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Discours / meetingGroupe des élus Front de Gauche & Républicain· 2 avril 2026 11 minAutoproduitFond programmatiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Session du 01/04/2026 : André Corzani fait une mise au point face à l'opposition

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:16Invité politiqueFait
    « la structure budgétaire auquelle sont amenés à gérer les départements sont sont très très précaires »
  • 3:44Invité politiqueFait
    « On décide de ponctionner la Caisse nationale alors qu'elle était très excédentaire et ça se voit peu. C'est du détournement du détournement de fond public incontestablement. »
  • 4:28Invité politiqueChiffre
    « Sur le département, c'est 2 millions d'euros et c'est sur le 10 600000 €. Excusez du peu. »
  • 5:54Invité politiqueChiffre
    « on consacre 211 milliards au aux aides aux grandes entreprises qui servent assez largement à financer les dividendes »
  • 9:31Invité politiqueFait
    « Nous pensons qu'il faut à l'adresse du Luxembourg, je le redis en terminant mon propos parce que je sens bien la propion à renoncer, la propion à relâcher l'effort »

Temps de parole

  • André Corzani100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:05
André Corzani

Merci madame la présidente. Tout d'abord, je je dois vous dire que je suis quelque peu rassuré [raclement de gorge] puisque notre session avait démarré par le fait que nous soyons par vous appelés à assumer une large responsabilité dans la baisse démographique. Je craignais que pour terminer la session en soit vous puissiez nous reprocher les gelés printanière. Bon, c'est pas le cas. On a évité le pire mais en tout cas nous ne sommes pas très loin puisque nous sortons d'un d'un débat budgétaire et nous venons d'entendre euh une tentative d'explication des résultats des élections municipales récentes.

Évidemment, chercha à trouver le lien de causalité entre le budget qui nous a été présenté, le vote qui est intervenu et cette approche d'explication. Même si je note vous aussi sans doute quand même l'excellent score de Mathieu Clin sur Nancy et sans doute ce que la augure bien du résultat attendu sur le le grand Nancy. Nous verrons bien. Cela dit, je pense, mon cher Christopher, à l'issue de ton intervention, vous n'avez pas grand-chose à dire en fait sur la maquette budgétaire que vous est présenté parce que j'ai été attentif à ton propos.

J'ai essayé de trouver des éléments en dehors du fait, et ça je le comprends parfaitement que vous vous opposiez à notre vision, aux stratégies que nous portons. Je vais y revenir. Mais sinon, il n'y a pas d'éléments substantiels qui nous permettent de percevoir une critique que tu as qualifié de constructive. Là encore, je tente de le percevoir dans ton propos, j'ai du mal. Mais en tout cas, il n'y a pas de de présentation structurée de suggestion alternative à ce que nous proposons. Moi, je veux revenir sur les les questions les questions budgétaires puisque nous sommes là pour cela. Sans sans alourdir mon propos sur les tensions auxquelles nous avons à faire face. Ça a été largement dit.

Je pense que collectivement nous nous en percevons la portée et néanmoins utile tout de même rappeler que la structure budgétaire auquelle sont amenés à gérer les départements sont sont très très précaires et il nous faut redemander à nouveau effectivement que soit revu corrigé les modalités de financement des des départements qui pour l'instant s'appuie sur des éléments qui sont exclusivement attenantes à à la santé économique du pays. Et nous nous savons bien que cela ne peut être que très fluctuant et que nous ne pouvons pas avoir une gestion telle que prévue par la Constitution, c'est-à-dire libre, sans avoir nous-mêmes les capacités de décider de nos propres ressources.

Je n'y reviens pas mais ça c'est structurant. L'autre aspect, c'est c'est les pressions. Là non plus, pas de détail, je veux évoquer un seul aspect. Je ne reviens pas sur les transferts de charge de l'État, je ne reviens pas sur les diminutions de de dotation, enfin et cetera et cetera. Je veux relever un aspect parce que ça révèle bien la perversité de la démarche qui anime l'État. Je pense au prélèvement opéré sur les cotisations sur la la CNRACL. qui impacte le département qui impacte toutes les collectivités locales. C'est pervers parce que c'est moins visible que tout le reste. On décide de ponctionner la Caisse nationale alors qu'elle était très excédentaire et ça se voit peu.

C'est du détournement du détournement de fond public incontestablement. Un détournement qui n'est pas le seul. On se souvient des ponctions sur d'autres agences, mais là c'est un détournement et un détournement réitéré d'année en année et effectivement qui se voit peu mais qui pèse lourd. Sur le département, c'est 2 millions d'euros et c'est sur le 10 600000 €. Excusez du peu. Je prends cet exemple pour dire effectivement les procédés utilisés par le gouvernement. Non obstant tout ce que j'ai évoqué auparavant. Et ça c'est révélateur d'une conception effectivement de ce gouvernement qui fait que effectivement nous soyons sur une approche très différente.

