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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 26 mai 2026 36 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergie

2027 : Les candidats prêts au départ ?

Source d'origine 6 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous le constatez ? Comment vous l'expliquez ?

  • 7:16RelanceRéponse partielle

    Est-ce que quand même, il faut faire payer les imprudences ?

  • 10:41OuverteRéponse directe

    Les déclarations de candidature qui se multiplient, qui est le mieux placé à l'heure actuelle ?

  • 10:56OuverteRéponse directe

    Comment et quand a-t-il été réalisé ?

  • 12:35RelanceRéponse directe

    Ce qui est important, de la méthodologie de ce sondage sur les intentions de vote, comment et quand a-t-il été réalisé ?

  • 16:11OuverteRéponse directe

    Comment on explique sa dynamique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:39InvitéChiffre
    « Dans les Pyrénées-Orientales, le nombre d'interventions des secours en montagne qui a augmenté environ 10 000 par an, c'est presque 50% de plus qu'il y a 10 ans. »
  • 7:16PrésentateurChiffre
    « Le coût des interventions des secours en montagne, il a été multiplié quasiment par deux ces dix dernières années. »
  • 11:13InvitéFait
    « Il a été réalisé de mercredi à jeudi dernier, donc il est tout récent. »
  • 12:00InvitéFait
    « On a défini qu'au sein de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon est celui qui recueille le plus de soutien de ses sympathisants. »
  • 12:16InvitéFait
    « À droite, Bruno Retailleau est nettement devant David Lissnard, Laurent Wauquiez et Dominique de Villepin. »
  • 14:39InvitéChiffre
    « Moins 4 points pour Édouard Philippe qui passe de 21% à 17%, plus 4 points pour Jean-Luc Mélenchon qui passe de 12% à 16% au premier tour. »
  • 15:47InvitéChiffre
    « Il perd 4 points. Et non seulement il rassemble moins largement au premier tour, 17% des intentions de vote uniquement, c'est seulement 50% du socle électoral d'Emmanuel Macron en 2022. »
  • 16:41InvitéFait
    « Le premier étage, il commence à l'occasion des municipales, où on voit que dans les salles de la France Insoumise, il y a déjà beaucoup de gens. »
  • 17:03InvitéChiffre
    « Entre tous les réseaux sociaux des principaux ténors de la France Insoumise, c'est 94 millions de vues en une dizaine de jours sur l'entrée en campagne de Jean-Luc Mélenchon. »
  • 19:00InvitéChiffre
    « On l'avait testé au mois de novembre, c'était trois quarts des intentions de vote pour Jordan Bardella s'il était opposé à Jean-Luc Mélenchon. »
  • 19:48InvitéChiffre
    « En novembre, c'était 50% uniquement de ses électeurs de 2022, Jean-Luc Mélenchon, qui revotaient pour lui en 2027. Aujourd'hui, ils sont 75%. »
  • 25:50InvitéChiffre
    « Il avait gagné huit points de code d'adhésion après les élections municipales. Il était passé de 28 à 36%. Il en a reperdu six en deux mois, deux ce mois-ci, quatre le mois dernier. »
  • 26:47InvitéChiffre
    « Il perd quatre points d'intention de vote au premier tour, il n'y a plus qu'un électeur sur deux d'Emmanuel Macron en 2022 qui souhaiterait voter Philippe en 2027. »
  • 31:57InvitéFait
    « Les candidats du Bloc central sont les plus intéressants à voir face à nous parce que ce seront des projets de société contre notre projet de société, des bilans contre un projet. »

Temps de parole

  • Invité29 %
  • Invité 224 %
  • Présentateur20 %
  • Locuteur 611 %
  • Invité 37 %
  • Locuteur 22 %
  • Présentateur 22 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. C'est la une de nos journaux régionaux ce matin et à la une de nombreux journaux. C'est évidemment les fortes chaleurs qui touchent le pays.

0:21
Locuteur 6

Voilà, il fait chaud et ça touche presque toute la France métropolitaine. C'est traité dans la presse régionale avec différents registres. On commence avec le midi libre à Montpellier jusqu'à 38 degrés attendu, le gros coup de chaud. Même expression à la une du populaire du centre à Limoges, premier coup de chaud. avec le sourire de ses deux amis sur une plage de la Haute-Vienne qui fait partie des départements aériennes placés en vigilance jaune canicule aujourd'hui. Et on semble presque se réjouir à la une de la montagne à Clermont-Ferrand. L'été, avant l'heure, dans les pages intérieures de la montagne, on voit des très belles photos au lac de Chambon.

Car les lacs au Vernier sont déjà pris d'assaut, raconte le journal. Un week-end un peu fou pour les personnes interrogées dans la presse régionale. Par exemple, ce patron d'un hôtel-restaurant dont la famille tient un établissement au bord du lac Chambon depuis trois générations et qui raconte, on a fait un week-end exceptionnel, mais surtout, il y a cinq jours en rien, il neigeait ici.

1:17
Présentateur

Et les fortes chaleurs qui font craindre également des départs de feu. Tous les sapeurs-pompiers du pays sont sur le qu'ils vivent. Dans l'aube, les services de secours organisés pour la quatrième année. Une formation d'une semaine destinée à préparer au mieux les équipes au feu de forêt. Reportage de nos partenaires de Canal 32. Il est signé Damain Bugeja. Les gars, point de sécurité, les lunettes, là, et la cagoule sur le visage. C'est bon pour vous ? Allez en avant ! Alertés, les sapeurs-pompiers se déploient et cadrillent rapidement la zone. Sur les hauteurs de Barreauville, la forêt s'est transformée en terrain d'exercice grandeur nature.

Une formation d'une semaine attend les équipes du SDIS.

