Face à Michel Onfray (Émission du 17/10/2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Sous quelle forme le mouvement lycéen va-t-il se poursuivre après les vacances de la Toussaint ?
- 0:38OuverteRéponse directe
Pourquoi les casseurs peuvent-ils sévir dans les cortèges ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Que pensez-vous des 150 professeurs agressés depuis le début du mouvement ?
- 2:02RelanceRéponse directe
Comment faire la part des choses entre lycéens et casseurs ?
- 6:57OuverteRéponse directe
Les policiers portent plainte contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui. Vous comprenez cette démarche ?
- 8:54OuverteRéponse directe
Combien de professeurs remplaçants ont été déployés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02Michel OnfrayFait
« Il y a des rats, la nourriture est mauvaise, ça manque de prof, il travaillent trop, il y a des trous dans la journée et cetera. »
- 7:34Michel OnfrayFait
« Le problème de la justice, ça n'est pas la police. Et le problème de la police, ça n'est pas la justice. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous, bonjour à toutes. Bienvenue dans face à Michel Onf sur ces news et sur Europain. Bonjour Michel, vous êtes en forme, prêt pour commenter cette semaine mouvementé avec cette question Michel Onfit, sous quelle forme le mouvement lycéen qui s'est déployé depuis 3 semaines va se poursuivre à l'ône des vacances de l'un Toussin qui ont commencé et alors que les syndicats et quelques gilets jaunes se greffent aux mobilisations dans la rue, les violences en tout cas continuent d'émailler les cortèges même si l'immense majorité de ceux qui défilent le font dans le calme. Pourquoi les casseurs peuvent-ils ainsi sévir ? Que pensez-vous de la colère des policiers qui dénoncent l'attitude, les injonctions contradictoires de l'État qui d'un côté leur demande d'invertir et
puis de l'autre de faire preuve d'empathie comme l'a dit Emmanuel Macron, les forces de l'ordre qui en tout cas sont vilipendes dans les cortèges des lycéens. On entendra votre analyse. Autre fait marquant Michel, le nombre de professeurs et d'enseignants agressés et blessés. On est à plus de 150 depuis le début du mouvement. C'est inédit dans l'éducation nationale. Pourquoi s'en prend-on à ceux qui ont la charge d'instruire nos enfants ? Là aussi, je sais que vous avez une analyse à nous fournir. On s'intéressera aussi, Michel à ce qui se passe au plan politique à gauche avec l'activité, les déclarations démultipliées de Jean-Luc Mélenchon. Il y a eu aussi la désignation de Raphaël Gluxman à la première de la gauche. Le premier étage de la fusée maschène, allez-vous nous
dire. Enfin, le point philo sera l'unique et sa propriété de Max Tirner. Je le prononce bien Michel. Euh livre publié en 1844 qui est le brévière du niilisme contemporain. Est-ce que nous sommes plein niilisme en plein dedans ? en plein dedans. Allez, on a une début de réponse. On commence par ce mouvement lycéen. Michel, 3e semaine avec encore une journée compliqué, des journées compliquées dans la rue avec des mobilisations qui s'enchaînent, à la fois des remodigations pour les lycéens, euh des violences en fin de cortège par quelques éléments radicaux, les syndicats qui organisent une manifestation aujourd'hui pour défendre les salaires, les pensions, le pouvoir d'achat, les services publics et ces mobilisations qui ont été marquées par environ 200 laissés bloqués cette
semaine sur 3000. Il faut relativiser et ramener ça à sa juste proportion. On va écouter quelques réactions à la fois de parents qui sont effrayés par la violence de qui se déploi sur certains cortèges et blocus et ces jeunes qui revendiquent un certain nombre de choses. Écoutez-les. Il y a des raisons de demander une amélioration mais ce n'est pas une manière de faire. C'est pas normal. Enfin, cette attitude n'est pas normale. Il y a un dialogue à faire mais la police, je pense qu'ils sont pour rien làdedans. Moi, je pense que c'est un peu le l'état qui bouge pas assez. Moi, je viens du Liman, donc j'ai vu pas mal de violence se passer et je suis totalement contre ce qui se passe. La violence, c'est pas la solution. Il faut bien échanger, il faut discuter. Donc
voilà, moi je suis tout à fait contre la violence. C'est c'est inacceptable, absolument inacceptable. Euh il y a un réel manque de moyen et surtout un manque de considération de notre parole et de la parole et étudiante et lycéenne. Euh et ça depuis longtemps et il y a un, je pense, pardonnez-moi l'expression, un ralbol général de cette de cette idée-là. Et nous, on veut se faire entendre mais on veut aussi que les choses changent. Et c'est ça qui est mal compris, je pense le ce qui est mal compris par les ministres, par l'éducation, par le gouvernement, c'est le fait que bah on s'arrêtera pas tant que les choses auront pas changé. Voilà pour ces déclarations à la fois de parents à la fois de revendication de la comment faire la part des choses Michel Onfine entre tout ce qui a été dit et
entendu d'abord vous avez montré il y a les lycées et puis après vous avez les lycées qui sont arrêtés bloqués et puis dans ceux qui sont bloqués une minorité qui bloque. Donc je pense qu'il faut déjà faire une analyse sociologique de la situation. C'est pas parce qu'on met une caméra sur un lycée qui brûle que tous les lycées brûlent. C'est pas parce queon met une caméra sur un passage à tabac qu'il n'y a que des passages à tabac et cetera. Donc finalement, si le pouvoir le souhaitait, c'est-à-dire si Emmanuel Macron infinit dans la 5e République, c'est Emmanuel Macron qui décide, c'est pas le premier ministre, c'est pas le ministre de l'intérieur et ce sont pas les préfets de police et c'est encore moins la police. Si la police devait tuer, ce qui n'est pas le cas, ce serait
Macron qui tuerait. Je rappelle que la décision, c'est le chef de l'État et c'est le chef de l'État qui décide ou ne décide pas. Ce qu'on voit, c'est qu'effectivement rien ne va partout. Donc les jeunes, ils ont raison de dire que rien ne va dans un certain nombre d'endroits. Alors après, ils ont les feuilles de route comme par hasard à Dquerkque, à Marseille, à Toulon et à Brest et à Strasbourg également sans oublier Argentin et bien ils ont les mêmes revendications. Donc il y a des rats, la nourriture est mauvaise, ça manque de prof, il travaillent trop, il y a des trous dans la journée et cetera et cetera. Bon, ça je dirais c'est la vie quotidienne d'un lycéen et c'est un peu normal qu'à qu'à 20 ans, un peu un peu au-dessus, un peu en dessous euh on
