Budget : «Notre but est de désendetter l'État», assure Sébastien Chenu
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Questions et réponses
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- 0:31OuverteRéponse directe
Est-ce que vous redoutez un scénario noir ? Est-ce qu'on peut se dire aujourd'hui que les revendications de base des lycéens sont oubliées et qu'on bascule dans autre chose, Sébastien Chenu ?
- 1:04RelanceRéponse partielle
Votre regard sur qui ? Sur la gauche radicale ? Sur la France insoumise ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a aussi la question du maintien de l'ordre, qui est la responsabilité du gouvernement ?
- 2:35RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il y a une bonne proportionnalité dans l'intervention des forces de l'ordre ?
- 4:17FerméeRéponse directe
Comment vous faites-vous ?
- 4:46RelanceRéponse directe
Ma question, c'était qu'est-ce que vous feriez-vous dans cette gestion du maintien de l'ordre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40Invité politiquePromesse
« Oui, nous, on supprime Parcoursup. »
- 3:59Invité politiquePromesse
« Nous, quand on parle de la revalorisation des salaires des professeurs, on porte une proposition d'augmentation de 3% par an sur cinq ans de la revalorisation des indemnités des professeurs, des salaires des professeurs. »
- 4:11Invité politiquePromesse
« Le moratoire sur la fermeture des classes dans les zones rurales, c'est une proposition que nous portons. »
- 5:05Invité politiquePromesse
« Nous avons proposé, Marine Le Pen a proposé, qu'on vote une loi anti-casseur. »
- 5:22Invité politiquePromesse
« Sanctionner un certain nombre de familles. Agir avec ce levier qui n'est jamais utilisé. C'est-à-dire suppression des allocations. »
- 5:34Invité politiquePromesse
« Virer les gens de leurs logements sociaux, des familles dont les gamins se comportent mal. »
- 6:26Invité politiquePromesse
« Revoir effectivement la majorité pénale à 16 ans, qui aujourd'hui est une excuse qui est automatique. »
- 10:04Invité politiqueChiffre
« Je vous rappelle que lorsqu'Emmanuel Macron est arrivé, la charge de la dette, la charge de la dette, était de 40 milliards. »
- 10:07Invité politiqueChiffre
« Elle va être de 90 milliards en 2027. »
- 10:29Invité politiqueChiffre
« Évidemment, on parle de l'immigration et les 20 milliards qu'elle coûte en termes d'aide sociale annuellement. »
- 12:21Invité politiquePromesse
« eh bien, elle sera le cadre dans lequel évoluera le programme et les propositions de Marine Le Pen dont le but sera évidemment de désendetter l'État. »
- 13:48Invité politiqueFait
« Et je vous parle de manipulation parce qu'évidemment, Mediapart se retrouve aujourd'hui confronté à l'un de ces témoins majeurs de leur affaire qui racontent qu'effectivement, Mediapart a manipulé, a occulté un certain nombre de mails, de réponses, a manipulé pour quoi ? Pour nuire. »
- 15:00Invité politiqueFait
« est aujourd'hui, probablement, en cette veille de 7 octobre, le meilleur bouclier pour les Français de confession juive. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu72 %
- Présentateur26 %
- ?3 %
≈ 11,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Europe 1
La
grande interview Europe 1 CNews, Laurence Ferrari Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Sébastien Chenu. Bonjour à vous.
Bonjour madame.
Député du Rassemblement National du Nord, vice-président de l'Assemblée Nationale. Les autorités ont peur d'un mardi noir aujourd'hui avec des scènes de chaos, de guérillas urbaines, puisqu'il y aura dans la rue non seulement les lycéens, mais aussi les étudiants, les fonctionnaires, les syndicats et même des agriculteurs. Alors qu'évidemment, il
y a
une forme de convergence des luttes. Est-ce que vous redoutez un scénario noir ? Est-ce qu'on peut se dire aujourd'hui que les revendications de base des lycéens sont oubliées et qu'on bascule dans autre chose, Sébastien Chenu ?
