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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 18 septembre 2026 111 minActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesDéfenseBudget & impôtsInstitutions & élections

24H du vendredi 18 septembre 2026

Au micro : Arlette Chabot Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 47 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 53:21OuverteRéponse partielle

    Comment analysez-vous le chiffre de 54 milliards d'économies ?

  • 53:58RelanceÉludée

    Le gouvernement parle d'effort, pas d'économies. Qu'en pensez-vous ?

  • 54:34OuverteRéponse directe

    Ce budget est-il marqué à droite ?

  • 55:05OuverteRéponse directe

    Quelle chance a ce budget d'être adopté ?

  • 55:44OuverteRéponse directe

    Le RN pourrait-il censurer le gouvernement ?

  • 56:22OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la séduction mélenchoniste chez les jeunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:42?Fait
    « Ce décret signé est tamponné par Vladimir Poutine lui-même. »
  • 3:25?Chiffre
    « Auchamp 300 salariés sur le sol russe 230 magasins. »
  • 3:25?Chiffre
    « 2ARD 700 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier. »
  • 4:07?Fait
    « Moscou a la main sur les bâtiments, les machines, le mobilier de ses entreprises, mais aussi les licences, les logiciels, les marchandises, les créances et plus globalement la trésorerie. »
  • 4:51?Chiffre
    « Les actifs concernés pèseraient 5 milliards d'euros. »
  • 7:05?Chiffre
    « Total Energie tire environ 400 millions de dollars par an de la vente de Genel Russe. »
  • 21:46?Fait
    « Un cap a été franchi. »
  • 22:26?Fait
    « Le but était pas de faire peur, le but était de tuer. »
  • 44:45?Chiffre
    « 54 milliards d'euros d'économie annoncé par Sébastien Lecornu. »
  • 1:43:42non_speechChiffre
    « un déficit qui reste à 5 % 5,4 % cette année, 5 % l'année prochaine »
  • 1:43:42non_speechChiffre
    « 54 milliards d'efforts »
  • 1:44:26non_speechFait
    « il peut avoir un emballement. Alors, évidemment, ça s'explique la hausse des taux d'intérêt par un contexte international. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique]

0:02
Locuteur

Bonsoir et bienvenue à vous qui nous rejoignez sur LCI. Nous sommes ensemble jusqu'à 20h à la une de ce vendredi 18 septembre 2026. La France est une cible pour Vladimir [musique] Poutine. Le président Macron a été parfaitement clair et affirme que ces attaques ne resteront pas sans [musique] réponse. Dans le viseur de Moscou, les actifs occidentaux et français encore présents en Russie Nisselé au champ où les logisticiens seraient placés sous tutelle. Vladimir Poutine ouvre un nouveau front. Les attaques hybrides russes ne resteront pas sans réponse et il faut se préparer à une guerre. C'est justement l'alerte d'Emmanuel Macron à tous les chefs de parti.

Les intentions de la Russie sont claires. Nous déstabiliser, nous tester [musique] et nous attaquer. Dans cette réunion secret défense, les patrons du renseignement étaient présents. Menace très claire aussi pour notre élection et ses candidats. Un électrochoc budgétaire historique. Où va-t-on trouver les 54 milliards d'euros que Sébastien le Cornu veut économiser ? Très clair, tout le monde va trinquer, les rapports de force se dessinent, la colère ne cesse de monter et nous allons clairement devant un serrage de ceinture douloureux, [musique] même très douloureux. On vous dira tout à 19h15, notre grand rendez-vous du vendredi [musique] avec Luc Ferry. Ferveur autour de la venue du pape.

Que dit-elle de notre époque et de nos peurs ? Li l'intelligence artificielle, les cinq grands péril qui nous guettent avec l'intelligence artificielle justement et le grand choc des générations pour le vote de la présidentielle. Enfin nos parties prix avec Arnet Chabo pour la politique, Dominique Se pour l'économie [musique] et Ulric Bouna pour l'international. Merci de nous rejoindre sur LCI. Nous sommes parti pour 2 heures d'actualité en direct.

1:38
Non speech

[musique]

1:43
Locuteur

Et pour analyser et commenter cette actualité, j'accueille le vice-amiral Michel Olagaraille, ancien commandant de l'école navale et ancien directeur du centre des hautes études militaires. Elisabeth parellam, maîtresse de conférence et directrice [musique] du programme politique et relations internationales universités de tour. Vous êtes une spécialiste des politiques de défense et de sécurité. Ulric Bouna analyste géopolitique et Emmanuel Verron, docteur en géographie. Spécialiste des relations internationales. Alors, nous commençons avec notre premier dossier. Quelle est donc cette nouvelle offensive de Moscou contre nos Florons ? Ça ressemble à une prise de contrôle en bonne et du forme.

Un décret signé de la main de Vladimir Pouti annonce la mise sous tutelle par exemple de Nesley Auchamp ou les logisticiens français encore présents en Russie. En clair, il nous cible comme les alliés le cible nous ciblent le cible en Europe. Alors, de quoi [musique] parle-ton exactement ? Quelle est cette grande radia ? sont nos indispensables avec Fanny Veille.

2:39
Non speech

[musique]

2:42
Locuteur

Bonsoir Fanny, bonsoir, bonsoir à tous. Quelle est cette nouvelle offensive ? Et bien, elle est venue du Kremelin hier sans préavis ni avertissement. Ce décret signé est tamponné par Vladimir Poutine lui-même. Cette pages qui cite nommément une vingtaine d'entreprises venant, et c'est ainsi que le Krémelin se justifie, deux pays, je cite, inamicaux. Le Suisse Nesley que vous venez de mentionner 7000 employés en Russie, 6 usines et environ 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans le pays en 2023. Le mastodonte de la grande distribution auchamp 300 salariés sur le sol russe 230 magasins. 2ARD 700 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier.

L'ancien Leroi Merlin rebaptisé les MANAPro il y a 2 ans. 45000 employés, 5ARD700 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier et enfin trois filiales du groupe français FM logistique, plus de 3000 salariés, 311 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025. Alors concrètement, qu'est-ce que ça signifie pour les entreprises concernées ? Et bien, ça veut dire que toutes ces entreprises vont passer sous contrôle temporaire. Ce sont les mots de Vladimir Poutine, de l'V management. Comme souvent en Russie, le diable se cache dans les détails. C'est une société russe fondée fin 2024. On ne connaît pas ses actionnaire.

Elle n'aurait qu'un salarié et elle serait dirigée par un ancien général du ministère de l'intérieur. En clair, c'est bel et bien Moscou qui prend les commandes. Elles sont tout simplement ces entreprises concrètement privées de tout ce qui constitue leur outil de travail en Russie. Moscou a la main sur les bâtiments, les machines, le mobilier de ses entreprises, mais aussi les licences, les logiciels, les marchandises, les créances et plus globalement la trésorerie. C'est aussi Moscou qui choisira les dirigeants, les investissements et la stratégie à donner à l'entreprise. L'agence Bloomberg évoque la plus grande confiscation, entre guillemets d'actifs étrangers en Russie depuis 2024.

D'après les estimations de la presse russe, les actifs concernés pèseraient 5 milliards d'euros. Et donc, Moscou met la main sur ses entreprises. Officiellement, ce transfert n'est que temporaire, mais il y a des précédents. Le cas Glave Product, d'abord le premier fabricant de conserve alimentaire de Russie fondé par un américain placé sous contrôle temporaire de l'État russe en 2024 avant d'être nationalisé quelques mois plus tard. Idem pour Danon. Les actifs de sa filiale russe avaient été saisis en 2023 et ils ont ensuite été revendus à un proche à des proches du président Tetchen Ramzan [raclement de gorge] Kadirov. Faut-il s'attendre cette fois au même scénario ?

L'expérience montre qu'il s'agit généralement d'une étape transitoire avant la vente estime l'un des associés d'un cabinet d'avocats russes spécialisés interrogé par le quotidien économique commerçante. Alors maintenant que peuvent faire ces entreprises ? Et bien pour y échapper, théoriquement, elles peuvent contester devant la justice russe le décret du Kremelin, mais il est juridiquement légal du point de vue du droit russe en tout cas. Elles peuvent aussi contester les actes réalisés par le gestionnaire temporaire.

Elles peuvent enfin demander un arbitrage international pour faire valoir leur droit parce que la la Russie a signé à la fois avec la Suisse et la France des accords pour protéger les investissements. À ce stade, Auchamp se contente de demander des clarifications et Nesley promet d'étudier, je les cite, toutes les options. D'autres entreprises tricolores peuvent être aussi menacées. D'après les chiffres les plus récents que nous avons de 2025, il resterait en Russie 23 entreprises contre 75 dans le pays à la veille de la guerre. Elles sont un peu dans tous les secteurs.

L'agroalimentaire par exemple avec Bonduel, près de 1000 salariés en Russie, l'Actalis 1900, la Redoute dans le secteur de de l'e-commerce avec une cinquantaine de salariés et on peut citer aussi les cosmétiques avec Clarence 600 salariés et surtout le secteur de l'énergie. Total Ennergie participe à des projets sur le sol russe Yamal LNG. En l'occurrence, c'est un projet de champ gazier et de production de gaz naturel liquéfié. Total énergie détient par ailleurs toujours près de 20 % du capital du gazier Novatech. D'après le PDG de l'entreprise, Patrick Pouyané lui-même, Total Energie tire environ 400 millions de dollars par an de la vente de Genel Russe. Merci Fanny.

Fanny veille Ulric Bona avec notre ami Vladimir peut-il vraiment geler actif français et avec quelles conséquences exactement ? Euh oui oui mais c'est enfin je pense que c'est un parce que il y a d'autres qui étaient précédents depuis 2022 ce à quoi on assiste c'est une reprise en main progressive de l'économie par l'État. Alors effectivement qu'en général il y a des espèces de nationalisation transitoire avant d'être de rebasculer sur des reprovertisations. Mais on a l'exemple de McDonald's de grandes entreprises américaines. McDonald's qui s'est réinventé euh les magasins ont été transférés à une entreprise russe. Starbuck c'est pareil.

Et donc effectivement, on voit petit à petit que un certain nombre d'entreprises étrangères, alors ça se fait progressivement parce que il est probable que pendant un certain temps, Vladimir Poutine ne voulait pas s'aliéner un certain nombre de capitaines d'industrie en Europe. Mais effectivement en fait ce que l'on constate, c'est un transfert progressif et c'est vrai aussi pour des actifs russes. Par exemple, les principaux aéroports de Moscou ont été qui appartenaient à des des disons des hommes très riches en Russie mais qui avaient des incontenances avec l'étranger. Tout ça a été nationalisé pour être reprivatisé derrière.

Et donc il y a effectivement un resserrement en quelque sorte du gâteau en Russie au avec une redistribution de l'argent aux proches de Vladimir Poutine ou à des gens qui effectivement soutiennent de de plein pot, on va dire la guerre en Ukraine. Mais les propriétaires initiaux de de ces entreprises ne disent rien, ne peuvent rien faire. Ouais. Il on Fanny a bien expliqué ce qu'il peut faire mais en réalité on n'est pas dans un système qui respecte ni le droit international parce que on parlait de arbitrage pour demander un arbitrage international ni bien évidemment le le bon sens.

Si on a eu autant de sociétés parce que enfin les chiffres sont quand même assez importants qui sont partis euh c'est parce que aussi ils savaient aussi à quoi s'attendre. on est dans une guerre économique. Euh on a mis des on a mis nous des sanctions euh sans parler de de euh on va dire des autres formes que peut prendre aussi la guerre contre Ukraine aujourd'hui. On a pris nous-même des sanctions. Et ben ils répondent et ils répondent d'une manière à frapper nos entreprises, notre économie tout simplement. Euh on a compris alors je cite he notamment Danon au champ l'ex le roi Merlin c'est pas rien.

C'estàd que ce sont des entreprises aujourd'hui qui sont menacées alors sur directement sur le marché russe. Oui. Euh qui auront un impact dans les dans les résultats de l'année en cours et les années qui viennent pour ces grands groupes. Ça dépendra, ça sera au cas par cas parce que le marché russe certes est important, 120 130 millions de de russes, mais corrélativement au marché mondial, c'est pas grand-chose et notamment pour les groupes qui sont qui sont cités ici. Le marché européen reste très loin devant. Le marché nord-américain dans lequel la plupart des des groupes sont implantés est un immense marché indépendamment de la politique de Trump et cetera.

Donc euh ce qui est euh intéressant dans cette affaire, c'est la portée symbolique euh poste 2022 puisque Elizabeth le rappelait. En fait, dans le cadre de la guerre, c'est très compliqué pour l'écosystème des entreprises de dire est-ce qu'on plie les goa ou pas ? Est-ce qu'on part tout de suite ou pas ? Ce qui a été le cas d'un certain nombre d'entreprises, notamment d'entreprises françaises. Je pense par exemple à Décathlon puisque on peut citer la un certain nombre de d'entreprises et cetera. équipement sportif a fait le choix de sortir du territoire russe pour éviter d'avoir ce genre de difficultés, savoir de complication et y compris en terme d'image.

C'est un vrai sujet, c'est les compromis qui sont discutés euh à très haut niveau dans les comités stratégiques des entreprises et parfois directement avec les autorités de de l'État en fonction de la nature des des activités économiques et d'un niveau plus ou moins plus ou moins stratégique. Ça c'est un premier point. Le le deuxième sujet, c'est dire et si on reste, comment on reste ? très compliqué, très compliqué. La preuve, on a auchamp qui était encore qui se fait sortir et cetera. Enfin, en tout cas qui est repris en main complètement par les autorités russes. Donc donc c'est le sujet de comment on fait, comment on reste et cetera.

Donc il y a c'est vraiment en fait au cas par cas en fait au en fonction des grands patrons d'entreprise et des enjeux en cours. On peut pas tout à fait comparer les actifs et les activités d'champ avec celle de Total. Euh les implications, j'en terminerai par là, le le les investissements de de Total, anciennement Margerie, le précédent euh patron de Total dans l'immense champ gazier de Yamal et d'autres d'ailleurs actifs gaziers pétroliers en Russie font que on est sur des investissements durables, structurants et donc on peut pas complètement tout démanteler et sortir.

Ce sont des investissements qui sont gigantesques, qui coûtent des milliards, des milliards d'euros, des milliards de dollars donc qui sont structurants structurels dans la durée et pour Achamp, on est sur un autre type d'activité donc la situation est très complexe, très compliquée. Je comprends en tout cas qu'elle est extrêmement compliquée en effet et qu'elle est dangereuse. Ulric Bard mais effectivement en fait je donnerai juste un exemple justement de ces entreprises qui ont dû faire des choix. Renault est parti. Euh pourtant ils avaient Aftovas avec notamment l'usine de Toliati euh qui était bah vraiment un partenaire extrêmement important de Renault.

Ils sont partis pour quasiment un rouble symbolique de Russie en 2022. C'est pas beaucoup. Oui. Donc donc enfin enfin vous imaginez bien que bien évidemment les actifs valaient beaucoup plus que ça. Donc c'était soit en fait partir le plus vite possible mais à des conditions draconienne de la part de l'État russe euh en espérant effectivement sauver son image et sauver ce qui pouvait l'être par la suite parce que plus cette guerre dure et plus effectivement on le voit l'économie elle se resserre de plus en plus. Il y a une reprise en main totale de l'économie et et pour le coup même le cas de Total est parlant.

total est sorti d'un des champs gaziers article NG2 il y a quelques mois où il a revendu ses parts pour probablement une part enfin moins importante que prévue à certains de ses partenaires en Russie. Il y a effectivement l'exposition à la Russie plus ça dure cette guerre en Ukraine plus l'exposition financière des entreprises occidentales à la Russie il est dangereux et donc les conditions en fait de retrait sont de plus en plus délicates avec ces risques de nationalisation qui pèsent amiral.

