" (Béligh Nabli)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
C'était pas la promesse ça quand les générations précédentes ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous repréciser les règles du budget ?
- 4:54ComplaisanteRéponse directe
Jordan Bardella : "Nous ne pourrons pas voter en l'état un budget..."
- 6:13OuverteRéponse directe
Marine Le Pen : "Je préfère un budget imparfait..."
- 7:28OuverteRéponse partielle
Comment justifier un vote sur le budget en campagne ?
- 8:56OuverteRéponse directe
Quels sont les points du contrebudget du RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Fait
« On entend pas assez précisément cette réalité crue vécue par une part substantielle de la population. »
- 4:54Jordan BardellaFait
« Nous ne pourrons pas voter en l'état un budget qui prétend redresser les comptes tout en augmentant à la fois la dépense publique et les prélèvements obligatoires. »
- 11:32Sébastien LecornuPromesse
« Le prix de l'électricité n'augmenterait pas cet hiver. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bellir Nabli, c'était pas la promesse ça quand les générations précédentes, on faisait mieux que ses parents en principe. On se retrouvait avec lorsqu'on travaillait, lorsque comme cette femme, cette mère de famille, on avait un travail honnête, et bien on avait une rémunération qui nous permettait de vivre, pas de vivre comme une milliardaire mais de vivre tout court. Là, cette femme, elle fait des elle fait des elle coupe partout et elle vit le minimum et tout en ayant des rêves quand même pour ses enfants. Oui, effectivement. Alors, c'est pas totalement nouveau dans la mesure où si on met en perspective, ça renvoie quand même à la fin de ce qu'on appel l'état l'état providence et le fait qu'il y ait un contrat social en France qui euh
assumait cette promesse-là que vous avez rappelé. Et effectivement là, on retrouve peut-être l'une des faiblesses du discours gouvernemental, c'est que lorsqu'on prête l'oreille notamment au discours du premier ministre, on entend bien la pression financière qui pèse sur l'État qui encore une fois qui est réelle, mais on entend pas assez précisément cette réalité crue vécue par une part substantielle de la population. On a l'impression que cette dimension là n'existe pas assez dans le discours euh politique gouvernemental. Je pense que c'est une erreur parce que ça donne ou ça nourrit le sentiment de déconnexion avec le réel. Ça veut pas dire qu'ils ne le savent pas. C'est juste que dans le discours, on a l'impression qu'il y a quand même une
priorité. pas de compassion attendue. Alors infiné, il y a effectivement peut-être ce sentiment mais c'est moi je dirais je dirais plutôt qu'il y a une des priorités et effectivement le discours de la rigueur budgétaire prime et donc ça donne ce ce côté de on parle de sous d'argent et on ne parle pas d'humain. [raclement de gorge] C'est ça que vous voulez dire et surtout ce que ça donne comme comme porté politique. Alors ça nourrit d'autant plus l'attention alors du côté de la population mais aussi du côté du pouvoir. Moi ce que je trouve remarquable, c'est qu'on vous avez un président de la République qui a commencé sa présidence finalement il y a une dizaine d'années avec un événement historique, la crise des gilets jaunes
et qui est en train de terminer son deuxème mandat dans un contexte de politique intérieure et de crise sociale remarquable également. Et ça euh il le sait et il veut absolument éviter de terminer sur euh sur une telle séquence ou sur des sur un état de sur un pays en tension à ce degré-là. et et j'ai l'impression que c'est une source de crispation du côté de l'Élysée lorsqu'on regarde les dernières déclarations du président de la République. J'ai enfin on sent que là aussi il y a une difficulté à saisir le moment, à essayer de nouer le dialogue et qu'il y a plutôt une crispation presque un réflexe qu'on qui nous renvoie encore une fois à la crise des gilets jaunes où le premier
réflexe fut celui de la bah de la confrontation tout simplement. Et donc là, on a on a vraiment un moment très très dur. Alors, heureusement pour lui, d'une certaine manière, c'est le gouvernement qui va être en première ligne, tout simplement parce qu'il y a le débat autour de la loi de finance et que la loi de finance va être un moment d'arbitrage sans majorité, donc un arbitrage douloureux par définition. Mais du côté de l'Élysée, il va falloir trouver le bon ton à un moment donné pour essayer de ne pas couper avec le le pays. D'autant plus Antoine que vous l'avez évoqué là, on va commencer mardi les discussions sur le budget mais déjà la commission des finances a tranché sur les recettes et il il retoque le gouvernement sur pratiquement tout,