Ce qui est à craindre, c'est qu'on passe des revendications, justement, qui peuvent être intéressantes à entendre et qu'il faut prendre en considération, à des émeutes. Et en réalité, tout converge à ce que ces revendications soient transformées en émeutes, puisqu'un certain nombre de partis politiques ou d'acteurs de ces mouvements ne souhaitent qu'une chose, c'est casser, abîmer, renverser parfois même les institutions au détriment des revendications de base.
Vous portez
votre regard sur qui ? Sur la gauche radicale ? Sur la France insoumise ?
Oui, alors vous savez,
il
y a
plusieurs responsabilités dans ce que nous traversons aujourd'hui. D'abord, moi je pense que le gouvernement a une responsabilité énorme. Il n'a rien anticipé. Ça fait dix ans que ce gouvernement, ces gouvernements macronistes...
Mais vous l'aviez vu dire, vous,
la colère des lycéens ?
Mais ça fait
dix ans, madame,
ces 40 ans d'échec du système éducatif, aujourd'hui qui sont mis dans la lumière, mais enfin, on ne découvre pas ça. Les problèmes de Parcoursup, on ne les découvre pas. Les problèmes de locaux ou d'absence de professeurs ou de mauvaise rémunération des professeurs, on ne les découvre
pas. Vous supprimez, vous, Parcoursup
? Oui, nous, on supprime Parcoursup. Mais on a un certain nombre de propositions, d'ailleurs, à faire. Mais ce que je veux dire, c'est que le gouvernement n
'a
jamais anticipé. Vous savez, c'est un peu comme sur la canicule. Ils n
'ont
jamais rien anticipé, alors qu
'on
parle du réchauffement climatique depuis des années et on s'aperçoit qu'il
n'y a
rien éclimatisé. C'est un peu comme sur les incendies. On s'aperçoit qu'il n
'y a
pas un Canadair au moment où des incendies commencent. C'est-à-dire qu'en fait, il faut un fait d'actualité pour mettre dans la lumière le fait que notre pays est en train de s'effondrer de l'intérieur. Donc d'abord, les premiers responsables, c'est ce gouvernement qui est là depuis dix ans. Et quand M. Lecornu, qui lui est là depuis le premier jour de la Macronie avec Édouard Philippe, il était ministre, il a été ministre de tous les gouvernements, donne à ses ministres une feuille de route en disant, une feuille de course, une liste de course à faire. Écoutez, il est à six mois de partir. Dans six mois, il est dehors. Dans six mois, il fait ses bagages.
Est-ce que ces gens-là sont bien responsables ? Ça, ce sont les premiers responsables de la situation.
Très bien. Est-ce qu'il y a aussi la question du maintien de l'ordre, qui est la responsabilité du gouvernement ? Est-ce que vous pensez qu
'il
y
a
une bonne proportionnalité ? Il y a énormément de blessés, plus de 700 blessés côté forces de l'ordre, gendarmes et policiers, mais aussi 215 jeunes blessés, un lycéen qui a perdu une main à Lens. Il y a des yeux abîmés, il y a des tirs de mortier qui blessent les jeunes. Est-ce qu'il y a une bonne proportionnalité dans l'intervention des forces de l'ordre ?
Alors d'abord, s'il y a l'intervention de forces de l'ordre, c'est qu'il y a des émeutiers. C'est qu'il y a des gens qui viennent pour casser.
C
'est qu'il y a des gens qui viennent pour bordéliser ces manifestations. Et que souvent, ils sont excités par les mêmes. Vous savez, c'est toujours la même chose. L'extrême-gauche, la France insoumise, se grèvent sur des mouvements qui ont des revendications légitimes. Ils rentrent dedans, ils essayent de les récupérer, de les manipuler. Et ensuite, ils se font déborder, évidemment, par leurs propres extrémistes, par leurs plus radicaux qui sont là pour casser. Donc évidemment, d'abord, il y a une responsabilité aussi de l'extrême-gauche, de la France insoumise. Leurs propos sur les violences policières, leurs propos sur la légitimation
de la violence,
incitent évidemment les jeunes à suivre un certain nombre
des métiers.
