"Ça ne fait pas un programme" : sur RTL, Manuel Bompard dénonce la "détestation contre Jean-Luc Mélenchon" orchestrée par les partis, dont le PS
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:47OuverteRéponse directe
Vous y voyez, Manuel Bompard, les failles de nos pare-feux ou celles de l'État ?
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Quelle personnalité souhaitez-vous voir gagner en 2027 ?
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La gauche fait sa rentrée et se met en ordre de bataille. Primaire à venir chez les socialistes. Est-ce que vous sentez un glissement, un rapprochement avec vous en ce moment ?
- 5:13OuverteRéponse directe
Est-ce que vous sentez chez les écologistes et peut-être d'ailleurs aussi chez les communistes, qu'il y a un glissement, un rapprochement avec vous en ce moment ?
- 7:05OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il doit s'adoucir, selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:02PrésentateurChiffre
« Au premier trimestre de cette année, la France est le deuxième pays dans le monde qui a subi le plus d'attaques cybercriminelles. »
- 2:09Invité politiqueChiffre
« Marine Le Pen en tête, 22%. Jean-Luc Mélenchon ensuite à 16%. Edouard Philippe est à 11%. »
- 3:02PrésentateurChiffre
« Jean-Luc Mélenchon a d'ores et déjà le soutien de plus de 340 000 personnes qui ont signé sur le site Mélenchon 2020. »
- 4:39PrésentateurFait
« Jean-Luc Mélenchon est le seul qui a un programme qui est en mesure de répondre à ce défi. »
- 7:54PrésentateurChiffre
« en 2022, à la même distance de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon était sondé entre 8 et 10% des voix, et il avait fini à 22% au premier tour de l'élection présidentielle. »
- 8:24PrésentateurFait
« M. Edouard Philippe qui veut amener l'âge de départ à la retraite à 67 ans. »
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Vous terminez peut-être vos vacances, mais la classe politique, elle, fait déjà sa rentrée. Il faut dire que le calendrier va vite s'accélérer. Nous sommes à moins de huit mois du premier tour de l'élection présidentielle. À gauche, les Insoumis se retrouvent depuis hier à Châteauneuf-sur-Isère, c'est près de Valence. Quatre jours de rencontres, de débats et de discours avec en point d'orgue un meeting de Jean-Luc Mélenchon. Ce sera dimanche. Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Merci d'être l'invité de RTL ce matin. Vous êtes député Bouches-du-Rhône et coordinateur de la France Insoumise. On va parler de la campagne des présidentielles et des manœuvres à gauche.
Mais d'abord un mot de ces attaques informatiques qui visent les services gouvernementaux. On en parle beaucoup. Le fisc, l'éducation nationale et même le ministère de l'Intérieur, d'après le journal Le Monde hier. Vous y voyez, Manuel Bompard, les failles de nos pare-feux ou celles de l'État ?
Malheureusement, les failles de l'État. Vous savez, ça fait depuis maintenant plusieurs années que nous sommes un certain nombre à alerter sur cet enjeu majeur qui est celui de la cybercriminalité. Au premier trimestre de cette année, la France est le deuxième pays dans le monde qui a subi le plus d'attaques cybercriminelles. Et nous, les Insoumis, en 2024, déjà, nous avions déposé une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur ce sujet pour faire le point, pour savoir si on était en capacité de se défendre face à ces attaques. Et malheureusement, rien n'a été fait sur ce sujet.
Vous avez des agences de l'État, je parle à l'ANSI ou à la CNIL, notamment, qui sont en charge de la protection des données ou de la protection contre les attaques cybercriminelles, qui demandent depuis des mois et des mois qu'on renforce leurs moyens. Et ces demandes, elles sont restées lettres mortes. Et aujourd'hui, malheureusement, on a subi les conséquences avec ces attaques massives. Et il y a un niveau d'impréparation et un niveau d'échéance de l'État qui est extrêmement préoccupant. Et je pense que ça fera partie des enjeux de l'élection présidentielle qui vient, de rétablir, de restaurer la capacité de l'État à défendre les citoyennes et les citoyens.