1:56
Locuteur 4

Ce que j'attends de mes chefs d'agrès et de mes chefs de groupe, c'est de nous donner des messages réguliers. Dans ces messages, on doit y trouver plusieurs éléments. La nature du feu, la vitesse de propagation du feu, qu'est-ce qui brûle du feuillu, du résineux. Est-ce que la pente est ascendante ? Est-ce qu'elle est descendante ? Est-ce qu'on a besoin de moyens en renfort ? Est-ce que les moyens sont suffisants ? Est-ce que le feu est virulent ? La surface qui est déjà brûlée, puis surtout la surface menacée. Très rapidement, on peut se retrouver encerclée par le feu. Très rapidement, on peut se retrouver bloquée par les fumées.

2:27
Présentateur

Principale difficulté pour les équipes, rester coordonnée, communiquer à travers les sous-bois et se repérer sur les cartes.

2:34
Locuteur 2

Nous avons 36 sapes à pompiers aujourd'hui et pour la semaine qui vont être formés. C'est un stage qui forme à la fois les équipiers, ceux qui sont porte-lance dans le camion, mais également le chef du camion. On maintient en compétence aussi le niveau supérieur qui est le chef du groupe des quatre camions qui sont commandés par un officier. On a plusieurs détachements qui partent tous les ans dans le sud de la France ou plus proches de chez nous, dans les Vosges, dans le Jura. Donc c'est important qu'on prépare les équipes.

2:59
Présentateur

Si les feux de forêt restent rares dans le département, 350 feux de récolte ont été signalés en 2025. Le SDIS de Louvre renouvelle la formation pour la quatrième année et se prépare à affronter de plus en plus souvent des incendies d'ampleur.

3:11
Locuteur 2

Autour de vous, vous avez du chêne, mais vous avez aussi du sapin. Et du sapin, c'est une essence qui brûle bien. On a des étés de plus en plus chauds, mais on a aussi, un peu comme aujourd'hui, toujours un peu de vent qui assèche les végétaux, qui assèche très rapidement les végétaux. Et donc notre département, bien qu'il n'est pas classé à risque sévère en termes d'incendies, pourrait connaître dans les prochaines années des épisodes de feu.

3:38
Présentateur

L'été dernier, 20 sapeurs pompiers au bois ont été déployés sur des feux dans le sud de la France. Et justement, il y a des nombreuses unes alarmistes qu'entend sur ces fortes chaleurs.

3:47
Locuteur 6

Oui voilà, forte chaleur en Anjou, attention au danger. Un adolescent de 15 ans qui se noyait dimanche alors qu'il tentait de traverser le Loire. Journal de Saône-et-Loire, chalons-sur-Saône, qui parle d'une vague de chaleur précoce et historique. Dans le journal, on s'interroge sur le changement climatique qui va toucher la région Bourgogne-Franche-Comté d'ici à 2050. Et enfin, le républicain Lorrain présente tous les bons réflexes à avoir. Car effectivement, un médecin alerte dans le journal, notre corps ne s'est pas encore acclimaté. Il est nécessaire de ne pas trop s'exposer brutalement au soleil. Parmi les dangers identifiés, la baignade dans les plans d'eau qui ne sont pas aménagés.

Les plus vulnérables, enfants, personnes âgées qui peuvent se déshydrater. Ou encore les activités sportives pendant les heures les plus chaudes. Le gouvernement qui parle ce matin de 7 décès dus à la chaleur, dont au moins 5 noyades.

4:35
Présentateur

Et on continue justement avec ces fortes chaleurs.

4:39
Locuteur 6

Oui, les dangers du sport. Deux personnes décédées en France alors qu'elles participaient à des compétitions. Sport et chaleur, ça peut vite devenir dangereux, titre le courrier Picard. Même idée à la une du progrès. Un irox qui se tenait Lyon à dimanche. Un irox, une compétition qui entremêle course à pied, épreuve de fitness. Une jeune femme de 28 ans est décédée d'hyperthermie à Lyon. Et on lit dans la Voix du Nord que les personnes très habituées à courir n'entendent pas renoncer à leur sport. Ça fait des décennies que je cours. Quand il fait vraiment chaud, j'adapte mon rythme et je n'arrête pas mes séances. C'est ce que dit un Lillois interrogé et qui part courir plus tôt.

5:17
Présentateur

Un réchauffement climatique qui a des conséquences aussi. En montagne, orages violents, éboulements, avalanches, vents forts. Les risques sont nombreux et non sans conséquences sur les secours en montagne. Un débat aura lieu cet après-midi sur ce sujet dans l'hémicycle du Sénat. Bonjour Michel Poudade, merci d'être avec nous. Vous êtes maire des Angles. Dans les Pyrénées-Orientales, le nombre d'interventions des secours en montagne qui a augmenté environ 10 000 par an, c'est presque 50% de plus qu'il y a 10 ans. Est-ce que vous le constatez ? Comment vous l'expliquez ?

5:47
Invité

D'abord, je constate que la montagne est attractive l'été et donc on ne peut que s'en féliciter. C'est vrai que depuis 5-6 ans, on s'aperçoit que la montagne est très attractive et donc on a des retours de personnes qui viennent sur nos territoires qui ne connaissent pas spécifiquement ce milieu-là qui est quand même propice à des sujets qui peuvent mettre leur sécurité en cause. Alors c'est vrai qu'aujourd'hui, les débats qui s'engagent, c'est sur globalement la gratuité des secours en montagne. Faut-il maintenir cette gratuité ou pas ?

Il est vrai quand même que cet espace public doit être et doit continuer pour nous, élus de la montagne, à bénéficier de cette gratuité, même s'il y a des comportements à risque que je condamne bien sûr. Mais c'est vrai que dans les Pyrénées particulièrement, qui est un mont massif, notre montagne permet de monter jusqu'à 2009 mètres d'altitude. Mais sans avoir escalé, on est une montagne à vaches, donc une montagne très facile.