La première des choses, Madame, c'est qu'on ne commence pas par regarder les revendications lycéennes à partir du moment où les lycées sont bloqués. C'est le déblocage des lycées qui doit être la
première
des choses. Et ensuite, on discute, on met sur la table. Mais on aurait pu discuter avant. Je veux
dire,
ça fait dix ans qu'ils sont là. Ils auraient pu identifier les problèmes. Ils ont été identifiés. Nous, quand on parle de la revalorisation des salaires des professeurs, on porte une proposition d'augmentation de 3% par an sur cinq ans de la revalorisation des indemnités des professeurs, des salaires des professeurs. Cette proposition, elle est sur la table. Le moratoire sur la fermeture des classes dans les zones rurales, c'est une proposition que nous portons. Il n
'y
a plus
d'élèves.
Comment vous faites-vous
? Dans les zones rurales, il y a d'abord aussi des élèves. Mais les classes, ce n
'est
pas uniquement de la comptabilité. C'est aussi une école dans un village. C'est la vie du village. Donc, je veux dire, il y a de quoi nourrir un beau débat sur l'éducation nationale et prendre des décisions. Mais ils ont nommé des dizaines de ministres de l'éducation nationale qui ont des propos plus contradictoires les uns des autres. Madame Belloubet pensait l'inverse de M. Blanquer. M. Blanquer pense l'inverse de M. Geffray. Ils ont fait n'importe quoi aussi pendant dix ans.
Ma question, c'était qu'est-ce que vous feriez-vous dans cette gestion du maintien de l'ordre ? Parce qu'on voit bien que ce qui se passe aujourd'hui est peut-être une répétition générale de ce qui pourrait se passer après l'élection présidentielle. Quelles seraient vos directives adressées aux forts de l'ordre ? Est-ce que ce serait de l'autorité, de la fermeté ? Est-ce qu'il y
a
beaucoup de casse en face ?
C'est évidemment de l'autorité et de la fermeté. Nous avons proposé, Marine Le Pen a proposé, qu'on vote une loi anti-casseur.
C
'est-à-dire que si vous êtes membre participant à une émeute, ça doit être considéré comme un délit. S'il y
a
de la casse, si vous n'êtes même pas formellement identifié, le fait d'avoir participé
en bande organisée,
vous devez avoir une sanction. Sanctionner un certain nombre de familles. Agir avec ce levier qui n'est jamais utilisé. C'est-à-dire suppression des allocations.
C'est la loi qu'il sort d'ailleurs
qui arrive
au Sénat en
octobre. Bien
entendu,
mais il faut aller plus loin. Virer les gens de leurs logements sociaux, des familles dont les gamins se comportent mal. Si votre gamin se comporte mal, être parent, ce n
'est
pas uniquement pouvoir regarder les yeux ouverts avec un grand sourire ce que fait votre gamin dans la rue. C'est prendre aussi un certain nombre de sanctions. Et si vous ne les prenez pas, vous ne pouvez pas bénéficier de la solidarité nationale, c'est-à-dire d'un logement social, si vous n'êtes pas capable de tenir votre gamin. Ce sont, j'allais dire, des bases en fait. On a l'impression qu'on va révolutionner le monde avec ça, mais non, c'est la base,
c'est le bon sens. Mais vous ne prenez
pas la méthode forte à tout craint, c'est ce que je vous demande Sébastien Cheney.
C
'est-à-dire, le rétablissement de l'ordre de l'autorité, ça ne passera pas par plus de blessés et plus d'intervention de la force. Mais ce
n'est pas ça le but.