soit pas content et queon a envie de de reventer au lycée. J'espère qu'on a moins de 20 ans. Mais euh [rires] euh il y en a qui ont mais je la plupart au moins de 18 quoi. Oui. Oui. Oui. Théoriquement. Théoriquement pour les bons élèves qui qui avaient peut-être avait un an d'avance, ils sont allés jusqu'au bout sans redoubler. Mais enfin, vous savez, enfin bon. Et donc rien ne va. Moi, j'ai une amie qui était à l'hôpital et qui m'a demandé de l'aider et j'ai appelé un autre ami qui c'est comme ça que ça se passe un chirurgien de de l'hôpital du CHU de de Quin qui me dit "Mais mon prof, si je t'expliquer comment ça fonctionne pour avoir des IRM, pour avoir des examens divers et multiples, ça se fait plus à quand ? Ça se fait à Bailleux, ça se fait à Lisieux, ça se fait à Falaise, ça
se fait les villes autour de donc c'est dans tous les services publics par mais c'est partout. C'est-à-dire ça ne va pas dans l'école, ça ne va pas dans l'armée qui n'ont pas les bonnes subventions, qui n'ont pas qui ne sont pas aidés, qui ne sont pas aimés non plus, qui dont on se sert plutôt que les servir. Le chef d'état devrait servir les armées. Or, il se sert de l'armée. Euh et et donc tous les secteurs s'effondrent et le chef de l'État dit "Pas vu, pas pris, moi j'ai rien fait. Je suis responsable de rien, coupable de rien." Il s'en vient dire à des policiers dont certains sont à l'hôpital, dont certains sont gravement blessés, il faudrait montrer de l'empathie. Il faudrait qu'il discerte un petit peu sur la question de l'empathie. Monsieur A, semble-t-il fait
une maîtrise de philosophie. J'aimerais bien qu'il discerte sur ce que doit être l'empathie d'un policier sur lequel on envoie de l'acide chlorédrique, des pavés, des cocktails molotof et cetera. Je rappelle ça c'est moi j'enseignais ça à mes élèves en classe terminale, je veux dire il y a le renoncement à la violence individuelle. C'est Rousseau, c'est le contrat social au profit d'une police qui est la sur la sécurité générale. C'est-à-dire que Max Weber utilise cette formule qui est souvent cité. La police dispose du monopole de la violence légale. Il y a pas de violence individuelle. On n pas le droit de faire soi-même justice. La justice, elle est faite par des policiers. Si maintenant le garant de la République, le chef de l'État, celui qui normalement
doit couvrir sa police parce qu'il sait que c'est l'ordre républicain qui est en jeu sans vient dire ne touchez pas à ces petits garçons auquels il faut manifester de l'empathie, se dire plus rien ne va. Donc pour moi, le problème n'est pas tant euh ce que les étudiants disent, ce que des black blog disent parmi les étudiants. Euh quand Tokville nous dit que la la démocratie c'est une catastrophe parce que c'est la tyrannie de la majorité, mais moi j'aspirerai une tyrannie de la majorité, ça s'appelle effectivement or on est dans la tyrannie de la minorité de sorte que le chef de l'État qui dit ça ce ne sont pas des minorités agissantes qui vont faire la loi et l'exercice de la justice s'effectue sur les minorités qui sont débordantes et agissantes. Alors à ce moment-là, on a
un ordre républicain mais il y a plus le chef de l'État. Que fait le chef de l'État ? On va se poser la question du maintien de l'Ed parce que vous l'avez souligné, il y a des injonction contradictoire, il y a le chef de l'État qui dit empathie puis il y a les consignes qui sont données aux compagnies de CRS. Écoutez Laurent Nouelz, ministre de l'intérieur qui était à l'Assemblée nationale qui a été interpellé par un socialiste qui estimait que le problème de la justice c'est la police. On entendra ensuite après le syndicat de police Alliance qui lui porte plainte contre l'État. La semaine dernière en commission de lo des lois, vous avez beauté en touche sur les conditions de garde à vue des jeunes interpellés. Les interpellations souvent injustifiées sont nombreuses. Ne
serait-ce pas la police qui devient un problème pour la justice ? Quand les manifestations se déroulent de manière pacifique, il n'y a pas d'intervention de police. Il faut le marteler, il faut le rappeler. Il n'y a pas d'intervention de police. Quand il y a des violences, quand il y a des exautions, quand il y a des professeurs qui sont pris à partie, quand il y a des intrusions violentes dans les lycées, alors oui, il y a des interpellations, oui, il y a des gardes à vue. Le problème de la justice, ça n'est pas la police. Et le problème de la police, ça n'est pas la justice. Dans la dans les dans les dans la bouche d'un député socialiste, je ne peux pas entendre ce genre de critique. Ça n'est pas acceptable. Voilà pour le ton musclé que emploie monsieur Noz à l'Assemblée nationale. On
va écouter maintenant Fabien Vandemric qui est le patron du syndicat Alliance qui lui a carrément décidé de porter plainte contre l'État pour mise en danger de la vie d'utre. Écoutez là, il était cette semaine sur notre antenne. On prend plainte contre l'État pour mise en danger de la ville. C'estàd qu'aujourd'hui mes collègues sont de la chair à canon. On est arrive bientôt à 1000 blessés. Ils n'ont pas les armes nécessaires pour se défendre. Il y a des consignes du ministre intérieur qui sont contraires au aux consignes de l'administration qui eux ont des injonctions contradictoires. Ils n'ont pas les armes intermédiaire pour laisser à distance les émetiers et se retrouvent au contact et aujourd'hui on se retrouve avec plusieurs centaines de blessés parfois gravement tout
simplement parce que l'administration n'est pas courageuse. On est dans face à Michel Onf sur C News et sur Europa Michel on vient d'entendre Fabien Vaneller du syndicat de police Alliance qui porte plein d'es contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui. Vous comprenez cette démarche, ce ral des policiers ? Oui, bien sûr. D'abord, vous avez parlé du discours musclé de Laurent Nugèz, mais il y a que le discours qui est musclé chez lui. J'ai quand même vu apparaître sur mon sur mon téléphone des petites informations qui nous disaient à un moment donné que il faisait savoir qu'il fallait de l'empathie. Ensuite, il faisait savoir aux policiers qu'il fallait qu'il se montre discret. Donc, les policiers ont leur demandé d'être dans les rues adjacentes mais pas au
contact et puis de de se faire les plus discrets possible. C'est-à dire que quand les manifestants violents avancent, la police recule et ne fait rien, ne dit rien et cetera. Donc tout ça est formidable et c'est très Macron. C'est en même temps, en même temps, j'ai le discours musclé et en même temps, j'ai la pratique laxiste. Et c'est normal que devant une pratique laxiste le syndical dise ce qu'ils disent et il a bien raison. Je dire si c'est comme un enseignant qui n'est pas soutenu, c'est plaasme. Aujourd'hui, les enseignants ne sont pas soutenus. Si vous vous faites insulter par un par un élève ou par un étudiant et que vous allez solliciter le le conseiller principal d'éducation, le directeur, on vous dira êtes mal exprimé, vous n'avez pas dit ce qu'il
