Meurtre de Louise : où en est l’enquête ? - C à vous : l’intégrale - 08/02/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Emilie? - E.Tran Nguyen: La France sous le choc après le meurtre de la petite Louise alors qu'elle rentrait de l'école. 2 personnes sont en garde à vue. - A.-E.Lemoine: On fait le point de l'enquête avec la porte-parole de la Police nationale et le vice-président du département de l'Essonne en charge de la sécurité.
Mohamed? - M.Bouhafsi: Ne parlons pas de cacophonie, il faut utiliser le mot "polyphonie". - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: On va parler d'IA et de connerie naturelle.
Les 2 peuvent marcher ensemble. - A.-E.Lemoine: Je ne m'y attendais pas...
On en parle avec le ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il était encore au Grand Palais il y a quelques minutes pour le sommet sur l'IA. Il y a laissé une partie de sa voix.
Bonsoir, E.Lombard. - E.Lombard: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Il a fallu parler haut et fort.
Vous avez avalé un bonbon qui vous permet de récupérer la voix. - E.Lombard: Effectivement.
Il y avait une musique assez forte et j'ai été interviewé par une chaîne internationale. J'y ai laissé une partie de ma voix. - A.-E.Lemoine: Lorrain? - L.Sénéchal: Le patron par erreur du FBI qui est en train de tenir tête à D.Trump pour quelques semaines. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Je vous présente tout à l'heure le très beau portrait consacré par France 5 vendredi à ce merveilleux photographe M.Parr, qui a passé toute sa carrière à montrer la civilisation des loisirs. - A.-E.Lemoine: V.Elbaz est à l'affiche d'une comédie féministe mais qui est aussi l'un des témoins qui a voulu participer au contre-sommet sur l'IA et qui s'inquiète sur l'impact de cette technologie sur tous les métiers de la culture et de l'information.
Il lance vraiment une alerte. Il sera sur notre plateau. Il sera aux côtés de D.Foenkinos, qui consacre son 20e roman à une jeune femme qui s'appelle Clara.
Ca s'appelle "Tout le monde aime Clara". On reçoit C.Morgane, qui a choisi ce prénom, elle qui s'appelle Emmanuelle.
Le dîner est préparé par un chef qui s'appelle P.Chronopoulos, d'origine grecque, aux côtés de B.Chameroy qui est de retour. - B.Chameroy: Vous m'avez manqué tous et toutes.
C'est le grand retour de la connerie naturelle. On va manger du poulpe. - P.Chronopoulos: Du poulpe à la marinière parfumé à l'orange et au basilic.
Un produit emblématique de la Grèce, mon pays natal. - B.Chameroy: Comme on dit merci en grec? - P.Chronopoulos: Eucharisto. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'édito de Patrick.
Paris, capitale mondiale de l'IA. - P.Cohen: Le temps d'un sommet au Grand Palais.
La France n'est pas mal placée dans cette course à l'innovation et aux investissements. La Chine et les Etats-Unis font la course en tête. L'Elysée prépare cet événement depuis un an.
Avant même les 109 milliards d'euros d'investissements, la France était plutôt bien placée dans ce classement mondial basé sur une centaine d'indicateurs. Passée en un an de la 13e à la 5e place, derrière Singapour et le Royaume-Uni. Très bien placée en matière de recherche et de développement.
Nous comptons 750 start-up spécialisées en IA, et beaucoup moins pour les infrastructures et l'environnement opérationnel, 14e et 19e. D'où le coût donné aux constructions des data centers. 35 sites sont prêts à l'emploi pour accueillir de nouveaux centres de données, dont un data center géant qui fera partie d'un campus dédié à l'IA, le plus grand d'Europe, dans le cadre d'un partenariat avec les Emirats arabes unis.
L'Elysée a dévoilé la carte approximative de ces 35 sites qui ont besoin d'espace. 1200 ha sont prévus. Les sites sont réputés être proches des centrales nucléaires. - A.-E.Lemoine: L'IA, pour quoi faire?
C'est une révolution qui inquiète. - P.Cohen: Mais elle est déjà entrée dans la vie quotidienne.
Sondage Ipsos dévoilé aujourd'hui qui va surprendre: 39 % des Français utilisent l'IA dans un cadre privé, professionnel ou pour les études. Chez les plus jeunes, c'est 74 %. Progression fulgurante.
Il y a moins d'un an, un autre sondage disait que 8 Français sur 10 n'avaient jamais testé d'IA générative. Voici comment E.Macron, sous la nef du Grand Palais, a présenté cette révolution technologique. - E.Macron: L'IA, c'est une révolution technologique scientifique pour le progrès et au service du progrès.
Il faut que ça se fasse Au service de l'humanité, pour vivre mieux. - P.Cohen: C'est le principal argument des promoteurs de l'IA générative.
Elle peut rendre la vie meilleure. - Ca sert à organiser votre vie. Ca peut permettre de préparer vos cours, de poser vos questions sur des petits problèmes du quotidien, de chercher de l'information.
