đŽLâONF, lâANATEF & le GIP Ecofor sur lâadaptation de la gestion de la forĂȘt au changement climatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 62 %Attaque 20 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:05OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux indicateurs de dĂ©pĂ©rissement des forĂȘts françaises ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment l'ONF compte-t-il adapter ses méthodes de gestion face à l'accélération du changement climatique ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
La forĂȘt peut-elle s'adapter seule aux alĂ©as climatiques ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Quels sont les effets des coupes rases sur la biodiversité et les sols ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Comment intĂ©grer la gestion de l'eau dans la stratĂ©gie d'adaptation des forĂȘts ?
- 16:00RelanceRéponse directe
Comment garantir que les missions d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral passent avant la pression commerciale sur les forĂȘts gĂ©rĂ©es par l'ONF ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30François BonetChiffre
« 670000 hectares de forĂȘt sont en Ă©tat de dĂ©pĂ©rissement. C'est 66 fois la surface de Paris, 4 % de la surface forestiĂšre globale en France. »
- 6:30François BonetChiffre
« La France devrait connaßtre un réchauffement d'un degré supérieur à la moyenne mondiale à horizon de 2100. »
- 24:00François BonetFait
« La forĂȘt française ne peut se regarder d'un seul bloc. Il y a d'un cĂŽtĂ© les forĂȘts primaires et de l'autre les forĂȘts façonnĂ©es de la main de l'homme qui sont elles majoritaires. »
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commission issue de six groupes différents depuis une mission d'information en 2023 dont la rapporteur était Sophie Panonacle. Ce travail avait aussi débouché sur plusieurs propositions de loi. Nous accueillons donc ce matin François Bonet, directeur général adjoint de l'ONF accompagné de madame Claire Tolance, directrice adjointe des relations institutionnelles.
Emmanuel Nicolas, prĂ©sident de l'Anatef, l'association nationale des techniciens forestiers indĂ©pendants et Guy Landemman, ancien ingĂ©nieur Ă Rae et directeur adjoint d'un groupement d'intĂ©rĂȘt public, le GIP EOFORT dont la mission est de dĂ©velopper des programmes de recherche sur des Ă©cosystĂšmes forestiers et la gestion durable des forĂȘts. Vous avez en particulier mise au point des indicateurs de suivi. Le sujet monte, c'est ce qu'on peut lire sur le site de l'ONF dans un article du dĂ©but du mois sur le changement climatique et le dĂ©pĂ©rissement de la forĂȘt.
Et c'est le moins que l'on puisse dire, nous avons 670000 hectares de forĂȘt sont en Ă©tat de dĂ©pĂ©rissement. C'est 66 fois la surface de Paris, 4 % de la surface forestiĂšre globale en France. Plus de 80 % de mortalitĂ© des arbres constatĂ©es en 10 ans alors que la forĂȘt et les sols forestiers compensent 9 % de nos Ă©mission de gaz Ă effet de serre.
MĂȘme s'il demeure encore des incertitudes sur l'ampleur et la rapiditĂ© de ces phĂ©nomĂšnes, les mĂ©canismes d'adaptation naturelle semblent en moyenne 10x fois trop lents au regard de la rapiditĂ© prĂ©visible d'Ă©volution du climat. Ainsi dans la dans le PNAC 3, la forĂȘt apparaĂźt Ă travers deux axes. D'abord la mesure 7, se prĂ©parer Ă l'augmentation attendue des incendies de forĂȘt et de vĂ©gĂ©tation.
Et ensuite la mesure 38, assurer la rĂ©silience des forĂȘts, des services associĂ©s et de l'Ă©conomie de la filiĂšre bois. Cette filiĂšre rĂ©unit en effet des milliers d'emplois qui doivent ĂȘtre aussi prĂ©servĂ©s. Vos diagnostics et recommandations seront donc trĂšs utiles et nous comptons sur vous pour prendre en compte autant que possible la variĂ©tĂ© de nos paysages forestiers puisque nous sommes l'un des rares pays Ă avoir une forĂȘt tempĂ©rĂ©e tropicale et borĂ©ale.
Je vous laisse la parole pour une brĂšve introduction et nous engagerons le dialogue avec les dĂ©putĂ©s. Madame la prĂ©sidente, mesdames, messieurs les dĂ©putĂ©s, je vous remercie d'avoir conviĂ© l'ONF Ă cette audition sur l'adaptation des fois au changement climatique car je dois le dire, c'est aujourd'hui le sujet de prĂ©occupation numĂ©ro 1 de nos forestiers sur le terrain, voir un sujet quasiment exclusif de prĂ©occupation compte tenu de la la gravitĂ© de de la situation et de l'Ă©tat des dĂ©gradations de nos Ă©cosystĂšmes. Avec le changement climatique, je le dis avec une certaine gravitĂ©, avec 30 ans d'expĂ©rience de de pratique de la gestion forestiĂšre, les forestiers vont faire face lĂ dans les annĂ©es qui viennent aux plus grands dĂ©fis qui'est jamais connu la foresterie française qui a une longue tradition depuis la crĂ©ation des eaux et forĂȘt au 13e siĂšcle sous Philippe Lebelle.