Alors, je de précision, tout d'abord, ceci n'est que la l'e étape d'un processus de nationalisation puisque déjà le management de ces entreprises était déjà russes, il y avait une obligation de transférer. Donc déjà, je pense que ces grandes entreprises avaient fait une croix y compris sur le rapatriment des bénéfices parce que sortir de l'argent de Russie, bon Pouyan lui sur Total a dit qu'il renonçait à investir sur Yamal puisque comme il est copropriétaire, il avait un devoir pour le développement de cette entreprise d'investir lui aussi en plusieurs centaines de millions, ça a été gelé.

Par ailleurs, deuxième point, ces entreprisesl ont tout intérêt à continuer à contester devant la justice russe parce que souvenez-vous des emprunts russes. Alors, les emprunts russes, beaucoup de gens en avaient. Ça a été supprimé bien sûr dès qu'il y a eu la révolution et il y avait de magnifiques papiers qui semble-t-il servaient quelquefois à tapisser des chambres entières parce que c'était extrêmement joli. Euh il n'empêche que petit à petit, il y a eu plusieurs négociations dans lesquelles certains ont pu récupérer une partie de leurs avoirs mais une partie très très faible bien sûr.

Ça veut dire que il faut continuer à juridiquement comme le font les Russes contester cette cette nationalisation parce que on ne sait jamais ce qui peut se passer dans un changement de régime. Et lorsque dans un changement de régime les gens peuvent être soumis, enfin la Russie peut demander quelque chose et bien écoutez en échange il peut y avoir rapatriement échange et cetera. Donc euh ça n'est pas un abendance de la part des de ces grandes sociétés qui ont des services juridiques tout à fait compétents. C'est à mon avis, ils défendront leur position juridique en Russie quit à attendre longtemps, éventuellement très longtemps et trop longtemps que ça leur revienne en partie.

Mais ça veut dire que la France est perçue enfin enfin par les Russes [raclement de gorge] comme un pays inamical. Bah pas certain, ils font ça pour beaucoup de pays. Mais d'ailleurs quand on regarde le décret signé de Poutine, c'est simplement prendre ces ces diverses entités étrangères qui étaient déjà dirigées par des Russes pour les rassembler dans l'èvre. On l'avait bien vu le la flèches pour les rassembler dans une holding qui elle va peut-être avoir effectivement cette mission de revendre. Mais donc il y a une espèce de rassemblement dans une seule et même structure qui va obéir directement au pouvoir politique et qui va donc avoir une politique.

Et d'ailleurs actuellement, il faut savoir que la Chine fait très attention à tous ses avoirs à l'étranger, en particulier aux États-Unis, car si par hasard il lui venait l'idée d'entreprendre une action de force envers Taïwan, bien peut-être se sentirait-elle exposé être étranglé dans ses avs étrangers. Donc, il semble que la Chine qui a euh plus de qui avait plus d'un milliard 300 millions d'avoir rondu trésor aux États-Unis est déjà tombé à près de 600 millions. Donc ça veut dire que les pays tirent des leçons de ce qui peut se passer à côté d'eux. On va écouter le porte-parole du Kremlin. Вовлечены в военные действия против нашей страны.

И страны которые были вовлечены в нанесение ударов со стороны киевского режима по объектам нашей мирной экономической инфраструктуры. Côtez-moi doute, ces menaces n'auront aucun effet. Je pense que les Ou alors nos systèmes de valeur sont oubliés. Euh je je là, je vous sens embarrasser. Non mais je je pense qu'aujourd'hui on est face enfin moi je je on entend beaucoup enfin c'est notre étape dans tout ce qu'on voit enfin cette cumule maintenant de menace de de menace réelle enfin je pense en Allemagne à pays qui clairement a non seulement la France l'Allemagne un certain nombre de pays dans le viseur. Je pense qu'on le prend au sérieux, je pense que le président l'a montré aujourd'hui.

Je pense que ça va devenir de plus en plus difficile. Là, c'est le volet économique, mais on est sur quelque chose qu'on appelle une guerre hybride, qu'on appelle enfin quel que soit le vocabulaire, on est sur quelque chose qui devient de plus en plus sérieux. Et rassurez-moi, on va pas se dégonfler. J'espère que non. J'espère que non. Nous avons une colonne vertébrale. Euh nous n'avons pas nous ne sommes pas soumis qu'à la peur et à la frousse. On peut quand même se redresser, on peut résister. Euh il fait un temps on n'a pas beaucoup résisté. Donc n'oublions pas ça. En 14, on a résisté. En 40 on s'est débandé.

Donc si vous voulez là actuellement euh tout le si vous voulez le le la gouvernance politique en France actuellement est devant un dilemme très difficile. Il ne faut pas faire peur, il faut préparer le pays. Alors préparer le pays, ça veut dire euh commencer d'abord euh à écouter la pédagogie que nous faisons tous en disant ça fait un moment que nous disons que c'est agressif et que nous risquons que c'est dangereux et cetera. On voit le gouvernement qui dit "Nous y travaillons" et c'est vrai qu'ils y travaillent depuis longtemps à base de défense, technologie de défense et cetera.

Ensuite, le SGDN, enfin anciennement SGDN qui est chargé auprès du premier ministre de préparer le la France dans ses structures et ses son organisation en particulier ça la résidence la résilience de son organisation travaille beaucoup. Et enfin, ce qu'il faut voir, c'est que nos pays développés, toute l'Europe, nous sommes tellement riches que nous avons des richesses partout, c'est-à-dire des cibles partout. Alors, on les défend pas, on les a pas défendu, on s'est lavé les mains, on a diminué toute protection, c'est vraiment veste ouverte, pas de gilet par balle devant des gens qui déjà depuis au moins avant 2008 étaient déjà très agressif.

On va pas mettre des gilets par balle devant au champ à Moscou. Non, mais je parle de nous français. Ah, pardonnez-moi. Je parle de nous français. En France, le président a dit qu'il allait qu'il allait qu'ils allaient enfin déployer tout un plan de protection des infrastructures. Mais c'est colossal ce qu'il faut d'autant que nous n'avons pas de structure de protection et de de structures individuelles de protection. Les bunkers, tout ça, ça n'existe pas chez nous.

Alors, qu'allons-nous faire avec tous ces entrepôts, toutes ces industries d'armement et autres qui sont euh offertes à l'ennemi avec peut-être pour l'instant c système en bas, si je me souviens bien, pour protéger à la fois les bases aériennes et autres. Mais que faut-il ? Est-ce qu'on va couvrir le la France de système antiaérien ? Que faut-il faire ? Alors, c'est vrai que d'avoir baissé les armes à de mais à ce point-là depuis des dizaines d'années, ça date quand même de la fin des années 80 des années 90, c'est monstrueux. Ça montre que les politiques n'ont que des visions à courte vue. Oui. 2 3 4 5 ans.

Alors que pour les armées et pour surtout l'esprit de défense, il faut des visions à 30 40 ans. Un tout dernier mot, Éric Board. Juste un mot quand même, enfin Vladimir Poutine, il se tire quand même aussi un peu une balle dans le pied. C'est-à-dire que les entreprises européennes et occidentales qui voient ça, elles savent que elles n'invisteront pas en Russie parce que ce cadre qui est mis en place législatif, il va perdurer quel que quel que soit le sort de ce qui se passe en Ukraine. Et donc en fait tous les investissements dont la Russie aura besoin pour redémarrer son économie à un moment donné ne viendront pas. Nul n'est à l'abri.

La Russie, cette puissance des inhibé est à nos portes. En somme, il faut se préparer à une guerre. C'est l'avertissement choc d'Emmanuel Macron aujourd'hui à tous les chefs de parti et donc à tous les candidats. Il le dit sans détour. Oui, ces attaques suspectes partout en Europe porte la signature de Moscou. Ce sont donc des actes délibérés et il l'affirme, ces attaques ne resteront pas sans réponse. Quel est ce coup de semon ? Que sait-on de cette réunion secrète ? Ce sont nos indispensables avec Lucile de Viller. Bonsoir Lucile. Bonsoir, bonsoir à tous. Qu'est-ce qui ressort de cette réunion à l'Élysée qui a eu lieu ?

Et bien, elle a duré près de 3h dans cette salle végale à toute nouvelle cellule de crise de l'Élysée ultra sécurisée. Grande table blanche, micro et écran individuel le tout situé sous terre. Autour d'Emmanuel Macron, les représentants et chefs de parti. D'une part, Bruno Retaillot pour les Républicains, Jordan Bardella pour le RN, Olivier Fort pour le PS ou encore Marine Tondelier pour les écologistes. D'autre part, les patrons du renseignement, Céline Berton, directrice de la DGSI, les services de sécurité intérieure.

Nicolas Lerner, directeur de la DGSE, le général Patrick Justelle, directeur du renseignement militaire, Nicolas Roch, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale. Alors, quel était l'objectif de cette réunion ? Outre la crise des carburants, les origines, c'est-à-dire la double tenaille Russie Moyen-Orient, ces deux points là où bien été abordés. Ce qui retient l'attention ce soir, c'est ce coup de semence sur la menace qui nous guettete les attaques de drone et intimidation russes en Europe. Les patrons du renseignement ont fait le point carte à l'appui et à la sortie, chacun semble s'être fait à l'idée qu'un cap a été franchi.

Écoutez Marine Tondelier, Raphaël Gluxman et Édouard Philippe. Je pense qu'il y a vraiment des raisons d'être très inquiet ce qui s'est passé à Ligh, notamment avec ce ce drone. Faut bien avoir conscience que le fait qu'il n'y ait pas eu de mort, c'est pas juste que la Russie était dans un exercice de test, c'est qu'en fait l'opération a raté. Le but était pas de faire peur, le but était de tuer, c'est juste que l'opération a échoué. Et donc, il y a quand même des raisons de penser que ça peut réarriver rapidement.

Souvent, le terme de terrorisme d'État a été mentionné où la Russie de Vladimir Poutine et bien considère non pas simplement l'Ukraine comme son ennemi, mais l'Europe tout entière. Et donc nous sommes aujourd'hui l'arrière-front avec des frappes en profondeur qui peuvent toucher nos pays et il est fondamental que chacun bien conscience de la gravité de la situation qu'on traverse. J'ai été frappé personnellement par le ton et par les informations qui ont été communiquées par le président de la République. Le niveau de menace et de risque auquel la France est soumise du fait du conflit en Ukraine est un niveau de menace qui s'élève.

Avec Antoile de fond au-delà des attaques de drone, une tentative de déstabilisation très concrète l'élection présidentielle là aussi la menace plane. Écoutez Raphaël Gluxman, Marine Tondelier et Fabien Rousell. sait tous que cette campagne n'aura pas lieu sans ingérence massive de la part de la Russie de Poutine. Ils ont quand même des analystes qui sont payé pour surveiller ce qu'on dit à la sortie et pour voir si sur le front français c'est en train de s'effriter à quel point leur tentative de déstabilisation en impact sur la solidité de notre pays sur sa capacité à décider à avancer. C'est quand même ce qui recherche à perturber notre débat démocratique.

Même l'élection présidentielle euh est elle-même euh menacée par les guerres hybrides euh sur les candidats. Lucile quand le président Macron prend la parole, lui aussi sonne le glas. Oui, Emmanuel Macron fait son apparition en conférence de presse, démarche martiale, visage grave. Et si certains avaient encore des doutes sur la réalité de ces menaces, il balait toutes les ambiguïtés. Emmanuel [raclement de gorge] Macron évoque nos capacités de dissuasion. sous-entendu, la France ne restera passive.

Écoutez et tous ceux qui pensaient que la Russie était prête à trouver des compromis faciles et de court terme savent très clairement ce que c'est que d'avoir une puissance désinhibée à nos frontières. Si ce qui se passe à l'ipsich peut se passer dans toute autre ville européenne. Nul n'est d'abri. Nous sommes dans un moment de vigilance. Nous devons tous être vigilants, en action, conscients que de telles manœuvres et de telles attaques sont possibles dans nos villes et nos capitales et sur les emprises les plus sensibles. Et donc tout faire pour prévoir, planifier, nous protéger et rester extrêmement vigilant.

Sur la poste, le propre de la dissuasion, c'est de ne pas donner de la visibilité sur ce qu'on fera. Mais ça ne restera pas sans réponse et je pense que ce serait une erreur de la part de la Russie de continuer d'agir à l'égard des Européens de cette manière. Et dans la foulée, il envoie un signal encore plus direct à Moscou. Cette menace est considérée suffisamment importante pour que la sécurité soit renforcée concrètement sur notre sol. Écoutez-le. Donc face à cela, on agit.

On agit à travers la mobilisation que nous avons décidé, mobilisation de nos préfets de zone, mobilisation de l'ensemble du dispositif français pour mieux protéger nos emprises les plus stratégiques et notre base industrielle et technologique de défense et posture collective de grande vigilance. Merci Lucile. Lucile de Viller, c'est la phrase du jour. Les attaques hybrides russes ne resteront pas sans réponse. Et et ça veut dire quoi amiral ?

Et bien justement euh le président s'appuie sur l'ambiguïté si vous voulez pour euh n'avoir pas à détailler ce qui sera fait parce que une réponse, elle ne peut être qu'européenne, elle ne peut pas être d'un pays, elle peut être bien sûr nationale, hein, c'est évident. Mais euh moi ce qui m'a intéressé, c'est de voir que trois responsables politiques qui ne sont pas forcément du même bord euh bah nous faisait état d'un certain consensus, voir d'un consensus certain. C'est plus facile sur l'international, hein. Alors, sur ces sujets-là, bien évidemment, et vous avez tout à fait raison.

Il n'empêche que ce sont les sujets essentiels et que la survie d'une nation, car ça peut se jouer en terme de survie, se joue sur les sujets essentiel et sur un consensus. Les armées, vous les envoyez pas euh au Radada s'il y a pas derrière le peuple derrière le peuple entier. Il faut qu'il y ait un consensus. Le consensus est un mot extrêmement important. La façon dont le président de la République dose parfaitement enfin d'une façon très attentive les mots employés, c'est le mot vigilance. Voyez, gradation, on ne fait pas peur, on dit vigilance mais on travaille, on se prépare. Alors, vous posez la question de savoir comment répondre.

Et bien pour l'instant, nous n'avons pas la réponse des autres pays européens car cette réponse ne peut être que européenne. Elle peut être essentiellement peut-être des pays volontaires qui sont les plus déterminés, si vous voulez, à à résister à la Russie. euh cela même est en train de se mettre sur pied. Il commence à y avoir euh je crois il y a pas longtemps un organisme qui a été créé pour permettre de voir de quelle façon serait décidé ce type de réponse à des menaces ou à des actions de terrorisme d'état de la Russie.

Donc nous voyons petit à petit avec euh beaucoup de subtilité bien sûr, mais semble-t-il beaucoup de détermination, une organisation qui se mettra en place à partir du moment où il faudra pouvoir décider, quelquefois pouvoir décider rapidement mais d'une d'une façon politiquement concernée avec des moyens qui en ce moment se déploient, des moments des des moyens qui sont à la à la manière de de pays moderne qui partent peut-être en tous les sens au départ mais qui sont plus ou moins régulés par la puissance sens publique grâce à ses capacités dont elle s'est dotée de pouvoir choisir et de développer rapidement des armements qui n'existaient pas il y a une dizaine d'années.

