Journée de mobilisation contre la loi Duplomb : Delphine Batho dénonce un trumpisme à la française !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Tous les néonicotinoïdes aujourd'hui sont interdits en France et quasiment la totalité a été interdit dans l'Union européenne suite au vote de la loi française les interdisants. »
- 0:44Invité politiqueFait
« En 2020, il y a déjà eu une loi pour réautoriser les néonicotinoïdes et cette loi, elle a été censurée par la Cour de justice de l'Union européenne. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Il y a eu un fait inédit dans les annales de l'Assemblée nationale, c'est que ceux qui sont pour la loi du plomb, le rapporteur de la loi du plomb dépose une motion de rejet pour que le texte soit rejeté mais pour qu'il soit approuvé plus rapidement. »
- 2:56Invité politiqueChiffre
« On a déposé en moyenne 55 amendements par députés du groupe écologiste. C'est pas ce qu'on appelle de l'obstruction. »
- 3:41Invité politiqueFait
« Il n'y a pas un seul des 1500 amendements que nous avons déposés qui n'est pas un amendement sur le fond pour interdire le glyphosate, pour interdire les 37 pesticides qui sont des pifacces et cetera. »
Temps de parole
- Delphine Batho99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Tous les néonicotinoïdes aujourd'hui sont interdits en France et quasiment la totalité a été interdit dans l'Union européenne suite au vote de la loi française les interdisants. Et il faut rappeler un point d'histoire, c'est qu'en 2020, il y a déjà eu une loi pour réautoriser les néonicotinoïdes et cette loi, elle a été censurée par la Cour de justice de l'Union européenne.
Et c'est pour ça en fait qu'il reviennent encore une deuxième fois avec la loi du plomb pour autoriser en France un des derniers néonicotinoïdes qui est encore autorisé dans l'Union européenne qui s'appelle la cétamyride et qui est présenté comme étant soi-disant moins nocif et cetera, mais qui est une catastrophe pour les pollinisateurs sauvages, pour les oiseaux, pour les verrs de terre et pour la santé humaine. Alors, j'avais tendance à j'avais envie de vous demander qui a encore besoin d'information sur la l'acétamyride, sur les néonicotnoïdes et sur la loi du plomb. Peut-être que ici, je pense que tout le monde est au courant.
Donc, je voudrais parler de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale puisqu'on a eu c'est tout un groupe qui travaille, le groupe écologiste et social avec d'autres également. Euh il y a eu un fait inédit dans les annales de l'Assemblée nationale, c'est que ceux qui sont pour la loi du plomb, le rapporteur de la loi du plomb dépose une motion de rejet pour que le texte soit rejeté mais pour qu'il soit approuvé plus rapidement. C'est sans précédent dans les annales de l'Assemblée nationale.
Et il y a quelque chose que je voudrais vous expliquer parce que j'ai entendu un certain nombre de questions puisque évidemment il y a eu tout un plan de com du gouvernement de la FNSEA, d'un certain nombre de soutiens de la proposition de loi du plomb. D'ailleurs, parlons de monsieur Laurent Duplomb qui considère que le réchauffement climatique est bénéfique. Ce sont ces mots. Il est climato obscurantiste. C'est un texte obscurantiste que nous avons aujourd'hui en face de nous et qui sera discuté en commission mixe par mais dans l'argumentation, il a été dit que soi-disant nous aurions nous déposé trop d'amendements à la loi du plomb.
Alors, je voulais vous dire un mot du contenu des amendements qu'on a déposé. C'est simple, on a déposé en moyenne 55 amendements par députés du groupe écologiste. C'est pas ce qu'on appelle de l'obstruction. Et croyez-moi, quand on veut faire de l'obstruction, on sait parfaitement bien en faire. Dans les amendements que nous avons déposés, il y a quoi ? Il y a le fait que toute agricultrice et tout agriculteur en France doit avoir droit à une information sur les maladies professionnelles liées au pesticides et sur l'existence d'un fond d'indemnisation. Il y a le fait que la France ne peut signer aucun accord de libre échange qui ne prévoit pas une réciprocité et les mesures miroires.