Je crois qu'on est face Ă un mur de difficultĂ© auquel les forestiers vont devoir faire face. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs l'adaptation des fois au changement climatique devrait figurer parmi les prioritĂ©s que le gouvernement devrait assigner Ă l'ONF dans son prochain contrat d'objectif 2026-2030 qui est en cours de nĂ©gociation. Vous l'avez dit madame la prĂ©sidente, l'accĂ©lĂ©ration du changement climatique touche trĂšs durement les forĂȘts françaises, non seulement dans l'hexagone mais aussi dans les outremĂšres puisqu'on nous constate et on dĂ©plore dĂ©jĂ des dĂ©pĂ©rissements significatifs dans la forĂȘt de Guyane et dans les forĂȘts de l'Ăźle de la RĂ©union que nous n'avions jamais connu jusqu'Ă prĂ©sent.
Ce dĂ©pĂ©rissement compromet progressivement la capacitĂ© des forĂȘts Ă apporter les services attendus tant sur le plan Ă©conomique, social et environnemental. Depuis 2018, parce que 2018 est un point de bascule, euh le constat est sans appel. Le taux de rĂ©colte des arbres dĂ©pĂ©rissant dans ce qu'on rĂ©colte chaque annĂ©e, je prends ce que rĂ©colte l'ONF, environ 12 millions de m c dans les forĂȘes et communales.
On a aujourd'hui un taux d'arbres dĂ©pĂ©rissants malade qui reprĂ©sente environ 30 % de la rĂ©colte. Alors qu'historiquement, on a les statistiques depuis le 19e siĂšcle, le taux d'arbre d'pĂ©rissant rĂ©coltĂ© ne dĂ©passait rarement 5 % par an. Donc c'est un indicateur fort que du niveau de dĂ©pĂ©rissement de de nos de nos de nos forĂȘts.
On estime aujourd'hui, vous avez parlĂ© de 650000 hectares de forĂȘt dĂ©pĂ©rissantes au niveau national hexagonal. Dans les forĂȘts publiques, on estime 200 Ă 200000 hactares les surfaces de forĂȘt trĂšs sinistrĂ©e, trĂšs dĂ©pĂ©rissantes avec des phases d'effondrement de de la forĂȘt environ 5 % des surfaces que nous gĂ©rons hein, 25 % des surfaces de la forĂȘt française hexagonale et ce taux est Ă peu prĂšs similaire sur les les forĂȘts privĂ©es. Entre deux pĂ©riodes dĂ©cĂ©nales 2005 2023 la croissance des arbres c'est un are un autre indicateur fort la croissance des arbres a globalement baissĂ© de 8 %.
Euh ça veut dire que les arbres croissent beaucoup moins vite, les cernes annuelles sont beaucoup plus serrĂ©es et ça c'est directement liĂ© au manque d'eau et Ă l'accumulation des sĂ©cheresses caniculaires. Et parallĂšlement, autre indicateur, la mortalitĂ© dans les forĂȘts Ă doublĂ© entre ces deux pĂ©riodes dĂ©cenales. Pour donner un seul chiffre dans les forĂȘts publiques, dans les seules forĂȘts publiques, on a annuellement, on est passĂ© de 1,3 million de m c de bois mort qui meurt chaque annĂ©e Ă prĂšs de 3 millions de m c qui meurent chaque annĂ©e du fait des dĂ©pĂ©rissements.
Cette forĂȘt affaiblit et c'est un autre Ă©lĂ©ment, une autre consĂ©quence du changement climatique est beaucoup plus sensible aux attaques d'agents pathogĂšnes dont le dĂ©veloppement est accĂ©lĂ©rĂ© par le changement climatique comme l'a montrĂ© la crise des des scolites de l'Ă©pistĂšre dans le carnord-est. la crise du de l'encre du chĂąteignier qui est en train d'affecter trĂšs durement les forĂȘts d'Ă-de-France ou la crise du Aneton Ă CompiNg ou Ă Chantill qui est en train de faire dĂ©pĂ©rir ces deux forĂȘts emblĂ©matiques de française. Cette sensibilitĂ© exacerbĂ©e se double d'une exposition accrue Ă de nouveaux pathogĂšnes produits de la mondialisation des Ă©changes.
Je cible la Calaros du Freine qui est en train de faire dĂ©pĂ©rir cette essence feuillue de nos forĂȘts qui fait la diversitĂ© de nos essences feuillues actuellement. Et par ailleurs, on a vu apparaĂźtre un foyer de nĂ©matode du pain depuis le mois de novembre dans le dans les landes euh qui est un redoutable ravageur des euh rĂ©sineux. En 2025, l'ONF a procĂ©dĂ© Ă un diagnostic des 125 plus grands de ChĂźnet de France, le chaĂźn et l'arbre roi de de de nos forĂȘts.
Et nous avons diagnostiquĂ© une nette dĂ©gradation de l'Ă©tat de santĂ© de nos belles chaĂźnes de l'AlliĂ© de du Valde de Loire avec des trĂšs forts pertes de feuilles et des pĂ©rissements des des branches qui est extrĂȘmement prĂ©occupante. AprĂšs ce je je rajoute aussi que la France devrait connaĂźtre un rĂ©chauffement d'un degrĂ© supĂ©rieur Ă la moyenne mondiale Ă horizon de 2100. On a dĂ©veloppĂ© des outils pour essayer de projeter l'Ă©volution des dĂ©pĂ©rissements et on voit que la carte de compatibilitĂ© climatique de nos essences montre que le tiers de la forĂȘt actuel se trouvera en inconfort climatique Ă horizon 2050 et plus de 50 % de nos forĂȘts devrai aussi se trouver en inconfort en difficultĂ© climatique d'ici la fin du siĂšcle.