7:10
Présentateur

– Pardon, parce qu'effectivement, c'est un débat, le coût des interventions des secours en montagne, il a été multiplié quasiment par deux ces dix dernières années. Vous vous dites, la montagne, ça doit rester la solidarité. Est-ce que quand même, il faut faire payer les imprudences ?

7:26
Invité

– Alors, le problème, il est à quel niveau on met les imprudences ? Mais c'est certain qu'on s'aperçoit bien qu'il y a quand même des difficultés et que les gens se mettent en danger eux-mêmes. Après, c'est véritablement un débat. Faut-il arriver sur les imprudences et comment on les notifie aux personnes ou faut-il tout simplement avoir ce modèle de secours en montagne qui soit pris par tout le monde par rapport aux secours qui sont effectués ? Après, il y a aussi quand même plusieurs modèles de secours en montagne. Il y a les CRS, il y a les sapeurs-pompiers, il y a bien sûr aussi le PGHM, les gendarmes, les policiers, les sapeurs-pompiers.

Est-ce qu'à un moment, là-dessus, on ne peut pas avoir une sorte de mutualisation et retrouver quand même, quelque part, des économies aussi sur les secours eux-mêmes ?

8:33
Présentateur

– Merci monsieur le maire, merci beaucoup Michel Poudade d'avoir été avec nous de débat au Sénat cet après-midi sur les secours en montagne. Le Sénat qui est soumis à renouvellement et les sénatoriales, ça fait la une de la Marseillaise.

8:44
Locuteur 6

– Exactement, la bataille pour 22 sièges débute. C'est ce que titre ce matin la Marseillaise, trois départements renouvelables en PACA, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse. Je vous le rappelle, ce sont la moitié des sièges qui sont renouvelés au Sénat fin septembre. D'ailleurs, dans les Bouches-du-Rhône, on a appris que Sabrina Roubache, la ministre macroniste chargée de l'enseignement professionnel, annonce jeter l'éponge et finalement ne sera pas présente à l'élection sénatoriale. Officiellement, la ministre déléguée n'a pas assez de temps à consacrer à une campagne des sénatoriales, préfère se consacrer jusqu'au bout à ses fonctions ministérielles.

9:18
Présentateur

– Allez, on termine avec le ministre de l'Éducation qui fait des annonces sur le bac et les langues régionales.

9:22
Locuteur 6

– Oui, c'est à la une de Corse matin. Les lycéens ayant suivi une spécialité dans une langue régionale pourront, à partir du bac 2028, passer l'épreuve correspondante dans leur langue. Dans cette langue, concrètement, un élève qui aura suivi la spécialité maths en breton pourra la passer en breton et la spécialité physique-chimie en français. C'est ce qu'a expliqué le ministre de l'Éducation dans le journal Ouest France ce week-end. – Très rapidement, une star à Marseille. – Oui, très rapidement, une petite photo pour… Voilà, notre chef d'édition en régie, Léon Marchand, va s'entraîner au CNM, elle est très fan, le Cirque des Nageurs de Marseille.

Durant cinq semaines cet été pour préparer les championnats de France et d'Europe, on pourra suivre ses compétitions du 27 juin au 2 juillet à Saint-Etienne. Et pour ce qui est des championnats d'Europe, c'est à Saint-Denis du 10 au 16 août pour, du coup, suivre les, eh bien, peut-être, prouesses de Léon Marchand.

10:12
Présentateur

– Merci beaucoup, merci Quentin, pour cette revue de presse place au débat présidentiel. Les candidatures qui se multiplient et le match pour la deuxième place qui s'annonce très salaire. Notre baromètre mensuel au docteur pour Public Sénat et la presse régionale ce mois-ci sur les intentions de vote pour 2027. Les déclarations de candidature qui se multiplient, qui est le mieux placé à l'heure actuelle ? Comment le bloc de droite et le bloc de gauche vont-ils désigner leurs candidats ? Pour en parler, nous sommes avec Nathalie Moré. Bonjour Nathalie. – Bonjour. – Merci d'être là, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe EBRAS, les journaux de l'Est de la France.

Erwann Lestron, bonjour. – Bonjour. – Directeur conseil à l'Institut d'Oxel, je vais y arriver ce matin, afin de regarder en détail les résultats. Erwann, un mot parce que c'est important, de la méthodologie de ce sondage sur les intentions de vote, comment et quand a-t-il été réalisé ?

11:13
Invité

– Alors, il a été réalisé de mercredi à jeudi dernier, donc il est tout récent. Et quand on fait un sondage d'intention de vote, ce qui est important, c'est de définir l'offre électorale sur laquelle on va mesurer les intentions de vote des Français. Donc on fait des sondages en parallèle, où on regarde pour chaque espace politique, parce qu'on a quand même une multiplicité de candidatures qui rendraient compliqué l'exercice de la mesure si on testait 25 personnalités.

Donc on a testé pour chaque espace politique, dans la gauche radicale, Bali Bagayoko, Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin par exemple, pour savoir quel était le candidat, selon les sympathisants de ce bloc politique, qui ferait le meilleur candidat pour leur camp, selon eux, afin de définir dans chaque espace politique celui qui se prête le mieux à être mesuré aujourd'hui. Ça ne dit pas qu'à l'avenir, on ne testera pas à la fois Édouard Philippe et Gabriel Attal, mais aujourd'hui, on a défini qu'au sein de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon est celui qui recueille le plus de soutien de ses sympathisants.

