Vote des étrangers, transition écologique, présidence du Rassemblement national... Le "8h30" franceinfo" de Laurent Jacobelli
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France Info. Bienvenue si vous nous rejoignez sur France Info pour l'interview du 8.30. Bonjour Jean-François Aquilic. Bonjour Céline Asselot. Et bonjour à vous Laurent Jacob-Élissier. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation ce matin. Vous êtes député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National. Je voudrais qu'on évoque tout d'abord une initiative d'un autre député, Sacha Houllier, député Renaissance de la Vienne et tout nouveau président de la commission des lois de l'Assemblée Nationale qui a déposé hier une proposition de loi pour accorder aux étrangers qui ne viennent pas de l'Union Européenne le droit de voter et d'être élus aux élections municipales.
Et voilà comment il justifiait cette idée. C'était hier au micro de France Info.
Vous savez que c'est déjà le cas pour toutes les personnes qui résident dans l'Union Européenne. Personne n'est étonné qu'un Espagnol ou qu'un Bulgare puisse voter aux élections municipales. Et ça avait d'ailleurs interrogé beaucoup de gens que les Anglais ne le puissent plus, puisqu'avec le Brexit les Anglais ne peuvent plus être ni électeurs ni éligibles sur les listes municipales dans France et donc dans l'Union Européenne.
Alors Laurent Jacobelli, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que ça peut permettre effectivement de mettre fin à une inégalité entre les personnes qui viennent de l'Union Européenne et puis les autres ?
Ça veut dire que pour M. Houllier, l'imam Ikki Houssen, qui est donc marocain et qui prêchait la haine dans le nord de la France, aurait pu avoir le droit de vote pour ce député. Je crois qu'on a franchi les limites de l'indécence et de l'incompréhension de ce que demandent les Français. Vous savez, trois quarts des Français disent que dans notre pays aujourd'hui il y a trop d'immigration, qu'il faut la réguler. M. Houllier semble, lui, vouloir le phénomène inverse.
C'est-à-dire que donner encore un droit supplémentaire à des étrangers qui touchent des arts, un certain nombre d'aides sociales qui ont déjà un certain nombre de faveurs notamment en termes de logement et qui pourraient en plus voter. Tout cela nous paraît un petit peu anachronique mais surtout ça révèle les vraies pensées du gouvernement parce qu'il est quand même président de la commission des lois. Ce n'est pas un député lambda et au moment où la première ministre décale dans le temps le projet de loi immigration de M. Darmanin eh bien, le seul acte législatif concret c'est cette proposition.
Vous avez aussi, Laurent Jacobelli, des étrangers qui travaillent, qui ont des familles qui veulent s'intégrer à la vie de la cité. Alors, il y a deux possibilités.
Soit vous êtes étranger en situation temporaire en France. Vous avez le droit de travail mais vous avez un permis de séjour et auquel cas, pourquoi voteriez-vous ? Soit vous êtes installé durablement. Vous avez une famille. Vous l'avez dit, il y a un certain nombre d'étrangers comme ça. Alors moi, je pose la question. Pourquoi ne mentent-ils pas la nationalité française s'ils parlent notre langue, s'ils aiment notre culture, s'ils veulent s'intégrer, s'assimiler à notre société comme l'ont fait, par exemple, mes grands-parents et tant d'autres, d'ailleurs, pendant des générations eh bien, qu'ils demandent la nationalité française.
Mais vouloir le beurre et l'argent du beurre, ça me paraît un petit peu compliqué.
Si on reprend l'exemple cité par Sacha Ollier justement pour justifier cette proposition de loi, notamment l'exemple des Britanniques installés parfois depuis des années, voire des décennies, dans des villages du sud de la France qui veulent participer aux élections municipales de leur village, à l'avis de leur cité. Est-ce que c'est normal qu'aujourd'hui, avec le Brexit, ils s'en soient exclus ?
