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Podcast / conversationSophia Chikirou· 13 juillet 2026 125 minAutoproduitActualité / polémiqueLogementInstitutions & électionsSolidarités & familleTravail & emploi

Le grand debrief des 100 jours

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 54 %Défensif 16 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Sophia ChikirouFait
    « Nous sommes un groupe d'opposition et nous sommes plusieurs groupes d'opposition dans les conseils d'arrondissement. »
  • 6:00Sophia ChikirouFait
    « On nous traite d'abord avec une hostilité dont on ne mesurait pas l'ampleur, enfin la dimension au départ. »
  • 12:00Émile MeierFait
    « C'est un mandat qui est à la fois très local évidemment. Nous sommes d'abord des élus locaux, c'est-à-dire qu'on est d'abord au service des habitantes et des habitants de leur de leur problèmes du quotidien. »
  • 14:00Émile MeierFait
    « On a cette chance dans notre groupe d'être à la fois neuf élus au conseil de Paris, mais d'être une trentaine d'élus d'arrondissement. »
  • 16:00Émile MeierFait
    « L'exemple des cours oasis, c'est quelque chose qui nous a beaucoup frappé parce que c'est notre collègue Rodrigo Arenas qui a appelé l'attention dessus. »
  • 24:00Cédric PanisiFait
    « On est interpellé par des électeurs qui sont très contents et je pense qu'il y a beaucoup d'attente de ce côté-là. »
  • 28:00Julie CamionkaFait
    « On essaie de se faire au maximum les relais de des problématiques rencontrées par les habitants. »
  • 30:00Julie CamionkaFait
    « Il y a une révision du règlement intérieur qui est prévue pour le prochain conseil d'arrondissement qui va prévoir beaucoup de restrictions de des droits de d'expression de l'opposition. »
  • 32:00Raphaël KnoucheFait
    « On ne perd pas de vue pourquoi nous sommes élus et par qui nous sommes élus. »
  • 36:00Céline VerzelettiFait
    « On nous reproche souvent d'être un peu rude dans nos interventions ou de parler très vite ou d'essayer d'aller mais en fait nous on court après le temps parce que notre temps est très limité. »
  • 38:00Céline VerzelettiFait
    « La droite a beaucoup de temps de parole et comme elle a rien à dire, elle l'utilise quasiment pas. »
  • 40:00RolandChiffre
    « Ils ont acheté un terrain très important pour 70 millions d'euros sans conditions suspensives et qui ne respecte pas le PLU bioclimatique. »
  • 0:15Locuteur 1Fait
    « On a réussi quand même à amener à nous les écol. dire on arrive un peu à décomplexer que ce soit les communistes ou les écologistes sur un certain nombre de sujets. »
  • 0:45Locuteur 1Fait
    « Ils ont fait quand même adopter la citoyenneté d'honneur pour les Palestiniens. »
  • 1:15Locuteur 1Fait
    « Ils ont rien fait encore. Ils ont rien fait encore mais ils ont été obligés de dire là au dernier conseil d'arrondissement vous avez raison on va attaquer en justice l'État pour manquement. »
  • 3:30Locuteur 1Fait
    « Ils veulent nous diaboliser pour faire croire aux gens que c'est une incongruité. »
  • 5:30Locuteur 2Fait
    « On a déposé un vœux pour une résidence seiore parce que il y a insalubrité cafar et cetera ils ont couru à cette résidence et ils ont été sauvés à découvrir les voilà exactement. »
  • 7:00Locuteur 3Fait
    « Le le nouveau Paris populaire, les insoumis, les verts populaires au conseil de Paris, c'est une incongruité, ça devrait pas exister et il faut baler tout ça mais ils arriveront pas. »
  • 9:30Locuteur 4Fait
    « La mission d'information, elle va servir. Moi moi j'attends rien du tout en réalité de cette mission d'information. »
  • 17:30Locuteur 7Fait
    « Il y a une grève du SAM social depuis 15 jours. »
  • 18:00Locuteur 7Fait
    « On s'est battu contre les fermetures de classe dans le 19e. On arrive parfois à obtenir des ouvertures de classe. »
  • 19:00Locuteur 8Fait
    « Il ne dialogue pas avec nous sur nos sur les sur les portes sur les positions politiques qu'on défend. »
  • 22:00Locuteur 11Fait
    « Dans le 20e arrondissement le maire s'appelle Éric Pèz il est de place publique c'est le pote à Luxman et c'est tout le rendement du 20e arrondissement. »
  • 0:15inconnuFait
    « nos quartiers sont isolés. Nos quartiers euh les anciens, on les appelait les fantômes. »
  • 0:45inconnuFait
    « il y a des bailleurs qui mettent la pression. Oui. Qui mettent beaucoup. »
  • 1:00inconnuChiffre
    « une famille composée d'une mère et un enfant qui payait peut-être 100 € 200 € de charge, je se retrouve avec des régules de 900 1000 1100 €. »
  • 7:00inconnuFait
    « ils sont très bien entre eux en tout cas. Et pour toi ce premier mandat premier mandat de ta vie ? »
  • 9:00inconnuFait
    « le PS vote contre, ils ont demandé une suspension de séance. Le PS vote contre et le PC vote contre aussi. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans cette émission, le grand débrief des 100 jours. Alors en fait, on va parler des 100 premiers jours des élus du Conseil de Paris et des conseils d'arrondissement de Paris. Des élus Nouveau Paris Populaire.

Nouveau Paris populaire, on se regroupe à la fois des élus de la France insoumise du comité Adam Troré et des verres populaire que mon voisin ici là Émile Meier représente. Alors le conseil de Paris et les conseillers d'arrondissement à Paris, ce sont environ 35 élus. Et depuis que nous sommes élus, c'est-à-dire depuis fin mars, nous avons déjà organisé, participé, animé quatre conseils d'arrondissement, quatre réunions des conseils d'arrondissement et déjà trois conseils de Paris.

On prépare le 4e qui aura lieu à partir du jeudi 15 juillet. Alors, pourquoi cette émission ? On va commencer par planter un peu le décor.

Cette émission, c'est la première que nous organisons de la sorte, mais il y en aura d'autres. Cette émission, son idée c'est rendre compte de nos 100 premiers jours d'action, de travail, de représentation en tant que nouveaux élus dans les conseils d'arrondissement et le conseil de Paris. Vous savez que la France insoumise considère que la commune est le premier échelon de la démocratie citoyenne, de la démocratie locale, mais aussi, faut le dire, de la démocratie représentative parce qu'il y a d'autres formes de démocratie qui sont aussi très importantes.

Donc il y a ce premier régelon de démocratie représentative, mais il y a tout ce qui est la démocratie, on pourrait dire sociale, la démocratie citoyenne, la démocratie des conseils de quartier et de toutes les et et de la démocratie directe aussi, on peut imaginer puisque nous nous la défendons en tout cas à travers l'intervention des citoyens via le référendum, via les pétitions et cetera. Donc c'est vraiment une émission qui est conçue et imaginée par nous euh pour que l'on parle de notre travail, de ce qu'on fait, des difficulté aussi qu'on peut rencontrer dans le cadre de notre mandat et dans la relation que nous avons avec la majorité. Parce que vous le savez, à Paris, nous ne sommes pas dans la majorité.

Euh nous sommes un groupe d'opposition et c'est vrai que cela signifie et ben contrairement à ce que certains pourraient penser, cela signifie énormément de travail, beaucoup de travail. Mais avant de vous présenter tout cela, je voulais introduire Émile Meier donc qui est mon coprésident du groupe au Conseil de Paris. Alors avec Émile, on peut dire que nous venons de passer 100 jours de travail intense après une campagne de 6 mois.

Euh donc ça va bientôt faire 1 an que la ville de Paris occupe nos nuits, nos jours, nos weekends. Salut Sopia, bonjour tout le monde. Écoutez, ravi de de faire cette première émission avec vous.

Euh [grognement] je suis content que on organise ça parce que le mandat de Paris est un mandat passionnant. C'est un mandat qui est à la fois très local évidemment. Nous sommes d'abord des élus locaux, c'est-à-dire qu'on est d'abord au service des habitantes et des habitants de leur de leur problèmes du quotidien.

C'est nous la porte d'entrée, mais euh c'est aussi euh une ville immense, hein, comme vous le savez, avec euh un budget de près de 12 milliards, 55000 agents. Et donc, en réalité, on couvre à peu près tous les champs des politiques publiques et donc euh euh bah on a on arrive à la fois à être sur des gros dossiers un peu macros. Là, on va annualiser le budget supplémentaire au prochain conseil.

On en dira évidemment un mot, mais on est aussi tous les jours sur le terrain à visiter des logements sociaux insalubres, à essayer d'arranger une histoire de terrasse et cetera. Et ce qui est bien, c'est qu'on arrive à faire le le lien entre les deux. Et ça, c'est aussi grâce, il faut le dire, aux élus d'arrondissement.

On a cette chance dans notre groupe d'être à la fois neuf élus au conseil de Paris, mais d'être une trentaine d'élus d'arrondissement. Donc moi je dis toujours, on est un grand groupe avec toute tout plein de couleurs politiques. Il y a aussi des des candidatures citoyennes.

Euh tout ce petit monde. Alors qu'est-ce qu'il fait ? Bah je je l'ai un peu dit en intro.

C'est d'abord de mon point de vue le terrain, le terrain, le terrain. C'est là que on doit rendre service aux gens et c'est aussi là que on va chercher des infos pour voir ce qui fonctionne ou ce qui fonctionne pas dans nos politiques publiques. Moi je je pense que c'est d'abord ça la couche numéro 1.

On voit l'écart qu'il peut y avoir entre la communication officielle de la mairie de Paris, du maire de Paris et la réalité. Ah bah c'est très concret [raclement de gorge] sujet là en ce moment avec les canicules. Il y a eu une grosse communication pour dire on ouvre le canal Saint-Martin à la Bignade, la ville est prête et en fait quand on est au contact des directeurs d'établissement scolaires et des parents d'élèves, d'où l'importance d'être en permanence au contact des gens et ben vous visitez les écoles et vous vous rendez compte que rien n'est fait et on s'aperçoit même que certaines choses qui ont été faites finalement ne fonctionnent pas.

L'exemple des cours oasis, c'est quelque chose qui nous a beaucoup frappé parce que c'est notre collègue Rodrigo Arenas qui a appelé l'attention dessus. Il est allé dans des écoles avec cours oasis et il a constaté les choses en prenant tout simplement la température dans ses écoles et il a dit bah en fait la cour oasis face à la canicule ça marche pas. Ça marche pas.

Ben alors après je sais pas pour certaines où ça doit être peut-être agréable pour les pour les élèves quand ils sont dedans mais en tout cas en aucun cas ça règle le problème de la chaleur dans les classe et c'est pas parce qu'on gagne deux ou trois degrés dans la cour que on peut faire cours ensuite dans les classes. Et ça ça nécessite d'aller sur le terrain de s'en rendre compte et c'est encore une fois c'est aussi ça qui est passionnant parce qu'après on a tout de suite le conseil d'arrondissement ou le conseil de Paris bah pour faire écho à ces problématiques et dans la préparation de ces conseils parce que ça c'est une autre partie de notre fonction et alors on le voit peu hein mais c'est beaucoup de temps évidemment de travail de des délibérations. Alors, les délibérations, c'est les petites lois, on va dire, les petits règlements qui sont qui sont passés par le maire de Paris.

Et sur chaque délibération, ça peut être une subvention pour une association comme ça peut être le financement d'une grosse infrastructure, comme ça peut être un projet immobilier et cetera ou de la police municipale, et ben forcément nous on a un projet puisque je rappelle qu'on a été élu sur le projet du nouveau Paris populaire et ben des fois ça va dans le sens du projet et c'est bien mais très souvent ça va pas dans le sens du projet et c'est notre rôle bah de faire un projet alternatif, un contreprojet sous forme d'amendement, de vœux et cetera. Et justement pourquoi Émile dit que c'est notre rôle ? Parce que vous l'avez bien compris, je l'ai rappelé, j'ai planté le décor dès le début, c'est que nous sommes un groupe d'opposition et nous sommes plusieurs groupes d'opposition dans les conseils d'arrondissement.

Et la particularité que nous avons, c'est que nous sommes une opposition de gauche dans des assemblées qui sont dominées par une alliance entre le Parti socialiste, les Europe écologie les Ver et le Parti communiste. Et donc c'est assez spécial d'être opposant à gauche. Alors vous pourrez vous dire bah peut-être que vous avez moins de travail de ce fait et ben détrompez-vous.

Malheureusement, Malheureusement pour nous et pour les Parisiens surtout et bien on a souvent, il faut le dire, l'impression d'être face à une majorité macroniste parce que on nous traite d'abord avec une hostilité dont on ne mesurait pas l'ampleur, enfin la dimension au départ. On n'imaginait pas que pour des gens comme Lamia Larage ou Emmanuel Grégoire, avoir des insoumis aurait été à ce point insupportable. Je me rappelle encore pendant la campagne, ils ont tout fait et Emmanuel Grégoire jurait que il n'y aurait pas d'insoumis au Conseil de Paris, qu'il nous empêcherait d'être au 2e tour.

Nous avons été au 2e tour et nous avons eu des élus et ils ont beaucoup de mal à s'y faire, beaucoup de mal à l'admettre. Nous, on le voit là au conseil de Paris à tel point on vous parlera tout à l'heure de leur projet de modification du règlement intérieur qui, on va pas vous le cacher, est une révision qui est anti-Li. Mais avant de vous parler de cela, je disais souvent on a l'impression d'être face à des macronistes parce que c'est ce que ce qui remonte des conseils d'arrondissement aussi, de nombreux conseils d'arrondissement.

On nous dit, on nous décrit euh du mépris de alors souvent du mépris politique mais aussi du mépris de classe. Euh on a même des camarades qui nous ont dit vraiment qu'elles ont subi du sexisme dans la façon d'être traitée dans certains conseils d'arrondissement. Et puis nous on voit au conseil de Paris qu'on a euh une volonté directe d'Emmanuel Grégoire et la mia à la rage de nous combattre comme si nous étions leurs principaux adversaires.

Il faut dire que l'opposition de droite, la traditionnelle opposition de droite qui est là depuis 25 ans autour des LR et cetera. Bon plusieurs petits groupes de centre droit macronisme peu importe. Enfin, cette opposition de droite est assez molle et nous on vient casser cet entre sooiooi qu'on a dénoncé.

C'est un entreois depuis 25 ans. Ils avaient pris leurs habitudes, mauvaises habitudes, il faut bien le dire. Et notre arrivée perturbe ce jeu-là.

Elle le perturbe parce qu'elle challenge pour prendre cette expression que vous devez connaître. Mais en fait, elle met au défi la majorité PS, ELV et PC. elle la met au défi de d'appliquer des promesses et de mener une véritable politique sociale et écologique.

Donc euh on a aussi une hostilité sur des grands sujets où là vraiment l'affrontement est terrible. Émile en sait quelque chose parce que Émile il incarne et il porte chez nous tous les sujets qui sont de la protection du patrimoine des Parisiens pour empêcher la vente à la découpe qui est en train d'organiser Emmanuel Grégoire. On essae aussi, on se bat pour empêcher la privatisation de l'espace public.

Alors là, les logiques de cette majorité socialiste avec ses satellite, ça sa logique, c'est vraiment une logique macroniste quoi. C'est le le projet public privé, la place du privé, les entreprises, ça dérange pas qu'il y ait de la publicité partout dans les rues de Paris. Ça va, ça passe.

On comprend même pas comment les écologistes qui sont dans de cette majorité acceptent cela. On le voit sur ce sujet-là, on le voit aussi sur le sujet du logement. Alors là, c'est assez incroyable, mais quand nous on se bat pour dire il faut baisser les prix des loyers à Paris, donc il faut mettre en place un plan pour baisser les prix des loyer à Paris à commencer par les logements publics, ceux sur lesquels on a la main.

Là, c'est tout l'inverse comme politique qui est mené et on a l'impression d'une politique où on prétend faire du logement social alors que la plupart du temps, c'est du logement euh avec des loyers qui sont pas accessibles à la majorité des Parisiens mais qui sont réservés finalement à une classe moyenne supérieure, on va dire et et ainsi de suite. C'est un des sujets sur lesquels on a vu à quel point il nous était parfaitement hostile, c'est que nous nous avons décidé depuis que nous sommes élus à chaque conseil de Paris de parler de la Palestine et nous avons déposé des vœux pour accorder la citoyenneté d'honneur à Francesca albanaise par rapport au à l'acharnement et au harcèlement dont elle est victime au niveau international, mais aussi à un juge de la Cour pénale internationale, un juge français, Nicolas Guillou, qui lui aussi est victime de représailles pour avoir délivrer un mandat d'arrêt contre Benjamin Netaniaahou. Enfin, vous voilà sur ces sujets-là, pareil, on a une vraie hostilité et des vraies stratégies d'affrontement avec eux.

On va pas trop tarder, on va passer au sujet suivant. Avant, juste avant de passer au plateau et de recevoir nos premiers invités, Émile, jeudi, non, mercredi, mercredi 15 juillet, on commence la séance sur le budget. Est-ce que tu peux nous en dire deux mots, s'il te plaît ?

Et ben oui et d'abord pour commencer à pour remercier vraiment nos collaborateurs, nos collaboratrices parce que j'ai dit qu'on était un groupe de 30 mais tout le travail aussi en amont et le budget c'est un gros travail c'est grâce à c'est grâce à eux que nous sommes prêts. Alors budget de juillet 2026, normalement quand le maire ou la maire vient d'être élue, il fait son budget supplémentaire. C'està-dire en gros, il envoie un signal que dire voilà mes priorités, celles que j'ai défendu pendant la campagne l'écologie, c'est le logement, c'est la police et peu importe lesquelles, j'ai mes priorités politiques et ça doit forcément se traduire parce que si je peux dire ça c'est le sujet qui m'intéresse si on n'y met pas des moyens et financiers, humains et cetera.