Le but c'est d'avoir des mesures qui les dissuadent, d'avoir des peines planchées, d'avoir des peines qui soient réellement faites, qu'ils risquent quelque chose. Parce qu'en fait, pourquoi est-ce qu'il y a des émeutiers ? Parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien. Revoir effectivement la majorité pénale à 16 ans, qui aujourd'hui est une excuse qui est automatique. Eh bien, revenir sur ça aussi. Vous savez que lorsque vous êtes jugé, vous avez deux cours en fait. Quand vous êtes mineur, vous avez d'abord une audience de culpabilité, puis après une audience de peine. Souvent, elle est 6, 8 mois, un an après. Il faut les resserrer. Il faut que ce soit effectif immédiatement.
pourquoi ces gens, ces gamins, ces jeunes, sont des délinquants lorsqu'ils cassent ? Parce qu'ils ne risquent rien.
Est-ce qu'il faut convoquer les parents ? Le préfet des Hauts-de-Seine l'a fait très récemment.
Bien sûr. Il a
convoqué les parents. Il a été critiqué de toutes parts.
Bien sûr. Moi, je crois beaucoup dans les sanctions sur les familles, parce que les familles doivent reprendre en main leurs responsabilités. Et puis, si vous voulez, il faut aussi mettre fin à autre chose. C'est ça. C'est à l'État de faire respecter aussi la neutralité des agents publics. J'ai vu, évidemment, une principale de collège qui s'en prenait à votre chaîne.
Vous ne voulez pas répondre à notre chaîne ? Oui.
Elle sort de sa neutralité. Elle doit faire preuve de neutralité. Mais le syndicat de la magistrature qui prend des positions politiques, là aussi, sort de sa neutralité. Les agents publics doivent respecter la neutralité. Et c'est au gouvernement de faire respecter ça. On a l'impression, si vous voulez, que de tous côtés, les autorités s'écroulent. L'autorité avec un grand A n'existe plus. Donc ça, c'est au pouvoir politique, c'est à l'État de réinstaller cette autorité.
Vous avez pointé au début de notre intervention, Sébastien Chenu, la responsabilité de la France insoumise, surnommée la France incendiaire par Bruno Retailleau. Encore une fois, est-ce que finalement, ils ne sont pas aujourd'hui débordés par ce qui se passe dans la rue ?
Oui, mais ils portent en eux cette violence. Vous savez,
ils
portent en eux cette violence à partir du moment où ils ont fait élire un député de la Jeune Garde. Ils portent en eux une violence, ils portent en eux une haine, une hostilité à la République à partir du moment où ils frayent avec les islamo-gauchistes, à partir du moment où ils sont dans des revendications communautaires. Ils portent en eux la fracturation de notre société. Donc Jean-Luc Mélenchon sait très bien ce qu'il fait. Il le dit, il donne des coups de boutoir dans notre société, dans ses institutions, dans ses grands équilibres, pour faire en sorte que, évidemment, le bazar général soit installé et que ce soit la rue qui gagne.
La France insoumise est un mouvement dangereux qu'il faut combattre dans les urnes, mais c'est un mouvement évidemment qui porte cette violence.
Et pourtant, c'est vous qui l'accuse d'être un véritable danger pour la République. Jean-Luc Mélenchon dit que
c
'est le Rassemblement national qui peut mettre en péril la République.
Que
lui répondez-vous
?
Et à quel moment est-ce que le Rassemblement national attaque une réunion ? À quel moment des militants du Rassemblement national tuent un jeune homme ? À quel moment des militants du Rassemblement national empêchent des adversaires politiques de parler ? Nous, nous sommes des démocrates. Nous souhaitons que le combat politique, qu
'il
se fasse dans les hémicycles, dans les assemblées, dans les débats, pendant les élections, et que chacun puisse s'exprimer. Nous,
on
n
'est
pas en train d'instrumentaliser qui que ce soit. Vous savez, c'est toujours pareil. L'extrême-gauche pourrit tout ce qu'elle touche. Ils l
'ont
fait avec les mouvements sociaux. Ils l
'ont
fait avec les gilets jaunes. Ils abîment notre démocratie.