On a un partenariat avec l'AFP qui permet de connecter Le Chat. Vous allez pouvoir préparer des documents pour aller vendre des choses aux clients. Ca permet de réfléchir à une stratégie, d'avoir un partenaire qui peut échanger avec vous et vous donner des pistes d'exploration.
Les travailleurs qui l'utilisent au quotidien gagnent plusieurs heures par jour pour régler les tâches qui sont pas forcément les tâches les plus intéressantes. - P.Cohen: Image inversée de cette parole positive, la technophobie exprimée ce matin par S.Rousseau à propos de la prise de parole du président de la République hier soir. - S.Rousseau: Il y a une espèce de techno-idolâtrie.
Je l'ai trouvé exalté. C'est presque inquiétant, flippant, la manière dont il soutient de manière totalement aveugle... - P.Cohen: Flippant ou exaltant, tout dépend de ce que l'on en fera.
Le patron de Google a dit que l'IA était un accélérateur de l'ingéniosité humaine. Il aurait pu ajouter "pour le meilleur ou pour le pire". Le meilleur, c'est pour la santé.
Le potentiel de progrès est phénoménal. Il y a aussi l'environnement, la connaissance, l'aide à la prise de décision. Le pire, c'est la campagne de désinformation, le deepfake ou la reconnaissance faciale de masse, ou l'utilisation de données personnelles, ce qu'E.Musk est en train de faire aux Etats-Unis.
Il trie grâce l'IA des centaines de milliers de fonctionnaires avant de les jeter dehors. C'est l'alliance de la connerie naturelle. E.Musk a été traité de "connard" par X.Niel ce matin.
Il faut l'encadrer et la réguler. Le sommet devrait déboucher sur une déclaration signée par un certain nombre d'entreprises avec des engagements éthiques ainsi qu'une fondation dont la création vient d'être annoncée à l'initiative de Google et d'OpenAI. Une fondation qui entend promouvoir un Internet plus sûr et des outils de l'IA en open source, dont les codes, le modèle et les données sont accessibles au public et donc aux concurrents, ce qui permet d'avancer ensemble et sous la vigilance de millions de contributeurs.
Ca rend l'outil plus transparent et plus sûr. Ca n'en garantit pas le mode d'emploi pour des utilisations vertueuses au service du progrès humain. - A.-E.Lemoine: Avant d'en venir à la façon dont on peut réguler l'utilisation de l'IA, est-ce que vous utilisez l'IA dans l'exercice de vos fonctions?
Par exemple, dans la construction d'un budget pour la France? - E.Lombard: C'est une idée que j'utiliserai peut-être l'année prochaine.
Je l'utilise, oui. La société française Mistral a lancé Le Chat, avec un jeu de mots sur le chat, que j'utilise. C'est remarquable.
Les performances sont de grande qualité. Ce sont des technologies... - E.Tran Nguyen: Vous lui demandez quoi, au Chat? - E.Lombard: J'ai demandé ce que le ministre des Finances pouvait répondre à une question donnée lors d'une émission.
C'était remarquable. Il a retrouvé des priorités qui sont les miennes, le budget...
Il y a aussi le développement de l'industrie, le développement de l'économie. - A.-E.Lemoine: Vous êtes parti avec ces fiches préparées par Le Chat? - E.Lombard: Je suis revenu avec mes convictions.
Je n'ai pas de fiches. Si vous voulez savoir quelle est la situation, quel est le cadre juridique de quelle activité...
Vous posez la question et vous avez une réponse en français, en bon français. C'est un atout, une facilité, un progrès. Comme tout progrès, il faut l'encadrer.
Il faut éviter que ça déborde. Il faut aussi qu'on soit à la tête de ces recherches. Derrière, il y a du développement économique.
Il y aura demain des data centers autour desquels...
Vous allez me dire qu'il n'y a pas beaucoup de personnes autour. Autour de ça, il y a de la recherche. Il y a des personnes qui vont développer des activités.
Nous avons préparé cette journée avec ces investissements. - A.-E.Lemoine: 110 milliards, ça suffit pour avoir une place française au niveau mondial entre les Etats-Unis et la Chine? - E.Lombard: C'est 110 milliards pour aujourd'hui.
C'est proportionné à ce que font les Etats-Unis avec 500 milliards de dollars pour un pays qui est plus peuplé et plus grand. Les autres pays de l'UE vont nous suivre. Ca nous permettra de développer et d'aider à moderniser nos industries.
A chaque fois qu'il y a une phase de progrès industriel, il y a toujours un moment de crainte. On se souvient de la révolte des canuts au XIXe siècle. Quand c'est intégré dans un cadre démocratique et régulé, ça permet de donner du progrès et de faciliter la vie des gens. - A.-E.Lemoine: On peut imaginer que l'Amérique de D.Trump accepte un minimum de régulation à l'heure où ils prônent la dérégulation la plus totale? - E.Lombard: Il y a un conflit entre 3 zones du monde qui sont la Chine, une puissance industrielle économique considérable, les Etats-Unis et l'Europe.
L'Europe ne doit pas céder sur ses valeurs. On sait ce que veut faire D.Trump.