Et donc nous, on attendait ce budget euh supplémentaire mais comme le lait sur le feu parce que c'était euh tu le disais souvent euh en conseil un peu le moment de vérité. Euh est-ce que tout ce qui a été dit pendant la campagne euh va être traduit ? Bah là, je dois vous dire euh déception, déception, déception parce queen fait c'est ce que c'est un ISO budget.

ISO budget, c'est-à-dire qu'en gros rien ne change. Et donc toutes les priorités qui sont pas des petites priorités hein, le périscolaire refondre totalement le la filière du périscolaire, la rénovation des écoles, euh la création de parc et jardin pour rafraîchir la ville, la qualité des logements sociaux. On sait que c'est une catastrophe à Paris tout ça.

Nous, on s'attendait à avoir des lignes budgétaires en plus ou des recrutements en plus. et ben rien du tout vraiment si vous ça vous intéresse, vous pouvez nous suivre et vous verrez que pas une ligne supplémentaire. Si je veux être tout à fait honnête, il y a 12 millions d'euros d'ajouter pour les écoles mais 12 millions, il faut savoir que lorsqu'on rénove une classe, c'est 100000 €.

Donc euh en gros, vous mettez à peu près, j'avais j'avais fait un calcul, c'est euh moins moins d'une école sur 5 aura une classe rénovée. Oui, c'est ça. Et puis c'est surtout que ces ces 12 millions d'euros sont retirés sur d'autres lignes budgétaires pour être placé ailleurs.

C'est-à-dire, on n'est pas sur une augmentation du budget, on est vraiment sur on fait un budget constant en quelque sorte et donc on enlève sur une ligne budgétaire pour mettre sur une autre. on on récupère un peu de sous comme ça, mais euh on va voir comment le débat va se passer à partir de mercredi euh sur ce sujet-là. Il faut savoir aussi que le la discussion sur le budget euh a été euh par la décision du maire très contrainte dans le temps.

C'est-à-dire que vous avez peut-être déjà entendu à l'Assemblée nationale les débats limités dans le temps. Là, on est sur ce qu'on appelle débat organisé. On a que 2 heures de débat.

Donc notre temps de parole sur le budget à nous groupe Nouveau Paris Populaire, c'est 7 minutes pour analyser des centaines de pages budgétaire. On en reparlera. On n' pas fini d'en discuter.

En tout cas, on va passer à nos premiers invités. Merci Émile, on te retrouve un peu plus tard. Nos invités vont entrer en plateau.

C'est un plateau au cours duquel nous allons parler des conseils d'arrondissement, de comment ça se passe là où nous avons des élus. Nous avons des élus alors que je me trompe pas dans le 10e, 11e, 12e, 13e, 14e. Ensuite, on a des élus dans le 18, 19 et 20 et dans Paris Centre.

Donc la plupart d'entre eux a pu se libérer pour être là ce soir. Donc, c'est une bonne nouvelle parce que vous allez les voir les uns après les autres. J'appelle tout de suite.

Alors, ils vont venir sur le plateau, c'est Léa, Raphaël, Cédric, Julie. Et donc juste pour qu'il puisse s'installer, je vous propose de regarder une petite vidéo qui vous montre un peu un best off de nos interventions. À tout de suite.

Mais je trouve inadmissible qu'Emmanuel Grégoire ne soit pas là sur le sujet qui aujourd'hui n'est pas juste une petite affaire et un petit scandale et une petite crise à traverser. Nous rappelons que l'éducation est un investissement pour l'avenir. Une bonne partie des étudiants étrangers que nous accueillons sont des chercheurs qui resteront en France demain.

Que vous aviez l'information depuis 2015, qu'avez-vous fait ? Où est la responsabilité politique ? C'est la panique générale à l'hôtel de ville.

On refait tous les comptes. On sait pas comment s'en sortir, on s'arrache les cheveux. Le fait d'installer un dispositif d'urgence de sanitaire mais également d'hygiène à proximité des campements de personnes sans abrid.

Mais vous pourriez aussi dire nous nous dresserons du côté des victimes d'homophobie dans cette ville. Moi en 2026 je sais toujours pas ce qui a été fait à part quelques brumisateurs dans l'espace public. Comme Michel en situation de handicap 4e étage sans ascenseur 24 ans d'attente zéro solutions ont été proposées.

Paris n'est pas à vendre. Nous n'avions pas compris que c'était à Boloré. Je réjouis donc qu'il y a un scrutin public parce que ça va permettre à tout le monde de prendre ses responsabilités.

Je n'accepterai pas vos provocations. La majorité fait l'autruche et incapable de se remettre en cause. On va en faire un axe fort de notre mandat.

Le personnel du PS scolaire alerte aussi depuis longtemps sur les conditions de travail de pratiques détestables. La société Next City aurait-elle obtenu des garanties administratives d'obtention purgé de tout recours ? Il reste coincé dans la bande de Gaza, toujours sous blocus israélien.

Aujourd'hui, j'ai besoin de continuer mes études. Aucun rêve n'est possible à Gaza. On est comme dans une prison.

La sécurité ne se construit pas en terrorisant les citoyens mais en garantissant les libertés publiques. Cela renvoie un signal désastreux, celui d'un mépris pour le monde du travail et ses représentants ainsi que les organisations syndicales. Mais que vaut un droit si les centres ferment, si les professionnels manquent, si les délais s'allongent et si les moyens ne suivent pas ?

Pensons à toutes celles qui ont vu leurs paroles minimiser, leurs douleurs contestées. Si vous ne payez pas les heures supplémentaires, si vous ne prévenez pas les gens, ce n'est pas correct. Je ne suis pas d'accord pour que les agents soient ainsi traités.

Voilà, on est de retour. Merci beaucoup. Alors, on accueille sur le plateau Léa Pitor.

Léa Pitor, elle est là, pardon, du 19e arrondissement, conseillère d'arrondissement. On accueille Raphaël Knouche qui est là du 13e arrondissement. Si on peut les montrer à l'écran on voilà Raphaël et juste à côté de lui, il y a Julie Camionka du 14e arrondissement.

Bonjour. Voilà. Et Cédric Panisi Paris Centre à côté de Léa.

Bonjour. Ça va ? Ça va très bien.

Vous êtes un peu impressionné d'être sur ce plateau ? Alors moi je le connais ce plateau parce que lors de la campagne, quand est-ce qu'on s'est installé ici avec la France insoumise ? C'était je crois en 2021.

Euh on avait euh j'avais contribué on va dire à à monter ce plateau. Donc je le connais bien, il a beaucoup évolué depuis. Je remercie d'ailleurs Sacha qui est à la réalisation et qui s'est occupé de tout pour que tout se passe bien.

Je remercie Matthéo et Charlotte qui sont des militants qui sont venus nous maquiller. Alors c'est pour ça que on a ça va hein, on a [rires] on a bonne mine et tout. Et puis bien sûr, je remercie Inesse, Carl et Clément qui sont les trois personnes qui travaillent avec nous au conseil de Paris qui ont énormément travaillé pour qu'il y ait des magnétos et pour qu'on puisse essayer de de faire une belle émission.

Alors moi je vais vous poser des questions toutes simples les camarades. On va commencer par toi Léa. Comment c'est d'être élu pour la première fois de ta vie ?

Je pense oui. Oui, c'est la première fois. Ben en fait, il y a quelque chose d'assez euh en fait de responsabilisant [grognement] parce que j'avoue que moi ma boussole comme ça l'é pour tous les autres élus de l'arrondissement, c'est un peu de se faire le relais des luttes et des revendications qu'il y a dans le 19e.

C'est comme ça que je considère fonder ma légitimité en tant qu'élu. Donc donc en fait, on se sent oui en responsabilité de bien retranscrire ces luttes là. On le fait, on le on le fait par toute une panoplie d'action, que ce soit en se rendant aux mobilisation, en participant au process de décision de la de la décision politique dans la lutte.

Donc notamment comme Roland l'a fait en créant le collectif de lutte pour la fondation Croiss Simon en participant aux âgés et évidemment en retranscrivant et le rapport avec les gens depuis que tu es élu parce que tu étais militante les filles avant, tu avais déjà une relation dans ton quartier avec pas mal de gens. C'est différent depuis que tu es élu ? [grognement] Euh ben ce qu'il y a de différent, je dirais c'est que notamment par exemple si je me rends à une mobilisation, il va y avoir un facilitant pour parler ben par exemple avec les organisatrices, les organisateurs parce qu'on sait qu'il y a une débouchée, il y a une débouchée derrière qui est que on peut porter ce sujet-là ensuite en conseil d'arrondissement et pareil pour les Rivrenes et les Rivrins qu'on rencontre. pas plus tard que samedi, je faisais un marché en tant que militante et il y a une dame qui a des problèmes d'insalubrité dans son logement comme c'est le cas de beaucoup de gens à Paris.

Et là, ben on peut dire que justement on est élu et que on peut on peut appuyer cette demande par un courrier. Voilà, par Et comment ça se passe avec la majorité ? Avec le maire ?

C'est qui ton maire là-bas ? Alors nous le on va pas lui faire de la pub hein, c'est juste pour [rires] Nous le maire c'est François Dagot. Il est de Il est du PS, c'est ça ?

Il est du PS. et il est très hostile à l'égard de la présence des insoumis en conseil d'arrondissement. Donc c'était la chose peut-être un peu impressionnante au début mais finalement finalement en fait ça nous rend que plus combatif euh au final et c'est vrai qu'il est très méprisant avec nous en conseil d'arrondissement.

Ça se traduit comment son mépris ? Euh ben ça se traduit déjà par des petites phrases, par le fait que il essaie de réduire notre temps de parole au maximum par assez beaucoup de de phrases acerb et et en fait ce qui soutend ça c'est de dire queon n'est pas légitime à exister tout simplement. On dérange, on dérange leur leur système, leur entoi [grognement] et ça tu le tu le constates l'impression que euh parce que la droite, il y a une droite dans le 19.

Alors, il y a une droite mais euh c'est une droite d'accompagnement du [rires] PS. Euh franchement, il y a que il y a vraiment que nous qui nous opposons et euh et c'est pour ça que c'est parfois dur parce que voilà, on est on se sent parfois un peu seul contre contre tous. En même temps, la droite est pas prête à nous soutenir sur les causes que l'on rela parce que comme tu décrivais tout à l'heure, la question du problème dans le 19e en ce moment, c'est catastrophique avec les chaleurs, les fortes chaleurs.

Euh le les logements sociaux sont vraiment pas du tout adaptés. C'est une catastrophe. Il y a même des situations dramatiques, hein, où il y a des gens qui sont euh euh là, on va le voir, on va on va commencer à à accompagner les gens d'un point de vue judiciaire, on va dire les choses.

C'est-à-dire, on va on va commencer à organiser le dépôt de plainte pour l'inaction aussi bien des bailleurs sociaux que de la ville parce que les gens risquent leur vie et ça ça c'est du réel. Et donc tout à l'heure, on me parlait d'une femme qui est décédée d'une pneumonie qu'elle a attrapé à cause de son logement assalubre. Donc, il y aura un dépôt de plainte.

Enfin, il faut agir, on peut pas continuer à laisser faire. Donc c'est vrai que souvent on est seul mais du coup on vient aussi perturber cette espèce de de communication dont ils avaient l'habitude. Ouais, tout à fait.

C'est là où en fait on se sent utile, c'est que ben en fait on va pointer les hermandes de la mairie et dans le 19e, il y a des problèmes structurels notamment de sans-abrisme, d'extrême vulnérabilité de de consommation de drogue. Et ça en fait leur leur et à quoi sert le Parti communiste là-dedans ? Ben nous parce qu'il moi je les entends dire ah mais nous on est la on nous qui sommes très à gauche une fois il y en a une qui a dit ça dans l'hémicycle la plus à gauche de l'hémicycle elle avait dit ils servent à quoi dans ce genre de de conseil nous alors il y en a il y a il y a une il y a une conseillère d'arrondissement communiste qui porte toujours un vœu un peu sans abrisme par conseil mais honnêtement les communistes du 19e ils ont ils se rangent beaucoup derrière la majorité et les brèches qu'on peut avoir c'est plus avec certains élu des vers, voilà où on commence à pouvoir petit à petit construire des choses ou en tout cas on porte des sujets que oseraient pas porter et ils peuvent nous appuyer par la suite.

Donc c'est ça qui est intéressant aussi c'est de voir que nous on fait un peu le paratonire des choses qu'ils pas faire mais que petit à petit ça peut faire peut-être avancer la lutte et et certains sujets quoi. Merci Léa. Alors et toi Cédric à Paris centre tu as un super mare là-bas. [rires] On l'adore chez les assoumis.

La chance. Alors benarissance ça se passe bien et comment il s'appelle ton maire ? Le maire c'est velle et euh mais ça se passe bien dans le sens où déjà ben je suis très fier.

Le seul élu d'opposition. Exactement. Exactement.

Il y a que des élus de Majou ? Non, il y a il y a trois élus de de droite et une une élu qui est centriste. Voilà.

Après, c'est tout c'est la droite aussi. Ouais. Ouais.

Ils sont ils sont ils sont les mêmes. [rires] C'est bon. Après, c'est une droite classique.

On a on sait qu'il y a plein de choses sur lesquelles on n'est pas d'accord. Donc les choses sont assez faciles à décrypter. Donc déjà pour moi, c'est une grande fierté parce que pour rebondir sur ce que tu disais tout à l'heure, c'est vrai qu'on est interpellé par des électeurs qui sont très contents et je pense qu'il y a beaucoup d'attente de ce côté-là.

On a pas mal de gens qui viennent me voir qui me disent "Ah bah on est très content, il y a ça à faire, il a ça à faire." Oui. Oui.

D'avoir une, tu veux dire, ils sont très contents d'avoir une opposition de gauche. Oui. Et puis d'avoir aussi un élu insoumis, vraiment insoumis quoi.

C'est quelque chose qui leur qui leur plaît parce que bah c'est tout nouveau apparissance. Et toi, c'est quoi les sujets sur lesquels tu montes beaucoup ? Parce que tu me dis ça se passe bien avec Ariel Veille.

Tu tu es sérieux ? Alors alors on va être on va être vrai sur ces moi le sujet que je porte le plus c'est ceux sur lequel on a beaucoup combattu. Logement bien évidemment, périscolaire, petite enfance.

Et euh contre toute attendre, le plus dur, ça reste avec la majorité et avec les adjoints plus qu'avec directement. Il y a euh c'est toujours les mêmes problèmes, c'est qu'ils sont d'accord sur le fond. Ah oui, on est d'accord avec toi, c'estàd que oui, c'est formidable.

Mais après, il nous faut un catalogue de mesures qui ont été prises et qui sont inefficaces. Donc l'argument, c'est toujours de dire "Bon ben, je note ce que vous avez fait mais il faut avouer à un moment que c'est pas efficace. prenons le problème à le corps, osons dire que c'est pas efficace et trouvons des solutions.

Et ça le PS en est incapable. Ça commence à on commence à avoir un bon écho avec justement les écologistes et on a aussi des communistes qui commencent à s'abstenir sur certains vœux qui commencent à J'ai eu dernièrement un amendement qui a été adopté donc ça c'était incroyable. une petite victoire une petite victoire mais petit à petit voilà on commence à en tout cas ce que tu nous dis ce que vous nous dites déjà tous les deux c'est que le fait qu'il y a une opposition de gauche oblige quand même la majorité à bouger et et et donc on a cassé l'entreo qu'il y avait auparavant et je pense qu'il y a aussi par rapport au dans la majorité il y avait peut-être un petit peu de faut dire les mots un petit peu de peur de se positionner et vu que nous ben on se positionne on a on a pas cette crainte là d'aller sur des sujets est brûlant et ben je pense ça décomplexe un petit peu certains partis de qui sont dans la majorité et qui peuvent nous rejoindre sur des combats.

Donc ça c'est vraiment des points qui je pense sont positifs mais qui vont prendre du temps et surtout quand on est seul c'est difficile de se retrouver à pouvoir faire passer un vœu. Donc mais j'ai bon espoir. Voilà, j'ai bon espoir et en tout cas tu te bats beaucoup parce que toi tu étais déjà engagé dans ton arrondissement avant notamment dans les sur les question sur la petite enfance.

Ouais exactement. Donc on continue on continue ces combats-là. Je j'essaie de mener euh du mieux que je peux les combats que je mène.

C'est difficile quand on est seul parce qu'on peut pas on peut pas courir plusieurs lèvres à la fois. Mais voilà, j'arrive à à bien retourner mes combats, à bien m'agancer en fonction des conseils et euh je pense qu'il y a une bonne efficacité parce que ça bouge les on obtient des réponses, on obtient certaines choses dont on avait eu aucune réponse pendant des années. Je pense notamment à l'école archive et euh donc les choses avancent.

Voilà, on a tout tu dis plutôt voilà en 4 mois, tu as réussi à poser même à toi tout seul euh un changement déjà de d'ambiance et de de contexte de travail. et tu arrives à avancer. Et puis alors ce qui est très drôle c'est que tu tu dis que le maire Ariel Veille qui passe son temps à nous qualifier de tous les noms des pires insulte dans les médias finalement avec toi il te traite pas matin midi et soir d'ici.

Alors [rires] je vais être on a eu un débat justement par rapport à la la citoyenneté d'honneur accordée au peuple civil de Palestine et j'ai entendu un discours derrière que je ne pense c'est pas impossible. Donc je pense qu'il y a un changement aussi qui s'opère euh et voilà et de ce de ce côté un changement opportuniste. Donc [rires] oui voilà on n pas on n'est pas on n'est pas dup il faut pas attention on va pas tomber dans dans le piège mais en tout cas toi tu vas défendre les sujets parce que Paris centre est confronté à plusieurs difficultés quand même déjà en terme de logement de de coût de la vie et de prix du mètre carré de et puis aussi de vendre du patrimoine parce que Paris Centre c'est quand même l'endroit où la ville de Paris va régulièrement pour dire allez ça on vend ça on vend pour faire rentrer des sous Exactement.

