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Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 25 septembre 2025 54 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

En Toute Liberté du jeudi 25 septembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on sait dans quel état Nicolas Sarkozy arrive ce matin ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy est-il prêt à affronter ce procès ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Quels sont les détails du procès du financement libyen ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se passe au Danemark avec les drones ?

  • 20:00RelanceRéponse directe

    Les autorités danoises sont-elles préparées à cette menace ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Delphine Girard, pouvez-vous nous expliquer votre livre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 26:00Delphine GirardFait
    « Madame, vous n'avez pas le droit. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Allez, c'est maintenant l'heure dans toute liberté. Vous le savez, on prend l'actualité et on en parle en toute liberté avec Christophe Barbier, avec Laurence Saet, avec Guillaume Oda et avec Magalie. Magalie Bartes, pardon Magalie.

Alors, on est ensemble parce qu'on va parler de Nicolas Sarkozy qui bien sûr va être fixé sur son sort. jamais un ancien président va affrontter un procès d'une telle ampleur. Un président qui a donc été sommé de se justifier devant les juges.

Et au même moment, des professeurs qui sont sommés de se justifier mais eux devant leur classe. C'est ce que va nous raconter Delphine Girard. Elle a écrit "Madame, vous n'avez pas le droit." Et cette question brutale, l'école est-elle encore un sanctuaire en toute liberté ?

C'est une heure, c'est maintenant en toute liberté sur LCMI. On y va. [Musique] [Applaudissements] Alors, on en vient à ce jour de vérité pour Nicolas Sarkozi.

L'ancien président doit être fixé sur son sort dans le procès du financement libyen de sa compagne de 2007. Le parquet national financier a requis 7 ans de prison, 5 ans d'iningibilité et 500000 en haut d'amende. Thomas Missraki, vous êtes au tribunal de Paris.

Est-ce qu'on sait dans quel état Nicolas Sarkozy arrive ce matin ? Il est prêt, il sera présent et il se battra jusqu'au bout. Jusqu'au bout pour prouver son innocence.

C'est ce que nous dit son entourage ce matin qui parle d'un homme combatif, déterminé, concentré. Nicolas Sar accusé d'avoir passé un un pacte de corruption avec Mohamar Kaddafi, l'exdictateur liben, euh pour soutenir le financement de sa campagne en 2007. Dans ce dossier, l'ancien chef de l'État a toujours clamé son innocence.

Le parquet national financier a requis contre lui 7 ans d'emprisonnement, 300000 € d'amende et une peine d'inégibilité de 5 ans en cas de condamnation. En théorie, Nicolas Sarkozy pourrait terminer la journée derrière les barreaux, mais c'est extrêmement rare dans le cadre d'une affaire financière. Ce qui est sûr, c'est qu'en cas de condamnation, Nicolas Sarkozi a la possibilité de faire appel.

Merci beaucoup pour ce point Thomas Missaki. On va évidemment suivre ce rendu à partir de 9h30 sur LCI. Mais tout de suite on parle Guillaume de l'angoisse au Danemark parce que plusieurs donnes ont été observés au-dessus de de sites civil militaire stratégique.

Euh l'ensemble de l'espace aérien de la loi a été fermé une partie de la nuit et les autorités ont même envisagé d'abattre des appareils non identifiés. On fait un point sur l'enquête avec Camilla Campusano. Des lumières qui clignotent dans le ciel danois.

Des drones ont été repérées aux abords de l'aéroport d'Alborg. Il se situe ici au nord du pays. La police donne les détails lors de cette conférence de presse.

Nous n'avons pas réussi à neutraliser les drones eux-mêmes qui ont survolé une zone très vaste pendant quelques heures. À ce stade, nous n'avons pas appréhend les opérateurs, mais il est clair que la prochaine étape consiste à analyser tous les indices que nous avons recueilli. L'espace aérien a dû être fermé pour la deuxième fois cette semaine au Danemark.

Peu de doutes pour la police, ce survol est lié au drone aperçu lundi soir à proximité de l'aéroport de Copenhague, modèle d'appareil et cible similaire, sauf que l'aéroport d'Alborg est également un site militaire. Il s'agit à 100 % d'une escalade claire et nette par rapport au survol de l'aéroport de Copenhague il y a quelques jours. Il y a maintenant plusieurs aéroports visés et ce n'est pas tout.

Il violent également l'espace aérien militaire. Un acte qui ne serait pas isolé. Des drones ont été signalés dans d'autres régions, mais selon la police, les citoyens ne sont pas en danger.

Une enquête est ouverte. Alors Guillaume, je me retourne vers vous. Magalie aussi, c'est l'escalade.

C'est inquiétant disiez-vous pendant le sujet Magalie Bartès ? Moi je trouve ça très inquiétant et je trouve que la la réaction est de des autorités danoises, elle est pas forcément rassurante parce qu'on a l'impression quand même qu'il navigue complètement à vue et que mais tout l'AN navigue en fait complètement à vu. Est-ce que c'est pas ce que cherche lundi, il y avait pas frappé mais lundi, il y a eu ce survol de drone déjà sur l'aéroport de Copenhag.

Donc on a quand même des forces qui sont certainement en état d'alerte. Là, pendant la nuit, la première réaction, c'est de dire euh on on va peut-être les abattre, mais ça dépend euh si il faut pas que ça tombe évidemment sur euh des infrastructures. Donc, on va faire ça avec précaution.

Et puis la la réaction qui suit, c'est "Ah ben en fait euh on n pas pu, on n'a pas pu le faire et en fait, on ne sait pas où ils sont passés." C'est exactement le même cas de figure que après Copenhag lundi où en fait ces fameux drones ils sont arrivés, ils sont repartis aussi vite. Les enquêteurs ont dit ils viennent probablement de la mer.

Alors, on sait l'une des pistes, c'est peut-être qu'ils ont décollé de de cargot de la flotte fantôme russe qui est dans dans la Baltique. Mais enfin, je très très peu d'informations et on sent quand même un Danemark qui est pas extrêmement prêt. Ouais, c'est très très près de la frontière allemande Guillaume.

Ouais. Oui, c'est très très près de la frontière allemande. D'ailleurs, ce qu' ça ça fait dire à Emmanuel Macron hier que si on éétait pas suffisamment déterminé, que l'OTAN ne montrait pas suffisamment ses muscles bandés, la prochaine étape c'était l'Allemagne, il l'a dit.

Et et la suivante ce serait la la France. Moi, je suis frappé parce que d'abord ça ça intervient euh en pleine assemblée générale des Nations- Unies euh au moment euh où hier il y a eu une réunion bilatérale entre les équipes du secrétaire d'État américain Rubio et Serge Lavrov le russe. Au moment où Trump, vous vous en souvenez, on en a parlé hier, il a dit oui, en fait la Russie est un tigre de papier et il a même dit qu'il fallait qu'il fallait abattre ces ces aérod.

Moi je préconise qu'on abatte maintenant. Voilà. Et Marco Rubio a introduit cette petite nuance. si ils attaquent.

Mais en fait, on a l'impression de que personne n'est d'accord au sein de le temps. Alors si vous écoutez la première ministre danoise, elle parle d'agression et d'attaque he quand vous avez des drones qui là hier ont survolé un espace militaire, un espace aérien militaire, c'est plus simplement un aéroport civil, c'est un un aéroport militaire, une zone militaire qui a été survolée. Elle parle d'agression.

Je suis frappé également par la séquence interminable dans laquelle on est entré et commencé fin août. On en a parlé également de ces missiles qui avaient été lancés sur Kief mais qui avait touché la délégation européenne, le British Council et puis la Pologne et puis la Roumanie et puis l'Estonie et puis les cyberattaques dans les aéroports, Londres, Berlin tout de même. C'est quand même assez assez assez significatif.