Donc nous avons maintenant une espèce de schéma de méthode. Ce qu'a président Macron, c'est un discours de la méthode. Comment font-ils ? Il faut se décider. Il faut décider, il faut se préparer, il faut préparer les esprits et préparer les esprits pas simplement euh du point de vue des armement mais les esprits de chaque citoyen. D'où l'allusion à la bien sûr à la à la conscription volontaire volontariat. Le président a présidé une première promotion, il s'appelle Ferté du nom d'un résistance. Ça n'est pas une surprise hein à Orange dernièrement. simplement l'objectif c'est 2000 cette année dans 600 pour la marine, 600 pour l'armée de l'air, 1800 pour pour l'armée de terre.

Je trouve ça peu, j'ai tort et 42500 entre en 2035. Vous avez tout à fait raison. C'est pour ça que je je montrais la gradation, c'estd euh en 2035, ce sera aux alentours de 45000. Euh ça fait beaucoup mais c'est tellement difficile de remonter une pente qui a été littéralement chamboulée par le chaos de de politique à mon avis assez irresponsables qui croyaient était venu le temps de la paix éternelle ce dont on sait très bien que les empires n'ont jamais totalement survécu. Ils ont tous plongé, ils ont été remplacés par d'autres. Donc en ce moment nous sommes en phase de reconquête de ces moyens absolument nécessaires à notre liberté. Ellisabeth Shepard.

alors ce qui est intéressant c'est ce que quand j' j'entends le président et je l'ai écouté tout à l'heure et puis quand j'entends le l'admiral euh on on parle de mettre en place des choses qui existent ailleurs et il va falloir je pense se s'appuyer sur par exemple nos pays nos nos nos amis baltes par exemple qui sont déjà sur euh comme les pays scandinav la défense totale c'est-à-dire la population qui se prépare à à cette guerre mais aussi la défense des infrastructures critiques qui ont été renforcées notamment enfin je pense à tout ce qui est hydroélectrique tout ce qui est aussi des champs ou des infrastructures énergétiques, je pense à à Riga et ailleurs.

Et puis en terme de nos élections, on est dans une année électorale, on les tenit, ils ont des problèmes d'ingérence comme ici et c'est peut-être effectivement ensemble qu'on va partager les pratiques qui existent ailleurs et ensemble trouver une solution pour se protéger parce que effectivement c'est toute l'Europe comme dit le président qui c'est c'est la France est une cible prioritaire mais clairement on n'est pas seul. Du coup, est-ce que nos élections françaises, là je nous ramène en France, sont menacées d'une quelconque façon d'après vous ? Oui. Oui.

En fait, elles sont le le temps politique là de des élections présidentielles et euh est clairement euh impacté par la guerre en Europe, par la guerre en Ukraine [raclement de gorge] et par ces techniques sous le seuil dans l'usage de la violence et de la force par la Russie. Et et euh en fait ça c'est ses pensées planifiées côté russe depuis plusieurs années. Il regarde depuis Moscou l'agenda électoral de leurs ennemis à savoir l'Europe et et l'OTAN, les pays européens et les pays otiens et regarde quelles sont les les les opérations possibles à monter pour avoir un effet sur l'opinion de polariser que les les les prusses, des antirusses et cetera passent leur temps à se taper dessus.

euh de polariser et d'infiltrer euh différents partis politiques, différentes formations politiques pour les environner, pour les influencer, pour mieux les connaître. Ça veut dire qu'ils veulent euh au second tour de notre élection présidentielle Mélenchons Le Pen. Ça, je suis désolé, je pose la question directement. Ça c'est c'est tout à fait un scénario qui pourrait être entre guillemets rêvé à Moscou. Ouais. Anticipé depuis plusieurs années. Anticipé depuis plusieurs années. Pourquoi ? Parce que en fait à l'ône de la de l'expérience acquise pendant la guerre froide Hm hm.

La Russie ancienne maison soviétique nous connaît bien mieux que nous ne les connaissons du fait d'une infiltration assez profonde gare froide et après bien sûr qui n'a pas disparu après 91 la disparition de l'Union soviétique. Au contraire elle s'est renouvelée, recomposée. Il y a eu probablement des phases d'accélération dans l'infiltration à l'ouest de la part de de de d'intérêt russe dans dans nos sphères élites, dans dans nos sphères économiques, dans dans dans nos lignes de force, dans nos organisations au sens tout hein territorial, entrepreneurial, intellectuel et cetera. Et donc le sujet de la dissymétrie, du fait de mieux nous connaître que nous ne les connaissons.

Difficile d'aller en Russie aujourd'hui de regarder ce qui se passe concrètement puisqu'on on on se on s'arrache les cheveux pour dire mais Poutine et jeu de pouvoir et cetera. Ils nous connaissent bien mieux que nous ne les connaissons. Et donc là si je reviens à mon sujet de de d'agenda électoral, oui c'est c'est le cas. Il regarde de près l'Allemagne, il regarde l'Italie, regarde de très très près l'Espagne. On en parle pas beaucoup mais il y a des sujets très très forts en Espagne. Pourquoi l'Espagne ? Les inér les intérêts russes sont rentrés en Espagne de manière agros débit, si je puis dire. Pourquoi ?

Parce que bah parce que c'est un pays de l'OTAN, c'est un pays de de l'Europe du Sud, c'est un pays qui est voisin de la France et cetera. Donc tout ce qui est prenable, on prend. Mais ça a été vrai aussi à une époque à Londres et donc au Royaume-Uni. Rappelons-nous quand même qu'il y a eu des assassinats sur le territoire européen du temps avec le Novoc et cetera. Donc un gaz qui était même pas complètement répertorié où il y a eu des assassinats sur le sur le sur le sur le territoire sur le territoire britannique.

Euh bon ça ça a un peu changé depuis puisque les les anglais ont quand même changé de portage si je puis dire et et on ont monté en puissance leur leur système et leur contre-mesure. Mais mais il y a il y a vraiment cette connaissance des sociétés et du politique et puis il y a le suivi de l'agenda pour essayer de l'influencer, d'avoir du protagonisme sur cet agenda politique. Ouais. Él Gard. Bah en fait, je pense que l'analyse que font les Russes du système démocratique, c'est que c'est un système faible et qu'effectivement, il y a notamment des fragilités au moment des processus électoraux.

Et donc finalement s'ils arrivent en quelque sorte à travailler les opinions de différentes manières en faisant de l'ingérence, en faisant de la desés informations, en faisant des attentats de différentes manières pour polariser au maximum les sociétés, ça rend grosso modo effectivement les sociétés ingouvernables. Et ça c'est bon à prendre pour les Russes parce que qui dit pays ingouvernable dit grosso modo pays faible dit Union européenne faible aussi parce que du coup le processus décisionnel est complètement grippé et ça ça a plat d'avantage pour les Russes puisque ça veut dire que l'aide à l'Ukraine elle est du coup bloquée justement dans ces processus décisionnels.

Ça veut dire aussi qu'on est plus capable de quelque sorte de s'allier entre nous parce que ce qui ce qui pose problème à la Russie c'est lorsque l'Union européenne elle est forte lorsqu'elle est unie lorsqu'elle est ferme. Ça ça pose problème aux Russes stratégiquement. Si en revanche on est divisé et faible là c'est c'est bon à prendre pour eux.

Donc effectivement tout ce qui peut permettre de nous affaiblir à très court terme ou à moyen terme ou à long terme et dans ce cadre là les élections sont des moments clés effectivement les Russes continueront à le faire mais comme ils l'ont fait en 2017 en 2022 et ça on va écouter Donald Tus le chef d'état polonais terimy o tym jak zabezpieczyć Polskę a nie czy coś złego Rosja planuje bo to że planuje to wiemy natomiast dla nas najważniejszym zadaniem jest przygotować Polskę na różne scenariusze. My na pewno nie będziemy naiwnie przyjmować takich komunikatów, że Rosja ma dobrą wolę i że zacznie się poprawnie zachowywać. Nic na to nie wskazuje ani historia, ani działanie w ostatnich dniach.

Il vious dire qu'on prend pas sérieusement les menaces. Oui. Alors, il a reçu quand même le patron de la CIA qui était passé par Moscou auparavant et c'est après qu'il a parlé de l'OTAN et cetera. La Pologne se prépare à fond avec 5 % de son PIB consacré à sa défense. Un pays en guerre comme la l'Ukraine consacre 45 % de son PIB à sa défense. Et le président Macron néanmoins était enfin voilà sur la même ligne pendant la réunion, on est bien d'accord hein. Oui, totalement. Non, je crois qu'en fait le le l'été on l'a évoqué régulièrement pour commenter finalement les les affaires de l'attente à raté de l'SI. C'est important de vraiment le dire, le rappeler.

D'ailleurs, une des une des responsables politiques le rappel là dans le sujet. Euh et puis il y a d'autres il y a d'autres affaires, c'est-à-dire que euh les survols de base otanienne en en Belgique, les survol sur le territoire polonais, euh on peut même faire l'hypothèse d'une destruction d'une usine d'armement dans le dans le sud de Rome et pas dans le complotisme mais mais fondamentalement cette affaire d'explosion dans la banlieue sud de Rome euh d'un consortium d'armement italofançais, ça pète pas tout seul, si je peux dire ça n'est pas un hasard. Voilà, il y a pas il y a pas donc donc les les les trains qui déraillent et cetera.

Bon, il y a tout un tas de sujets qui montrent que il y a un réha vers le haut une augmentation euh des de de des formes de sabotage euh et de cible d'intérêt majeur voire stratégique. Donc donc il y a une coordination en tout cas il y a des échanges très réguliers entre les chefs d'état européens pour dire comment ça se passe de ton côté, comment ça se passe de mon côté, comment tu vois le truc quoi ?

Comment tu donc il y a bien ça il y a bien ça et j'en terminerai par là Yve c'est que on a beaucoup commenté par ailleurs le fait que la Russie cherchait à mobiliser et que cette mobilisation peut-être à 300000 hommes 400000 hommes peut-être jusqu'à 1 demi million d'hommes et cetera donc qui quoi comment et qu'apparemment les jeunes russes avaient pas très envie d'y aller et il y a voilà il y a souvent voilà donc une fuite du territoire russe et cetera mais mais en tout cas il y a bien l'intention politique de vouloir mobiliser de reconstituer un stock d'homme un stock de poitrine pour quoi faire pour conduire des opérations militaires dans une logique d'attrition c'estàdire dire de de massacre euh de ces fameuses poitrines.

Et ça c'est une fois la mobilisation acquise, c'est pas forcément pour tout de suite au mois d'octobre 2026, mais c'est dans la durée pour l'éventualité hypothèse de travail de conduire une action de force à l'hiver 2026-2027 et où Ukraine, paysbalte, fragilité sur le flanc est, Moldavie et cetera. Quelles sont nos armes pour répondre aux ingérences russes, nous français ? et bien en face de 300000 hommes qu'éventuellement il immobiliserait cette année nous avons 2000 volontaires pour le service national ça vous donne déjà si vous voulez la dimension de de l'asymétrie devant laquelle nous nous trouvons. Vous voulez rétablir le Non mais ma question est sérieuse hein.

Le service militaire n'est pas possible le je crois que le Français n'y sont pas n'y sont pas prêts. Néanmoins petit à petit, moi je pense qu'il y a beaucoup de jeunes français qui seraient prêts à aller consacrer une partie de leur de leur vie pour défendre leur pays. Ce sont peut-être leurs parents qui n'y serait pas prêt.

Euh mais en tout cas quand vous savez quand on parle, il m'est arrivé de parler à une population certes un peu à qui c'était du côté de Montmarsan, quand on parle du sang, des larmes et et des sacrifices nécessaires, euh vous avez une adhésion de cette population un peu particulière puisil y a beaucoup de militaires du côté de Montmarsan, vous avez une véritable adhésion. Mais quand on leur dit aussi, regardez, regardez bien à quel responsable politique vous allez confier la vie de vos enfants, ça ne veut pas dire qu'il faut le confier au responsable politique qui sera le plus anti-guerre.

Ça veut dire suivant votre sensibilité, est-ce que vous voulez défendre la France, vous défendre votre pays ? Est-ce que comme l'ont fait vos anciens, vous êtes capable de dire et bien oui, j'admets que mon fils, mon frère, mon mari y aille. Alors tout ça dans certaines populations, ça fonctionne encore. Vous avez ce sentiment là en général il n'est pas certain que du côté du Canal Saint-Martin ou autres où il y a beaucoup de fêtes et tout ça, il est pas certain que ce sortiment soit entièrement partagé. Donc préparer une population à ce genre de sacrifice, c'est extraordinairement difficile et je reconnais que nos hommes politiques sont devant un dilemme extraordinaire.

Il faut préparer un pays, il faut préparer une population sans faire peur, sans effrayer, sans les pousser à partir, je sais pas, aux États-Unis par exemple. Enfin, moi j'en aurais pas envie en ce moment. Euh néanmoins que voyez, voyez le genre de chose. C'est très difficile ce la responsabilité de nos hommes politiques actuellement est considérable. Et dans cette élection présidentielle qui se présente, est-ce que il y aura véritablement une hiérarchie des problèmes qui va se dégager ? Vous savez, on parle beaucoup de de gilets jaunes, on parle de moins en moins des massacres en Ukraine. Alors, je ne veux pas dire que ça arrivera demain en France.

Nous avons de quoi effectivement nous défendre. Il n'empêche que la Russie héritière de l'URSS dispose, comme cela a déjà été dit, de tous les moyens, de toutes les connaissances pour déstabiliser et peut-être déstabiliser des pays à moindre coût. Oui. Euh des attaques hybrides tricolores, on sait faire [grognement] peut-être en retour. Oui, probablement. Ouais. [rires] Il y a des questions. Je pense que votre probablement veut dire un gros oui je l'espère. Après enfin [raclement de gorge] après on joue pas enfin on joue pas avec les mêmes cartes hein. C'est-à-dire dans le sens on a on n pas les on n' pas les mêmes on n' pas les mêmes cadres juridiques.

On peut pas se permettre d'aller commettre des attentats. C'est ça qui rend la la réponse compliqué. Non mais mais voilà en fait par contre on a des des moyens d'influence sur le cyber. Il est tout à fait clair qu'on a des moyens offensifs et en revanche ça passe avant toute chose déjà par préparer la population et nos infrastructures. Donc vous me dites on peut les déstabiliser nous aussi.

On on peut mais il il faut dire une j'aimerais en être sûr, je sais pas pourquoi je le sens pas vraiment comme non parce qu'on est dans une démocratie avec des règles et je pense que avec aussi on va dire des normes éthiques y compris et des normes juridiques qui nous contraint on on on on passe notre vie à dire il faut pas ingérer dans nos élections.

On on ne le fait pas aux autres ce que ce que enf on peut c'est un président de la République a dit que il avait effectivement décider certaines non mais en tout cas disparition jusqu'à maintenant on on c'est pas généralisé de la façon que la Russie l'Iran, la Chine le font et et en plus je pense qu'on le dit moins parce qu'on sait très bien que c'est pas don on va dire nos nos habitudes et nos normes juridiques. Est-ce qu'on a les capacités ? On a toutes les capacités. C'est la question des choix à faire. Au té-moi au doute, enfin, il y aura aucune réaction de l'ONU, en tout cas de prise de parole sur place. Non, non, mais je ne vous demande pas si l'ONU va rentrer en guerre.