C'est là c'est là où je pense le problème n'est pas encore n'a pas été encore euh vraiment posé pour le moment mais je pense qu'à la rentrée, on va avoir beaucoup de problèmes de ce type là et là va falloir là le vrai bras de fer va s'engager. Euh c'est vrai que les loyers bon on l'a vu, je travaille avec un collectif de Rivin notamment des gens qui ont des trous dans leur plafond depuis plusieurs mois, des trous dans le plafond, dans le salon. Heureusement, ben voilà, j'ai déposé plusieurs fois le même vœu pour demander que quelque chose soit fait.

Ça a bougé. Heureusement, l'adjointe est allée les voir. Euh le la régie a voulu s'en occuper et tout.

Donc ça avance. Là, tu agis avec les moyens de de l'éluc, c'est-à-dire le vœu, l'amendement, tu écris des courriers et cetera et puis si ça bouge pas, on passe à la publicité. C'est-à-dire on met sur les réseaux sociaux, on fait de la communication.

C'est ça que tu Exactement. Après le voilà les ce combat là en tous les cas pour ces rivrins là il a été c'est une petite victoire aussi parce qu'il y a eu la la mairie s'est bougé ils ont été voir mais voilà il [raclement de gorge] a fallu poser deux fois le même vœux se faire rejeter deux fois auon un peu en français voilà ouais moi je doute pas de ça merci Cédric alors Julie Julie elle est élue dans le 14e arrondissement c'est son premier mandat aussi alors dans le 14e vous avez une situation je sais pas combien d'élus vous êt on est deux vous êtes deux élus d'arrondissement. Deux élus insoumis.

Rodrigo Arenas c'est moi. D'accord. Et ça se passe ben moi je partage ce qui a été dit par les Cédric.

C'est assez c'est assez responsabilisant. En tout cas, on essaie de se faire au maximum les relais de des problématiques rencontrées par les habitants, relayé par les collectifs, des sujets de lutte locale. Je trouve que on a autant un enjeu à essayer d'obtenir des victoires qui sont compliquées étant donné les positionnements de la majorité que aussi les forcer à à mettre à l'ordre du jour certains sujets et forcer à se positionner sur leur sur ces sujets et à se justifier de leur action politique ou de leur inaction politique vis-à-vis de et des conséquences que ça a sur les habitants.

Et comment ça se passe avec la majorité là-bas ? Est-ce que la les relations sont tendues ou plutôt correctes ? Vous avez mis beaucoup de temps à voir vos locaux, enfin votre bureau, pouvoir tenir votre permanence.

Les relations elles sont elles se sont un peu détendues, elles étaient plus conflictuel en tout début de mandat. Je trouve qu'elles sont plus lisses avec la mère Karine Petit et le groupe écologiste et un plus tendue avec le groupe socialiste qui bah pareil se comporte de manière assez méprisante à chaque conseil d'arrondissement. Qu'est-ce qui supporte pas les socialistes quand vous vous exprimez c'est quoi leur réaction ?

Moi, j'ai j'ai pas j'ai pas le temps de suivre les conseils d'arrondissement. Ils sont pas toujours filmés, ce qui est un problème d'ailleurs démocratique. He moi, je trouve ça absolument scandaleux que les conseil d'arrondissement soit pas toujours filmé et retransmis en direct pour les habitants ou que les habitants puissent pas s'exprimer dans les conseils d'arrondissement au moins par une prise de parole, hein.

Euh ben enfin, je suis totalement d'accord. Toi, c'est le cas, ça se passe comment ? Tout ça se passe, c'est retransmis, c'est c'est enfin le public peut participer au conseil d'arrondissement et peut même intervenir sur les sujets à l'ordre du jour.

Il y a pas une révision du règlement intérieur justement pour mettre fin à cette Alors, il y a une révision du règlement intérieur qui est prévue pour le prochain conseil d'arrondissement qui va prévoir beaucoup de restrictions de des droits de d'expression de l'opposition notamment en terme de d'amendement de vœux, de temps de parole et aussi des restrictions dans les prises de parole du public même si elles sont maintenues. L'argument donné par la majorité c'est on a quand même peur que des militants politiques de la France Soumise viennent s'exprimer en tant que citoyens dans leur rendition. Qui leur fait peur ? vraiment notre Non mais c'est c'est un vrai sujet parce qu'on a l'impression que on vient briser l'UR entre soi, on a une autre manière de faire que la leur, ça c'est indéniable mais parce que nous on n'est pas des des des professionnels de du mandat d'élon pas des professionnels de la politique hein.

Certains Raphaël, tu as combien d'années derrière toi de politique ? Moi, j'en ai un certain nombre aussi, ça va quoi. Mais on n'est pas des des professionnels de l'accumulation de mandat depuis 25 ans et cetera de cet entre soi.

Alors, on on arrive avec notre façon de perturber et du coup, il change les règles du jeu entre guillemets par rapport à nous. Totalement. Et on a l'impression qu'ils n'ont jamais vécu d'opposition politique auparavant et que la droite n'a jamais fait de réel travail d'opposition en conseil d'arrondissement.

En tout cas, ils ont l' J'ai l'impression que parce que la droite n'a jamais été outrée par la politique menée parce que ils n'ont jamais pensé que c'était une politique de gauche radicale et de transformation écologique. Alors du coup la droite a dit bon bah finalement ils font comme nous hein. [rires] Non c'est exactement ils sont pas du tout opposés aux restrictions des droits d'opposition en tout cas dans ce dans le 14e arrondissement.

Euh le groupe LR a déposé un vœu en conseil d'arrondissement sur le depuis le début du de la mandature. Aucune question orale, ils sont jamais tous là. Le dernier conseil, ils sont partis au bout de 2h sur les 6h de conseil.

Donc vraiment ça les arrange qu'on de pouvoir justifier que qu'ils font pas de travail. Donc ils sont bien arrangés des modifications du règlement intérieur. Et alors pour les les élus du 14e, vous êtes deux.

Donc c'est alors Rodrigo est député aussi donc il a déjà une bonne expérience de terrain, il a déjà un bon réseau construit et puis toi avec Jean-Baptiste et plein d'autres he je peux pas citer tout le monde mais il y en a beaucoup dans le 14e. Ça fait plusieurs années que vous vous travaillez le terrain. Vous arrivez à faire ce lien toujours avec les luttes locales ?

Je sais que la réponse est oui parce que je suis un peu au courant des dossiers mais je te laisse un peu présenter. Oui totalement. Bah justement, on s'est fait on a essayé de se faire au maximum les relais de des luttes locales depuis le début du mandat, notamment des d'un collectif de locataires qui s'était monté pendant la campagne municipale avec quelques élus de la liste mais aussi des locataires des quartiers populaires du 14e arrondissement.

Donc sur ces sujets-là, on essaie de porter au maximum le fait que il y a beaucoup d'habitants dans le 14e arrondissement aussi qui vivent dans des conditions de vie tout simplement indigne dans les logements sociaux de la ville de Paris qui sont en attente de rénovation depuis des années et lorsque les renaions elles sont elles sont réalisées, elles sont elles s'accompagnent de maltraitance, on parle de volets qui sont retirés en pleine canicule. Mais j'avais visité pendant la campagne, tu te rappelles, j'étais venu, c'était honteux. Il y avait eu des rénovations qui avaient été faites, ils avaient installé des balcons et en fait les gens pouvaient pas aller sur le balcon parce qu'il y avait des trous entre le l'immeuble et le balcon.

C'était pas sécurisé. Alors que ce soit pour un animal domestique ou pour un enfant ou pour une personne un peu en mobilité réduite ou en difficulté, c'était alors du coup il ils ont des balcons qui ne leur servent à rien. Ils n'ont plus de volet.

Hm. Alors ça c'était terrible parce que moi c'est on était en hiver, les gens me disaient l'été prochain ça va être le cauchemar [raclement de gorge] parce que le soleil arrive en face et les gens appréhendaient l'arrivée de l'été et nous on avait tout fait pour intervenir avec Rodrigo et d'ailleurs on annoncera lors du prochain conseil de Paris le lancement d'une plateforme voilà j'en dis pas plus mais on va agir concrètement et [grognement] parmi les autres sujets qu'il y a dans le 14e arrondissement il y a beaucoup de problèmes de de logement et il y a d'autres sujets qui remontent particulièrement. Oui, bon c'est des sujets qui reviennent, je pense aussi dans les eaux d'arrondissement, mais autour de l'école évidemment, il y a des préoccupations au sujet des violences dans le périscolaire qui vont pas épargner évidemment les enfants du 14e arrondissement, mais aussi tous les manquements de la ville en matière de bah de remplacement recrutement des AEM qui sont de la compétence de la ville de Paris, de travaux de rénovation et d'entretien des écoles qui sont pas réalisées qui mettent en danger les enfants.

Nous, on a une école dans le 14e arrondissement où pendant plusieurs mois, il y avait des ascenseurs qui étaient en Pam et où les enfants qui sont à l'IME, donc l'Institut médico-éducatif pouvaient pas venir dans leur classe où ils étaient scolarisés pendant plusieurs mois. Ils ont pas maintenu de lien avec leurs enseignants, avec les enfants de leur classe. Euh voilà, évidemment le l'impréparation face à la canicule, ça a été un sujet qui a énormément touché les enfants, les enseignants, tous les personnels des écoles dans le 14e arrondissement aussi.

Et sur des sujets plus spécifiques au 14e arrondissement, on a on a eu une mobilisation au sujet de la fermeture du centre d'accueil de crise Ginette Amado qui est un centre de de santé en en soin de santé mentale qui permettait de faire de la prévention avant d'avoir recours à des urgences psychiatriques qui sont déjà saturées qui a été fermé le weekend dernier et ça en conséquence évidemment des ben des choix budgétaires du gouvernement. qu'on a vraiment un décalage entre le discours qu'ils tiennent, la communication Instagram là d'Emmanuel Grégoire, je l'appelle le maire Instagram parce que c'est c'est vraiment regardez beau, regardez ce que je fais, je suis un mec de terrain et cetera et concrètement il va voir ce qu'il arrange quand ça l'arrange, pouf, il revient. Zoran Mamdani, il fait pas comme ça Emmanuel hein.

Zoran Mamdani, il passe à l'action en vrai. Il va chez les gens pour de vrais. Il fait pas semblant hein parce qu'il copie la communication de Zal Mamdani en en mode maire de terrain.

Mais la réalité c'est celle-là quoi. C'est encore un lieu de santé mentale qui est plus qui ferme tout en disant on fait de la santé mentale la cause de la mandature, la cause et cetera. Mais ça c'est c'est vraiment les les mêmes travers que les macronistes.

Allez, on passe à Raphaël. Raphaël, élu du 13e arrondissement. Alors Raphaël, vous le connaissez déjà Raphaël Knouche puisqu'il est déjà conseiller régional et là il est conseiller d'arrondissement.

Et alors comment ça se passe chez vous ? Et ben, ça se passe il avait un sacré maire en plus là-bas. Oui.

Oui. Alors ça se passe bien. D'abord on est trois personnes, donc trois élus avec Christophe et et Nathalie.

Donc ce qui donne aussi euh en fait un peu de facilité aussi pour agir ensemble. C'est vrai que c'est plus facile quand on est un collectif que quand on est tout seul. Après, je dois reconnaître qu'ussi l'expérience d'élu régional a servi, c'estd compris pour connaître un peu comment ça se passe dans les délibérations, de comprendre un peu un peu le le jargon hein finalement de d'un conseil.

Donc c'est vrai que ça a été utile. Après, comment ça se passe ? Mal pour être honnête, mal parce que je me reconnais un peu dans tout ce qui a été dit avant.

D'abord, on ne perd pas de vue pourquoi nous sommes élus et par qui nous sommes élus. C'est-à-dire qu'un mandat en fait, c'est finalement comme une délégation quand c'est un délégué de personnel hein. C'estàd que les gens compent sur vous pour les représenter et pour représenter des idées parce que les gens ne votent pas pour vous parce que vous avez une belle chemise ou parce que vous avez un beau sourire mais votent pour vous parce que il y a des idées que vous portez, un programme que vous portez et que ils se sentent retrouvés dans ce programme.

Donc ça c'est important euh mais ça se passe mal parce que on a une majorité euh donc avec un maire euh je sais plus s'il est socialiste en fait en vérité enfin il a beaucoup oscilé entre PS et Macron et cetera pendant des années. Mais en tout état de cause euh ce que je constate deux questions principales sur lesquelles on a des grosses divergences. La question du logement parce que là aussi il voit ça et je pourrais détailler un peu plus tard comme quelque chose en gros où ils font déjà du bon travail et qu'ils voi pas ce qu'il pourrai faire de plus.

Et deuxième question très importante et je pense c'est là où on a un vrai clivage avec ces gens, c'est les questions de l'argent public et des services publics de manière générale. L'utilisation de l'argent public, on l'a vu sur les questions de crèche confessionnell auxquelles ils voulaient donner de l'argent dans les centres de santé, dans les services par exemple des impôts, ils ont refusé un un un vœu qu'on faisait sur le maintien du centre des impôts dans le 13e. Alors, ils disent qu'ils sont d'accord mais en fait il votent pas ce qu'on propose. et puis un sectarisme insupportable.

C'est que on voit bien que le centre de gravité de manière mécanique s'est déplacé juste avec notre simple présence et du coup la présence des insoumis dans ce conseil leur est insupportable. Je généralise pas parce que c'est pas vrai que ce soit le cas de tout le monde. En tout cas du maire, il est sur cette position là.

Il s'appelle comment ton maire ? Jérôme Koué. Ça fait combien de temps qu'il est maire lui ?

Euh 25 ans ou un peu plus. Ouais. [grognement] Et c'est surtout ce qui est incroyable, c'est que bon, c'est vrai que les résultats ont fait que ils ont été reconduits et ils ont ils ont été reconduits sur un programme de continuité avec Annie Dalgo.

Ils ont pas promis le changement ou le beauversement. Il a dit "La seule chose qui va changer, c'est la méthode. Est-ce que vous vous dites là globalement euh bon même si on éétait pas élu avant donc mais ce qu'on nous disait Didalco, est-ce que vous avez l'impression que on est sur des méthodes plus démocratiques, plus ouvertes, plus entreprenantes ?

Parce que moi, j'ai l'impression que Grégoire, il agit forcé, contraint et forcé. Un scandale, une promesse. Pouf, c'est étouffé.

Est-ce que vous avez l'impression qu'on est on est là-dedans très rapidement en un mot ? Oui oui, comme dis à la télé très rapidement en mot parce que j'ai l'oreillette là qui me dit "Sopia, tu as déjà passé le [rires] temps." C'est la politique de la hostine hein.

Ils attendent d'avoir un pneu crev pour mettre une brustine mais voilà de secours. Ouais. On m'a dit Sopia le conducteur à toi.

Attends, [rires] ça y est, on termine. Oui. Oui.

Bah nous, il y a aucun changement. ils se félicitent que c'est déjà assez ce qu'ils font alors que nous on a un des retours d'associations qui nous disent tout l'inverse. Donc qui m nous on préfère croire les association OPS qui gère la mairie depuis 25 ans et qui a laissé faire et que maintenant la ville est dans un état de délabrement certain sur des questions qui nous nous tiennent à cœur, le sansabrisme et cetera.

Nous dans le 19e, c'est criant quoi. Merci Julie. Ouais bah je partage exactement euh ce qui vient de dire en fait.

Dès qu'on fait des remonter des problématiques, euh la réaction qui qui nous est opposée c'est on fait déjà le nécessaire sans objet. Euh c'est ça c'est ça ouais satisfait. Vous pouvez retirer votre vœu.

Il est satisfait. Non non non non non on maintient le vœu. Attends.

Oui. Ben en fait c'est des partisans du statut coût. Euh c'est la preuve né.

On a proposé d'emblé euh des amendements au règlement intérieur. Il voulait strictement rien prendre. Il ne comprenait pas et on leur a dit que ça va avoir des conséquences durant le mandat.

Il ne comprenait pas qu'on propose une captation vidéo parce que nous on l'a pas. Vous l'avez pas vous ? Nous on l'a pas.

Il ne il ne comprenait pas qu'on puisse donner la parole à un collectif d'habitants qui vient par exemple sur une question. Bah la preuve la semaine dernière il y a eu un collectif d'habitants qui était très en colère excédé des conditions justement à cause de la canicule dans leur logement. Bien sûr ils ont accusé la France insoumise d'être la responsable de la présence de ces personnes-là et de les téléguider.

Donc comme si en fait moi j'ai expliqué aux gens de l'Amérique euh il me donnent beaucoup trop de pouvoir pour ce qu'ils pensent. J'en ai j'ai pas ce pouvoir-là de téléguider des gens. Bon [rires] prête Cor et donc voilà la question c'est ça c'est qu'en fait ils refusent tout changement de leur mode de fonctionnement finalement de leur entrre soi parce qu'avec la droite ça leur va très bien hein comme opposition.

Nous ils nous ont viré de la commission d'attribution des logements sociaux. Ah oui, ils ont donné les deux sièges à la droite pour pas nous avoir dans leur patte. On se pose la question pourquoi on se pose la question mais en tout cas on va suivre tout ça.

Merci infiniment à tous les quatre d'être venus apporter les témoignages. J'espère que ça donnera envie à plein de gens de se présenter sur nos listes à chaque élection et de de se faire élire comme conseiller d'arrondissement ou conseiller municipal parce que c'est un travail à la fois très prenant mais en même temps excitant et passionnant et puis on sert à quelque chose. On va passer au plateau suivant.

Alors, le plateau suivant, c'est pour parler du conseil de Paris. Donc, je vais recevoir quatre conseillers de Paris. Mais juste avant de les recevoir et pour permettre un changement de plateau, je vous propose une petite vidéo.

Nous accumulons les morts. Aujourd'hui, nous sommes face à une inaction climatique. [musique] On ressort d'une canicule qui a duré plus d'une dizaine de jours et on risque d'en avoir une autre au mois de juillet et peut-être encore une autre au mois d'août.

Quand on a les hôpitaux où il y a pas de climatisation, où il fait 35 dans des chambres avec des patients qui viennent d'être opérés qui sont gravement malades, et bien il faut qu'on change le logiciel. Et changer de logiciel et bien c'est planifier des travaux. Et puis il faudra mettre l'argent qui est nécessaire.