notamment sur les retraites et sur d'autres domaines en disant "Non, ça c'est pas possible, vous pouvez pas vous pouvez pas aller récupérer de l'argent à cet endroit à cet endroit." Donc on a l'impression que ça démarre très mal. Alors faut préciser, est-ce que vous pouvez nous repréciser les règles ? Justement, si je comprends bien, mardi, on redémarre à zéro. On redémarre avec la copie du gouvernement à partir de de mardi. Donc en fait, ce qui s'est passé en commission, c'est un peu de l'ordre du symbolique. Ça ça envoie par contre un signal qui est quand même assez catastrophique pour le gouvernement. Ça veut dire que quand même et d'ailleurs à une très large majorité, ça a été retoqué en en commission. Mais mais on va dire que le le vrai débat budgétaire,
il commence mardi avec la copie initiale du gouvernement et là on va voir ce qui se passe. Mais bon, est-ce que ce qui s'est passé là en commission, on va le retrouver dans l'hémicycle ? Franchement, j'ai peu de doute. Évidemment que les oppositions vont s'en donner à cœur joie. Après, moi, je nuancerai quand même le fait que nous sommes en campagne présidentielle et qu'il y en a certains qui n'ont pas intérêt à censurer le gouvernement. Au final, je pense notamment au RA nationale. Quand Alors, justement, je vous propose après je vous redonne la parole, je vous propose d'écouter Jordan Bardella. Exactement. Jordan Bardella qui s'exprimait. Alors, vous allez voir, c'est oui mais non. Compliqué. Un choix est d'ors et déjà clair. Nous ne pourrons pas voter en l'état un
budget qui prétend redresser les comptes tout en augmentant à la fois la dépense publique et les prélèvements obligatoires. Le débat parlementaire doit maintenant avoir lieu. Nous défendrons nos amendements et nos propositions pour tenter de corriger ce budget et tenter d'en limiter les effets les plus néfastes sur les Français. Puis viendra ensuite le moment du choix. À l'issue du débat, nous jugerons le texte sur ce qu'il contient réellement, sur les économies effectivement réalisées, sur la pression fiscale qu'il fera peser sur les Français. Et c'est à ce moment-là sur la base du texte final que se posera ou non la question de la censure. Bah en fait, il fait du en même temps là Jordan Mardella en disant "Bon, on va voir." Mais ils ont fait ça à chaque fois, c'était les lignes rouges.
Rappelle-vous rappelez-vous avec Michel Barnier qui était premier ministre euh il avait essayé justement d'échanger de de de dilay avec le le Rassemblement national Marine Le Pen. Ça s'était retourné contre lui. C'était allé très loin d'ailleurs dans dans les lignes rouges jusqu'à un communiqué de Matignan écrit de la main de de Michel Barnier en citant Marine Le Pen à l'intérieur. Ça avait fait hurler à l'époque, c'était pourtant il y a pas si longtemps. Et là oui bah ils vont ils vont mettre en place leur ligne rouge comme d'habitude. Marine Le Pen a eu cette phrase avant Jordan Bardella en disant "Je préfère un un budget imparfait mais un budget quand même en gros qui a un budget finalement au final." Pourquoi ? Parce que si elle est élu président de la République,
quand Sébastien Lecornu dit que la France serait un gouvernable sans budget, il est pas loin de la vérité quand même hein. Vous imaginez, vous êtes un nouveau président de la République, il y a pas de budget, faut tout refaire. Même si je suis d'accord que les nouveaux présidents de la République en général font leur propre budget quand ils arrivent. On se rappelle, ça nous rajunit pas, mais de François Mitteran qui avait tout refait à son arrivée en 81. Sauf que là, le problème, c'est est-ce que le candidat qui sera élu ou la candidate aura une majorité derrière pour offire aussi ce budget ? Hein, faut pas trop jouer les malins non plus. Donc est-ce qu'il faut pas mieux se contenter d'un budget imparfait comme le dit Marine Le Pen mais quand même d'avoir un budget quitte
à pas en avoir du tout ou alors essayer d'en refaire un mais sans majorité et finalement revenir à la même problématique qu'on connaît depuis la dissolution. Olivier Rouan votre regard. Oui de fait ça va être une campagne très difficile y compris pour les candidats parce qu' ils ont ils seront aussi pris dans des des contraintes assez fortes à la fois voyez. Mais bon, mettons qu'il facilite l'adoption de d'un budget avec un un compromis sur le plus petit commun dénominateur, on va dire. Ensuite, comment justifier face à l'électorat en temps de campagne où il faut quand même en général maximiser un peu les propositions, comment justifier le fait de s'être abstenu ou même parfois d'avoir voté.
