Présidentielle : “J’ai invité Retailleau et Lisnard à rejoindre Marine Le Pen, comme moi” (É.Ciotti)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Pour vous, les mesures annoncées par le Premier ministre permettent-elles de ramener le calme ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Quelle est la grande différence entre ces émeutes et celles liées à Nahel ou aux Gilets jaunes ?
- 4:13OuverteRéponse directe
Vous pointez la responsabilité de la France insoumise. Faut-il aller en justice pour condamner ces propos ?
- 5:41OuverteRéponse directe
Pourquoi ce chaos persisterait-il jusqu'en mai selon vous ?
- 7:07OuverteRéponse directe
La réponse pénale est-elle adaptée face à cette violence ?
- 11:27RelanceRéponse directe
Est-ce que les juges tiennent compte des instructions du garde des Sceaux pour la fermeté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:13Fait
« Quand on incendie une mairie, c'est un acte de terrorisme. »
- 9:16Chiffre
« Les OAT à 10 ans sont quasiment à 5 points, 5 %. »
- 11:27Chiffre
« 300 personnes ont été jugées en comparution immédiate. »
- 14:22Chiffre
« On a divisé par deux l'effort de protection dans notre pays depuis 50 ans. »
Temps de parole
- ?100 %
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Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Éric Ciotti. Bonjour à vous, bienvenue. Président de l'UDR et maire de Nice. Pour vous, la République a vacillé le weekend dernier, Éric Ciotti. Est-ce que les mesures annoncées par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui sort les grands moyens, dispositif policier renforcé, militaire de la force Sentinelle déployée, hélicoptère dans le ciel pour patrouiller, est-ce que ça peut permettre de ramener le calme ? Est-ce qu'il n'est pas déjà trop ? En tout cas, je l'espère, nous verrons bien. Ce qui est sûr, et c'est la première remarque, c'est que les mesures euh qui avaient été prises samedi dernier n'étaient pas proportionnées, n'étaient pas adaptées, n'étaient pas à
la hauteur euh de la violence que l'on a connue et de l'ampleur des manifestations. Naturellement, euh par manque d'anticipation, mais aussi par des décisions euh contradictoires. Euh ce que nous avons payé, quelque part, euh c'est le en même temps macroniste. Euh j'ai échangé avec beaucoup de policiers, avec beaucoup de préfets. Ils ont tous été déstabilisés par la prise de parole du président de la République, qui leur a en gros donné des consignes relayées par monsieur Nunez, qui en gros n'existe pas dans le dispositif, qui n'est que le porte-parole de monsieur Macron, pour dire "Attention, euh ne il faut pas de pas de vague." L'empathie, l'empathie face à des casseurs. C'est la
consigne qu'avait donnée le président de la République. Donc, il y a euh euh il y a eu moins de force. vous ? Ça a désarmé moralement les forces de ? de force, moins de moyens, et puis on a une gestion de l'ordre public qui était totalement incohérente, totalement incohérente. Il y avait euh samedi euh dernier, il y avait euh on dispose aujourd'hui de 170 forces mobiles, euh CRS ou escadrons de de gendarmerie, il y en a eu à peine 70 qui ont été euh mobilisées. Donc, on était est moins de la moitié des effectifs possibles. Je prends un exemple à Nice dans ma ville, on nous a enlevé une compagnie de républicaine de sécurité, la CRS, un quart d'heure avant le début de la
manifestation pour la rapatrier en urgence à Marseille, désorganisation totale alors qu'il y avait une CRS au repos euh à Saint-Laurent-du-Var dans le département des Alpes-Maritimes. J'ai moi-même appelé pour dire mais activez cette CRS. Alors euh on en a fait venir une autre mais ça veut dire que c'est de la désorganisation, c'est de l'amateurisme. Euh les policiers ont manqué de moyens, ont manqué de grenades des encerclements, ont manqué de lacrymogène. Il fallait qu'ils aillent en urgence chercher des munitions qu'ils qui faisaient défaut parce que euh comme il y avait peu de policiers, ils ont utilisé pour ceux quelque part euh pour sortir de de nasse euh qui les entouraient avec des casseurs ultra-violents. Donc il y a un problème