Écoutez, ce sont les accords européens. Effectivement, un certain nombre... Enfin, les citoyens de l'Union européenne ont le droit de vote aux élections municipales. D'ailleurs, on pourrait en discuter. Mais vous savez, être électeur, ce n'est pas être consommateur, ce n'est pas donner son avis sur le choix du maire parce qu'on consomme un certain nombre de services publics dans sa commune. Être électeur, c'est participer à l'avis de la nation, c'est-à-dire membre de la communauté nationale. Par définition, quand on est étranger, on n'est pas membre de la communauté nationale. Et donc, je le répète, le seul moyen de pouvoir voter, c'est d'être français.
Qu'un certain nombre d'étrangers deviennent français selon des règles très strictes, et vous savez que nous voulons les rendre plus durs, plus fermes, pourquoi pas ? Mais être étranger et voter, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.
Mais qu'est-ce que vous redoutez, au juste ? La droite à l'air, c'était en 2019, avait déjà tenté, c'était au Sénat, une proposition de loi pour éviter, soi-disant, des listes communautaires. Soyons précis. Soyons précis.
Il y a un certain nombre de cités, aujourd'hui, où le communautarisme fait loi. Et si demain, les étrangers peuvent voter, ces cités basculeront. Elles basculeront, et ils ne représenteront plus la France, dans sa grande idée nationale, mais représenteront une communauté. Vous savez, aux Pays-Bas, où le droit de vote des étrangers existe déjà, il y a des communes où vous avez des conseillers municipaux, en nombre, qui ne sont pas des conseillers municipaux qui se revendiquent des Pays-Bas ou de la commune, mais de leur origine, mais de leur religion. Et c'est ce que nous voulons éviter. Parce qu'il y a déjà des listes communautaristes en France.
Et d'ailleurs, on devrait les interdire, vous avez raison de le dire, et de souligner ces démarches qui ont eu lieu. Eh bien, demain, elles prendront le pouvoir. Qu'est-ce qui va se passer dans certaines villes de Seine-Saint-Denis ? Qu'est-ce qui va se passer dans certaines villes de l'Homme ?
Est-ce que vous n'exagérez pas, Alain ? Parce que finalement, le droit de vote accordé aux étrangers qui viennent de l'Union Européenne n'ont pas fait basculer le paysage politique de la France.
Soyons très clairs. Le communautarisme est rarement un communautarisme espagnol ou italien. Le communautarisme que nous avons aujourd'hui, il est essentiellement dû à une migration d'Afrique du Nord musulmane qui, clairement, pas tous bien sûr, mais dans certaines villes, s'organise séparément du reste de la société. Ça arrive, ça existe, on ne doit pas l'encourager. Vous savez, je crois que l'idée même de nationalité, d'appartenance à cette nation, doit être encouragée. C'est une chance pour la protection de notre civilisation, de nos valeurs, mais c'est aussi une chance pour les étrangers en situation régulière qui travaillent, qui payent des impôts et qui veulent s'assimiler.
Moi, j'étais surpris d'une statistique qu'on cite peu. L'augmentation du nombre de naturalisations par décret, c'est-à-dire avec acte volontaire de l'État, en un an a augmenté de 79%. Eh bien, si la nationalité, ça ne veut plus rien dire, si être français n'a plus aucun sens pour des gens comme les députés Houllier, qu'ils gardent cette responsabilité, mais je crois que ça va à l'inverse du tempo politique actuel.
Vous avez, Laurent Jacobelli, évoqué le cas de l'imam Hassan Iqyoussen. Est-ce que vous soutenez Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, qui a saisi le Conseil d'État après que le tribunal administratif de Paris a suspendu, c'était vendredi, cette expulsion ? Quel drôle de pays quand même !