Euh sont à la rue et avec Utopia 56, on est là pour réclamer des logements que ces ces gens, ses familles, ses enfants euh aient un logement et coulé de l'eau d'extérieur rentrent de vers l'eau d'extérieur. Ils sont venus bouger soit des trous mais toujours encore humide. et en particulier chez les bailleurs sociaux.

Vous me faites état de témoignages qui montrent bien que l'attention qui est pertée au locataires n'est pas au niveau des exigences que nous devons avoir envers la mobilisation des services publics pour donner un logement digne aux habitantes et aux habitants de notre capitale. La canicule a montré clairement les insuffisances. L'hiver qui va arriver montrera aussi l'état d'indignité dans lequel nous sommes.

Quand nous avons du logement social, c'est parce qu'il y a des locataires et nous devons sortir de ce système dans lequel ce sont les locataires qui sont au service des bailleurs sociaux. Quand je vois des politiques qui viennent sur vos plateaux en costume et en cravat, non, il faut avoir des vêtements amples. Monsieur Sioti, [musique] c'est pas un costard et une cravatte qui doit mettre, c'est une G là-bas, c'est plus adapté.

On reprend, j'avais Sachait signe depuis la régie. Alors, on accueille quatre conseillers de Paris. Là, on a tous été bien maquillés.

Je vous l'ai déjà dit, je crois, mais c'est assez impressionnant. Donc, on est content. Merci Matthéo, merci Charlotte.

Moi je trouve que c'est important de se sentir bien comme ça hein. Roland, tu as été super bien maquillé je [rires] trouve. On te reconnaît plus. [rires] Ma maman va t'enculer, hein.

Roland team, conseiller de Paris, élu dans le 19e arrondissement. Céline Verzeletti qu'on vous la montre à l'écran, élu dans le 20e arrondissement, conseillère de Paris, Sabrina Nourri. Alors tout au bout Sabrina Nori qui est élue dans le 11e arrondissement et Sonia Chaouche qui est élu dans le 8e arrondissement.

En fait tout le monde est élu sur la même liste de Paris [raclement de gorge] et qui est du comité Adama. Exactement. Tout à fait.

Voilà. Bienvenue [grognement] à tous les quatre. Et ben là on est sur un plateau un petite séquence pour parler ben vous parce que je crois que tous les quatre c'est la première fois que vous êtes élu sauf toi qui avais déjà eu une expérience d'élu municipal à Brittini.

C'est ça. C'est ça. Et sinon, tu avais déjà été élu toi ?

R ? Non, c'est la première fois. C'est la première fois.

Et donc alors Céline parce que Céline quand même c'est une vous la connaissez déjà les insoumis qui regardent la connaissent déjà les syndicalistes de la CGT la connaissent déjà. Elle a elle a un long parcours de de syndicalistes mais c'est ton premier mandat. Tout à fait.

C'est vraiment Alors, qu'est-ce que ça fait ? Bah c'est c'est très très différent un mandat syndical et un mandat politique. Alors, il y a des divergences, ça c'est sûr, il y a des choses qui euh qui se ressemblent.

Mais finalement, je dirais que bien évidemment mon expérience syndicale m'apporte beaucoup pour aborder ce mandat, mais il y a des il y a des choses qui qui arrivent encore à me choquer en fait et qui me surprennent dans le monde politique, mais là plus précisément au niveau des élus et du conseil de Paris ou du conseil d'arrondissement. Et pourtant, je suis habituée quand même à des confrontations assez rudes, à des réunions qui peuvent durer très longtemps avec les employeurs, avec des ministres. Et là, parfois, je ouais comme on dit souvent agréablement surprise, ben là je dois dire je suis désagréablement surprise par par Tu trouves que les rapports sont plus violents ?

Alors, pas forcément, mais par exemple au conseil de Paris et au conseil d'arrondissement, en tout cas nous dans le 20e, c'est la même chose. Non, c'est pas que ça soit violent parce que je m'attendais bien à une confrontation rude et ça serait bien normal, mais c'est justement l'évitement et la manière dont l'exécutif et la mairie nous traitent en fait et la la façon dont ils font pour ne pas nous laisser la parole, pour balayer des revers de main nos questions, ne pas nous répondre, vraiment éviter justement le débat de confrontation, éviter euh ne pas voter nos propositions de vœux mais uniquement par dogmatisme parce que parfois il y a quasi les mêmes vœux portés par d'autres groupes qui qui sont votés. On alors ça peut exister au niveau du syndicat et des ministères mais pas à ce point-là et de la man stratégie globale en fait qu'ils ont eu en et comment la la démocratie est maltraitée ça c'est pareil.

Euh ce qui m'a choqué par exemple, alors que ça c'est habituel, c'est le fait que on ait très peu de temps et que le le temps de parole soit en fait en fonction de la représentativité. Par exemple, dans un ministère, les organisations syndicales, quelle que soit leur représentativité, elles parlent de la même manière et si elles veulent parler, si elles ont besoin de parler 5 10 minutes pour exposer leurs problématiques, elles vont parler 5 ou 10 minutes. Là, c'est très c'est très calculé et ça change notre rapport en fait dans et notre façon de travailler nous-mêmes, le fait d'avoir de temps de parole.

On nous reproche souvent et ça jeis vraiment le dire aux gens qui nous regardent, c'estàdire on nous reproche souvent d'être un peu rude dans nos interventions ou de parler très vite ou d'essayer d'aller mais en fait nous on court après le temps parce que notre temps est très limité tandis que la majorité donc les groupes PS, ELV ou communistes ont beaucoup plus de temps de parole. Donc d'ailleurs ils l'utilisent jamais complètement tellement ils ont du temps de parole. La droite a beaucoup de temps de parole et comme elle a rien à dire, elle l'utilise quasiment pas.

Et nous c'est tout l'inverse, on n pas beaucoup de temps de parole, il est très contraint, très limité et on a beaucoup de choses à dire. Et du [rires] coup et du coup, on est obligé d'aller vite et parfois d'aller droit droit droite au but. En fait, on n pas le temps de de on pas le temps de de d'argumenter, de développer.

Par contre, là où je me je me retrouve bien dans le groupe nouveau paris populaire et ce que j'ai vécu dans le syndicalisme, c'est la combativité qu'il y a au sein du groupe. C'est comment on mène les choses de manière collective. Euh c'est le travail qui est fait et et le fait qu'on ne lâche rien et et qu'on on travaille, qu'on porte les choses jusqu'au bout.

Ça c'est quelque chose que j'ai vécu et que j'apprécie beaucoup et je dois dire qui est même encore plus fort là et je trouve que c'est important et puis moi j'ai été très fière d'être élu mais avec une grosse pression aussi parce que je trouve que c'est voilà c'est le le Paris populaire qui rentre dans le conseil de Paris donc ça nous enfin on a vraiment une grande responsabilité et ça c'est c'est quand même impressionnant même si il nous laisse pas faire en face je pense qu'on va arriver à faire des choses et ça arrive on a quelques victoires justement on a quelques que belles victoires dont on pourra parler au 3è plateau. On va en parler de Benah non, c'est non, on en parle là de nos victoires. J'ai même pas mes lunettes.

Attendez, je vais faire Ouais. Non, on est censé en parler là de nos victoires. Roland, [rires] tu en as une ou deux en tête. tu as fait adopter des trucs toi ?

Écoute, nous au conseil d'arrondissement, on s'est battu dans le 19e, on s'est battu contre un projet immobilier initié par Next City et ils ont acheté pour 70 millions d'euros sans conditions suspensives. Personne n'achète un un grand un grand qui a acheté pardon Nex City a acheté en bouché. Nexity, tu peux dire aux gens ce que c'est Nex.

Nex City, c'est l'un des plus grands promoteurs immobiliers de de la ville de Paris. L'actuelle directrice générale de Nexid d'ailleurs est travaillé avant à la ville de Paris et tu fais pas de diffamation de trucs comme ça et non mais non on sait jamais Ah pardon pardon pardon donc non je voulais juste dire que oui oui bien sûr bien sûr non bref et donc ils ont acheté un terrain très important pour 70 millions d'euros sans conditions suspensives et qui ne respecte pas le PLU bioclimatique. Et donc il y a eu un col bref c'est un truc hors la loi là h la loi parce qu'ils ont réussi c'est pas de la diffamation tu poses la question parce que non juridiquement on a on a des camarades d'urbanistes qui travaillent là-dessus ils ont saucissonné les certificats d'urbanisme pour pour échapper à pour échapper à certaines règles pour échapper notamment au pays élu bioclimatique qui qui était en vigueur juste après ces certificats d'urbanisme.

Enfin bref, ils ont ils ont ils ont jonglé. Il y a un collectif d'habitants qui attaque en justice ce projet immobilier. Et donc nous dès le dès le premier conseil, dès le 12e conseil d'arrondissement, on est monté au créneau là-dessus.

On a été assis seul et là récemment le groupe écologiste a a fait un vœu sur Next City, sur ce projet immobilier qui reprend nos points de vue et que qu'on a voté, qui a été rejeté par le Parti socialiste avec une très grande virulence mais là on voit qu'on a réussi quand même à amener à nous les écol. dire on arrive un peu à décomplexer que ce soit les communistes ou les écologistes sur un certain nombre de sujets. Moi j'ai remarqué par exle depuis qu'on est là, ils ont fait quand même adopter la citoyenneté d'honneur pour les Palestiniens.

Ils veulent toujours pas illuminer la tour Effel ou mettre le drapeau palestinien. Quand même pas, faut pas exagérer. Mais on a réussi à les pousser à ça.

Donc on a quand même quelques victoires qu'on peut revendiquer. Celle dont je viens de parler, celle que tu décris là. Oui.

Et puis aussi par exemple sur les l'hébergement d'urgence pour les pour les réfugiés. C'est vrai qu'on s'est battu là-dessus. On s'est battu ils ont rien fait encore.

Ils ont rien fait encore mais ils ont été obligés de dire là au dernier conseil d'arrondissement vous avez raison on va attaquer en justice l'État pour manquement. Oui mais non il refus de mais voilà mais voilà c'est ça que je voulais dire c'est que dans un premier temps c'est ça c'est toute la com ils disent ils annoncent oui oui on va le faire puis après oui mais on le fera seulement si finalement ils adopt un vœu comme ça nous ou ils adoptent les vux mais de toute façon il y a un vrai problème avec les vœux ça on s'en aperçoit maintenant c'est qu'on a même quand on arrive à faire adopter des vœux ils sont pas mis en œuvre il les concrétisent pas il les réalise pas donc il y a aucun suivi sur les vœux pour s'assurer que ils seront mis en œuvre donc même La volonté démocratique représentée par les élus s'arrête au moment du conseil, au vote et après on n'est pas au courant, il se passe rien derrière. Oui.

On va pas les lâcher. Non. Voilà, c'est ça qui c'est ça qui nous permet, ça nous permet de de d'enfoncer des coins, de mettre des pieds dans la porte et de ne pas les lâcher parce que moi je me retrouve dans ce que disait Céline, c'estd qu'ils nous font un procès.

Ils veulent faire croire qu'on est des intrus en fait. C'est pour ça qu'ils nous diabolisent. Ils veulent faire croire qu'on est des intrus, qu'on n'est pas capable, qu'on est incompétent et donc ils veulent faire croire à la population qu'on devrait pas être là.

C'est pour ça qu'ils veulent pas dialoguer, qu'ils veulent pas discuter de nos propositions. Ils veulent nous diaboliser pour faire croire aux gens que c'est une incongruité. Le le nouveau Paris populaire, les insoumis, les verts populaires au conseil de Paris, c'est une incongruité, ça devrait pas exister et il faut baler tout ça mais ils arriveront pas.

Bravo, c'est exactement ça. C'est la bonne analyse. Sabrina, comment ça se passe toi dans le 11e ?

Écoute, ça se passe, on va dire plutôt bien. J'ai l'impression d'être la mère du 11e. [rires] Oui.

Bah oui. Voilà. parce que on dépose un vœux et tout de suite ils prennent les choses en main.

Parce que vous savez, il y a un petit décalage he quand vous déposez les vœux et quand c'est voté au conseil d'arrondissement et bien ils ont le temps soit d'aller sur place par exemple on a déposé un vœux pour une résidence seiore parce que il y a insalubrité cafar et cetera ils ont couru à cette résidence et ils ont été sauvés à découvrir les voilà exactement et puis c'est pareil [rires] il s'en intéressent c'est pareil pour tout un tas de sujets donc en réalité on se dit que et ben si c'est comme ça que ça fonctionne et ben d'accord. Donc on va gérer la mairie du 11e avec nos vœux. Et donc chaque conseil d'arrondissement, on décide de qu'est-ce qu'on fait pour les gens et quand les gens viennent nous voir, on va dire et ben écoutez, on dépose un vœux pour vous et vous allez voir que tout de suite après vous allez avoir des nouvelles et c'est ce qui se passe.

C'est c'est génial. Donc il faut lancer l'appel à tous les habitants du 11e arrondissement. Vous adressz à Sabrina Nourri, conseillère de Paris, élu du 11e arrondissement au conseil d'arrondissement. aussi et vous verrez ça fait bouger le maire du 11e arrondissement et si vous avez un problème et ben nous on vous aide à trouver la solution.

Mais au conseil de Paris parce que là tu nous parlais de l'arrondissement. Oui au conseil de Paris. Bon l'entrée pour moi elle j'étais très ému parce que évidemment c'est un combat qui qui est qui est de longue date donc forcément notre entrée elle était significative et et donc pour moi c'était très très important.

D'ailleurs, j'ai déposé le premier vœu qui a été adopté, vous vous en souvenez, c'était le vœu sur l'audit pour le périscolaire. Donc c'est une victoire collective et c'est vrai que quand ça a été annoncé et quand il est adopté, j'ai pas réagi en vrai parce que je me suis dit "Ah bon ? Est-ce que c'est possible de qu'on adopte des vœux de de du MPP ?" Bah oui.

Et donc du coup ensuite on a commencé à les enchaîner et puis oui, c'est des victoires pour nous. C'est des victoires parce que on sort des sujets politiques parce que en réalité, je sais pas si vous avez fait la même analyse, on fait plus de politique dans cet hémicycle. Ce c'est une chambre d'enregistrement presque avec beaucoup de délibre très technique.

Ils s'arrêtent de parler de politique. Ils ont beaucoup de temps de parodes qui n'utilisent pas et je trouve ça très dommage parce que ça ce qu'on a constaté par exemple Emmanuel Grégoire passe très peu de temps dans l'hémicycle en séance. et il ne prend quasiment pas la parole.

Moi si j'avais été élu maire, tu vois c'est tes premiers conseils tes premières séances, tu expliques ce que tu vas faire dans chaque domaine. À chaque conseil, tu dis là j'ai un énorme sujet, voilà comment on va le traiter. Tu donnes ta vision, tu donnes ta méthode, la façon que tu vas mettre comment tu vas mobiliser les gens, comment tu vas mobiliser les agents du service public, comment tu vas mobiliser euh démocratiquement les organisations sociales, les associations, les parents, les citoyens.

Tu expliques lui alors là il n'a rien à faire il arrive il dit bon bah il lit un petit texte très monocorne d'ailleurs très monocorne il vous lit un texte on dirait pas qu'il est maire de Paris tu imagines être maire de Paris 2 millions d'habitants 12 milliards de budget capital une des villes les plus riches du monde et le gars il a rien à dire non mais c'est c'est c'est fou et puis bon pour revenir sur parce que bon on a un combat qui est périscolaire c'est c'est sûr j'ai j'ai beaucoup de sujets comme le logement qui arrive et cetera, mais le périscolaire c'était vraiment l'indicateur qui fait que ils ne veulent pas entendre parler de leur dernière mandature, ils veulent pas se rendre responsable de ce qui s'est passé. Donc il court derrière l'é missission d'information, il court derrière la convention citoyen de la mission d'information d'évaluation. Tu peux nous faire un petit point ?

Bah le topo, c'est euh pour moi la mission d'information, elle va servir. Moi moi j'attends rien du tout en réalité de cette mission d'information. Je pense qu'on va accoucher d'une souris parce qu'en réalité les membres qui sont qui sont essayent de justifier ce qui s'est passé et essay les membres PS et il y en a pas mal.

Et oui, ils ont ils ont bourré la la mission d'information d'élu le corpporteur est Alexandre Menucci que vous connaissez très bien. Il a son petit surnom. Voilà. [rires] Et donc c'est vrai que c'est vrai que c'est une mission où les questions même les questions qui sont posées sont pas à la hauteur de la mission et on va plutôt vers de la justification.

Alors juste pour expliquer aux gens la mission d'information et d'évaluation au conseil de Paris c'est un peu l'équivalent d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. A pas autant de pouvoir qu'une commission d'enquête mais c'est quand même censé organiser des auditions et pouvoir convoquer comme ça des directeurs, donc des fonctionnaires de la de de l'administration de la ville. auditionner des parents d'élèves, des collectifs, des associations, des syndicats, auditionner aussi des élus.

Sauf que là ce que nous décrit Sabrina c'est que dans cette MIE donc le la prés donc le président c'est non le la présidente est de droite donc parce que c'était une demande de la droite c'était un vœu de la droite cette MIE la présidente est de droite et le rapporteur c'estàdire celui qui va tenir le stylo donc rendre compte de ces auditions c'est donc un PS un membre du Parti socialiste. Et vous pensez bien que son objectif c'est pas de faire un rapport qui dise la vérité sur les les dysfonctionnements qui ont mené à la catastrophe. D'ailleurs, c'est les dernières questions qu'il a posé aux parents d'élèves qui étaient là vendredi matin, c'était Emmanuel Grégoire vient de faire des annonces, qu'en pensez-vous ?

On n'est pas là pour ça. Donc voilà, c'est pour ça moi je alors que la MIE, elle est censée porter sur une période qui est de 2014 à 2025 26 pour essayer de comprendre les dysfonctionnements, pourquoi les alertes n'ont pas été prises en compte et cetera. On passe à Sonia.

