24 octobre : "Un degré bien inférieur à ce qu’on a connu la semaine dernière" (Michel Klein)
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:23Fait
« On est quand même un degré bien inférieur de ce qu'on a connu la semaine dernière »
- 3:39Chiffre
« la préfecture de police de Paris évalue à 110000 le nombre de manifestants aujourd'hui à Paris »
- 5:49Chiffre
« 410000 personnes selon la police, plus de 800000 selon la CGT »
- 9:10Fait
« s'il dépasse les 5 % de déficit dans le budget il risque une crise financière »
- 9:30Fait
« les taux d'intérêt de la dette française ont augmenté nettement »
Temps de parole
- ?100 %
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repartir sur le terrain cette fois à Marseille retrouver notre envoyé spécial Loï Gazar avec Django Duran où la situation se tend. J'ai l'impression que l'on voit un feu à votre caméra feu de poubelle. Effectivement la situation qui est assez he depuis quelques minutes. On est place des réformés un petit peu plus haut cette place des réformé là où avait démarré la manifestation à 14h. Manifestation autorisée par la préfecture et là depuis quelques instants, la situation est compliquée. On voit en action en ce moment même les 100entors de la gendarmerie. Vous savez, ces véhicules mis en avant notamment par le ministre de l'intérieur pour gérer les mouvements de foule qui traverse cet incendie allumé par des manifestants il y a
quelques instants. Les manifestants qui sont un peu plus hauts euh et ces éléments qui sont un peu plus hauts dans la rue où nous nous trouvons et qui pour le coup joue un peu au jeu du chat et de la souris avec les gendarmes ici à Marseille. C'est vrai qu'on a eu une après-midi assez calme, une manifestation euh bon enfant qui a duré 1 he à la fin de ce cortège. La situation s'est un peu euh tendue puis les manifestants ont été euh dispersés. Certains se sont retrouvés au réformés là où avait donc commencé la manif. J'ai l'impression qu'on a perdu le son avec notre envoyé spécial sur place. On a toujours l'image, on voit ce feu de poubelle. Alors euh nous sommes à
Marseille sur ces images. Noémy Schulz, c'est un feu de poubelle. C'est peut-être impressionnant mais dites-moi si je me trompe, ça reste quand même relativement contenu les les heures que l'on voit ce soir. Oui, très clairement. Si c'est la seule dégradation de de la journée à Marseille. Alors encore une fois là là on on rentre dans la soirée. C'est-à-dire que il faut voir aussi maintenant si c'est un peu le moment de bascule où ça peut dégénérer. Il faut que les gens euh si les manifestations se se disperent et qu'on n' pas des petits groupes que qui qui se mettent à à arriver et à et à se disperser dans la ville avec euh des volontés de euh de commettre des euh des dégradations ou des des ou des pillages, euh ça sera effectivement une une réussite et euh et ce feu de poubelle
sera vraiment anecdotique au regard de ce qu'on a vu la la semaine dernière. Euh on a le sentiment à ce stade que les choses pourraient euh qu'on est sur des fins de manifestation des assez classiques avec des euh un peu de d'affrontement entre euh certains manifestants et euh les forces de l'ordre. euh et que euh ça les les policiers et les gendarmes ont l'habitude de le gérer. Euh Laurent Nunz annonce qu'il va prendre la parole euh dans 25 minutes, dans une petite demi-heure. Euh on peut on peut aussi se dire que s'il avait des inquiétudes, il attendrait peut-être un peu avant de de s'exprimer puisque si c'est pour faire un bilan de la journée et pour se féliciter de du fait que les choses se sont bien passées, il faut quand même s'assurer que il y a pas de risque que