Où lorsque l'on prône la haine des homosexuels, lorsque l'on déclare que la femme n'est pas l'égal de l'homme, quand on s'en prend à nos valeurs, qu'on tient des propos antisémites, eh bien, on est épargné du fait d'être expulsé du territoire. Vous êtes d'accord, Gérald Darmanin, dans sa démarche ? Je suis d'accord sur les mots, mais je ne suis honnêtement dans les actes. Et sur la démarche ? Sur la démarche, il faut tout faire pour expulser cet imam. Il y en a bien d'autres. Sachez qu'il y a maintenant, je crois, une cinquantaine de mosquées qui soutiennent cet imam. Il faut faire des enquêtes sur ces mosquées. Pourquoi ?
Il y a des mouvements politiques, comme la France Insoumise, qui soutiennent cet imam de l'islam radical. Là aussi, il faut regarder pourquoi et quels sont les intérêts cachés derrière. Bref, il faut, je crois, désenquister notre pays du mal de l'islam radical, qui est aujourd'hui profond. Il y a 300 mosquées où l'on prêche un islam rigoriste dur. Vous dites que la France Insoumise soutient,
mais en fait, l'argument, il se fonde sur le droit, en réalité. C'est sur l'idée selon laquelle il faut aller jusqu'au bout d'une procédure et que ce soit la justice qui en décide.
Non, écoutez, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt. On a bien vu, dans un certain nombre de déclarations récentes, qu'un certain nombre de députés de la France Insoumise ont des accointances avec une forme d'antisémisme et ont une accointance avec une certaine forme d'islam dur, notamment à des fins électoralistes. Je crois qu'il faut dire les choses. Et ça explique, c'est en donnant le contexte qu'on arrive à comprendre. Maintenant, la justice, il faut la muscler. Encore une nouvelle loi. Non, mais nous, nous avons proposé avec Marine Le Pen pendant la présidentielle, elle a proposé un certain nombre de lois, notamment de lutte contre l'islam radical.
Et il y avait un article très clair qui disait que toute personne prônant l'islam radical et qui n'était pas française devait être expulsée, quelle que soit sa situation familiale. Parce qu'on nous explique que le confort affectif de cet imam radical vaut plus que la protection de notre civilisation. Moi, j'ai du mal à le comprendre. On est dans une société quand même où certains nous ont déclaré la guerre. Il y a le djihadisme des mots, comme celui de l'imam Hussein, qui parfois arrive au djihadisme des actes. Nous avons subi beaucoup d'actes terroristes en France. Donc il y a maintenant, je crois, un double discours qu'il faut arrêter. Ces gens-là n'ont pas leur place chez nous.
Laurent Jacobellier, restez avec nous, député de Moselle, porte-parole du Rassemblement national. On poursuit cet entretien dans un instant, 8h40. Le fil info, tout de suite, Louise Buyens.
Il fait de plus en plus chaud jusqu'à 40 degrés attendus aujourd'hui dans l'ouest de la France où 16 départements sont placés en vigilance orange canicule. Le Gard et le Vaucluse ne sont plus concernés. C'est une lutte sans relâche qui dure depuis plus d'un mois, confie le maire de Landiras sur France Info. Le sud de la Gironde est une nouvelle fois dévasté par les incendies. 6 000 hectares sont partis en fumée depuis hier, quelques semaines seulement après le feu qui avait détruit 13 000 hectares à Landiras. EDF veut que l'Etat lui verse une indemnité de plus de 8 milliards d'euros.
L'entreprise s'estime pénalisée car elle a été contrainte par le gouvernement de vendre plus d'électricité à bas prix à ses concurrents, mesure pour limiter la facture énergétique des Français. 13 civils tués la nuit dernière dans des bombardements russes dans le centre-est de l'Ukraine, annoncent les autorités locales. Le tennis mondial perd l'une de ses stars. Serena Williams a annoncé hier qu'elle prendra sa retraite après l'US Open en septembre. L'Américaine de 40 ans a remporté 23 victoires en grand chelème.
