Nicolas Dupont-Aignan sur RTL (16/07/2021)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse partielle
Est-ce que ces catastrophes valident cette ambition européenne aussi pour vous Nicolas Dupont-Aignan ?
- 1:41OuverteRéponse directe
Est-ce que, du coup, vous appelez à la désobéissance civile quand la loi sera votée, normalement la semaine prochaine ?
- 4:34OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous n'avez pas confiance dans ces vaccins ?
- 6:31RelanceRéponse directe
Vous mettez en cause la fiabilité de ces vaccins ?
- 8:49OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça, ce n'est pas un risque ?
- 11:37OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron devrait garder le garde des sauts ministres, même s'il est mis en examen. Est-ce que vous vous dites qu'il a raison ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« l'interdiction des véhicules thermiques, essence et diesel, dès 2035. »
- 2:56PrésentateurChiffre
« Il y a 30 millions de Français qui sont pris en otage à partir du 1er août. »
- 6:29PrésentateurFait
« qui se terminera fin 2020. »
- 7:08PrésentateurChiffre
« 58% aujourd'hui sont favorables à une vaccination obligatoire et 72% pour le personnel soignant. »
- 11:30PrésentateurFait
« la France n'est pas l'Arabie Saoudite ou le Pakistan, qui sont les seuls pays qui aujourd'hui imposent la vaccination. »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- Nicolas Dupont-Aignan19 %
- ?10 %
≈ 59,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous êtes sur RTL. RTL Matin, Stéphane Carpentier.
Et pile 7h44, Benjamin Sportouche, votre invité ce matin, est donc le président de Debout la France. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Benjamin Sportouche. Merci d'être avec nous ce matin sur RTL. Avant d'en venir au vaccin, un mot sur les innovations meurtrières en Allemagne, en Belgique, où on a vu les images terribles. Ça se passe au moment même où le plan climat a été présenté par Bruxelles pour lutter contre le réchauffement climatique, justement, avec notamment l'interdiction des véhicules thermiques, essence et diesel, dès 2035. Est-ce que ces catastrophes valident cette ambition européenne aussi pour vous Nicolas Dupont-Aignan ?
C'est un raccourci un peu facile et comme j'ai un esprit plutôt scientifique, je me méfie de ces raccourcis hasardeux. C'est une tragédie, il faut analyser. Il y a un vrai danger de réchauffement climatique. Pour autant, est-ce que cette catastrophe-là est directement liée ? Je ne suis pas compétent pour vous le dire. Vous
n'êtes
pas sûr que ce soit dû au réchauffement climatique ?
Je
n
'en sais rien aujourd'hui, donc je me méfie de ces raisonnements hâtifs. Je pense aux victimes d'abord, et je pense que l'Europe, si elle veut vraiment lutter contre le réchauffement climatique, ne doit pas se saborder face à la Chine, aux Etats-Unis, qui polluent beaucoup plus, et s'imposer des contraintes légitimes. Si les autres ne se les imposent pas, cela ne servira à rien.
Vous
faites
partie des
climato-sceptiques ou pas vous
?
Pas du tout. Je crois que c'est une des grandes ambitions de l'avenir, à condition
qu
'on ne s'inflige pas des difficultés,
qu
'on n'appauvrisse pas nos concitoyens, alors même qu'on laisse produire les produits que nous consommons en Chine ou en pollue. Ce serait absurde. Mais vous dites
qu'il faut d'abord voir s'il y a un lien entre le changement climatique et ces catastrophes, même si les experts semblent le dire. Vous êtes donc hostile, on y vient, à la vaccination obligatoire des soignants et à l'extension du pass sanitaire, Nicolas Dupont-Aignan. Est-ce que, du coup, vous appelez à la désobéissance civile quand la loi sera votée, normalement la semaine prochaine ?
D'abord, je voudrais dire aux Français
la
gravité de ce qui se passe.
Pour
la première fois,
pour
la première fois dans notre histoire, la liberté de circulation
dans
le train, dans l'avion, l'accès à des pharmacies dans les centres commerciaux,
l
'accès à des terrasses de café pour un gamin de 14 ans, la vie de nos concitoyens va être régie
par
une condition médicale. Ça ne s'est jamais vu dans notre pays. Jamais. C'est extrêmement grave. C'est une atteinte à nos libertés considérable.