fallait faire, c'est à vous qui êtes l'adulte de calmer, de tempérer. Si c'est arrivé comme ça, c'est que c'est bien votre faute. Présentez vos excuses à l'élève. Le prof, il va dire quoi ? Moi, je me retrouve pas dans cette situation là. Donc nombre de profs se censurent personnellement sur un certain nombre de sujets. Moi je suis plus prof de vil. Je l'ai été 20 ans. Mais je n'aurais plus le droit de parler de Darwin, je n'aurais plus le droit de parler de l'évolutionnisme, je n'aurais plus le droit de parler de feuilleur bar et de la critique des religions par exemple. Je n'aurais pas le droit. Enfin, il y a plein de sujets qui me seraient absolument interdits et soit je m'interdis les sujets et je n'ai pas de problème, mais soit je me dis non, on enseignera quand même l'évolutionnisme
et l'origine des espèces et là j'ai des problèmes et là j'aurai des problèmes pour le coup, non pas tant avec mes étudiants, avec mes élèves mais avec le directeur qui me dira "Calmez-vous, arrêtez de faire de la provocation, oubliez ça". Comme on dira au prof d'histoire, oubliez la choix. Donc je comprends que les enseignants en aient eux aussi assez et que la police elle aussi puisse dire si l'État ne nous protège pas alors que nous protégeons l'État, il est normal que nous nous retournions contre des gens qui devraient assumer en disant "Oui, vous faites un sale boulot. C'est pas agréable de taper sur des gens. C'est pas agréable d'envoyer des bombes lacrymogènes. C'est pas agréable de se faire taper dessus de se J'ai vu l'autre jour des photos d'un policier qui
prenait des coups de marteau sur la tête derrière. Bien sûr, mais des coups de marteau. Je là, vous voulez tuer des gens. Si l'État ne dit répond à ça en disant voilà quand un policier reçoit ou un gendarme reçoit des coups de marteau sur l'arrière de sa tête, il faudrait qu'il manifeste de l'empathie. Ça ne va plus. Donc rien ne va plus dans tous les secteurs. Mais le pire c'est que ça ne va pas à l'Élysée, que ce chef de l'État est invisible, qu'il ne fait rien, qu'il ne dit rien. La chan c'est lui. En tout cas publiquement, ça c'est clair. On parle justement des enseignants. Euh on va écouter Édouard Jeffrey, ministre de l'éducation nationale qui tente d'apporter des réponses concrètes. Alors il a trouvé 3000 professeurs non affectés qu'il a redéployé à partir du début de la
semaine sur le terrain. On va écouter ce qu'il dit puis on va se poser la question "Mais combien il y en a-t-il d'autres ? Peut-être que on pourrait en déployer d'autres." Écoutons-le. Il y avait 3000 professeurs remplaçants pour la plupart d'ailleurs titulaires donc déjà dans la maison formés et cetera et cetera et qui n'était soit pas encore affecté sur des postes qui avaient besoin remplaçant soit alors qui n'étaient pas utilisé en l'absence des besoins de remplacement pour venir en appui aux équipes pédagogiques d'établissement auquel ils sont affectés. Et donc nous avons précisément fait en sorte de pouvoir mobiliser l'intégralité de ce vivier. Voilà on a mobilisé l'intégralité du vivier. Non mais enfin c'est c'est le gorphie, c'est pas possible autrement.
C'est-à-dire que il y a 3000 enseignants qui ont donc été jug parce que là c'est une partie de ces enseignants non affectés parce qu'il y a ceux qui sont perdus et il aura il leur fallu 24 heures pour aller savoir où finalement traîner peut-être probablement un papier. Ça n'était pas sur un ordinateur ou dans un ordinateur mais le nombre de personnes où elles étaient et cetera et cetera. Moi, j'ai appris en écoutant ces news que les professeurs remplaçants ne choisissaient pas d'être remplaçant parce que moi j'ai connu une époque où on faisait le choix d'être un professeur remplaçant et là la dame en question qui semblait semble-t-il était une professeure ingrégée donc qui a qui a eu le le le couronnement de la carrière universitaire le le diplôme qu'il faut
vraiment après il y a le cap mais je dire le diplôme qu'il faut pour travailler et enseigner et là on lui a dit pas de poste pour vous êtes payé à ne rien faire vous attendez rester chez vous donc c'est pas la faute des profs on est bien d'accord Non, bien sûr. Non, non, non, mais je pense que cette dame, elle avait probablement envie parce que vous savez quand vous êtes remplaçante, vous êtes nommé ici, là, ailleurs et cetera. Et parfois, moi j'ai connu des gens qui étaient remplaçants sur trois lycées et parfois à minuit à midi il terminait un endroit, c'était falaise et puis à 1h, il recommençait à Cherbourg, c'est-à-dire à 150 km et puis le le lendemain, il partait il partait à Mortagne et cetera. Faut pas non plus prendre les profs pour des des individus taillables et corvéles
à Merci. Donc ces gens, ils ont envie d'être dans un lieu particulier pour pouvoir habiter dans ce lieu éventuellement, déménager pour pouvoir avoir une vie de famille et pas être tout le temps sur la route et puis pour pouvoir disposer de de classes euh qui qui sont euh j'allais pas dire homogène mais je veux dire qui sont dans un secteur de je sais pas demi-heur autour de de l'endroit où vous habitez. Ça doit être faisable tout de même. Je ne pense pas que ça puisse être infaisable. Et là on nous dit voilà 3000 personnes payées à ne rien faire. Non pas qu'elles le souhaitait mais qu'elles n'ont pas été mais elles n'ont pas été affectées. Donc c'est un problème de l'administration dans l'éducation nationale. Elle est elle est plétorique cette administration
et ça ne bosse pas. Si vous avez besoin de 24 heures, moi j'ai entendu ça de 24 heures pour savoir de combien de profs libres vous disposez que ça ne va pas non plus sur ce terrainlà. Donc ça ne va pas chez les étudiants, pas chez les Ils ont fait appel à l'intelligence artificielle pour essayer de localiser ses professeurs. Ils ont renoncé à l'intelligence naturelle depuis très longtemps. Donc mais même s'ils avaient renonc s'ils avaient demandé à l'intelligence artificielle dans la minute, ils avaient la réponse. Donc non, on n pas besoin. J'ai entendu moi je me suis dit j'ai bien entendu. Ils ont eu besoin de 24 heures. Il y a pas quelqu'un à qui on puisse donner un coup de fil en disant dites donc vous êtes le responsable d'eux. Il y a quelqu'un qui est
probablement payé très cher et qui est le responsable de cette on va vous dire que c'est par académie, par rectorat et que donc pensez bien que dans un état jacobin ça ne peut pas fonctionner de manière girondine et queil y a probablement un type qui dispose du bouton et qui sera le recteur des recteurs probablement un recteur général, je connais pas les arcanes mais je veux dire le chef des recteurs qui lui aurait pu démissionner en disant je présente ma démission nous avions 3000 enseignants non affectés et un tas de de lycées dans lesquels nous manquions de prof c'est une impérie totale dont je suis responsable et donc que je présente ma démission. Pas du tout. Je pense même que ce monsieur ou cette dame, je ne sais pas, auront des promotions bientôt.