France Info
Le 8.30 France Info Jean-François Aquili Céline Asselot Avec toujours à nos côtés dans le sud de France Info, Laurent Jacobelli, député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National. Alors vous l'avez entendu dans le fil Info, aujourd'hui ce qui domine l'actualité c'est la sécheresse exceptionnelle, la canicule, les incendies qui reprennent de plus belles dans le sud de la Gironde, notamment en mettant l'accent, vous focalisant sur les questions sécuritaires. Est-ce que vous ne manquez pas au Rassemblement National tout simplement l'essentiel ?
D'abord je pense que vous avez une lecture peut-être un petit peu étroite de notre action. Nous parlons évidemment de sécurité, nous parlons bien évidemment d'identité nationale, nous parlons aussi de pouvoir d'achat. Et d'ailleurs vous avez remarqué que ça a marqué la rentrée parlementaire, comme quoi nous avons imprimé nos thèmes dans le débat, mais il y a aussi une question que nous évoquons, c'est celle du climat, mais nous l'évoquons sous le bon angle. C'est-à-dire que les mesures gadget, les taxes, toutes ces mesures écolo, soi-disant écolo, qui s'en prennent aux français, notamment les automobilistes en les montrant du doigt, nous ne participons pas de cette curie-là.
Nous pensons que le problème est ailleurs, notamment sur les échanges mondiaux. Vous savez que 55% de notre printemps carbone vient de nos importations. Vous savez ces gros paquebots, ces gros super tankers qui arrivent de Chine avec tout un tas de marchandises qui polluent chacun plus d'un million de véhicules, plus qu'un million de véhicules. C'est 55% de notre printemps carbone, l'automobile c'est seulement 8%. Est-ce qu'il faut faire alors ? Il ne faut plus rien apporter de Chine ? Pas du tout, pas du tout. Il faut en revenir à ce que nous prononcions, c'est-à-dire le localisme consommé près de chez soi.
Ça permet d'abord de polluer moins, de maîtriser la qualité des produits et de faire vivre notre économie. On sait quels produits ? Pardon ? On sait quels produits ? Tout un tas de produits, des produits agricoles d'abord. Vous savez que nous exportons de plus en plus de produits agricoles et malheureusement c'est très généralisé. Aujourd'hui notre balance commerciale est déficitaire de plus de 100 milliards. C'est un record historique. Ce qui veut dire que... C'est-à-dire quoi ? Les vêtements, les jouets et tout le reste, il faudrait le fabriquer en France désormais comme jadis ? Mais on peut en tout cas aller vers la réindustrialisation. Ne soyons pas dupes, tout n'est pas possible.
En revanche, sans se livrer pieds et mains liés à des pays étrangers pour nos textiles, notre industrie alimentaire, notre industrie de santé, et on a vu les ravages que cela pouvait donner en termes de climat, bien évidemment, mais aussi en termes de santé publique ou d'économie. On ne va pas se résigner à avoir 5,5 millions de chômeurs dans notre pays et à financer les industries étrangères. Je le répète, la vraie pollution, elle vient de là. Et donc il faut s'attaquer vraiment...
Est-ce qu'il y a d'autres mesures en termes de sobriété énergétique, en termes de transition écologique ?
Mais là aussi, il faut revoir la politique énergétique. Et là encore, les écologistes ont fait beaucoup de mal. C'est-à-dire que pour des alliances électorales improbables, certains leaders, dirigeants politiques, ont tout accepté, notamment de renoncer à la filière nucléaire qui était cette filière d'excellence reconnue dans le monde entier, voulue par le général de Gaulle, qui nous permettait d'être indépendants...
Emmanuel Macron parle de la développer,
notamment avec des nouveaux OPR. Après l'avoir saccagée. Donc ça, c'est le macronisme. C'est un pas en avant, deux pas en arrière. Mais l'énergie nucléaire, elle est peu chère, elle est disponible et elle nous permet d'être souverains. Moi, je vis dans une région, le Grand Est, où je suis élu, où il y a une centrale qui ferme, qui a fermé, c'est Fessenheim, et une qui a ouvert, Saint-Avolte, une centrale, enfin, une usine de production d'électricité par le charbon. Donc, toutes ces mesures incohérentes polluent plus, coûtent plus cher aux Français et les mettent en situation d'insécurité énergétique.