C
'est sans fin parce qu'un homme seul décide que vous ne pourrez plus circuler si vous n'avez pas tel produit dans le corps. C'est une atteinte au droit à disposer de notre corps. C'est contraire à toutes les réglementations européennes. Et c'est extrêmement grave.
Donc je veux appeler
l'attention.
On
n'a pas vu depuis bien longtemps la discrimination qui s'affiche
dans
notre pays à ce point.
Il y a 30 millions de Français
qui sont pris en otage à partir du 1er août. Alors je combattrai d'abord ce projet de loi au Parlement. Et j'espère qu'on aura une majorité de députés pour le refuser.
Et
ensuite, si je peux finir ma phrase, je suis convaincu
que
le Conseil constitutionnel, car nous sommes dans un pays de droit, annulera ces dispositions. On peut lutter contre le virus, contre l'épidémie, à bon escient, avec bon sens,
avec
plusieurs moyens, comme d'autres pays. Et la plus grande... On va y venir.
La plus grande... Je vous pose des questions. Ce qu'a
dit hier, Mme Merkel était très juste. Elle a dit exactement ce que je dis. Elle a désavoué totalement le président Macron.
Juste, vous dites qu'on n
'a
pas vu de telles discriminations depuis des années. Alors à quoi faites-vous ? Je
ne fais rien d'allusion. Parce que vous
savez que les antivax arborent aujourd'hui des étoiles jaunes,
par exemple.
Ça me choque, car je sais ce qu'a été cette période de l'histoire. Donc c
'est de l'outrance.
Simplement, l'outrance là, elle est du côté d'un pouvoir
qui,
pour se dédouaner de ses fautes dans la gestion de la crise, il n
'a
pas contrôlé correctement les frontières, ce qui fait que le variant est arrivé. Il ne les contrôle toujours pas. Il supprime des lits alors qu'on a besoin de lits. Il a bloqué des soins qui sont enfin reconnus. Comme l'ivermectine, qui est enfin reconnue, alors je le dis depuis des mois. Il a mal organisé le séquençage. Bref, pour se dédouaner de ses responsabilités dans la très mauvaise gestion de la crise, aujourd'hui il fait de la surenchère en portant atteinte aux libertés des Français. C'est très grave ce qui se passe. Très grave. On
n'a jamais
vu ça. Est-ce que, Nicolas Dupont-Aignan, vous n'avez pas confiance dans ces vaccins ?
Ça
n'a rien à voir
avec
la vaccination.
Est-ce que vous avez confiance dans la fiabilité de ces
vaccins ? Attendez,
je vais vous répondre. Mais d'abord, je voudrais vous dire.
Il
y a beaucoup de gens qui sont vaccinés,
qui
ont donc confiance dans les vaccins,
et
qui sont scandalisés
d
'être obligés de présenter à partir du 1er août pour monter dans un train, d'être contrôlés 15 fois, que des restaurateurs soient obligés de faire la police, que l'on divise les Français. Donc ce n
'est
pas une question de vacciner, pas vacciner. C'est un problème de liberté. Car même les vaccinés, quand au bout de 6 mois on leur dira « Votre dose n'est plus bonne, vous devez prendre une troisième dose, une quatrième dose. Sinon vous serez interdit de sortir. » C'est ça la réalité. Mais est-ce que vous avez confiance dans
ces vaccins ? Alors je vais revenir sur l
'affaire des vaccins. Je crois que la vaccination est un acte de responsabilité individuelle avec son médecin traitant. Surtout, surtout, et qui ne peut pas être obligatoire, comme l'a dit Mme Merkel encore, pour une raison très simple.