Nous verrons. Il y a aussi le fait qu'on s'en prenne à ces professeurs, ses enseignants. On est, je crois, à plus de 150 blessés. C'est inédit dans l'histoire de l'éducation nationale. Euh donc ça c'est le symptôme de quoi ? De la perte totale de l'autorité du prof. Symptôme de la suite de ce que je vous disais, c'est-à-dire de de l'impéricie du chef de l'État qui tolère ces choses-là, qui laisse faire. C'est-à-dire on balance du vitriole, on jette de l'acide. On on tire sur des sur des policiers. Vous avez ce ce jeune homme de 14 ans qui tire sur des sur un proviseur et et sur une enseignante en disant qu'il avait pas l'intention de de les tuer à 14 ans. Ça veut dire qu'à 14 ans vous avez la possibilité, voyez comment l'intelligence c'est général, c'est c'est le le le
délire général qui fait qu'aujourd'hui on s'attaque à un enseignant. Je voulais y arriver en disant vous avez des gens aujourd'hui qui viennent avec un fusil de chasse dans un étui d'appareil de de guitare ou je sais pas des enfants c'était un enfant. Ouais enfin 14 ans. Oui. Ah oui enfant Mélenchon voudrait qu'il vote ces gens-là et donc qui tirent sur des gens disant "J'ai tiré mais j'ai pas voulu les tuer." Voyez déjà le fonctionnement du cerveau, le fonctionnement est effondré. Il il y a plus de cerveau. Donc il y a aujourd'hui une détestation de tout ce qui représente l'ordre, le système. J'ai entendu un garçon dire l'autre fois le système. Et donc ça veut dire que on peut tout aussi bien attaquer les policiers que les médecins. Euh pardon, pas les policiers, les les pompiers. les
pompiers que les médecins. C'est un policier, un pompier vient pour faire quoi ? Pour vous aider si vous avez un infarctus à vous conduire le plus vite possible à l'hôpital éventuellement à à éteindre des incendies. Mais non, ils veulent détruire donc ils veulent faire des incendies et les pompiers en arrêtent ces incendies. Donc on tape sur les pompiers, on tape sur les profs, on tape sur les policiers, on tape sur et cetera, on tape sur tout ce qui représente l'autorité de ce que vous nous dites, c'est que c'est la lutte des opprimés entre guillemets contre le système. Donc c'est c'est du marxisme en fait ce que vous nous décrivez. Mais quand Marx fait l'analyse de du fonctionnement de l'histoire en matière de lutte des classes, il a raison. Il a raison. Il y a une lutte des classes
simplement cette classe. À l'époque où Marx fait la théorie de la lutte des classes, c'est dans le manifeste du Parti communiste en 1848, il dit il y a deux classes, les bourgeois et les prolétaires. Les bourgeois possèdent les moyens de production. Les prolétaires ne possèdent pas les moyens de production. Les bourgeois sont minoritaires, les prolétaires sont majoritaires. Et il dit, il y a un mouvement naturel, donc pas besoin de faire la révolution. Il se fait de vouloir la faire, elle se fait naturellement. et un jour les prolétaires feront la loi et les bourgeois disparaîtront. Sauf qu'il avait pas prévu que les choses ne se passeraient pas comme ça et que parfois il y a il y a une une une moyenne bourgeoisie qui s'intercale. Enfin peu importe. Mais donc les classes, elles
sont simples d'autant que ça ne marche pas. Je veux dire un boulanger par exemple, il est propriétaire de ses moyens de production. Je il travaille 12h par jour notamment la nuit et c'est un bourgeois dans la catégorie de Marx et un très grand patron par exemple qui dirige une entreprise du CAP 40 et lui c'est un prolétaire puisqu'il ne dispose pas de ses moyens de production et on peut projeter ce schéma là sur ce qui se passe en alors on peut le projeter en disant que la lutte des classes c'est le moteur de l'histoire ça c'est vrai mais que les classes se sont modifiées et qu'il y a des classes diverses et multipl des des comédiens qui sont qui sont assistés avec le le comme intermiteur du spectacle et c'est un système qui est légitime il fonctionne mal mais il est légitime. On
dit souvent vous êtes contre. Je dis non, je suis contre son fonctionnement. Je suis pour l'existence dans le principe de de de ça. Et puis vous avez des je pas donné des grands noms mais enfin des grands noms du cinéma qui qui vivent très bien avec voilà sur les lycéens c'est pareil. Et sur les lycéens pareil, on peut appliquer le schéma ou pas ? Alors on pourrait imaginer effectivement que quand vous êtes collégien dans une sous-préfecture du Perche par exemple, c'est pas très exactement la même chose que si vous êtes collégien chez monsieur chez j'ai pas donné de nom enfin dans la scène Saint-Denis. Et euh vous n'aurez pas ou dans un lycée UP ou à Henriat où et on a vu d'ailleurs l'autre jour, il y avait c'était l'école des mines on les voyait très bien
habillé, manifester, il y avait des pancartes, c'était très bien écrit, il y avait pas de registre schatologique, oninvitait pas à manger ses morts ni à [ __ ] sa mère et puis il y avait deux ou trois panneaux sympathiques. Ils étaient tous là bien habillés, pas de crête de coque, de cheveux de ceci ou de choses de cela. Et on se dit bah oui, il y a une lutte des classes évidemment ceuxlà c'est ce que disait jouendo [raclement de gorge] en voyant les les 68 descendent dans la rue et dans 10 ans vous serez tous notures. Ils ont été pire. Ils ont même parfois été patrons de libération. Ils ont parfois été et cetera. Mais donc il y a un peu ça, on voit bien que il y a des il y a des gamins qui ont raison de dire no futur, disons-le, avec un le vocabulaire d' une
quinzaine d'années parce que pour eux, il y a pas de futur. Ça c'est sûr que quand vous êtes dans une dans un établissement scolaire qui n'est pas privilégié, être privilégié, c'est pas avoir de l'argent de l'argent he c'est pas comme ça que ça se passe. On peut donner beaucoup d'argent et on en donne beaucoup dans les bons lieux et ça marche pas. C'est pas ça. Il faut redonner de la dignité, du savoir. Il faut redonner des normes. Il y a plein de gamins qui ont envie de normes. Ils sont ils sont anormaux de règ parce qu'on les a fabriqué comme des anormaux. Alors je a avec un trait d'union pour éviter pour éviter que que qu'on ait des problèmes avec l'arcom. C'està-dire des des gens à qui on n pas enseigné la norme à qui on a dit il y a pas de norme va vas-y fais ce que tu
veux. On parlait de Sterner tout à l'heure qui est le théoricien justement de l'absence de normes et donc c'est normal qu'il y ait des classes différentes et que il y ait des luttes des classes entre les lycéens et les collégiens eux-mêmes avec aujourd'hui les réseaux sociaux qui permettent d'avoir la feuille de route et probablement Mélenchon souffle à l'oreille de quelqu'un qui dicte quelque chose qui arrive sur le portable des deux ou trois meneurs qui renvoie aux copains en disant voilà la nourriture les on a trop chaud l'été. Je rappelle quand même que normalement en juillet et août l'été les enfants sont en vacances mais parfois il y a des canécules en mai et juin. On veut une petite pause Michel On se retrouve dans un instant sur ces news et sur europin. On évoquera
Jean-Luc Mélenchon il a tenu un meeting à Clairmontferrand. Il beaucoup de choses dans ce qu'il a dit. Vous vouliez aussi nous parler de la première de la gauche de Raphaël Gluxman et puis on s'intéressera à cette histoire de référendum constitutionnel parce que Richard Crerand président du Conseil constitutionnel a dit que Marine Le Pen ne pourrait pas faire le référendum qu'elle souhaite en raison de la Constitution. Et là, nous allons sortir l'atou Charles de Gaulle. À tout de suite. On se retrouve dans face à Michel Onfit sur C News et sur Europa Michel, évoquons maintenant ce référendum constitutionnel que souhaite mettre en place Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle. Elle veut une grande révision constitutionnelle par le biais d'un référendum pour pouvoir
mettre en place sa préférence nationale et sa politique migratoire. Or, le président du Conseil constitutionnel qui se nomme Richard Ferrand a lui estimé que c'était pas possible, que on pouvait passer par l'article 11 et qu'il fallait forcément par C. C'est un peu technique mais néanmoins important par l'article 89 qui suppose que le texte soit voté en terme identique par l'Assemblée nationale, le CA, le Sénat avant une approbation par référendum ou une majorité des 3/5e du Parlement réuni en congrès. Alors, il y a un débat de juriste ou il y a pas de débat de juriste ? On va peut-être écouter le général de Gaulle. Où est-ce que vous pouvez vous voulez prendre la parole avant le général ? Allez, on écoute d'abord le général de Gaulle qui lui évidemment avait la réponse à l'époque.