Ce constat et ces perspectives ne sont guerres rĂ©jouissantes et sont un facteur de de de grande anxiĂ©tĂ© pour les forestiers de terrain qui voient le fruit du travail de leur des gĂ©nĂ©rations passĂ©es se dĂ©grader sous leurs yeux et il devient chaque jour plus nĂ©cessaire d'accompagner l'adaptation de nos forĂȘts pour les rendre plus rĂ©silientes afin de prĂ©venir les phĂ©nomĂšnes de rupture et d'effondrement de nos Ă©cosystĂšmes. J'Ă©voquerai quelques mesures, quelques orientations que l'ONF a d'ors et dĂ©jĂ adoptĂ© au titre de la politique d'adaptation des fauchs climatiques. Face aux alĂ©as et aux incertitudes qui se cumulent, il est important de dĂ©velopper des nouveaux outils de surveillance et de diagnostic en continu de nos forĂȘts.
On avant 2018, on avait une forĂȘt relativement stable qu'on inventoriait tous les 20 ans au moment de la rĂ©vision des plans de gestion. Aujourd'hui, la forĂȘt elle Ă©volue, elle bouge, elle est affectĂ©e par des alĂ©as quasiment tous les ans ou tous les Ă des frĂ©quences infra de moins de 5 ans. Et donc, il nous faut renforcer les capacitĂ©s de surveillance par des nouvelles technologies, la tĂ©lĂ©dĂ©tection, le croisĂ© Ă des placettes de terrain pour avoir un suivi renforcĂ© pour pouvoir intervenir au bon endroit au bon moment avec anticipation et de façon raisonnĂ©e.
On a aussi un prĂ©requis pour une gestion forestiĂšre adaptative rĂ©ussie, c'est la prĂ©servation des fonctionnalitĂ©s des Ă©cosystĂšmes existants. Je veux parler de la prĂ©servation et de la biodiversitĂ© et des sols qui est essentiel, je pense que Guuy reviendra, qui sont la base de la capacitĂ© de rĂ©silience de nos forĂȘts. Plusieurs mesures ont Ă©tĂ© engagĂ©es en ce sens.
Notamment la gĂ©nĂ©ralisation dans les forĂȘts publiques des cloisonnements d'exploitation pour que les engins forestiers ne circule pas partout dans les parcelles, ne tasse pas tous les sols parce que quand on tasse un sol, il a moins la capacitĂ© de retenir l'eau et on sait que c'est un enjeu majeur que de retenir l'eau dans les sols pour que les armes continuent Ă vivre, Ă fonctionner, Ă croĂźtre. Euh on a aussi on dĂ©veloppe aussi des solutions alternatives de dĂ©bardage par cĂąblema qu'on utilisait beaucoup en montagne dans les Alpes et qu'on essaie de faire venir dans la plaine pour exploiter les parcelles sans impacter les sols notamment dans les chaĂźnĂ©es qui sont actuellement extrĂȘmement mouilleuses et inaccessibles pour les engemĂšmes. Je pense aussi Ă la restauration de l'Ă©quilibre forĂȘt onulĂ© qui est un sujet sensible et qui est un enjeu essentiel pour la rĂ©silience et la rĂ©gĂ©nĂ©ration de nos forĂȘts, notamment la rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle.
Plus de 50 % des forĂȘts d'Omagania sont en situation de dĂ©sĂ©quilibre et les coĂ»ts de protection majorent de plus de 30 % les coĂ»ts de reboisement. L'ONF confirme aussi son choix pour les civilicultures qui garantissent un couvert continu du sol forestier par la vĂ©gĂ©tation. La civiliculture en futĂ©e irrĂ©guliĂšre couvre dĂ©jĂ 30 % des forĂȘts publiques que nous gĂ©rons et nous promouvons la la futĂ©e rĂ©guliĂšre par rĂ©gĂ©nĂ©ration progressive pour pouvoir maintenir un couvert des sols par la vĂ©gĂ©tation.
Le dĂ©bat public se focalise aussi beaucoup sur les plantations alors que tous les types de peuplement devraient pouvoir bĂ©nĂ©ficier d'actions d'adaptation par des actions d'amĂ©lioration, d'Ă©claircis, de de dos d'osage des essences pour orienter les peuplements existants vers des forĂȘts plus euh euh rĂ©silientes. Le forestier sage sait dĂ©sormais que doser le mĂ©lange d'essens est une mesure essentielle pour l'adaptation. Vous l'avez dit madame la prĂ©sidente, les capacitĂ©s naturelles des arbres Ă s'adapter qui sont rĂ©elles n'apparaissent pas suffisantes au regard de la rapiditĂ© et de l'intentification, notamment des sĂ©cheresses caniculaires telles qu'on en a connu deux l'Ă©tĂ© dernier et qui sont extrĂȘmement dĂ©lĂ©taires pour nos pour nos forĂȘts, pour nos arbres.