Au sein de la gauche modérée, c'est Raphaël Glucksmann, qui arrive nettement devant Olivier Faure, devant François Hollande ou Bernard Cazeneuve. Et à droite, Bruno Retailleau est nettement devant David Lissnard, Laurent Wauquiez et Dominique de Villepin. Donc, pour ramasser l'offre électorale qu'on a mesurée, on a identifié les candidats les plus à même de concourir selon leurs propres sympathisants. Parce que c'est vrai que dans ce contexte de multiplicité des candidatures, on peut verser assez facilement dans la politique fiction.

12:35
Présentateur

Donc, c'est-à-dire que c'est une pré-primaire des sondages que vous avez fait ?

12:39
Invité

Je ne sais pas, c'est une pré-primaire des sondages à travers cette question. Mais c'est pour identifier quel est le champion. Parce qu'on parle, par exemple, de l'opposition entre Gabriel Attal et Édouard Philippe, mais ils sont sur un bloc politique où Édouard Philippe a le soutien très large des sympathisants Renaissance, tout comme Gabriel Attal. Mais il a aussi les horizons, Édouard Philippe. Il a aussi plus fortement que Attal les modèles. Mais il a aussi un peu de LR.

Donc, quand on a des candidats qui sont sur un même espace politique, ce serait contre-productif de dire que deux candidats sont très bas, alors qu'il n'y en aurait qu'un, il serait en mesure de se qualifier au second tour.

13:10
Présentateur

On va découvrir les intentions de vote dans quelques instants. Je laisse planer un peu le suspense, Nathalie. On le voit, il y a beaucoup de candidats sur la ligne de départ. Est-ce qu'on est rentrés dans cette campagne ?

13:18
Invité

C'est difficile à dire. Nous, journalistes politiques, on est vraiment dans cette campagne. Les équipes des candidats sont dans cette campagne. Moi, j'ai encore une interrogation, savoir si les Français sont vraiment dans cette campagne. Je pense qu'ils n'y sont pas. En revanche, je pense qu'ils s'intéressent à la politique. Et c'est deux choses différentes. Ils s'intéressent de savoir quels vont être les thèmes du débat, deux dans plusieurs mois. Mais savoir s'ils sont déjà dans la campagne, c'est-à-dire dans les propositions des uns et des autres, j'ai la conviction que pour l'instant, ce n'est pas vraiment le cas.

13:44
Présentateur

On est à 11 mois du premier tour. Alors évidemment, tous les candidats ne sont pas déclarés. Ce sondage, on le précise, c'est une photographie à l'instant T. On le dit à chaque fois. C'est aujourd'hui qu'elle est l'état de l'opinion. Et on va découvrir justement ce sondage qui permet quand même de voir les dynamiques à l'heure où on se parle. Regardons les intentions de vote au premier tour. Est-ce qu'on peut parler de surprises, Erwan, dans ce sondage ? Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon qui sont désormais au coude à coude, largement derrière l'ERN.

14:14
Invité

Oui, il y a deux surprises en réalité. Alors, Oriane, vous disiez que c'est un sondage qui est une photo de l'opinion à un instant T. La question qui est posée aux répondants, ce n'est pas qu'allez-vous voter à l'élection présidentielle de 2027, c'est si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, pour lequel ou laquelle de ces candidats voteriez-vous ? Donc, c'est vraiment la répartition des intentions de vote à l'instant T. Ce que ça raconte aujourd'hui, c'est deux surprises. Moins 4 points pour Édouard Philippe qui passe de 21% à 17%, plus 4 points pour Jean-Luc Mélenchon qui passe de 12% à 16% au premier tour.

Ce que ça raconte, c'est que dans un sondage qui a été réalisé auprès de 1000 personnes inscrites sur la liste électorale, la marge d'erreur est d'environ 2,5 points pour des scores de cette ampleur. Donc, le point d'avance d'Édouard Philippe sur Jean-Luc Mélenchon, il est dans la marge d'erreur. Ce que ça raconte, c'est qu'on ne peut pas statistiquement affirmer qu'Édouard Philippe est devant Jean-Luc Mélenchon au premier tour. Autrement dit, Jean-Luc Mélenchon est désormais aux portes du premier tour. Ça, c'est la première information.

Comme on l'a vu du premier tour, comme on l'a vu en 2012, où Jean-Luc Mélenchon a très vite pris le pas sur Eva Jolie dans la campagne, en 2017, où il a pris le pas sur Benoît Hamon et en 2022 sur Fabien Roussel, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, il creuse l'écart aujourd'hui avec Raphaël Glucksmann. Ça, c'est la première information, c'est la percée électorale de Jean-Luc Mélenchon. La deuxième, c'est la baisse d'Édouard Philippe qui paye sa stratégie de prise de recul, alors même qu'il avait un regain de sympathie à son égard dans l'opinion post-municipale, il perd 4 points.

Et non seulement il rassemble moins largement au premier tour, 17% des intentions de vote uniquement, c'est seulement 50% du socle électoral d'Emmanuel Macron en 2022. Donc il peine à réunir au premier tour et au deuxième tour, c'est encore plus compliqué, il perdrait contre Jordan Bardella, 52% pour Jordan Bardella, contre 48%.

16:08
Présentateur

Ce qui n'était pas le cas le mois dernier.

16:09
Invité

C'était une inversion.

16:10
Présentateur

Oui, on va y revenir et on va s'intéresser, Nathalie, candidat par candidat. On va peut-être commencer par Jean-Luc Mélenchon puisque c'est lui qui est en dynamique dans ce sondage. Il est donné haut, très haut pour un sondage qui est fait 11 mois avant le premier tour de la présidentielle. Il n'était pas dans ces scores-là lors des précédentes présidentielles. Comment on explique sa dynamique ? Par une entrée en campagne, parfaite.

16:37
Invité

Objectivement, il s'est très réussi ce lancement de campagne qui a été fait à plusieurs étages. Le premier étage, il commence à l'occasion des municipales, où on voit que dans les salles de la France Insoumise, il y a déjà beaucoup de gens. Et ça, c'est un signe du fait qu'il y a une gauche très identifiée qui est là pour la France Insoumise. Ensuite, il y a la déclaration de candidature au 20h devant 5 millions de gens. Puis, brut, dans la foulée, pour toucher un autre public.