Donc ça va être difficile et on est vraiment haute contrainte donc les mobilisations sociale dont on parlait tout à l'heure. Donc vraiment on est sur des candidats qui vont eux aussi avoir la partie difficile du dans le rapport qu'ils vont instaurer avec les électeurs. Il ils n'ont pas beaucoup de possibilités en fait. D'autant plus que ce sont aussi des députés qui votent le budget et ces députés ils retournent après dans leur circonscription. Il va falloir expliquer, j'imagine à leur que à leur euh à leur aux citoyens qui s'adresseront à eux, bah que finalement ils ont voté ou pas voté telle ou telle mesure. Alors, d'autant plus que pour les députés RN et pour le RN en général, la stratégie de fond, c'est quand même celle de la dédiabolisation mais aussi
de la crédibilité politique. Donc jouer la carte de la censure sur une loi de finance, c'est politiquement très hasardeux, je trouve dans un contexte qui a été rappelé celui d'une campagne présidentielle. J'ajouterai un autre élément. On a quand même la figure numéro 2 du parti qui a quand même empétré dans une affaire d'accusation d'antisémitétisme qui vient précisément heurter une stratégie qui a à peu près maintenant une vingtaine d'années qui consiste à dédiaboliser le Rassemblement national en vue précisément de son accession au pouvoir et l'affaire éclate à quelques mois de la présidentielle en pleine
finalisation de cette stratégie de normalisation. Donc là, le moment est très délicat pour le Rassemblement national au-delà de la figure de Jordan Bardella. Et donc je pense que ça ça a pesé sur toute véléité de déstabilisation du gouvernement. En même temps, Marine Le Pen a présenté son son budget et que vous pouvez nous dire un peu quels sont les points, quel quelle note et à quel point elle se différencie finalement du gouvernement ? Euh ce qu'on peut dire, c'est qu'elle a elle a quand même progressé sur la question économique, hein. Rappelez-vous, c'était quand même euh un petit peu le l'écueil à chaque à chaque élection, à chaque présidentiel euh en disant "Oui, euh l'économie, elle connaît rien." Moi, j'ai suivi très précisément sa conférence de presse où
elle présente ce fameux contrebudget. C'était c'était vendredi en effet. Euh et euh ça a été très technique. Alors peut-être désolé de l'exposion un peu chiant à suivre [rires] mais quand même mais quand même très technique bah pour le grand public parce que c'est c'est des choses quand même très techniques. Il faut vraiment avoir les né dans les dossiers pour tout peut-être voilà pour montrer aussi qu' qu'elle s'achète peut-être une une une forme de de crédibilité en vue de de gouverner la France peut-être un jour. Mais mais elle a présenté donc ce contrebudget là. Mais en fait elle elle joue sur quoi ? joue sur les mêmes thématiques que porte le RAssemblée nationale à savoir il faut réduire les migration ça permettra de faire des économies il faut réduire la
contribution de la part de la France à l'Union européenne ça permettra de faire des économies les allocations familiales enfin c'est quand même le fond de commerce du du RN donc la dédiabolisation on voit bien qu'avec Jordan Bardella et cette affaire d'antisémitisme présumée révélée par nos confèmes médiia part on voit bien que ça ne fonctionne pas et on voit bien que même sur les les les thématiques proposées euh même quand on parle d'économie finalement c'est toujours finalement les immigrés le problème pour le rassemblement national. Donc la la la dédiabolisation, la normalisation, la fameuse stratégie de la cravate utilisé depuis le départ de Jean-Marine Le Pen et et donc la la mise en place de Marine Le Pen à la tête du Rassemblement national ex FN devenu Eren