Sonia Chaouche. Alors Sonia, toi tu viens du collectif Adama, donc que tu on est une des fondatrices et donc tu as milité avec nous. Tu étais notre candidate dans le 8e arrondissement où tu as découvert d'ailleurs c'était quelque chose qui nous avait frappé pendant la campagne parce que du coup elle revenait du 8e, on connaissait pas trop et donc elle faisait tu faisais beaucoup de porte à porte là-bas et chaque fois qu'elle revenait elle nous disait là où je fais du porte à porte vous pouvez pas vous imaginer la misère.

H tu peux nous raconter comment de cette expérience de de campagne aujourd'hui au conseil de Paris ? Comment tu t'es adapté d'ailleurs au conseil de Paris ? Oui.

Alors merci Sopia. Oui, effectivement. Donc j'ai j'ai fait ma première expérience politique avec ces municipales, avec vous, avec le nouveau Paris Populaire dans le 8e.

Donc le 8e, c'est vraiment un arrondissement pour moi de passage. Je n'y avais jamais vraiment voilà euh comment dire habité ni même eu mes habitudes. Et du coup en faisant vraiment ces municipales, j'ai pu découvrir en faisant des portes à porte vraiment bah des familles, des habitants qui subissaient encore plus.

Je le notifie parce que dans un arrondissement comme le 8e, donc un arrondissement riche, c'est un peu les vitrines de la richesse parisienne de voir des habitants qui subissaient qui vivaient dans des dans de la précarité, dans des logements totalement insalubres et et mon dieu, quelle quelle violence en fait. Ça peut-être en fait quand on sort de ces habitations et qu'on voit finalement qu'il y a pas forcément de bah voilà de de structure aussi adaptée. Et là tu m'avais raconté que la mère du 8e il y a un moustique. [rires] La mère du 8e.

Alors c'est plus la même que celle fait remarquer là. Mais la mère du 8e, elle quand tu lui as parlé de la situation d'un certain nombre d'habitants, alors elle est pas Sonia n'est pas élue au conseil d'arrondissement, mais elle continue d'aller dans le 8e parce qu'elle a noué des relations avec les habitants là-bas. Et quand tu avais parlé à la mère du 8e de la situation des habitants du 8e, elle en revenait pas.

Elle n'en revenait pas non. Euh, elle savait même pas que dans son arrondissement, il y avait des gens qui étaient dans la précarité. Absolument pas.

Donc, c'est vrai que c'était un étonnement. Après, oui, c'est une sorte de déconnexion de toute façon hein. Euh pour autant euh elle a quand même été dans l'écoute de ce qui se passait.

Elle a été dans l'écoute, elle était dans l'écoute, elle est de droite mais elle était dans l'écoute. Elle a pu aussi sauver une situation de de comment dire de de professionnel restaurateur dans le 8e qui avait besoin d'une d'une terrasse en fait d'été que la mairie précédente n'avait pas pu accorder. Et donc avec les militants du 8e, on a voilà, on a œuvré pour qu'ils aient leur terrasse et ça a fonctionné parce qu'on a réussi.

Même pour les habitants du 8e arrondissement, sachez que d'avoir une opposition de gauche, de la vraie gauche, c'est important parce qu'on peut vous aider à améliorer votre les choses, à faire avancer vos dossiers parce que Sonia le fait là. Et donc votez pour nous dans le 8e arrondissement. [rires] Et alors, arrivé au conseil de Paris, ça a été comment pour toi ?

Tu étais une militante euh de enfin de de terrain et alors bah oui, je moi je suis quelqu'un qui vient pour le coup de la société civile, de l'éducation spécialisée parce que mon terrain c'est le social ça. J'ai 22 ans de en tant qu'éducatrice spécialisée du terrain aussi militant antiraciste avec le comité Adama. Et donc forcément pour moi, c'est une expérience toute nouvelle euh mais vraiment totalement formatrice.

C'est-à-dire qu'à la fois euh on découvre mais on apprend, on fait et euh je partage évidemment les opinions de mes camarades, c'est-à-dire qu'on se retrouve euh nous les gens de la société civile dans un dans une dans un écosystème où là on se dit "Mais c'est comme ça que se décide, que se font les choix politiques pour nos vies." Alors là c'est et c'est là ça c'est quelque chose d'assez frappant et c'est frappant parce que même moi en tant que ma mère de famille et du coup les sujets que moi je je porte avec le groupe et en tout cas au conseil de Paris qui sont des sujets liés à à la petite enfance l'enfance la jeunesse, les écoles que possède de la sociale à l'enfance donc c'est des sujets qui nous tiennent tous à cœur et et moi j'œuvre aussi en tant que représentante de parents d'élèves. Je vois aussi ce versant très violent à l'hémicycle des choix qui sont faits et de la façon dont c'est fait.

Donc c'est c'est-à-dire que l'espace démocratique de parole qui ne nous est pas attribué, qui selon un principe de prata de de nombre du nombre de groupes, c'est complètement délirant parce que là on se dit on ne peut pas défendre comme on le peut réellement les sujets, les habitants les en fait il y a pas de débat pour que les gens comprennent parce que ce qu'il faut savoir c'est quand vous intervenez on vous a donné un temps de parole, vous avez votre temps de parole, vous avez le chronomètre nous je peux vous assurer que 5 secondes ou 10 secondes avant la fin il commence déjà à dire que c'est fini, il nous il nous interrompt toujours et en fait il y a pas de réponse. Donc si vous interpellez, on ne vous répond pas et vous ne pouvez rien faire. Donc des fois c'est vrai que nous les insoumis, on ne comprend pas cette façon de faire, d'organiser le débat.

Alors vous allez nous dire "Ah mais les insoumis, ils crient beaucoup dans les mystiques. Mais parce que moi je ne comprends pas que vous êtes en responsabilité, vous êtes l'exécutif, le ministre ou l'adjoint au maire. On vous interpelle, on vous pose des questions, on le fait au nom des gens qui nous ont élu, au nom des habitants de Paris.

Moi, je cri. Répondez-nous. Bon sang.

Ah oui, moi je crie là. Je m'adresse à eux si jamais ils tombent sur cette vidéo. Ayez le courage de nous répondre quand on vous interpelle parce qu'on ne le fait pas pour en notre nom à nous.

Nous sommes élus. Nous nous prenons au sérieux le mandat d'élu. Nous pensons que quand nous sommes élus, nous sommes mandatés pour représenter et dire des choses.

Et vous, vous êtes là, vous êtes adjutif, vous devez comprendre que vous devez nous répondre. Je vous donne à chacun un la parole pour une conclusion. Victoire qui t'a marqué, moment qui t'a le plus marqué Céline, depuis que [grognement] tu es le travail c'est fatiguant, c'est beaucoup de travail.

Alors, c'est vrai que c'est beaucoup de travail vraiment. Mais euh je rejoins ce qu'a dit euh Sonia, c'est très formateur vraiment vraiment. Donc est très enrichissant d'une part parce qu'on est amené à rencontrer beaucoup de personnes que ça soit des associations, des habitants, des parents, d'élèves, euh des syndicalistes.

Donc ça c'est bien parce que euh ce qu'on porte, tu l'as dit hein, c'est quelque chose qu'on construit avec les gens donc et avec notre programme bien évidemment. Donc donc ça c'est beaucoup de travail et aussi il y a un travail un petit peu on va dire bureaucratique où il faut étudier les délibération et cetera et cetera. Donc ça c'est un peu plus fastidieux mais c'est important aussi.

Et quoi qu'il en soit, moi ce que j'aime bien c'est que aller chercher ce débat là, même pour l'instant s'il est refusé par le le l'exécutif, c'est pas grave, on va continuer et il faut qu'on aille les chercher ailleurs hein sur le terrain aussi des mobilisation, des rassemblements. La fois, on était sur un rassemblement pour protéger la enfin pour le maintien de la fondation d'œuvre de la Croissimon. On était avec d'autres élus.

Bon, il y a eu quelques confrontations parce qu'on leur a dit voilà ce que vous ne votez pas au sein de la mairie et des institutions. Euh et bien ça a des conséquences très concrètes sur la population et il faut avoir le même discours de dedans et et dehors ce que nous nous avons et là on les met un peu face à leur contradiction au niveau des des élus de la majorité en tout cas et ça c'est ça c'est important. On va aller chercher.

Moi moi j'aime bien ça aussi. Et après pareil, il y a eu justement un vœu qui a été adopté, c'était par rapport à la bourse du travail. Les bourses du travail, ce qui est très important aussi, c'est des l pour les travailleurs.

Euh tout à fait. Et bon voilà, c'est c'est des c'est des victoires. Après, il faut les suivre en effet pour que ça soit réellement impliqué mais c'est appréciable.

Merci Roland. Oui, moi c'est vrai que il ne dialogue pas avec nous sur nos sur les sur les portes sur les positions politiques qu'on défend mais néanmoins, moi ce que je trouve c'est que euh on arrive quand même à être des porte-vois. Il y a une grève du SAM social depuis 15 jours.

Céline parle de la fondation de la Croix Saint-Simon. On s'est battu contre les fermetures de classe dans le 19e. On arrive parfois à obtenir des ouvertures de classe.

Ce que je trouve intéressant, c'est ce lien entre euh la vie, le réel, le les grèves, les mouvements sociaux et nous qu'on peut porter à l'intérieur de ce conseil de Paris. Cette vie qu'on peut essayer de mettre que ne veulent pas voir comme tu disais, ils veulent pas voir la vie comme cette mère qui du 8e qui a découvert qu'il y avait des problèmes sociaux dans cet arrondissement. Et donc nous, on est là pour mettre justement cette être ces porte-vois de cette vie qui est à l'extérieur de cet hémicycle.

Et eux, ils veulent absolument faire comme si cette vie n'existait pas. Eux, ils vivent dans un autre monde, le monde de la com. C'est pour ça que je vous invite à regarder les les sessions du conseil de Paris parce que on se bat, on porte des projets politiques.

Mais regardez comment ces gens-là nient le débat démocratique. Regardez comment ces gens ou alors suivez nos comptes parce que des fois c'est long. C'est suivez nos comptes Instagram.

Oui, tu as raison. Ouais, suivez les comptes parce que moi je vais juste dire que c'est promis pour le prochain conseil, j'arrêterai un peu de crier. Merci [rires] mon oreille parce que Sonia est assise à côté de moi, il faut savoir.

Et moi je je m'exprime beaucoup et je crie beaucoup. Même quand j'ai pas la parole, je je crie beaucoup. Moi moi ce que juste que je voulais je voulais dire, c'est que euh ça fait quoi ? 3 mois 100 jours, on va dire 100 jours, ça fait 100 jours et moi quand je vais voir les gens, quand je m'exprime avec eux, quand j'ai des réunions, quand j'ai des rendez-vous, il ne il ne nous voit pas comme des opposants.

On fait on est dans l'opposition, on est une véritable alternative. Et moi, c'est ce qui m'a frappé quand je vois les parents d'élèves, quand je vois les gens dans les logements sociaux et cetera. Et ça c'est juste ça c'est juste pour moi une grande victoire.

On n'est pas les opposants de l'opposition de je sais qui. On est le projet alternatif et c'est pour ça qu'on va continuer dans cette direction. Sonia, comment pourrais-je dire mieux après Sabrina ?

Mais c'est tellement ça, c'est le bilan de ces 100 jours, c'est tout ce qu'on vient d'évoquer. Donc je vais pas être dans la redite. Mais pour ma part, c'est surtout cette force collective qu'on a réussi à construire tout le long de cette campagne et encore plus avec les collègues aussi des arrondissements avec nous au conseil de Paris. cette force collective, elle nous anime, elle nous anime déjà parce qu'on a un programme solide.

Euh et ça, je pense que ça dérange beaucoup euh de de voir qu'on a vraiment quelque chose de solide, qu'on est vraiment dans une réalité euh parce queussi on est tous différents et c'est ça qui est très fort d'ailleurs, on vient pas tous de la politique et nos différences, nos réalités de terrain font qu'on on s'approprie. Donc oui, il y a eu des petites victoires euh mais finalement pour moi la la plus belle des victoires, c'est tout ce qu'on porte au quotidien et tout ce qu'on essaie d'amener à chaque et conseil d'arrondissement et conseil de Paris. Merci beaucoup à tous les quatre.

On se retrouve mercredi. On sera pendant 4 jours au conseil de Paris. Mercredi, jeudi, vendredi, samedi et peut-être lundi d'après.

Peut-être, peut-être, peut-être. [rires] Euh et puis à chaque fois, c'est de 9h à tard le soir. Oh les cœurs, on est courageux et on va faire ce conseil.

Vous êtes prêtes ? Prêt. Demain, on va bosser.

Tuas tu as encore du travail ? Moi aussi. Oui.

J'ai [rires] encore plein d'interventions à écrire. Je me dis que j'ai vu gros. [rires] Oui, merci beaucoup.

Je vous propose de passer à notre 3è plateau. Notre 3è plateau et pour [grognement] et juste pour permettre le petit changement de plateau comme on fait là, Magnetto Serge à l'ancienne. Nous avons un problème démocratique.

Le maire de Paris veut limiter le droit des oppositions et des élus. Prochain conseil de Paris, euh nous allons voter pour le nouveau règlement intérieur. Le projet qui nous est euh proposé par Emmanuel Grégoire est un projet de régression.

C'est d'abord la réduction du temps de parole, [musique] quasiment 60 % moins de temps de parole pour les élus. Les droits des élus et en particulier le droit des élus minoritaires, des groupes minoritaires va être restreint. Et il faut savoir que à la ville de Paris, Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, a des pouvoirs exorbitants.

Euh c'est 12 milliards de budget, 55000 agents, un code des collectivités territoriales qui prévoit très peu de contrepouvoirs et finalement le seul vrai contrepouvoir bah c'est l'opposition au conseil de Paris et dans les conseils d'arrondissement. On est devant la mairie du 10e arrondissement et nous avons un énorme problème dans le 10e arrondissement. Comme dans les autres arrondissements, [musique] la majorité est en train de diminuer les droits de l'opposition.

Concrètement, je vais prendre le cas du 10e arrondissement et on le constate aussi dans d'autres arrondissements. On voit par exemple une limitation du temps de parole ou encore une limitation du nombre de vœux que peuvent poser [musique] les élus. Moins de vœux, c'est réduire notre capacité à intervenir sur les sujets sur lesquels par exemple on peut être interpellé localement.

En tant qu'élu, ça nous oblige à faire des choix et finalement ça nous entrave dans notre exercice d'élu d'opposition. Même si Emmanuel Grégoire a été élu, on est face à une majorité et globalement à des institutions, des conseils dans les arrondissements et au conseils [musique] de Paris qui sont plus divisé que jamais avec l'émergence d'élus de la France. Donc finalement, [musique] contrairement à la droite qui on ne sait pas trop ce qu'elle fait en dehors des périodes électorales, on a pour la première fois une opposition sur la gauche, une opposition qui prépare ses dossiers, qui fait monter des sujets et qui finalement interroge les décisions qui sont celles de la majorité.

On dit tous la même chose mais sans se concerter avant. [grognement] Et bien voilà, ce troisème plateau c'est pour parler d'un sujet qui concerne le conseil de Paris. C'est un sujet qui s'appelle le règlement intérieur.

On va vous donner la définition par Jérôme Glaise tiens [rires] mon invité. Jérôme Glaise, vert populaire conseiller d'arrondissement NPP donc nouveau Paris populaire dans le 20e. Il y a aussi Merwan Ba, conseiller d'arrondissement dans le 18e arrondissement.

Émile Meier, vous l'avez déjà vu tout à l'heure et Marion Beauauvalet. Marion, qu'est-ce qui se passe dans le 10e là ? Raconte-nous parce que toi, c'est drôle.

Dans le 10e arrondissement, à chaque conseil d'arrondissement, on a une petite boucle télégram d'arrondissement et conseillers de Paris. Et à chaque conseil d'arrondissement du 10e, Marion, c'est scandaleux là-bas ce qu'il te faut. Oui, ben je pense qu'on a commencé un peu à hausser la voix donc aussi avec le soutien de tous les élus parisiens et je pense que c'est important de dire que tous les élus françains insoumis, nouveau paris populaire, on se soutient entre nous et c'est quelque chose d'extrêmement précieux à avoir et ça donne de la force quand on est élu seul en fait dans notre toi tu es toute seule aussi 10e et là-bas il te maltraite vraiment c'était scandaleux.

Moi je j'étais pour alors c'est pas filmé c'est ça ? Si si les les conseils sont filmés et euh donc euh ce qui est intéressant, c'est qu'ils se permettent vraiment de d'avoir une attitude qui est assez insultante en fait, qui est pas du tout respectueuse aussi du scrutin. On a quasiment fait 19 % dans le 10e arrondissement.

Donc je suis très fière du score qu'on a fait et euh finalement c'est un tout petit conseil d'arrondissement par rapport à d'autres. Il n'y a que 19 élus. Je pense que ça exacerbe en fait des relations qui sont assez peu politiques entre les gens et des petites mesquineries interpersonnelles de la méchanceté par rapport à d'autres conseils qui sont peut-être plus grands.

Et sur les premiers conseils, je vais un peu nuancer parce que sur le dernier justement, je pense qu'on a un peu haussé le ton et donc ils ont ils ont un peu rétrogradé. Ah oui, mais quand même c'était violent. Tu as eu le droit à des remarques sexistes, tu as eu le droit à des on te coupe la parole alors que enfin vraiment des choses euh Oui, c'est sur le Et tuas tuas tu as enfin pardon, excusez-moi mais tu n'avais pas de bureau.

Je sais pas si tu l'as maintenant ton bureau. Je vais enfin l'avoir. Tu vas enfin l'avoir.

Mais 4 mois 4 mois c'est la loi la loi oblige la mairie à mettre à disposition des élus d'opposition un bureau et une permanence. Il ne respecte même pas la loi. Ça c'est scandaleux.

C'est ça le en fait donc pour la petite anecdote quand on a eu mise à disposition de nos bureaux donc déjà il y avait tous les élus de gauche qui étaient un peu de leur côté et [grognement] moi je me suis retrouvée à c en fait dans un bout de couloir à côté des élus LR et en fait j'avais une régie en reconversion. Donc en fait moi j'avais pas un bureau, j'avais un guichet et donc quand j'ai un peu demandé quand est-ce que ce serait un bureau en bonne et du forme parce que de fait si on veut organiser des rendez-vous avec des associations, je n'allais pas les accueillir dans un guichet. euh le lieu était absolument inutilisable et donc je n'avais pas forcément de réponse.