À la France Insoumise, ils ont fait le calcul qu'en une semaine, entre tous les réseaux sociaux des principaux ténors de la France Insoumise, c'est 94 millions de vues en une dizaine de jours sur l'entrée en campagne de Jean-Luc Mélenchon, qui est effectivement très puissant sur les réseaux sociaux et donc, quelque part, qui peut se passer de plus en plus des médias traditionnels. Non seulement cette déclaration de candidature s'est faite de façon massive sur les réseaux sociaux, mais en plus, elle s'est faite alors que l'ensemble, le reste de la gauche est totalement éclaté et inaudible.

À un moment où Boris Vallaud quitte la direction du Parti Socialiste, où Olivier Faure n'est pas audible, et donc, résultat des courses, à gauche, où il y a un fort de l'ensemble, et d'ailleurs, vous l'avez vu dans votre sondage, où il y a un fort désir d'avoir un leader fort, c'est lui qui l'incarne. Et effectivement, toute la difficulté pour Jean-Luc Mélenchon, qui fait une entrée de campagne parfaite, c'est de rester à cette hauteur-là. Parce que le problème de Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas vraiment le premier tour, c'est le second.

18:14
Présentateur

Nathalie le disait, une entrée en campagne qui s'est faite tôt, la force des réseaux sociaux, ce qui explique la dynamique de Jean-Luc Mélenchon. Il y a quand même un paradoxe dans ce baromètre, Erwan, c'est que Jean-Luc Mélenchon, il est en dynamique dans les intentions de vote, mais il reste en tête du palmarès du rejet.

18:31
Invité

Oui, absolument, parce que c'est une stratégie de Jean-Luc Mélenchon qui est extrêmement payante au premier tour. C'est-à-dire qu'au premier tour, où on mobilise son socle de partisan le plus radical, ça fonctionne très bien, cette théorie ructuriste. Mais au deuxième tour, là où il s'agit de rassembler et plus de raconter qu'on appartient à un camp et pas à un autre, ça devient très compliqué. Et là, la cote de rejet de Jean-Luc Mélenchon, elle joue à plein contre lui. On l'avait testé au mois de novembre, c'était trois quarts des intentions de vote pour Jordan Bardella s'il était opposé à Jean-Luc Mélenchon. Mais pour le premier tour, ça fonctionne très bien.

Et sur Jean-Luc Mélenchon, ce qui est intéressant ce mois-ci, c'est de voir dans quelle population les intentions de vote ont progressé. Et alors qu'on savait que la cote de popularité et le souhait de voter pour lui était élevé chez les moins de 35 ans, chez les habitants des grandes aires urbaines, on voit qu'il progresse dans les petites villes, chez les ruraux, chez les 35-49 ans, chez les sympathisants du PS, chez les sympathisants du parti, chez les salariés du service public.

Autrement dit, dans toute une population qui s'était agrégée à sa base électorale en 2022, pour vous dire, en novembre, c'était 50% uniquement de ses électeurs de 2022, Jean-Luc Mélenchon, qui revotaient pour lui en 2027. Aujourd'hui, ils sont 75%.

19:52
Présentateur

Mais ça veut dire qu'il peut encore incarner le vote utile à gauche qu'il avait été en 2022. Il avait complètement écrasé le PS. Aujourd'hui, il est encore le vote utile à gauche ?

19:59
Invité

C'est tout à fait possible. Il ne faut pas imaginer que cette hypothèse soit impossible. En 2024, quand le NFP se constitue, on est quand même post-Gaza, une période post-attentat du Hamas de 2023, on est quand même dans une période où on se dit qu'Alefi est diabolisé. Et finalement, l'agrégation des forces de gauche donne un résultat très positif. Donc, cette capacité de Jean-Luc Mélenchon à réexister campagne après campagne, elle existe. Alors, pour autant, là, vous le disiez, il y a 7 Français sur 10 qui le rejettent. Même au sein des autres électorats de gauche, il y a 6 personnes sur 10 qui jugent qu'il est populiste, qu'il est agressif, qu'il est sectaire, qu'il est brutal.

Donc, il part quand même avec des handicaps. Néanmoins, c'est le seul candidat solide et identifié à gauche. Parce que je pense que vous parliez, Nathalie, de Boris Vallaud. Je pense que son départ de la direction du PS, ça jette un trouble pas possible.

20:51
Présentateur

On va parler, justement, des autres candidats à gauche. On va revoir ses intentions de vote. Jean-Luc Mélenchon, 16%. Raphaël Glucksmann, qui est donc, selon votre préprimaire, pardon, Erwan, celui qui incarne le vote PS social-démocrate, il est à 11%. Raphaël Glucksmann, il sera ce soir au 20h de TF1. Est-ce qu'il est quand même un peu piégé ? Est-ce que s'il annonce sa candidature, il va risquer désormais d'apparaître comme le diviseur de la gauche ?

21:16
Invité

Alors, Raphaël Glucksmann, c'est l'anti-Mélenchon. Et si Jean-Luc Mélenchon est très haut dans les sondages, c'est qu'en face, dans tout le périmètre de la gauche, il n'y a personne qui est véritablement fort et identifié. Donc là, toute la séquence qui s'ouvre pour Raphaël Glucksmann, c'est d'essayer d'imposer sa voix, d'imposer son nom, d'imposer sa marque, d'imposer deux ou trois mesures fortes. Et il va le faire, un, par le journal télévisé, par ensuite la publication de son livre cette semaine, puis par un meeting à la mi-juin, et ensuite un événement assez important, mi-juillet, dans l'ouest de la France. Donc là, s'ouvre l'air, entre guillemets, de Raphaël Glucksmann.

Donc il va avoir un mois pendant lequel il va essayer d'imposer sa candidature, qui effectivement aussi repose sur des marqueurs forts, c'est-à-dire la social-démocratie, la volonté d'avoir une position européenne très forte, etc., mais qui repose aussi sur des manques, notamment dans tout ce qui est population rurale, population jeune. Ce ne sont pas des gens qui sont spontanément forts dans l'électorat de Raphaël Glucksmann. Donc là, on voit bien que la fusée Mélenchon est lancée. Maintenant, celle de Raphaël Glucksmann va être lancée. Les deux sont vraiment les opposés, puisque Raphaël Glucksmann se définit vraiment comme l'anti-Jean-Luc Mélenchon.

22:34
Présentateur

Quelle est l'image de Raphaël Glucksmann dans l'opinion à Rouen ? Est-ce qu'il incarne un présidentiable ou est-ce qu'il incarne plutôt quelqu'un qui manque un peu d'ambition présidentielle ?

22:45
Invité

Non, s'il devait avoir une difficulté dans l'opinion, ça n'est pas nécessairement celle de la solidité intellectuelle ou de la stature présidentielle. La vraie difficulté pour Raphaël Glucksmann, c'est que les Français n'identifient pas bien son centre de gravité idéologique. Il n'est pas directement affilié au Parti Socialiste, dont on ne sait pas s'il aura le soutien. Il ne veut pas participer à une primaire de la gauche alors qu'on vante interview après interview chez les ténors de la gauche que c'est la solution pour définir un candidat unitaire.

Donc, pour les Français, le fait de ne pas savoir précisément pour qui il voterait, un social-démocrate, un libéral ou une personne qui souhaite défendre des territoires ruraux en difficulté, finalement, le fait de ne pas pouvoir le positionner parfaitement politiquement, ça peut créer de l'inquiétude. On voit qu'il mord beaucoup sur le socle électoral du centre politique, qui prend un peu de voie aussi au Parti Socialiste. Il baisse chez les électeurs du Parti Socialiste ce mois-ci. Je pense que la difficulté à le situer précisément électoralement n'en fait pas un vote spontané pour toute une partie de la gauche.

23:52
Présentateur

Mais est-ce qu'il se lance officiellement ? Parce qu'à l'heure actuelle, le candidat de la gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que si Raphaël Luxman annonce officiellement sa candidature dans les prochaines heures, ça fera baisser Jean-Luc Mélenchon parce qu'il y aura une alternative pour les électeurs de gauche ?

24:06
Invité

Non, je pense que c'est trop tôt pour l'instant. Tous les sociodémocrates ont intégré que Jean-Luc Mélenchon allait avoir un lancement de campagne fort parce qu'il sait faire. C'est sa quatrième élection présidentielle. Et puis ce n'est pas un perdreau de l'année, il a un sens politique extrêmement fort et aiguisé. Donc ils savent très bien que la partie social-démocrate aura plus de mal à s'imposer. Donc c'est une course de long terme. Là encore une fois, Raphaël Luxman, il est parti pour quatre semaines pour essayer d'imposer des idées alors que celles de Jean-Luc Mélenchon, elles sont imposées dans le paysage politique depuis longtemps.

Il y en a deux fortes, il y a un, la Sixième République et deux, le concept de Nouvelle-France. En fait, la difficulté de la gauche, si vous voulez, c'est que Jean-Luc Mélenchon, lui, il a un concept, celui qui est très théorisé de la Nouvelle-France. Quel est le concept de la France social-démocrate ? Quelle est l'idée forte ? Pour l'instant, il n'y en a pas. Donc si jamais pendant les quatre semaines qui s'ouvrent pour lui, il n'arrive pas à imposer une idée forte, ça va être compliqué, mais c'est tout l'enjeu de la séquence qui s'ouvre.

25:10
Présentateur

Alors voilà, pour Jean-Luc Mélenchon, le bloc de gauche, du côté d'Edouard Philippe et du bloc central, on l'a vu, Edouard Philippe qui est dans une dynamique négative, moins quatre points. Petite précision, Erwann, parce que vous le disiez, ce sondage, il a été fait mercredi et jeudi, soit après l'annonce de l'ouverture de l'enquête qui vise Edouard Philippe, enquête faite par le Parquet national financier. Est-ce que ça a joué dans cette baisse ou pas ?

25:34
Invité

Non, pas nécessairement, parce que, alors, peut-être pour une partie de l'électorat, mais dans la mesure où ça n'est pas directement connecté à la fonction présidentielle et que ça n'est pas de l'enrichissement personnel, c'est un peu compliqué de dire que ça puisse peser sur sa stature. Ce qu'on voit surtout, c'est qu'il perd quatre points d'intention de vote au premier tour, il n'y a plus qu'un électeur sur deux d'Emmanuel Macron en 2022 qui souhaiterait voter Philippe en 2027. Il avait gagné huit points de code d'adhésion après les élections municipales. Il était passé de 28 à 36%. Il en a reperdu six en deux mois, deux ce mois-ci, quatre le mois dernier.

Ce qu'on voit, c'est que cette stratégie de réserve pour ne pas revivre le choc traumatique d'Alain Juppé en 2016 qui favorit des sondages pour la primaire et donné futur président de la France, a perdu avec de grandes difficultés au deuxième tour face à François Fillon. Il ne veut pas peut-être jouer la campagne trop tôt. Il a espacé ses meetings, voire je crois qu'il en a reporté un qui devait avoir lieu en avril ou en mai. Donc cette stratégie de réserve finalement, elle pèse peut-être parce que les Français attendaient des choses, des mesures massives promises dans son programme. Ils ne les ont pas vues venir.