Est-ce que nous serions nous-mêmes porteurs d'une stratégie ? réponse est oui et elle se manifeste fortement au travers de la proposition budgétaire. Ces stratégies, elle porte sur le fait que nous soyons attentifs à ce qui structure notre société et pour l'instant nous assistant à un repli sur soi au fait que les uns et les autres soient amenés à montrer l'étranger du doigt comme étant responsable, comme celui qui est le plus pauvre, qui nécessiterait des solidarités qui seraient mal orientées. Et ce faisant effectivement lorsqu'on pratique de la sorte, on détourne le regard.

Est-ce que la responsabilité serait d à celui qui a du mal à finir le mois voire même à s'alimenter ou est-ce que c'est dû à ceux qui accumulent les richesses ? Évidemment, la réponse est claire. Et à l'inverse de ce que tu dis, ce n'est pas cela qui préserve euh notre euh modèle social, c'est l'inverse.

il le mett en cause gravement puisque lorsque on on consacre 211 milliards au aux aides aux grandes entreprises qui servent assez largement à financer les dividendes évidemment on réduit les facultés d'intervention en direction de toutes celles et ceux qui sont en charge des politiques publiques, des politiques de solidarité des politiques de de développement d'aménagement du territoire C'est effectivement la capacité offerte au secteur privé d'absorber encore un peu plus le champ qui qui lui est ouvert et ainsi évidemment réduire l'espace qui est consacré à la à l'activité des services publics.

Je pense qu'en réalité tout cela alimente un débat, un débat qui est malsin parce qu'en réalité il s'appuie sur la défiance, il s'appuie sur le fait que on oppose les uns aux autres. En fait, on est sur une fascisation du débat, une brutalisation du débat. C'est incontestable et une fascisation qui qui n'est pas là le fruit du hasard qui prospère sur les fractures sociales, qui prospère sur la peur, sur la précarité, sur le sentiment d'abandon. Et effectivement, nous devons être extrêmement attentifs quant à la euh à la dangerosité de ces orientations et de ce débat.

Notre stratégie, elle est là pour sécuriser, pour protéger, pour assurer le monde associatif de notre présence, de notre proximité, de notre attention, de faire en sorte que la petite enfance jusque au plus ancien, nous puissions les les assurer de notre attention, de notre bienveillance. C'est ce qui va être encore manifesté par le choix que nous portons dans le cr dans la phase de crise que nous vivons. Et nous avons de ce point de vue-là, et vous le savez bien, ça a été annoncé par la présidente, une une proposition à formuler.

Nous le faisons lorsque nous travaillons en direction de la jeunesse, que ce soit évidemment au travers la politique nouvelle génération, collège nouvelle génération ou du rège. Nous le faisons en direction des territoires puisque nous assurons et je l'ai j'ai eu l'occasion de le dire et vous le le savez bien, nous les assurons d'une sanctuarisation d'un moyen important en direction des collectivités locales et des collectivités intercommunales. C'est de cette manière-là que nous voulons agir.

aussi de cette manière là que nous sommes convaincus que nous montrons effectivement un chemin qui nous permet d'assurer la préservation des valeurs auxquelles nous pensons et auxquelles nous sommes attachés. celle qui consiste à faire que l'homme avec un grand H soit au cœur de nos politiques, au cœur de nos préoccupations et que ainsi faisant nous puissions assurer l'avenir. Je pense que il s'agit aussi pour nous de revendiquer à la fois des recettes stabilisées autonome qui nous permettent évidemment, je l'ai dit tout à l'heure dans le début de mon propos, assurer une gestion saine de nos collectivités.

Nous pensons qu'il faut à l'adresse du Luxembourg, je le redis en terminant mon propos parce que je sens bien la propion à renoncer, la propion à relâcher l'effort, la propension à là aussi à à faire en sorte que le le regard se détourne. Oui, il y a nécessité et c'est nécessaire pour le Luxembourg même parce que sans ça, il y aura une telle disparité de situation entre les bassins de proximité que c'est le Luxembourg lui-même qui va être appelé à en souffrir et qui commence d'orger et déjà à en souffrir. Mais lui, il y a besoin effectivement d'un équilibre et d'une harmonie de ressources et de moyens développés sur ces territoires. C'est tout cela que nous portons.

Nous le portons avec, je crois, avec fierté, avec détermination. Je comprends que ça puisse vous déranger puisque il y a là confrontation très nette d'une vision de notre société. En tout cas, évidemment, ce budget s'inscrit dans ce dans cette direction.