Il va falloir maintenant prendre des vraies mesures et arrêter de s'en prendre aux Français, aux automobilistes, à ceux qui n'ont pas le choix que de prendre leur voiture pour faire les 40 kilomètres qui les séparent de leur travail, sur lesquels on tape en permanence avec des taxes, avec des procès d'intention. Ça suffit. Vraiment, la pollution, elle vient essentiellement d'ailleurs.
Mais ce n'est pas compliqué de dire le carburant, ce n'est pas un problème lorsqu'on voit les effets du dérèglement climatique depuis le début de l'été en France ?
Je vous le répète, l'essentiel ne vient pas de là, ne vient pas des automobilistes. C'est 8% pour la France. La France, qui elle-même, ne participe qu'à 1% de la pollution mondiale. Je ne dis pas qu'il n'y a pas une question. Évidemment, moins on consomme d'énergie fossile, mieux c'est. En revanche, tout faire peser sur les automobilistes, leur demandant de changer de voiture, de changer d'habitude, de mettre la main au portefeuille, on voit bien que cela n'a pas d'effet massif. Ce n'est pas là le cœur du problème, même si une toute petite partie y est.
Laurent Jacob Elias, il n'y a pas des mesures immédiates à prendre, de faire de la prévention, par exemple, au printemps prochain, instaurer une sorte de rationnement préventif de la consommation d'eau, par exemple, ou alors, retraiter mieux nos eaux usées. Est-ce qu'il n'y a pas de vraies décisions à prendre concernant l'eau, puisque c'est un sujet majeur au cœur de l'été ?
Que l'État fasse son boulot, que l'État fasse son travail, que l'État fasse son travail, plutôt que de toujours rationner, taxer, condamner, ostraciser et s'en prendre aux Français, aux agriculteurs et aux entrepreneurs. Par exemple, est-ce que vous saviez que dans les tuyauteries, j'allais dire, il y a un cinquième de l'eau qui est perdue, qui est perdue en fuite par des vieilles canalisations. Il faut un plan d'entretien et de rénovation des infrastructures. Là, c'est le travail de l'État. Ça permettra effectivement de mieux consommer et de moins consommer et ça permettra de relancer aussi une partie de l'entrepreneuriat en faisant travailler des gens.
Il faut aussi aider les agriculteurs qui sont parfois en prise avec des écolos, mais pas des vrais écologistes, des écologistes activistes qui les empêchent de faire des réserves d'eau. Parfois, au cas par cas, c'est utile notamment pour nous préserver de la sécheresse.
C'est qui les vrais écologistes ?
Les vrais écologistes, c'est ceux qui s'intéressent à la planète, ce n'est pas ceux qui empêchent le monde de tourner, ce n'est pas ceux qui s'attaquent à tous ceux qui entreprennent, tous ceux qui se déplacent, tous ceux qui veulent faire quelque chose. La vraie écologie, c'est celle qui sert la nature, pas des postes politiques.
Est-ce qu'on est écologiste au Rassemblement National ?
Oui, dans la mesure où on veut le localisme, dans la mesure où on veut limiter les échanges internationaux, oui, nous sommes effectivement écologistes car localistes.
Je vous prends un exemple local, puisque vous aimez le local très concret en Moselle. J'ai vu France 3 Grand Est, nos confrères. Est-ce qu'il faut arrêter par exemple d'arroser les golfs, les terrains de golf en Moselle ? La question s'est posée.