Alors, on en vient, tiens, justement, cette présidentielle. J'ai regardé une des dernières enquêtes, c'est celle de la dépêche du midi avant-hier. Question, quelle personnalité souhaitez-vous voir gagner en 2027 ? Marine Le Pen en tête, 22%. Jean-Luc Mélenchon ensuite à 16%. Edouard Philippe est à 11%. Est-ce qu'il y a une dynamique pour vous, en ce moment-là, du chef des Insoumis ?
Il y a une dynamique qui est indéniable depuis que Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle. C'était au mois de mai. On a pu faire la démonstration avec notamment notre premier meeting de campagne à Saint-Denis, qui a été, je crois, un formidable succès de cette belle dynamique. Et même les sondages, qui, il faut quand même le dire, lors de la dernière élection présidentielle, s'étaient lourdement trompés, avaient lourdement sous-estimé Jean-Luc Mélenchon, attestent de cette dynamique.
Et vous l'avez dit dans l'introduction, on est dans nos universités de rentrée, et on a d'ores et déjà une affluence qui est une affluence historique, et qui, je crois, est la preuve de cette formidable dynamique. Maintenant, la campagne va être encore longue. Et donc, moi, j'appelle évidemment les citoyennes et les citoyens à s'engager dans cette campagne. Vous savez, Jean-Luc Mélenchon a d'ores et déjà le soutien de plus de 340 000 personnes qui ont signé sur le site Mélenchon 2020. Eh bien, j'invite celles et ceux qui nous écoutent et qui veulent aider à nous rejoindre.
Alors, tiens, justement, la gauche fait sa rentrée et se met en ordre de bataille. Primaire à venir chez les socialistes. Raphaël Glucksmann devrait se déclarer ce dimanche. François Hollande en embuscade. Les communistes, qui pourraient la jouer solo, tout comme Marine Tandelier ? Alors là, le cas est intéressant. Les écologistes aussi se réunissent en ce moment. C'est près de Grenoble. Elle maintient sa candidature. Ce serait elle la candidate. Mais en même temps, elle propose le dialogue avec les insoumis. On discute ou pas ?
Écoutez, nous, depuis que Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature, on a fait une proposition. On a dit notamment aux écologistes et aux communistes, venez nous aider dans cette bataille de l'élection présidentielle. « Engagez-vous en soutien à la campagne de Jean-Luc Mélenchon ». Et donc, si les écologistes décident de participer de cette campagne, ils sont évidemment les bienvenus. Aujourd'hui, les choses sont assez claires dans cette élection présidentielle. Il y a celles et ceux qui veulent poursuivre avec le macronisme, qui sont d'ailleurs divisés. Il y a l'extrême droite, évidemment.
Et puis, il y a à gauche la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui est la seule en mesure de permettre, non seulement à la gauche, de se qualifier au second tour, mais ensuite de pouvoir l'emporter. Et l'emporter pour répondre aux grandes questions, aux grandes urgences qui sont celles du pays aujourd'hui. Vous avez vu l'été qu'on vient de vivre, et notamment l'été cataclysmique, dans le point de vue climatique, écologique, les incendies, la canicule, les sécheresses. Eh bien, Jean-Luc Mélenchon est le seul qui a un programme qui est en mesure de répondre à ce défi.
Vous avez remarqué que même la ministre de l'écologie, qu'on ne peut pas accuser de soutenir Jean-Luc Mélenchon, le dit, dit que c'est notre programme, le programme de Jean-Luc Mélenchon, qui est le plus sérieux d'un point de vue climatique et écologique. Donc voilà, pour faire face à ces grandes questions, l'écologie, la pauvreté, qui a atteint en France des records jamais connus, les suppressions d'emplois, vous en avez parlé dans la chronique éco juste avant moi, je crois que le programme de Jean-Luc Mélenchon, les logiques que nous mettons sur la table, sont les seules qui sont en mesure de répondre à ces grandes préoccupations et à ces grands défis.