Les nuages noirs continuent à s'amonceler, Sébastien Chenu, sur le ciel de France. Il y a évidemment le budget, avec la discussion qui démarre, avec un certain nombre de milliards demandés d'économies par le gouvernement. Mais en réalité, ce sont surtout les entreprises qui vont payer le plus lourd tribut à cet effort-là. Votre contre-budget présenté ce matin propose 125 milliards d'économies sur 5 ans. Comment est-ce que vous comptez vous y prendre ? Où est-ce que vous allez couper, en réalité ? Parce qu'on a du mal à voir où sont les réels coupes.
Bien sûr, mais il y a de quoi faire face à l'état catastrophique des finances publiques que vont nous laisser les macronistes. Je vous rappelle que lorsqu'Emmanuel Macron est arrivé, la charge de la dette, la charge de la dette, était de 40 milliards.
Elle
va être de 90 milliards en 2027. Donc effectivement, Emmanuel Macron n'a jamais anticipé, n'a jamais su profiter des taux d'intérêt lorsqu'ils étaient bas. Emmanuel Macron est en échec sur sa politique économique, industrielle, sociale, puisqu'il n
'y a
pas de croissance. Emmanuel Macron a été incapable de baisser les dépenses publiques. Et c'est là
qu
'il
y
a de quoi faire. Évidemment,
on
parle de la contribution à l'Union Européenne. Évidemment, on parle de l'immigration et les 20 milliards qu'elle coûte en termes d'aide sociale annuellement. Évidemment, le côté agencification de l'État, c'est-à-dire toutes ces structures suradministratives qui nous coûtent énormément.
Vous coupez tout, vous mettez les gens au chômage.
Non, mais pas les gens au chômage. On remet les gens sur leur mission. On remet les gens sur leur mission essentielle. On enlève toutes ces agences qui coûtent énormément d'argent. Rappelez-vous combien coûtait d'ailleurs le recours à McKinsey, etc. Et à toutes ces agences. Et on réordonne. Vous savez, nous, notre principe, il est simple. On veut redresser, réparer et protéger. Redresser les finances publiques, parce que sinon on va à la catastrophe. Réparer ce qu
'a
fait Emmanuel Macron, c'est
-à
-dire remettre chacun sur ses missions. Et puis évidemment, protéger. Protéger l'épargne des Français. Protéger le pouvoir d'achat des Français. Et puis réorganiser la dépense publique. Parce qu'il ne s'agit pas de passer des coups
de
rabot. Ça ne m'intéresse pas, ça. Il s'agit de réorganiser la dépense publique. On a besoin d'argent pour relancer la démographie. On a besoin d'argent pour l'éducation nationale, pour la police, la justice, les grands piliers, la santé, les grands piliers de l'État régalien. Et c
'est
là où il faut réorganiser la dépense.
Une mesure que va annoncer peut-être Marine Le Pen tout à l'heure. Quelle est la mesure phare, à votre avis ? Il y a cette règle d'or budgétaire qui avait son irruption dans le programme de Marine Le Pen. Elle y était assez hostile jusqu'à présent. Introduire dans la Constitution par référendum l'obligation de réduire le déficit public à 3% du PIB. C'est exactement les obligations de Maastricht qui n
'étaient vraiment
pas du tout dans son programme.
D'accord,
mais on n'est pas exactement dans la même situation. Vous voyez bien aujourd'hui, cette espèce de nœud coulant qui nous tire vers le fond ou cette boule de neige qu'expliquent les économistes ce matin, midi et soir, va nous entraîner à une crise obligataire si on ne fait pas quelque chose. La crise, elle est devant nous, elle est très proche.
Avant même la
présidentielle, selon vous ?