et donc depuis qu'elle est candidat présidentiel et elle elle fonctionne pas totalement. Oui mais je parlais tout à l'heure de candidat sous contrainte particulièrement la candidate du RN. Il y a il y a quand même une forme de paradoxe puisque on sait bien qu'il y a quand même une tension entre une ligne qui est toujours sur le social ce qui veut dire de la dépense quand même et puis la ligne beaucoup plus je dirais libérale économiquement et dans ce contexte budgétaire là de bardam enfin que Marine Le Pen est bien obligé quand même de prendre en compte et donc elle va devoir caler un curseur et dans ce contexte budgétaire là c'est encore plus compliqué les taux se resserrent quoi. Ouais. Ouais. Tout à fait. Et face à la face justement effectivement aux tensions sociales, euh
nous avons un gouvernement qui donc vous l'avez compris hein doit commencer la discussion sur le budget euh mardi et ce gouvernement est obligé ou doit ou fait des promesses en tout cas pour essayer d'alléger le pouvoir d'achat des Français. Alors la question c'est est-ce que ces promesses sont tenables ? Notamment Sébastien Lecornu a pris l'engagement mercredi lors de son allocution que le prix de l'électricité n'augmenterait pas cet hiver. De quoi rassurer les Français à quelques semaines de rallumer leur chauffage. Mais cette promesse est-elle tenable même en cas de grand froid ? Comment le gouvernement compte-t-il s'y prendre ? Regardez ce sujet de Noé Poidevin. Un hiver sans hausse du prix de l'électricité. Voici la promesse faite par le Premier ministre hier soir alors
que les prix de l'énergie ne cessent de bondir depuis la rentrée. Alors, quelle est la stratégie du gouvernement ? Il veut faire pression sur EDF émise sur la production nucléaire compétitive. Avec 57 réacteurs répartis sur le territoire, l'entreprise assure 70 % de la production d'électricité nationale. Cette promesse est-elle tenable ? Rien n'est moins sûr car elle ne repose pas uniquement sur cette hausse de production nucléaire. En vrai, la facture d'électricité, elle ne dépend pas que de la production, elle dépend aussi des taxes, elle dépend aussi des coûts de réseau et des décisions tarifaires qui sont prises par l'État.
L'autre inconnu, c'est l'hiver. Plus il est froid, plus la consommation augmente et plus la France devra compléter son énergie nucléaire avec d'autres sources comme le gaz qui risque de coûter très cher. L'État pourrait-il reporter une augmentation ? Le tarif réglementé de l'électricité est révisé deux fois par an. La prochaine fois, c'est en février. Et si le montant ne lui convient pas, l'État peut le refuser. Autrement dit, un répim de courte durée. Dernière solution, baisser temporairement les taxes pour absorber une éventuelle hausse sur le prix de l'électricité. Mais cette mesure coûterait cher aux finances publiques. Alors, une mesure qui coûterait cher aux finances publiques évidemment. Alors à cela s'ajoute l'annonce qui vient d'être
faite. Euh c'est historique. Le le prix repère de vente du gaz qui inclut notamment l'abonnement dont le tarif ne change pas et qui sert de boussole au fournisseurs pour fixer le montant de leur offre et bien il va augmenter de 6,6 % à partir du 1er novembre. Alors c'est une c'est un montant un pourcentage qui n'a été qui n'a jamais été vu. C'est une catastrophe évidemment pour ceux qui se chauffent au gaz. On voit bien Antoine la l'accumulation de contrainte. On a l'impression que ce ce gouvernement ne se dépètre pas finalement et de la crise internationale et effectivement des promesses faites à niveau national. Ouais. Après sur la crise internationale, Emmanuel Macron répète à