de compétence, il y a un problème de gestion du maintien de l'ordre que l'on doit aujourd'hui dénoncer. J'espère que ça va s'améliorer. de l'Intérieur que vous pointez du doigt Laurent ? cas c'est lui qui est dans l'organigramme, c'est lui qui est dans cet organigramme même si euh dans l'État macroniste tout vient d'en haut, tout vient de monsieur Macron et la désorganisation vient toujours de monsieur Macron. Et bien sûr. Euh est-ce qu'il y a une différence pour vous entre ce qui s'est passé le weekend dernier euh et les émeutes qui étaient liées à la mort de Nahel ou même les émeutes des gilets ? C'est quoi la grande différence pour vous Éric ? Bah là, on a eu euh une conjonction un peu de tout cela avec euh et il faudra que la commission d'enquête, les commissions d'enquête le euh s'y
attardent, mais il y a sans doute des activistes qui ont euh allumé la mèche derrière l'ultra-gauche, l'extrême-gauche, euh leur vitrine légale qui est LFI et les proxys clandestins euh violents qui relèvent quelque part euh du terrorisme. Je le dis et j'ai souhaité, je crois avoir été un des premiers à le faire, à parler de terrorisme et on voit bien que ce qui s'est passé à Limoges est un acte de terrorisme. Quand on incendie une mairie, c'est un acte de terrorisme. Quand on menace de mort des élus, des grands patrons, c'est un acte de terrorisme relayé par cette sphère cette sphère de
l'ultra-gauche, y compris médiatique. Quand Radio Nova porte un message disant sous pseudo alibi humoristique qu'il faut tuer des grands patrons, parce que c'était ça le message, en donnant l'adresse de leur domicile, eh bien, c'est toute une sphère d'ultra-gauche qui a fédéré à la fois des réseaux islamistes, qui a fédéré des mouvements politiques insurrectionnels et puis il y a eu aussi ces casseurs qui et ces pilleurs qui ont suivi derrière et on va revenir sur tout ça. Dans un instant. Donc vous vous dites que vous pointez du doigt la responsabilité de la France insoumise. Sébastien Le Cornu l'a fait hier à
l'Assemblée dans un face-à-face avec Mathilde Panot. Il lui a notamment demandé de dénoncer ou de condamner l'incendie de la mairie de Limoges, ce qu'elle n'a pas fait. Cela veut dire ? Bien sûr, la responsabilité de la France insoumise, elle est immense. Ils sont là pour déstabiliser le pays. Mais vous savez, je m'attarderai quelques secondes sur l'hypocrisie de ceux qui nous gouvernent. Pourquoi il y a 70 députés de la France insoumise aujourd'hui à l'Assemblée ? Parce que le bloc central qui va de LR aux amis de monsieur Le Cornu, se sont désistés pour les candidats du nouveau Front populaire qui était dirigé par LFI. La réalité, elle est là. Tout ce beau monde qui aujourd'hui s'insulte, ils étaient tous ensemble aux élections,
alors que nous nous avions formé avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella, une coalition des droites, une coalition nationale. Si nous avions gagné ces élections législatives, nous sommes très largement arrivés en tête, mais il y a eu ce chaos parlementaire justement parce qu'il y a eu l'alliance de Renaissance, d'Horizon de monsieur Philippe, de LR de monsieur Wauquiez avec avec la gauche. Donc n'oublions jamais quand on entend ce discours qui se veut martial de monsieur Le Cornu, c'est que ce discours, il ne vaut que avant les élections, mais pendant l'élection, eh bien tout ce beau monde est uni et c'est pour cela qu'il faut tous les changer. J'entends Eric Ciotti, mais il y a aussi
vous pointez aussi la responsabilité directement de la France insoumise qui jette de l'huile sur le feu par ses propos. Est-ce qu'il faut aller en justice pour condamner ces ? C'est pour ça qu'on ne salit pas avec la France insoumise. On doit faire un cordon sanitaire étanche contre la France insoumise. La France insoumise, c'est une menace contre la République. Si demain les insoumis autour de monsieur Mélenchon arrivaient au pouvoir, on basculerait immédiatement dans un régime autoritaire, dans une forme de dictature. Et donc on ne s'allie pas avec ces gens-là. C'est ce C'est aussi cette leçon qu'il faut tirer. Moi, j'ai de la mémoire. Mais ne croyez-vous pas que ce chaos qui s'est installé n'est pas une stratégie en réalité qui va perler et se poursuivre jusqu'en mai ?