Mais
c'est possible. Donc nous, notre but, c'est de montrer des chemins, montrer des perspectives justement aussi au marché financier pour leur dire, regardez, il y
a
des possibilités de faire autrement. Et c'est vrai que cette règle d'or, qui est un cap, qui est un cadre que Marine Le Pen veut proposer aux Français par référendum, eh bien, elle sera le cadre dans lequel évoluera le programme et les propositions de Marine Le Pen dont le but sera évidemment de désendetter l'État. Toute initiative sera prise pour désendetter l'État et de l'autre côté, rendre du pouvoir d'achat
aux Français. Avec des hausses d'impôts à la
clé ou pas
?
Non, pas des hausses d'impôts. Non, non, nous n'aurons pas
des hausses d'impôts. Hier, votre région, le porte-parole du
gouvernement, dit que vous aviez voté des dizaines de millions d'euros d'impôts supplémentaires.
Non, mais ce gouvernement ne pourra jamais faire la leçon à qui que ce soit, vu la façon dont ils ont géré les finances publiques. Ils ont prélevé beaucoup d'argent sur le dos des Français. Ils l'ont très mal réparti puisque tous nos services publics sont exsangues. et ils ont passé leur temps pour se maintenir au pouvoir à faire des chèques avec l'argent des Français. Donc, qu'ils gardent leur leçon pour eux et qu
'ils
nous laissent, comme le fera Marine Le Pen, avec Jordan Bardella et Jean-Philippe Tanguy ce matin, proposer une autre trajectoire budgétaire pour le pays.
Vous évoquez Sébastien.
Et vous verrez,
il y
aura
des surprises.
Des surprises concernant ces mesures ?
Oui, oui, des surprises. Avec des droits nouveaux aussi.
Libérals, peut-être.
Avec des droits nouveaux, avec des politiques qui montrent que nous prenons en compte la réalité économique et sociale du pays.
D'accord.
Jordan Bardella, vous venez de l'évoquer. Marine Le Pen a redit avoir totalement confiance en lui après la polémique liée aux déclarations de Mediapart qui évoquent des écrits antisémites lorsqu'il avait 17 ans. Est-ce que vous avez mesuré l'impact dans le parti de cette affaire et aussi auprès des électeurs du Rassemblement National dans la perspective d'un second ou du premier et du second tour
?
Oui, mais chez nous, la manipulation, ça
ne
prend pas. Et je vous parle de manipulation parce qu'évidemment, Mediapart se retrouve aujourd'hui confronté à l'un de ces témoins majeurs de leur affaire qui racontent qu'effectivement, Mediapart a manipulé, a occulté un certain nombre de mails, de réponses, a manipulé pour quoi ? Pour nuire. Pour nuire à Jordan Bardella. Pour le faire passer pour ce qu'il n'est pas. Pour le faire passer pour un antisémite. Mediapart a repris des éléments qui avaient fait l'objet déjà de condamnations pour diffamation les années précédentes. Donc effectivement, Mediapart est en train de subir le fameux boomerang de Canberra.
Vous savez, dans le dîner de cons, ils sont en train de reprendre en plein visage ce boomerang qu'ils ont lancé parce qu'ils ont la volonté uniquement de nuire. La manipulation de Mediapart ne prend pas, ne
marche pas. Mais il
n'y a pas d'impact, comme je vous le disais, dans votre parti,
dans le Rassemblement National ? Non, non, mais il
n
'y
a zéro impact parce que personne n'y a jamais cru. Et parce qu'aujourd'hui, la plainte pour diffamation est déposée, les plaintes pour faux vont être déposées ou elles sont peut-être au moment déjà où nous nous parlons.
Procédure
longue, disent certains de vos détracteurs.
D'accord, mais parce qu'il
n'aurait
des aspects techniques, il
y a
des preuves à trouver parce que ces procédures, oui, elles sont longues mais surtout, elles permettront d'établir la vérité. Jordan Bardella n'est pas antisémite, ne l'a jamais été, tout comme notre mouvement combat l'antisémitisme, combat, évidemment, est aujourd'hui, probablement, en cette veille de 7 octobre, le meilleur bouclier pour les Français de confession juive.
