Aller au contenu
Tous les transcripts
Chroniquefranceinfo (sur YouTube)· 17 août 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéEnvironnement & énergie

Après les incendies, les habitants de Gironde et des Landes demandent des aides de l'État

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 20 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et après le mégafeu qui a ravagé la Gironde, le mois dernier, Sébastien Lecnu s'est rendu sur place aujourd'hui pour dévoiler une série de mesures. Un déplacement sous les ué des habitants du Porsche, commune la plus touchée avec 183 maisons détruites. Alors, les mesures annoncées sont-elles à la hauteur des attentes ?

Réponse avec Lune Bonon, Barbara Six et Marie Grouel. Sébastien Lecornu accueilli sous les ué des sinistrés du Porsge. On vous souhaite jamais de vivre ça.

Ce matin, plus de 200 personnes espéraient un signe du premier ministre. Vêtu de noir pour la plupart, tous en quête de réponse. On voulait lui poser des questions tout en étant correct.

On est là pour échanger. On est des individus. Nous sommes des gens corrects.

L'incendie qui a ravagé le Porsche fin juillet a réduit 183 maisons en cendre. Sur place depuis hier, Sébastien Lecorn va à la rencontre des sinistrés, des pompiers, du maire, mais toujours hors caméra. Alors ce matin, les manifestants l'attendent plusieurs heures en 20.

Il est déjà parti, il est parti. C'est pas la peine de rire. Il est où ?

Il est entre incompréhension et colère, il dénonce une politique de la chaise vide. Il est [acclamation] où ? Il est où ?

C'est une question de politesse. Quand on est haut dirigeants et haut fonctionnaires, on a le devoir de venir voir quand même les habitants de la commune sinistrée quoi. C'est l'apocalypse, il y a plus rien.

Et eux, ils viennent pas. Pas d'échange mais des annonces pour la reconstruction. Le Premier ministre promet notamment 12 millions d'euros d'aide pour la Gironde et les Landes, un délai raccourci de 3 à 1 mois pour les permis de construire et une exonération de cotisation sociale pour les 13000 entreprises touchées.

La méthode est assumée. La blessure et donc la colère que ça peut évidemment susciter est énorme. Moi, je le comprends très très bien.

Plutôt que de se montrer en photo et plutôt que de se mettre en scène, je préfère mettre du concret un peu à l'ancienne, mais j'assume. Les aides de l'État pour les entreprises en Gironde pourrait s'élever à plus de 100 millions d'euros selon le premier ministre. Et sur le terrain, c'est désormais toute une région qui tente de repartir habitants, commerçants.

La fréquentation touristique a baissé en moyenne de moitié et beaucoup de sinistrés sont toujours dans une grande détresse. Alexandre Pérou, Gaspar de Florival et Guillaume Beaufice. Depuis plusieurs semaines maintenant, toute sa vie tient dans ce petit camion.

Il y a 15 jours, j'étais patron d'un super restaurant et maintenant j'ai jolie Jumpy. Florian Junakovic est un des sinistrés de la commune du PG. Dans l'incendie, il a tout perdu.

Son logement, mais aussi son outil de travail, son restaurant. Ici c'est la salle du restaurant et là-bas c'est la cuisine. Empétré dans les dossiers pour les assurances, il pense déjà à la réouverture qu'il espère au printemps prochain.

Mais pour cela, il faut reconstruire rapidement avec l'aide de l'État et ces demandes sont simples. Une bulle réglementaire, une fluidification de tout tout de toutes les procédures administratives parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont sur le carreau. Là, il y a un autre feu qui couvre et il est d'ordre économique et social.

Il faut impérativement le traiter. Aider les sinistrés est toute une économie locale. À quelques kilomètres de là, la plage du Porsge n'a pas été touchée par les flammes.

Et pourtant, on a un petit souci avec nos planches qui servent à pas grand-chose finalement. L'école de surf familiale de Pierrevienne est toujours debout mais elle reste désespérément déserte. Faute de touriste.

C'est le vide. On peut pas payer les moniteurs, on peut pas payer nos frais avec si peu d'élèves. Nous, on a raté la saison, on le sait et on attend vraiment du premier ministre et des personnes qui qui gouvernent de nous aider au cas par cas.

Au-delà des aides, c'est toute une manière de vivre qu'il faut changer et c'est le combat du maire de Saint-Médarang. Les 33000 habitants de sa commune ont dû être évacués à la hâte. Pour éviter un nouveau traumatisme, il réclame un plan de long terme face au réchauffement climatique.

Changer de budget tous les an. Un coup on a les crédits, un coup on les a plus, un coup ceci est permis, un coup c'est interdit. On peut pas travailler comme ça, c'est terminé.

Si on ne peut pas le faire, beaucoup de régions vont devenir hélas quasiment inhabitable. Ce soir, il se dit déçu des annonces du Premier ministre qu'il qualifie de Rustine. Il espère que la campagne présidentielle sera l'occasion de débattre vraiment de l'adaptation au réchauffement climatique.

Et dans les Landes, après 4 jours d'angoisse, c'est le soulagement pour des centaines d'habitants. Le feu qui a ravagé 1700 hectares de forêt est désormais fixé. Dans la commune de Luglon, 250 personnes ont même pu regagner leur domicile aujourd'hui, mais les pompiers restent mobilisés.

Reportage de Muriel Laaga et François Guinla. Direction Luglon, un village évacué jeudi dernier mais épargné par les flammes. Michel Monerreau n'en revient toujours pas.

Est tout autour tout est tout est sec, tout est donc forcément la moindre étincelle, la moindre foudre, le moindre inconscient et ça prend feu quoi instantanément. Après des nuits sans sommeil, le retour chez lui est d'abord une joie et un apaisement. Même si le feu désormais fixé ne le quitte pas.

Ça semble beaucoup la fumée. Il va falloir vivre avec ce risque maintenant. Vous vous y êtes préparé ?

Oui. Mais c'estàdire qu'on va améliorer encore le le tout ce qui est débroillage et peut-être mettre quelques points d'eau un peu plus avec le puit. Prép préparer de l'arrosage.

Sa voisine vient de rentrer chez elle soulagée, angoissée aussi à la vue de ses écorces de pain calciné qui janchent le sol. Tout simplement c'est arrivé. Voyez, il y en a partout.

Ça aurait pu tomber sur la maison, ça aurait pu prendre dans l'herbe sèche, ça aurait pu dans un village encore perturbé par les va et viens des pompiers, chacun veut retrouver une vie normale. Le parfum des tartes d'été et l'ambiance du quotidien. C'est ça.

Et ce que j'ai fait après avoir rangé les vêtements, j'ai commencé par faire une un lave-linge. Laver le linge, c'était retrouver des repères qui nous avaient manqué quelque part. L'incendie n'était pas loin, mais pas question pour autant de quitter un jour sa maison.

Est-ce que vous vous sentez moins sereine ? Ah ça, ça c'est une évidence. Oui.

Oui. Mais il va falloir apprendre à vivre avec. Tous se disent qu'ils ont eu beaucoup de chance.

Cette fois-ci, l'uglon a été épargné son téléphone.