Je vous demande si on on peut débattre de ces questions et désigner le Russes. Euh justement, le sujet de rester sous le seuil et d'être dans cette forme d'hybridité, ce mot un peu valise qui veut pas dire grand-chose, euh permet d'avoir une enfin ou ne permet pas d'avoir une attribution dans les actes, dans les sabotages et les formes de neutralisation. Donc là dans l'ONU, je je je crois pas non. Enfin et d'autant que n'oublions pas qu'à l'ONU une influence chinoise, une influence russe sont quand même assez significatives et pourrait donc de facto neutraliser toute tentative de de geste, d'éléments et cetera dès le siège à New York. Ouais.

Et notre ami Donald Trump dans tout ça, il a une quelconque il fait ses propres ingérances. Donc non mais même moi je je prends l'exemple les États-Unis ont fait face à des ingérences russes à à cette question de l'attribution. Je pense notamment au premier mandat Donald Trump a systématiquement essayé de ne pas dire que c'était des Russes et c'est pas nouveau et ça date pas de la guerre en Ukraine. C'est un problème parce que si onattribue pas même quand les services disent c'est les Russes bah on nom n'omme pas le problème et donc on l'attaque pas de la même la meilleure façon. Bah de toute façon, il est toujours du côté du plus fort lui.

Donc excusez-moi, il est toujours de son côté à lui. Maintenant, au-delà de ça, je sais pas. Pour l'instant, il cherche à détruire le Kennedy Center. C'est à peu près tout ce qui il oublie un peu la guerre en Iran. D'ailleurs, on entend plus presque plus parler. Son ami Poutine. Bon, on ne sait pas parce que ses hémisphères se baladent. ces émisseurs se baladent mais ça ne ça ne donne pas grand-chose. Donc pour l'instant euh États-Unis aux abonnés absents et donc c'est pour ça que l'Europe doit se saisir et c'est une chance d'une certaine façon c'est une chance pour nous que de nous saisir de de ce vrai héritable problème qui est notre protection, notre survie.

Mais mais par contre quand même enfin par rapport aux élections de 2027, il est déjà acté hein qu'il y aura des ingérences certes russes mais pas que. Il y aura des ingérences d'autres pays. On pense à la Chine, on pense aussi aux États-Unis. Et là où c'est compliqué pour les États-Unis, c'est qu'il faut effectivement se protéger d'ingérance, d'un pays qui est censé normalement être un allié. J'accueille maintenant nos spécialistes français que j'incite à nous rejoindre et je raccompagne courtoisement ceux qui nous ont accompagné sur le dossier russe. Merci à vous quatre et vous allez le voir grosse menace sur nos déficits.

Un tour de vis budgétaire historique, 54 milliards d'euros d'économie annoncé par Sébastien Lecornu. Le chiffre est absolument spectaculaire. Une certitude, aucun français ne sera totalement épargné. prestation sociale, dépenses publiques, impôts, service de l'État. Mais si l'on regarde dans le rétroviseur, la France a déjà connu des plans de rigueur, des couples dans la dépense publique, parfois bien plus sévère. Alors, à quoi s'attendre ? Est-ce que cela peut passer politiquement et socialement ? Le débat est ouvert. Et pour en débattre, nous sommes rejoints par Arlette Chabot, éditorialiste politique. Bienvenue Harlette. Dominique Ce éditorialiste économique aux échos et à France.

Jean Siton, journaliste économique au Figaro. Et Catherine André, éditorialiste économique de LCI. Soyez les bienvenus. D'abord pour bien comprendre ce que ce qui nous attend, ce sont nos indispensables avec Pierre Barbin. Bonsoir Pierre. Bonsoir, bonsoir à tous. C'est vraiment un coup de rabo historique. Oui, d'abord par son ampleur de 54 milliards d'euros d'effort budgétaires. C'est [grognement] tout simplement inédit. Alors sur ces 54 milliards d'euros, on ne parle pas là de baisse de budget ou de coupe sèche, mais plutôt d'économie. Alors, de quelle manière ?

Par un gel de certaines dépenses, la fin de quelques niches fiscales, mais aussi de nouvelles recettes, le premier ministre l'affirme, le budget 2027 sera le plus rigoureux depuis très longtemps. Mais alors, depuis quand ? Revenons d'abord 2 ans en arrière, Michel Barnier, alors premier ministre avait présenté un budget. À l'époque, il était question de 60 milliards d'euros d'économie et de hausse d'impôts. Sauf qu'on connaît l'histoire. Le gouvernement a été renversé. Gardons à gardons à l'esprit que c'est un risque aussi pour Sébastien le Cornu. Mais si on remonte encore plus loin à la fin des années 50, un plan budgétaire massif est décidé.

C'est le plan PINRU voulu par le général de Gaulle. Des économies sont décidées dans l'administration, les investissements, les dépenses militaires. Mais c'est loin d'être comparable puisqu'on était là dans un plan d'austérité le plus pur. Alors, quelles sont ces mesures ? Et bien, d'abord Sébastien Lecorn le dit lui-même, l'État doit être exemplaire. Il contribuera en premier à à l'effort. Son budget va donc être gelé. Deux exceptions tout de même. La charge de la dette toujours plus importante et le budget des armées plus 6,4 milliards d'euros l'an prochain. Les crédits aussi de certains ministères seront malgré tout en hausse.

La justice, l'intérieur, la recherche, l'écologie, rien n'est chiffré sur cela. Mais le premier ministre assume, c'est un choix. Le régalien est l'avenir et la croissance. À l'inverse, le ministère du travail devra lui faire 2,5 milliards d'euros d'économie. Est-ce inédit ? Non, mais c'est particulièrement rare. C'est arrivé en 2024. Bruno Lomè devait alors trouver 10 milliards d'euros dans l'urgence. Le budget du ministère de la transition écologique avait alors été amputé de plus de 2 milliards d'euros. L'État va donc faire des efforts. Les fonctionnaires devront en faire aussi. Le point leur point d'indice sera gelé donc leur salaire n'augmentera pas.

Bery espère économiser 2 milliards d'euros. Est-ce inédit ? Non. C'est arrivé de nombreuses fois. Il n'a pas été revalorisé entre 2011 et juin 2016 puis entre 2018 et juin 2022. Autre point sensible, la question des retraites et l'indexation des pensions. Sur ce sujet, le Premier ministre promet qu'aucune pension ne diminuera. Le débat sur le rythme d'augmentation sera tranché au Parlement. Va-t-on donc vers une sous-indexation de certaines pensions ? Et surtout, serait-ce inédit ? Et bien non, une nouvelle fois, cela déjà été le cas. En 2019 et 2020 par exemple, la hausse a été limitée à chaque fois à 0,3 %.

Combien cet effort sur les retraites doit rapporter moins de 6 milliards d'euros selon Sébastien Lecnu ? Dites-moi, on est encore très loin des 54 milliards d'euros, hein. Oui. Donc, il faut trop il faut il faut creuser d'autres pistes parmi lesquelles un gel des APL, les aides personnalisées au logement. Est-ce inédit une fois de plus ? Et bien non. Ce fut le cas en 2018. Aujourd'hui, la mesure là aussi n'est pas encore chiffrée. Il y aura-t-il une baisse ? C'est peu probable puisque souvenez-vous en 2017 gouvernement avait baissé ses appels de 5 € par mois tolé général alors qu'Emmanuel Macron débutait son premier quinquena.

Une décision qu'il dira "Regé", écoutez-le 2 ans plus tard en 2019. Et donc je sais les 5 € d'APL, je le traîne comme un boulet alors que c'était une décision que le gouvernement a prise. Dès le premier dès le premier été, ça faisait pas partie de mes engagements. J'assume quand je des décisions difficiles sur lesquelles je me suis engagé qui était dans le budget précédemment voté qu'on avait parpris. Alors, il faut chercher ailleurs encore sur les arrêts maladies pour 2 milliards d'euros sur la fraude sociale et fiscale 1 milliard supplémentaire. Mais cela ne passera pas par une hausse de la fiscalité. Le Premier ministre l'affirme, nous n'augmenterons pas les impôts. Merci Pierre.

Pierre Barbin. 54 milliards, c'est c'est qu'est-ce que ça nous dit ce chiffre ? Alors on peut l'évaluer parce quand je le dis, j'ai l'impression que c'est énorme. Enfin oui, c'est ça. C'estàd que [rires] j'avoue que les 54 milliards, ça veut pas énormément dire grand-chose. Ça veut pas dire grand-chose parce que ces chiffres, ça a été très bien rappelé. Michel Barnier avait parlé de 60. Ce qu'il faut savoir, c'est la façon dont ces milliards sont calculés en fait. Le ministère des finances parz-moi 54 milliards ça fait 54 milliards ou non ? Pas du tout. Ah mais non absolument pas. Je vais vous montrer. Je suis naifeté absolum nul en économie. Ah non pas du tout.

Ça comment sont calculés ces 54 millions ? Le ministère des finances dit la pente naturelle d'évolution des dépenses, c'est de temps l'évolution des dépenses de santé naturellement compte tenu du vieillissement, compte tenu du prix des médicaments, la pente naturelle c'est disons allez + 10. Le premier ministre dit sur les + 10, j'en prends 5, c'est-à-dire je limite la hausse à + 5. Il dit j'ai fait 5 milliards d'économies mais les dépenses de santé vont quand même augmenter de 5 milliards. Elles ne vont pas baisser. Le 54 milliards, c'est les économies par rapport à une tendance que le gouvernement définit lui-même.

Donc on n'est pas complètement obligé de le croire même si le chiffre effectivement est important. Ce qui est très concret, c'est les mesures qui sont annoncées. Le gel ou pas des pensions, la remise en cause de la réduction fiscale de 10 % des retraités. Ça ce sont des choses très concrètes. Le gel du point des fonctionnaires, les franchises médicales, les collectivités locales dont les subventions n'augmenteront pas plus que les prix. Quand on regarde ce qui est mis sur la table jusqu'à maintenant et ce dont on a entendu parler, c'est il y a effectivement des mesures qui vont concerner un petit peu tout le monde, mais c'est pas à la hauteur du chiffre de 54 milliards.

Je vous donne le le plus gros exemple, c'est sur les 54 milliards, le gouvernement compte 9 milliards de mesures qui ont été votées l'année dernière dont l'effet en année pleine sera de 9 milliards. C'est du tripatouillage alors par rapport à l'annonce, excusez-moi. Non, c'est la technique habituelle pour une raison très simple. Il faut parler aux investisseurs, au marchés financiers pour leur dire "Nous sommes sérieux." D'accord. Euh, on n'est pas vraiment exactement dans cette catégorie des gens sérieux. Ça me semble une évidence. Et donc, les entrepreneurs le savent parce que eux ils font leur compte.

Alors, les entrepreneurs sont pas si mécontents que ça parce que les entrepreneurs, les grosses entreprises ont appris que la surtaxe d'impôt les sociétés d'impôts sur les sociétés euh qu'ils subissent depuis 2 ans sera un peu moins élevé l'année prochaine. En revanche, il y a, ça c'est une information que je peux donner ce soir, il y a une il y a des économies sur les allégements de cotisation sociale qui sont assez importants de l'ordre de 5 milliards. Qu'est-ce qu'on appelle les allègements de la sécurité sociale Ah ben vous avez 79 milliards d'euros de cotisation sociale qui sont allégées par rapport au tarifs normal. Voilà.

notamment pour compenser la hausse du SMIC, compenser pour aider l'emploi en vérité. D'accord. C'est une vraie mesure Catherine André. Euh si on regarde en tout cas pour réagir à ce chiffre de 54 milliards, moi je pense aussi que le Premier ministre n'a pas dévoilé toutes ses cartouches et sans doute qu'il faudra faire le calcul, voir s'il y a pas des niches fiscales rabotées. Là, vous parlez donc de des allègements fiscaux qui seraient réduits également. C'est ça. C'est des allègements de cotisation sociale. Voilà. Donc c'est pour les pour les entreprises, c'est une mauvaise nouvelle pour les entreprises. Ça veut dire un coût du travail évidemment qui euh augmente.

Donc elles ne sont pas épargnées. Mais le gouvernement n'a pas dévoilé toutes ces cartouches aujourd'hui et c'est pareil. Il y a un mot qui est absent et vous savez que on va en entendre parler, il est riche. Quel est qu'est-ce que prévoit le gouvernement pour et bien donner un sentiment de justice sociale ? Là aussi pendant les débats budgétaires, ça va venir sur la table. En tout cas, oui, c'est vertigineux quand on voit ce chiffre. Mais si vraiment on voulait stabiliser la dette, il faudrait faire 90 milliards d'euros d'économie. Donc vous voyez, on stabilise pas la dette, on on juste on freine l'augmentation du déficit. Mais les dépenses, elles vont continuer d'augmenter.

Il faut quand même être conscient de ça. C'est pour ça que on peut parler de rigueur mais certainement pas d'austérité. On devait ne pas dépasser le 120 et on est en train de freiner en partant du 150. C'est bien ça sur la route. Excusez-moi, mes chiffres sont se sont un peu dépassés. Comment comment vous analysez ? Ça dit ça ça dit beaucoup de choses sur vous. [rires] Je vous remercie. Qu'est-ce qu'il faut retenir de cette de ce chiffre et de ce qu'on nous dit en ce moment sur les 54 milliards ? Je je plus sois ce qui vient d'être dit juste avant. Effectivement déjà le gouvernement ne parle pas à ne parle pas précisément d'économie, il parle d'un effort.

Donc effectivement dans cet effort, il y a pas mal de choses qui sont mises. Il y a principalement des économies mais ça reste assez flou. Et vous avez raison sur le côté social, il y a rien dans ce budget. C'est un budget qui est quand même très marqué à droite et qui fait même quelques petits cadeaux côté Rassemblement national. Les mesures plus de justice dite fiscale, elles elles viendront si elles viennent dans le débat parlementaire de la part de la gauche qui ne manquera pas de vouloir mettre à contribution les plus riches. Mais c'est tout à fait absent de ce budget. Là, vous êtes en train de nous dire que c'est d'abord de la politique avant d'être de l'économie.

Ben ce budget effectivement, comme vous le disiez Dominique ce c'est un budget à destination des marchés financiers. Sébastien Lecnu dit voilà ma copie, je suis sérieux mais maintenant ce budget en l'état quelle chance il a d'être adopté très peu. La gauche c'est sûr risque de de censurer. Même au sein de la majorité il y a peu de marge de manœuvre et donc en fait tout est entre les mains du Rassemblement national qui on l'a rappelé n'a pas hésité à censurer Michel Barnier n'a pas hésité à sur le constat que voulait poser François Baou en disant soyons d'accord il faut faire face au déficit et il faut réduire la part de la dette.

Il a été [grognement] il a il a perdu son vote de confiance sur ce sujet. Donc aujourd'hui, la situation effectivement est plus grave qu'auparavant, mais à la veille d'une présidentielle, c'est compliqué de voir le la gauche ou le Rassemblement national dire "Ah, vous avez raison, faisons ce que vous proposez." On entend déjà des sons de cloche, même si le RN est moins critique à l'égard du gouvernement. J'allais vous dire ça pourrait être un coup politique du RN de faire l'inverse.

Je c'est sûr parce qu'en fait il y a 2 ans pour eux être artisan du chaos ça pouvait avoir un sens politique de dire ah non nous on ne on ne supporte pas ce que propose Michel Barnier aujourd'hui à 6 mois de la présidentielle dire nous nous sommes responsables donnez-nous donnez-nous le pouvoir dans 6 mois ça aurait effectivement du sens pour eux. Harlette comment il faut analyser tout ça ? Je crois que c'est le budget présenté par un premier ministre qui a dit depuis le premier jour qu'il était le plus faible de la 5e République.