C'est naturellement le le danger. On voit bien les desseins de de monsieur Mélenchon. C'est pour cela que face à cela, nous avons besoin d'ordre, nous avons besoin d'autorité, nous avons besoin de nation aussi. Nous avons besoin On a vu cette cette jeunesse sans aucun repère si ce n'est les repères de la violence, les codes de la violence. Il faut redonner à cette violence et notamment à cette jeunesse à cette jeunesse pardon, à celle issue de l'immigration qui était manifestement extrêmement présente dans les manifestations. Le préfet des Alpes-Maritimes, vous avez rappelé, je crois, tout à l'heure les chiffres, a indiqué que dans notre département, un
tiers des des interpellations des des casseurs, des pilleurs sont des étrangers. Donc là aussi, nous devons tirer toutes les conséquences euh en rompant avec la naïveté. Ça veut dire qu'il faut plus de nation, plus d'intégration. Quand je veux mettre les drapeaux tricolores dans les écoles, qui s'y ? Le ministre de l'éducation macroniste. Euh aujourd'hui, il faut avoir à la fois ce message et il faut avoir un message d'extrême fermeté. Quand on est étranger, qu'on commet un délit, qu'on est condamné euh pour les émeutes, qu'on est condamné pour avoir pillé dans un magasin, eh bien, immédiatement, on doit être expulsé. Ça doit être la prison et l'avion.
majorité de ceux qui ont été arrêtés sont Français. Dans les Alpes-Maritimes, parler ensemble et on y a travaillé ensemble, le préfet des Alpes-Maritimes qui a indiqué qu'il retirerait les titres de séjour aux étrangers qui sont condamnés. Maintenant, pas le territoire français, comme vous le savez. à les faire quitter le territoire. Euh je crois que la volonté de monsieur Macron en la matière est assez faible, c'est pour ça qu'il faut aller très vite. J'aurais espéré, d'ailleurs, je j'ouvre encore une parenthèse, mais dimanche, dans ce discours inutile, monsieur Macron ait un sursaut d'honneur en disant "On va pas vivre 6 mois comme ça, on anticipe l'élection présidentielle en redonnant la parole aux Français." Parce que la démission d'Emmanuel Macron aujourd'hui, Eric ?