Aussi, le renouvellement forestier avec des essences plus adaptées, plus résistantes à la sécheresse sera un levier important de l'adaptation. Et la stratégie de l'ONEF en la matiÚre est de promouvoir un modÚle fondé sur la diversité des silvicultures et des essences adaptées à chaque parcelle, à chaque situation pour pouvoir trouver le bon dosage d'essence qui permet de résister à l'évolution rapide du climat. On ne pourra pas réussir le renouvellement forestier sans sécuriser un sujet qui est essentiel et dont on parle jamais, ce sont les semences forestiÚres.
Il y a un enjeu majeur aujourd'hui d'assurer la souverainetĂ© en matiĂšre de disponibilitĂ© de semences forestiers. On parle beaucoup de semence agricole aujourd'hui. Avec les besoins qui vont venir de disposer de plans pour adapter nos forĂȘts au changement climatique, on fait pas de plan forestier sans avoir des semences adaptĂ©es.
Et donc, il nous faut rebĂątir une filiĂšre de semence forestiĂšre pour faire face au dĂ©fi de demain. En la matiĂšre, l'Ătat a confiĂ© Ă l'ONF le soin de mettre en place cette filiĂšre des stocks stratĂ©giques au cĆur de la forĂȘt de l'ajout oĂč on a un centre nĂ©vralgique pour produire et stocker les semences. Mais notre sujet c'est de trouver des des semences sur des essences nouvelles, des essences qui n'Ă©taient pas traditionnellement produites comme le pain maritime, le Douglace.
Il faut aller chercher des essences nouvelles notamment feuillues et donc disposer de vergrain sĂ©lectionnĂ© de peuplement classĂ© avec des ressources gĂ©nĂ©tiques diversifiĂ©es. Et tout ça c'est un sujet essentiel critique sur lequel il nous faut rĂ©investir. Et je terminerai, mesdames, messieurs les dĂ©putĂ©s, par le sujet de la prĂ©vention des incendies qui constitue, du point de vue de l'ONF, le volet cardinal d'une stratĂ©gie d'adaptation des forĂȘts au changement climatique qui a Ă©tĂ© renforcĂ© par la loi et les budgets que vous avez votĂ© depuis 2023 suite aux grands incendies de 2022.
En la matiÚre, il il importe de de ne pas baisser la garde, de continuer à étendre les dispositifs de prévention plus au nord au-delà de la zone historique du sud et du sud-ouest. Euh et euh car le premier danger destructeur de la biodiversité du stock de carbone forestier face au changement climatique, c'est le risque de destruction par le feu. On l'a vu cet été euh dans euh euh les euh les corbiÚres.
Et donc, je voudrais rĂ©affirmer Ă cet Ă©gard que comme vous l'aviez mis dans le prĂ©ambule de la loi votĂ© en 2023, la gestion forestiĂšre constitue le premier levier de prĂ©vention des incendies car par l'exploitation, on maintient, on rĂ©gule le volume de biomasse qui peut ĂȘtre le carburant pour les incendies. Une forĂȘt gĂ©rĂ©e exploitĂ©e, elle est amĂ©nagĂ©e avec des pistes qui permettent la dĂ©fendabilitĂ© par les pompiers euh des massifs. Des pompiers n'iront pas au sein des massifs s'ils ne sont pas bien Ă©quipĂ©s de pistes forestiĂšres adaptĂ©es Ă Ă la DFCI.
Donc je le dis, la gestion durable des forĂȘts qu'il nous faut Ă©tendre, renforcer constitue la premiĂšre mesure de prĂ©vention et la premiĂšre mesure d'adaptation changement climatique. Et pour conclure mes proposiminaires, j'insisterai aussi sur l'importance de dĂ©velopper des espaces de concertation et de dialogue entre professionnels de la forĂȘt et sociĂ©tĂ© civile Ă l'Ă©chelle des massifs. Car nos paysages forestiers, ils vont Ă©voluer trĂšs rapidement.
On sait que nos concitoyens sont trĂšs sensibles Ă l'Ă©volution du paysage qui va, on le voit quand on a le dĂ©bat sur les couples, les coupes fortes ou les coupes rases, mais le changement climatique va modifier trĂšs radicalement Ă grande Ă©chelle les paysages forestiers et donc il est important de pouvoir en discuter, en dialoguer entre les professionnels pour Ă©viter les incomprĂ©hensions. Et dans ce contexte de grande incertitude, des dĂ©bats intenses sur autour de la gestion forestiĂšre, on porte la conviction que les Ă©lus des collectivitĂ©s forestiĂšres et des collectivitĂ©s siĂšges de forĂȘt ont un rĂŽle essentiel Ă jouer dans l'animation de cette mĂ©diation et de cette concertation. C'est en ce sens que nous travaillons avec la FĂ©dĂ©ration nationale des communes forestiĂšres au cĆur et ce sujet est au cĆur de notre partenariat.
Donc je vous remercie pour votre attention. Je me permets mesdames messieurs dĂ©putĂ©s de vous signaler que l'ONF aura un stand au salon d'agriculture la semaine prochaine qui sera totalement consacrĂ© au sujet de l'adaptation au changement climatique. Vous ĂȘtes bien volontiers les bienvenus sur ce stand.
Je vous remercie. Merci monsieur le président. Allez-y madame la présidente.
Mesdames, messieurs les députés, je vous remercie pour cette invitation. Je suis le président de la NATEF, l'Association nationale des techniciens indépendants euh forestiers. Cette association a été créée en 93 et fédÚre des techniciens passionnés et indépendants surtout respectant un code de déontologie et des valeurs fortes.