Il veut moins de régulation, moins d'impôts, moins de services publics. Ce n'est pas ce que nous voulons en Europe. Est-ce que les Américains vont souhaiter cela dans la durée?
On le verra bien. Le mandat d'un président dure 2 ans, et après, il y a les midterms. - A.-E.Lemoine: Même si on ne trouve pas un consensus mondial sur cette question? - E.Lombard: On ne peut pas et on peut de moins en moins de un consensus mondial.
Le monde est plus fragmenté. C'est un sujet qu'on doit avoir en tête quand on est en responsabilité en Europe. Comment orienter nos pays pour un développement solidaire, qui profite à tous, dans un monde où il y a plus de brutalité, de conflits, jusqu'à l'extrême, l'invasion d'un pays souverain indépendant, l'Ukraine par la Russie.
C'est le monde où nous vivons, beaucoup plus difficile. Il faut qu'on reste solides sur nos valeurs. - A.-E.Lemoine: Une interrogation que soulève l'IA, c'est ces fameuses centres de données très voraces en énergie.
C'est ce que pointe le journaliste E.Barbier, organisateur du contre-sommet de l'IA. - L'IA pollue parce que ça nécessite tout un tas de moyens relais, des data centers, des millions de kilomètres de fils souterrains, des sous-marins.
Pour refroidir les data centers, qui ingurgitent et brassent des milliards de données, il faut une atmosphère plus froide. On utilise la température de la mer. Les data centers sont installés sous la mer.
Il faut Une zone géographique située dans le Nord pour créer une atmosphère favorable au refroidissement de ces outils. - A.-E.Lemoine: Comment travailler à une IA vertueuse sur le plan écologique? - E.Lombard: C'est l'avantage concurrentiel de la France sur beaucoup d'autres pays en Europe et dans le monde.
Nous avons une énergie abondante grâce à notre programme nucléaire, grâce aux énergies renouvelables qui prennent une part croissante. Nous exportons de l'électricité en Europe en ce moment. Avec le nouveau programme que nous allons lancer, 6 nouvelles centrales nucléaires, du développement des éoliennes et des panneaux solaires, on va être un grand pays d'énergie stable décarbonée et durable.
De ce fait, nous pouvons alimenter ces data centers avec de l'énergie décarbonée, les refroidir avec de l'énergie décarbonée. Les 2 doivent aller ensemble. Il nous faut du développement économique, ne serait-ce que pour transformer la transformation écologique.
Elle est impérative. Les dérèglements climatiques, on en voit les effets. On le voit dans les inondations qu'on a eues, ou l'ouragan de Mayotte.
Il faut inverser la trajectoire, raison pour laquelle on reste en France sur une trajectoire de décarbonisation en 2050. - E.Tran Nguyen: D.Trump n'était pas là au sommet à Paris, ni E.Musk.
C'est le vice-président américain qui est venu représenter les Etats-Unis. D.Trump continue son offensive sur les tarifs douaniers.
Hier, il en a annoncé de nouveaux. ... - E.Tran Nguyen: Il met une sorte de suspense.
On peut penser que ça fait partie de la stratégie de négociation de D.Trump. L'Europe est réduite à attendre ce que D.Trump nous prépare en matière de tarifs douaniers.
Est-ce qu'on est prêts? - E.Lombard: Oui.
Il y avait une menace, et maintenant, il y a une décision qui va être prise sur l'acier. Pour la France, c'est 300 millions d'euros d'exportation. Dès lors que la menace est mise en oeuvre, l'Europe va répondre.
Elle va répondre avec les mêmes outils en regardant comment est-ce que nous allons traiter...
Dans ce cas-là, il faut travailler avant d'annoncer la décision. Nous annoncerons une décision permettant de nous mettre à un niveau égal et de négocier. Qu'est-ce que cherche Trump?
Il cherche à changer l'équilibre du monde en négociant. Nous aurons une réponse adaptée, discutée. Soit on maintient, comme ça été fait dans le passé, les droits de douane, ce qui va être dommageable pour les pays, soit il va se passer ce qu'il s'est passé avec le Canada, où il a mis des droits de douane extrêmement élevés, les Canadiens ont dit qu'ils allaient arrêter d'acheter américain et 2 jours après, un nouvel équilibre avait été trouvé, qui ressemblait à l'équilibre de départ.
On fait ça avec beaucoup de calme et de détermination. L'UE a les outils. Je serai lundi à Bruxelles pour regarder ce sujet.
On va y travailler avant. - A.-E.Lemoine: Le budget 2025 a enfin été adopté.
Dès aujourd'hui, vous avez commencé à préparer le budget 2026. Pour pouvoir avoir le temps de le préparer, le temps qui vous a manqué pour le budget 2025. Il vous a manqué à quel point, ce temps?
Ca explique quelques ratés? - E.Lombard: C'est une très bonne nouvelle, qu'on ait un budget.
C'est beaucoup plus simple. Le pays n'est pas fait pour vivre sans budget. On ne pouvait pas aider les agriculteurs, la Nouvelle-Calédonie, ajuster le barème fiscal.