C
'est qu'aujourd'hui, ces vaccins
sont
en étude, sous autorisation conditionnelle. Et la loi, et d'ailleurs c'est pour ça que le président Macron n'oblige pas directement à la vaccination, il oblige par le pass sanitaire à la vaccination. Parce qu'aujourd'hui, on ne peut pas imposer de force de prendre un vaccin qui est en phase d'étude, dont on n'a pas le recul. Et j'estime, et c'est très important ce que je vais vous dire, j'estime qu'il
y a
un bénéfice-risque
individuel
avec son médecin. Quand on est âgé, 95% des morts du Covid avaient plus de 65
ans. Si je peux finir ma phrase,
95% des morts avaient plus de 65 ans et 65% avaient une comorbidité. J'ai toujours dit, quand on a plus de 65 ans et une comorbidité par exemple, il me paraît sage de se vacciner, à bon escient. En revanche, imposer la vaccination
sur
des jeunes qui ne meurent pas du Covid
est
une hérésie quand c'est un produit dont se dégage toute responsabilité, les fabricants, et qui n'a pas terminé sa phase d'étude, qui se terminera
fin 2020. Donc vous mettez en cause la
fiabilité de ces vaccins,
comme vous l
'aviez fait sur les vaccins pour les enfants à l'époque.
Vous
disiez que les 11 vaccinations obligatoires n'étaient pas judicieuses, alors qu'elles étaient déjà injectées depuis des années et confirmées par
la science. Ce que j'ai
contesté à l'époque, je n
'ai
jamais contesté la vaccination. J'ai vacciné mes enfants et je suis pour la vaccination, qui est un grand progrès pour l'humanité. Je dis simplement, et j'ai dit à l'époque, que les 11 d'un coup étaient excessifs et qu
'il
valait mieux l'étaler. Donc ne transformez pas mes propos. Je
dis aujourd
'hui, solennellement aux Français,
faire
vacciner des adolescents
est
une hérésie alors que ces adolescents ne risquent rien. Imagine-t-on un pays qui force, parce que c'est de cela dont il s'agit, on vous prive de liberté si vous ne vaccinez pas, alors même que la personne qu
'on
vaccine n'a aucun risque de mourir de cette maladie. C
'est une
hérésie
incroyable. Vous aviez
vous-même défendu l'hydrochloroquine,
alors que
les études n'étaient pas terminées, et qu'il y avait une interrogation sur la fiabilité, et aujourd'hui ce médicament est
déconseillé. Il y a une grande
différence. L'hydroxychloroquine a été vendue à des milliards de fois, un retour d'expérience était moins dangereux que le doliprane. L'ivermectine, que
j'ai défendu, ici
même vous m'avez critiqué parce que j'ai défendu l'ivermectine. Heureusement que je l
'ai
défendu. Ça a sauvé des milliers de vies. Et
si on l'avait fait
? Donc, attention. Vous savez, je crois que dans cette affaire, il faut du bon sens, il faut une palette.
On
luttera contre cette épidémie. J'étais le premier à demander les contrôles des frontières. On m
'a
rionné. J'étais le premier à demander des masques. J'étais ici dans votre studio en février
2020.
Monsieur, fameux médecin, je ne
sais
plus comment il s'appelle, Monsieur Chypre, s'est moqué de moi parce que je demandais des masques en février 2020 dans votre studio. On s'est moqué de moi quand j'ai demandé des tests. Quand j'ai demandé qu'on augmente les lits de réanimation,
on
m
'a
dit que
ce
n
'est
pas nécessaire, ça va passer. Je suis un être prudent.
Je
demande une palette de
solutions.
Je refuse qu'on force les Français à se vacciner avec un produit dont on ne connaît
pas encore les
conséquences. Quand on regarde dans le passé, il y
a
eu les mêmes débats. Je regardais pour la ceinture de sécurité ou pour le port du masque. À l'époque, on disait, c'est moi qui prends le risque,
ce
n
'est
pas les autres, disaient les opposants. Et on a évité 15 000 morts parce que quelque part, la liberté, on protégeait les gens contre eux-mêmes. Parce qu'il peut y avoir... Est-ce que ça, ce n
'est
pas un risque ? Je
vais vous poser une question.
Il y a 15 000 morts de la grippe. D'accord
?
Il y
a
15 000 morts de la grippe à peu près selon les années. D'accord ? Pourquoi on n'a pas interdit de circulation les gens qui n'étaient pas testés pour qu'on n'oblige pas les tests pour la grippe
?