Moi, je demande sa responsabilité. Donc ça veut dire On va vivre 6 mois difficiles. On est dans un chaos euh financier. On est dans une crise financière qui a commencé. Ce matin, les taux d'intérêt, les OAT à 10 ans, sont quasiment à 5 points, 5 %. C'est c'est un coup euh considérable pour nos finances publiques. On va avoir aujourd'hui euh une spirale, une boule de neige qui va creuser les déficits pour payer la dette, qui va alourdir la dette et à nouveau alourdir les déficits. Donc on est dans la crise financière, dans un chaos budgétaire inédit. Dans une crise sécuritaire dans une crise sécuritaire majeure. On est dans une crise sociale où les Français souffrent d'une baisse massive
de leur pouvoir d'achat. Alors que vont s'engager les les négociations annuelles obligatoires, les NAO pour les entreprises pour éventuellement augmenter les salaires parce que l'inflation est est désormais de plus 3 % on a un gouvernement qui prélève encore de l'argent sur les entreprises en supprimant les exonérations de charges. Donc c'est de l'incohérence totale. Il faut que ces gens s'en aillent le plus vite possible. Il faut un vrai changement et c'est pour cela que j'ai souhaité cette alliance avec Marine Le Pen parce que le seul changement, et je le dis, il est là. Alors vous irez demain à Matignon pour discuter avec Sébastien Le Cornu qui convoque les chefs de parti. Jordan Bardella et Marine Le Pen n'iront pas, ils ont dit qu'ils se feraient
représenter. Jean-Luc Mélenchon dit on va y aller et on va te pourrir la réunion. Je cite ses mots. Et vous Eric ? Moi je n'irai pas parce que ces ces messes ne servent à pas grand-chose. J'ai j'ai l'habitude de ces discours où celui qui les tient s'écoute parler et ça s'arrête à peu près à cela. Donc on n'est pas des alibis de communication. Un de mes députés du groupe UDR à l'Assemblée ira sera présent. C'est Barthélémy Lenoir d'ailleurs. Qui Et pourquoi ce sera ? Parce que c'est lui qui depuis 2 ans député de la Creuse alerte sur l'infiltration de l'ultra gauche sur le plateau de Millevaches et il a été caricaturé, il a été attaqué.
Le ministre ne lui a jamais répondu. Pourtant il avait pointé ces réseaux d'ultra gauche qui sont en cause dans l'incendie de l'immeuble en garde à vue fiché S vient du plateau 2020. Il vient de ces réseaux que l'UDR avait dénoncé depuis 2 ans et qui sont restés euh lettre morte face à l'inaction du gouvernement. Éric Ciotti, vous êtes l'invité de la matinale de CNews et Europe 1. Est-ce que la réponse pénale est à la ? Hier, nous avions Gérald Darmanin, garde des Sceaux, à votre place qui disait "La réponse sera extrêmement ferme. 300 personnes ont été jugées en comparution immédiate." Et visiblement, il y a beaucoup plus de peines de prison avec sursis que de peines de prison ferme. On a beaucoup d'exemples sur des dizaines de condamnations. Est-ce que les juges
ne tiennent aucun compte, ça c'est normal, des des instructions du du garde des ? Mais est-ce que finalement la justice ne se s'inscrit pas en en faux par rapport à cette volonté de fermeté affichée en tout ? Je crois que la réponse pénale n'est pas adaptée. Dans une crise de cette ampleur, de cette violence qui a sidéré le pays, qui conduit à un risque d'effondrement de nos institutions, on doit avoir une réponse implacable. Moi, je crois à l'exemple, à la capacité de dissuasion de la fermeté. On a besoin de retrouver de l'autorité, de la fermeté, de l'ordre dans ce pays. C'est tout ce qui a disparu. Et il faut qu'il y ait des instructions pénales du garde des Sceaux qui arrivent au parquet. Il dit les avoir données, hein. Il faut aussi qu'il y ait des Moi, je
dis, il faut que dans ces dossiers, il y ait même des instructions individuelles. Quand il y a des peines avec sursis, des des rappels à à à la loi, mais tout ça est ridicule. Il faut qu'il y ait des instructions individuelles du du garde des Sceaux. Il faut que les parquets euh fassent appel euh lorsque il y a des décisions qui sont aussi légères. Et puis Vous voulez des peines de prison ferme pour les émeutiers, Éric ? Moi, je pense que ça doit être la règle. Ça doit être bien sûr, il y a l'individualisation des peines. Mais ça doit être la règle. Alors, face à cela, on va nous opposer notamment la situation des mineurs. Moi, j'ai échangé avec le procureur de Nice qui a fait des audiences de comparution immédiate avec des décisions de fermeté que je que je salue
avec une politique pénale ferme. Mais il me dit c'est la loi qu'il ne peut quasiment pas y avoir d'incarcération de mineurs. Donc on a cette problématique des mineurs parce que dans ces casseurs, dans ces pilleurs, il y a beaucoup de mineurs. Et là, euh c'est un problème général, on l'a vu la ? on l'a vu. Bah il faut supprimer l'excuse de minorité. Il faut diminuer la majorité pénale. Quand quand quelqu'un de 17 ans agresse un policier, il doit aller immédiatement à la case prison, peu importe qu'il soit mineur. Après, vous avez raison. Il y a pas de place Euh les places de prison annoncées par Monsieur Macron n'ont jamais été construites. C'est un problème majeur.