Ça a fait dire donc à Emmanuel Macron qu'il fallait que l'OTAN montre les muscles. Mais en tout cas, moi à mes yeux, ça ça révèle trois éléments. Euh d'abord, il y a un il y a il y a un vide stratégique en en Europe qui est quand même assez débloquant qui je parle à deux spécialistes qui définit les règles.

Il y a quand même bien des règles d'engagement qui sont définies à l'OTAN. Alors là là, c'est le Danemark qui doit décider. Enfin, je veux dire là la c'est pas la même chose pour moi.

Ce n'est pas la même chose. L'avion et euh le drone qui est sur une base militaire ou sur un aéroport. Normalement, les autorités euh danoises, elles sont sur leur territoire, elles peuvent décider.

La question, c'est quand même celle des moyens, je pense, qui est euh qui est posée aussi parce que euh avec quel moyen euh manifestement le le Danemark euh n'est pas forcément prêt à ce genre de menace hybride à laquelle on n'est pas Oui, on s'est pas on s'est pas préparé. Il y a une volonté de provoquer, de tester, d'intimider et à peut-être à semer la confusion parmi les alliés parce que personne n'est d'accord. C'est le but, c'est c'est précisément le but.

C'est un spectacle quand même déprimant Guillaume par Oui, bien entendu. Mais et pour rebondir sur ce que sur ce que Magalie vient de dire, alors c'est une zone grise parce que effectivement tout ça se passe dans le dans l'espace aérien danois, donc a priori s danois d'intervenir. Mais ont-ils les défenses aériennes suffisamment robustes pour le faire ?

Ontont-ils les moyens de renseignement suffisamment précis pour voir ces drones survoler ? Non, visiblement puisque ces drones survolent et ils se font la mal. Guillaume vous avez rappelé hier que le turc n'a pas hésité ouais à frapper dans un contexte qui était quand même différent différent parce qu'il y avait pas une guerre aux portes de l'Europe effectivement à cette époque a frappé et qui a été un message reçu 5 pour 5 sur 5 par l'époque c'était en en en 2015 des avions turcs qui des avions russes qui survolaient qui bombardaient en fait les zones de de Da en Syrie qui tout à coup traversent la frontière et à à un certain moment, au bout de 17 secondes, au bout et bien l'avion qui ne répond pas aux injonctions de la partie turque et est abattu.

Voilà, tout simplement. Alors, il y a eu d'énormes frictions suite entre les deux pays, mais en tout cas le message a été reçu 5/ 5. Visiblement, c'est ce vers quoi on s'engage, mais assez mollement, il faut le dire, du côté de de l'OTAN.

Et voilà pourquoi là je vous rejoins Anaïs. En effet, il y a un message de puissance qui est adressé par Poutine à l'Europe. C'est le but c'est exactement celui-ci de déstabiliser mais surtout de dire que dans la séquence c'est moi le maître des horloges et c'est moi qui suis capable de faire tout et n'importe quoi.

Si à un moment donné vous ne pliez pas aux injonctions qui sous les miennes et vous ne faites pas des concessions. Vous continuez à armer l'Ukraine, je vais continuer à vous chatouiller. C'est comme ça qu'on dit en terme militaire.

Donc oui, il y a ce message de puissance et moi ce qui me frappe, c'est qu'il intervient un jour après euh que Trump a dit "La Russie, vous êtes un tigre de papier." "Ah bon ?" Et bien, je continue à griffer d'argile, il a dit Christophe hier.

On colosse au pied d'argile. La réponse d'ailleurs de Peskov était intéressante hier. C'est rare de le voir faire un peu d'humour, mais il a dit "Non, c'est pas un tigre la Russie, c'est un ours et il y a pas d'ours de papier." Ouais, c'est vrai.

Euh, vous pensez qu'il peut continuer à chatouiller, comme vous dites Guillaume, les frontières Magalie Bartes ? Ça, moi je pense que ça peut continuer. C'est-à-dire que s'il y a pas une réaction ferme, je vois pas pourquoi il s'arrêterait.

En fait, ça s'aime la discorde, en effet parmi les alliés. Ça sème la peur. Euh la télévision danoise relayait des des témoignages de de gens évidemment qui étaient bloqué dans les aéroports.

Évidemment qu'il y a une forme il y a une il y a une volonté d'intimider que ça fonctionne. Donc c'est une façon aussi d'essayer de de voilà de fragiliser le soutien certainement à l'Ukraine dans les opinions publiques. aussi tout ça tout ça c'est c'est une façon aussi d'essayer de de marquer des points dans dans quel repost quel parce que ça c'est toute la difficulté et les allées venues de de Trump ne nous aident pas parce qu'il change d'avis tous les 15 jours.

Donc construire une stratégie de guerre ou de défense avec des personnages qui changent de d'avis comme de chemise à mon avis c'est quand même très compliqué. Vous avez raison parce que c'est oui non mais d'un mot c'est lié effectivement au retrait américain de de cette confrontation entre européens et et Russie qui offre une marge de manœuvre infinie à Poutine qui continuera. Voilà.

Bon, alors pendant que Poutine chatouille les frontières de l'Europe, pendant que le président Sarkozy se retrouve face à ses juges, on a aussi des professeurs en France en classe qui se retrouvent face à leurs élèves et les choses ne se passent plus comme avant. On a eu envie de faire un pas de côté dans en toute liberté et d'inviter Delphine Girard. Bonjour, venez, entrez sur le plateau.

Vous avez écrit un livre qui s'appelle "Madame, vous n'avez pas le droit. Vous nous ouvrez les portes de vos salles de classe. Vous êtes professeur de littérature et de langues anciennes comme vous dites, pas de langues mortes, de langues anciennes qui apprennent beaucoup sur sur la vie et les choses et les grands textes.

Euh et vous racontez une école quand même sous pression passée du sanctuaire au champ de bataille idéologique en réalité, notamment après l'assassinat de Samuel Patti, mais bien avant quand même aussi et c'était très diffus, très sourd mais il y a quand même eu quelques alertes avant. Euh c'est extraordinaire Delphine Gérard, c'est le monde à l'envers. Ce sont les élèves en fait qui vous font la leçon et c'est d'ailleurs le titre de votre livre.

Oui. Alors, heureusement, ce ne sont pas tous les élèves, mais il est vrai que un certain nombre d'élèves et de familles se croit maintenant le droit d'intimer à l'école euh des tabous euh ou de d'enseigner à leurs enseignants ce qui les licite de dire ou ne pas dire, en vertu d'une morale supérieure à celle de l'enseignant qui est la morale religieuse. Euh et cette cette injonction au silence ou en tout cas cette tentative de contingenter notre enseignement euh elle est en effet euh nouvelle mais euh elle a des elle a naturellement des précédents qui euh euh que les enseignants ont vu euh dans leur classe euh grandir depuis je dirais les attentats 2015 depuis est-ce que c'est pas aussi depuis Christophe euh le Cille on vous a fait un un petit récapitulatif de ce qui s'est passé en France.

Euh est-ce que c'est pas Cray qui met déjà qui qui le feu au poudre si j'ose dire ? Donc expulsion de trois collégienne qui refusaient d'enlever leur voix en classe. Lionel Jospin au lieu de prendre une décision politique et de l'assumer se décharge de cette décision et saisit le conseil d'État.

C'est donc qui rend un arrêt Mich Michou forcément mais qui rétablir fermeté. Donc c'est donc pas le pouvoir exécutif qui prend la décision, c'est le pouvoir administratif. administratif, mais ça veut dire quelque chose.