Comprenez qu'il n'a pas de majorité, qu'il est dans la tourmente d'une élection présidentielle où chacun met des propositions sur la table, où les jeux à l'intérieur de l'assemblée sont aussi liés évidemment aux intérêts électoraux et à la stratégie présidentielle des partis. Qui sait qui n'a rien à donner à la gauche cette fois ? C'estàd il y a pas grandchose à espérer du côté des socialistes parce qu'il y a l'élection présidentielle. Donc des compromis à trouver, c'est pas facile. Et puis il y a plus un gros cadeau avec un un beau ruban comme la suspension de la réforme des retraites.

Voilà, il y a la compétition à l'intérieur de la gauche, il y a le jeu du rassemblement national qui effectivement est totalement imprévisible.

Et le premier souci politique du premier ministre, c'est d'essayer de de surtout de conserver ce fois, on disait le le bloc de soutien, c'est-à-dire la droite, les macronistes étant eux-mêmes en compétition et cetera, mais de tenir si voulait en gros, c'est le chasseur, il rentre dans la forêt vierge, il sait qu'il y a des animaux très dangereux partout, le lion, le tigre, puis il peut y avoir un éléphant qui débarque et il se dit bah je vais quand même essayer d'avancer parce que la situation peut être pire parce que effectivement je pense que c'est les marchés la peur de la crise financière qui interviendrait avant même l'élection présidentielle.

Je pense que c'est quelque chose que mais je parle sous le contrôle de mes amis économistes. Je pense que c'est quelque chose qui vraiment inquiète le gouvernement, le pouvoir et d'ailleurs toutes les rencontres qui sont prévues dans celle de ce matin. Oui. Ça permet comme on dit d'ambiancer un peu euh voilà, d'ambiancer un peu la situation avec les risques qui sont les risques économiques. la crise va durer avec le conflit au Prochrient et puis les menaces qui arrivent aussi de Russie. Donc je pense que tout ça fait que il a réussi l'année dernière le passage dans cette forêt hostile. Oui. Avec plein d'ennemis et de pièges. Et cette année, va-t-il y arriver ?

Bah c'est pas évident mais c'est pas impossible. Il a alors c'est pas impossible mais ça va être très difficile. Je vais reprendre l'exemple des retraités qui a été évoqué sur ce plateau. J'ai du mal à croire que Édouard Philippe candidat à la présidentielle, Gabriel Natal, candidat à la présidentielle puisse accepter que je vais vous donner bah faire une révélation, l'abattement de 10 % des retraités. Il est pas possible que quelques retraités nous regardent. Euh un certain nombre d'entre eux bénéficient d'une réduction d'impôts de 10 % qui est plafonné à 4439 €. Hm hm. Dans la copie du gouvernement euh ce sera abaissé à 3000 €.

Ça veut dire que pour un certain nombre de retraités, c'est donc une hausse d'impôts de 1439 €. Je ne suis pas certain que les candidats à la présidentielle voient ça d'un excellent œil, même si par ailleurs il faut faire des efforts, il y a les marchés financiers et cetera. Donc ça va être très compliqué. Sébastien leconnu honnêtement, il fait ce qu'il peut mais depuis 2022 en fait c'est la catastrophe politique. Donc euh il y a des motions de censure qui sortent pour reprendre l'expression d'Arlett qui sortent du bois à peu près à chaque forêt. Excusez-moi mais Michel Rocard socialiste se préoccupait de ces questions ?

Donc on se dit peut-être que Sébastien Lecornu pourrait s'en s'en préoccuper aussi. Non mais il a pas de majorité. Peut-être que mes références sont ridicules. Je sais pas. On a un un un paysage politique tellement éclaté aujourd'hui c'est la grande différence. Donc c'est la situation politique qui gère le reste bien sûr. Et et je pense que ce qui fait la grande différence peut-être de ce budget par rapport aux deux précédents, c'est ce que dit Dominique, c'est ce risque de crise financière.

C'estàd que les partis politiques, moi je prends un peu votre contrepied, les les responsables politiques qui prendront le risque de dire "Ah non, on veut pas, on fait sauter capoter les discussions, ils prennent le risque d'endosser aussi de nous mener à la crise financière." Et c'est pour ça que peut-être que du côté du Rassemblement national cette fois peut-être qu'il y aura un geste du Rassemblement national envers Sébastien Lecornu. En tout cas, c'est-à-dire l'absence là, c'est vous qui avez raison mais par exemple de ne pas censurer le gouvernement pour éviter cette crise financière.

On nen sait rien mais en tout cas c'est quand même là la donne qui change, c'est que on est sur une zone rouge en terme de nos taux d'intérêt. On est en pleine zone rouge. C'estàd que il suffit d'une petite étincelle pour que ça s'emballe et qu'on déclenche une crise financière. Donc celui qui endossera cette responsabilité ensuite et bien il devra répondre de ses actes également. On le dire d'une autre façon. Il est pour les opposants, il est plus difficile de dire oui à cause de la présidentielle, mais il est plus difficile aussi de dire non à cause du contexte des marchés. On regarde la réaction de madame Le Pen. Je vous redonne tout de suite la parole, vous allez la voir.

Sébastien Lecnu a choisi d'annoncer un plan d'économie Potemkin. Les 54 milliards d'économies ne sont qu'une illusion comptable qui, une fois dissipée se limite à den sacrifice sacrifice, pardonnez-moi, contre les Français. Ça ça va pas dans le sens de d'un d'un rassemblement national qui qui ne censure pas le gouvernement. Effectivement euh face à la situation économique inquiétante, euh il faudrait quand même prendre des mesures qui peuvent être difficiles. Il y a un scénario dont on a déjà parlé, dont on parle pas là tout de suite mais qui va revenir, c'est celui de du blocage au parlement qui mène à un à un budget par ordonnance. C'est tout le monde sait que c'est sur la table.

Ce serait l'occasion pour Emmanuel Macron par le truchement de Sébastien Lecornu de sauver un petit peu la fin de de son bilan. Oui. Et euh et ça, il suffit que il y ait un blocage parlementaire et que dans 70 jours ça s'en lise. Et vu les propos de Marine Le Pen, vu les propos de la France insoumise et ce que ce que vont dire aussi les socialistes le et la gauche, il y a il y a quand même de fortes chances que ce scénario devienne plausible. On parle quand même d'un d'un budget qui serait un budget de récession. Alors ça le contexte est récessif.

De toute façon, quand on voit croissance zéro sur le deuxè trimestre et les prix de l'énergie évidemment qui sont très élevés, le le plein de carburant, évidemment, on voit que l'impact sur l'activité économique. Est-ce que c'est un un budget pour autant récessif ? Dominique, je moi, il me semble pas que c'est forcément récessif encore ce qui pas encore. Voilà, toute la question c'est en fait ce sont des contraintes extérieures cette fois-ci. La grande différence par rapport à l'année dernière euh c'est que c'est Ormous, c'est [rires] Babel Mandem, c'est euh les États-Unis qui provoquent un désordre euh considérable.

Et donc la question qui peut se poser, c'est est-ce que la la meilleure nouvelle qui pourrait arriver au budget de la France et à l'économie européenne, ça n'est pas une défaite radicale de Donald Trump dans les urnes au mois de novembre ? Ce serait peut-être du point de vue européen la meilleure nouvelle qui soit. Oui. Archab. Petite note. C'est ce que dit le premier ministre dans dans son interview Figaro. Au fond, il compte il peut espérer compter sur une espèce de sagesse ou de prudence de ceux qui croient qu'ils sont en capacité d'arriver au pouvoir demain. Il s'abuse évidemment le Rassemblement national.

Il dit personne ne peut souhaiter hériter d'un désordre absolu et hors de contrôle. Donc au fond, il peut enfin compter dans la mesure du possible sur effectivement la sagesse de ceux qui se dit si on gouverne demain et on pense évidemment au Rassemblement national, on veut pas arriver dans une déjà que la situation sera difficile s'il y a un tel changement à la tête du pays qu'en plus on ne veut pas arriver avec sans budget euh avec des mois et des mois pour en construire un autre. Je parle toujours, je regarde Dominique parce que qui me dit oui ou non, est-ce que je vais réussir mon examen ?

Sérieux, [rires] sérieux, ils se disent "On va perdre 6 mois, 1 an à reconstruire totalement une loi de finance et dans quel état sera la France ?" Donc tout ça se joue avec enfin encore une fois, moi je trouve que le premier ministre, il a il a plein de il joue avec une palette de couleur, voilà et et il ne sait pas où il va arriver mais il pense qu'il peut s'en sortir quand même. Alors nous remercions Jean Siton et Catherine André. Euh vous restez avec moi bien entendu. Arlette Chabo et Dominique Ce merci à tous puisque nous allons retrouver maintenant et avec grand plaisir Luc Ferry. Euh merci de nous rejoindre Luc Ferry euh philosophe écrivain.

Euh soyez donc le bienvenu dans cette émission. Vous prenez place à ma gauche s'il vous plaît. Euh mais oui, vous voulez bien. Ça doit être faisable. [rires] Alors c'est peut-être jeunes gens de famille. Vous êtes aimable. [rires] C'est peut-être le signal politique le plus spectaculaire du moment. Euh une part très importante des jeunes français. Regarde Jean-Luc Mélenchon. Luc Ferry, comment expliquez-vous cette séduction mélanchonniste chez nos jeunes ? Bah écoutez les jeunes, regardez 60 depuis 68 c'est quand même très visible. Il y a toujours eu un comment dire un désir de radicalité, de changement de révolution.

Voilà, tous mes copains étaient maoïs, communistes, Trotski en 68, y compris les gens les plus intelligents. Et vous ? Ah, j'étais gauliste. Voilà. Mais mon père s'était évadé quatre fois des campasie et je pouvais être que gauliste dans la famille. Il y avait un respect pour le général. J'étais gauliste. Et puis après, j'aimais bien Recard. J'avais de la sympathie pour Reocard qui était quand même sur le plan économique le moins bête des socialistes, il faut le dire. Dit comme ça. C'est quand même vrai. [grognement] Voilà. Et c'était un homme sympathique et intelligent. Voilà.

Mais voilà, il y a ce dessin de radicalité puis par ailleurs, c'est pas la peine de tourner autour du pot, mais l'enchon est extrêmement talentueux dans le genre, il est très bon. Et alors ce qu'il faut dire aux jeunes, c'est un paradoxe qui est assez comique si on a le sens de l'ironie, c'est que pour Marine Le Pen, c'est la meilleure nouvelle du siècle évidemment parce pourquoi ? Bah parce que si s'il est au deuxème tour, elle gagne à 70 %. Il y a pas un mec de droite qui votera pour Mélenchon. Il y a pas même au centre droit, il y a pas un économiste qui votera pour Mélenchon. Donc voilà. Et puis il y a très peu de juifs qui voteront pour Mélenchon aussi.

Il faut être honnête, c'est la vérité. Et donc pour un parti dont Raphaël Antoven a dit qu'il était fanatiquement antisémite. Donc il y a il y a des raisons pour lesquelles pour Marine Le Pen, ce serait d'ailleurs voilà les chiffres, c'est notre dernière enquête hein 67 % pour madame Le Pen 33 pour monsieur Mélon difficile, c'est Édouard Philippe évidemment. Donc c'est un paradoxe de voir ces jeunes voter pour Mélenchon euh prendre le risque de faire venir Mélenchon au 2e tour ce qui encore une fois fera lire Marine Le Pen à coup sûr cette ça c'est amusant pardon voilà il faut rire de temps en temps en politique. [rires] Bon oui, on s'en pas complètement, n'est-ce pas cher Harlet ? D'accord.

Bon, c'est non mais mais voilà ces jeunes voilà mélanchonien si je puis dire et qui feront élire Marine Le Pen réussissent à propulser Mélanchon au 2e tour. Je trouve que c'est un paradoxe qui est en terme d'ironie assez assez distrayant. Cette adhésion à un projet où le vote d'une génération qui n'attendent plus à rien des partis de gouvernement nous dit quand même quelque chose sur l'état du pays, l'état moral de nos jeunes aussi. Oui. Alors, ce qui est très frappant, peut-être on en parlera à propos de l'avenue du pape de Léon XIV, euh c'est le vide intersidéral de projet de grands dessins politiques. Voilà. Et quoi qu'on pense du communisme, c'était évidemment un grand dessin.

Bah, j'ai jamais été marxiste mais enfin j'ai lu le capital de Marx. C'est quand même un livre absolument génial. Voilà. Donc il il y avait quelque chose de de très séduisant dans le dans le communisme. Aaron disait dans dans un livre que j'ai moi j'adorais Aaron j'étais je l'avais fait venir à mon séminaire à Hulm c'était un type formidable. Bon passionnant puis très intelligent puis très gentil en plus.

Moi, je l'aimais beaucoup [grognement] mais voilà, il avait créé un livre sur le totalitarisme et dans lequel il disait voilà la différence entre le nazisme et le communisme, c'est que le communisme voilà, le projet au départ est humaniste, il est beau ça, on lutte contre la l'exploitation de l'homme par l'homme. Il y a voilà tandis que le nazisme, le projet est structurellement immédiatement ignoble. Voilà de l'autre. Voilà.

Donc voilà, c'est aujourd'hui qu'est-ce que vous trouvez comme projet politique chez le Cornu ou chez Macron ou ailleurs il y a pas de projet, il y a des mesures particulières éventuellement raisonnables ou des raisonnables mais il y a pas de projet politique et donc du coup il [grognement] est évident que les jeunes sont tentés par un personnage comme comme Mélenchon qui lui en effet réinvestit sans être bolchévique quelque chose de cet héritage marxiste. Le le paradoxe est là. Peut-être Mélenchon peut mobiliser les jeunes, se rapprocher du second tour mais dans un duel face à Marine Le Pen. Oui, c'est ça dans ce cas-là. Voilà.

Parce que Marine Le Pen, ce qu'elle craint évidemment, c'est Édouard Philippe. Et là, bon, pour l'instant dans les sondages, les données gagnantes face à Édouard Philippe, mais enfin euh c'est pas là, ce serait très proche et puis c'est pas c'est pas gagné à coup sûr. Donc, on est on est là dans pour elle dans une situation qui évidemment serait extrêmement favorable si Mélenchon était au deuxème tour, ce qui ce qui est de plus en plus possible. Voilà, c'est manifestement il gagne du terrain, il est quand même assez haut et puis bon, il est encore une fois, il est très très talentueux.

On peut pas Moi, j'ai je le connais un peu personnellement, c'est quand même avec Ro un des deux plus c'est les deux plus cultivés de la classe politique. C'est pas la peine de ils sont tous les deux très cultivés, intelligents, ils sont ils ont lu beaucoup, ils ont appris des choses et donc voilà. Alors, les gens disent le contraire parce que on n'aime pas tel ou tel, mais j'essaie d'être objectif, les deux sont des sont des gens cultivés et intelligents. Voilà. Est-ce que la gauche est en train de fabriquer le candidat qui lui donne le plus de chance d'accéder au second tour ? Parce que c'est quand même ça la vraie question, en tout cas du point de vue de la gauche.