Nous travaillons sur le secteur de la forĂȘt privĂ©e. Mon monsieur Bonet vous a expliquĂ© la la gestion en forĂȘt publique. Nous nous travaillons exclusivement sur les propriĂ©tĂ©s privĂ©es.
La compĂ©tence en gestion forestiĂšre, l'indĂ©pendance vis-Ă -vis des activitĂ©s de nĂ©goce de bois, la formation continue, la valorisation du bois et la prĂ©servation de l'environnement. font partie des valeurs du mĂ©tier de gestionnaire. Notre mĂ©tier consiste Ă assister les propriĂ©taires privĂ©s dans la gestion et la mise en Ćuvre de leur patrimoine forestier.
Nous rĂ©digeons les documents de gestion, mettons en Ćuvre les programmes de coupe et travaux et rĂ©alisons des estimations. Nous sommes donc des prestataires pour le compte des propriĂ©taires. Le mĂ©tier de gestionnaire demande des compĂ©tences multiples, bien entendu, des compĂ©tences qui sont en premier lieu basĂ© pour la production de bois afin de rĂ©pondre aux besoins de la sociĂ©tĂ©.
Mais pas seulement. Nous avons un rĂŽle primordial dans la comprĂ©hension de l'Ă©cosystĂšme, dans la prĂ©servation de celui-ci en pratiquant une rĂ©colte soutenable et amĂ©liorante. Cette activitĂ© de gestion doit Ă©galement prendre en compte l'aspect social ou sociĂ©tal de la forĂȘt.
Ces trois piliers, la production de bois, la prise en compte de l'Ă©cosystĂšme et le rĂŽle social des forĂȘts sont indissociables pour obtenir une gestion Ă long terme. Notre mĂ©tier est donc Ă la confluence de ces trois piliers. Nous devons acquĂ©rir toutes les nouvelles connaissances sur l'Ă©cosystĂšme forestier, approfondir nos savoirs sur le monde vĂ©gĂ©tal et prendre en compte toutes les modifications du changement climatique.
IntĂ©grer la rĂ©alitĂ© courttermiste du monde Ă©conomique actuel vis-Ă -vis du temps long de la forĂȘt et accepter les demandes de sociĂ©tĂ© civile redĂ©couvrant la forĂȘt. Le forestier rĂ©colte du bois façonnĂ© par ses prĂ©dĂ©cesseurs et façonne le bois pour les gĂ©nĂ©rations futures. Notre action doit conduire Ă une amĂ©lioration continue de la ressource en bois en quantitĂ© mais surtout en qualitĂ©.
Notre proximité quotidienne avec l'écosystÚme nous conduit à observer le boulerement qu'apporte le changement climatique. Nous ne sommes pas des scientifiques, des gens empiriques. La nos qualités sont l'observation, la patience.
La comprĂ©hension du rĂŽle du sol, du bois mort, du jeu de lumiĂšre, des chaleurs, des cycles, des cycles de l'eau au sein du peuplement nous permettent de modifier nos pratiques. Cette meilleure comprĂ©hension n'empĂȘche pas que nous subissons avec nos clients les pertes Ă©conomiques qui dĂ©coulent du changement climatique. Et ces modifications doivent nous conduire Ă repenser la production de bois nĂ©cessaire aux besoins de la sociĂ©tĂ© en questionnant toutes nos pratiques.
Certaines de ces pratiques forestiÚres altÚrent et transforment durablement l'ambiance forestiÚre, le microclimat forestier ou le sol par exemple. Il a été cité l'option de mettre des cloisonnements de façon systématique pour préserver le sol. C'est trÚs important.
Nos connaissances font que nous ne pouvons plus promouvoir des mĂ©thodes qui dĂ©truisent notre outil de travail et tout forestiers doit en prendre conscience. Actuellement pour nous, la silviculture mĂ©langĂ©e Ă couverte continue dite la SMCC nous paraĂźt ĂȘtre la mĂ©thode la plus pertinente pour rĂ©pondre Ă toutes les injonctions faites Ă la forĂȘt. Une production de bois de qualitĂ©, un accompagnement de l'Ă©cosystĂšme avec une prise en compte accentuĂ©e de la biodiversitĂ© et le respect du rĂŽle social de la forĂȘt.
Le forestier, qu'il soit gestionnaire ou propriĂ©taire, dĂ©cide des actions Ă mener sur sa forĂȘt durant 25 40 ans en moyenne et ces pratiques auront une rĂ©percussion sur 100 Ă 200 ans. Nos pratiques engagent donc notre responsabilitĂ© et bien au-delĂ de notre parcours professionnel ou de notre vie. La diversitĂ©, le maintien du couvert, la rĂ©gĂ©nĂ©ration non naturelle complĂ©tĂ©e si besoin par la migration assistĂ©e et une stabilitĂ© politique de la politique forestiĂšre seront les bases de l'adaptation au changement climatique.
Merci de pour votre Ă©coute. Merci beaucoup monsieur le directeur Oui, madame la prĂ©sidente, mesdames et messieurs. Ăa y est, ça y est, c'est merci madame la prĂ©sidente.