longueur d'interview que ce n'est pas la guerre de la France, que ce n'est pas notre guerre en disant "Nous sur les prix finalement à la pompe pour le les carburants et sur les prix du gaz, bah c'est pas on est on n'est pas responsable directement." Et d'ailleurs, Emmanuel Macron avait eu cette phrase un peu condescendante, il faut le dire, en disant "Bah moi aussi, je suis contre finalement la hausse des prix à la pompe. Bah alors, je vais aller manifester avec ceux qui manifestent." Çait c'était pas très bien passé. C'était un petit peu le retour du Macron de l'époque qui donnait un peu des des leçons au français. Il faut traverser la rue pour trouver un emploi. Donc ça, je peux vous dire que c'est pas très bien passé comme comme phrase et et en même temps, il a aussi raison
de tenir ce discours de cette guerre qui n'est pas la nôtre. C'est vrai et et on en subit les conséquences directes. Alors après, vous allez les oppositions politiques à l'extrême droite et à l'extrême gauche qui vont vous dire "Mais oui, le gouvernement fait rien. L'extrême gauche et les filles propose de bloquer les prix à la pompe. Ce n'est pas fait. C'est très difficilement réalisable pour plein plein de raisons, je vais pas rentrer dans les détails. Et de l'autre côté, vous avez Marine Le Pen et le Rassemblement national qui propose toujours de baisser la TVA sur les prix des carburants de de 20 % à 55. Ça c'est pas faisable non plus parce que vous savez queil faut passer par l'Union européenne et que l'Union européenne européenne autoriserait une baisse de 20
à 15 % seulement. Donc 55, c'est quasi euh inatteignable. Donc voilà. Donc vous avez un gouvernement qui en effet, vous avez raison, coincé par la multiplication des des crises. On oublie, je j'en parle souvent sur ce plateau, mais de la crise climatique qui nous a concerné quand même durant tout l'été et qui va continuer chaque été et même en dehors des des étés caniculaires. Les les épisodes Svenol, les inondations qu'on connaît là, il y en a eu plusieurs ces ces derniers jours, c'est lié au dérèglement climatique aussi. Donc on va le gouvernement va en effet de de de crise en crise euh mais là il y a une accumulation assez quand même importante et ça sent quand même une fin de règne pour Emmanuel Macron euh extrêmement tendu hein. Oui Olivier Rouan mais en même temps on
sent un un un gouvernement qui ne peut pas grand-chose parce que comme c'est dit c'est la crise internationale. Après, c'est les solutions trouvées qui peuvent poser problèm et puis ces promesses qui risquent de ne pas être tenu comme on le disait pour l'électricité. Euh c'est l'idée qu'il leur reste finalement que quelques mois. Bon, on tente le coup. Oui, ils essaient de réguler au mieux pour les quelques mois à venir notamment dans le cadre de ces propositions budgétaires, mais pas seulement. Et je pense que la campagne va prendre le relais et de ce point de vue sur le plan démocratique, il faut espérer parce que là il y a une prise de conscience de ces ces crises multiples et donc on ouvre je dirais ce serait le moment de le dire un
nouveau monde quelque part avec cette prise de conscience la campagne doit répondre et présenter des des jeis un changement de système finalement parce que c'est ce à quoi nous sommes confrontés. Donc on les les citoyens sont en attente ou sont en droit d'attendre des politiques qu'ils proposent un changement de système puisque là les crises multifactorielles hein et les points de crise qui fleurissent partout. Ça veut dire qu'on on doit finalement proposer un changement de structure à la fois de société et politique et et quelque part il y a une exigence vis-à-vis des politiques aujourd'hui alors qu'ils sont très contraints
largement supérieurs à aux exigences qui se sont présentées lors des des élections depuis au moins une trentaine d'années. Donc ça c'est un devoir presque de la part de de ces politiques et puis c'est pas pour rien que on a eu ce succès du film sur de Gaul. C'està-dire on est à un moment où on attend à la fois du charisme fort mais aussi des propositions qui vont avec de Gaul c'est l'émergence d'une nouvelle République. On est à un moment très critique de ce point de vue et il faut souhaiter que les candidats, je dirais presque moralisateur de ça, mais soient à la hauteur de ce moment. Bélier Nabi, d'autant plus que si on peut entendre naturellement rationnellement le fait que le gouvernement souligne le