Là, la dernière fois où je me suis rendue euh pour voir où ça en était, donc on a enfin quelque chose qui ressemble à un bureau, donc je l'aurai à la rentrée. Euh mais euh il a fallu plusieurs mois et comme par hasard, disjons que j'étais la seule dans cette situation. Et peut-être aussi donc pour rebondir sur les conseils d'arrondissement notamment l'accé, c'était vraiment le deuxième conseil d'arrondissement où donc c'était filmé, n'hésitez pas à aller regarder les vidéos.

J'ai eu le droit à un commentaire qui était assez sexiste. Euh une attitude aussi paternaliste en fait de la part de certains adjoints sur les sujets où on éétait pas d'accord. J'avais l'impression que vraiment il me prenait pour une idiote.

Alors qu'en fait je partageais certains vœux sur des thématiques qu'on avait travaillé toutes et tous ensemble. Donc nos vœux étaient très très bien mais c'était des remarques qui étaient teintées euh de en franchement c'est c'est des gens qui sont supposément de gauche qui je pense ont des formations sur le féminisme dans leur partie et d'un coup quand il s'agit de parler à une élu France insoumis, je pense que tout était il y a plus de règles. Il y a plus de règles, tout est permis.

En tout cas là, tu intervenais dans cette vidéo pour parler du règlement intérieur parce que pour poser un peu le contexte à tout le monde. Donc euh une nouvelle majorité, nouvellement élu peut changer le règlement intérieur. Le règlement intérieur Jérôme, est-ce que tu veux bien toi qui a de l'expérience, tu as été longtemps conseiller de Paris, conseiller d'arrondissement, adjoint au maire, tu peux nous dire ce qu'est un règlement intérieur et l'importance de ce document qui est pas juste les petites règles de fonctionnement interne à la société ou à l'entreprise, mais qui au niveau du conseil de Paris et des conseils d'arrondissement, le règlement intérieur dit tout de la volonté démocratique ou non de la majorité.

Tout à fait. Tout à fait. C'est une obligation légale donc qui est qui est donnée par le code général côté territorial.

Chaque commune a son règlement intérieur. C'estàd qu'il y a tous les règles de fonctionnement comme on élu le maire, comme on est le maire adjoint, comment on le remplace, comment on peut déposer de vœux, quel est le temps de parole, comment comment les vœux des conseils de quartier sont sont insérés. Enfin voilà, toutes les règles de fonctionnement donc de la vie démocratique de l'arrondissement sont déterminées par le intérieur.

Et donc là, on a assisté donc à une régression très importante à la fois au niveau du conseil de Paris, au niveau du conseil d'arrondissement. C'est c'est ce que et d'ailleurs comme c'est aussi un texte juridique sans doute on aller au tribunal administratif pour contester donc le non respect de la démocratie donc par les maire d'arrondissement et par le maire de Paris. Vas-y continue continue parce que j'étais en train de répondre à un message. [rires] Il y a pas de souci.

Donc mais tu peux prendre ton temps. Tu peux expliquer pourquoi pourquoi est-ce qu'il décide. Là c'est le moment où ils sont en train de changer les règlements intérieurs dans tous les conseils d'arrondissement.

C'est un classique, c'est il y a c'est on n'est pas parano. Alors je prends je suis pas complotiste, je prends le le cas du 20e arrondissement [rires] puisque c'est encore pire que dans le 10e arrondissement. Oui oui c'est encore pire par exemple dans le 10e arrondissement attendez attends juste pour dans le 20e arrondissement le maire s'appelle Éric Pèz il est de place publique c'est le pote à Luxman et c'est tout le rendement du 20e arrondissement donc c'est l'arrondissement où en 95 donc on a mis en place les premières démocraties locales donc avec Michel Charzard et qui aurait ça permis après de faire la loi vaillant en 2001 sur 2002 pardon sur sur les les conseils de quartiers donc le 20e était assez à l'avance par rapport à ça et nous on a tout perdu on a perdu y compris donc qui a encore dans Va doucement Jérôme, va doucement pour que les gens puissent te suivre.

Y compris le 10 arrondissement, ils ont encore gardé la possibilité ce que le public puisse intervenir dans le conseil, c'est plus possible. Ça a été supprimé. L'article total a été supprimé.

La partition publique a été supprimée dans notre règlement intérieur. Donc c'est ce qui s'est passé dans dans le 20e. Mais c'est pas tout.

Comment il justifie d'enlever cette avancée démocratique ? Il disait que c'était pas utilisé. Donc si c'est pas utilisé, donc on supprime tout simplement.

Est-ce que finalement c'est pas un peu ce qu'a décrit tout à l'heure sur le précédent plateau euh Julie qui dit "Ils ont surtout peur que il y a des gens, des collectifs qui viennent s'exprimer ?" Tout à fait. Mais en plus c'est le maire qui qui donne la parole.

Donc le risque il est pas écarté en supprimant l'article. Au contraire maintenant donc les gens on encore plus d'intérêt donc à venir être président de la République et contester puisque sont plus des moyens démocratiques pour intervenir. C'est ça qu'ils comprennent pas.

C'est qu'en supprimant des moyens au contraire ça pousse à la à la colère. Bien sûr. Alors, ils ont fait aussi donc les autres régressions, c'est sur les conseils de quartier.

On a sep conseils de quartier dans le dans le dans le 20e arrondissement et on a le droit que les conseils de quartier ont le droit qu'à deux vœux par trimestre pour l'ensemble des conseils de quartier. Donc, il va falloir qu'il s'organise pour pouvoir donc déposer des vœux. C'est tout à fait donc insupportable ce ce ce leur idée, les réformes qui sont menées chez toi dans le 18e aussi, Merwan.

Tu as une réforme du règlement intérieur. Oui, on a à peu près la même réforme que dans le 20e. Alors nous euh il y avait certains éléments qui n'existaient pas.

Par exemple, le droit à la parole des habitants, ça non plus on l'avait jamais vu. Jamais euh sur la sur la question des conseils de quartier, pareil. Euh ça a fortement limité le nombre de vœux ou la possibilité que des personnes des conseilles de quartier puissent porter des politiques publiques qui intéressent le quartier au conseil d'arrondissement.

Ensuite, on a eu, je pense, plein de d'éléments qu'on retrouve dans tous les autres arrondissements, la question des amendements, ce qui est tout simplement scandaleux. Maintenant, on réduit le nombre d'amendements euh par groupe. Je sais pas si je vais trop vite dans la musique.

Non, non, parce que c'est [rires] juste pour que les gens comprennent bien, donc le règlement intérieur, donc comme le disait tout à l'heure Jérôme, il octroie les droits des des élus. Ce sont des droits individuels et puis il y a les droits du groupe quand il y a un groupe. Donc euh et là ce que tu dis c'est que il y a une réduction du droit d'amendement.

C'est-à-dire qu'avant euh vous aviez une une limite ou pas du tout de limite ? Non on avait pas de limite d'am pas de limite pour amender. Euh on avait pas de limite de vœu non plus.

Ouais. C'estàd porter des politiques publiques euh et des sujets importants. Maintenant, ils veulent le réduire à deux par groupe, ce qui est scandaleux parce que en fait vous êtes cinq élus, vous dans 8e et vous n'auriez que deux vœux et que deux questions orales.

Mais vous n'avez pas euh un vœux par élu. Non, même pas. Mais pourtant les droits normalement dans la plupart des sont des droits individuels aux élus.

Ce sont des droits individuels et en plus les non inscrits, du coup eux ont le droit à un vœu et une question orale. Du coup, ça crée un déséquilibre total. Ah oui, et en plus la majorité elle est Vous allez le contester ce Bien sûr, on l'a déjà contesté au tribunal administratif.

Du coup, euh pour l'instant là, on est en train de travailler avec notre groupe mais oui en plus si l'ensemble des arrondissements le fait, le 18e prendra [grognement] sa part, ça c'est clair. D'autant plus que le maire dans le 18e arrondissement, Éric le joindre, se targue en permanence d'être le plus libéral des mes c'est le meilleur pote de Grégire, c'était pas son directeur de campagne. C'est son directeur de campagne.

Ouais, tout à fait. campagne et il se tar d'avoir du coup la la meilleure démocratie au sein de son conseil d'arrondissement. Bon, quand on discute avec les habitants, c'est pas tout à fait le cas.

Euh c'est un gros sujet de campagne, la question des conseils de quartier et aussi la possibilité de porter des vœux des politiques publiques sur les conseils d'arrondissement. Pour l'instant, il y a aucune garantie sur le fait que ça va changer. Et donc, attends, parce que quand il est arrivé, ils sont arrivés avec ces révisions du règlement intérieur, quelle a été l'attitude des écologistes et des communistes chez vous dans le 18e [raclement de gorge] ?

Alors, dans le 18e, on a plutôt des bonnes ententes interindividuelles avec quoi ? Ils ont voté. Ah bah, alors eux, ils sont favorables à la révision du règlement intérieur.

Voilà. Mais euh on a fait on a fait plusieurs réunions et en fait on en a fait deux. Alors euh des réunions toujours, bon on est convoqué euh la veille pour le lendemain, hein.

Ça c'est toujours un peu compliqué en terme de démocratie. C'est aussi Oui, rappelons euh aux gens qui nous regardent aussi que en fait les conseillers d'arrondissement sont pas indemnisés pour leur mandat. Hm hm.

Ce qui est un problème parce que beaucoup d'entre eux doivent consacrer beaucoup de temps pour travailler, même quand on est conseiller d'opposition, surtout quand on fait son travail d'opposant. Et du coup, c'est beaucoup de travail et puis le temps du de la de la réunion du conseil prend aussi. Donc ça vous oblige soit à déposer des journées dans votre travail, vous en avez le droit, mais elles sont pas rémunérées.

Donc pour vous les conseillers d'arrondissement et c'est un sujet, c'est pour beaucoup d'entre vous une perte de salaire que de bien faire son travail, d'être présent au conseil. Donc je le dis comme ça parce que nous on a pointé le problème en disant à Emmanuel Grégoire que nous on avait des gens qui étaient des travailleurs qui avaient un vrai emploi. Tout le monde n'est pas euh chargé de mission dans un cabinet et c'est vrai quoi.

Tout le monde n'est pas chargé d'émission dans un cabinet politique avec un petit mandat de conseiller d'arrondissement. C'est pas comme ça. Il y a des gens qui sont des travailleurs vraiment engagés dans la vie de leur arrondissement et qui font un vrai travail et pas juste de la présence pour lever la main.

Mais continue Merwan, je t'ai interrompu. Non mais effectivement, on a fait une première réunion en fait des premières discussions mais à l'instard de l'ensemble des conseils d'arrondissement ou l'ensemble des conseils de quartiers, la réunion était très verticale. C'est-à-dire c'était un peu bon quelles sont vos revendications ?

Oui, non, bon bah de toute façon, on est ultra majoritaire, on fera comme on veut. Enfin, c'était ça un peu le ton un peu bah tu parlais avant d'avoir une majorité macroniste, c'est un peu le ressentiment qu'on avait. C'est finalement oui oui baguettes.

On aura beau dire ce qu'on veut, finalement ils pourront tout adopter. Mais euh ce qui est intéressant dans le 18e arrondissement, c'est que nous on a réussi à faire passer un grand nombre de vœux. En fait, la majorité est quand même assez mal à l'aise avec un certain nombre de positions qu'on prend à chaque conseil d'arrondissement parce qu'on les prend sur leur gauche.

Voilà, pour la première fois, il y a il y a une opposition de gauche et ça les oblige à se positionner sur un certain nombre de sujets. J'en ai là en tête, on a par exemple premier conseil d'arrondissement sur la démocratie locale, on a posé un vœu sur l'assemblée citoyen une assemblée citoyenne populaire. Alors du coup, l'objectif c'était d'avoir bah un renouveau démocratique dans l'arrondissement en reprenant pas mal de sujets de leur progrme mais aussi en reprenant des éléments qu'ils avaient déjà voté dans l'ancienne mandature.

Du coup, ils étaient obligés en quelque sorte de le voter vu qu'ils l'avaient déjà voté dans l'ancienne mandature, mais ils ont posé un contre le jour du conseil d'arrondissement qui est un peu vidé substance politique. Et des exemples comme ça, on en retrouve un peu récemment, bah récemment sur la canicule, sur la fermeture des écoles. Enfin voilà, on voit que ils sont un peu mal à l'aise avec tout le travail qu'on puisse fournir et surtout les mettre en porte àfait et aux habitantes qui disent "Bah regardez, la France a soumis, c'est une force politique connue dans l'arrondissement hein." Jean-Luc fait des scores exceptionnels, hein.

Mais ils savent du coup que on est on travaille, on savent qu'on porte des positions. En tout cas, on les dérange suffisamment Émile pour que Merci Merwan, on les dérange suffisamment pour qu'aujourd'hui ils en soient à à changer les règlements intérieurs dans tous les arrondissements où nous sommes élus. Euh d'ailleurs, on remarque que ce sont les mairies d'arrondissement dirigé par des partis socialistes ou places publiques qui font les révisions du règlement intérieur les plus strictes et sévères.

J'ai demandé qu'on vérifie dans les arrondissements de droite si la droite où nous ne sommes pas élus se comporte de la même façon avec son opposition. Mais moi, je suis à peu près prête à parier qu'à droite, ils sont plus démocrates que le PS et place publique. Qu'est-ce que tu en penses Émile ?

Et qu'est-ce qu'on va faire face à eux là ? Parce que nous on va pas se laisser faire hein. Ah non, c'est pas le genre de la maison.

Mais non, mais on rassemble tout ça. Évidemment qu'on va qu'on va contester ces règlements parce que en fait les élus ont des droits et on peut pas les limiter comme ça parce que le maire a décidé d'aller vite et de pas aborder tous les sujets. Donc il y a le tribunal administratif, on va monter les dossiers une fois que ce sera voté.

Évidemment, nous on a proposé, on continue à proposer des amendements pour le changer le règlement, mais malheureusement, j'ai pas là, tu parles du conseil de Paris parce que dans les arrondissements, dans certains arrondissements, il a les modifications sont déjà passées. Dans certaines, c'est c'est c'est déjà fait malheureusement. Là, il reste le conseil de Paris, mais j'ai pas beaucoup d'espoir parce que en fait, je dois le dire, je suis assez déçu par les par les écologistes parce que bon, les communistes sont un peu un peu à part mais euh les écologistes, c'est par nature le droit des minorités, c'est quelque chose de consubstantiel.

Moi, je viens de l'écologie politique avec Jérôme. Enfin, on doit défendre les minoritaires parce que c'est comme ça qu'une bonne démocratie fonctionne. Et j'ai été étonné de voir que il il s'alignait sans sans discussion.

Enfin, moi je je suis arrivé au Nego sur le règlement intérieur. J'étais même plutôt serein. Je me suis dit j'ai la droite qui va s'opposer.

Bon bah c'est la droite et j'ai les écolos qui vont euh être sur les positions qui sont les nôtres parce qu'évidemment on est tous pour plus de démocratie pour les élus, pour plus de démocraties citoyennes. Alors là, je suis un peu tombé de ma chaise parce que discussion après discussion, je vois qu'en fait le truc était déjà topé avant. Et donc ça pose quand même problème.

Mais je je dire un truc et ça Sophie on en discute souvent au conseil de Paris parce que on est assis côte à côte bavard. Ouais. [rires] Et qu'elle est bonne cliente.

Euh non le en fait il se dessine quelque chose quand même. Je sais pas si vous l'avez dit avant mais euh tâche par tâche, on est en train de voir quand même une mandature qui s'installe et un système Emmanuel Grégoire. Parce que vous pouvez voir Emmanuel Grégoire sur les vidéos Insta.

Vous dites "Bon, il est plus proche que Anidelgo des Parisiens, c'est chouette, il aimé des lunettes de soleil au Canal Saint-Martin. Bon, génial. Mais il y a quand même un une sorte de plan qui se dessine avec maintenant réduction du droit des oppositions.

Il faut voir quand même qu'il a mis euh au pas toute sa majorité puisque tout le monde le suit depuis le premier tour. Oui, en fait, on voit qu'il y a une volonté de contrôle total de sa part. il met au pas sa majorité et son exécutif parce que même dans son cabinet, son propre cabinet donc de du maire, il a recruté 30 personnes qui chacune a la même fonction qu'un adjoint au maire.

Exactement. Donc il a il a une sorte de cabinet B enfin de de d'adjoint au maire B. Ouais, il a un exécutif.

C'est lui le vrai exécutif en réalité. Voilà. Et donc les adjoints sont là pour et les adjoints, il a fait pire que ça.

C'està-dire qu'il a il a scindé toutes les délégations, tu pourras l'expliquer, pour pouvoir faire en sorte qu'en fait les adjoints passent leur temps à se manger entre eux parce qu'ils savent pas qui doit faire quoi des déchets, qui doit faire quoi de l'espace public, qui doit faire quoi de l'écologie et cetera. Et donc on voit que se met en place une gestion technocratique. Pourquoi ? parce que c'est la question qu'on se pose par le goût du pouvoir.

Et ben moi je crois qu'on voit le budget supplémentaire qui ne bouge pas qu'en réalité il a un agenda, c'est-à-dire la gestion comptable de sa ville. C'est il y a pas de vision de transformation que ce soit sur les grands sujets écolos, les grands sujets sociaux. Il est là pour tenir la boutique et peut-être par rapport à Idalgo, faire plus de contact avec les gens parce qu'il plus de vidéos Instagram. plus de vidéos Instagram parce que les contacts avec les gens franchement sorti dans la rue c'est du pip Ouais tu parlais de macronisme moi je alors de temps en temps on peut comparer à Macron on peut aussi comparer à Holland je sais pas si vous vous rappelez le mandat d'Hollande.

