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interviewTF1 (sur YouTube)· 26 janvier 2026 8 min

"On a besoin d'une candidature unique en 2027" : Aurore Bergé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour Adrien Gendre. Votre invité ce matin Aurore Berger, ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Bonjour Aurore Berger. Bonjour. Aujourd'hui, les députés vont se pencher sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Le chef de l'État a dit ce weekend qu'il souhaitait que ce soit effectif dès la rentrée prochaine. Dans la réalité, vous vous êtes convaincu qu'on saura vraiment faire respecter cette interdiction ? Oui, parce qu'il y a pas de raison qu'on n'y arrive pas, parce que c'est une nécessité. Je pense qu'il y a pas un seul parent qui nous regarde, qui voit pas aujourd'hui les souffrances que ça génère chez nos enfants, chez nos adolescents, les conséquences que ça peut avoir. On a vu des modes d'emploi

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pour des enfants qui se sont suicidés. On voit aussi les appels au djihad. On voit sur la question des violences faites aux femmes à quel point ça peut dérégler le cerveau de nos adolescents. Donc la France peut être le pays le premier pays européen à l'interdire. Ce sera aux parents de la faire respecter cette interdiction. Ce sera aux parents de la faire respecter. Ce sera aux plateformes de pouvoir le vérifier. ce sera notre responsabilité collective et je pense que c'est une nécessité absolue pour la santé, la santé mentale de nos enfants aussi la santé de nos démocraties de permettre que nos enfants ne grandissent pas uniquement avec TikTok comme livre de chevet. On le disait à l'instant, vous êtes en charge notamment des discriminations. Il se trouve qu'hier l'association SOS

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racisme a dévoilé un testing qui montre que près d'une agence immobilière sur deux acceptent ou facilite une discrimination raciale dans l'accès au logement. Alors concrètement les milités de temps sont fait passer auprès de près de 200 agences pour des propriétaires qui réclameraient je cite des profils européens pour éviter des problèmes de voisinage. Vous annoncez la mise en place d'une formation obligatoire à destination des des agents immobiliers. C'est juste un problème de formation. C'est pas un problème de racisme véritablement. Non, ça va évidemment plus loin que ça. Ça veut dire que on a à la fois celles et ceux qui demanderaient à choisir les les locataires en fonction de critères qui sont des critères illégaux. Il faut le rappeler, c'est évidemment illégal de

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choisir au regard de critères sur la couleur de peau, sur l'origine euh des personnes et alors qu'il y a des critères objectifs qui peuvent évidemment exister, mais ça veut dire qu'il y a tous les stéréotypes qui vont avec euh sur les les personnes et la manière avec laquelle elle se comporterait. Mais ça veut dire aussi que c'est la responsabilité de ceux qui commercialisent que de refuser. C'està-dire c'est pas pour des raisons économiques que vous devez lâcher sur les principes. Et c'est aussi ça qui est dit pour des raisons économiques parce qu'il y a une tension. finalement on accepte des critères qui sont inacceptables et donc oui, on va permettre que ces formations soient obligatoires. Vous savez déjà à quelle échéance ? Là, dans les prochaines semaines, le

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décret sera euh publié avec le ministre du logement de manière à le garantir vraiment à très très brève échéance. On a à l'envers des agences qui elles s'engagent. La FNAIM par exemple a signé euh avec SOS racisme justement une convention pour garantir bah d'avancer sur ce sujet parce que c'est illégal, parce que ça crée des tensions insupportables dans notre pays parce qu'on voit bien que dans toutes nos démocraties, on a le risque euh à la fois sur le l'antisémitisme, à la fois sur le racisme que ça n'appartienne pas au passé et ça doit appartenir au passé. Aujourd'hui s'ouvre un procès très important. C'est le procès de l'ancien sénateur Joël Guerriot. Il a été accusé d'avoir drogué sa collègue députée Sandrine Josu en vue de l'agresser sexuellement. C'est ce qu'on appelle

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désormais la soumission chimique. Est-ce que vous considérez que la loi est suffisante aujourd'hui et que les femmes sont protégées au maximum de ce que la loi peut faire ? Déjà, permettez-moi d'avoir un mot d'amitié pour Sandrine Josuo parce qu'elle a été très courageuse parce qu'elle en a pas fait juste un combat personnel, elle en a fait un combat pour toute la société parce qu'avant on parlait très peu finalement de ce sujet-là et puis on avait une image un peu faussée de la soumission chimique pensant que c'était une mauvaise rencontre dans une soirée. C'est pas une mauvaise rencontre dans une soirée. Dans le cas, elle était ami avec ce sénateur. Non 9 cas sur 10, vous savez les violences sexuelles, c'est quelqu'un qu'on connaît. Et c'est ça qui est