Je crois que c'était en 1965. Écoutez-le. L'article 11. en tête de ceux qui fixent les pouvoirs du président de la République lui attribue le droit de soumettre au référendum sur la proposition du gouvernement tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics. Je répète et je soulligne tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics. Par conséquent, ne pas admettre qu'on puisse proposer au pays un changement de la Constitution portant sur l'organisation des pouvoirs publics. C'est nié que ce qui est écrit est écrit. C'est ne tenir aucun compte de l'événement capital suivant lequel depuis 1945, c'est le peuple qui détient directement le pouvoir constituant. Voilà pour le général de Gaulle magistral. Évidemment, ça répond à à Richard Ferrant pour vous Michel Enfray de façon définitive. OK, [rires] allez-y quand même. Oui, ça lui répond mais c'est génial. Je dire moi j'utilise rarement le mot mais enfin voyez l'essentiel du gaolisme c'est ça. C'est le peuple qui est
souverain. C'est le peuple qui est souverain. C'est pas Richard Ferrand. Et donc c'est pas monsieur Richard Ferrand qui est élu avec une voix près par son copain Macron qui l'a poussé alors que son passé est plutôt impassif et cetera. On devrait se terire dans ces cas-là. Et puis jadis et il y a pas encore bien longtemps euh le les les ce genre de personnage occupant ce genre de fonction s'interdisait de commenter l'actualité. Là, c'est pire que commenter l'actualité, c'est juste dire il va falloir que ces gens qui risquent d'arriver au pouvoir n'y arrivent pas. C'est c'est un PCH. C'est une c'est un PCH intellectuel que de le dire de cette manière-là. Moi, j'ai fait une thèse de philosophie politique et juridique avec madame Goyard que que j'aimais beaucoup
et on on éétait pas d'accord, elle et moi, parce que elle avait une conception un peu sacralisée de de de la loi et du droit. Et moi, j'avais une conception très concrète du droit en disant "Mais c'est une règle du jeu, ça se change, ça se bouge." La preuve, prenez le le simple siècle, on envoyait des femmes à l'échafaud, je dis bien à l'échafaud parce qu'elles avaient été avorteuses, faiseuses d'ange comme on disait une époque. Ensuite, avec madame Simon Veille, on rend possible l'avortement. Ensuite, on le permet, on le rembourse avec la sécurité sociale. Vous avez même aujourd'hui des pilules du lendemain qui sont données à des jeunes filles. Moi, j'étais dans une pharmacie, on a donné ça à une jeune fille qui avait du mal à parler français et elle avait pas de
elle avait aucun droit et cetera. La pharmacienne lui a donné tout de même. Et puis aujourd'hui, on voudrait constitutionnaliser la la question de l'avortement. Voyez comment la loi a changé. C'était la loi qui envoyait les femmes à l'échafaud quand elles avaient avorté d'autres d'autres femmes et c'est la loi que qu'on devrait qu'on inscrit dans le dans dans la Constitution. Il en va de même avec la avec la peine de mort. A une peine de mort jusqu'à ce que Badinter sur la demande de François Mitteran abolisse la peine de mort. Donc la loi défendait la peine de mort et c'est une autre loi mais loi tout de même qui a permis l'abolition de la peine de mort. Mais je veux dire que le droit c'est la volonté du peuple. C'est ce qu'on doit garder de ce que dit le général de
Golildi. Mais la souveraineté nationale, c'est le peuple et c'est le peuple qui décide de la loi. C'est pas monsieur Ferrand et c'est pas une officine. Le Conseil d'État et tous les conseils divers et multiples sont des officines qui sont occupées par des gens bien payés pour permettre au pouvoir de décider au-dessus de la tête du peuple. Moi, je suis pas Marine Le Pen et j'ai pas de conseil à lui donner, mais il faudrait de manière générale une espèce de possibilité de dire on va remettre les compteurs à zéro et de manière constitutionnelle, je ne sais pas ce que monsieur Ferrand et ses copains diraient et copines, mais de remettre les compteurs à zéro en disant "Nous revenons à 1958 et la Constitution de 58." À quoi j'ajoute 62 ? Puisque l'élection suffrage universel direct du
chef de l'État n'est pas dans la constitution de 58 mais dans son dans son ajout. Ça veut dire effectivement qu'on règle aussi le problème de Mastrich, le problème de la souveraineté et d'autres problèmes. Donc là, on peut proposer une révolution générale, je dirais, qui consisterait à faire l'économie de tous ces pouvoirs parasites qui détestent le peuple, qui méprisent le peuple, qui font l'économie du peuple. Ces gens-là mêmes qui ont décidé en 2005 quand le traité européen a été refusé par le peuple de manière référendaire. C'est ceux-là même qui en 2008 ont dit vous l'aurez quand même par le président Giscard destin ait fait savoir que le traité de Lisbonne c'était très exactement sauf quelques virgues les paragraphes déplacés ce qui avait été proposé en 2005. Qu'est-ce que c'est
que ce pouvoir qui joue de ces élus qui eux-mêmes sont des gens de parti et pas des gens qui aiment la France ou encore moins les Français que ce que ce pouvoir qui dit "On va faire des contrepouvoirs pour que le véritable pouvoir qui est le pouvoir du peuple n'existe pas." Au cas où en 2027, ce soit Marine Le Pen qui soit élu. écouter ce qu'elle a dit. Euh, elle était cette semaine à Bruxelles. Ce sera un référendum constitutionnel euh que j'entends soumettre au peuple français parce que le peuple français doit pouvoir être entendu, écouté et respecté dans sa décision concernant euh la loi suprême qu'il se choisit puisque je le rappelle dans notre constitution, le peuple est le seul souverain, il n'y en a pas d'autres et donc il est
parfaitement légitime et naturel comme ça a été le cas d'ailleurs dans l'histoire récente. de notre pays parfaitement légitime et naturel que les Français puissent s'exprimer sur la modification de la Constitution que je leur propose et qui vise entre autres à constitutionnaliser le droit des étrangers afin que nous puissions retrouver la maîtrise de l'immigration dans notre pays, ce qui n'est plus le cas depuis déjà un certain nombre d'années. Voilà pour Marine Le P, qu'est-ce que vous dites Michel Enf ? Je dis que la configuration de l'élection présidentielle n'est pas que présidentielle, elle est aussi parlementaire. C'est-à-dire que Marine Le Pen, elle ne peut rien faire si elle n'a pas le gouvernement, le le le parlement et notamment le Congrès, c'est-à-dire le Sénat plus le Parlement
