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Podcast / conversationyoutube.com· 8 juin 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Séquence culte - Benjamin Duhamel prend la leçon par Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'aujourd'hui c'est quelque chose qui vous manque de mettre les mains dans le cambouis et d'agir pour le pays ?

  • 0:44RelanceÉludée

    Vous pensez que ce que je raconte est idéologique ?

  • 1:17FerméeRéponse partielle

    Le programme s'est donc appliqué ?

  • 1:58OuverteÉludée

    Est-ce qu'en ce moment, du fait du manque d'échéance et de la tribune que vous aviez perdue pendant la campagne présidentielle, vous n'êtes pas un peu dans un faux ?

  • 2:36OuverteÉludée

    Vous avez remarqué qu'il y avait des dizaines de milliers de personnes place Stalingrad ?

  • 3:09FerméeRéponse directe

    Vous voulez me demander si je ne m'ennuie pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Fait
    « Vous êtes typiquement un étudiant de Sciences Po le crâne bourré d'idées libérales. »
  • 1:17Fait
    « Moi quand je suis arrivé comme ministre j'ai rencontré une administration qui voulait pas de moi. Parce que ils me considéraient comme vous comme un idéologue. »
  • 2:36Fait
    « la vie, c'est pas la notoriété et les médias, on s'en fout. »
  • 3:09Fait
    « Nous avons une activité constante dans l'histoire. Créer de la conscience de classe, organiser, former, conscientiser. »
  • 3:49Fait
    « le CSA couvre des abus de pouvoir absolument incroyable, l'UMP et le PS tiennent tout, leurs journaux, le quotidien socialiste Libération ou le quotidien centre droit Le Monde est là pour bétonner. »
  • 4:52Fait
    « La démocratie, par exemple, moi j'étais contre le Sénat. J'ai siégé au Sénat 20 ans. Je suis contre l'Union Européenne. Je siège comme député. »
  • 6:04Fait
    « Je construis des rapports de force par toutes les failles du système, je n'en ai pas d'autres. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:05

Est-ce qu'aujourd'hui c'est quelque chose qui vous manque de mettre les mains dans le cambouis et de et d'agir pour que ça ? Bah bien sûr, je vais pas vous dire le contraire, je ressens de l'impatience parce que je saurai quoi faire pour le pays pour tout ça. que c'est c'est c'est c'est plus facile d'être dans l'opposition que dans une systématique. c'est ce qu'on dit ça c'est c'est ce que disent les petits prétentieux les petits bourgeois au pouvoir qui ne font rien. Donc ils comme argument ils ont "Oh c'est très dur les mains dans le cambouis bla bla bla bla bla." En fait ce sont des bons à rien qui justifient leur leur incapacité en disant c'est plus facile de parler. l'exercice du pouvoir serait plus pragmatique. Que ? Mais que que de une une opposition idéologique aujourd'hui.

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Parce que vous pensez ce que je raconte est idéologique c'est ? Pas du tout. C'est ce que vous dites. Peut-être que face aux réalités du pouvoir vous serez vous seriez obligé de mettre de l'eau dans votre vin dans votre vin. Bah c'est de faire face à la crise économique à la crise sociale. alors donc vous pensez que face aux capitalistes et à la finance internationale Moi j'ai pas de question moi j'ai pas d'avis. Non vous prenez si vous vous avez un avis vous exprimez un avis. Vous venez de dire écoutez vous êtes typiquement un étudiant de Sciences Po le crâne bourré d'idées libérales. Vous pensez écoutez-moi taisez-vous 5 minutes. On arrive au pouvoir et on devient pragmatique. On vous a appris ça on vous a bourré ça dans votre petite tête. Non quand on arrive au pouvoir je vais vous

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expliquer ce qui se passe. On doit exercer le pouvoir. Moi quand je suis arrivé comme ministre j'ai rencontré une administration qui voulait pas de moi. Parce que ils me considéraient comme vous comme un idéologue et cetera. Jusqu'à ce qu'ils comprennent que ce que je disais avait une conséquence pratique concrète très concrète. Le programme il s'est donc appliqué ? Parce que les fonctionnaires aiment servir. Ils aiment faire de la ce qu'on leur dit de faire quand il y a un plan construit. Donc le jour où moi je serai au pouvoir j'affronterai concrètement la finance et vous serez stupéfait. Donc mon pragmatisme consistera à mettre de manière concrète ce qui est déjà dans mes plans qui n'ont rien d'idéologique. Vous ? Ça c'est le je moi je mets en garde les les plus jeunes, ne croyez pas

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à ce baratin. Quand on est au pouvoir, on a les mains dans le cambouis irania et donc on ne fait plus rien parce que la réalité est un changeable. Est-ce qu'en ce moment du fait du du manque d'échéance et de la tribune que vous avez perdu que vous aviez pendant la la campagne présidentielle, est-ce que vous avez pas vous n'êtes pas un peu dans un faux ? Vous n'avez pas un peu de mal à ? Est-ce que c'est quelque chose qui est difficile pour ? Le le passage d'une d'une comment dire d'une activité euh énorme pendant la campagne d'aujourd'hui à vous vous avez évidemment moins de moins de moins d'échéance. Pas du tout. J'ai eu une activité qui est extrêmement intense. Elle n'a pas euh euh dans les médias le même impact mais moi je vis pas des médias, je m'en fous des médias.