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absolument insupportable, de se dire que si ça doit nous arriver en tant que femme, ça doit arriver à notre fille, ça doit arriver à une amie, en fait ça arrivera par quelqu'un qui est dans notre entourage proche. Donc il y a un procès qui s'ouvre. Euh moi je souhaite évidemment que ce procès lui permette de retrouver une sérénité, une paix et puis que les condamnations qui pourraient exister envoi un message très clair sur le refus évidemment dans notre pays que cette soumission puisse exister et devenir banale. Les tests pour détecter cette soumission chimique sont désormais remboursés dans trois régions. C'est une expérimentation qui est en cours. Il y aura pas d'extension nationale dans l'immédiat. L'objectif c'est évidemment une généralisation mais d'abord on teste

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serai dans les pays de la Loire justement en fin de semaine pour appréhender mieux la manière avec laquelle ça va pouvoir se faire de manière à former à former très massivement les professionnels de santé notamment sur la manière avec laquelle on recueille on recueille vite les éléments de preuve pour évidemment qu'ils ne disparaissent pas et qu'ensuite si les personnes souhaitent aller en justice elles aent tous les éléments pour le permettre. Demain les députés vont se pencher sur un autre texte qui va provoquer le le débat. l'idée de réécrire le code civil en partie pour faire primer la notion de consentement sur toute idée de devoir conjugal, de devoir de relation sexuelle dans le cadre d'un mariage. Ça veut dire que ce devoir conjugal, il ne pourra

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plus à l'avenir être invoqué comme un motif dans les procédures de divorce. Oui. Et heureusement, enfin ça paraît quand même complètement anachronique de se dire qu'on a besoin de légiférer sur le sujet. Le problème c'est que c'est pas anachronique parce que on l'a mesuré dans une enquête encore il y a quelques jours. Un homme sur qu un homme sur qu pense aujourd'hui en 2026 que c'est normal qu'une femme ait un rapport sexuel avec lui par devoirs. Un sur qu et c'est à peu près dans toutes les générations. Il y a même un homme sur qu enquête publique qu'il a déjà eu un rapport sexuel avec une femme en doutant de son consentement. Donc il a quand même eu un rapport sexuel avec elle malgré cela. Donc, on a un vrai sujet qui est quand même la nécessité de réaffirmer que les femmes sont libres

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dans notre pays, libres dans leur vie, libre dans leurs amour, libre aussi dans leurs relations sexuelles d'en avoir ou pas. Donc oui, je crois que c'est bien parce que la loi, elle envoie un signal très clair et au-delà du signal, ça veut dire que plus aucune femme ne pourra demain, dans le cadre par exemple d'une procédure de divorce voir cela comme étant une circonstance aggravante. Jeis qu'on dise aussi un mot de la politique des futures élections Aurore Berger, notamment la présidentielle 2027. Hier, votre collègue ministre de la justice, Gérald Armanin était l'invité de LCI. Il a été interrogé à ce propos sur ses propres ambitions, éventuellement sur son éventuelle candidature. Voilà ce qu'il en disait. J'y songe. Mon travail d'acteur d'abord, c'est pas de rajouter un candidat de

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plus juste parce que je me sens capable. Je me sens capable mais je ne suis pas narcissique. Est-ce que comme Gérald Armanin, vous y songez ? Est-ce que comme Gérald Armanin vous vous sentez capable ? Si la question c'est de savoir si j'ai de l'ambition. Oui, j'ai de l'ambition. La question c'est au service de quoi vous la placez ? Je pense qu'on a besoin déjà de garantir l'unité. Il l'a dit lui-même et je suis d'accord avec ce qu'il dit. C'est-à-dire on a besoin d'avoir une candidature unique en 2027 ou alors on sera responsable d'avoir laissé les Français choisir uniquement entre le Rassemblement national d'un côté et la France insoumise de l'autre. Donc d'abord ça passe par un projet par l'affirmation d'un projet que on veut porter pour les Français et ça passe

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aussi par la nécessité de l'unité. Je pense que c'est pas une fatalité qu'on y arrive pas. Je pense qu'on peut y arriver mais ça demande beaucoup d'efforts et beaucoup de responsabilité de chacune et chacun. Mais vous avez pris une décision personnellement sur le fait d'être ou de ne pas être infiné candidate à une candidature ? Déjà moi je souhaite qu'on garantit cette unité. Je souhaite qu'on n'enre pas les municipales qui sont un moment qui est important aussi dans la vie démocratique de notre pays avec des échéances qui sont essentielles. Et après je vous ai répondu si la question c'est la question de l'ambition. Oui, il m'arrive d'avoir de l'ambition en effet, mais je veux d'abord la placer un au service d'un projet et deux au service de l'unité pour garantir qu'on est des

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prima parce que ça passera par là. S'il y a pas de primaire, s'il y a pas une candidature unique, alors aucun d'entre nous de toute façon ne pourra prétendre à être au second tour de la présidence. Et pour le moment, vous souhaitez rester au gouvernement puisqu'il paraît que le premier ministre veut remaner. Pour l'instant, je souhaite continuer à être utile et j'ai l'impression que les sujets qu'on a abordé ce matin démontrent peut-être que il y a une utilité à être là et à les porter. Merci Aurore Berger. Merci Adrien. Je