Écoutez, effectivement, on peut regarder au cas par cas. D'ailleurs, le préfet de Moselle a mis des mesures de restriction sur ce type de choses. On peut effectivement arrêter d'arroser un golf pendant quelques jours. Je veux dire, il n'y aura pas mort d'homme, il n'y aura pas arrêt de l'activité et ça pourra aider. Mais une fois encore, on peut s'en prendre aux conséquences. Ce serait plus simple de s'en prendre aux causes. Il faut par exemple aider nos agriculteurs, je le rappelle, à mieux gérer et à gérer leur eau sans trop de restrictions non plus, avec des restrictions raisonnables. Une fois encore, la politique de la matraque sur les consommateurs, ça marche bien.
Aujourd'hui, pour le gouvernement, il vaudrait mieux prendre des mesures en amont.
Ça veut dire que vous continuez à opposer pouvoir d'achat et lutte contre le dérèglement climatique.
Si, mais je le répète, une fois encore, on s'y prend du mauvais côté pour la lutte contre le réchauffement climatique. On ne s'en prend qu'aux conséquences. Mais évidemment, il va falloir aujourd'hui avoir des mesures pérennes. Je le rappelle, la plupart de la pollution vient de la mondialisation. Attaquons-nous à la racine du mal.
Laurent Jacobelli, vous avez évoqué le pouvoir d'achat, 89 députés RN à l'Assemblée nationale et au final, peu de résultats à la sortie de cette session consacrée à ce pouvoir d'achat des Français. Pas de baisse de la TVA 5,5% sur les prix de l'énergie. Au fond, vous n'avez pas fait grand-chose pendant cette session. Vous n'avez obtenu que peu de choses. Vous vous êtes abstenus.
Non, non, c'est faux. Il y a eu deux packs. Vous savez, le premier pack de loi sur le pouvoir d'achat, nous l'avons voté. Le second, qui était le budget rectificatif, nous ne l'avons pas voté parce qu'il était très léger, voire contre-productif sur un certain nombre de points. Nous avons voté des choses essentielles. la déconjugalisation de l'aide aux allocations aux handicapés. Tout le monde l'a voté. D'accord, mais nous aussi. Et c'est une proposition que nous avons portée. Nous avions aussi proposé des amendements pour aider les collectivités locales qui vont devoir faire face notamment à la hausse du point d'indice des fonctionnaires. Ça a été partiellement accepté. Pas en totalité.
Nous aurions voulu aussi aider les communes. Et nous avions fait un vote qui avait d'ailleurs rassemblé l'ensemble de l'opposition sur la hausse de l'indexation des retraites pour qu'elle soit indexée sur l'inflation. Ça a été voté contre le gouvernement à 5,5%. Et puis, patatras, dans la nuit, le gouvernement s'est réuni avec les Républicains. Et je ne sais pas ce qui s'est dit dans cette réunion, mais au sortir de cette réunion, à la deuxième étude de l'amendant, les Républicains ont changé de vote. Et donc, les retraités ne seront augmentés que de 4%. Les Républicains sont un peu plus performants que vous en termes de co-construction à l'Assemblée nationale.
Ils sont probablement moins regardants sur leurs valeurs, sur leurs idées et sur la valeur de leurs députés. Nous, nous pensons qu'un député, ça ne s'achète pas. Et vous savez, vous disiez que nous n'avions pas réussi à tout faire passer. C'est vrai, nous ne sommes pas la majorité, nous sommes 89, mais nous avons fait passer un certain nombre d'amendements qui nous étaient chers. Je viens de vous les citer et nous en sommes très fiers. Croyez bien que c'est que le début d'une longue aventure. La TVA sur les énergies, nous n'avons pas renoncé à la faire passer de 20% à 5,5%.
La revalorisation des retraites, nous n'avons pas renoncé à l'aide à la hausse des salaires par une fin des charges patronales sur 10% d'augmentation de salaire. Nous n'avons pas renoncé. On va parler de la suite justement dans un instant. Nous avons encore 5 ans devant nous
pour proposer, travailler, améliorer. On va parler des 5 prochaines années dans un instant. 8h51, le Filinfo tout de suite, c'est avec Louise Buyens.