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Mais quand vous réunissiez des dizaines de milliers de personnes place Stalingrad, là c'est vrai qu'aujourd'hui vous pourriez avoir une petite Ah vous avez remarqué maintenant qu'il y avait des dizaines de milliers de personnes parce qu'à l'époque c'est pas ça qu'on disait. Mais moi je suis pas journaliste hein donc moi je redis rien. Moi je vous réponds. Vous m'avez posé une question, je croyais que vous aviez des questions. Attendez, je vous réponds à votre question. Bon, euh quelle est votre question au ? Vous voulez me demander si je ne m'ennuie pas ? C'est parce que vous ne compreniez rien à l'action politique de gauche. Je vais vous expliquer. Euh la vie, c'est pas la notoriété et les médias, on s'en fout. Non mais c'est c'est c'est pour vous mais Je vous écoute.

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Bon allez, allez-y, posez vos questions qui sont des affirmations et puis je dois dire oui à tout ce que vous dites. Je je vous écoute. Bon alors écoutez un peu, réfléchissez, faites marcher là-dedans sous le truc lavable, vous avez un truc qui est pas lavable, s'appelle le cerveau et vous devez comprendre ce qu'est un homme ou une femme de gauche. Nous avons une activité constante dans l'histoire. Créer de la conscience de classe, organiser, former, conscientiser. Ça c'est tous les jours et puis il y a des moments aigus et des moments plus bas. Alors dans les moments aigus, par exemple les campagnes électorales, beaucoup de gens s'intéressent à la politique. À ce moment-là, le système médiatique fait tout ce qu'il peut pour faire obstacle. D'accord, le CSA couvre des abus de

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pouvoir absolument incroyable, l'UMP et le PS tiennent tout, leurs journaux, le quotidien socialiste Libération ou le quotidien centre droit Le Monde est là pour bétonner et puis des dizaines de gens sont partout qui sont des bons socialistes qui sont tous en train de préparer une carrière dans les bonnes écoles, hein, ils posent des bonnes questions, voilà. Donc ça c'est le moment où nous nous avons beaucoup de mal, contrairement à ce que vous avez l'air de raconter maintenant, nous avons eu beaucoup de mal à nous faire entendre à ce moment-là. Ah, je reviens 2 secondes sur votre relation avec les journalistes et les médias. Est-ce qu'il y a pas un petit paradoxe parce que c'est vrai qu'on voit que vous les aimez pas, vous tapez un peu dessus, mais de l'autre côté Non, je

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tape beaucoup dessus. Mais de l'autre vous avez ce côté bête de scène, je veux dire ils vous adorent, vous faites de l'audience. Hmm. Et vous vous en servez, paradoxalement. sûr. Bien sûr. Est-ce que c'est voir, il y a une question. Bah, est-ce que c'est pas un peu cracher dans la ? Ah, parce que c'est une soupe pour vous. Jamais de votre pot de soupe. Comme vous comprenez l'expression. Non. Vous comprenez ? Vas-y. Quelle est la ? Qu'est-ce que je mange moi ? Racontez-moi monsieur là. Vous contribuez au système médiatique qui vous aime et qui vous invite. Donc je ne devrais pas y aller. Mais c'est pas ce que je dis. Attendez, je vous pose la question. Je devrais pas y ? Mais c'est c'est pas c'est pas la question. C'est pas moi qui Bah parce que ce que vous ne

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comprenez pas, c'est la nature de la démocratie. La démocratie, par exemple, moi j'étais contre le Sénat. J'ai siégé au Sénat 20 ans. Je suis contre l'Union Européenne. Je siège comme député. Ça s'appelle la démocratie. Dans une assemblée, il y a pas que ceux qui sont d'accord. Donc moi je suis un ennemi du système médiatique. Écoutez-moi. Le système médiatique est la deuxième peau du système. J'utilise toutes ses contradictions pour jouer contre lui. Il m'utilise, je l'utilise. Je ne m'en cache même pas, je lui dis à la télévision. Vous me manipulez, je vous manipule. Je prends un tout petit exemple. La soirée GQ. Voilà, le magazine chic de l'homme, vous avez été élu homme de l'année. Alors votre idéal révolutionnaire, c'est Robespierre, on l'imagine mal aller prendre un verre

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avec Vincent Bolloré ou Teddy Riner. Enfin vous voyez, vous voyez un peu le paradoxe qu'il y a quand même. Non. Pas du tout. Mais je vois que je suis habile. Vous en parlez. Oui, mais donc ça veut dire que pour vous GQ c'est quelque chose, voilà, ça ça vous fait plaisir. Je comprends pas la question. Vous comprenez pas la ? Non, mais moi ça m'est égal. Quand vous croyez par exemple, quand je monte sur une tribune dans le froid avec un mégaphone, vous pensez que ça me fait ? Mais ça m'étonne pas. Vous êtes un petit bourgeois hédoniste comme tous les gens de votre génération. Non mais écoutez-moi, j'essaie de vous rectifier. Je vous Je vous aide à réfléchir. Oui bah bien sûr, vous pouvez me remercier, je suis votre aîné, je vous apprends quelque chose. Je J'essaie de vous Je vous demande de

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comprendre que la vie n'est pas une mascarade sur une scène. C'est une lutte. C'est un rapport de force. Donc je construis des rapports de force par toutes les failles du système, je n'en ai pas d'autres. Comme le syndicaliste, qu'est-ce que vous croyez qu'il ? Il utilise la loi qui lui permet de contester le patron. Il devrait ? Parce que d'une certaine manière, il légitime l'ordre. Vous ? Dans votre esprit euh formaliste et et tétanisé par les apparences, pour vous tout ça, c'est un spectacle. Pour nous, c'est une lutte. Voilà, c'est ça la différence. Merci Jean-Luc Mélenchon d'avoir répondu à ces questions. On est comme vous voulez.