Non jeétais trop jeune. Euh ceux qui nous regardent vous l'avez peut-être pas connu mais c'était il nous avait promis la guerre contre la finance et cetera et puis en fait on s'est rendu compte qu'il était complètement inféodé aux forces du marché au grand capital et cetera. Et à une échelle différente à Paris, on voit il est dans une logique où faut faire plaisir au grand groupes, faut surtout pas que les choses bougent.

Et donc il Oui. Non mais Idalgo avait critiqué donc Grégoire en disant que c'était un gestonnaire, que c'était pas un politique. Et en fait la critique s'avère juste aujourd'hui, c'est qu'on se rend compte que en terme de contrôle, il va beaucoup plus loin qu'un go qui déjà contrôlait beaucoup.

Moi, j'avais fait une négociation sur le règlement intérieur à l'époque donc les écologistes se battaient déposer des amendements. Aujourd'hui, nous nous 20e arrondissement, on a déposé 10 amendements. Les écologistes n'ont pas voté un seul alors que d'habitude ils ont voté quelquesuns.

Là, c'est un seul. Ils suivent derrière Grégoire et j'arrive pas à comprendre cette logique. C'estàd que contre Hidalgo donc il y avait toujours une contestation.

Grégoire qui est pas plus écologie d'algo, voir un peu moins. Les écologistes ne font rien. C'est surprenant et mais même là, tu vois dans le 14e, Karine petit aussi, elle a modifié le règlement intérieur.

Ah non, c'est prévu pour septembre. Elle veut limiter à un vœu par élu. Elle veut un temps de présentation des vœux limité à 2 minutes, un temps d'explication de vote limité à 2 minutes, un temps de parole à 4 minutes.

Bah, c'est la même chose finalement les écologistes. C'est un peu plus que le 20e. Un peu plus que le 20e.

Mais tu vois ce que je veux dire ? C'est il ils f ils font tous la même. Là, j'ai un petit Attends David Béliard.

Ah tiens, attends, attends. Aucune restriction identifié à ce stade. Il est plus mal.

Et Lucy Castet. Ah ta révision du règlement intérieur prévu à la rentrée. Et ben madame Castet, on vous surveille. [grognement] On va voir.

Et monsieur Bellard aussi. On va voir s'ils vont s'aligner sur les demandes et les commandes. Façon, on va faire les recours au théâ sur ce des socialistes.

Donc ils vont ils auront qu'à regarder le recours. OK. Et c'est quoi notre rôle ?

Parce que on va avoir des restrictions de droit pour autant nous on va continuer à exister. Ouais. Comment vous allez faire là ?

Du coup, tu disais Merwan alors il y a des restrictions dans le avec le règlement intérieur, il le passe. Bon, peut-être qu'on gagne ou pas au tribunal administratif. Je peux vous dire que la dernière fois qu'on a saisi le tribunal administratif, on a senti que le juge dont on ne dira pas le nom et je ne dis pas du mal du tribunal administratif et tout, je prends toutes les précautions nécessaires.

Toutefois, dans son rendu du tribunal [raclement de gorge] administratif sur une sisésine qu'on avait faite, on a compris que parce qu'on était la France insoumise, même si le droit nous donnait raison, on pouvait toujours courir. Donc moi, le tribunal administratif, je fais pas confiance. Mais du coup, comment vous allez répliquer à ces restrictions de temps de parole, de vœux et cetera ?

Bah nous, ils s'attaquent les citoyens aussi. C'estàd que c'est pas que c'est pas que le le l'opposition, c'est-à-dire que les conseils de quartier euh ont moins de droit. Ils vont faire quoi les conseils de quartiers ?

Parce qu'on les connaît dans le 20e, ils se laissent pas faire. En tout cas, à ce stade, moi j'ai reçu beaucoup de messages personnels en disant qu'il comprenaient pas ce qui se passait euh parce qu'on avait une longue tradition de démocratie locale et [rires] euh bien sûr, c'est ce qu'on leur dit, hein. Et et surtout, bon, il y a il y a un autre il y a un autre texte démocratique qui va être emporté, c'est la charte des des de des quartiers des quartiers des conseils de quartier qui doit être qui doit être voté donc en septembre, octobre ou novembre.

Donc ça c'est un texte important. Moi, je prends exemple sur Marion parce que moi je trouve que ce que tu fais genre toute seule dans ton conseil d'arrondissement, ça c'est vraiment un gros travail parce que la question de la vidéo sur le règlement, ça c'est les amis, ça les a mis mal hein parce qu'ils nous en ont parlé pendant la réunion, ils nous ont dit "Est-ce que vous allez faire la même chose ?" Ou même moi je croyais ce que tu avais monté sur la question de la délégation de services publics sur les marchés.

Ouais. sur les marchés. Ça c'était excellent et je pense que là-dessus aussi il ressentent que un élu France assoumise ou cinq élus d'opposition c'est multiplié par 10 hein.

C'est une voix qui porte plus du coup et en plus on a des on est sur un limétrof du coup on a on arrive à travailler sur des sujets de lutte sur la question de des rues fermées à 20h où c'est des mesures complètement discriminatoires ou sur un certain nombre de sujets. Franchement, c'est euh que moi je prends exemple sur Mario pour le coup. Très bien. [rires] Mot de la fin Émile, un petit mot de la fin et ensuite Marion pour la conclusion de mot de la fin.

Euh le job des élus, ça se passe dans les conseils mais ça se passe aussi et surtout sur le terrain. Et donc là aussi, c'est là qu'on peut faire voir la différence et qu'on peut essayer de changer concrètement la vie des gens. Marion ?

Oui. Ben, c'est un peu ce que j'allais dire en fait. Pendant les élections municipales, on a été interpellé par beaucoup de gens et une partie du travail de vœu, il résulte aussi en fait de ce que les gens nous ont dit, ce qu'on continue aussi à recevoir par mail.

Tu disais tout à l'heure que le travail d'élopposition, il était non rémunéré, mais aussi on a beaucoup de travail parce qu'en fait les gens cette majorité, ils ont plein de problèmes avec que ce soit sur le logement social, l'isolation et cetera. Et donc bon bah bien sûr si jamais on se retrouve limité à deux vœux, on va continuer par d'autres moyens. Et je pense que la France insoumise, on est une force politique qui est beaucoup plus travailleuse.

On a beaucoup plus de militants. Donc on saura trouver les idées. Ils nous bloqueront pas juste avec un règlement et s' nous bloque sur un truc, on trouvera quelque chose pour aller ailleurs et en fait on va réussir, on va pas les lâcher et on va continuer à pousser.

Et c'était le message, je vous remercie tous parce qu'en effet c'est le message règlement intérieur modifié ou pas. De toute façon, cette émission va exister et je veux déjà vous l'annoncer monsieur Emmanuel Grégoire, vous pouvez tenter partout de nous faire terire. C'est tout l'inverse que vous allez provoquer et je vous le dis très clairement, nous allons prendre la parole à l'extérieur de du Conseil de Paris.

Nous allons nous exprimer plus que jamais sur les réseaux sociaux. Et puisque vous êtes le maire Instagram de la ville de Paris, vous allez découvrir les élus TikTok, Twitter, Facebook, Instagram et tous les autres réseaux sociaux et vous allez voir ce que c'est la puissance de frappe de la France insoumise et des verres populaires. N'essayez même pas de nous faire terre.

On passe au plateau suivant. Magnetto franchement je vais pas accepter ni du spinning madame vous avez pas la parole. Nous proposons donc d'installer des espaces de sport en plein air et que soit développé une politique sociale visant à faire de [musique] l'espace public un lieu de vie de pratique sportive et de partage.

Il manque un truc dans votre vœu et je vous propose de le retirer. Où est le sujet de l'égalité femme-homme ? Où sont les femmes dans votre vœu ?

Et votre vœu ? aucun moment. J'ai regardé, ni fait référence de près ou de loin.

Donc je vous propose au mieux, c'est de le retirer peut-être [musique] le retravailler. C'est pas trois hommes qui vont m'apprendre ce que c'est que d'être une femme dans l'espace public ou les dangers ou les dangers qu'on peut rencontrer dans l'espace public. On peut parler de la question du genre sans effacer cette proposition de permettre à la jeunesse femme et homme.

Oui, avec de la médiation mais aujourd'hui quand on regarde ce qui se passe que ce soit à Palooo ou à Levau, il y a pas de jeunes femmes dans la rue. C'est déjà pris en partie par des jeunes hommes qui n'ont rien à faire à part être assis sur des bancs, se prendre des amendes abusives. Je voulais porter à votre attention un article qui est sorti dans Street Press qui s'intitule accusation de raquette, armes à feu, zone de non droit, les pratiques troubles dans les marchés ses maco ben sidoun.

C'est donc euh le groupe qui a en charge le l'OB que vous proposez aujourd'hui. Euh c'est un article que je vous invite à lire si vous ne l'avez pas fait. Dedans, il est décrit que euh cette entreprise met en place des politiques que je pense qu'on peut qualifier de mafieuse avec des violences, des extorsions euh une forme d'arbitraire concernant le le tarif des places des personnes qui se retrouvent à payer 350 € en liquide au lieu de devoir payer par exemple entre 8 € et 50 €.

Voilà, c'est la reprise pour notre dernier plateau. On est ensemble environ 15 20 minutes pour terminer cette émission et du coup on fait cette émission avec Baar. Ba tu es élu du 19e arrondissement vert populaire.

Merci d'être avec nous ce soir. Merci à toi pour l'invitation. Émile, tu es toujours là ?

Et oui, pour [rires] Agnè Aoudet qui est élu du 20e arrondissement qui est conseillère d'arrondissement et Mohamed Sadoun élu du 12e arrondissement. Tout à fait. Et donc merci à tous les quatre d'être là.

Alors ce plateau, laissez-moi prendre connaissance du sujet. C'est pas que j'ai pas travaillé, c'est que alors c'est un dernier mot. C'est ça le plateau ?

Un dernier mot. Ce qu'on nous a dit [rires] par de nos expériences. Ouais.

B là toi tu es c'est très intéressant comme expérience. Tu peux nous raconter un peu d'où tu viens, comment tu t'es retrouvé [raclement de gorge] avec nous et et tout à l'heure tu me racontais un peu ce qui se passe dans les vies parce que tu fais beaucoup de porte à porte. Il y a vraiment euh un engagement de ta part déjà de terrain et un sujet de grosse inquiétude.

Ouais. Donc euh je me présente Baamadussar des ver populaires. Euh moi de base euh je suis je suis pas politique hein, on fait tous de la politique indirectement dans nos quartiers.

Je viens d'un quartier populaire dans le 19e qui s'appelle ORC. D'accord. Et euh en fait nous on a eu un virage.

Le virage ça été les dernières législatives. D'accord. Nous on a poussé nos nos nos nos petits frères, nos grands frères, nos mamans, nos tantes à les voter.

Et le mot d'ordre, c'était Jean-Luc Mélenchon. Premier ministre. D'accord.

C'està dire qu'on a eu tous un espoir. Et il faut savoir que nous dans nos quartiers populaires, quand on invite les personnes à aller voter ou on leur parle de politique, on nous dit c'est toujours la même chose, ça sert à rien et j'en passe. Donc nous, pour nous le premier euh Jean-Luc Mélenchon, premier ministre, c'était le virage de se dire on peut avoir du changement. [grognement] On est arrivé euh avec une victoire mais on a vu que rien s'est passé et dans nos quartiers populaires, ils nous ont dit "Bon, vous voyez hein ce qu'on dit, la politique ne sert à rien.

Malgré une victoire, ils peuvent faire ce qu'ils veulent." Donc euh après ces législatives là, on a eu quand même une démotivation de de de beaucoup de personnes, chose qui est normale aussi. et [grognement] fallait que indirectement je trouve une impulsion pour pouvoir montrer que la politique ça sert, qu'il faut qu'on soit représenté et euh c'est pour ça que j'ai décidé de rejoindre les verres populaires.

Ensuite, les choses ont été bien faites en rejoignant aussi les filles et euh et ça donne un motif d'espoir parce que avec tout ce qui s'est passé dans les différentes villes avec des victoires, des personnes de double culture, bah ça donne ça se donne une motivation et là on se dit "Ah oui, en fait il y a de l'espoir." Ouais. Mais justement les gens de du quartier de Lour que les gens que tu connais et je sais que tu es très très présent sur le terrain sont des gens qui ont vu ce changement.

Ils te disent aujourd'hui, "Bon ben au moins tu es conseiller d'arrondissement donc tu peux porter les choses." Ils ont l'impression que ça sert d'être élu. En fait, il faut savoir que moi quand j'ai quand j'ai été sur liste, on m'a dit "Bon, on va te la mettre à l'envers." Voilà.

Oui. C'est-à-dire finalement ils vont s'arranger, ils vont pas vont s'arranger, tu verras, tu verras pas. Et [grognement] euh et le fait que je sois dans les cinq élus, ben déjà ça a été vraiment c'est ça a été une fierté pour eux.

C'est comme si c'était leur victoire. Et ce qui est bien maintenant, c'est que faut savoir que nous dans nos quartiers populaires, surtout dans le 19e arrondissement, il y a un mépris social. C'està-dire que nos quartiers sont isolés.

Nos quartiers euh les anciens, on les appelait les fantômes. On les voyait pas. on les voyait qu'en période électorale et après plus rien. [grognement] Il faut savoir qu'on est dans un quartier où euh il y a beaucoup de personnes qui vivent dans la célébrité et euh en fait c'est tellement une habitude pour certains et il y a certaines personnes aussi qui ont peur de de dire ce qui se passe pour parce que on a des peur d'être expulsé Oui. expulsé même il y a des bailleurs qui mettent la pression.

Oui. Qui mettent beaucoup. Imaginez-vous que là, on est dans une problématique de charge où euh un des parents, enfin une famille composée d'une mère et un enfant qui payait peut-être 100 € 200 € de charge, je se retrouve avec des régules de 900 1000 1100 €.

Et c'est ce que je disais avec Ém, à la rentrée, faudra concrètement qu'on voit qu'est-ce qu'on peut faire et comment on peut accompagner ce genre de personne. Parce que nous dans 19e, on se posa la question est-ce que c'est les bailleurs qui dictent la politique de la ville ou c'est le maire qui prend vraiment ses responsabilités ? Voilà, c'est des questions qu'on se pose.

Donc nous, on essaie d'être sur le terrain au maximum, on lâche pas et euh en espérant de faire bouger les choses. Et euh sérieusement, moi j'y crois on va faire bouger bouger les choses parce qu'on on les fait travailler et et voilà. Agnès, tu en penses quoi ?

Ben, je pense qu'on crée beaucoup d'espoir en tout cas dans un contexte où c'est vrai que il y a beaucoup de misère, beaucoup de souffrance. Moi, j'ai vu le les municipales, ça a donné un souffle qui est des élus comme nous de la France insoumise dans les dans les communes. Ça a donné les gens se sont quand même beaucoup accrochés en se disant ça va vraiment changer notre quotidien.

Et c'est vrai que moi je fais de la politique pour changer le Alorsè, toi tu es juste pour te t'introduire un peu auprès de ceux qui nous regardent, tu es une militante de longue date notamment des d'un collectif que tu as fondé qui est qui est le mouvement des mères isolées. Le mouvement des mères isolées. Et je crois aussi que tu es syndicaliste, hein.

Je suis syndicaliste à France travail voilà et je milite à la France insoumise depuis plusieurs années. Voilà. Voilà.

Et [grognement] donc toi, c'est ton tout premier mandat aussi. Tu t'es on a vu l'extrait vidéo là tout à l'heure avec Maxime Sauvage qui est euh adjoint au maire de Paris en charge du sport notamment et qui donne des leçons. C'est ça quel est très hypocrite hein dans ce Il est très hypocrite parce que on a proposé un des équipements sportifs dans la dans la rue comme il en existe déjà notamment dans le 12e.

On a proposé d'en mettre dans les quartiers les plus les plus populaires du 20e. à la demande des jeunes qu'on avait rencontré pendant la campagne et qui nous avait dit ce serait bien qu'on puisse avoir des équipements sportifs et on a fait les équipements sportifs, vous avez juste pour expliquer, c'est des c'est en fait des bandes de musculation par exemple ou des barres et des vélos par exemple lui voilà des vélos dans la Exactement et lui il a dit un queon avait pas travaillé le vœux enfin que je n'avais pas travaillé le vœux et surtout [grognement] il a dit que on avait pas pensé à l'égalité femme homme et ensuite donc il accès toute sa rétorique là-dessus. Ça a été suivi par un élu du PC puis un élu écolo et à chaque fois trois hommes.

C'est ça ? Ouais. Trois hommes qui viennent t'expliquer le féminisme à toi.

Exactement. Non, non, mais c'est bien. Elle est elle est elle est aussi une des fondatrices de nous toutes à l'époque.

Je suis voilà, je suis quand même très engagée sur ces questions là, mais aussi sur la question des jeunes dans les quartiers populaires, tout ce qu'ils peuvent subir comme discrimination. Donc c'était plutôt un vœu inclusif parce qu'en plus la réalité de ces équipements sportifs, c'est que c'est intergénérationnel, il y a des hommes et il y a des femmes. C'est pas du tout Donc eux d'abord ils sont allés enfin ils l'ont malaxé cette proposition, ils m'ont attaqué à trois et ça franchement je bouillais.

En plus, mon micro marchait pas au début et puis après il a remarché donc j'ai pu m'énerver contre lui. Bon ce qui est pas mal c'est que la vidéo a un peu fait le tour et que la dernière fois il raser un peu les murs. Faire raser les murs à Maxime Sauvage hein.

S'il te parle comme ça, c'est honteux hein. Mais là il y a Lucy Castet qui a sorti une vidéo samedi pour se féliciter des équipements de district workout et à quel point c'était super d'avoir fait ça dans le 12e. Donc je comprends pas.

Alors en fait c'est juste parce que c'est nous qui proposons quelque chose. Alors c'est pas c'est pas tenable voilà c'est pas c'est pas pour les mêmes personnes dit Mohamed qui est élu du 12e. D'accord.

C'est la coulée verte. Donc la coulée verte c'est le les familles qui se promènent le dimanche. Donc c'est pas pour les jeunes et absolument mais de toute manière ils vont pas les casser.