Vous auriez pu sauver
des vues ? Est-ce que là,
on voit bien qu'il y a une contagiosité beaucoup plus forte de ces variants et
de
Covid ? On voit plusieurs variants
se développer. Sur la contagiosité, on va revenir là-dessus. Dans une année et
demie, il y
a
eu beaucoup, beaucoup de
variants. Comment vous faites ? Oui, mais il y aura toujours des variants. Tous les grands spécialistes vous le disent. Le professeur
Delphrécy, parce que c
'est extraordinaire, le professeur
Delphrécy, président du conseil scientifique, ce n
'est
pas quelqu'un qui m
'est
favorable, je crois. M. Macron a confiance en lui. Il a écrit, je vous renvoie à cet article,
que
les journalistes qui font de la propagande incroyable pour les mesures du gouvernement depuis des semaines... Enfin non, vous
êtes là aujourd'hui ce matin. Je
vous en remercie, c'est la liberté d'expression encore, quelques mois. Les journalistes feraient mieux de lire ce que disait M. le professeur Delphrécy le 18 février dans l'An de 7, grande revue scientifique. Il disait, je ne crois pas à la vaccination de masse, je crois à des mesures ciblées en fonction de l'âge. Une personne âgée qui
a
un risque de mourir du Covid, je lui recommande la vaccination, malgré les effets secondaires qu'il peut y avoir, car le bénéfice
de
la vaccination est supérieur au risque. Mais un gamin de 15 ans, qu'on va interdire de prendre une glace à une terrasse de café,
pour
l'obliger à se vacciner avec un produit dont on ne connaît pas les conséquences sur les jeunes,
pour
une maladie qui ne peut pas attraper, me paraît fou. Et un pays qui
arrive... Mais donc, c'est sceptique vis
-à-vis
de la
science, c'est ce que vous êtes... Pas
du tout. Au
contraire. Au contraire. Le
remdesivir, grand produit que nous vantait le professeur Delphré, Mme Lacombe, sur toutes les chaînes de télévision, que l'Union Européenne a acheté pour des centaines de millions d'euros, était sous autorisation conditionnelle, M. Sportouche. Et puis après, on s'est aperçu que sur le temps, ce n'était pas utile, et on a dit qu'il ne faut plus l'utiliser. Je suis pour le principe de précaution
et d'équilibre. Emmanuel Macron vous dit qu
'il y a des gens aujourd'hui, qui, avec beaucoup de cynisme aux politiques, utilisent la peur de certains. Est-ce que...
Qui utilise la
peur ? Si ce
n
'est un président de la République qui manipule l'opinion des Français, qui surfe sur la peur, qui veut les priver de liberté,
c
'est quand même fort de café
d'entendre le président
de la République se manipuler
à ce point la peur.
Sauf
que les Français ne sont pas forcément d
'accord avec vous. 58% aujourd'hui sont favorables à une vaccination obligatoire et 72% pour le personnel soignant.
Écoutez, je me réjouis qu'il y en ait 42% qui soient hostiles malgré le déluge de propagande qu'il y a dans notre pays. Et j'invite les Français à
se
renseigner, à faire preuve de bon sens, à vacciner ceux qui ont un risque, à ne pas vacciner leurs enfants, et à lutter de toute leur force, et je les appelle à manifester pacifiquement, pacifiquement, tranquillement, avec la force de leur bon sens et de leur bonne conscience, dans toutes les rues de France, pour montrer à Emmanuel Macron et à son pouvoir que la France n'est pas l'Arabie Saoudite ou le Pakistan, qui sont les seuls pays qui aujourd'hui imposent la vaccination.
Dernière question, Emmanuel Macron devrait garder le garde des sauts ministres, même s'il est mis en examen. Est-ce que vous vous dites qu'il a raison ?
Non, mais bien évidemment, un garde des sauts mis en examen devrait démissionner dans l'instant, le temps de se défendre, et les institutions de la République méritent un peu d'équilibre, un peu de raison là aussi. Vous savez, ce pouvoir se durcit parce qu'il est presque la fin, l'enjeu, ce n
'est
pas de le critiquer, c'est fini, c'est de préparer l'alternative sur le bon sens, la raison, la prudence. Il devrait donc démissionner, dites-vous. Merci Nicolas Dupont,
et
bonne journée à vous.
Merci à tous les deux. d'entre
-tout. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan