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InterviewRadio J — L'interview politique· 14 mars 2024 11 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSécuritéInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Eléonore Caroit - Le Barbier du matin du 14/03/24

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous à ceux qui votent non, notamment les 99 députés qui l'ont fait à l'Assemblée ?

  • 1:11OuverteRéponse directe

    Il y a des pros russes dans notre représentation nationale, tacitement ou explicitement.

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Le président de la République va s'exprimer à la télévision ce soir sur ce sujet. Quel est le but ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Et il y a en France une sorte d'indifférence ou d'insouciance, ou peut-être déjà d'esprit défaitiste ?

  • 2:23OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il s'agit aussi, pour le Président de la République, de clarifier ses propos récents ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Ça aurait peut-être été plus facile s'il avait concerté cette position avec les leaders européens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Invité politiqueFait
    « Alors déjà, moi, je me réjouis que cet accord ait été adopté avec une si large majorité à l'Assemblée et au Sénat. »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « Vous voyez, le Rassemblement national qui se dit soutien de l'Ukraine, finalement, s'abstient. »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « Et la LFI qui, carrément, vote contre avec toutes sortes d'arguments qui, à mon sens, ne sont pas entendables ni recevables. »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « Et ce qui est vrai, c'est qu'on a un durcissement de la menace russe, notamment par les cyberattaques, par de l'ingérence. »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « Moi, je pense que ses propos, cette ambiguïté stratégique qui nous caractérise était assez claire. »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « Mais on ne peut rien exclure face à une menace comme celle de la Russie. »
  • 4:09Invité politiqueFait
    « On a vu leur lien avec la Russie. On a vu leur incapacité à condamner ce qu'elle fait. »
  • 4:59Invité politiqueFait
    « Or, en Europe, ils ne font rien. Je veux dire, ils sont payés à ne rien faire en tant que députés européens. »
  • 5:33Invité politiqueFait
    « Je ne pense pas qu'il faille avoir peur. »
  • 5:39Invité politiqueFait
    « Le président de la République a jusqu'au bout discuté avec Vladimir Poutine tant que c'était possible. »
  • 6:48Invité politiqueFait
    « Je vois qu'il y a une radicalisation qui m'inquiète. »
  • 6:58Invité politiqueFait
    « On ne peut pas accepter l'antisémitisme ni le racisme dans notre pays. »
  • 8:34Invité politiqueFait
    « Mais au-delà de cela, je pense que c'est extrêmement grave parce qu'il y a une cible qui est mise sur une dessinatrice. »
  • 8:42Invité politiqueFait
    « La question, c'est qu'on est dans un pays libre dans lequel on doit pouvoir dessiner, on doit pouvoir se moquer, on doit pouvoir dénoncer aussi à travers la caricature. »
  • 10:24Invité politiqueFait
    « Pas du tout. Je comprends votre question et certaines des déclarations du président Lula ont été, à mon avis, très controversées à raison. »

Temps de parole

  • Éléonore Caroit71 %
  • Présentateur29 %

4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Eleonore Carroi, bonjour et bienvenue. On ne va pas chanter à la suite d'Annabelle. Vous représentez donc ces Français de l'étranger et d'Amérique latine, de tout au sud du Chouaïa jusqu'à Monterrey, c'est-à-dire la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. On va aller dans une autre région du monde troublée, l'Ukraine. L'accord avec l'Ukraine a été adopté au Sénat hier après l'Assemblée nationale. Néanmoins, il n'y a pas d'unanimité. Comment réagissez-vous à ceux qui votent non, notamment les 99 députés qui l'ont fait à l'Assemblée ?

0:31
Éléonore Caroit

Alors déjà, moi, je me réjouis que cet accord ait été adopté avec une si large majorité à l'Assemblée et au Sénat. C'était consultatif, mais c'est ainsi. Absolument, et c'est important de pouvoir débattre de ces sujets-là lorsqu'on est à la représentation nationale. Je pense qu'un contexte difficile, une guerre sur le continent européen, c'est révélateur un peu de ce qu'on a dans le ventre, en réalité. Vous voyez, le Rassemblement national qui se dit soutien de l'Ukraine, finalement, s'abstient. On voit qu'ils sont gênés par cette question, on voit qu'ils ne sont pas droits dans leur botte.

Et la LFI qui, carrément, vote contre avec toutes sortes d'arguments qui, à mon sens, ne sont pas entendables ni recevables. Comme vous l'avez dit, c'était surtout pour prendre le pouls de la représentation nationale dans un contexte extrêmement compliqué.

1:11
Présentateur

Il y a des pros russes dans notre représentation nationale, tacitement ou explicitement.

1:15
Éléonore Caroit

En tout cas, c'est l'impression que cela donne. Et je trouve que c'est malheureux de donner cette impression lorsque l'on est en France, lorsque l'on est un pays leader au sein de l'Union européenne, et surtout lorsque l'on a cette relation avec l'Ukraine et ce soutien avec l'Ukraine depuis deux ans.

1:28
Présentateur

Le président de la République va s'exprimer à la télévision ce soir sur ce sujet. Quel est le but ? Réveiller l'opinion française qui devient un peu à mort, qui commence à se désintéresser de l'Ukraine ?

1:37
Éléonore Caroit

Je pense que c'est important que le président s'adresse aux Français directement pour leur expliquer quelle est la situation aujourd'hui. Parce que beaucoup a été dit, notamment après la conférence qu'il a tenue avec ses homologues européens. Et je pense qu'il est important de clarifier, d'expliquer très simplement, très clairement, à la France ce qui se passe aujourd'hui. Et ce qui est vrai, c'est qu'on a un durcissement de la menace russe, notamment par les cyberattaques, par de l'ingérence. Et ça, c'est important que les Français le sachent et en prennent la mesure.

2:02
Présentateur

Et il y a en France une sorte d'indifférence ou d'insouciance, ou peut-être déjà d'esprit défaitiste ?

2:07
Éléonore Caroit

Je ne pense pas. Je pense qu'il y a cela dans certaines formations politiques. Et encore une fois, je le regrette et je pense que c'est très irresponsable de leur part que d'entretenir ces idées. Mais je pense que les Français, en général, comprennent la gravité de la situation. L'ont comprise il y a deux ans, lorsque la Russie envahissait l'Ukraine et la comprennent toujours aujourd'hui.

2:23
Présentateur

Est-ce qu'il s'agit aussi, pour le Président de la République, de clarifier ses propos récents ? Quand il dit « on ne peut rien exclure », même l'envoi de troupes, quand il dit « il ne faudra pas être lâche », il a donné l'impression d'être « va-t'en-guerre ».

2:33
Éléonore Caroit

C'est en tout cas ce que lui ont reproché, encore une fois, certaines formations politiques et certains médias en particulier. Moi, je pense que ses propos, cette ambiguïté stratégique qui nous caractérise était assez claire. C'est important qu'il puisse lui revenir dessus. Il n'est évidemment pas question d'envoyer des troupes au sol aujourd'hui. Je pense que c'est important de le rappeler. Mais on ne peut rien exclure face à une menace comme celle de la Russie.

2:55
Présentateur

Ça aurait peut-être été plus facile s'il avait concerté cette position avec les leaders européens ?

3:01
Éléonore Caroit

Vraisemblablement, les leaders européens se sont mis d'accord sur une position très ferme. Et pour la première fois, on avait un accord aussi large avec ce soutien à l'Ukraine. Et en plus, un soutien important parce que c'est chacun selon ses moyens, selon son histoire, selon ses capacités. Donc je pense que c'est ça qu'il faut retenir de cette conférence des présidents.

3:18
Présentateur

Et pas la cacophonie sur l'éventuel envoi de troupes que les autres ont dit « non, non, nous on ne le fera pas ».

3:23
Éléonore Caroit

Absolument, d'autant que ce n'est pas ce qu'il a dit. Mais je pense que c'est important justement qu'aujourd'hui, il s'adresse à la nation, qu'il explique exactement où on en est parce que tout le monde doit le savoir et que l'on comprenne exactement ce qui est en jeu aujourd'hui.

3:34
Présentateur

Est-ce que la parole du président aujourd'hui ne va pas écraser le premier débat de la campagne européenne sur Public Sénat ? Et globalement, est-ce que cette ambiance géopolitique ne va pas écraser la campagne européenne ?

3:43
Éléonore Caroit

Non, je ne pense pas. Je pense que c'est une campagne européenne qui doit se faire dans ce contexte. Ce n'est pas le seul sujet, bien entendu, il y a énormément de sujets qui préoccupent à très juste titre nos compatriotes et les Européens. C'est une campagne européenne. Mais je pense que ce sujet-là, on ne peut pas l'éviter. C'est essentiel, c'est même existentiel pour nous Européens.

4:01
Présentateur

Et c'est en en parlant qu'on peut faire baisser le Rassemblement national qui est très haut dans les sondages ?

4:05
Éléonore Caroit

Je pense qu'il y a deux choses différentes. D'une part, il faut faire baisser le Rassemblement national. On a vu leur lien avec la Russie. On a vu leur incapacité à condamner ce qu'elle fait, leur incapacité à voter sur un texte qui, comme vous l'avez dit, était consultatif, mais très important. On voit leurs difficultés lorsqu'il s'agit de traiter ce sujet-là. Et moi, je pense qu'il faut combattre leurs idées, pas les personnes, mais leurs idées. Après, la campagne est une chose, la situation en Ukraine en est une autre. Et je pense qu'il faut vraiment les dissocier parce que ce n'est pas l'objet de la conférence de ce soir.

4:33
Présentateur

Ça se rattrape, 10%, 12% de retard dans les sondages ?

4:37
Éléonore Caroit

Quelque part, ce n'est pas ça qui est grave. Ce qui est important, c'est de comprendre pourquoi les Français se tournent vers un parti qui, clairement, est extrémiste.

4:44
Présentateur

Parce qu'ils ont tout essayé et que rien ne marche.

4:46
Éléonore Caroit

Mais alors, ça, c'est un faux argument parce que le Rassemblement national est, en Europe en tout cas, élu depuis 40 ans. Ils ont des représentants importants, ils font partie d'une coalition qui pourrait être force de proposition si elles le souhaitaient. Or, en Europe, ils ne font rien. Je veux dire, ils sont payés à ne rien faire en tant que députés européens. Alors, on peut être en désaccord avec le président de la République. On peut penser que la majorité actuelle doit faire les choses différemment.

Mais voter pour le Rassemblement national, c'est donner un blanc-seing à un parti qui est en Europe depuis 40 ans, qui n'a rien fait et qui, en plus, n'a pas la responsabilité ni la compétence de le faire. S'abstenir sur le contexte de la guerre en Ukraine, c'est dire qu'en fait, on n'est pas en mesure de gouverner aujourd'hui.

5:21
Présentateur

Pour en finir avec ce dossier ukrainien, quand Vladimir Poutine évoque encore l'usage de l'arme nucléaire en disant « on est prêt », quand il dit « ceux qui n'ont pas de ligne rouge avec nous, on n'aura pas de ligne rouge avec eux », c'est une menace de matamor ou il faut avoir peur ?

5:33
Éléonore Caroit

Je ne pense pas qu'il faille avoir peur. De toute façon, on est dans notre époque, on vit avec le contexte géopolitique qu'on a. Et le président de la République a jusqu'au bout discuté avec Vladimir Poutine tant que c'était possible. Et il a aussi été le premier à dire qu'il ne faut pas les mettre en difficulté, il faut essayer d'avoir une diplomatie combattante et c'est ce qu'on a fait. Aujourd'hui, on voit justement, et par ces déclarations, mais aussi par les tweets d'autres dirigeants russes, par cette espèce de cacophonie, qu'on est dans un contexte d'attaque.

Et puis on a aussi des attaques, des cyberattaques, et ça c'est important de le dire, sur des enjeux stratégiques, sur des organismes publics.

6:11
Présentateur

Les Russes nous font déjà une certaine guerre.

6:12
Éléonore Caroit

Une guerre, en tout cas, de l'information. Et c'est dans ce sens-là qu'il faut pouvoir être ferme et droit.

6:18
Présentateur

Sciences Po, une école que vous connaissez bien, est en crise. Pour vous, ce qui s'est passé ? Une étudiante interdite d'entrer dans un amphithéâtre ? Des rumeurs d'antisémitisme, d'antisionisme ? Il y aura une enquête pour faire les faits, mais des témoignages accablants. C'est un incident parce qu'il y a une minorité agissante, ou c'est très inquiétant parce que toute l'école est gangrénée ?

6:37
Éléonore Caroit

Écoutez, moi je vois les images et je ne reconnais pas mon école, je ne reconnais pas le lieu où j'ai appris autant de choses et où j'ai justement eu ma formation politique. Je vois qu'il y a une radicalisation qui m'inquiète. Et sur ce qui s'est passé par rapport à cette étudiante, je pense qu'il faut être intraitable. On ne peut pas accepter l'antisémitisme ni le racisme dans notre pays. Que ce soit pour une étudiante ou que ce soit pour une dizaine d'étudiantes, je pense que c'est quelque chose qu'il faut être ferme dessus.

7:08
Présentateur

Emmanuel Macron, on a parlé au Conseil des ministres hier, s'inquiétant du séparatisme. Gabriel Attal a surgi au Conseil d'administration de Sciences Po. Est-ce que c'est normal que l'exécutif s'en mêle à ce point-là ?

7:17
Éléonore Caroit

Je pense que dans le contexte dans lequel nous sommes, avec une communauté juive qui se sent menacée à juste titre parce qu'il y a une augmentation des agissements antisémites, je pense que c'est important de dire que l'on prend cette question à sa juste valeur, à son importance, et que l'on y répond, oui. Et surtout que Sciences Po a quand même une importance dans le panorama universitaire français.

7:39
Présentateur

C'est les élites de demain qui sont formées, donc ?

7:41
Éléonore Caroit

Oui, mais même si c'était dans une autre université, je veux dire, la réaction devrait être la même. Aujourd'hui, on ne peut pas tolérer aucune forme d'antisémitisme ni de racisme, quel qu'il soit et d'où qu'il vienne.

7:50
Présentateur

Le poste de directeur est libre, vous n'êtes pas candidate ?

7:52
Éléonore Caroit

Non, je pense que j'ai beaucoup à faire en tant que députée.

7:56
Présentateur

Autre affaire hier inquiétante, tragique, un dessin de Coco dans Libération qui voulait alarmer contre l'État humanitaire dans la bande de Gaza, le manque de vivres, qui a déclenché des menaces de mort effarantes. Et du côté de LFI, on attaque le dessin. Sophia Chikirou tweet en disant « Vous n'aurez pas ma haine » reprenant le titre d'un livre du mari d'une victime du Bataclan.

8:17
Éléonore Caroit

Moi, j'ai remarqué que c'était le titre de ce livre et j'ai trouvé que c'était indigne. En fait, la LFI perd pied, on dirait, c'est un peu comme l'affiche de Mathilde Panot. Frès de Simon Veil ou Léoman qui vous explique qu'il a fait un discours magistral. Je ne sais pas ce qu'ils ont fait pour se donner cette importance. Mais au-delà de cela, je pense que c'est extrêmement grave parce qu'il y a une cible qui est mise sur une dessinatrice. Il y a une atteinte très claire à notre liberté d'expression. On peut aimer ou pas aimer le dessin. Moi, personnellement, je ne l'ai pas aimé particulièrement. Mais ce n'est pas la question.

La question, c'est qu'on est dans un pays libre dans lequel on doit pouvoir dessiner, on doit pouvoir se moquer, on doit pouvoir dénoncer aussi à travers la caricature. Je veux dire, ça nous rappelle quand même Charlie et d'utiliser cette phrase. Vraiment, je trouve que c'est indigne.

9:00
Présentateur

Ça dit quelque chose de l'état d'esprit, en effet, de LFI. Est-ce que ça dit quelque chose de leur stratégie électorale ? Aller chercher par un certain islamo-gauchisme un électorat très radicalisé des banlieues ?

9:10
Éléonore Caroit

Oui, mais vous voyez, moi, je trouve que c'est extrêmement dangereux et irresponsable. Parce que le débat politique, il doit avoir lieu. On a des avis différents, on peut être en désaccord sur plein de choses. Mais aller attiser la haine, justement, aller chercher, aller provoquer pour avoir un électorat, je pense que c'est vraiment ce qu'il ne faut pas faire dans ce pays lorsque l'on voit la menace réelle qui pèse et qui a déjà pesé malheureusement sur certains de vos confrères.

9:33
Présentateur

Une partie de leurs idées viennent de chez vous, si j'ose dire, de l'Amérique latine. Tout ce qui vient de Cuba, de Venezuela, ça a fait, les filles, ça a fait le mélanchonisme.

9:41
Éléonore Caroit

Alors, je ne sais pas ce qui a fait Mélenchon, mais vraiment, à un moment donné, il faudra se poser la question. Parce que c'est une situation, c'est un état d'esprit qui est très dangereux, encore une fois, une forme de haine. Ça n'a rien à voir. De division. De division. Je pense que l'idéologie de gauche latino-américaine, elle était aussi généreuse, elle était complètement dans un autre contexte. Je ne pense pas qu'on puisse dire que Mélenchon s'inspire de qui que ce soit et qu'il pense à qui que ce soit d'autre qu'à lui-même.

10:08
Présentateur

Le président de la République ira en Amérique latine, donc dans votre circonscription, pour plusieurs jours, notamment au Brésil. Aujourd'hui, le Brésil, c'est Lula. C'est un Brésil qui est contre Israël, qui n'est pas forcément avec l'Ukraine, mais plutôt avec la Russie, qui veut prendre le leadership de ce qu'on appelle le sud global. Est-ce que le Brésil est notre ennemi ?

10:24
Éléonore Caroit

Pas du tout. Je comprends votre question et certaines des déclarations du président Lula ont été, à mon avis, très controversées à raison. Cela dit, c'est un pays qui prend des décisions dans le même sens que nous, dans les instances multilatérales. C'est un pays qui agit aussi, veut avoir un leadership, comme vous l'avez dit, dans le sud global, surtout après des années d'ostracisme sous Bolsonaro, qui a des avis qui sont divergents sur certains sujets, mais qui, globalement, est pour le multilatéralisme et pour un équilibre des forces au sein international.

10:56
Présentateur

Il faut donc continuer à parler avec le Brésil, et c'est pour ça que le président y va. C'est son premier voyage, là-bas.

11:01
Éléonore Caroit

Absolument. Il faut continuer à parler avec le Brésil, d'autant qu'on a des sujets très importants qui concernent nous tous et les générations à venir, comme la préservation de la biodiversité, l'Amazonie, un renforcement de notre coopération scientifique. On a un institut Pasteur à São Paulo. Il y a énormément de sujets importants avec le Brésil.

11:17
Présentateur

Eh bien, Ilhonneur Carrois, merci, bonne journée et futur bon voyage.

11:20
Locuteur

Merci.

11:21
Éléonore Caroit

Merci beaucoup, Christophe. On vous retrouve demain à 7h45. Votre invité sera Patrice Duhamel, journaliste, ancien directeur général de France Télévisions.