Mesdames et messieurs les dĂ©putĂ©s, euh bonjour. Alors Guinandman, je suis ingĂ©nieur forestier Ă la retraite depuis 3 ans et j'ai Ă©tĂ© entre autres Ă l'Ă©poque des pluies acides. Donc ça nous ramĂšne Ă il y a plus de 30 ans oĂč j'Ă©tais Ă la tĂȘte d'un programme de recherche sur les plu acides qui Ă©taient Ă la cause en partie de dĂ©pĂ©rissement.
Mais je prĂ©cise pour faire la transition avec l'exposĂ© de François Bonet que les dĂ©plairissements n'avaient pas du tout la mĂȘme ampleur que que maintenant. Euh deuxiĂšme remarque liminaire, c'est que je partage avec lui l'idĂ©e que les couperas ne sont pas le point cardinal de l'adaptation des forĂȘts au changement climatique. Mais nĂ©anmoins, beaucoup de dĂ©bats reviennent sur ce sujet.
C'est pour ça que je vous présente quelques illustrations, quelques que j'ai quelques présente quelques propos sur cette question. Alors, question des couperas, c'est une des modalités de renouvellement des peuplements forestiers et on a on va voir ce que ça implique en terme en sous le en contexte de changement climatique. Et euh pour illustrer ça, je me réfÚre à une expertise collective du nom de l'exposé que je présente sur les couperas et le renouvellement des peuplements en contexte de changement climatique.
Donc une expertise rĂ©cente qui Ă©tait collective avec Ă peu prĂšs 70 experts scientifiques et technique. Donc pour dresser un Ă©tat des connaissances, c'est le but d'une expertise de ce type. La coordination a Ă©tĂ© faite par le JPOFORT par moi-mĂȘme en lien avec le rĂ©seau mixte technologique Ă force dont le but unique est d'Ă©tudier non pas d'Ă©tudier mais mettre Ă disposition des gestionnaires des outils pour l'adaptation des forĂȘts au changement climatique.
Projet soutenu par deux ministÚres de celui de l'agriculture et de la transition écologique l'ADEM et l'OFB. Alors pour illustrer mon propos, une définition simple de la coupe rase, c'est une coupe unique qui porte sur la totalité du peuplement forestier et qui précÚde généralement sa régénération artificielle, c'est-à -dire une plantation. La photo illustre un cas typique de coupe rase ici dans le livre à doigt.
Ces coupes ne sont pas distribuées de façon uniforme sur les territoires. Plus la couleur est verte et foncée, plus il y a de couperas, il y a de grandes disparités entre par exemple Provence Code d'Azure et la Nouvelle Aquitaine, c'est un rapport de 1 à 10. Donc c'est en Nouvelleakitaine et en aquitaÚine que il y a le plus de coupeas.
Dans le nord du pays, les contrastes sont moins forts et les coupes rases généralement moins importantes. On peut aussi utiliser la télédétection. C'est fait depuis 2017 avec un un outil donc la télédétection et un projet financé par le ministÚre de l'agriculture et donc sur cette carte est représenté pour chaque commune de France la surface de coupe qui s'opÚre une année donnée.
Donc vous pouvez visualiser votre circonscription, la région que vous connaissez le mieux et portez attention à cette carte et aux cartes suivantes. C'est un thÚme qui a été trÚs qui reste trÚs médiatisé comme vous le savez. Et ici vous avez les articles de journaux qui relatent le problÚme des coupease.
Vous voyez que ça varie beaucoup selon les rĂ©gions. Vous reconnaissez le Morvent, le plateau de 1000 vaches qui sont des zones Ă la fois oĂč on coupe fait beaucoup de couperas et oĂč il y a une forte mĂ© mĂ©diatisation du sujet. Ici, ce sont les pĂ©titions en ligne qui ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©es sur entre 2016 et 2021.
Il y a eu 68 pĂ©tition pour Ă peu prĂšs 860000 signataires. Donc lĂ , on n'est pas prĂšs pas loin du million. C'est dire que ce sujet suscite beaucoup d'intĂ©rĂȘt chez nos concitoyens. ici une courbe.
Alors la courbe en bleu euh c'est celle des articles de journaux entre 2000 et 2025. Vous voyez que pendant longtemps, c'est un niveau assez faible. de 22 articles en 2022, 44 en 2010, 109 en 2016 et puis une croissance exponentielle puisque'en 2025, il y en a eu pas mal moins de 668.
Donc ça suscite une certaine émotion, une polémique, une médiatisation, on vient de le voir, une mobilisation citoyenne. Là , vous avez une photo qui est assez connue puisque ce sont 500 euh adhérents d'une association qui s'appelle Canopé dont un des objets, c'est de faire connaßtre et et de lutter contre les couperas. Là , c'est une coupease du Morvent.
Il y a beaucoup de manifestations autour du thĂšme des coupases et il y a eu bien sĂ»r des propositions parlementaire par Anne Lor Catlot et Mathilde Panu. Propositions qui ont pas Ă©tĂ© euh qui n'ont pas eu de suite concrĂšte mais le sujet reste toujours sur la table. Un dernier point et puis je j'en arrĂȘterai lĂ pour les illustrations, c'est que il y a aussi une polĂ©mique sur l'ampleur mĂȘme de ces couperas.