Euh le le moins de chance de gagner d'une certaine façon. Bah pour la gauche social-démocrate, pour des gens comme Jérôme Geg ou comme l'ancien premier ministre Casneu bon ça n'a ça ou pour Carole Delgat voilà je cite des noms parce que il y a pas de raison de les cacher. Bon pour ces socio-démocrates Mélenchons au deuxème tour ça ne leur apporte rien. Voilà, ils n'ont pas envie que cette gauche là gagne de me demander à Jérôme Gch s'il a envie que Mélanchon gagne à mon avis non. Mais vous vous limitez à Jérôme Gate. Vous n'avez pas l'impression que c'est plus important au sein du Parti socialiste qui a quand même dirigé notre pays.

Je pense qu'il représente quelque chose parce que il a été traité de sale sioniste, c'est-à-dire sale juif pour dire les choses clairement dans une dans une manifiste et je pense que ça dit quelque chose de voilà de ce parti voilà qui est alors moi je dis pas du tout j'ai toujours dit que Mélenchon était absolument pas antisémite au sens où on l'était dans les années 30. C'est pas vrai. Il est pas un antisémiste. Il clé rien racialiste. Il est pas non plus catholique. Bon, parce que les catholiques jusqu'à Vatican I, il y avait il y avait toute une tradition. Voilà, celui qui a tué le peuple juif qui a tué Jésus.

Bon, Vatican I mais un terme à ça et aujourd'hui, il y a plus en France pratiquement de d'antisémitisme hitlérien ou catholique ou très peu. C'est c'est résiduel. En revanche, la haine d'Israël est très grande à à l'extrême gauche parce que Israël est vu comme le dernier le dernier pays colonisateur blanc, américanisé et capitaliste. Voilà, [grognement] donc c'est la haine d'Israël et du coup du sionisme et du coup euh voilà des Français juifs qui défendent Israël. Voilà donc c'est pour ça que je cite voilà des personnages des socio-démocrates qui se font insulter dans des manifes de manière ignoble.

Et donc je pense qu' que si Mélenchon est au 2e tour, encore une fois pour Marine Le Pen, c'est c'est la meilleure nouvelle du siècle. Euh il y a cette une de l'OPS qui parle d'un choc des générations. [raclement de gorge] Est-ce vraiment un conflit entre jeune et vieux où le symptôme c'est juste d'une fracture plus profonde ? Non, je pense que c'est c'est pas faux comme je vous disais tout à l'heure, mais c'est une banalité hein, pardon d'être aussi banal mais c'est [grognement] il y a toujours eu un désir de radicalité chez les jeunes. C'est pas une nouveauté. Donc du coup, Mélenchon, il incarne en effet, il essaye. Il fait tout pour incarner cette radicalité.

Puis bon, soyons clair aussi, il fait tout pour obtenir le ce qu'on appelle le vote des quartiers. Bon, c'est pas c'est pas non plus une nouveauté. Ça marche d'après ? Oui, ça marche bien sûr. Oui, vous avez fait la même chose d'une certaine manière mais à droite. Enfin, à droite si tentez que Dominique de Ville à droite, mais il y a il est clair qu'il ne l'it plus s'il l'a été. En tout cas, bah voilà, c'est la tradition de la politique arabe de la France. Bon, c'est c'est son droit. Voilà, je je j'essaie de pas de pas critiquer bêtement. Voilà. Mais c'est vrai qu'il y a voilà cette [grognement] volonté chez Mélenchon de de rafler le vote des quartiers et que il s'y prends bien.

Vous avez souvent dit qu'une démocratie ne survit pas longtemps sans récit commun. Est-ce que nous sommes en train de perdre ce récit ? Bah, il y a pas de grand dessin. Voilà. Moi, moi je réfléchis à ça beaucoup parce que bon, j'avais un un vieil ami Cornélius Castoriadis, grand philosophe grec qui était un type formidable. On était souvent réuni avec Edgar Morin. Bon, c'était on avait des comme ça des conversations justement sur la notion de grand dessin. Qu'est-ce que c'est qu'un grand dessin ? Voilà, je pense qu'il y avait deux grands dessins quand j'étais gamin en 68. À droite, c'était la nation, on était voilà la France, la France, la France. Bon et puis à gauche, c'était la révolution.

Évidemment qu' que les gens trotskistes, communistes ou ou maoïstes c'était la révolution. Bon ou même anarchiste comme Dani. Bon et donc c'est con Bendit. Voilà. Euh aujourd'hui, ces deux grands foyers de sens sont morts. Et moi, ce que je ne cesse de dire à mes amis politiques, si tent que j'ai des amis politique, c'est vraiment pas beaucoup euh [grognement] voilà, c'est que le grand projet, le grand dessin aujourd'hui, s'il faut en reconstruire un, sinon on sortira pas des ennuis, c'est la question des générations futures. Est-ce qu'on va leur laisser une dette ingérable ? Est-ce qu'on va leur laisser une une protection sociale bouffée par la mondialisation ingérable ?

Est-ce qu'on va leur laisser un monde invivable à transition écologique ? Est-ce qu'on va leur laisser un monde en guerre avec l'islamisme, avec l'islam peut-être même ? Et donc, est-ce qu'on va leur laisser une école qui regardez les enquêtes piza qui forment encore les jeunes ? Bon et donc cette question des générations futures, c'est la question de qui est liée si vous voulez à l'amour que nous avons pour nos enfants, pas simplement nos chats et nos chiens dont on parlait la dernière fois, mais nos enfants. Voilà.

Et donc cette cette question c'est au fond, moi je pense que les Français seraient prêts à faire des sacrifices, y compris sur le plan budgétaire si on leur parlait de l'avenir de leurs enfants. C'est des générations futures. Parce que mes enfants c'est pas seul bien sûr c'est les miens, je préfère au vôtre. Bon et vous vous préférez les vôtres au mien, c'est normal. Mais à nous deux ou à nous trois ou nous quatre, c'est les générations futures. Oui. Voilà. C'est l'humanité qui vient. Donc c'est une grande cause. Voilà.

Est-ce que et et pour cette humanité qui vient, je pense que les Français même qui se fichent du budget, qui se fichent de de du déficit public ou de la dette, serait prêt si on leur expliquait intelligemment que ça va rendre pour leurs enfants le monde invivable, beaucoup plus dur, voilà, et beaucoup plus compliqué aussi pour trouver un job. Voilà, si on leur expliquait ça, je pense que les Français comprendraient que ça vaut la peine de faire un effort, y compris sur le plan budgétaire. Euh d'ailleurs, [grognement] si on veut un vrai budget, il faut passer par ordonnance. C'est pas la peine de compter sur l'Assemblée nationale dans l'État où elle est bon.

Et donc il faut évidemment euh leur expliquer pourquoi pour leurs enfants, c'est vital. Voilà, c'est crucial. S'ils veulent que leurs enfants trouvent des jobs et une vie meilleure que la nôtre et pas pire que la nôtre, il faut se réveiller. Et donc, je pense qu'il faut parler de ce grand dessin qui est la question des générations futures. Et c'est sur ce sujet-là que les écologistes politiques ont mis le doigt. Ils ont eu raison. C'est un des rares points sur lesquels je les défends à fond. Ils ont compris que la question des générations futures était la question cruciale après la mort du nationalisme et de l'idée révolutionnaire. Voilà.

Alors, autre choc plus silencieux, celui-là, la France se croit ou se vit, en tout cas, pardonnez-moi, [raclement de gorge] outre religion. Et pourtant, à la veille de la venue de Léon X, et bien, il y a des églises qui se remplissent et des et des réservations qui explosent. Dieu est mort ou il est en train de revenir ? [grognement] Et ben écoutez la question de la mort de Dieu, bon elle est évoquée dans le gay savoir par Nietzsche. Il faut comprendre ce que Nietzsche veut dire. Ce que Nietzsche veut dire, j'ai le texte sous les yeux, je vais pas vous l'infliger, mais c'est un très beau texte. Et ce que Nietzsche veut dire, c'est que il dit voilà un soleil vient de s'éteindre.

Un soleil vient de s'éteindre et voilà, peu de gens se rendent déjà compte de ce qui de ce qui est en train de s'effondrer maintenant euh à savoir euh l'appui, la foi qui était la base a perdu sa plausibilité. Et c'est toute la morale européenne qui était fondée sur le christianisme et qui est en train de bouger, qui est peut-être en train de s'effondrer. Et donc ce que Nietzsche annonce, c'est évidemment pas la mort de Dieu puisque Dieu ne peut pas mourir. Soit soit il est vivant et il est éternel, soit il est il a jamais existé, il peut pas mourir non plus.

Ce que Nietzsche annonce, c'est ce que Max Weber qui est un disciple de Nietz, donc le plus grand sociologue allemand va appeler le désenchantement du monde. Ce que vous retrouverez dans une chanson de Brassins. On en parlait tous les deux avant l'émission quand Brassin dit "Le grand pan est mort. Voilà, c'est c'est la fin. Euh les dieux ont quitté la nature. On il y a plus de de dieux du feu, il y a plus de dieu du petit lion qu'on va chasser. Il y a plus de il y a plus de dieu de la pluie, mais il y a plus non plus le grand dieu. Voilà. Et donc je vous donne les chiffres parce qu'ils sont quand même très frappants. Euh en 1900 et je regardais ça de près. Alors ils sont très variables.

Mais euh [grognement] si je prends les chiffres les meilleurs pour l'église. Bon j'ai écrit un livre avec le ministre de la culture du pape, j'ai regardé ça avec lui. On avait euh en 1950, on avait 45000 prêtres en France. Il en reste au maximum 7000 en état de de marche, si je puis dire, parce qu'il y en il y en a qui sont pas actifs. Bon et donc il en reste 45000 95 % des Français étaient baptisés en 1950, ils sont 30 % aujourd'hui. Bon 4 % seulement des Français vont régulièrement à la messe le dimanche. Donc tout ça ça veut dire qu'il faut expliquer la ferveur que je ne pas. Euh bahà, il y a des nouveaux baptêmes. Voilà, là ça réjouit les catholiques. La ferveur du pape. Oui.

Selon un article du monde, il y avait 65000 prêtres. J'ai pas pris ce chiffre làà parce que je pense qu'il est peut-être excessif, mais en tout cas 45000 c'est sûr. Voilà. Et donc il y a pas le désenchantement du monde, il est bien toujours là. Mais il y a une ferveur autour de de de de Léon 14. De quel ordre du coup ? Parce que tout ce que vous vi de nous dire ne va pas dans ce sens-là. Non. Alors cela dit, je je c'est c'est pas du tout pour être comment dire ironique ou désobligeant parce que j'ai un immense respect pour ce paple.

Moi je suis pas du tout croyant mais j'ai un très grand respect pour lui et je et encore une fois je trouve que le plus beau livre décrit dans l'histoire de l'humanité c'est l'Évangile de Jean. Donc c'est pas du tout pas mais Céline Dion c'était 9 millions qui qui voulaient s'inscrire à son voilà ça rien à voir. à son spectacle à son spectacle et là c'est un million de personnes. Donc on est quand même là aussi il faut arrêter de délirer. C'est quand même voilà et donc [grognement] qu'est-ce qui explique malgré tout cette passion pour Léon XV même si elle est très relative encore une fois Céline Dion c'est 9 millions de personnes.

Donc elle est le nouveau Messi Céline alors elle est le nouveau Messie Céline il y a un côté rockstar. Oui. Et donc qu'est-ce qui explique ça ? Léon XIV est un pape dont il faut reconnaître qu'il est à titre personnel extrêmement sympathique. Voilà. Et ce qui était pas le cas de ces deux prédécesseur, en tout cas pas pour tout le monde parce que François était considéré par la droite catholique comme un pape de gauche. On lui reprochait beaucoup ses prises [grognement] de position par exemple sur le mariage homosexuel. Bon quant à Benoît S que j'ai eu le plaisir de rencontrer, c'était un grand intellectuel, c'était un théologien, un philosophe, un allemand. Voilà, il avait Luc.

Mais [grognement] c'était pas quelqu'un de très chaleureux. Enfin, il était sûrement mais il était pas expansif si vous voulez. Tandis que Léon X, il y a qu'à voir sans sourire, ça se voit. C'était et on retrouve aussi un peu la la ferveur qui avait entouré Jean-Paul II quand il était venu au JMJ à Paris. Bon et [grognement] donc je pense qu'il y a ça puis il y a deux autres raisons. Le vide politique dont on parlait tout à l'heure.

Je pense que ça ça aide évidemment le religieux quand le quand il y a zéro grand dessin zéro sens en politique après tout pourquoi ne pas le chercher et si vous voulez c'est très c'est très profond en fait parce que ce que disait ce que disait Fukuyama dans ce les gens généralement rien compris à ce qu'il voulait dire. Il avait évidemment raison sur la fin de l'histoire. Ce qu'il voulait ce qu'il voulait dire, c'est pas qu'il y aurait plus d'histoire, ce qu'il voulait dire, c'est que on ne peut pas imaginer un autre régime politique humaniste que le régime démocratico libéral. On peut revenir en arrière, il ne cesse de le dire, il faut le lire. Simplement, les gens l'ont pas lu.

On peut revenir en arrière, il peut y avoir des retours en arrière nationaliste, fascisant, tout ce qu'on voudra. Mais ce qu'il disait dans la deuxième partie de son livre que quasiment personne n'a lu mais qui est extrêmement intéressante, c'est que le libéralisme est un le libéralisme, c'est magnifique parce liberté. D'accord. tous asimut liberté d'entreprise, liberté d'expression, liberté personnelle, liberté de conduire sa vie, de choisir ses études et cetera. C'est magnifique mais c'est neutre. Ça ne donne pas un sens à la vie. Je veux dire, il y a pas une doctrine libérale qui donne du sens à la vie. Ça permet de trouver par soi-même le sens de sa vie, mais ça ne le donne pas.

Le marxisme le donnait, hein. Le le ça m'a toujours fait rire. les les champs marxistes, les champs nationaux, par exemple à Cuba, mourir par la patrie, c'est donner c'est donner sa vie pour l'éternité. Vous trouvez ça dans le dans le le le l'hymne national cuba ? Bon, donc ça donnait du sens à la vie tandis que là un régime libéral, il permet la liberté, c'est formidable, moi je suis évidemment pour, mais il donne aucun sens à la vie. Donc quand il y a pas de grand dessin politique, bah le refuge c'est quand même aussi la religion. Voilà. Et donc un pape extrêmement sympathique, vraiment chaleureux et puis intelligent. Son encyclique sur l'IA est très intéressante.

Par exemple, un un Qu'est-ce qu'il dit sur l'IA ? C'est intéressant. Bah, il dit il faut se réveiller par exemple au lieu de sous-estimer Lia comme le font bah comme le fait par exemple Yan Lequin aujourd'hui euh voilà qui est par ailleurs un homme intéressant mais là il vraiment honnêtement quand il dit que Lia est moins intelligente qu'un chat, je suis désolé, je suis comme vous, j'adore les chats, j'en ai deux à la maison mais aucun de mes chats n'est agrégé de math. [grognement] Oia est au-dessus, très au-dessus des agrégés de math aujourd'hui. Elle est elle est médaille d'or aux olympiques internationales de mathématiques.

Bon, je vais donner la première page la critique de la raison pratique à traduire. elle le fait en 4 secondes et c'est parfait. Bon donc mon chat ne le fait pas non plus voilà ni un enfant de 4 ans. Donc c'est pas vrai. [grognement] Et donc ce que dit Benois pas Benoît mais Léon X dans son encyclipse, c'est très intéressant. Il dit voilà l'impact sur l'emploi sera considérable. Oui. Et comme vous avez vu même Philippe Agon et Smoglu se réveillent aujourd'hui en disant ce sera 10 % sur d'impact sur l'emploi. C'est-à-dire pour la France c'est quand même il y a comme il y a 28 millions de salariés en France, ça veut dire 2800000 c'est beaucoup. Oui. Voilà.