avec elle. Dès à présent, on peut quand même dire qu'elle n'a pas le Sénat. Ça a été une victoire pour elle de voir arriver je ne sais combien de de sénateurs, quinzaine. Mais ça ne fait pas une majorité. Euh je pense qu'elle elle disouterait évidemment la l'Assemblée nationale une fois arrivée au pouvoir. Mais il se passerait quoi là ? Pensez que tous les socialistes qui disent "Jamais d'union avec la France insoumise" euh diraient euh "Continuons jamais d'union avec la France insoumise" ? Non, on aurait quelques ralliments de ça et là du côté des Républicains assez probablement, mais un gros bloc dans lequel on retrouverait Macron, les Macronistes, les Atales, les Philippes et cetera, les socialistes, monsieur Glixman s'il reste encore, monsieur Hollande qui pourrait être
l'homme de tous ces gens-là d'ailleurs et puis les communistes et puis la France insoumise et cetera. Et là, ça ferait un gros bloc contre Marine Le Pen qui ne pourrait pas gouverner de sorte que la question n'est pas résolue par l'élection ne serait pas par conditionnel ne serait pas résolu par la seule élection de Marine Le Pen qui pourrait choisir le premier ministre de de de ses vœux. Il y a aussi une politique qu'on ne peut pas mener. C'est ça le génie du général de Gaulle, c'est d'avoir dit on va réunir la monarchie et la République. La monarchie, c'est le chef de l'État choisi comme une personne, c'est 62. Et donc il incarne la volonté populaire. le souverain, c'està dire on va pas faire un référendum pour savoir si on envoie une bombe atomique. Faut un doigt sur un
bouton et c'est le chef de l'État et ça c'est la monarchie et la République, c'est la possibilité de couper la tête symboliquement du chef de l'État en disant on veut plus de vous en votant en votant la guillotine pour le général de Gaulle c'est l'élection. Vous perdez les élections, vous démissionnez. Là depuis Mitteran, on perd les élections, on reste depuis même Giscar puisque Giscar avait dit "Si je perds les législatives, je reste comme chef de l'État et je m'en vais dans un château de la République." Et donc c'est ça qui est impossible. Le général de Gaulle n'a pas théorisé la possibilité d'une cohabitation parce que pour lui c'était incroyable. On nécrit pas dans une dans une constitution si vous perdez les élections vous avez le devoir de démissionner. Ça s'appelle
l'honneur. On n pas besoin de de d'appeler à l'honneur sur le papier. On pense qu'un chef d'état c'est quelqu'un qui a de l'honneur. Mais non tous ceux qui ont dit "J'ai perdu, donc je reste." Je rappelle qu'à part les deux élections présidentielles qui ne suffisent pas à constituer une légitimité, Emmanuel Macron a perdu toutes les élections intermédiaires et n'en a tiré aucune conclusion. puisque quand il a perdu les la dissolution que le Rassemblement national l'a gagné ou la France insoumise c'est comme on veut suivant compte on pense en terme d'union ou en terme de voix de parti mais en terme de voix de parti c'était Marine Le Pen général de Gaulle démissionne et ou éventuellement nomme Jordan Bardellain premier ministre ça s'appelle respecter la constitution et Emmanuel Macron dit
je prends le 3è là groupe et dans le 3ème groupe je vais aller chercher tous mes premiers ministres depuis qu'il les a nommé que ces gens-là ne viennent pas nous donner des leçons de droits constitutionnel Allez, on est dans face à Michel, on ferait sur C News et sur Europin. Intéressons-nous à ce qui se passe à gauche, Michel. Alors, peut-être un mot d'abord de la désignation de Raphaël Gluxman comme candidat primaire de la gauche pour vous. Alors, c'est le premier étage ou le dernier étage de la fusée mascrite. Premier, pourquoi ? Et après, on écoutera Jean-Luc Mélenchon. Parce que le système a désigné son candidat. C'estàd quand le Parti socialiste qui a quand même d'effrayé la chronique, la chose a été dite. Elle a été dite par Julien André, elle a été
dite par Malek Bouti, elle a été dite par Solen Royale. Ils sont rois dans le bourrage d'urne. Ça a été dit hein. Moi je j'ai vérifié la chose le jour où j'ai où j'ai entendu monsieur Menucci qui a organisé la primaire, le Parti socialiste qui organise la primaire. Enfin, normalement, tout est fait pour que le le candidat socialiste, monsieur Fort 120% des des voix et et là, il a d'abord pas ça et ensuite il y a quelqu'un qui on voit 100000 100000 votants qui surgissent de nulle part. Donc c'est facile hein. Si si vous arrivez en masse, tout ça est très légal. et 100000 personnes qui ont voté qui ont payé 15 € pour le faire quand même. La gauche, elle elle estime quand même que tout le monde a les moyens de donner 15 € juste pour déductible des impôts.
C'est une bonne chose. Et et comme par hasard, il il a un score de maréchal et le le parti socialiste qui a organisé ses élections voit son candidat humilié. Vous avez ses golen royal qui dit "Bah, je déplore ce choix. formidable et qui d'ailleurs est en train, semble-t-il, de préparer une alternance à gauche. Enfin, je vais pas en dire plus, mais quand j'écoute, j'entends ou qu'on me donne un certain nombre d'informations, c'est pas gagné pour Raphaël Luxman, il s'est déjà pris du riz sur la tête puis de la farine, il va bientôt pouvoir faire un gâteau et je pense que il est pas forcément légitime déjà dans ce cas dans ce cas-là, donc dans ce camp là. Et je pense que on le met en avant pour mieux cacher les opérations derrière. Il y a des gens qui sortent pas du bois qui
pourraient sortir, donne pas le nom, mais euh qui pourraient très bien en janvier dire "Ah, tout se passe mal, je vais être obligé d'eux et" et cetera. Et puis là, pour le coup, le système pourrait dire "Bon, voilà, on a un 2uxème tour qui qui on a évincé monsieur Mélenchon parce que d'abord c'est ça leur logique, c'est d'évincer Mélenchon, ensuite ils veulent bien de Marine Le Pen, elle est formidable comme épouvantail. Et puis on a juste en face quelqu'un qui pourrait être un François H, je sais pas, je [rires] vais pas donner de nom, mais qui pourrait être là en disant "J'ai l'expérience, j'ai changé, vous avez vu, son programme n'est plus le même." Jadis, c'était Macron qui disait "Mon programme n'est pas socialiste." Et bien lui, son programme qui déjà n'était
pas socialiste quand il prétendait l'être, son programme était encore moins socialiste. Et puis là, il est en train de réunir, semble-t-il, des individus un peu disparates et je pense que quand on aura les noms, il y a des gens que ça fera sourire ou rire ou peut-être rire jaune. Michel, évoquons maintenant Jean-Luc Mélenchon parce que s'il y en a un qui parle, c'est bien lui. Il fait une campagne sur le terrain méthodique euh très organisé. Il était à Clermontferrand le le weekend dernier, il a dit beaucoup de choses. D'abord, il a parlé du néolibéralisme. Il dit que cette élection ne ressemble à aucune autre. On va écouter le premier extrait de ce discours de Jean-Luc Mélenchon. Je commence par dire ce que tous vous savez. Cette élection présidentielle ne ressemble à aucune autre avant.