l'accumulation des contraintes et il faut faire très attention à ne pas apparaître comme impuissant parce que le discours de l'impuissance politique nourrit nourrit de de la défiance citoyenne hein parce que une défiance par rapport au système démocratique. On s'il s'agit d'élire des représentants qui reconnaissent leur impuissance, vous remettez en cause la raison d'être du système politique. Donc attention au discours de de l'impuissance publique et politique. D'autant plus qu'elle est contestable sur certains aspects. Je prendrai le l'exemple que vous avez évoqué sur la transition écologique. Si on s'est si on s'est rendu compte de notre impuissance dans présent une fois confrontée à la
crise en plein été, c'est parce que il y a eu des engagements qui ont pas tenus. Encore une fois, on est à un moment de la présidence d'Emmanuel Macron qui a maintenant une décennie. Celle-ci s'est ouverte, présidence s'est ouverte sur la une promesse de révolution en matière de transition écologique. Rappelez-vous Nicolas Hullot, ministre d'État et cetera. l'impression que je parle de la préhistoire mais il n'empêche je parle du juste du début de l'air Macron président jeune mec planet goet again enfin tout un discours 10 ans plus tard c'est un discours d'impuissance face à la face à aux conséquences de ce dérèglement climatique avec des éléments extrêmement concrets pas de ventilateur dans les
écoles ni dans les épades et cetera quelque chose qui ne enfin des des éléments qui renvoient le la quotidien de de nos concitoyens et l'impréparation de de des de la puissance publique à tous les niveaux étatique collectivité territoriale et autres. Donc là, il y a un contraste entre la promesse initiale, les engagements annoncés et finalement une action qui en fait relève de l'inaction. Et donc il y a pas problème d'impuissance, il y a un problème de volonté politique. Et là c'est pas la même chose parce que en démocratie il faut rendre compte de son action. Si on a on n' pas été à la hauteur de son engagement, il faut s'expliquer. Antoine, je je suis assez d'accord avec vous. C'est un problème de choix politique en effet et même sans remontrer à 2017,
rappelez-vous de la campagne, enfin de la non campagne d'Emmanuel Macron en 2022 parce qu'il avait pas vraiment fait campagne président sortant, ce meeting à Marseille dédié à l'écologie où il dit "Mon mon quinquena sera écologique ou ne le sera pas." Là, on peut dire qu'il est pas vraiment quand on fait le quand on dresse le le bilan. Alors, bien évidemment, le dérèglement climatique euh se déchaîne, euh se renforce et donc euh euh lui, il est au milieu finalement de de l'œil du cyclone, hein, sans sans sans jeu de mots, mais vous avez un Emmanuel Macron, Oui. qui avait promis beaucoup. Alors après quand vous interrogez les Macronistes ou les membres du gouvernement, ils vont vous dire "Mais non, mais on a fait plein de choses. On a lancé le fond vert, on a lancé plein de dispositifs qui
permettent d'assurer la transition écologique." Sébastien Lecornu qui a lancé ce vaste plan d'électrification du du pays. Mais le problème c'est que c'est comme dans toutes les crises, les Français là, ils attendent du du Congrès. ceux qui étaient en Gironde cet été qui ont subi les mégafeux, euh ceux qui étaient dans le sud de la France avec des sécheresses mais même presque sur l'ensemble du du territoire, ces vagues caniculaires dans les villes ici à Paris mais aussi partout où c'était quasi invivable. Euh ça c'est vrai qu'il y a pas il y a pas de réponse directe aujourd'hui et et Emmanuel Macron semble ne pas pouvoir y répondre d'ici la fin de son quinquenal et quelques mois qui lui reste.