Donc d'où le fait que tous ces gens-là, je parle des milliardaires les se magnifiques, les milliardaires de la texte sont tous pour le revenu universel de base. Je n'y reviens pas, on en a déjà parlé. Mais voilà donc un pape très sympathique, un vide intersidéral sur le plan politique et donc du et puis aussi justement ce que dit par exemple mon ami Jean-Marie Ro académicien, il dit voilà face à l'islam euh seul le régime libéral, il dit au fond la même chose que Fouuyama, le régime libéral ne donne pas de sens à la vie.

Et donc si on voilà seul une opposition religieuse peut combattre une autre religion, peut en tout cas contenir une autre religion même s'il s'agit pas de faire la guerre mais peut contenir une autre peut remplacer ou peut voilà je veux pas encore une fois du tout être polémique mais je pense que c'est c'est quelque chose c'est les trois raisons qui expliquent le succès malgré tout de cette visite mais qui encore une fois n'empêche absolument pas la mort de Dieu et le désenchantement enf ce que Nietzsche appelle la mort de Dieu c'est le désenchantement du monde. he qui reste incontestable.

Alors je je si vous malgré encore une fois de nombreux baptêmes, c'est vrai, mais c'est pas parce qu'il y a 15000 baptêmes que il y a que que voilà qu'on n pas 30 % de si vous voulez en France, soyons clair, il y a moins de 50 % de catholiques aujourd'hui. Quand j'étais petit, il y en avait 90 %. Voilà. Donc c'est tout. C'est pas c'est c'est pas une c'est pas du tout une question polémique. C'est c'est la vérité. Point final. C'est il faut regarder la réalité. C'est c'est important de voir la réalité. Donc du coup, ça fait signe vers un grand dessin politique, je dirais. Et ça, malheureusement, c'est pas nos politiques qui sont aujourd'hui capables de proposer ça.

Je viens un troisème et dernier dossier avec vous consacré à Lia, l'intelligence artificielle. Est-elle en train de fabriquer une génération d'assistés ? Moi, j'aime bien ça, Lia, pour tout vous dire. J'ai parlé j'ai parlé chat avec elle. [rires] Non, mais c'est sérieux ? Oui. Ah ben on peut discuter, il faut être abonné. Voilà. Mais mais quand on est abonné, on peut discuter avec Chat GPT comme avec un humain intelligent, comme avec un un professeur d'université sympathique ou un psychologue. Voilà. [grognement] Non, il y a cinq impacts négatifs sur le système scolaire et il faut que nos ministres se réveillent parce que c'est crucialissime.

Les enquêtes Pizares, on en a parlé la semaine dernière, c'est vraiment un désastre. Et donc si on veut que le désastre ne se transforme pas en abîme, il faut se réveiller sur la question de l'IA. Quels sont ces cinq impacts ? Parce que c'est intéressant. Le premier c'est l'impact sur les jobs. Voilà. Donc encore une fois même ACMoglu qui était le plus réticent à parler de remplacement dit c'est 10 % des jobs qui seront supprimés. Voilà. Donc 10 % encore une fois dans le monde c'est 350 millions d'emplois c'est pas rien. Bon qu'est-ce qu'on fait ? Et si vous si vous perdez par exemple les mathématiques mathématiciens c'est mort.

Il faut lire Trend Stao qui est le plus grand mathématicien considéré comme tel par ses pères. Il dit voilà en gros est-ce que c'est la peine de faire des études de math aujourd'hui ? Non, mais c'est la même chose pour expert comptables, pour juristes, pour cancérologues. Ce sont des métiers qui seront très très impactés et donc il faut se réveiller et et tous les parents me que je vois me posent la question "Mais dans ce cas-là, vers quel métier orienter nos enfants ?" Réponse : Les métiers de la confiance et de l'urgence. Un urgentiste survivra au cancérologue. Voilà. Mais une une maîtresse d'école, c'est pas remplaçable. Une adsè, c'est pas remplaçable à une assistante de maternel.

Mais il faut réfléchir à ces métiers de l'urgence, de l'aide, de la confiance qui ne seront pas remplaçables. Mais encore une fois, cancérologue aujourd'hui. Regardez le ce que dit le professeur Bibo qui est cancéréologue à Pompidou, très beau livre. C'est un homme formidable parce qu'il est très honnête. Il dit voilà mon métier est plus qu'impacté. Bon donc ça c'est le premier problème. Le deuxième problème c'est évidemment [grognement] les deepf, les les vidéos tout est faux. On peut les fabriquer, on a pas besoin d'être ingénieur pour les fabriquer. Et donc ça va donner au harcèlement une dimension nouvelle.

Je peux si je prends une photo de vous, je vous l'avais dit là, j'y reviens pas mais il en en quelques secondes ou en tout cas en quelques minutes, euh je peux vous dénuder, je peux vous mettre sur les réseaux sociaux et si je le fais pour une gamine de 15 ans, je peux la mettre sur sa tête et son corps sur un film X et la pousser au suicide. Bon donc il faut se réveiller là aussi. Troisièmement, les dip fake, c'est pas simplement moralement, mais on va rentrer dans un monde où on ne saura plus jamais si son voie est vrai ou faux. Donc je dis, il faut changer de A.

Je le dis au ministre de l'éducation, monsieur Gfroid, s'il nous écoute, il faut changer de A jusqu'à Z les cours d'instruction civique. Il faut faire un cours d'esprit critique. C'est vital. Voilà. Moi, je ferai un cours d'esprit critique. Je montrerai aux élèves une dizaine de DIP FA en les faisant réfléchir. Qu'est-ce que à quoi vous pouvez voir si c'est vrai ou faux ? Voilà, réfléchir à ça. Et puis 4è problème, les examens écrits, c'est mort. Voilà, on peut tricher aux examens écrits en 10 secondes. Donc à l'oral, on peut pas tricher. Donc il faut réfléchir à la Et si on veut que les élèves n'utilisent pas trop l'IA pour faire leur devoirs et donc ils n'apprendront rien.

90 % des des mémoires de master sont fait par Li aujourd'hui. Du coup, c'est descaling, ils n'apprennent rien. La perte des compétences. Voilà. Donc si on veut que nos enfants soient continuent à travailler et à prendre, il faut que les examens les y oblige. Je suis désolé mais j'ai jamais vu qu'un momme de 14 ans avait une passion absolue pour l'école au point de travailler tout seul. Non, il faut malgré tout, il faut être honnête, il faut il faut obliger les enfants à travailler. C'est pas c'est pas vrai qu'on travaille quand on a 14 ans euh spontanément de de manière euh de de manière facile. C'est pas vrai. Et puis le dernier point, bah les devoirs à la maison, c'est mort. Voilà.

[grognement] Euh j'ai donné une dizaine devoirs de de classe terminale à faire à Chagipt. Je vous mens pas, je l'ai vérifier moi-même. Vous leur mettez combien ? 18/ 20 mais très mais plus que ça. 20 si voilà, je lui demande par exemple, je donné ce matin, dis-moi ce qui s'est passé la nuit du 4 août, l'abolition des privilèges. Mais c'est magnifique ce qu'il m'a fait. Je lui dis "Mais dis-moi pourquoi Victor Hugo est passé de la monarchie à la à la République." Je lui dit "Dis-moi pourquoi le tabac provoque le cancer Mais mais c'est absolument génial ce qui m'a fait en moins de 5 secondes à chaque fois. Je lui ai fait faire une discerte de philo excellente. Voilà.

Donc il faut arrêter de déconner de dire mais non il se trompe et il a des hallucin pas vrai ? Voilà évidemment qu'en math et je vous disais tout à l'heure la première page de la critique de la raison pratique il me l'a traduite en 4 secondes ce con. Voilà c'est exaspérant et c'est parfait. J'ai pas une virgule à changer. J'ai traduit ce dans la playade, je peux le vérifier. Donc il faut ça veut dire que les devoirs à la maison c'est mort. Voyez donc un monde de de classe terminale, il fait son devoir de math, son devoir d'histoire et cetera.

Et ce que je vous donne, c'est des résultats en un se en un seul prompte, une seule question mais après avec une dizaine de promptes et si le gamin est intelligent, il modifie un peu les phrases et puis voilà, ça passe. Vous m'avez dit concernant ces ces machines intelligentes, le danger c'est que nous renoncions à exercer la nôtre intelligence. Exactement. Oui, exactement. Mais ce qu'il faut expliquer à nos enfants, c'est qu'on peut prendre un jardinier pour faire le jardin ou une dame ou un homme de ménage pour faire le ménage, mais on peut pas prendre une machine pour penser à sa place, sinon on prend rien.

Simplement pour faire comprendre ça, un mom de 13 ans 14 ans qui a qu'une envie, c'est d'aller voir sa copine ou son copain, c'est pas vrai qu'on va y arriver sans rétablir l'autorité. Voilà. Et donc l'autorité aussi des professeurs que des parents. Là, ils vont faire une loi qui qui est absurde sur la l'interdiction des réseaux sociaux au mom de de moins de 13 ans. Elle est absurde. Non pas qu'il faille pas interdire les réseaux, il faut le faire, il faut les interdire. Moi, je suis à fond pour qu'on les interdite. Mais c'est pas l'objet d'une loi. Regardez l'exemple australien, on peut la contourner en moins de 10 minutes. Voilà. N'importe quel gamin pourra la contourner.

Donc donc ce combat est perdu d'avance. Évidemment. Donc il faut responsabiliser les parents et les profs mais c'est pas l'objet de la loi. Au contraire, on va déresponsabiliser les parents et les profs avec cette loi. Il faut parce que moi j'ai des parents qui me disent "Ah mais ça nous aidera parce qu'on dira bah tu vois au gamin on dira "Ah mais tu vois c'est interdit par la loi donc ça va nous aider. Bah s'ils ont besoin de ça qu' changent de métier. On peut plus être parent." Voilà. Et donc cette loi encore une fois regardez l'exemple australien 90 % des momes australiens ont contourné la loi en moins de 15 jours. 90 %. Vous pouvez le vérifier sur Google.

Et donc c'est c'est dingue qu'on ait des gens des adultes politiques qui qui ne comprennent tellement rien à la tech d'aujourd'hui qui il produisent des lois qui n'ont aucun sens. Voilà, il suffit de prendre un VPN, il suffit de de prendre mais même tout simplement la la carte du grand frère ou de voilà tout ça n'a pas de sens. Voilà, les faux comptes, il y a rien de plus facile à fabriquer. Regardez ce qui s'est passé avec les les les trucs de vidéo porno. Il y en a après la loi qui interdit au moins de 18 ans. Ça n'a jamais été autant utilisé par les gens et compris par les gamins évidemment. Donc il faut que nos politiques se réveillent mais se réveillent intelligemment. Voilà.

Et c'est pas c'est pas gagné parce que je vous le disais la dernière fois dans le débat du MEDF sur voilà avec les politiques les principaux candidat il y a pas eu un mot sur LIA aussi bien de la part des chefs d'entreprise que des politiques. Ça veut dire qu'on est chez les fous. On va se quitter sur cette dernière notion si vous le voulez bien. Merci beaucoup Luc Ferry de nous avoir accompagné dans 24 heures. On vous retrouve avec plaisir la semaine prochaine si vous le voulez bien avec une joie non feinte comment [rires] un plaisir sans bén. Merci merci à vous. Arlette et Dominique vous restez donc avec nous. Élric nous rejoint. C'est l'heure des parties prix.

Harlette on commence avec vous si vous le voulez bien. Ville Royal Hollande veulent prendre leur revanche. C'est l'avant d'état. C'est ça pour la présidentielle. C'est-à-dire que euh si vous voulez quand vous vous interrogez euh non pas sur le nombre des candidats à l'élection présidentielle, on a compris, ils étaient très très nombreux les postulants. Euh il y a des motivations. Vous dites "Mais pourquoi ont-ils envie d'être candidat ?" Alors évidemment, vous avez euh ceux [toux] qui ont des convictions, des idées, qui veulent défendre, ils ont un projet pour la France, ils aiment les Français, ils veulent redresser la France.

En ce moment, on parle sans arrêt de cette situation qui est quand même assez dramatique. Donc ils veulent sauver la France, hein. 58, le général de Gaul et moi en 2027, je prendrai le chemin du sauvetage de la France. Bien sûr, il y a des ambitions, bien sûr, il y a de l'ego. Mais mais moi, j'ai découvert hier soir en écoutant Dominique de Villepin qui était invité de l'émission effectivement objectif 2027, l'émission présidentielle interrogée par Darius Rogemin et notamment et Ellisabeth Martichou. J'ai découvert une autre raison. Ben oui, on peut avoir envie d'être candidat [grognement] pour se venger. Écoutez Dominique de Ville pas au moins, il y a le mérite de la franchise.

Ça fait 20 ans que je me prépare à être candidat. Qu'est-ce qui vous empêchait de rester en tout simplement en 2007, madame Martichou, on m'a promis à un cro de boucher. On m'a pas on m'a pas proposé, comme à la plupart des autres premier ministres, toutes sortes de postes ou plutôt les postes qui m'avaient été proposés devenir président d'une des plus grandes sociétés d'art. Et bien tout cela s'est évanoui à la seconde où j'ai quitté Matignan. Voilà, on regarde dans le rétroviseur, on remonte à 2007, c'est la fin des mandats de Jacques Chera qui a la rivalité Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozi qui sera candidat à l'élection présidentielle. C'est la haine qui s'installe entre les deux.

Coup tordu, ça nous ramène au C de boucher parce que Nicolas Sarkozy dénonçait une ce qu'il imaginait être réalité ou pas. Oui, on ne sait pas. euh une opération montée par Dominique de Villepin pour le déstabiliser et si je le vois, je prendrai un crot de boucher. Donc vous voyez 20 ans après, etth ben ça n'est pas fini la rancune euh entre euh les deux hommes. Et Dominique de Villepin dit qu'après vous avez entendu 2007 le premier ministre rien, il a fallu qu'il se réinvente et qu'il s'invente une autre vie. Ça, il en a souffert. Il a déjà voulu être candidat à l'élection présidentielle. n'avait pas obtenu les parrainages.

Cette fois, on sent bien, il est très très motivé, hein, Dominique de Villepin, qu'il a envie d'être dans la course. Mais il a un compte à rendre ou ou il a tout simplement un projet ? Bah, il peut avoir un projet et en même temps avoir envie de se venger de cette humiliation qu'il a ressenti en 2007. D'accord. Et alors puisque c'est on est sur l'agenda 2007, je me suis dit bon son mais finalement 2007 nous ramène à effectivement une campagne un second tour qui opposait Nicolas Sarkozy à Segolen Royal. Tiens tiens Segolen Royal qui est aujourd'hui qui a accepté de participer à la primaire organisée par le Parti socialiste pour départager son représentant Raphaël Luxman Olivier Fort.

Vous connaissez l'histoire. Segolen Royal au second tour de l'élection présidentielle de 2007. Elle avait fait plus de 46 % des voix et depuis elle aussi via des primaires à essayer de revenir de revenir parce que elle veut quoi ? Bah sa revanche sur la bataille perdue, elle met en avant quoi ? Bah dans ces cas-là, on parle de son expérience. Vous savez, faire de la politique c'est pas simer soi-même. Moi, je suis en j'ai pas de carrière à faire. h et donc ce don de de l'expérience que je peux avoir de la vision des choses de d'oser dire que faire de la politique c'est aimer les gens, c'est faire du bien au peuple, c'est pas le massacrer ou ou le tabasser.