Ça veut dire déjà la coardise du politique face à la menace et puis le malaise d'une gauche qui à l'époque se voulait à la fois respectueuse des minorités, donc prête à faire des concessions et néanmoins respectueuse de la laïcité. Il y avait une bataille chevainement contre la gauche du parti si j'ose dire. 2004 loi encadrant les principes de la laïcité à l'école avec là un acte plus clair puisqu'on a une loi qui est interdit d'ailleurs globalement d'être masqué dans des tas de circonstan.

C'est pas qu'une loi contre la religion avec peut-être une faiblesse dans cette loi. C'est le fameux ostentatoire qu'on a vu revenir après. Attendez, préciser.

Qu'est-ce que c'est qu'un signe ostentatoire de religion ? Voilà. Et ça laisse l'interprétation des chefs d'établissement.

Alors quand c'est le voile, c'est clair maintenant il y a une jurisprudence. C'est vrai aussi pour le le burkini, on a eu d'autres d'autres exemples à à d'autres périodes. En revanche, pour certains comportements, ça pouvait laisser une marge de laxisme à certains dirigeants et ça laisse les enseignants du coup parfois en première ligne face à des comportements de provocation.

C'est pour ça que je fais intervenir Christophe euh Delphine Girard, c'est parce que en fait ce qu'on va comprendre que l'école a été laissée très longtemps toute seule. On voit là ensuite sur notre tableau que euh Gabriel Atal ensuite après de nouvelles euh l'affaire de la Baya, c'est l'affaire de la Baya, c'est-à-dire que là carrément, on vient en Abaya à l'école. Euh le Papendia avait laissé un peu les professeurs de nouveau se débrouiller avec tout ça et c'est Gabriel Atal qui prend une circulaire interdisant le port de la Baya dans les écoles, collège et lycée.

Je je vous ai fait ce récapitulatif parce que d'abord on part de de loin et ensuite vous avez été laissé très seul et il a fallu juste qu'un homme se fasse décapiter pour qu'enfin le politique et l'opinion publique viennent vous secourir dans les classes. Qu'est-ce que ça veut dire qu'un quand un élève vous dit "Madame, vous n'avez pas le droit. Vous n'avez pas le droit de parler de quoi en fait d'phine Gérard Alors ce que ce ce qui est très emblématique dans cette répartie d'élèves, c'est que lorsqu'un enfant vous dit "Vous n'avez pas le droit de m'enseigner ceci, vous n'avez pas le droit de me dire cela, ça vient pas de lui." Euh aucun enfant n'aurait la plomb ni intellectuel ni psychologique de de d'intimer des ordres de ce type à son enseignant.

Ça veut dire que c'est quelque chose qu'il a entendu et que pour se sentir dans son bon droit de dire à l'institution ce qu'elle peut dire ou ne pas dire, il est persuadé qu'il y a des injonctions morales supérieures ou des autorités supérieures à celles de son enseignant. Donc lorsqu'une injonction pareille descend dans nos classes, c'est qu'elle a infusé longtemps à travers toute la société des adultes et que lorsque ça arrive en classe, ces problématiques, elles sont déjà massives dans dans la société, en tout cas dans certains milieux de nos et madame, vous n'avez pas le droit, c'est une façon de dire il y a des choses que on souhaite entendre et des choses qu'on ne souhaite pas entendre et c'est pas à vous d'en décider et c'est pas au professeur de décider ce qu'il est bon, mauvais, juste ou injuste de nous dire. Euh c'est euh c'est à euh ma communauté ou à ma foi ou à mon prédicateur.

Vous la nommez hein, vous dites que c'est une une attaque des ce sont des attaques qui sont qui sont qui viennent de de l'islamisme radical ou l'islam politique de l'islam politique. On est une opéa de l'islam politique depuis l'affaire de Cray. Il y a beaucoup d'études qui le corrobor, on le sait maintenant sur l'école car l'islam politique a fait de l'école et avec raison du reste sont ben oui sont ennemis privilégiés puisque c'est à l'école qu'on forme des laïques, des universalistes et des libres penseurs.

Et donc c'est le nid de la démocratie que les islamistes attaquent à travers l'école parce que c'est une c'est une guerre pour l'avenir qu'ils font. C'est une guerre pour l'avenir qu'ils mèent contre notre démocratie à travers notre école. Et il y avait tout ça dans l'assassinatelpathie.

Non, ça y est. Alors, moi quand j'entends dans la phrase et votre titre est absolument incroyable, madame, vous n'avez pas le droit. Si vous voulez, on trouve bien la racine déjà à l'effondrement de l'autorité.

Rappelez-vous, moi je suis une booumeuse, hein. À l'époque, si vous voulez, à l'école, les parents étaient complices des professeurs et on était une team. C'est ce que je dis aujourd'hui à mes filles où je vais dire au professeur, on est une team, tous ensemble, on va réussir.

Il y a eu cet effondrement qui a permis déjà une libération de la parole et un effondrement du respect du professeur. Puis et là c'est tout un autre sujet, l'entrisme islamiste effectivement dans un lieu où justement comme vous le dites on on ouvre les consciences avec des professeurs qui ont été abandonnés avec des réactions donc différentes. Ceux qui résistent malgré tout et tout dépend de la pression, ceux qui cèdent par obligation he ne plus enseigner certaines choses, accepter des comportements et ce dont on ne parle que trop peu, l'entrisme islamiste par le biais de certains professeurs qui par conviction eux-mêmes favorisent cet entrisme sans parler de tout ce qu'il y a autour, c'est-à-dire les groupes de soutien scolair où il y a un entrisme très fort, moins régulé puisque les règles de La laïcité s'applique moins.

On a beaucoup parlé des accompagnants en sortie scolaire. On va pas revenir sur le sujet parce que je crois que tout a été dit mais ce sont des quand même des symboles. Euh Delphine Gard, vous ne bougez pas de ce plateau, on y revient tout de suite parce qu'on va voir est-ce que la République a des armes pour se défendre à tout de suite dans toute liberté. [Musique] En en toute liberté sur LCI avec Christophe Barbier qui est Christophe Barbier avec Guillaume Moua qui est grand reporter avec Laurence Saillé qui est politique ancienne députée européenne ancienne LR madame et puis avec Delphine Girard Delphine on s'interroge avec vous sur sur l'école qui n'est plus véritablement un sanctuaire vous le dites dans votre livre madame vous n'avez pas le droit on s'interrog on voudrait savoir si si la République a les moyens de se défendre mais d'abord vraiment je voulais que vous nous donniez un exemple de ce que de ce qui peut vous être reproché par les élèves.

Alors ça cela dépend des cours. Les élèves sont de plus en plus enclin à penser que bon voilà, on peut on peut un peu avoir des cours à la carte et notamment encore une fois des intimider des injonctions prof, mais ça peut être vous montrer un tableau mythologique avec des nus et vous allez avoir des réactions de pudeur assez systématiques, y compris des lèves qui sont pas nécessairement emprint de religiosité mais qui considèrent que il faut pas choquer. Il y a il y a cette espèce d'injonction commune à ne pas choquer et pas nécessairement ne pas choquer soi mais ne pas choquer non plus les les camarades que que ça pourrait à qui ça pourrait déplaire.

Ça peut être en cours de SVT des contestations de cours au sujet de la reproduction sexuée. Ça peut être en cours de sport euh des contestations de cours où la mixité inclut une promiscuité physique entre filles et garçon ou euh euh dénudé à la piscine. Euh ça peut être les contestations de cours sont maintenant assez multiples dans dans différentes disciplines.