Déjà 6 000 hectares brûlés depuis hier dans le sud de la Gironde. Les incendies semblent incontrôlables et les conditions météo sont très défavorables selon les pompiers. Près de 4000 personnes ont été évacuées et 16 maisons sont réduites en cendres. On a un pronostic extrêmement réservé pour cet animal, affirme sur France Info une soigneuse qui s'occupe du beluga coincé dans la Seine depuis une semaine. Il a été sorti de l'eau cette nuit et il est actuellement en route pour le Calvados où il doit rejoindre un bassin d'eau salée avant d'être reconduit à la mer si tout va bien. Cette femme accuse le footballeur Benjamin Mendy de viol, de tentative de viol ou d'agression sexuelle.
Le procès du français qui évolue à Manchester City s'ouvre aujourd'hui en Angleterre. Il risque la perpétuité. Monaco n'ira pas en Ligue des champions de foot cette saison. Le club a été éliminé hier soir avant d'accéder au barrage battu 3-2 par les néerlandais du PSV Eindhoven après les prolongations.
France Info
Avec notre invité
Laurent Jacobelli député de Moselle porte-parole du Rassemblement National Laurent Jacobelli vous disiez à l'instant nous avons encore 5 ans il y aura un congrès à l'automne pour Rassemblement National avec l'élection d'un nouveau président vous avez encore 5 ans pourquoi au juste pour une nouvelle candidature de Marine Le Pen en 2027 c'est ça l'idée ?
Ecoutez moi j'ai une conviction je pense que nous sommes nombreux à la partager quand les trois quarts des français partagent avec nous la vision du contrôle de l'immigration des mesures nécessaires pour la sécurité des mesures pour le pouvoir d'achat le résultat aux législatives la belle campagne de Marine Le Pen la conviction que la prochaine fois nous serons le parti de gouvernement et nous gagnerons en 2027 pour ça il faut un parti structuré organisé c'est pour ça qu'en novembre nous allons élire le président ou la présidente qui organisera le parti qui gérera le Rassemblement National pour arriver au pouvoir en 2027
Alors il y a deux candidats Jordan Bardella Louis Alliot vous avez une préférence ce n'est pas simplement cosmétique qu'est-ce que ça raconte cette élection ? Au fond il n'y a qu'une seule ligne au RN c'est pour Marine Le Pen Il y a la ligne de Marine
oui effectivement qu'elle a construit depuis deux décennies une ligne de parti de gouvernement avec un projet chiffré raisonnable évalué prêt à l'emploi j'allais dire si nous arrivons au pouvoir elle sera elle va rester Marine évidemment une figure importante et centrale du Rassemblement National elle est la présidente du groupe à l'Assemblée Nationale
Ce sera la patronne du parti Laurent Jacobelli c'est un peu langue de bois tout ça non ? Non non il y aura un patron du parti
et une figure tutélaire je dirais il y aura il y a deux candidats pour l'instant il y en aura peut-être plus qui sont des candidats de grande qualité qui sont des candidats de valeur moi j'ai envie de dire je suis enthousiaste à l'idée qu'il y ait cette campagne interne parce qu'elle sera une campagne de bon enfant sur deux personnalités qui ont chacune marquée oui je le pense qui marque notre parti pas de déchirement interne je ne le crois pas nous sommes un parti démocratique moi je me dis le militant du PS aujourd'hui se dit mon dieu qui pourra diriger mon parti le militant des LR se dit mon dieu je n'ai personne pour diriger notre parti nous au Rassemblement National nous avons plusieurs figures responsables symboliques qui peuvent le faire et bien on a de la chance
en tout cas c'est Marine Le Pen qui se présente comme l'opposante d'Emmanuel Macron elle a donné une récente conférence de presse pour faire un peu le bilan de la séquence parlementaire elle a notamment réclamé l'abandon des sanctions prises contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine disant que ça ne servait à rien que ça faisait souffrir avant tout les Européens le peuple français est-ce que c'est une manière implicite de soutenir Moscou et Vladimir Poutine