Et voilà, c'est Golen Royal qui est toujours dans la course, elle aussi 20 ans après, en tout cas dans la primaire. Et puis finalement, en réfléchissant, je me suis dit mais attendez 2007 François Hollande, vous vous souvenez la trahison d'Emmanuel Macron ? absolument euh son ministre, son protégé qui avait euh osé, contrairement à ce qu'il imaginait euh François Hollande, euh non seulement créer un parti, mais pour être candidat et espérer, ce qui lui est arrivé, gagner l'élection présidentielle. François Hollande a-t-il disparu ? Bien sûr, il n pas candidat lui à la primaire du Parti socialiste et de place publique.

Il attend, il observe, il a publié un livre, il travaille, il n'est pas loin. Je respecte donc tous ceux qui vont et celles qui vont participer à cette primaire. Le vainqueur aura nécessairement à rassembler lui-même et puis ensuite nous verrons au mois de décembre. Et oui, il verra au mois de décembre si le candidat choisit ou la candidate choisie et bien ne crée pas une dynamique comme il avait su lui il a créé ce qui est vrai en 2012 pour battre Nicolas Sarkozy et bien il sera là. Donc finalement je pense encore une fois on dit souvent que la politique c'est de la psychologie ce sont des êtres humains.

Et bien oui la vengeance la revanche 10 ans, 20 ans après, c'est une sérieuse motivation. Qu'est-ce que vous pensez de ces retours là ? Ah mais je moi j'ajouterai alors euh un autre nom euh à cette formidable liste que nous présente Harlette, c'est Marine Le Pen. Marine Le Pen. Les sentiments, la psychologie, les émotions comptent évidemment beaucoup dans cette arène qui est le jeu politique comme dans la vie euh de l'entreprise, comme dans la vie de tous les jours. Marine Le Pen prend un plaisir immense, c'est visible, à affronter ce qu'elle appelle le système parce qu'il y a 30 années derrière pendant lesquelles estiment-elle son père et elle ont été méprisées.

le Front National, le Rassemblement national a été attaqué par tout le monde et de se voir euh monter dans les sondages comme ça, je pense qu'il y a non seulement le combat politique ordinaire, mais aussi une sorte de revanche fantastique, y compris pour ce qu'a vécu son père Bard. Oui. Puis ben je pense qu'au-delà de ce côté revanche, il y a aussi le probablement le sentiment chez certains de d'estimer qu'ils sont la solution. espèce enfin il y a peut-être pas d'ego visiblement pour certains mais mais il y a quand même ce côté je je suis la personne qui va sauver la France et donc effectivement en quelque sorte on m'a pas compris à l'époque et on me comprendra mieux aujourd'hui.

Donc je pense qu'il y a ce côté où finalement il est quasiment impossible de sortir de ce jeu politique. Alors Dominique ceux je me tourne vers vous puisque vous revenez vous sur les propositions du premier ministre le cornu et vous nous dites le diable est sorti de la boîte. Voilà et le stress de de la crise financière. On a commencé à en parler tout à l'heure, mais je crois que c'est un un un vrai dancher. Je voudrais vous dire pourquoi. Ce qui est très frappant dans ce que nous vivons actuellement, c'est une sorte de précipitation au sang chimique des difficultés économiques et financières de la France, chacun jouant son rôle.

On va voir euh une sorte de cadrilataire avec à la fois Emmanuel Macron qui cet après-midi a tenu une conférence de presse pour nous mettre en garde, vous en avez parlé, il y a des risques et il y a un lien entre les risques internationaux et les risques intérieurs. Sébastien Lecornu, lui est sur un autre front puisqu'il est à la fois sur le front de la colère intérieure, les carburants, et sur le front de la popole politique. sont évidemment toutes les difficultés des négociations à venir très difficiles avec les les partis politiques. On a un ministre du budget David Amiel qui doit faire rentrer le pied dans la chaussure et qui prépare des mesures.

Il essaie qu'elles soient à la fois efficace et le moins difficile possible. Mais je voudrais insister moi sur le rôle en ce moment de quelqu'un qu'on voit un tout petit peu moins, c'est celui de de Laurent de Roland l'Escur. Roland l'escur qui est le ministre de l'économie et des finances et qui lui a l'œil 24h/ 24 et au sens propre vraiment sur les marchés financiers et les risques de crise financière. Regardez son agenda. Euh la semaine dernière, il a tenu une conférence de presse pour nous donner euh c'était vendredi les nouvelles prévisions économiques. Il avait le visage serré, sérieux, un peu inquiet de celui qui annonce des mauvaises notes.

Moi, il m'a semblé très inquiet pour en milieu de semaine. Exactement. Euh il a parlé directement aux investisseurs au sein d'une instance tout à fait le haut conseil de stabilité financière. Honnêtement, il y a pas un français sur 100 millions si je puis dire qui qui a suivi ça mais c'était ciblé. où ce matin Dlaubes interview à Bloomberg Télévision pour essayer là aussi d'envoyer et là cet après-midi, il était à Dublin devant euh ses collègues euh ministres des finances de toute la zone euro pour essayer de leur dire "Nous sommes des gens euh sérieux." Pourquoi ? Parce qu'il se passe quelque chose. Cette semaine, les taux d'intérêt français ont dépassé les 4,50 %.

Ce soir, ils sont à la clôture comme on dit à 4,56 %. Et le la nouveauté de l'après-midi, c'est que l'écart des taux entre la France et l'Allemagne a dépassé les un point, ce qu'on appelle les 100 points de base, un point et même un peu plus ce soir, un 06 points. Euh les taux français sont plus élevés, on l'a souvent dit sur ce plateau, les taux français sont plus élevés que les taux grecs, que les taux italiens, que les taux espagnols et que les taux portugais. Oui. Bah eux ont fait des efforts pour reprendre pour reprendre une formule qui aurait pu prédire. Oui.

Euh ce ce genre de chos a une conséquence extraordinairement concrète et c'est une information que je peux vous donner ce soir, c'est que la charge de la dette, c'est-à-dire le coût dans le budget de l'État des seuls paiements des intérêts de la dette publique, de notre dette publique, et bien c'est va augmenter entre 2026 et 2027 de 13 milliards d'euros. 13 milliards d'euros n'ont pas jeté par les fenêtres mais en fait qui se substituent à d'autres politiques. Le chiffre n'est pas encore public et je ne le connais pas complètement mais ça veut dire qu'on va avoir des intérêts de la dette publique de l'ordre de 85 à 90 milliards l'année prochaine. En 2020 c'était 30 milliards.

Vous avez bien entendu 30 milliards et déjà on s'en inquiétait he largement. Alors oui et et là on a véritablement des raisons de s'en inquiéter. Donc ça fait un écart considérable. C'est quasiment le montant de l'impôt sur le revenu. Le gouvernement regarde ça et il constate que c'est encore plus rapide qu' qu'il le qu'il le pensait. Alors bien sûr, on a tous raison et on va le faire dans les semaines qui viennent de regarder et on a commencé tout à l'heure sur votre plateau chérive, regarder les mesures pour les retraités, les franchises médicales, le point des fonctionnaires.

Mais la question c'est de savoir est-ce que le diable n'est pas en train de sortir de la boîte, c'est-à-dire en gros, est-ce que le sable, je vais multiplier les expressions, les images, est-ce que le sable n'est pas en train de se dérober sous nos pieds ? Est-ce que c'est une question, je ne dis pas oui, je pose simplement la question. Est-ce que nous sommes la France en train de perdre le contrôle des finances publiques ? Parce que et je finis là-dessus, effort de 54 milliards d'euros. Mais le résultat et on va voir la courbe, le résultat c'est un déficit public qui pour la 8e année consécutive va être proche supérieur ou nettement supérieur à 5 % du produit intérieur brute.

54 milliards d'efforts, nous dit-on un déficit qui reste à 5 % 5,4 % cette année, 5 % l'année prochaine. C'est inquiétant. Ça n'est pas encore une crise financière mais c'est assurément une très grave crise des finances. À quel stade ça devient une crise financière pour la France ? Alors il y a deux hypothèses. La première c'est que le lacet se resserre et qu'il devienne un étranglement. Oui. Nous ne sommes pas très loin. Je viens de le démontrer, d'essayer de le démontrer. Mais le seconde la seconde hypothèse c'est qu'à un moment les investisseurs se disent "Qu'est-ce qui est en train de se passer ?" Alors, il y a ce seront les sondages qui diront ça. Est-ce qu'il y a un second tour ?

Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon qui inquiètera les investisseurs. Ce sont les dégradations de notes pub de la France et il y en a une notamment, je crois, le 29 novembre. Il y a un rendez-vous important. Euh, il peut avoir un emballement. Alors, évidemment, ça s'explique la hausse des taux d'intérêt par un contexte international. La France n'en est pas responsable mais elle en est davantage victime puisqu'elle a davantage été laxiste depuis si longtemps sur les finances publiques. Merci beaucoup Dominiqu Ulric Bouna. Les Russes commencent à voter aujourd'hui et c'est un vote sans surprise et quoi avec des enjeux quand même. Oui, c'est ça effectivement.

Donc c'est le début aujourd'hui pendant tout le weekend hein du 18 au 20 septembre des élections pour les législatives en Russie donc pour la Duma donc 450 députés à renouveler une dizaine de parties, enfin même 10 parties sur la ligne de départ. Euh il y a pas beaucoup d'attente et d'excitation par rapport à ces élections qui ne sont ni libres ni justes. Effectivement, elles seront trafiquées. D'ailleurs, on peut même écouter euh ce qu'en pensent certains Russes qui effectivement sont pas hyper emballés, même s'ils viennent déposer un bulletin de vote. Почему так думаете? Потому что сфальсифицировать электронное голосование очень легко.

Хочется надеяться на лучшее всегда, то есть на какие-то изменения, то, что будут более внимательно к просьбам относиться и прислушиваться мне, большинства народа. Le premier intervenant qu'on a entendu, le monsieur, il prend des risques en disant ça. Euh oui, alors il en prend moins que s'il critiquait l'opération militaire spéciale, mais effectivement oui, c'est un risque. Il y a un risque la la censure et la répression est extrêmement forte mais elle est relativement aléatoire surtout c'est surtout ça qui complique les choses.

Et donc effectivement après, il exprime une réalité qui plus ce vote dure longtemps et plus il est devenu électronique et plus effectivement il est très difficile pour les observateurs on va dire indépendant de contrôler. Avant, il était relativement possible de contrôler le la justesse des élections en terme de taux de participation, en terme de de décalage en fait par rapport à certains but certains bureaux de vote. Là, c'est extrêmement compliqué. Mais euh mais donc en fait et c'est mais finalement, j'ai même envie d'aller au-delà.

C'est-à-dire que ce qui est aussi frappant, c'est que les 10 partis, si on regarde par rapport à la guerre en Ukraine, les 10 partis qui sont sur les lignes de départ sont complètement d'accord pour maintenir la guerre. Il y a par exemple le président du parti communiste, monsieur Juganov, qui était un un vétéran de la politique russe qui s'est venté il y a quelques jours pour dire que sur les 170 lois qui avait été voté pour l'opération militaire spéciale en Russie, euh les tous les partis de la Duma avaient voté à l'unanimité.

Donc il y a il y a effectivement voilà consensus dans cette espèce de d'arc politique managé par le Krémelin pour dire on est d'accord, on soutient le Krémin et cetera. Du coup, la question qui se pose, c'est mais pourquoi en fait pourquoi est-ce queon organise des élections ? Pourquoi est-ce que Vladimir Poutine a appelé il y a de jours par exemple à les Russes à voter et on peut d'ailleurs aussi regarder cette séquence de Vladimir Poutine qui implore les Rus de voter ? Très bien. Участие в выборах - это наш общий вклад в победу России. Voilà, donc espèce d'appel patriotique à aller voter pour soutenir l'opération militaire spéciale.

Mais en fait, c'est ça en fait les élections aujourd'hui en Russie sont plus des élections en tant que tel, mais c'est un rituel de légitimation du pouvoir. C'est-à-dire que effectivement elles sont truquées mais elles sont truquées dans une certaine mesure. On fabrique pas complètement les élections en Russie. Donc Vladimir Poutine a besoin de ce genre de rituel régulier pour montrer d'une part à sa population que il bénéficie d'un soutien alors cert en partie artificielle mais d'un soutien de la population que il y a pas d'alternative en quelque sorte.

Le seul parti alternatif qui était plutôt pour la paix, donc sous-entendu contre la guerre, le parti Yablo a été interdit de se présenter justement parce qu'il aurait peut-être pu regrouper une partie des votes des contestataires. Son vice-président est parti en prison pour 11 ans. Donc il y a voilà un cas de nassage là on voit les votes dans les territoires occupés. Donc il y a aussi cette volonté de montrer en quelque sorte que la l'Empire russe s'étend même dans les territoires occupés en Ukraine.

Euh mais voilà ce rituel de légitimation aussi pour dire aux opposants, regardez, je suis soutenu par la population et en quelque sorte vous êtes seul, vous êtes isolé, vous ne comptez pour rien, vous n'existez pas en fait d'un point de vue politique, je reste maître à bord.

Donc ça c'est véritablement l'objectif interne de ce genre d'élection en quelque sorte rappeler le le côté en quelque sorte inamovible de Vladimir Poutin et à l'international il y a un autre objectif qui est en quelque sorte de dire ma population me soutient notamment par la par rapport à la guerre en Ukraine cet appel patriotique et aussi en quelque sorte de dire vis-à-vis du monde je conserve une espèce de vernis démocratique qui ne trompera personne mais en quelque sorte je suis élu reste le président élu majorité élue Russie unie et cetera et cera donc c'est ça en En fait, finalement, c'est un espèce de rituel où tout le monde sait, les électeurs, les les votants, les gens à l'extérieur que il y a une mise en scène, mais il faut quand même conserver les apparences.

Et juste pour finir, deux trois petites choses qu'il faudra suivre. Piè de théâtre. Oui, complètement. Mais mais qui était complètement assumé en fait depuis très longtemps en fait. Il y a une espèce de démocratie dirigée en Russie par le Kremelin. Le on se rappelle de notamment le M du Kremlin qui met justement ça en relief. C'est c'est porté c'était porté par Sourkov à l'époque. Ça s'est radicalisé depuis. Mais euh mais donc effectivement, il y a il y a une espèce de théâtre mais qui a son rôle à jouer. Et juste deux trois petites choses qu'il faudra suivre, le taux de participation.

Je pense que si Vladimir Poutine appelle justement les gens à voter, c'est parce qu'il sait que plus il y aura de d'abstention et plus ça voudrait dire enfin moins il sera soutenu. Une forme de rejet. Voilà, exactement le nombre de vétérans qui seront élus. Il y a 200 vétérans qui sont sur la ligne de départ de l'opération militaire spéciale. Est-ce que du coup ils seront élus ou pas ? Ça permettra aussi de voir si la population soutient les militaires et la guerre en Ukraine de certaine façon. Et dernier point, c'est aussi le le jeu politique interne entre les différents partis.

Il y a des partis ultranationalistes, notamment le parti LDPR, il y a des partis nationalistes mais un peu moins comme les partis communistes. Et donc, il faudra suivre en en quelque sorte quelle est la répartition entre ces différents partis pour voir essayer en quelque sorte de tâter un petit peu l'opinion publique russe pour savoir si elle soutient euh le on va dire le le turbo patatriotisme en Russie et la guerre en Ukraine. Merci infiniment à vous trois de nous avoir accompagné dans 24 heures.