Et certains disent qu'effectivement, ce n'est pas le RN qui est le meilleur protecteur de la communauté juive. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
Eh bien, je leur réponds de regarder les propos de Mme Rima Hassan, les actions de Mme Rima Hassan hier au Parlement européen qui a décroché, abîmé, insulté le drapeau israélien et le drapeau européen parce qu'ils portent en eux la profanation. La France insoumise porte en elle la profanation.
Ils ont toujours besoin de piétiner, de saccager, d'abîmer ceux qui ne pensent pas comme eux et que la veille des commémorations du 7 octobre où on doit penser aux victimes israéliennes et aux victimes françaises, eh bien, une députée européenne saccage un drapeau israélien sans dit long sans dit long sur ce qu'ils pensent de nos compatriotes juifs, sans dit long de ce qu'ils pensent d'Israël et du droit d'Israël à vivre. Eh bien, moi, je crois que c'est la meilleure des réponses en observant et en condamnant fermement les propos et les gestes de Mme
Hassan.
Sébastien Chenu, demain, vous l'avez dit, ce sera le troisième anniversaire du 7 octobre. Trois ans après, où on est la France par rapport à l'antisémitisme ? On voit que les actes antisémites explosent dans notre pays, concernent absolument toutes les types de populations. Comment lutter contre ce fléau ? Est-ce que vous êtes le parti qui pourra lutter contre l'antisémitisme ?
Oui, bien sûr. Nous sommes le parti de la fermeté, nous sommes le parti de l'ordre, nous l'avons déjà indiqué. Mais c'est vrai qu'en cette veille de recueillement, au moment où moi, je pense aux peuples israéliens ou aux Français aussi qui ont été victimes de cela, on sait que l'antisémitisme est encore très fort dans notre pays, qu'il est relayé par des mouvements politiques et qu'il faudra évidemment, c'est la meilleure des réponses, battre ces mouvements politiques à l'occasion des prochaines élections.
Aurore Berger, ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes, sera sur notre plateau demain. Elle présente en juin un projet de loi en 10 articles contre le racisme et l'antisémitisme. Il prévoit notamment une peine d'inéligibilité pour les élus condamnés pour infractions antisémites ou racistes. Est-ce que c'est une bonne chose et est-ce que ça pourrait empêcher certains élus de pouvoir se présenter ou se représenter ?
Non mais moi,
je
suis par principe toujours hostile au fait qu'on empêche les élus de parler. Parce qu'au contraire, je pense que c'est parce qu'on laisse des élus comme la France Insoumise de parler qu'ils se dévoilent et qu'on sait comment on doit les combattre. Donc les histoires de dire qu'il faut les empêcher de parler, ça ne résout pas les problèmes de fond. Attaquons-nous aux problèmes de fond et puis laissons la France Insoumise se montrer sous son vrai visage. C'est comme ça qu
'on
la combat le mieux.
Vous me parlez beaucoup de la France Insoumise. Moi, je vous parle de vous encore une fois, de votre attitude par rapport à l'antisémitisme, les mesures qu'il faut prendre pour empêcher ce fléau de se développer dans notre pays et protéger la communauté.
Bien sûr, mais c'est des mesures d'ordre judiciaire. Il faut alourdir un certain nombre de sanctions. Elles existent déjà, mais il faut les alourdir. Il ne faut rien laisser passer en matière d'expression ou d'action ou de profanation. Vous l'avez vu dernièrement.
Vous réclamez donc
des sanctions contre Rima Hassan au Parlement européen.
Je pense qu'elle devrait être sanctionnée, oui. Et d'ailleurs, je crois que nos députés européens ont saisi les instances du Parlement européen suite à ce qu'elle a fait.
Sébastien Chenu a été notre invité. Merci beaucoup d'être
venu ce matin
dans la matinale sur CNews et sur Europe 1. Bonne journée à vous.
Merci Sébastien Chenu. Merci Laurence Ferrari. Restez avec nous sur Europe 1 dans un instant. Vos signatures du mardi.
A
tout de suite.
Sébastien Chenu