non pas du tout c'est une manière explicite de soutenir la paix je crois que l'objectif que nous devons avoir c'est qu'il n'y ait plus de guerre en Ukraine ça paraît évident de le dire mais parfois dans les déclarations maintenant la question est de savoir ça marche ou ça ne marche pas apparemment il y a toujours la guerre en Ukraine elle ne semble pas se calmer et pourtant les sanctions sont en marche le rouble s'est renforcé les exportations russes augmentent j'ai l'impression aujourd'hui que la Russie ne va pas si mal en manière économique vous savez que pour Poutine la paix c'est avec l'Ukraine dans la poche en revanche je termine juste mon raisonnement en revanche les français eux payent le prix fort en matière de coût de l'énergie en matière peut-être de pénurie même d'énergie et donc le seul peuple un des seuls peuples qui souffre c'est le peuple français donc on ne voit pas à quoi servent ces sanctions la France a longtemps eu un rôle à part dans le concert des nations qui était une nation équidistante des impérialismes des grandes puissances et qui pouvait négocier mais c'est quoi l'idée
c'est donnant lui l'Ukraine et comme ça tout le monde pourrait en prendre une vie normale aujourd'hui
le président de la république n'est plus reconnu comme un négociateur notamment par la Russie et c'est un problème non nous nous sommes attachés je réponds directement à votre question à la souveraineté et à l'indépendance des nations et cela vaut pour l'Ukraine nous ne pouvons pas nous satisfaire de l'invasion d'un pays car il y a clairement un pays victime c'est l'Ukraine et un pays agresseur c'est la Russie donc comment on réagit
par quoi on remplace ces sanctions
pour autant on doit aller vers la paix et la paix passe par la diplomatie on entend beaucoup le gouvernement parler de livraison d'armes à l'Ukraine on entend beaucoup le gouvernement parler de formation des soldats ukrainiens on entend peu le gouvernement parler de diplomatie et bien je pense que ce bras là ce bras de la négociation avec la Russie et l'Ukraine doit être aussi pourtant Emmanuel Macron
a dialogué avec Vladimir Poutine ça a d'ailleurs été plutôt mal vécu du côté de Kiev il a été critiqué pour ça il a été critiqué
parce qu'il filmait ses entretiens soi-disant secrets avec Vladimir Poutine comprenez bien que c'est compliqué d'être un interlocuteur crédible dans cette situation une fois encore nous nous regrettons que la France n'ait pas cette position gaullienne je dirais d'équidistance envers les belligérants
Laurent Jacobelli vous n'avez pas répondu assez habilement à cette question est-ce que vous souhaitez oui ou non une candidature de Marine Le Pen en 2027
écoutez je crois que Marine Le Pen est une candidate naturelle pour le Rassemblement national elle a montré qu'elle savait faire elle a montré qu'elle avait des propositions en phase avec ce que les français attendent oui elle a toutes les capacités pour le faire maintenant c'est sa décision vous savez une campagne présidentielle c'est un don de soi c'est compliqué et il n'y a qu'une seule personne qui peut décider c'est Marine Le Pen je crois que l'ensemble du mouvement la soutiendra si demain elle est candidate et pour répondre à une autre de vos questions à laquelle je n'avais pas répondu mais je vais le faire maintenant moi je suis très attaché au duo Marine Le Pen Jordan Bardella je trouve que ça fonctionne bien ça a bien fonctionné aux européennes ça a bien fonctionné à la présidentielle ça a bien fonctionné aux législatives on ne change pas une équipe qui gagne
c'est votre choix ?
je crois avoir été clair
parfaitement clair merci beaucoup Laurent Giacobelli merci d'avoir accepté notre invitation ce matin sur France Info député de Moselle porte-parole du Rassemblement National merci à vous Jean-François Achilli on se retrouve demain bien évidemment restez avec nous sur France Info merci à vous
merci à vous merci à vous
Laurent Jacobelli