Alors le total des coupases en France chaque annĂ©e, c'est Ă peu prĂšs la taille de la forĂȘt domaniale d'OrlĂ©an, la plus grande de France. Mais est-ce que c'est important Ă l'Ă©chelle de la France ? On peut dire que ça ne l'est pas au sens que si vous sautez en parachute sur la forĂȘt française, vous avez 0,2 % de chance de tomber sur une coupe de l'annĂ©e.
Par contre, si vous intĂ©ressez Ă la surface sur laquelle on rĂ©colte du bois une annĂ©e donnĂ©e, lĂ vous en ĂȘtes Ă 5 %. Si vous vous intĂ©ressez Ă la quantitĂ© de bois qui sort des coupeases, c'est quand mĂȘme 1/5 de tout le bois qui est rĂ©coltĂ©. Et bien sĂ»r, si vous faites un focus sur une petite rĂ©gion que vous connaissez, le plateau de Milvache ou le Montrent, pour prendre des exemples emblĂ©matique, lĂ vous avez une image euh beaucoup plus sĂ©vĂšre si le coupazes sont un problĂšme pour vous.
Alors la nouvelle surprenante, une des nouvelles surprenantes de l'expertise qu'on a conduite, c'est qu'il y a pas eu d'Ă©volution majeure sur une trentaine d'annĂ©es. C'estĂ d il y a eu des reculs ici et il y a eu une augmentation des couperas sur d'autres territoires. Il y a eu une baisse trĂšs nette des couaces dans les forĂȘts de l'Ătat et une augmentation relative dans les forĂȘts privĂ©es.
On pourra y revenir si vous avez des questions. Je j'en reste lĂ pour mes diapo. Merci beaucoup.
Merci. Et attendez, je vais quand mĂȘme tenir quelques propos sur la façon de Allez-y. de les rĂ©guler.
Alors, les effets de ces coupes sont nombreux. Ils sont physiques sur le confort euh des des plantations et le tassement du sol comme ça a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©, les pertes de carbone. Donc on a on a un lien direct avec le changement climatique, l'Ă©rosion du sol quand il y a beaucoup de coupe en bassin versant et des effets complexes mais souvent nĂ©gatifs quand mĂȘme sur la biodiversitĂ©.
Donc il s'agit pas exactement de destruction comme on l'entend parfois des écosystÚmes, mais plutÎt d'altération plus ou moins grave, généralement réversible mais uniquement sur le long terme, pas sur le court terme. Ces effets augmentent pour certains, pas tous avec la surface. Donc l'entrée surface est pertinente mais pas résout pas tous les problÚmes et comme ça a été dit les conditions d'exploitation sont absol d'exploitation forestiÚre sont absolument euh essentielles.
Donc pour limiter les effets nĂ©gatifs des coupe, il y a toute une panoplie de mesures que je vais pas lister qui sont connues dans leur principe mais qui sont parfois complexes Ă mettre en Ćuvre. c'est il y a une phase d'exploration de ces façons de rĂ©duire les effets et euh il faut aussi euh tester ces ces ces mesures euh avant de les appliquer et bien entendu c'est une prĂ©cision utile, beaucoup de ces mesures visant Ă attĂ©nuer les effets ont un coĂ»t et un coĂ»t qui peut ne pas ĂȘtre nĂ©gligeable. Donc pour aller de l'avant, il y a effectivement des recettes assez classiques pour limiter les polĂ©miques, c'est de partager les connaissances comme ça a Ă©tĂ© dit, c'est d'Ă©tablir des plans stratĂ©giques, Ă l'exemple du plan d'action euh sol forestier qui vient d'ĂȘtre approuvĂ© en 2025. l'accent sur le terrain doit pouvoir s'appuyer sur des guides, des guides techniques comme il en existe dĂ©jĂ et aussi faire l'objet d'un contrĂŽle.
Je mets ça entre guillemets mais nĂ©anmoins comme un travail qu'on ferait en laboratoire. Dans le laboratoire de la forĂȘt, il faut aussi ĂȘtre bien conscient de l'accent qu'on mĂšne et de la du caractĂšre satisfaisant ou moins des accents qu'on qu'on a. Alors, en terme de renouvellement des forĂȘts, c'est vrai que les coupras ne reprĂ©sentent qu'une des façons de renouveller la forĂȘt et pas la principale en France.
C'est comme l'a dit François Bonet, la rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle obtenue par coupe progressive des peuplements. Il y a aussi la forĂȘt Ă couvertin qui a Ă©tĂ© mentionnĂ©e, qui est encore assez peu prĂ©sente, quoi que de plus en plus et notamment aussi dans les forĂȘts de l'Ătat. Et et donc dans ces diffĂ©rentes façons de renouveler, il y a des façons qui doivent Ă©voluer et avec le changement climatique, c'est vraiment une nouvelle donne.
On est amenĂ© Ă rĂ©viser trĂšs fortement les pratiques qu'on mettait en Ćuvre jusque-lĂ . Donc les idĂ©es bah sont trĂšs nombreuses dans le domaine, elles sont mĂȘme un peuonnantes et donc il faut arriver Ă cadrer tout ceci et Ă mettre sur le marchĂ© entre guillemets des pratiques qui sont validĂ©es. Faute de quoi on risque de faire un certain nombre d'erreurs qu'on pourrait payer encore assez cher Ă l'avenir.