Nous voulons en assumer totalement la gravité des enjeux. Ces enjeux engage en profondeur l'histoire de France. Nous ne devons pas laisser se rabourir ces enjeux ou les choix urgents de notre temps qu'il faut savoir formuler, porter au effort et ne pas les laisser se diluer dans le bal des vanités politiciennes et des lubisons d'agière. Un monde est en train de s'achever. Ce monde, c'est celui qui depuis 40 ans fait la loi. Le néolibéralisme. Le néolibéralisme. Michel, comment est-ce que vous analysez cette parole de de Jean-Luc Mélenchon ? Moi, je souscris à tout ce qu'il vient de dire. Il a raison. C'est Oui. Non, c'est terrible. Comment ? Oui, c'est terrible. B non, mais parfois quand il dit vrai, quand il dit dire qu'il le dit. Oui. Oui. Non, mais moi j'ai aucun problème avec la vérité. Je suis pas un homme de parti. Donc si la vérité est chez Jean-Luc Mélenchon, elle lui fait Jean-Luc Mélenchon pour le coup dans cet extrait. Oui oui bien sûr. Il nous dit c'est un enjeu civilisationnel, il a raison. Il nous dit "Je propose une formule civilisationnelle, il a raison. Elle est extrêmement claire. Et si vous prenez on ne sait pas qui encore va y aller. Il y a 36 37, je ne sais plus combien de
candidats. Il y en a un par jour en plus. Euh il y a en face un autre discours civilisationnel qui est celui d'Éric Zemour. C'est pareil. Euh, on [raclement de gorge] adhère, on n'adhère pas mais il y a deux deux candidats clairement déclarés qui proposent un discours civilisationnel. On sait quel est celui de d'Éric Zemour. Il est tout à fait opposé à celui-ci. Tous les deux disit un grand remplacement. Mélenchon dit, "C'est formidable." Éric Zemour dit euh "C'est pas formidable, il faut y résister." Un dit euh rendons possible accélérons le mouvement du grand emplacement. Ça s'appelle le sens de l'histoire. C'est c'est le sens de l'histoire de France d'ailleurs. Et puis l'autre qui dit "Pas du tout, on arrête, on bloque et cetera et cetera." Euh je ne sache pas qu'ailleurs il y ait
des problèmes des des lectures civilisationnelles. Même chez Marine Le Pen, c'est-à-dire que elle pourrait elle justement peut-être solder la période Jean-Marie Le Pen qui lui aussi avait un discours civilisationnel euh qu'on pouvait ne pas aimer qui était d'ailleurs franchement antisémite. Moi, j'ai lu les deux tomes des mémoires de de Jean-Marie Le Pen. Il y a de l'antisémitisme, du vichisme, de l'éloge du maréchal, de la détestation du général de Gaulle. C'est un marqueur la haine du général de Gaulle pour l'extrême droite et tous les gens qui détestent le général de Gaulle sont vraiment des gens d'extrême droite. Si vous voulez vraiment une logique qui, il lui rapproche l'Algérie ou ce genre de chos et il a raison de dire que les prochaines élections sont l'occasion
d'un vrai choix de société. Et euh Marine Le Pen, elle propose, elle est très prudente, je pense qu'elle a des bons sondages, qu'elle qu'elle veut être élue, mais il y a pas un souffle civilisationnel qui permettrait de dire "Je sais pas, je suis une néogolienne, pourquoi pas Il pourrait très bien, on voit monsieur Tangi qui est sans cesse quand il apparaît sur le plateau à une croix de Laoren en or mais il revendique et puis il fait très bien de revendiquer et je pense qu'on doit pouvoir revendiquer le gaulisme comme un projet civilisationnel. Alors qui porte aujourd'hui ce projet civilisationnel ? Personne. Il y a pas de d'identification. Si peut-être de Nicolas Dupontignan que j'ai écouté l'autre jour sur votre sur votre plateau mais qui bloque à deux qui bloque à 2 %.
Bon, il y a un moment donné où quand vous avez été aussi souvent candidat et que vous faites aussi peu, il faut se il faut faire un travail d'introspection personnelle. Mais ça c'est un autre sujet. Mais il y a pas de il y a il y a la place pour un troisème discours civilisationnel. Il y aurait un discours civilisationnel chez les écologistes. Ils sont susceptibles de le tenir. Il y a un vrai discours civilisationnel chez certains écologist à mettre en place face à celui de de avez trois écologistes. Vous avez quatre quatre idées ou quatre tendances. Donc autre extrait que je voulais vous faire écouter à propos dans dans la lignée du néolibéralisme évoqué par Jean-Luc Mélenchon, il évoque une société dans laquelle tout est marchandise. C'est intéressant aussi au plan philosophique.
Écoutez-le. Ce bazar a été organisé du sommet de l'État par des gens qui voulaient transformer le savoir en une marchandise comme il transforment tout en marchandise. Et c'est cette société à laquelle nous voulons mettre fin. La société où tout est marchandise. Le savoir n'est pas une marchandise. Le jour où le savoir devient une marchandise, alors vous êtes dans une société obscurantiste. Voilà pour Jean-Luc Mélenchon. Là, il s'adresse évidemment à la jeunesse. Et le savoir est-il une marchandise ? Michel, on ferait je souscris. Il a raison. ça n'est pas une marchandise. Mais si si c'est pas une marchandise, c'est autre chose que ça. De sorte que il devrait inviter ses
petits copains à à respecter le livre, à respecter les librairies qui vendent des livres qui ne sont pas forcément les et les profs et cetera et et les gens qui mettent le feu à des lieux de savoir dire qu'ils ont tort et que et cetera. Donc c'est comme monsieur Nounz, on ne sait pas qui qui dit quoi. Il y a Jean-Luc qui dit ça. Formidable. Le savoir n'est pas une marchandise. Bah évidemment, heureusement que quelqu'un peut le dire. D'autres d'autres ne le pensent pas. ceux qui sont à la tête du livre ou de de l'industrie du livre, je dirais don nombre d'éditeurs et cetera et cetera. Mais mais mais on peut pas se contenter de de dire ça et en même temps d'inviter à détruire tous les récits historiques qui sont pas qui ne correspondent pas, de mettre le feu
quasiment au puit du fou parce que c'est une histoire qui ne leur correspond pas, d'interdire un certain nombre de profs d'enseigner et de ne rien dire quand les élèves mettent à la porte mettent à la porte un enseignant qui a tout juste pour tort de ne pas être éléfiste et cetera et cetera. Donc oui, la déclaration de principe est formidable. Simplement, ce serait bien que il montre par ailleurs, il militant que la solution n'est pas les coups de pieds de la jeune garde pour assassiner des militants mais le respect du livre et le débat. Donc c'est un double discours pour vous. Mais oui, c'est un discours électoral. Donc euh on voit bien que son avant-garde, elle est pas très éclairée. C'est c'est pas une avant-garde qui met en avant des des livres, c'est une
avant-garde qui met en tête des des faux, des pics, des guillotines, euh des têtes décapitées euh collées sur des sur des ballons de football. Enfin dire, on peut pas d'un côté dire le savoir n'est pas une marchandise et puis après dire mais c'est le savoir quand il correspond à ce qu'on défend nous comme idée. Oui, d'accord, pas de problème, allez-y, achetez les bons livres mais les autres faisons des autos d'affetons les mauvais livres et puis jetons aussi les mauvais profs et puis jetons les mauvais intervendants et jetons les mauvais conférenciers et cetera et cetera. Discours de propagande d'un bon candidat qui est un sophiste absolu et qui sait manier les mots. Allez, on continue sur la philo puisque c'est l'heure du point philo. Michel Onfay, vous avez choisi un livre de Max