ça dégénère que ça dégénère ensuite. Voilà. Maintenant, j'ai pas une boule de cristal, je peux pas vous assurer de comment ça va évoluer. Mais ce qu'on voit, c'est que à Marseille, c'est une effectivement une poubelle qui a pris feu et quelques quelques affrontements. À Paris aussi, un point de de blocage au niveau du cours de Vincè avec, nous dit la préfecture de police de Paris, environ 500 casseurs qui s'en sont pris aux forces de l'ordre. une tentative de pénétrer dans une concession Audi, mais des forces de l'ordre qui sont intervenues rapidement et les en ont les en ont empêché et ce qui a permis des des dégradations. Donc les les forces de l'ordre qui sont en train encore de de manœuvrer pour tenter d'interpeller les fauteurs de troubles et de terminer la dispersion de
cette manifestation dont on répète hein qu'elle s'est passée dans le calme alors qu'il y avait énormément de monde puisque la préfecture de police de Paris évalue à 110000 le nombre de manifestants aujourd'hui à Paris entre la porte d'Italie et la porte de Vincen. [raclement de gorge] On va se connecter avec Michel Clin ancien patron CRS du grand test. Michel Quin qui est en direct en visoconférence avec nous. Je rappelle que vous êtes commissaire honoraire et que vous avez été jusqu'en 2023 le directeur zonal des CRS du Grand Test. Bonsoir Michel Clin. Euh que vous inspirent ces images que l'on voit ce soir, vous qui avez l'habitude de ces questions de maintien de l'ordre, est-ce que vous êtes plutôt rassuré quant aux images qu'on voit ce soir pour l'instant ?
Oui. Alors, rassurer oui et non puisque toute la journée les choses se sont très très bien passées comme vous l'avez vu. On a eu des image sur votre antenne de compagnie de CRS et de et de gendarmer immobil qui avaient le casque à la ceinture parce qu'ils accompagnaient une manifestation sur un itinéraire autorisé et tout se passait pour le mieux. Et une fois de plus, en fin de manifestation, on a le regroupement de de des ultras euh des radicaux qui sont des extrémistes violents et qui s'en prennent aux forces de l'ordre et qui commettent des casses. Alors, on peut le regretter ça maintenant globalement, on est quand même un degré bien inférieur de ce qu'on a connu la semaine dernière et le professionnalisme des des policiers et des gendarmes engagé permet quand même
de contenir cette ces événements. Et malgré tout, on peut regretter que que les fins de cortège se terminent de cette manière-là. Vous restez avec nous Michel Clin parce qu'on va suivre continuer de suivre ce qui se passe en direct à Paris, à Marseille et un petit peu partout en France. Sofian ALouf, on parlait tout à l'heure de la réponse politique qu'allait pouvoir apporter le gouvernement. Est-ce que avec une mobilisation aussi importante, je rappelle les chiffres, 410000 personnes selon la police, plus de 800000 selon la CGT. Donc à savoir à peu près autant de manifestations que la semaine dernière alors qu'il y a la pluie, alors que c'est les vacances scolaires, alors qu'il y a eu les événement de la semaine dernière qui peuvent faire peur à qui
auraient pu faire peur à certains manifestants, on voit qu'il y a une forme de détermination du mouvement social. Est-ce que le gouvernement va devoir mettre des facto la main à la poche ? Vous avez raison. C'est en fait c'était un peu le pari sans doute du gouvernement et de ce qu'on entendait. Voilà, effectivement c'est les vacances, il pleut. Il fait froid, ça va dissuader. Les images du 17 octobre évidemment ont marqué un certain nombre de personnes et quand on regarde dans le détail à part à Lyon où effectivement la la mobilisation semble être euh bien moins importante, la plupart dans la plupart des grandes villes effectivement et bon on est à peu près ISOIO par rapport à la semaine dernière. Donc ça prouve bien que malgré le risque qu'il pouvait y avoir, il y avait du monde
