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Discours / meetingAurélien Le Coq· 28 janvier 2026 5 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Ils veulent vendre les ministères à la découpe ! - LE COQ (LFI) dénonce le scandale

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueChiffre
    « 11 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté. Un record depuis 30 ans, 350000 de plus condamnés à la lutte quotidienne pour la survie par vos politiques mortifères l'an passé. »
  • 2:03Invité politiqueChiffre
    « Ces 195000 bâtiments, 97 millions de m², 73 milliards de valorisations. »
  • 2:43Invité politiqueChiffre
    « le sol de net, c'est-à-dire la différence entre la dette et les richesses possédées est de 786 milliards. Ce qui signifie que chaque enfant ne n'est pas avec 30000 € de dette sur le dos, mais qu'il naît avec un patrimoine public net de 4500 €. »
  • 3:23Invité politiqueFait
    « vous organisez ici la grande braderie. L'objectif est assumer, sortir la tronçonneuse, monsieur le rapporteur, et dépesser l'état de 30 % de ses biens. »
  • 4:04Invité politiqueFait
    « Mettre artificiellement les ministères en difficulté pour les pousser à s'autosaboter, c'est du génie ultralibéral. »

Temps de parole

  • Aurélien Le Coq100 %

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Aurélien Le Coq

Monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, chers collègues, les services publics sont le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. Cela n'aura peut-être jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui. 11 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté. Un record depuis 30 ans, 350000 de plus condamnés à la lutte quotidienne pour la survie par vos politiques mortifères l'an passé. Pour toutes celles et ceux que vous avez ainsi sacrifié pour la jouissance de quelques-uns, les services publics doivent être le dernier pilier qui leur permet encore d'avancer. C'est tout cet édifice social qui faisait la fierté de la France que vous mettez aujourd'hui en danger par cette loi.

Vous vous apprêtez à organiser la vente à la découpe du patrimoine de l'État. Car oui, pour faire vivre nos services publics, il faut bien des bâtiments et donc du patrimoine immobilier. Ces bâtiments, ce sont nos universités, ce sont nos tribunaux, ce sont les nos commissariats, ce sont aussi nos musées et nos monuments historiques. C'est cela que vous décidez de prendre le risque de sacrifier. Vous nous direz, comme l'a dit monsieur le rapporteur, mais non, le problème ce sont les bureaux. Ils sont trop nombreux, trop grands. Collègues, dans les bureaux, on travaille aussi à l'intérêt général.

C'est parce qu'il y a des bureaux que les agents peuvent lutter, par exemple contre la fraude fiscale. Ça rapporte de l'argent, paraît-il. C'est parce qu'il y a des bureaux que l'inspection du travail peut recevoir celui ou celle dont le droit n'a pas été respecté. C'est parce qu'il y a des bureaux qu'il peut y avoir des enquêtes judiciaires. C'est cela que vous décidez de vendre progressivement aujourd'hui. La réalité, c'est que la haine du commun de la Macronie est sans limite. Vous voulez répliquer ici les mêmes lubis que celles de Ravière Miley. Lui aussi a lancé un grand plan de vente du patrimoine public. Vous nous expliquez que vous voulez moderniser le patrimoine de l'État.

La réalité c'est que vous l'affaiblissez. collègues macronistes qui passaient votre temps à provoquer la panique sur la dette. Vous venez de découvrir que l'État n'a pas uniquement une dette mais qu'il a aussi des richesses et son patrimoine en fait partie. Oui, le patrimoine immobilier de notre de l'État et notre richesse commune, celle qui appartient à tous les Français. Ces 195000 bâtiments, 97 millions de m², 73 milliards de valorisations. Pour contraindre les Français à accepter votre politique brutale, les perroquets de plateau chantent en cœur. Chaque enfant naît avec une dette de 30000 € sur le dos. Panique généralisée, que faire ?

Tout couper, tout supprimer, l'école, l'hôpital, l'université. Et pourtant, si l'on prend en compte les actifs de l'État, ce dont on parle aujourd'hui, par exemple son précieux patrimoine immobilier, le sol de net, c'est-à-dire la différence entre la dette et les richesses possédées est de 786 milliards. Ce qui signifie que chaque enfant ne n'est pas avec 30000 € de dette sur le dos, mais qu'il naît avec un patrimoine public net de 4500 €. Alors de ce patrimoine immobilier qui héberge nos services publics, vous organisez ici la grande braderie. L'objectif est assumer, sortir la tronçonneuse, monsieur le rapporteur, et dépesser l'état de 30 % de ses biens.

Pour cela, vous avez réussi à inventer une idée fabuleuse. Je remarque, rendre l'État locataire de ses propres biens. Non, franchement, c'est fort. Fallait y penser. Mettre artificiellement les ministères en difficulté pour les pousser à s'autosaboter, c'est du génie ultralibéral. C'est ainsi que demain le ministère de la culture va devoir payer un loyer pour le Panthéon, l'Arc de Triomphe ou le Musée du Louvre et au prix du marché en plus. Le ministère de l'enseignement supérieur per un loyer pour ses universités, celui de l'intérieur, ses commissariats et cetera et cetera.

Et à la fin, vous aurez vendu le patrimoine commun et appauvri la puissance publique, mais surtout pourri la vie des agents et des fonctionnaires parce que telle sera la conséquence. regroupement de services, bureau exigu incapacité de recevoir du public. À la fin, ce sont les fonctionnaires qui paieront et comme l'a dit le collègue le Gavre, je connais la même chose à Lille, des inspecteurs du travail qui n'ont plus les bureaux pour recevoir leur public.

C'est la rentabilité érigée en politique publique proposée par la Macronie, approuvé par leur supplétif socialiste qui signe la proposition et évidemment avec le soutien appuyé du Rassemblement national, trop heureux de pouvoir détruire l'État. Heureusement qu'il reste dans cet hémicycle les insoumis, les écologistes et les communistes pour défendre le bien commun. Merci monsieur le député.