Tirner, l'unique et sa propriété. Il date de 1844 et vous dites que c'est le brè du niilisme contemporain. Expliquez-nous. Oui. Alors le niilisme, c'est un mot que j'entends maintenant sur le plateau, c'est très bien, mais c'est le règne du le niil, c'est le rien. Le niilisme, c'est le système qui est construit sur rien. Et d'ailleurs, la première phrase de Max Tner, c'est "Je n'ai basé ma cause sur rien." Euh c'est un livre un peu foutra comme le personnage, mais en même temps, c'est un livre de raté. Personnage qui a pas fait la carrière qu'il aurait voulu faire, qui est mort d'une piqû de mouche empoisonnée. Il s'appelait Caspar Schmidth et il avait pris le le nom de Stirner parce que Stirner c'est le front. Il avait un grand front comme ça. Il était connu pour fumer des cigares
dans les boîtes, enfin dans les dans les barres où où on picolait. Euh c'était les jeunes égoliens qui se qui se retrouvaiit là. Il a épousé la fille de sa logeuse. Elle est morte en couche. Le jour du mariage, il a pris un anneau sur un rideau pour faire une alliance. Et donc après, il a épousé la fille de sa de sa logeuse et il a utilisé la dote pour acheter une une fait faillite. Enfin bon, c'est la vie d'un raté. et il fait le livre d'un raté mais en disant je veux tout détruire et c'est mon obsession et c'est un peu ça c'estàd quand vous faites euh la biographie des gens qui veulent tout détruire ils sont déjà eux-mêmes détruits. Ce sont des gens qui sont détruits de l'intérieur qui veulent détruire tout autour d'eux pour que le monde leur ressemble pour que les
ruines, les flammes et cetera témoignent de l'état intérieur de leur cerveau. Et donc lui dit "Je prends tout et je détruis tout. Je n'ai basé ma cause sur rien, sauf sur moi-même. Et il dit "Moi, je suis le centre du monde. Je le centre du monde." Il a pas le temps de de définir ce qu'est le moi ou le jeu. Il dit, chacun a compris ce que ça signifie je. Et il dit "Tout est possible de ce que je peux faire sans me faire prendre." Donc je détruis l'armée, je détruis la police, je détruis le savoir, je détruis la culture, je détruis la famille, je détruis Dieu, je détruis la religion, je détruis l'université, je détruis les livres, je détruis Marx qui est son contemporain. Ils se sont probablement rencontrés dans un bistro, même s'il l'a pas vraiment rencontré, il a rencontré
une gueule. Je détruis Proudon, je détruis la République, je détruis l'État, je détruis la famille, tout tout tout. programme politique hein. C'est un programme politique quand on écoute un certain nombre de jeunes. Moi, j'ai fait une partie de ma thèse sur Stirner et il y a un petit point positif qu'il appelle l'association des égoïstes parce que lui il défend l'ego, l'égoïsme, l'égocentrisme en disant "Je peux violer." Il dit "Je peux violer, je peux tuer, je peux massacrer." Oui. Oui. Tout ce qui tout ce qui est faisable, je [raclement de gorge] le fais et j'y ai droit. au nom du jeu au nom du jeu qui est qui ne se reconnaît aucune aucune limite, aucune valeur, aucune aucune éthique. Et cette association d'égoïstes, elle nomme assez très précis elle nomme assez précisément
ce qu'on peut nommer aujourd'hui ce qu'on nomme aujourd'h égoïstes qui s'associent dans un seul projet, celui de détruire. Et vous voyez ces gens qui sont partout nulle part et cetera. Il y a une espèce d'essin qui se constitue. Hop, on y va et puis ils ont des signes de reconnaissance et puis ils attaquent, ils ont des techniques militaires ou paramilitaires et puis on tape, on tabasse, on casse, on détruit des des des vitrines, des magasins, on détruit des banques et puis après on se replie, on s'en va, on disparaît. Ce sont eux les niilistes, les associations d'égoïstes qui mettent en relation les niilistes modernes qui est que la destruction c'est la seule vérité qui soit puisque il y a jouissance dans l'affirmation et on voit dans l'affirmation de de la négation.
c'est dans ce sens qui reste égalien. C'est-à-dire que la la seule affirmation qui coûte, c'est la destruction. Et en fait, je me dis, c'est un livre qui ressemble assez à notre époque parce que chaque semaine, j'essaie de trouver un livre, je me dis pas mais je prends n'importe lequel puis on fait une leçon de philo, point la ligne quoi. J'essaie de trouver un livre qui qui éclaire un peu ce qui se passe actuellement et je me dis et bien allons voir de ce côté-là parce que de fait ce livre-là qui dit-on influencé Nietzsche ? Moi je il était grand lecteur Nietz, il a pu le lire mais je je ne vois pas de de passage de du du de son égoïste au sur de Nietzs. Ça c'est un autre sujet. On a déjà eu l'occasion de parler du sur de Nietzs qui est une figure autrement
plus élaborée que ça. C'est un petit garçon et Tirner c'est un petit garçon qui dit qui trépigne et qui tape des pieds qui dit "Je veux je veux et si je veux c'est à moi et je veux tous les bonbons du magasin et je veux tous les jouets du magasin et si vous voulez pas je détruis tout et je casse tout et le problème ce sont les parents qui laissent dire ou qui laissent faire." Et là, le problème avec ce qui se passe dit tout à l'heure, mais ce qui se passe dans la rue, le problème c'est Macron qui ne dit rien, qui ne fait rien, qui ne prend aucune initiative. Il y en a aucune. C'estàd il y a pas plus l'initiative de rencontre, de désamorçage ou d'autorité de enfin quand on est chef d'état, on a un chef d'étatmajor, on a le le patron des armées, on le rencontre et puis on lui
dit "Faites-moi cinq hypothèses et puis je choisis dans les cinq hypothèses ou ne sais quoi." Chez Stirner, c'est c'est open bar, cassez tout, détruisez tout, tout est possible. Si vous voulez coucher avec votre sœur et que vous ne vous faites pas prendre, c'est tout à fait possible. Il y a des une défense de l'inceste dans ce livre, l'unique et sa propriété. Et ça a rendu possible un certain art contemporain. parcelle du champ quand il quitte la France pour aller aux États-Unis porte avec lui dit-on ainsi par lesatradonic est l'unique et sa propriété de Max Stirner et il est très aimé dans les milieux de de créateur dans les milieux esthétiques parce que effectivement si vous êtes le centre du monde il y a des gens qui n'attendent que ça de de retrouver
l'époque où maman leur disait qu'ils étaient les plus beaux les plus grands, les plus forts et ça ne fait pas des gens dont le surmo est développé juste des gens qui estiment que détruire le monde c'est leur leur destin. En tout cas, c'était bien d'analyser à travers votre regard ce livre de Max Sterner et le niilisme contemporain. Merci beaucoup Michel On de cette émission passionnante. On se retrouve la semaine prochaine sur C News et sur Europ.