dans la rue avec en plus cette nouvelle date, celle du 5 novembre où les syndicats continuent de vouloir se mobiliser. Ça peut laisser effectivement la petite musique s'installer d'une colère sociale et et de gens dans la rue qui disent "Mais en fait, on est 500000 600000, vous prenez les chiffres que vous voulez selon les syndicats ou la police et en fait on n'est pas que quelques casseurs dans la rue." Et donc effectivement, il va falloir donner une réponse. Certains syndicats vous disaient cette semaine, c'est évidemment terrible ce qui s'est passé pour le 17 octobre, mais effectivement c'est un peu comme les gilets jaunes. À partir du moment où les lieux de pouvoir ont été plus ou moins pris pour cible et puis il y a eu de la casse, et ben c'est vrai
que le gouvernement à l'époque en 2018 avait fini par répondre. Et donc là, il se passe un peu la même chose. Les syndicats disent bah peut-être qu'on aurait pas eu les rendez-vous qu'on a eu cette semaine avec Matignon, avec le ministère du travail s'il n'y avait pas eu toute cette casse, ce qui est on peut juger évidemment ça très triste, mais c'est vrai qu'il y a une avancée et que les syndicats disent et ben on est reçu et on discute sur les questions de pouvoir d'achat. Enfin Laurentrin, au-delà de la réponse sécuritaire qu'on a vu de la part du gouvernement, ça y est, il va falloir qu'il qu'il lâche du son et trébuchant. Mais oui, je pense parce que j'aiécouté notre ami Boulou et je voudrais exprimer un amical désaccord parce qu'il se fait l'écho des gens qui disent "ça sert à
rien de manifester pacifiquement, donc il faut passer à la violence pour obtenir des résultats." C'est pas ce qu'il a dit, je crois. Il a dit que c'était je je je précise, il a dit que c'était la non, il a dit que c'était la philosophie de certains depuis Jean-Pierre Rafarin. Il se fait l'écho de ces gens-là. Pas qu'il était d'accord avec ça. Non, non, je sais bien mais je pense que ces gens-là se trompent. C'est c'est faux de dire que les manifestations ne servent à rien. Avant les manifestations euh il était pas question de toucher un parcours après les manifestations, il est question de le réformer. Donc un résultat quand même fallu 3 semaines de mouvement des lycéens. Oui, d'accord. Bah oui, mais c'est mais mais s'il y avait eu personne dans les rues, s'il y avait eu que des casseurs,
ça n'aurait servi absolument à rien parce que le le le corollaire de ce que je dis, c'est à quoi sert la violence, quels sont ces effets ? L'effet politique principal, c'est de renforcer le parti de l'ordre, c'est-à-dire politiquement les gens qui sont les plus attachés à l'ordre à laation notamment pas que le Rassemblement national, la droite, l'extrême droite ont un discours de de de légalisme et de et de respect absolu de de la légalité anti manifestant et et c'est ça que c'est ça l'effet politique de la violence. Mais est-ce que le meilleur moyen d'éviter cela finalement mais c'est c'est d'être nombreux ? alors aelà d'être nombreux mais est-ce que le meilleur moyen d'éviter ça c'est pas que le gouvernement apporte une réponse politique et qu'est-ce qui qu'est-ce qui
on a parlé de parcours suporter encore le gouvernement puisqu'on disait qu'il a les mains liées par contre gouvernement le gouvernement comme tout autre gouvernement d'ailleurs est placé devant une situation très compliquée parce que s'il dépasse les 5 % de déficit dans le budget il risque une crise financière parce que là c'est plus c'est plus une théorie là c'est ça devient euh C'est pas proche mais c'est possible puisquon voit bien que les les taux d'intérêt de la dette française ont augmenté nettement. On voit que les ce qu'on appelle les CDS, les Credit Swap enfin c'est des contreassurances sur le défaut. On on le taux a doublé depuis quelques jours doublé. Donc le le gouvernement se retrouve dans une situation très difficile sur le plan
financier. S'il ne tient pas ses engagements sur le budget, il risque vraiment le le la thrombose. Et le il y a qu'une seule solution à cela, c'est de changer les priorités budgétaires. Ça c'est le c'est le c'est le comment dire le c'est la tâche du parlement qui doit réduire certaines dépenses pour donner une priorité à l'éducation et à la jeunesse.