Moi en français, j'ai déjà eu des contestations des madames, vous avez pas le droit de nous faire lire ça à la faveur de lecture de texte très irreligieux de Voltaire que j'avais choisi un petit peu par provocation pour susciter le débat. Quand vous racontez dans votre livre que quand la première fois où cette phrase vous arrive, c'est c'est assez lointain et au départ vous souriez en fait, vous vous ça vous perturbe pas plus que ça ? Non, bien sûr, parce que ce sont des adolescents qui qui pour beaucoup lorsque vous êtes en banlieu vivent dans dans un espace-temps qui est assez restreint surtout à leur à leur âge.

Donc c'est une réaction d'adolescent, il faut il faut essayer de l'accueillir d'abord avant de réagir, faut accueillir la réaction. Faut l'accueillir si avec le plus de bienveillance possible, le un peu d'autodérision parce que ça permet toujours de désamorcer les tensions et puis après rentrer dans le vif du sujet. Ouais, mais d'accord.

Mais si on rentre dans le vif du sujet, depuis il y a eu Samuel Patti, il y a eu Dominique Bernard. Madame, vous êtes extrêmement courageuse. Ça ça m'a triste d'entendre ça pour être honnête parce que je je trouve fou qu'on soit taxé de de courageux lorsqu'on fait son travail.

Moi moi je je ne prétends pas qu'il faut qu'on devienne tous des profs de laïcité. Je ne crois pas au catéchisme républicain parce que le catéchisme républicain va provoquer chez les élèves la même réaction saine que le catéchisme tout court, c'est-à-dire une situation de de rejet. Il faut simplement avoir le courage euh de ne pas détourner le regard lorsque les problématiques liées euh à la à la laïcité ou contestation de cours se font jour.

Il faut pas avoir peur d'enseigner Voltaire, il faut pas s'autocensurer et il faut avoir peut-être effectivement le courage juste de faire son travail normalement mais le faire normalement. Faut continuer à le faire. Norm.

Moi, je maintiens que vous êtes quelqu'un de très courageux et vous racontez d'ailleurs que Samuel Petit avait dans son dans son dans son cartable parce qu'il a été lâché par l'institution, son marteau dans les jours qui ont précédé son assassinat. Enfin, il rentrait chez lui effectivement avec un marteau parce que la tension elle montait cette affaire, elle a duré de semaines. C'est là où où on peut dire que vous êtes courageuse madame.

Cette anecdote est horrible, elle est épouvantable. Samuel était extraordinairement courageux. Euh mais je n'aurais jamais eu le courage de Samuel.

Moi jamais si j'avais subi les pressions, les menaces qu'il avait subi, je ne serais retourné à l'école. Il est allé en cours en se sachant menacé. Il se il se savait tant menacé qu'il est venu avec une arme de défense qui n'était pas une arme d'attaque.

Il avait choisi volontairement un marteau, le marteau de son père parce qu'un couteau s'est illicite et que c'était un légaliste qui voulait pas venir avec une arme mais il est quand même venu travailler avec un marteau parce qu'il se savait menacer. Vous vous êtes menacé ? Non pas du tout.

Non non tout oui Samuel Patti assassiné le 16 octobre 2020. Donc ça va faire 5 ans cette année. C'est c'est une date assez symbolique.

Et en effet, vous parliez de de de pudeur parfois. Oui. Bah voir quelqu'un dénudé madame ça se fait pas trop de montrer quelqu'un dessin Marianne par exemple ou alors étudier Voltaire.

Mais la pudeur poussée à l'extrême, ça donne Samuel Patti qui je le rappelle dans un cours et dans un cadre pédagogique en pesant le pour le contre avait montré les fameuses caricatures de de Charlie Hebdo et on sait comment ça s'est terminé. Mais en fait, ce que vous vous opposez dans votre livre, c'est finalement cette euh distinction entre euh la croyance en un dogme, en un dieu. Souvent de tradition musulmane, on vous dit, vous le répétez sans agressivité, mais madame, le prophète, il a dit que on n'a pas le droit de dire ça.

Madame, vous n'avez pas le droit. Mais vous dites, c'est sans agressivité. C'est c'est parce que leurs parents leur ont dit, il baignent dans un dans un substrat.

Et donc, vous opposez la croyance et le savoir. Vous vous êtes l'incarnation du savoir. Comment est-ce que vous faites pour réhabiliter le savoir ?

Quelles sont les armes en fait de le savoir ? C'est la croyance le savoir pas la laïcité le savoir. Bien sûr, c'est exactement ça.

C'est pas la laïcité qu'il faut infuser et qu'il faut dispenser. C'est le c'est le savoir. Il faut enseigner les classiques.

Il faut moi je suis prof d'humanité. Je crois que c'est par le latin, le grec et Victor Hugo qu'on devient un universaliste et un humaniste. Il faut il faut absolument continuer à àè.

Moi, je comprends les professeurs quand même qui ça qui sont amenés à reculer parce que c'est vrai que certains subissent des pressions tellement fortes et tellement de menace. Mais l'État, si vous voulez, ferme les yeux. Pourquoi ?

On a aujourd'hui des milliers de d'individus fichés au FSPRT, ce fameux fichier pour la radicalisation. J'ai toujours posé la question depuis des années. Et leurs enfants, ce sont des gens qui sont prêts à passer à l'acte, des islamistes dangereux.

On les connaît, ils ont des enfants et ces enfants vont à l'école et on ne fait rien. Ça c'est normal. On Oui, mais on ne s'est jamais dit que ces enfants-là étaient élevés dans un milieu qui ne les protégeait pas.

Et le devoir de la France serait de ne pas les laisser dans ce milieu d'islamisation parce qu'on en fait des futurs islamistes et on en fait surtout des jeunes qui propagent la haine et la doctrine au sein des établissements. Ouais. Delphine Gard, je suis désolé un mot de conclusion.

On doit partir sur le projet pour répondre à votre question. Je pense que les seules armes avec lesquelles on peut se battre, c'est les armes de la démocratie. Les armes de la démocratie, c'est celle qui consiste à continuer d'expliquer euh d'expliquer expliquer encore et toujours et de convaincre du bien fondé et de la nécessité de la laïcité pour apprendre à nos élèves à devenir des libres penseurs.

Merci beaucoup. Merci Delphine Girard. J'appelle le titre de votre livre.

Madame, vous n'avez pas le droit. Un essai passionnant où s'entremelle votre vie et de femmes et de prof. Merci beaucoup pour ce livre très courageux.

C'est maintenant l'heure de la spéciale parce que vous le savez Nicolas Sarkozi face à ses juges Christophe Barbier c'est un procès absolument horors norme. Hors norm hor norm bien sûr. Les faits se sont produits il y a 20 ans, en novembre 2005 des rencontres avec l'entourage de Kaddafi.

L'affaire a été dévoilée en 2012 entre les regardez ce sont les enfants de Nicolas Sarkozi qui sont en train d'arriver. Louis Sarkozi et Nicolas Nicolas SarkoZi est en train de de quitter son domicile et de rentrer dans sa à Paris dans c'est pas le premier jugement que va affronter Nicolas Sarkozy puisqu'il a été condamné dans l'affaire dit des écoutes l'affaire Paul Bismut il a été condamné dans l'affaire Bigmalon là il est en cassation donc c'est pas la première fois qu'il subi ce genre d'épreuve mais là c'est sans doute pour l'affaire la plus énorme parce que c'est une véritable affaire d'État a-t-il touché ou non de l'argent venant de Kaddafis c'est d'un régime dictatorial et Puis c'est la peine la plus lourde qu' qu'il en court puisque les réquisitions du parquet c'est 7 ans de prison, 5 ans d'inéligibilité, 30000 300000 € d'amende et le tribunal peut aller au-delà même de des réquisitions s'il le souhaite. Alors Alexandra Guillet, merci de nous avoir rejoint sur le plateau.

Est-ce que vous pouvez nous faire un rappel des faits sur cette affaire hors norme comme le dit Christophe ? Alors oui, comme Christophe commençait à le à l'expliquer, Nicolas Sarkozy en fait est soupçonné d'avoir financé une partie de sa campagne électorale pour l'élection présidentielle de 2007 avec des fonds libiens en nouant pour cela un pacte de corruption avec Mohamar Kaddafi en échange de contrepartie diplomatique, économique et judiciaire. pour l'accusation.

En fait, il est le commanditaire et le bénéficiaire de ce pacte de corruption que les procureurs ont qualifié de pacte de corruption faustient. Un pacte de corruption inconcevable, inouit, indécent selon l'accusation. J'ai toujours pas compris ce que ça voulait dire faustien.

Normalement, c'est pour acheter la jeunesse éternel. Oui, mais c'est ça. Je vois pas.

C'est quoi le pack faustien ? Mais c'est un truc de prêtoire ça. Ça veut dire quoi par ?

Oui, c'est un truc de prêtoire. Ça fait partie d'une de de de d'un vocabulaire pour impressionner, pour donner de l'ampleur à ce rquis parce que normalement c'est la jeunesse éternelle fauste, on est bien d'accord. Exactement.

Bon, d'accord Alexandra, pardon. Donc quand on parle de pacte et ce pacte de corruption qui aurait été mis en place selon l'accusation dans une quête effrainée de financement pour satisfaire une ambition politique dévorante, je cite les procureurs du parquet financier. Les procureurs qui ont donc requis 7 ans de prison ferme, 300000 € d'amende et 5 ans d'inéligibilité à l'encontre de Nicolas Sarkozi qui lui n'a jamais cessé de clamer son innocence, qu'il n'y a jamais eu le moindre centime libien ni sur les comptes de campagne.

Il n'y a pas la moindre trace de financement libyen sur le selon lui et l'accusation n'a pas été en mesure effectivement de le démontrer sur les comptes de campagne ni sur ses comptes personnels. Il a dénonce depuis le début une fable, une infamie et un réquisitoire particulièrement politique et violent. Alors je vous coupe un instant Alexandra parce qu'on accueille à vue comme ça.

On est comme ça dans toute liberté en toute liberté Étienne Girard. Bonjour Étienne Girard. Vous êtes directeur adjoint de la rédaction de l'Espress, co-auteur de Le Parin, Sarco après Sarco, l'enquête aux éditions du Seuil.

Donc, on a beaucoup de choses à voir avec vous. Alexandra, je reviens juste à vous une seconde. Vous partez de pacte dans un pacte, ben il y a plusieurs il y a plusieurs personnes.

Il était pas il est pas le seul à être accusé, n'est-ce pas ? Ah non, non, non, ils sont 10 sur le banc des prévenus. Enfin, ils étaient 11 mais on est Est-ce qu'il risque la prison ?

Est-ce que Nicolas Sarkozi ? Oui. Oui.

Alors, il risque effectivement la prison à leur réquisitoire ce soir, il peut aller en prison. Alors, ça c'est peu probable mais c'est mon avis personnel, c'est pas à exclure mais c'est peu probable. Peu probable pourquoi ?

Parce que déjà normalement une décision en première instance est susceptible d'appel. Donc, dans ces cas-là, la décision est suspendue jusqu'à l'appel. Néanmoins, pour risquer la prison, il faudrait que le tribunal prononce une peine supérieure à 2 ans de prison ferme, ce qui veut dire qu'il y aurait pas de parti aménageable.

Et ça voudrait dire aussi que la présidente décide de décerner un mandat de dépôt à l'audience, ce qu'il faudrait dans ou alors de manière différée à quelques jours. Mais pour cela, il faudrait que ça soit extrêmement motivé en raison de la gravité des faits, en raison d'un risque de fuite de l'intéresser, en raison de la personnalité. En fait, c'est théoriquement faisable mais a priori peu probable.

Mais on verra tout à l'heure. Oui, on verra comme vous dites. Quel suspense.

Ça c'est vraiment un thriller pas possible. Euh Étienne Gérard, euh vous avez donc beaucoup travaillé sur le président Sarkozy. Qu'y a-t-il donc au cœur de cette accusation ?

Au cœur de l'accusation, il y a le possible pacte de corruption entre l'équipe Sarkozi et l'équipe Kaddafi. Et il y a des éléments assez forts sur l'équipe Sarkozy parce que tout ça c'est ça se repose quand même sur des faits des faits très précis. Il y a pas de virement direct sur le compte de Nicolas Sarkozi, c'est vrai.

On n pas trouvé d'argent liquide chez Nicolas Sarkozi, c'est vrai. Mais on a trouvé de l'argent dans l'équipe SarkoZi. L'argent, on l'a trouvé sur le compte de l'intermédiaire Zatakiedin qui est donc mort qui vient de décéder effectivement.

Donc il sera pas reconnu coupable à titre poste. Il mort juste avant trouver 6 millions d'euros sur ses comptes qui ont ensuite transiter en partie vers un proche de Nicolas Sarkozi Thierry Gobert. On a trouvé 440000 € sur son compte quelques jours avant il notait campagne NS sur ses sur ses carnets.

Et puis on a trouvé beaucoup d'argent chez Alexandri l'autre grand intermédiaire de l'affaire. Alors lui via des montages financiers complexes, des ventes surévaluées de villas d'une villa en particulier dans le sud de la France où il y a 10 millions d'argent libyens dans la transaction. Encore une fois, cet argent ensuite transite vers un proche de Nicolas Sarkozy, Claude Guéan, via un nouveau montage complexe lié, on en a beaucoup parlé à l'époque, à des peintures, des peintures elles aussi surévaluées, 500000 € vers Claude Guant.

Euh merci beaucoup pour ce petit point Étienne. Alors on retrouve tout de suite Alison Tassin avec Justine Pouquette au Tribunal Judiciaire de Paris. Alison, on a vu les enfants SarkoZi arriver, le président aussi monter dans sa voiture.

Il est en route. C'est pas la voiture qu'on voit à l'écran, faut le préciser. Ah bah non.

Alice, qu'est-ce que vous pouvez nous dire Alison ? Oui. Non, c'était c'était pas sa voiture, il était bien loin devant.

Euh Alison, euh qu'est-ce que vous pouvez nous dire là ? À quelle heure ça commence ? 10h je crois.

Oui. Alors vous savez Oui, exactement cela doit commencer à 10h. Mais je peux vous dire qu'ici à l'intérieur et bien la salle est déjà euh pleine à craquer.

Effectivement l'ancien président de la République ne devrait pas tarder à arriver. Le chemin n'est pas très long entre son domicile et euh le tribunal. Ici, vous avez cité les trois fils de Nicolas Sarkozy qui sont ici.

Il y a également les deux frères de l'ancien président de la République qui sont ici. Bref, c'est l'image d'un clan qui veut être montré ici au tribunal et ça confirme en quelque sorte ce que nous a confié l'entourage de l'ancien président de la République ce matin. un homme qui se dit déterminé, concentré et qui voilà déploie toute son énergie vitale.

Je cite dans cette affaire qui il vit avec. Voilà encore ce qu'on nous a confié ce matin. Évidemment, décision très attendue, c'est pour ça qu'il y a beaucoup de monde à l'intérieur de cette salle.

Le délibéré va prendre un petit peu de temps, peut-être 2 à 3h puisque vous le rappelz il y a 11 prévenus et donc cela prend un peu de temps. Bref, on attend l'arrivée du président de la République d'ici quelques minutes, mais évidemment c'est l'atmosphère entre guillemets des grands jours parce que jamais des faits aussi graves n'ont été reprochés à un président de la République. Merci beaucoup Alison Tassin.

Alexandra Guillet justement sur ce point précis, jamais des faits aussi graves. Christophe disait un procès hors norme. Spécialiste de la 5e République, il a jamais vu ça de sa vie.

Christophe euh ce ce ces mots des juges, elle Alison nous disait que ça allait durer probablement de ou 3 heures. C'est normal, il va falloir qu'il s'explique de façon extrêmement précise puisqu'il n'y a pas de preuve directe. Oui.

Alors complètement, d'abord on va voir ce que décide la présidente. Elle peut décider euh déjà, il faut rappeler qu'ils sont effectivement 11 sur le mandé prévenu. Donc déjà 11 personnes, ça prend du temps de manière assez mathématique pour rendre un jugement.

Après, il va falloir motiver ces décisions. Quelle décision va-t-elle prendre en tant que présidente de ce tribunal et ces deux et ces deux assesseurs ? Est-ce qu'elle va aller vers des relaxes comme l'ont réclamé l'intégralité des avocats des prévenus ou bien va-t-elle entrer en voie de condamnation estimant que oui, il y a un faisceau suffisamment étayé d'indice pour rentrer en voie de condamnation et donc effectivement ça va prendre du temps de justifier, de motiver eu égard aux personnalités qui sont présentes dans cette salle.

On le rappelle, trois anciens ministres, un ancien chef de l'État, c'est quand même pas rien et c'est pas commun. Des gens que vous connaissez bien Laurence ça y est, que je connais très bien et notamment Nicolas Sarkozi à qui évidemment j'apporte tout mon sautien. On est en train de parler et je vois bien que ça crée du plaisir pour tous ceux qui ont envie de prendre une forme de revanche.

On le voit dans le débat public parce que on a l'impression qu'on va clouer au pilour celui qui a eu à un moment le pouvoir. Enfin moi je le reçois comme ça. Si vous voulez on parle d'un procès où il y a une absence de preuve matérielle.

L'ordonnance de renvoi le dit. Donc on est en train de d'accuser gravement un ancien président de la République qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas. il a et il représente encore la France sur quelque chose sur des faisceaux d'indice.

Je sais pas si tout le monde mesure quand même la gravité du sujet. Alors justement Guillaume Ouda, vous avez assisté vous à ce procès. Très grande partie du de de de ce procès.

En effet, j'étais frappé parce que soulevait Alexandra quand vous avez quand même dans la salle d'audience un ancien chef d'état et trois de ses anciens ministres assis les uns à côté des autres. Je vous promets que l'image est extrêmement frappante. Vous dites que vous êtes quelque part et que l'histoire est en train de s'écrire.

En effet, pour ça, juste pour ça, c'est c'est hors norme. Après, sur le le réquisitoire au fond du très sévère, extrêmement sévère du parquet, finalement le parquet national financier, il est dans son rôle arrivé en direct là, pardon Guillaume Jukou Brisortefeu. Brissortefeu, ouais, bien entendu, qui était à l'époque ministre des collectivités territoriales de du gouvernement Villepin.

Il était très proche, il l'est toujours de de Nicolas Sarkozy et en effet, il avait fait plusieurs voyages lui en en Libye aller rencontrer un terroriste, c'est nous. hors du cadre strictoinsu diplomatique. Bon, mais ce que je veux dire c'est que le réquisitoire est extrêmement sévère mais de mon point de vue pas implacable pour les les raisons qu'on a soulevé.

Pas implacable parce qu'il manque l'élément de preuve décisif, la trace d'un financement direct entre monsieur Kaddafi, son entourage et Nicolas Sarkozi. Ceci dit, ceci dit, ceci dit. Vous savez, attendez Alexandra bien réagit.

Je suis entièrement d'accord mais consciente cette accusation qu'il y a quand même ce point de faiblesse qu'on n pas la sûr après il y a sur les comptes de campagne mais qu'ils ont quand même des traces d'argent liquide. Ils le disent dans le réquisitoire l'argent liquide n'a pas d'odeur et c'est bien fait exprès. C'est là où je voulais en il rebondissent aussi là-dessus mais effectivement c'est là où je voulais en venir.

En gros bon il y a pas de preuve formelle et et directe de financement. Ceci dit, il y a un faisceau d'indice concordant et graves qui suis à la présidente pour condamner Attendez, attendez pas laissez-moi finir, laissez-moi finir. Ça c'est le droit français à un moment donné l'association de malfaiteurs, vous n'avez pas besoin d'être le malfaiteur mais d'être associé au malfaiteur pour être condamné.

Ça c'est pareil pour la corruption, le pacte suffit. Pas besoin que l'argenté. Le deuxième point, c'est qu' aussi en droit français le bénéfice du doute qui en principe doit bénéficier à l'accusé qui est Nicolas Sarkozi.

Et en effet, s'il y a un doute sur le financement direct euh euh de monsieur Kaddafi à monsieur SarkoZi lorsqu'il est en campagne, ce doute doit aussi normalement en droit français euh bénéficier à à à l'accusé. Euh je rappelle que quand même ce doute, il est fondé sur quelque chose qui est très important, c'est que le point de départ de cette affaire, vous vous en souvenez, c'est Media Part qui publie une note dans l'entre de tour de la campagne présidentielle de 2012, une note d'un certain Moussa qui est le ministre d'affaires étrangères de Kaddafi et qui dit oui bon pour accord 50 millions de d'euros pour la campagne de Nicolas Sarkozi. cette note qui était le point de départ de cette affaire.

En réalité, il a été démontré que la signature n'avait pas été authentifiée. Moussaus avait dit quelques quelques temps plus tard, "Oui, c'est vrai, c'est pas ma signature, mais le document existe quand même." Ce qui laisse planer un doute monumental sur le problème parce que vous nous dites pendant que en direct Claude Guéan arrive lui aussi voilà Claude Guéan qui était à l'époque le directeur de cabinet de du ministre de l'intérieur qui était Nicolas Sarkozi.

Mais je termine sur un point Laurence. Ce qui me fait dire et et c'est là que que que je veux en venir que en réalité dans cette affaire monsieur Sarkozy est en train de jouer son honneur au terme d'une bataille judiciaire auque. Médiat est en train de jouer sa crédibilité et le parquet national financier est en train de jouer sa survie.

C'est ça qui se joue dans ce procès maintenant et c'est pour ça qu'il est t norme et c'est pour ça que quoi qu'il en soit, il y aura appel à la fin de l'histoire ou Nicolas Sarkozy ou le parquet. Et je rappellerai concernant cette histoire de de faisceau d'indice euh je rappellerai une phrase de la présidente, c'était le 7 février euh quand Nicolas Sarkozy était à la barre et qu'il a à nouveau dit il n'y a aucune preuve, il y a rien, il y a pas le moins de début de centimes de financement libien euh sur les comptes. Il n'y a pas la moindre preuve et la présidente lui a rappelé ce jour-là que la preuve pouvait aussi résulter d'un faisceau d'indice.

C'est possible. Je veux pas faire parallèle hasard mais on a une autre affaire en ce moment qui se déroule à Alby qui écrit Janel on fait pas ça repose aussi sur un vaisseau d'indice qui ont été jugés suffisamment je craignais ce devant une cour je craignais madame je vous le dis je craignais je craignais hasard je dis je le dis je dis par le raisonnement juridique qui conduit un juge d'instruction ou un collège de juge d'instruction a décidé au regard d'un ensemble d'indices estimer que ces indices mis bout à bout suffisent à renvoyer quelqu'un devant un tribunal ou une Vous parlez donc de l'affaire jubidard pas de corps voilà j'aimerais bien quand même pouvoir vous dire madame que déjà l'affaire jubilard n'est pas jugée que nous sommes en plein procès et que vous ne savez pas si aujourd'hui demain attendez je vais finir si vous me permettez Parce que faire ce rapprochement si vous voulez, je m'y attendais. Je me suis dit tiens, c'est vrai, certains vont citer l'affaire Jubilard.

Ça me blesse pour les victimes de l'affaire Jubilard, pour madame Jubilard, pour ses enfants qu'on puisse mettre ces deux affaires en parlant d'une de faisceau d'indice. Citer d'autres affaires peut-être, mais surtout pas celle-là. Et par ailleurs pour Nicolas Sarkozi, moi je qui est dans sa voiture là qui est en train de d'arriver, vous savez euh comme par hasard Mia Part a publié pendant la campagne avec les répercussions politiques que l'on connaît dans l'entre de tours.

Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui on peut publier des choses qui remettent en cause un choix politique majeur qui intervienne dans l'élection présidentielle en 2017. Voilà, pour pouvoir être contesté.

Après, vous vous rendez compte un petit peu jusqu'où ça va ? Qu'est-ce qu'aurait été l'élection présidentielle sans si vous voulez ces fausses accusations ? Enfin, je vais pas rentrer dans le détail qu' aurait l'été.

Donc moi, je veux bien que les politiques soient tous pourris, qu'à un moment ou un autre, ils doivent payer parce qu'on sent bien quand même qu'il y a une forme d'acharnement. Nicolas SarkoZi le dit, "Je ne suis pas au-dessus des lois, je ne dois pas l'être en dessous et je ne souhaite à personne que sur des faisceaux d'indice un jour parce que de l'argent circule autour de vous avec des témoins, pardon euh vous avez cité tout à l'heure celui qui a fait cette fausse attestation, euh on a tous les escrocs du coin qui ont fait des témoignages d'un sens et dans l' je ne le souhaite à personne. problème dans cette affaire et c'est aussi le fondement de l'accusation mais je parle sous le contrôle d'à peu près tout le monde sur ce plateau en réalité mais mais mais c'est que monsieur Sarkozi à l'époque des faits incriminait il est donc ministre de l'intérieur son directeur de cabinet c'est Claude Guéant le ministre et collectivité territoriale c'est monsieur Hfeu.

En gros, les deux hommes vont donc en Libye rencontrer Senusi qui est quand même le type qui a organisé l'attentat du décis en 1989. 170 morts, 54 victimes françaises. Très important, elles ont témoigné au procès, c'était bouleversant.

Ce que je veux dire par là, c'est que le fondement de l'accusation, on verra ce que décide la présidente et le et et et le tribunal, c'est de dire "Monsieur Sarkozi, vous ne pouviez pas ne pas savoir à minima que ces deux hommes qui sont deux de vos proches allaient rencontrer un terroriste en Libye." Et ça a été démontré parce qu'il y a beaucoup beaucoup d'éléments qui sont accumulés et ça sera aussi président syrien qui vient la condamnation. Ah mais ou Étien Gérard, faut peut-être prendre un peu de un peu de froideur par rapport à cette affaire.

Effectivement, ça nous touche tous parce que ça peut être un président de la République qui serait condamné pour association de malfaiteurs et et il y a quelque chose de de troublant, ne serait-ce qu'à qu'à qu'à dire ça, mais il y a des faits dans cette affaire. Il y a de l'argent libyen qui a été, on dit il y a pas de preuve matérielle dans cette affaire. Si, il y a de l'argent libien qui a transité chez des membres de l'équipe Sarkozi.

Il y a le cas de Nicolas Sarkozi qui est spécifique. En revanche, qu'il y ait eu de l'argent libien vers des proches de Nicolas Sarkozi. C'est sûr et certain.

C'est c'est précis elle qu'il n'y a pas de preuve matérielle concernant Nicolas Sarkozi. Ah ben oui, non mais je suis désolé mais concernant Claude Guéan, il y a il y a un versement de 500000 €. Concernant Thierry Gobert, il y a ce versement de plus de 440000 €.

Peut-être que des intermédiaires et des proches soient allés voir le régime liben en disant on a besoin d'argent pour la campagne de SarkoZi sans jamais en parler à Sarkozi mais simplement pour se le répartir entre eux est une hypothèse possible. Ouais. Il a peut-être servi d'ap si j'ose dire avec sa sa campagne.

C'est l'hypothèse forte de de la défense SarkoZi notamment avec ta Kedin. Ouais effectivement il y a quelques éléments qui qui affaiblissent cette cette axe de défense par exemple et on n jamais eu vraiment de réponse sur cet aspect-là. Il y a eu un coffre à la société générale utilisé par Claude Guéan pendant la campagne présidentielle de 2007.

Il n'a jamais su exactement ce qu'il y avait eu au sein de Sokov dans lequel on pouvait tenir debout. Il expliquait qu'il y stockait des discours. Ça n'a jamais vraiment convaincu.

Il y a des éléments comme cela. C'est c'est en fait c'est une des faiblesses de la c'est la même la principale faiblesse de la défense, c'est l'absence d'un réel scénario alternatif. Euh pourquoi Chourigem qui est un ancien ministre libyen qui est mort en Autriche en en 2012, pourquoi dans ses carnets en 2007 euh il a mention d'inversement à pour la campagne de Nicolas Sarkozy de 6,5 millions d'euros.

On est avant la guerre en Niby. Il y a pas de raison de monter un complot contre Nicolas Sarkozy. lui, il a inscrit ça dans ses carnets.

Il y a un certain nombre de petits éléments comme ça. C'est pour ça qu'on parle effectivement de faisceaux d'indice qui ne sont pas la balle en argent, la preuve ultime. C'est très clair.

Euh ce il n'y a pas la preuve ultime mais il y a un certain nombre d'éléments qui sont hyper troublants et pour lesquels la défense n'a jamais fourni d'explications très convaincantes. Tout est dans cette ce faisceau d'indice et cette interprétation. de 2012 on sait qu'elle n'a pas coûté 22 millions le maximum autorisé mais 40 millions ça c'est l'affaire Bigmalon c'est établi on a tous les éléments la campagne de 2007 n'a pas été moins brillante moins spectaculaire moins ample que celle de 2012 donc on peut logiquement penser qu'elle a coûté aussi 40 ou 50 millions d'euros on peut faire une règle de 3 un peu idiot ça apporte pas une seule preuve mais on peut se dire oui Oui, ils ont dépensé beaucoup plus que ce qu'ils l'ont dit.

D'où venait cet argent ? Ah bah peut-être de monsieur Chouriganem ou de monsieur CF. Ça à quoi répond la défense quand même qui est que cette campagne ces compagnes ont été je reprends le terme de Nicolas Sarkozy lasérisé par les offices et par la justice et que il n'y a aucune trace de financement par rapport à des prestataires par exemple.

En revanche, il y a beaucoup d'argent liquide qui n'a pas été retrouvé que les enquêteurs d'ailleurs ont eu du mal à chiffrer. Euh et c'est pour cette raison d'ailleurs que Eric Vert qui était trésorier de la campagne a été mis en examen et et entendu lors du procès. Il y a ce mystère là avec la faiblesse des de l'enquête concernant les campagnes électorales.

On sait maintenant parce que la la la commission de contrôle des comptes de campagne n'avait rien vu non plus. rappelez-vous en 2012 400000 € ils avit les enquêteurs ils ont du mal àqué. Je vais juste rappeler un élément c'est que quand on dit que et je sors de ces campagnes là de manière générale mais juste rappeler un élément de de de réglementation par rapport au financement des campagnes électorales.

À partir du moment où vous recevez de l'argent évidemment vous devez le signaler et quand vous dépensez de l'argent évidemment vous devez le signaler. C'est très strict jusqu'au moindre euros et tant mieux. Néanmoins, vous ne pouvez pas dépenser de l'argent sans que ça se voit.

Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire que si vous distribuez 10000 tractes, on sait que vous avez distribué votre imprimeur, vous lui avez commandé 10000 tractes. Vous allez pas les imprimer chez vous dans votre dans votre chambre.

Donc ce que je veux dire par là, c'est que quand on dit qu'il y a des financements illégaux de campagne électorale, si on ne retrouve pas là où l'argent a été dépensé, ça n'a pas de sens. Nicolas est en train d'arriver là, ça y est au tribunal et il est en train de d'entrer dans le dans le parking. Alandra juste pour ce qui est de la partie cache, au final euh l'instruction a réussi à euh déterminer qu'ils avaient retrouvé 11000 € euh dans en liquide dans cette campagne.

Eric Vert qui a également poursuivi dans ce procès. À lui était même plus généreux, on va dire, puisqu'il a dit non, moi j'ai même récupéré 35000 € en cash de dons anonymes comme cela se fait de gens qui envoient de l'argent et qu'on met dans un coffre et qui sont redistribués. se faisait parce que maintenant c'est vrai que je parle de l'époque en fait pour faire ça parce que on a bien compris autour de cette table que cette affaire elle était tentaculaire qu'elle qu'elle mettait en jeu un un nombre incroyablissime de 10 ans d'instruction en effet et et de protagonist mais en gros le parquet national financier qu'est-ce qu'il dit ? dit un à Nicolas Sarkozi, vous avez agi au nom de vos intérêts quand vous étiez ministre de l'intérieur entre 2005 et 2007.

Et de il dit à Nicolas Sarkozy, en plus de ça, vous avez rendu en quelque sorte la monnaie de sa pièce à à monsieur Kaddafi dès lors que vous avez été président et on se souvient de la visite officielle, pas d'état mais officielle de Kaddafi, la tente la tente posée de Kaddafi sur les pelouses tondues de de l'hôtel Marini qui est attenant à l'Élysée. Çaavait choqué, énormément choqué. qui on en parlait tout à l'heure les victimes et les familles de victimes françaises de l'attentat du du décès 1089 54 morts français elles avaient été choqué pourquoi parce que cet attentat il avait été organisé par qui ? par le beau frère de Kaddafi.

Le beau frère de Kaddafi. Donc ce pacte de corruption dont on parle, il s'est noué autour de trois hommes. un Nicolas SarkoZi qui visa l'Élysée et qui en gros voulait mettre le le paquet pour pour y aller mais il était en tête dans les sondages, il était à la tête de l'UMP de monsieur Kaddafi qui lui effectuait un retour dans le concert des nations qui avait abandonné son programme d'armement et et d'armes de destruction massive et qui était prêt à distribuer distribuer disait-on beaucoup de beaucoup de cach à tout le monde avec des des valises de billets à toutva et puis trois cet homme c'est nous c'est nous et Kaddafi qu'est-ce qu'il voulait en échange de ce pacte de corruption.

Une grâce présidentielle accordée par Nicolas Sarkozi, président à cet homme condamné par la cour d'assise spéciale en 1999 à la perpétuité sous mandat d'arrêt. Ça ne s'est jamais évidemment produit et c'est pour ça que cette affaire, elle est elle est hors norme et qu'elle se noue entre trois hommes au-delà et moi c'est ce qui m'avait frappé quand j'ai assisté à cette audience. Pourquoi est-ce qu' elle a une dimension incroyable cette affaire ?

Parce que ce que Nicolas joue aussi quelque part, c'est le leg qu'il laissera en tant que président dans dans l'histoire. On se souvient de Mitteran Sarievo, on se souvient même de de François Hollande et les attentats de de 2015 et même euh l'intervention en Afrique. Nicolas Sarkozi, il intervient au soutien d'une population qui se soulève, j'ai couvert cette guerre en Libye.

Et qu'est-ce qui reste de cette intervention française ? Quand même une intervention humanitaire ministre, il reste en fait ce procès. Donc c'est la question du leg historique qu'un président laisse à l'histoire.

Il y a quelque chose de cet ordre-là qui se joue aussi sur le plan symbolique qui est très important. Merci beaucoup Guillaume. Alexandra Guillet.

Alors que le président Sarkozy va arriver dans d'une seconde à l'autre au tribunal judiciaire de Paris. Euh oui, concernant cet échange diplomatique, cette contrepartie euh diplomatique, la défense de Nicolas Sarkozy euh répond que non et que en fait euh déjà avant Nicolas Sarkozi, Jacques Chirac mais aussi Tony Blair s'était rendu à Tripoli, que le Kaddafi était lui-même déjà reçu à Bruxelles l'année précédente, qu'il avait planté sa tente au Portugal l'année suivante et que donc en fait c'était dans un processus global lié au fait qu'il y avait une levée des sanctions par l'ONU depuis 2003 et que c'était un processus qui n'était pas spécifiquement français mais général et européen et il distribué à Touva des malettes de CAC. N'oublions pas que ce n'est pas un procès, ça ne devrait pas être un procès politique.

J'entends tout ce que vous dites et je suis tout à fait d'accord avec vous qu'il y a des choses qui ont pu être contesté mais on n'est pas la justice française ne doit pas juger les actions politiques d'un homme politique. Ce n'est pas le même procès. Non non mais il faut faire attention parce que l'émotion comme vous le dites créée par le contexte fait qu'on en oublierait la rationalité qu'il n'y a pas et l'ordonnance le dit de preuve.

Peut-on aujourd'hui condamner les gens sans preuve ? En droit, le doute bénéficie normalement à l'accus à l'accusé. Étienne Gérard, vous avez vous avez intitulé votre livre le parrain.

Il y a Pourquoi le parrain ? Il est en train d'arriver, l'ancien président Sarkoziier est en train d'arriver. Il salue les forces de l'ordre.

On se voit qu'il a été ministre de l'intérieur. Il arrive avec son épouse Carla Bruni SarkoZi au tribunal judiciaire de Paris. Monsieur le président, ce qu'on voulait mettre en lumière, c'était le double sens de du mot du mot parin.

C'est Carla Bruni qui l' utilisé en premier, mais elle l'utilisait dans le sens du tonton qui donne des bons conseils. Elle avait dit euh Nicolas Sarkozi, maintenant qu'il est retraité, mon mari va devenir le parrain de la droite. Mais sous ce sous ce sens-là.

Et l'autre sens qu'on a voulu mettre en lumière effectivement, c'est celui de pour lequel il est aujourd'hui jugé et pour lequel il sera soit innocenté, soit reconnu coupable. C'est l'association de malfaiteurs. Effectivement euh on ne peut pas ne pas relever et être troublé par ce terme-là euh qui relève de du de autre littérature que la littérature politique habituelle.

Alors, est-ce qu'il sera reconnu coupable ou innocent par la justice ? C'est la justice qui décide. Nous ce qui nous a intéressé dans le mot parin euh c'est que dans tous les cas c'est le chef de bande, c'est lui qui donne le décide auprès de de ses proches quel axe de défense ils vont utiliser lors du procès.

Euh c'est lui qui remonte le moral de tout le monde pendant le procès euh lorsque certains d'entre eux sont un peu ébranlés. Bref, c'est le chef, c'est le boss, le parin. Gu une lichette.

Guillaume, je vous dis ce qu'on me dit. Euh viens de me dire dans son dans son entourage immédiat. vraiment on arrive au bout du chemin.

Il est là le bout du chemin. C'est évidemment étourdissant mais on est préparé, on a tout envisagé. Il y a comme toujours chez Nicolas Sarkozi, entourage immédiat de Nicolas SarkoZi, du sang fr, de la maîtrise et de la détermination.

Merci. Merci.

En Toute Liberté du jeudi 25 septembre 2025 — Nicolas Sarkozy · Pourquijevote