C'est-à-dire qu'on n'importe pas en France de la nourriture qui a été produite avec des pesticides interdits sur notre sol. Il y a le fait que si on interdit les néonicotinoïdes en agriculture, ils doivent aussi être interdits dans les colliers antipus pour les chats, dans les insecticides à la maison et cetera et dans les médicaments vétérinaires. C'est la moindre des choses. Il y a, vous savez la loi, elle s'appelle lever les contraintes au métiers d'agriculteur. Il y a le fait de lever les contraintes au métiers d'agriculteur biologique et de reconnaître le préjudice sur les productions bio, descontamination par les pesticides d'agriculteurs voisins.
Il y a le fait de lever les contraintes à l'apiculture alors que la production de miel en France de l'époque où les néonicotinoïdes ont été autorisés, c'est totalement effondré. Je pourrais vous multiplier la liste de ces exemples. Il n'y a pas un seul des 1500 amendements que nous avons déposés. qui n'est pas un amendement sur le fond pour interdire le glyphosate, pour interdire les 37 pesticides qui sont des pifacces et cetera et cetera. La suite maintenant et les leçons à retenir de ce qui est en train de se passer. Demain, il y a une commission mixte paritaire. C'est une sorte de conclave. Euh, il n'y a pas de transparence des débats, on ne sait pas ce qui s'y passe.
On aura Benoît Bitau qui sera dedans ainsi que quelques autres collègues et on aura le texte qui en est issu. Ensuite, ce texte, il sera soumis au vote de l'Assemblée nationale le 8 juillet. Donc après la journée de mobilisation d'aujourd'hui, après les initiatives qui auront lieu demain, il y a un coup de collier à donner avant le 8 juillet qui se joue au bouton de veste député par député.
Parce qu'un certain nombre de députés, même s'ils ne partagent pas tous nos combats, tous nos idées, même s'ils sont favorables même à d'autres articles de la loi du plomb, ils ont la main qui tremble avant de réautoriser en France un pesticide dont on le sait notoirement les dégâts sur la biodiversité et sur la santé humaine.
Et donc, il y a un travail à faire pour arracher le maximum de votre contre et dire aux députés qui courageusement ne voulant pas être partie prenante du vote pour la loi du plomb, voudrait être absent, avoir piscine, ne pas se faire prendre la main dans le sac, que ce que nous regarderons, c'est ceux qui ont le courage de venir en séance et de voter contre comme des députés que je vous demande d'applaudir, Sandrine Leer, Pascal Lec et d'autres qui ont eu le courage déjà de voter contre la motion de rejet. Nous avons besoin d'élargir ce cercle des députés qui sont de ce qu'on appelle le socle commun, ce que vous voulez qui vont voter contre la loi du plomb.
Et puis la troisième la dernière chose que je voudrais dire, c'est qu'on doit comprendre ce qu'on a en face de nous. On a en face de nous un trumpisme à la française. Et la tactique du trumpisme qui a été largement théorisée par les ingénieurs du chaos, c'est ce qu'on appelle flood the zone. c'est qu'en fait il y a une régression spectaculaire par jour et nous on est d' au mur sur la défensive et on sait plus où donner de la tête et à peine qu'on est en train de se mobiliser pour dénoncer quelque chose qu'il y a encore un autre quelque chose qui est scandaleux et cetera.
On doit comprendre que c'est ça qu'on a en face de nous et nous y apporter une réponse mobilisée, structurée en choisissant quel est le point faible chez l'adversaire, quel est le combat que nous pouvons gagner parce que nous sommes majoritaires dans l'opinion publique. Et à mes yeux, ce combat actuellement, c'est celui de la santé environnementale et du combat contre les pesticides.
[Applaudissements]
Delphine Batho