Donc il faudra d'urgence une grande loi de programmation sur la sécurité intérieure et sur la justice parce que nos policiers comme nos magistrats, comme nos capacités carcérales manquent cruellement de moyens pour donner sur tout le quinquennat de Marine Le Pen une visibilité très forte pour réarmer l'État. Vous savez on a divisé par deux l'effort de protection dans notre pays depuis 50 ans par rapport aux moyens qui sont déployés pour la sécurité, pour protéger les Français, pour la justice, pour juger ceux qui ne respectent pas les lois, pour assurer la défense aussi à l'extérieur parce que nous avons beaucoup de menaces extérieures alors
que les menaces intérieures et extérieures ont largement augmenté, eh bien on a divisé par deux notre effort national à peine 3 % de la richesse nationale sont consacrés à la sécurité, à la justice et à la défense. C'était 6 % au moment où le président de la République était le général de Gaulle, un autre temps, j'en conviens, mais quelques chiffres aujourd'hui, si on enlève les pensions de retraite et les salaires, le budget du ministère de l'Intérieur, c'est moins de 5 milliards d'euros pour notre police, pour notre gendarmerie, c'est-à-dire que c'est 4 quand on dépense 1000 euros d'argent public, et bien il y en a à peine 4 pour la sécurité. Voilà la réalité. On entend
beaucoup de grands discours quand il y a des crises, mais il faut programmer, il faut anticiper et il faut le faire sur le moyen et le long terme. Rapidement Eric Ciotti, est-ce que vous voterez d'ailleurs le projet de budget 2027 du du ? Est-ce que vous ? ? pas, je ne voterai pas ce budget. non ? C'est un budget pour rajouter du chaos au ? [raclement de gorge] pas d'économie suffisante et où il y a encore que des réponses fiscales, d'impôts, c'est c'est toujours la réponse identique du gouvernement, plus d'impôts, plus de normes et Mais je dis oui, mais pas de censure pour ne pas rajouter du chaos au chaos. moi je m'interdis je m'interdis rien. Il y a des lignes rouges, notamment lorsqu'on veut faire les poches des retraités, des entreprises, de ceux qui travaillent, il faut inverser la
problématique dans ce pays. Il faut que ceux qui travaillent gagnent plus et il faut que ceux qui ne travaillent pas, et bien soient incités à aller vers le travail et ne soient pas payés par la solidarité nationale, ce qui est le cas aujourd'hui. Voilà, moins d'allocs de la part de l'État et plus de moyens pour nos policiers. Vous avez évoqué votre alliée Marine Le Pen dans le dernier sondage Ifop Fiducial publié par Le Figaro, elle monte encore de deux points, le sondage la donne aux alentours de 38%, elle l'emporterait dans absolument tous les cas de figure. L'autre fait notable, c'est l'effondrement d'Edouard Philippe et le fait que Jean-Luc Mélenchon ne bouge pas, il son socle électoral est extrêmement solide. Quelle quelle conclusion vous en tirez Eric
La conclusion, c'est qu'il faut tous se rassembler autour de Marine Le Pen et je le dis à tous mes amis de droite. Voilà, je leur dis d'aller à Bruno Retailleau, à David Lisnard, leurs candidatures sont désormais des candidatures de témoignage. Ils ne peuvent pas gagner l'élection présidentielle. Ils ne peuvent pas gagner l'élection présidentielle. Donc il faut qu'ils reviennent vers nous. Il faut qu'ils participent à cette alliance. Le moment est grave. Nous sommes comme en 1958, tout s'effondre. Il faut redresser le pays. C'est pour ça que dès 2024, j'ai voulu cette alliance. J'ai des différences avec le Rassemblement national. Je ne viens pas de cette famille, je viens de la famille gaulliste. Mais je pense aujourd'hui qu'il faut que les patriotes se