Et d'ailleurs, ce qui est intéressant à ce sujet, c'est de regarder là où Edouard Philippe perd du terrain dans cette enquête d'intention de vote. C'est chez les 50 ans et plus, chez les sympathisants LR, chez les habitants de petites villes, les ruraux, toute une partie de la droite traditionnelle qui avait peut-être identifié son champion à l'issue des élections municipales et qui en est revenu faute d'avoir eu des attentes satisfaites.

27:07
Présentateur

Il a une mauvaise stratégie de campagne, Edouard Philippe. Il a eu tort de ne pas appuyer sur l'accélérateur après sa victoire au Havre ?

27:13
Invité

Ça, on pourra le dire dans un an. S'il a gagné, on dira finalement qu'il a eu raison. En tous les cas, il y a eu un débat en interne. C'est-à-dire qu'effectivement, après avoir regagné le Havre, il avait une fenêtre de tir très importante parce que finalement, c'était le seul qui se présentait à une élection municipale parmi ses concurrents dans l'arc de la droite et du centre. Donc vis-à-vis de Bruno Retailleau et de Gabriel Attal, il avait un avantage certain à faire jouer. Il a choisi justement de ne pas s'imposer. Or, il avait une certaine fenêtre de tir. Il aurait très bien pu dire, voilà, j'appelle Bruno Retailleau et Gabriel Attal à s'asseoir autour de la table, etc.

et à capitaliser sur sa victoire. Il ne l'a pas fait. Ça a été un débat en interne qui a finalement été tranché sur le fait non, on arrête, on temporise parce que les gens ne sont pas là-dessus. Rappelez-vous, c'est déjà encore le cas, mais les gens étaient saisis par le Moyen-Orient, par la crise sur le carburant. Et au sein de l'équipe d'Edouard Philippe, on s'est dit que finalement, c'était ça qui primait sur la présidentielle. On voit bien qu'aujourd'hui, il le paye. Il le paye parce qu'il apparaît comme un candidat qui est, à partir du moment où vous n'êtes pas déterminé, vous apparaissez comme indéterminé. Et ça, on voit bien que ça joue en sa défaveur.

Ça ne veut pas dire que c'est la fin pour lui.

28:30
Présentateur

D'autant qu'il y a un autre candidat qui est apparu depuis votre sondage. Les choses, elles vont très, très vite, Erwan. Lui, il n'apparaît pas indéterminé. C'est Gabriel Attal qui a officialisé sa candidature vendredi.

28:41
Locuteur 10

Je vois bien le petit jeu de certains qui cherchent à nous opposer en permanence avec Edouard Philippe, à nous faire parler de l'un, de l'autre. Je ne rentrerai pas là-dedans. Parce que je porte ce programme, je porte cette vision, je porte ce projet. Et il ne l'apporte pas lui. Mais encore une fois, il va y avoir une campagne. On va voir le projet de chacun. On va voir les propositions de chacun.

29:01
Présentateur

Qu'est-ce que ça peut changer la déclaration de Gabriel Attal pour Edouard Philippe ?

29:05
Invité

Alors déjà, ce n'est pas une surprise que Gabriel Attal se présente. Parce que là, c'est officiel. La rampe de lancement, ça y est. Oui, ça y est. Et puis surtout, il est omniprésent depuis le lancement de son livre le 23 avril. La séquence va se terminer la semaine prochaine avec l'immense meeting qui est annoncé à Paris le 30 mai. Et alors lui, par contre, sa détermination, il l'affiche, il la montre, il est partout. Donc forcément, il y a un effet blast comme ça qui va se sentir dans les sondages. Effectivement, Gabriel Attal, sans être grand clair, devrait, parce qu'il imprime beaucoup de choses, gagner quelques points.

Et on voit bien qu'Edouard Philippe l'a compris, puisqu'il a fait quelques retours médiatiques, là, avec une grande interview dans Le Parisien, avec une émission dans C'est à vous, qui est une émission importante, en tous les cas, pour lui. Donc on voit bien qu'il a compris qu'il avait été sans doute trop en retrait. Après, Gabriel Attal, c'est quelqu'un qui est très habile en campagne, qui est... Edouard Philippe aime la campagne, mais pour l'instant, c'est deux stratégies différentes. Il va y avoir un grand meeting de Gabriel Attal le 30 mai, alors qu'Edouard Philippe, lui, privilégie plein de réunions d'appartements fin juin. C'est une stratégie différente. La campagne est longue.

On verra laquelle des deux stratégies parvient à s'imposer. Erwann, est-ce que, paradoxalement,

30:19
Présentateur

ce sondage, qui peut apparaître comme mauvais pour Edouard Philippe, est finalement une bonne nouvelle ? Je m'explique. Est-ce qu'en voyant... Il faut expliquer ça. Est-ce qu'en voyant Jean-Luc Mélenchon monter, il peut être le vote utile de tout le bloc central, c'est-à-dire le centre-droit, le centre-gauche, pour éviter, justement, un duel entre l'ERN et Jean-Luc Mélenchon ?

30:40
Invité

Nécessairement. C'est vrai que c'est une probabilité à ne pas exclure. C'est que, étant donné que les instituts de sondage devraient commencer à tester, dans les prochains jours, des candidatures à la fois de Gabriel Attal et d'Edouard Philippe, ça va nécessairement baisser le score de l'un et l'autre au premier tour, mécaniquement, et donc baisser le score de qualification au second tour, qui, en l'état des choses, avec Jean-Luc Mélenchon à 16%, devrait favoriser sa position au second tour. Donc ça peut créer, par inquiétude, un vote utile dès le premier tour. Il faudra voir qui en bénéficie.

On peut faire l'hypothèse aujourd'hui que ce serait plutôt Édouard Philippe, parce qu'en fait, Édouard Philippe, au-delà des frontières de Renaissance, ils ont des codes d'adhésion, Philippe et Attal, à peu près équivalentes chez les sympathisants Renaissance. Mais Philippe est largement devant chez les sympathisants Horizon, logiquement, mais aussi chez les sympathisants Modem, et très largement chez les sympathisants LR. Donc, il mord sur un espace politique beaucoup plus large. Gabriel Attal peut peut-être prendre des points à Raphaël Glucksmann, mais là, c'est encore une hypothèse aujourd'hui.

En tout cas, c'est vrai que cet abaissement du seuil de qualification au second tour, ça peut favoriser un candidat à droite qui deviendrait le candidat à Trappetout pour éviter un second tour Mélenchon-Bardela.

31:50
Présentateur

– Et candidat du Bloc central dont l'ERN veut faire son adversaire favori, on écoute ce que disait ce matin Sébastien Chenuch.

31:57
Invité

– Je pense que les candidats du Bloc central sont les plus intéressants à voir face à nous parce que ce seront des projets de société contre notre projet de société, des bilans contre un projet, et je pense qu'effectivement, ce sera beaucoup plus valorisant comme débat démocratique. – Valorisant ? – Si c'était la France insoumise, ça serait dévalorisant. – Oui, parce qu'il y a forcément un rejet de la France insoumise dans une grande partie de la population française qui fait que l'élection se jouerait beaucoup plus sur le rejet.

Là, ce sera vraiment, est-ce que vous voulez continuer avec le projet d'Edouard Philippe, la retraite à 67 ans, celui de Gabriel Attal, qui est à peu près le même, et le bilan et leur méthode que nous connaissons, ou est-ce que vous voulez le projet que porte Marine Le Pen ?

32:39
Présentateur

– Bonne ou mauvaise nouvelle pour le Bloc central que l'ERN en fasse son adversaire favori ?

32:44
Invité

– En fait, c'est une stratégie. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis bientôt trois semaines, un mois, le Rassemblement national ne cesse de dire dans qu'une de ses interviews qu'Edouard Philippe, c'est la retraite à 67 ans. Donc on voit bien que c'est une façon d'affaiblir Edouard Philippe, peut-être même pour faire monter Gabriel Attal, c'est ce que certains disent au Rassemblement national. Le but, si vous voulez, c'est de neutraliser l'espace central pour, in fine, à la fin, se retrouver devant Jean-Luc Mélenchon.

Parce que c'est quand même le but du Rassemblement national d'arriver au second tour face à Jean-Luc Mélenchon puisque au Rassemblement national, on estime que si on est en face de Jean-Luc Mélenchon au second tour, c'est la victoire assurée.

33:26
Présentateur

– D'autant que le RN, on va regarder le palmarès de l'adhésion, le RN qui reste en tête de ce palmarès de l'adhésion, Erwan. Alors, tout le monde chute, sauf Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon, Éric Zemmour, mais Jordan Bardella reste numéro un et il prend des points. Est-ce que cette chute généralisée, c'est inquiétant à ce stade de la campagne ?

33:43
Invité

– Non, pas nécessairement parce que finalement, la campagne présidentielle approche quand même donc les Français se repolarisent. La bienveillance qu'on peut avoir pour une figure qui est d'un autre parti, finalement, elle se dégrade un peu parce qu'on est en campagne donc finalement, les adversaires ont une opinion moins favorable. Donc, c'est assez classique d'une entrée en campagne de l'électorat et on le voit d'ailleurs avec la hausse des intentions de vote pour Jean-Luc Mélenchon. Le corps électoral s'élargit, les Français rentrent petit à petit dans la campagne.

34:10
Présentateur

– On termine par les codes de popularité de l'exécutif. Ça baisse pour Emmanuel Macron, pour Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu perd 2 points, il est à 31%. Comment l'explique, Nathalie ? Il est trop absent ? Il ne répond pas assez aux inquiétudes des Français notamment sur les conséquences de la guerre en Iran ?

34:25
Invité

– Alors, il se trouve qu'il est plus présent puisqu'il vient de faire une grande conférence de presse. Sans doute a-t-il compris qu'effectivement, il fallait qu'il aille un petit peu plus au front. Très honnêtement, moi je pense que la baisse de popularité de l'exécutif, c'est-à-dire le président de la République et le Premier ministre est avant tout dû au fait que c'est la fin de règne. Je veux dire, ça fait 9 ans qu'ils sont là. Alors, pas Sébastien Lecornu puisqu'il est à Matignon que depuis plusieurs mois, mais objectivement, je pense qu'il y aura sans doute un regain de popularité vraiment à la toute fin du décennat.

En tous les cas, c'est ce qu'on pressent à l'Élysée puisqu'à la toute fin, ce sera, on est en train de vivre les derniers mois, les dernières semaines d'Emmanuel Macron. Mais pour l'instant, c'est encore loin, la présidentielle, il y a encore un an à tenir et on est encore sur cette fin de présidentialité, cette fin de pouvoir et cette usure du pouvoir aussi qui s'exprime aussi dans le rejet d'un certain nombre de Français.

35:26
Présentateur

Un mot Erwan. Il peut faire une remontée sur la dernière côte, Emmanuel Macron ?

35:30
Invité

Absolument, mais ça dépend du rôle qu'il jouera dans la campagne. S'il est en retrait de la campagne, on peut imaginer que la bienveillance remontera comme François Hollande aujourd'hui dont les Français ont une bonne opinion. Si ça n'est pas le cas, il sera sous les feux des projecteurs et donc des critiques.

35:44
Présentateur

Allez, à suivre prochain baromètre dans un mois. On se retrouve tous les trois pour commenter ce baromètre. Merci beaucoup Erwan. Merci Nathalie. Merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve demain. Très bonne journée. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour Chez Vous. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.

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