Je reviens au cas des écologistes, donc Marine Tondelier, candidate du parti, mais il y a quand même plusieurs lignes au sein du parti. Il y a Sandrine Rousseau qui dit, discutons avec LFI, et puis il y a la ligne Jadot par exemple, qui lui est plutôt favorable à un rapprochement avec Raphaël Luxman. Est-ce que vous sentez chez les écologistes, et peut-être d'ailleurs aussi chez les communistes, qu'il y a un glissement, un rapprochement avec vous en ce moment ?
Écoutez, ce qui est indéniable, c'est que quand on regarde par exemple nos votes à l'Assemblée nationale, les députés insoumis, les députés écologistes, les députés communistes, votent dans plus de 90% les mêmes choses. Donc il y a des convergences programmatiques qui sont manifestes sur le fond. On n'est pas d'accord sur tout, mais on est d'accord sur beaucoup de choses.
Et oui, j'entends, je vois de plus en plus de militants, écologistes, communistes, se dire, bon, il faut qu'on rentre dans cette bataille, parce que tout le monde comprend que l'élection présidentielle qui vient, elle va être décisive, elle va être capitale, et qu'on ne peut pas en quelque sorte se payer le luxe de laisser l'extrême droite s'emparer du pouvoir, ou de repartir avec encore un candidat macroniste avec les 10 ans qu'on vient de connaître. Maintenant, c'est leur débat, ils prendront évidemment leur décision.
Nous, je vous l'ai dit, on est ouverts, mais on est ouverts à partir du moment où les choses sont claires, à partir du moment où on ne perd pas du temps dans des palabres sans objet, et à partir du moment où on rentre dans une bataille de conviction, parce qu'une élection présidentielle, ça doit d'abord être une bataille de conviction, avec un programme. Nous avons un programme, nous avons une candidature, nous avons une dynamique, comme on l'a dit avec une formule, chez nous, c'est carré. Et donc, celles et ceux qui veulent venir nous aider, encore une fois, sont les bienvenus.
Cette candidature, c'est évidemment celle de Jean-Luc Mélenchon. Il parle dimanche, aux universités d'été de LFI. En cas de victoire au printemps prochain, il faudra gouverner, donc construire un gouvernement. Votre candidat, Jean-Luc Mélenchon, il suscite toujours, notamment avec le PS, un rejet du fait de propos parfois polémiques, d'attaques souvent peu amicales. Est-ce qu'il doit s'adoucir, selon vous ?
Mais Jean-Luc Mélenchon, il y a ce qu'on appelle les polémiques politiciennes, et donc vous avez aujourd'hui des formations politiques, vous avez cité le Parti Socialiste, qui sont dans la difficulté pour s'organiser pour l'élection présidentielle, et qui n'ont trouvé comme seul point commun entre eux, parce qu'ils sont fracturés et divisés, en quelque sorte, la détestation contre Jean-Luc Mélenchon. Mais ça, ça ne fait pas un programme. Donc Jean-Luc Mélenchon, vous le savez, dans chaque élection présidentielle, généralement au début de la campagne, il est annoncé plutôt bas, et puis au fur et à mesure que la campagne avance, il progresse très largement.
Je dois vous rappeler qu'en 2022, à la même distance de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon était sondé entre 8 et 10% des voix, et il avait fini à 22% au premier tour de l'élection présidentielle. Donc moi, ce que je crois, c'est qu'on va assister à une même dynamique pendant l'élection présidentielle qui vient, sauf que cette fois, on part de beaucoup plus haut. Donc après les polémiques politiques, ça fait partie d'une campagne présidentielle. Moi, vous savez, dans cette campagne, je ne me trompe pas d'adversaire. Nos adversaires, c'est l'extrême droite. Nos adversaires, c'est les candidats macronistes. C'est M.
Edouard Philippe qui veut amener l'âge de départ à la retraite à 67 ans. C'est M. Gabriel Attal qui a une responsabilité directe, par exemple, dans l'incapacité du gouvernement à faire face aux événements climatiques extrêmes qu'on a connus. Et après, si à gauche, certains préfèrent mettre des bâtons dans les roues de Jean-Luc Mélenchon plutôt que de venir aider à la victoire de la gauche, ils en assumeront la responsabilité.
Merci, Manuel Bompard, coordinateur de la France. Merci, Manuel Bompard.
Manuel Bompard