Attendez [raclement de gorge] que les jeunes le fond de leur remarque c'était raciste. Le fond de la remarque c'est qu'il voulait c'est quel jeune qui voulait pas voir dans les espaces publics puisque c'était vraiment les quartiers. Euh Palikao, Amandier, Leevau.

Donc des quartiers vraiment très populaires de l'arrondissement, notamment Levau qui est un quartier très excentré dans le 20e où il n'y a pas de service public, il y a rien. Donc les jeunes, à part se faire contrôler par la police, vraiment il y a des terrains mais c'est fermé le soir. Bref, et en fait ils nous ont ils m'ont attaqué sur l'aspect féministe.

Je pense qu'il s'était passé le mot en plus mais on subit beaucoup de ces gens. On se laisse pas faire. Alors, c'est mon premier mandat électif, mais j'ai été élu aussi euh dans le syndicat.

D'accord. Donc euh [rires] battante Mohamed, comment ça va ? Dans le 12e arrondissement, alors le 12e arrondissement, il a sa petite personnalité euh dans Paris, le 12e arrondissement déjà.

Tout à fait. Donc euh c'est pas l'arrondissement où on retrouve les plus grandes luttes sociales, même si par le passé il y en a eu hein, mais il y en a eu par le passé. Il y a une une majorité qui est assez atonne, enfin qui parle pas beaucoup. on va dire qu'elle est un peu la mère de du 12e arrondissement est plutôt très leader sur sur ce sujet.

Donc sur les conseils d'arrondissement, nous sommes deux élus de du nouveau Paris populaire. Donc c'est un peu un jeu de ping-pong entre la mer et nous deux avec l'intervention de des cinq élus de droite et de l'élu macroniste assez réactionnaire même très réactionnaire. Donc ils ont vraiment des antiféministes.

Ils sont ils éplugent par exemple les financements aux associations pour ne pas financer telle association qui excus les hommes de d'un d'une réparation de vélo d'Xit ou des ciganes qui vont arriver à la porte d'or voilà tous ces chosesl ils sont contre et puis la mère le leur répond et puis nous on est on essaie de porter un petit peu des revendications parce qu'on est pas mal sollicité par les collectifs, les syndicats et les associations qui nous ont bien identifié pour challenger la mère, pour essayer de la forcer à faire ce qu'elle a dit qu'elle allait faire. Donc on essaie de prendre ce ce rôle très au sérieux et de de la pousser dans ses retranchements. Elle va pas jusqu'à accepter nos vœux.

Il nous demande de les retirer parce qu'ils font déjà tout bien mais ils prennent de temps en temps un amendement. Voilà. Ouais.

On comprend mieux pourquoi Lucy Casta que nous avions proposé pour être première ministre du NFP n'a ensuite pas voulu venir la candidate de LFI au législatif partiel en Iser parce qu'elle a en effet bien sa place avec les sauces d'EM plutôt qu'avec nous. Ça c'est indéniable non ? Oui oui tout à fait tout à fait.

Oui tout à fait. C'est elle a elle est toi tu la connaissais déjà. Je savais c'était la directrice des affaires financières de voilà la conseillère politique d'idalgo.

Donc c'était plutôt une tendance c'est une tendance de gauche de gauche d'accompagnement. Elle a fait toute sa carrière là c'est ce sont des amis qui sont dans les cabinets de Grégoire et dans l'uto administration donc en fait elle est très bien dans son écosystème. Il y a pas de il y a pas de sujet.

Donc donc voilà ils sont très bien entre eux en tout cas. Et pour toi ce premier mandat premier mandat de ta vie ? Tout à fait.

Premier mandat. Ben moi, j'ai plutôt l'habitude de conseiller les autres. D'habitude, je travaille dans une institution.

Euh c'est plus compliqué quand c'est à soi de porter de porter. Tout à fait. Euh, on voit bien mais après il y a une forme de violence qui est tout de suite là.

Par exemple, bon, on a porté un vœu sur la multiverbalisation dans le 12e pour les jeunes parce que ça a commencé enfin le rapport le le rapport du défenseur des droits a vraiment pris le commissariat du 12e et sans répondre à quoi que ce soit, le maire adjoint socialiste m'a dit que j'étais antipolice qui est alors qu'il y avait rien dans mon vœu qui disait que j'étais antipolisce. C'était vraiment la le dérapage et puis la question du droit, la question des principes. Jamais accusé la police et encore moins la police municipale de mais c'était sa réponse.

Donc je l'ai fait noter au procès verbal en disant que lui ne répondait pas. Puis du coup, il a ouvert la voix euh à la droite qui elle s'est déchaîné euh qui elle s'est déchaîné sur LFI et son tropisme antipolis avec des mots assez orduriers parce queil parlait des jeunes donc fatalement il fallait changer de vocabulaire donc il fallait euh donc ça aussi j'ai demandé à ce que on note que la droite brutalise le débat public hein. Il y a pas que nous qui le brutalisons.

En tout cas nous on le brutalise pas quoi. Ouai. Ouai.

C'est assez incroyable parce que vous retrouvez ça dans vos arrondissements comme on le retrouve au Conseil de Paris comme je vous le dis franchement, on le retrouve à la régie euh à l'Assemblée nationale avec les Macronistes. À la limite, moi j'ai presque envie de dire, j'ai été conseillère régional, euh Valérie PCress, elle avait un caractère plus franc. Quand ça l'intéressait ou quand elle sentait le challenge politique, elle répondait.

Alors bien sûr, elle était pas toujours très franche dans le enfin elle était pas toujours très os honnête dans ses réponses, mais au moins elle rentrait dedans, quoi. Là, on a l'impression d' Ils sont fuyants, ils nous renvoient sur le C'est Ouais, c'est du c'est du pingpong. En fait, nous dans le 19e, c'est assez particulier.

Pourquoi ? Parce que nous dès nos dès le conseil d'installation, il nous carissaaiit dans le sens du poids comme si on les avait préparé à avoir des méchants. En fait à l'heure actuelle, ils se rendent compte qu'en fait non parce que 95 % des choses politiquement on est en accord.

Et là, on arrive dans une guerre soit d'ego ou soit dans une guerre de "Je peux pas voter parce qu'on est avec la majorité ou on peut pas voter parce que on sera mal vu." Mais c'est c'est dommage parce que nous nous comme on leur dit, nous notre objectif et notre notre objectif c'est les habitants du 19e arrondissement et il y a rien d'autre en fait. Nous, on n pas des si on doit voter les votes les vœux de tout le monde, on vote les vœux de tout le monde.

Tant que ça va pour les habitants, c'est pas notre problème après. [grognement] Et ce qui est bien, c'est que nous quand même avec ELV, le PCF, c'est quand même assez tranquille. On arrive à échanger, on arra [raclement de gorge] pacifique vraiment.

Mais le PS, waouh, on a un mère qui euh bah vous pouvez le voir en direct, qui crie sur les qui qui parle mal, qui crie "Ah ouais ! Ah ouais ! Il est il est très Bah c'est bon à savoir ça.

Éric le joindre c'est ça ? Non nous c'est Non toi c'est Dag. C'est François Dagn François Dag.

François Dagn Agnè comment il est ton maire ? Alors le maire je peux dire du mal mais il est il joue un peu le bon père de famille qui essaie de bien mener le débat. Il est pas odieux franchement.

C'est pas le plus odieux même si il a fait un règlement intérieur pour vous faire terre quoi. Pour nous faire terre. Il n'empêche que il sent un peu challengé j'ai l'impression.

ça lui fait pas de mal. En revanche, le PC et le PS dans le 20e, c'est vraiment on est arrivé, on est leur on est leur leurs années. Ah oui, mais le le parti communiste dans le 20e arrondissement, [grognement] moi ça fait des années euh premier jour, premier conseil d'une hostilité mais il nous parle trop mal.

C'est dommage. Premier conseil, on lève la main, je sais pas pour OK, on se trompe et là elle me dit oui il faut connaître le règlement, tu as pas le droit de parler. Je enfin moi je suis pas là depuis 15 ans en fait hein.

C'est la première fois ça que je mets [rires] les pieds ici. Je suis désolé ce que je veux. Pensais qu'on avait le droit de parler.

Bon visiblement on a pas droit de parler. OK mais enfin je lui ai dit après en fait on peut se parler poliment. pas exagérer.

Et c'est vrai que les les gens de droite, je dis droite parce qu'ils sont assis à ma droite et ils sont de droite, ils sont beaucoup plus aimables que nous euh que eux, pas que nous. Ouais, ils sont beaucoup plus aimables que nous aussi avec la majorité, je dois dire que eux, ils brossent quand même dans le sens du poil. Le PS nous attaque en permanence.

Voilà. Et le PC, ben le PC, ils vont jusqu'à voter des choses. Enfin, on peut on les démasque complètement.

Tout à fait. On les démasque sur par exemple, on a fait un amendement, un vœu sur le SAMU social, la majorité demandait un soutien au SAMU social euh en oubliant que la ville de Paris est dans la gouvernance du Samuel social. Donc, on a fait un amendement juste pour dire bah la ville de Paris en tant que membre de la gouvernance du SAMU social s'engage à porter telle revendication.

Le PS vote contre, ils ont demandé une suspension de séance. Le PS vote contre et le PC vote contre aussi. Sauf qu'ils sont à toutes les manifes du Samu Social depuis le Ça c'est une réalité et on va aller vers notre conclusion mais ça c'est une réalité qu'on retrouve aussi au conseil de Paris c'est-à-dire et là tu voulais en parler un peu Émile en guise de conclusion sur cette alliance PSV PC finalement qui se fait à Paris depuis 25 ans. aujourd'hui, elle tient mais plus davantage sur les postes en fait que sur la la même vision politique.

Moi moi j'appelle ça une majorité de rentes parce qu'en fait ça fait 25 ans qui tiennent une ville qui est une vraie rente puisque c'est des centaines et voir des milliers de postes. C'est des rémunérations incroyables, c'est un prestige. Et donc au final bah comme tout à chacun, ils se sont finis ils ont fini par s'embourgeoiser et à préserver la rente.

Mais moi, je fais aussi beaucoup confiance au aux militants dans ces parties là parce qu'il y a aussi des nouvelles générations de militants, des nouveaux élus qui viennent d'arriver qui parfois comprennent pas trop ses logiques de rendre justement. [grognement] Et je pense que c'est aussi notre rôle d'être ce sang frais ou cette mauvaise conscience peut-être qui va permettre aussi à d'autres parties. Moi je je il y a des gens formidables chez les écolos, chez les communistes, chez les socialistes de gauche et donc il y a je crois pardon, [rires] j'en ai pas vu encore.

Il y a il y a je crois matière à à faire bouger les lignes vraiment et ça va être mon mot de conclusion. Moi, je suis je suis vraiment très content et même fier de faire partie de ce groupe, de coprésider ce groupe avec toi, Sopia, parce que on a des gens de terrain euh des gens qui qui ont le feu sacré, c'est-à-dire on parlait de rente mais typiquement il y en a aucun qui est là pour la rente. Il y a c'est que des gens qui sont là pour les idées structuré politiquement. [raclement de gorge] On gagne un temps fou, on est d'accord sur l'essentiel et cetera, sur les modes de lutte aussi.

Et donc en fait, il y a une cohérence à la fois entre le projet, nos personnalités, nos façons de faire de la politique, nos rapports aux gens et je dois dire c'est un régal. Et je pense que si on continue là, voyez, ça fait que 100 jours, vous avez vu un petit aperçu et ben imaginez dans 6 mois, 1 an, 2 ans et c'est long un mandat local, c'est 6 ans donc on peut vraiment faire bouger les lignes. Ba tu veux dire un mot de fin ?

Ouais. Et euh enfin, je reviens sur ce que tu as dit tout de suite parce que nous aussi dans le nous, on est arrivé dans des situations dans le 19e arrondissement où euh on a déposé des vœux, euh la droite vote contre, nous on vote pour et que des abstentions. C'est-à-dire que nous on leur demande alors ça se passe comment ?

Parce que dans le règlement, il y a rien qui est notifié. Mais c'est pas une première fois et ça c'est Et il passe comme ça. Vous êtes plus nouveau que la droite.

Enfin, enfin nous notre mère nous dit que l'abstention prend le dessus. Vas-y. Ouais.

Mais si ça serait ça, il serait pas élu mauement intérieur. Oui, dans le règlement intérieur, il y a rien qui c'est une interprétation du maire qui décide que le enfin c'est le maire qui dit oui c'est c'est l'abstention qui faire. Donc ce serait comme si dans les élections on disait le vote blanc ou l'abstention l'emporte.

L'abstention l'emporte. Il y en a pas beaucoup qui serait élu. Ouais.

Ils sont marrants quand même. Ils s'appliquent jamais à eux-mêmes ce qu'ils appliquent aux autres. Ouais.

Ouais. Mais pour un mot de conclusion, ben moi ça me moi je je suis quelqu'un de très humain. C'està dire qu'il y a beaucoup de situations qui me touchent et ça me motive encore plus à à faire bouger les choses.

Ça me motive à faire bouger les choses. Ah ouais vraiment parce que je vous promets, il y a des personnes qui vivent vraiment dans des dans des situations et euh sérieusement faut les aider. Faut les aider.

Faut faut en tout cas n'hésitez pas à en parler autour de vous. Il y a pas de honte. Il y a des personnes qui ont honte de vivre dans des dans des appartements insalubres justement lancer une honte sur pas qu'ils aient honte en fait faut venir faut en parler.

Voilà, c'est pas c'est pas quelque chose de normal. Vous payez des loyers chaque mois vous et encore c'est c'est plus des loyers. C'est pire que des loyers.

Ça c'est ça coûte vraiment trop cher. Donc n'hésitez pas à en parler parce que c'est important et le nouveau Paris populaire est là pour vous et surtout parce que moi comme je dis la lutte c'est au niveau de de la mairie c'est des vœux et j'en passe mais des fois il y a des personnes qui veulent juste ê écouté et nous on est à votre écoute donc voilà merci beaucoup là petite phrase de faim parce qu'on m'a dit aïe aïe aïe dans l'oreillette de dire 21h6 ça va on a débordé un petit peu. Non.

Ben en phase de fin euh ce qui se passe au niveau local et ce qu'on peut voir les logements insalubres, les gens qui vivent des situations horrible euh c'est tout l'intérêt de de faire de la politique mais c'est aussi les répercussions des politiques de Macron et avant de Hollande sur qui vraiment attaque les les catégories les plus précaires, les plus éloignées de des services publics, au chômage, enfin voilà, c'est donc on se rend bien compte que tout ça c'est c'est politique et je pense que ce qui est important pour nous et pour ce qui nous guide là avec la la présidentielle, c'est de rester vraiment sur le terrain à la fois en étant avec les habitantes, les habitants, mais aussi en accompagnant tout ce qui se passe dans le monde du travail comme on le fait avec la fondation Croissant Simon, comme on le fait contre les fermetures de classe, comme on le fait quand on est nous vraiment en soutien avec les grévistes du Samuel social. Je pense que c'est ça qui nous ben qui nous fait du bien déjà et puis qui nous fera euh qui fera avancer les choses. Mohamed, merci Agnè.

Ben nous, on est euh pour revenir un petit peu sur ce qu'on disait, on est face à une majorité qui souvent fait des vœux pour dénoncer l'incurie de l'État sans voir que le plus souvent cette incurrie découle directement d'un budget qu'ils ont laissé passer. Donc quand on leur appelle, ça les énerve. Euh c'est vrai. [rires] Donc on a fait essayer de faire voter un amendement à chaque fois en disant découlant du programme 133 de la loi de finance 2026 et donc à chaque fois il il voter contre.

Donc ça ça les énerve un petit peu. Le groupe qui est le plus mal à l'aise c'est le groupe ELV je dois dire parce que en regardant la députée de la 8e circonscription Evassas n'a ni signé ni voté la loi de la motion de censure. Donc on leur a on leur a fait spécifier.

Euh donc après pour la rentrée sur la question de la loi de finance, il y a la fermeture des des classes. Euh ça va être encore peut-être des fermetures. Donc on va essayer d'être sur le terrain à la rentrée des classes pour que lorsque les inspecteurs de l'éducation nationale viendront compter les élèves, il y a pas encore des des écoles qui perdent une à deux classes.

Euh parce que dans le 12e, on a une problématique de for de d'enfants qui viennent et qui partent. Donc il jouent comme ça quand il y a 30 élèves qui arrivent dans une école, ils ouvrent une classe et ils en ferment une à côté. Donc ils viennent et ils comptent.

Donc il faut ça partout. Merci infiniment à tous mes invités. Merci beaucoup d'être venu aujourd'hui pour cette première émission de débrief de nos 100 premiers jours dans les conseils d'arrondissement au conseil de Paris.

Voilà, on vous en a parlé avec beaucoup de simplicité, beaucoup de franchises. Ce qu'on voulait faire, c'était vous faire partager à vous qui vous intéressez à à nos mandats et à ce que nous faisons, euh vous vous faire partager, vous faire connaître un peu ce qu'est la vie de nouveaux élus et euh en quoi consiste notre travail. Si vous voulez le suivre de plus près, bien il y a tous les réseaux sociaux parce que je sais que vous publiez tous sur vos réseaux sociaux.

Donc dans les commentaires là YouTube, vous allez ver nos noms, nos prénoms et cetera. Il y a les comptes réseaux sociaux de la France Insoumise Paris. Je sais pas si les verts populaires Paris ont créé leur compte aussi.

Les verts populaires Paris et le nouveau Paris populaire pour suivre les le dernier conseil de Paris avant la pause estivale. La pause estivale. Merci beaucoup.

À très bientôt les amis et j'espère que vous partagerez cette émission, vous la regarderez en replay. Je sais pas si j'avais un message à faire passer si ce n'est tous les remerciements à toutes les personnes qui ont organisé cette émission. Donc les personnes qui sont des permanents, des salariés de la France insoumises et de notre groupe Nouveau Paris Populaire.

Merci aux élus, aux bénévoles aussi, maquilleurs notamment qui se sont occupés de nous et à très bientôt. Bye bye.