rassemblent, s'unissent parce que là est l'essentiel. Seule, oui, seule Marine Le Pen peut gagner l'élection présidentielle. Autrement, nous aurons une ressucée d'une gauche impuissante, immobile. Je mets Monsieur Macron dans la gauche impuissante et immobile. Ils viennent de là d'ailleurs. On aura ce pouvoir qui ne décide pas, qui a ruiné le pays économiquement, moralement, euh au plan sécuritaire, au plan migratoire. Donc le moment est venu, l'urgence de la situation appelle à ce qu'on se rassemble. Alors, je ne sais pas si les candidats écouteront cet appel, sans doute pas. Enfin, je je vous fais le pari ici qu'ils seront pas à tout cela le moment venu. Il y aura sans
doute un rassemblement de survie, une bouée de sauvetage de ce bloc central qui pourtant est en train de couler la France. Et ça et c'est ça le piège. Il je dis aux Français ne tombez plus dans ce piège. Ils y sont tombés en 2024. On voit le chaos parlementaire. Mais bien sûr qu'elle a tendu la main, j'en suis l'exemple. J'étais président des Républicains, le le parti de de la droite gaulliste. On a fait cette union avec Marine Le Pen. Quelques-uns nous l'ont empêché, Monsieur Larcher, Monsieur Wauquiez, Monsieur Copé, tous les fossoyeurs de la droite française. Et elle a tendu cette main. Et aujourd'hui, bien sûr, elle parle à tous les Français parce que elle est en situation de devenir un président de la République. Mais ne nous trompons pas de
combat. Voilà, il y a pas de 12 choix possibles. Il y en a deux. Voilà. Soit Marine Le Pen pour redresser un pays qui sombre, soit la poursuite du chaos, du déclin et de l'effondrement. pas l'hypothèse mais Jean-Luc Mélenchon dans ce que vous nous dites ce matin, Éric ? C'est naturellement Une dernière question. L'hypothèse à éviter, c'est le danger à éviter. Euh une dernière question concernant euh euh CNews Europe 1 et le JDD, dont les locaux, vous le savez, ont été attaqués samedi dernier. 25 personnes ont été placées en garde à vue, nous a confirmé le le garde des Sceaux hier. La liberté de l'expression, la liberté de la presse n'est donc pas garantie dans notre ? Non, elle n'est euh aujourd'hui et puis euh j'ai l'impression que cette liberté euh selon euh d'où elles viennent, euh
ne reçoit pas la même protection. Voilà, il y a aujourd'hui euh des journaux ou des radios comme Radio Nova qui se qui peuvent dire des ignominies à l'antenne financées par l'ultra-gauche de monsieur Pigasse et il y a aucune réaction, aucune. J'attends J'ai saisi l'Arcom sur ces sur ces dérives. Il y a euh euh des messages sur le service public euh qui sont une véritable propagande pour l'extrême gauche, notamment euh sur Radio France. Ça ne préoccupe personne. Et puis il y a des attaques contre des médias qui ont des voix différentes du concert euh ambiant du pouvoir et qui eux sont des cibles, sont des cibles euh
des institutions et sont euh assez peu protégés. Et je le dénonce. Merci beaucoup, Éric Ciotti, d'être venu ce matin dans la matinale sur CNews et sur Europe 1.
Éric Ciotti