Les Français allaient voir leurs impôts augmenter. La question n'est pas celle du temps, c'est celle des différentes étapes. Ce budget a été préparé par le gouvernement de G.Attal, puis M.Barnier, et enfin par celui de F.Bayrou. - A.-E.Lemoine: C'est un patchwork? - E.Lombard: Un petit peu.
Personne n'est totalement satisfait. Depuis plusieurs années, on a une augmentation de nos déficits. La France est très endettée.
C'est un problème pour tous les Français et les Françaises. Les intérêts que nous payons à nos créanciers chaque année, c'est le 2e budget de l'Etat. Il faut qu'on inverse cette tendance.
Pour la 1re fois depuis de nombreuses années, on inverse cette tendance. Le déficit était de 6 % en 2024. Nous visons 5,4 % en 2025.
Nous serons très exigeants pour l'atteindre. Nous visons 3 % en 2029. Il faut qu'on stabilise la dette de notre pays.
Ce moment d'inflexion est important. Le budget a été fait de façon séquentielle. Nous souhaitons avec A.de Montchalin travailler sur le budget 2026.
Nous souhaitons que le budget 2026 soit le budget de la nation et que les priorités soient partagées. Pour préparer ce budget, on a travaillé avec tous les partis. On a reçu à Bercy 17 partis et groupes pour un dialogue approfondi.
On a écouté tout le monde. Certains n'ont pas voulu venir. Certains n'ont pas voulu poursuivre le dialogue.
On a poursuivi le dialogue avec le PS, avec le Parti communiste, avec les Verts. Le socle commun qui nous soutient était là. Nous avons pu faire adopter ce budget.
Pour 2026, je souhaite qu'on applique les mêmes méthodes. On va prendre les avis de chacune et de chacun. On prend les avis des partenaires sociaux, des associations patronales.
Il faut réduire le déficit, mais le choix pour le réduire doit être partagé. - P.Cohen: Des choix qui peuvent être radicaux.
E.Musk fait des émules en France. Le nouveau président de la CPME a appelé, en citant Musk, à la création d'une commission d'entrepreneurs pour réduire drastiquement les dépenses publiques.
C'est une bonne idée? - E.Lombard: Je l'ai reçu la semaine dernière.
On a passé une heure à discuter. - A.-E.Lemoine: Il va sortir la hache? - E.Lombard: Il me semble très différent d'E.Musk.
C'est quelqu'un de très brillant et posé. Je lui ai proposé qu'on se voie tous les mois pour travailler ensemble. Au lieu de rajouter une commission, je lui ai proposé de faire partie du dialogue.
Ce week-end, j'ai reçu une proposition de loi du Medef. Le dialogue avec les parties prenantes est la bonne façon d'avancer, et d'avancer avec quelque chose qui sera partagé. Si c'est partagé, ça devrait pouvoir être voté à l'Assemblée nationale et au Sénat.
La méthode d'E.Musk...
Je ne crois pas à la brutalité. Nous sommes un pays de dialogue, de recherche de consensus. Il faut que ce soit partagé, progressif.
Quand on est dans la brutalité...
Regardez, les Etats-Unis retirent toutes leurs aides du monde. Ca fait des dégâts considérables. C'est une perte d'influence pour les Etats-Unis.
Nous souhaitons travailler de façon progressive. Je reviens sur votre question. Il y a eu des impôts importants cette année.
On a plutôt réduit Par rapport à ce qui était dans le projet tel que nous l'avons récupéré. Il y a cette inflexion qui est importante. Pour la suite, il faut travailler sur les dépenses, sur l'efficacité.
Une bonne partie des déficits viennent de la sphère sociale, et notamment de la santé. Nous devons protéger la santé des Français, les soins gratuits pour nos concitoyens. Il y a quand même en dépenses de médicaments, des choses que nous pouvons mieux réguler.
La France dépense trop d'argent par rapport à sa richesse produite chaque année. - P.Lescure: Depuis le 1er février, plusieurs livrets d'épargne ont vu leur taux baisser, le livret A est passé de 3 à 2,4 %.
Le taux du livret d'épargne populaire a vu son taux chuter. Des baisses qui suivent l'inflation. Ca sera moins d'intérêts à payer pour les banques et même pour la Caisse des dépôts. - E.Lombard: Vous avez raison.
Le livret A doit rémunérer les pannes positivement. Il ne doit rémunérer que l'inflation. L'inflation sera peut-être 1,4 % cette année.
Le livret A va rapporter 2,4 %. Quant au livret d'épargne populaire, il va rapporter beaucoup plus que l'inflation. L'épargne populaire est mieux rémunérée même si cette épargne est plus modeste.
On a augmenté le plafond du livret d'épargne populaire. Les épargnants sont protégés. Ces fonds servent à protéger le logement social.
Nous ne construisons pas assez de logements sociaux en France. Le logement social héberge presque 1 Français sur 5. Il y a plus de 2 millions de personnes qui attendent.
Je lance un appel aux maires et aux élus. Il faut construire des logements sociaux. C'est une mesure que j'assume et qui me semble équilibrée. - A.-E.Lemoine: Merci.
Restez avec nous. - Vous décrivez ce qu'est la nouvelle méthode à laquelle personne n'est habitué, ni le Parlement ni les Français, qui est la polyphonie du gouvernement. Il ne faut pas que ça se transforme en cacophonie. - M.Bouhafsi: C'est un débat qui divise le camp présidentiel et choque la gauche.
Le Premier ministre a ouvert la porte à une réflexion sur ce que signifie être français, une question qui mène à celle du droit du sol. Le ministre de la Justice va plus loin que F.Bayrou.
Il souhaite durcir les conditions d'accès à ce droit. Il l'a précisé hier. - G.Darmanin: Je souhaite qu'un enfant né en France de parents étrangers, puisse exprimer une volonté pour devenir français et ça ne peut pas devenir automatique.
Il faut vouloir être français. Il faut peut-être parler sa langue, connaître son histoire. Il ne s'agit pas de distinguer les gens par rapport à la religion, leur origine, leur couleur de peau, leur prénom...
Il faut que quelqu'un veuille devenir français. - M.Bouhafsi: B.Retailleau partage cette position.
D'autres membres du gouvernement estiment que ce débat est inutile. Le droit du sol bénéficie à environ 32 000 personnes chaque année. Plusieurs voix issues de la droite plaident pour une réforme constitutionnelle par le biais d'un référendum.
Un débat qui divise profondément la majorité. - R.Lescure: Partir d'une situation exceptionnelle comme celle de Mayotte, très vite, on dérive vers débat plus large, comme sur le droit du sol.
J'y suis extrêmement opposé. - M.Bregeon: J'espère que la classe politique sera assez mature pour qu'on puisse avoir de façon apaisée ce débat. - J.-N.Barrot: Je crois que ce n'est pas l'urgence. - A.de Montchalin: Je suis favorable à l'ouverture d'un débat public, posé, pas hystérique et qu'on fasse des choses à un niveau de rationalité et d'apaisement qui sont dignes d'une grande démocratie. - M.Bouhafsi: Ce débat est revenu sur le devant de la scène sur le durcissement des conditions à l'accès de la nationalité.
Cette loi devrait avoir un impact limité sur les flux migratoires. Entre 500 et 1000 Mahorais obtiennent la nationalité française chaque année grâce au droit du sol. Pour le président Hollande, cette mesure n'est rien d'autre que de l'esbroufe. - F.Hollande: C'est un débat inutile.
Il y a des règles dans notre pays, qui ont permis à des générations de s'intégrer dans notre pays, à notre République d'être confortée. L'extrême droite demande à revenir au droit du sang. - M.Bouhafsi: Alors que la majorité se divise, c'est une victoire pour l'extrême droite, qui se félicite de ce climat.
M.Le Pen réclame depuis des années un référendum sur cette question. Si F.Bayrou appelle à un débat plus large et apaisé, les députés du RN jubilent. - L.Jacobelli: Certains hommes politiques changent d'avis comme les éoliennes tournent avec le vent et ont décidé d'utiliser notre discours, mais ils n'auront jamais le courage d'agir. - J.Odoul: Avec cette fausse droite, c'est toujours les illusions d'abord et la trahison ensuite.
Qu'on reprenne nos idées, c'est une bonne chose. Est-ce qu'ils vont les appliquer? A part le RN, personne n'appliquera les idées du RN. - M.Bouhafsi: Ce week-end, à Madrid, lors d'un meeting, M.Le Pen a réaffirmé son souhait d'un référendum sur le droit du sol au côté de M.Salvini et V.Orban.
Elle a réclamé un virage radical de l'UE, un tournant trumpiste dans un mouvement appelé "Make Europe great again". - M.Le Pen: Nous sommes face à un basculement mondial.
C'est à nous qu'il revient d'être les porteurs de cet esprit européen, des peuples qui croient en l'avenir et surtout en leur avenir. Des peuples qui savent, pour l'avoir subie, que l'histoire ne fait pas de cadeau aux faibles. - M.Bouhafsi: E.Lombard, vous avez annoncé que vous ne remettriez pas votre démission si des mesures étaient approuvées.
Quand vous entendez le RN qualifier B.Retailleau et G.Darmanin de porte-paroles de leur idées, comment réagissez-vous? - E.Lombard: C'est un gouvernement de coalition qui représente une large frange de l'Assemblée nationale, avec des personnes d'origines diverses ayant des avis différents.
La logique, c'est que ces avis s'expriment. J'ai confiance dans la ligne qui sera à la fin choisie par le Premier ministre, F.Bayrou, après ce débat.
J'ai confiance en la façon dont F.Bayrou va piloter ce débat et en tirer les conséquences sur la question du droit du sol. Aujourd'hui, en métropole, le droit du sol ne donne pas acquisition automatique de la nationalité.
Il y a une démarche à accomplir par les personnes...
Dans toute la France, il y a un caractère non automatique. Autant, le débat sur "qu'est-ce qu'être français" est un débat légitime. Mais qu'il y ait un débat sur le droit du sol en métropole, je n'y suis pas favorable. - M.Bouhafsi: Vous changeriez vos propos?
En cas de mise en place d'un référendum sur le droit du sol, vous changeriez vos propos sur la démission? - E.Lombard: Ca poserait un problème.
La situation politique est assez compliquée, dans un pays divisé. Parler de division sur un sujet qui n'est pas posé...
Le Premier ministre n'a pas dit qu'il y aurait un référendum. Je ne suis pas sûr que ce soit un sujet de référendum dans notre Constitution. On agite des référendums alors que la Constitution ne permet pas de faire des référendums dans des sujets de ce genre.
C'est sur l'organisation des services publics. N'agitons pas trop ces sujets. Ma position est très claire.
Ce n'est pas le moment...
Il n'y a pas de raison de revenir sur ce droit. Il n'y a pas de raison d'avoir un référendum sur ce droit. Dès lors que je pense cela, si d'autres choses se passaient, nous verrions.
Je ne pratique pas trop la politique-fiction, surtout sur des sujets aussi graves. Ca ne me paraît pas approprié. - A.-E.Lemoine: Merci. 3 jours après la découverte du corps de Louise, 11 ans, frappée avec une arme blanche une dizaine de fois au cou et au torse, un homme de 23 ans et sa mère de 55 ans ont été interpellés à Rouen et placés en garde à vue.
Si l'enquête semble avancer, ce matin, l'émotion était encore immense au collège où Louise était scolarisée en 6e. - Je me sens mal. Elle n'a rien demandé.
Elle était innocente. - Je n'avais pas forcément envie d'aller au collège. J'ai peur qu'il m'arrive la même chose.
Ca aurait très bien pu être moi. - J'ai peur que ça arrive à mes proches. - Ca peut être des trajets de 2 minutes.
Ils peuvent m'attraper. - J'ai dit à mon fils qu'il reste en groupe. Tant qu'on ne saura pas ce qu'il s'est passé, on sera tous dans la crainte. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Touzet.
L'enquête semble avoir fait un bond de géant aujourd'hui avec ces 2 mises en garde à vue. Comment les enquêteurs en sont-ils arrivés à ces interpellations? - S.Fibleuil: Tout d'abord, permettez-moi d'adresser un message d'empathie envers la famille de Louise.
Ils vivent un drame absolu. On a peu de mots pour le dire. Toute la Police nationale est derrière la famille, en soutien.
Il ne me revient pas de parler du fond du dossier, de l'enquête qui est en cours. La mobilisation a été totale depuis le début. Nous avons déjà commencé par l'enquête sur la disparition inquiétante.
La police judiciaire de Versailles a mis en place des moyens considérables pour retrouver la victime et poursuivre l'enquête. - A.-E.Lemoine: Si Louise a été retrouvée, c'est grâce à l'utilisation d'un drone? - S.Fibleuil: C'est grâce à la vigilance des policiers et aux moyens techniques, comme le drone que l'on voit à l'écran, mais également sur la mobilisation des CRS, des brigades canines, des brigades équestres, de tous les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles, de la Police nationale.
C'est toute la direction nationale de la police judiciaire qui est saisie. Concrètement, si on a besoin d'un des 6000 enquêteurs sur le territoire national appartenant à la police judiciaire, on peut l'actionner pour pouvoir participer à cette enquête. - A.-E.Lemoine: Ce qui est sûr, c'est que les battues organisées ont permis de recueillir des éléments pour remonter jusqu'aux suspects aujourd'hui en garde à vue. - S.Fibleuil: Oui.
C'est toujours le cas dans ce type d'enquêtes. Toutes les preuves collectées sur le terrain, qui sont ensuite analysées scientifiquement par des policiers techniciens, scientifiques...
Ces preuves permettent ensuite de faire avancer les enquêtes. - A.-E.Lemoine: Avec l'analyse des images de vidéosurveillance...
On y voit les dernières images qui montrent Louise en vie. Il lui restait 200 m à parcourir, sur les 700 qui séparent son collège de son domicile. Sur ces images, un homme semble la suivre, vêtu d'une doudoune et d'une casquette.
Selon vos informations, cet homme a été identifié? C'est celui en garde à vue? - S.Fibleuil: Seul le procureur de la République d'Evry peut se prononcer sur la dossier.
C'est le travail fait pour identifier des suspects potentiels et notamment des vidéosurveillances de la ville, des vidéosurveillances des gares, des bus, des banques, des commerces...
Toutes ces vidéosurveillances, qui représentent des heures et des heures de visionnage, sont passées au crible par tous les enquêteurs en charge du dossier. Ils sont nombreux à le faire et à continuer à faire des exploitations. - A.-E.Lemoine: Après 3 jours d'angoisse, à imaginer le ou les meurtriers de Louise quelque part en liberté, ces avancées dans l'enquête sont de nature à rassurer les parents et des collégiens très inquiets? - A.Touzet: Je voulais partager des mots de condoléances.
On est élus, policiers, enseignants, mais on est papas et mamans, on réagit avec les tripes de papas et de mamans. Il faut être prudent, toujours très prudent. On a jeté en pâture 2 noms il y a quelques jours. - A.-E.Lemoine: Un jeune homme qui a été mis hors de cause. - A.Touzet: Il faut être très prudent.
La présomption d'innocence s'applique. Si, au fil de cette garde à vue, un certain nombre d'éléments confirment qu'on est bien en face d'un auteur présumé, c'est un soulagement. Il y avait une inquiétude.
On ne savait pas si cette personne pouvait récidiver et il y avait une inquiétude près de ce collège. Le département de l'Essonne compte 101 collèges et plus de 60 000 collégiens. Cette inquiétude était partagée bien au-delà de ce collège.
Pour les parents, pour la famille, c'est très important de connaître ces faits. La réaction de la famille de signaler très tôt la disparition a aussi permis, malheureusement, d'engager le plus vite possible l'enquête. On sait qu'engager rapidement l'enquête, c'est augmenter les chances de retrouver la personne. - A.-E.Lemoine: L'auteur de ce meurtre.
Les familles sont d'autant plus sidérées par la violence de cet acte qu'on parle de 2 communes, Epinay-sur-Orge et Longjumeau, où la criminalité est très faible. Pourtant, elles ont été le théâtre d'un crime très violent. 10 coups de couteau...
Ce sont 2 villes très équipées en vidéosurveillance. Visiblement, ça ne suffit pas. - A.Touzet: On voit que le résultat est lié...
Il y a 2 choses, dans la vidéoprotection. Le visionnage en direct...
Nos collèges en sont équipés et on a en permanence 2 agents qui surveillent les images. Après, dans un 2e temps, s'il y a un fait, il y a des réquisitions demandées par le parquet. On donne les images et c'est le travail qui est fait.
Il y a un double intérêt à la vidéoprotection. On a un département très affecté. On a ce visionnage en direct, quand on a une alerte sur un quartier.
Nos opérateurs regardent précisément les villes, les images des collèges où on a un problème. Dans ce genre d'affaires, ça a une importance. Il faudra travailler sur le continuum de ces images, où on a des progrès à opérer. - E.Tran Nguyen: Une inquiétude générale.
Un dispositif particulier a été mis au sein du collège à la demande d'une association de parents d'élèves. Tous les collégiens étaient accompagnés par un adulte pour se rendre à l'établissement. - On passe par le petit chemin, d'habitude.
Là, on est passés par la grande route. C'est dangereux. Le petit chemin, personne ne passe par là. - Normalement, j'y vais à pied.
Là, ma mère va venir me chercher quand elle peut. - Maintenant, si je peux, je l'accompagne. Sinon, elle va chercher des amis.
On fait des petits groupes. - Je l'emmène, je le ramène...
Si je dois faire des allers-retours pour emmener les enfants de mes voisins, je le ferai. - E.Tran Nguyen: Que dites-vous aux parents d'élèves?
On ne peut plus laisser son enfant aller à l'école seul? - A.Touzet: Toute la complexité, c'est d'adopter des dispositifs à long terme.
Là, les parents réagissent avec leurs émotions, c'est normal. Après, il va y avoir un temps où ce drame...
C'est ce que j'appelle la résilience. Pas pour les parents. Ils ont pris la perpétuité.
Tout le monde va surmonter ce drame à un moment, en Essonne. Il faut peut-être avoir une réflexion sur des dispositifs adaptés, peut-être une culture de la vigilance. C'est toute la difficulté.
Tous les parents le savent. Quand on emmène son enfant à l'école primaire, au CP, il aime qu'on l'emmène au portail. A partir du CM1, il aime qu'on le laisse à 100 m.
Au collège, si on l'amène en voiture, notre ado nous demande de le laisser un peu loin pour ne pas être vu avec papa et maman. Il y a la réaction des parents dans un temps d'émotion, puis des dispositifs qui peuvent faire l'objet d'une réflexion. Des dispositifs de prudence, peut-être le pédibus, où les ados sortent en groupe...
Il y a la question des traceurs. Entre le temps de l'émotion...
Dans 2 ou 3 mois, quand cette émotion sera retombée, il faudra trouver des solutions adaptées. - S.Fibleuil: Je me permets de compléter ce qui vient d'être dit.
La mobilisation des services de police et les résultats de l'enquête sont de nature à rassurer les parents, comme la communauté scolaire, qui est touchée dans ce genre de drames. - A.-E.Lemoine: C.Beaugrand, proche de la famille de la victime et animateur, a pris la parole avec une demande: que ce drame ne fasse l'objet d'aucune récupération politique.
Or, plusieurs fois, des personnalités de l'extrême droite ont sous-entendu que l'auteur du crime était d'origine nord-africaine, qu'il n'avait rien à faire sur le territoire français. A ce moment-là, aucun suspect n'était identifié ou incriminé. E.Lombard, que vous inspirent ces réactions politiques évidemment trop prématurées? - E.Lombard: Je pense d'abord aux parents, à la famille.
C'est un drame absolu. C'est une période de recueillement où il ne faut penser qu'à cela. Je veux ajouter aux condoléances que j'adresse à la famille, les remerciements à la Police nationale, qui a fait un travail formidable.
Il faut s'arrêter là dans cette période de deuil, cette période de communion avec l'ensemble des personnes impliquées. Je ne peux rien dire au-delà sur ce drame. - A.-E.Lemoine: C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
Merci. La nouvelle mise en scène choquante du Hamas et de ses alliés ce week-end... - L.Sénéchal: Des images très perturbantes, déclare l'ONU.
Parmi les otages israéliens libérés, Eli Sharabi, a l'air hagard et est très amaigri. C'est lui qui est exhibé par les combattants du Hamas. C'est un père de famille.
On va le voir avant l'attaque du 7-Octobre avec sa femme et ses 2 filles. Elles ont toutes les 3 été assassinées par les terroristes. Il l'ignore quand ses tortionnaires lui demandent de prendre la parole.
Il y a là un cynisme qui choque l'auteur J.Sfar. L'otage a retrouvé des proches.
Son frère lui a appris la mort de sa femme et de ses filles. Comme lui, les autres otages libérés samedi sont apparus très affaiblis après 194 jours aux mains du Hamas. Eux aussi sont libres: 5 ressortissants thaïlandais, des travailleurs agricoles enlevés en Israël le 7-Octobre.
Ils sont rentrés chez eux et ont pu retrouver leurs proches après leur libération. Ce soir, le Hamas suspend jusqu'à nouvel ordre le prochain échange prévu samedi, en attendant qu'Israël s'acquitte de ses obligations. Pour l'instant, Trump est en boucle sur son idée de déplacer les Gazaouis.
Il ne projette même plus de les faire revenir dans la bande de Gaza. ... - L.Sénéchal: Où iraient les Gazaouis?
Trump a évoqué l'Egypte et la Jordanie, qui ont hurlé de concert. B.Nétanyahou en vient à s'amuser du lapsus d'un journaliste. - L.Sénéchal: Ca n'a pas du tout fait rire l'Arabie saoudite ou la Ligue arabe, pour qui ces mots sont "inacceptables et déconnectés de la réalité". - A.-E.Lemoine: Quand D.Trump nomme par erreur un opposant à la tête du FBI... - L.Sénéchal: Trump, qui est pourtant en croisade contre la police fédérale...
Trump a choisi K.Patel. En attendant que ce nom soit validé, il fallait nommer un directeur par intérim.
L'administration Trump s'est plantée. Elle devait nommer une personnalité docile, mais l'a inversée avec celui qui devait être numéro 2, un agent chevronné qui n'avait pas vocation à diriger le FBI. Le voici propulsé numéro 1 sur le site de la Maison-Blanche.
Il est donc par erreur patron par intérim. Il entend jouer à fond ce rôle. ... - L.Sénéchal: Comme premier fait d'armes, Brian Driscoll a refusé de livrer à l'administration Trump la liste des agents du FBI qui ont enquêté contre les émeutiers du 6 janvier.
Il ne pourra pas s'opposer indéfiniment à l'administration Trump. Il finira par être remplacé par K.Patel, dont l'audition se poursuit au Sénat. ... - L.Sénéchal: K.Patel noie le poisson. des agents embauchés, mais les noms ont été transmis dans un mail non protégé.
Les agents en poste sur le terrain sont donc en danger. C'est comme s'ils avaient une cible dans le dos. - A.-E.Lemoine: Trump s'est invité au Super Bowl. - L.Sénéchal: C'est le premier président en exercice à assister à cette finale du football américain. 100 millions de personnes devant leur écran pour voir Trump serrer des mains et voir le match.
A la mi-temps, le rappeur K.Lamar...
S.L.Jackson était sur scène, il est opposé au président.
Dans les tribunes, la chanteuse T.Swift a été huée. Est-ce pour son opposition à D.Trump ou parce que son compagnon était sur le terrain hier soir?
Huées. Ce n'est pas une bronca non plus. Elle a été surprise d'avoir été sifflée.
Trump n'est pas resté jusqu'au bout du match. Dans l'avion qui l'emmenait au Super Bowl, il a signé un énième décret pour faire du golfe du Mexique le "golfe de l'Amérique". ... - P.Cohen: Le commandant de bord est bien dans la ligne.
Il va rester, lui. - L.Sénéchal: Il s'est prononcé pour interdire le penny, la pièce d'un centime de dollar qui coûte, selon lui, 2 centimes de dollar.
Il y a eu un débat en Europe. La production des pièces de 1 et 2 centimes a été retirée de la Belgique en 2019 et de l'Irlande en 2015. Est-ce un projet en France, d'en finir? - E.Lombard: La monnaie est un sujet trop sérieux pour être confié au gouvernement. - L.Sénéchal: Vous n'y êtes pas favorable? - E.Lombard: C'est une question que je n'ai pas regardée, je me permets de ne pas avoir d'avis. - P.Cohen: C'est l'Euro... - L.Sénéchal: Le Canada l'a fait aussi en 2012. - A.-E.Lemoine: Merci.
Merci, E.Lombard.
Gérald Darmanin