Alors, quatre messages clés pour résumer mon propos. Euh prévenir ou à défaut limiter les effets négatifs des coupases, c'est possible, mais ça nécessite un travail important, concerté et des moyens aussi. Légiférer, c'est possible mais ça ne résout pas tout.
Loin s'en faut. Encadrer techniquement, c'est nĂ©cessaire. Renouveler la forĂȘt pour l'adapter au changement climatique, c'est une question centrale, je ne reviens pas lĂ -dessus, sur laquelle il faudrait pouvoir avancer vite et bien parce que le paradoxe, c'est que le temps presse. et la place des coupe dans ce contexte forestier peut pas ĂȘtre anticipĂ© prĂ©cisĂ©ment mĂȘme s'il est souhaitable que leur utilisation soit moins frĂ©quente.
Alors pourquoi on peut pas dire précisément ? Parce que s'il y a des dépérissements massifs, il faut bien reconstituer ces peuplements et là on sera dans une situation de couper obligatoire et de reconstitution par plantation. Merci pour votre attention.
Merci beaucoup. Je pense qu'on pourra peut-ĂȘtre transmettre votre diaporama au dĂ©putĂ©s. Euh donc on va dĂ©marrer les orateurs des groupes et donc je donne la parole Ă Emmanuel Blier.
Oui. Merci madame la présidente. Messieurs, refuge des animaux, régulateurs thermiques et boucliers contre les alléas climatiques.
La forĂȘt regorge de capacitĂ©s extraordinaires. En matiĂšre de biodiversitĂ©, la France a toujours Ă©tĂ© pionniĂšre. Il y a dĂ©jĂ longtemps que nos dirigeants ont tactĂ© des travaux d'une part pour la comprendre et d'autre part pour la conserver.
Et tout ceci, on ne le doit pas Ă quelques extrĂ©mistes Ă©colo mondialistes mais bien Philippe Lebel qui crĂ©e en 1291 l'administration des eaux et forĂȘts. Puis plus rĂ©cemment Ă Colbert qui sous Louis XIV rĂ©dige l'ordonnance des eaux et forĂȘts, vĂ©ritable base rĂ©glementaire au futur code forestier. J'ai envie de dire si cette commission existe, laquelle nous vivons aujourd'hui, on le doit en partie Ă ces deux instigateurs.
Je profite pour rappeler qu'en France, il n'y a pas de domaine public forestier. Par consĂ©quent, toutes les forĂȘts se relĂšvent de la propriĂ©tĂ© privĂ©e. Donc elle ne se partage pas.
Mais on a la volontĂ© sur ces propriĂ©tĂ©s privĂ©es effectivement de faire cohabiter un peu les usagers, les promeneurs, les cuilleurs, les chasseurs, les silviculteurs. Le tout en agissant par la voix du dialogue et du discernement. La forĂȘt française ne peut se regarder d'un seul bloc.
Il y a d'un cĂŽtĂ© les forĂȘts primaires et de l'autre les forĂȘts façonnĂ©es de la main de l'homme qui sont elles majoritaires. Dans tous les cas, la forĂȘt la forĂȘt Ă©volue dĂ©jĂ par elle-mĂȘme mais aussi au fil du temps sous l'effet des tempĂȘtes, des maladies ou des incendies. La forĂȘt est une force de rĂ©gĂ©nĂ©ration qui nous dĂ©passe tous.
L'exemple de la tempĂȘte de 99 nous Ă©claire. Plus de 100 millions de mĂštres cubes de bois sont abattus en quelques heures. On annonça une catastrophe durable.
Pourtant, 25 ans plus tard, un peu plus d'ailleurs, les massifs ont repoussĂ© par rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle pour une part importante. Messieurs, les rĂ©elles questions qui se posent sont les suivantes, mĂȘme si vous avez rĂ©pondu en partie Ă ces questions, mais merci d'y d'y revenir. La premiĂšre, la forĂȘt Ă©volue-t-elle d'elle-mĂȘme pour s'adapter aux alĂ©as climatiques ?
En d'autres termes, est-ce que les expĂ©riences scientifiques menĂ©es par les forestiers nous Ă©clairent sur l'adaptation des forĂȘts aux alĂ©as climatiques ? La seconde en contradiction avec la premiĂšre, est-ce que la forĂȘt face aux alĂ©as climatiques pourrait disparaĂźtre si l'homme ne lutte pas ou si l'homme ne l'adapte pas aux allĂ©as climatiques ? Puis permettez-moi une question importante en matiĂšre de prĂ©vention d'incendies en milieu forestier.
Bien que Ă 90 % ils sont d'origine humaine, les 10 % restants sont d'origine gĂ©nĂ©ralement de de la foudre. Que pouvez-vous nous dire de la complĂ©mentaritĂ© vigne forĂȘt ? penser que le milieu forestier est un alliĂ© pour la vigne.
De sa préservation dépend l'équilibre des vignobles exposés au vent, à la chaleur et à l'érosion. Mais on sait que les vignes ont joué un rÎle important de coupe-feu, notamment lors des incendies de l'été 2025 dans l'Oude. On a fait le constat que la nature pouvait se rendre service mutuellement.
Je vous remercie. Merci beaucoup. Je sais pas qui monsieur monsieur le directeur, je vais peut-ĂȘtre monsieur le dĂ©putĂ© rĂ©pondre d'abord Ă la question de la DFCI.
Effectivement, je le disais la la premiĂšre mesure de prĂ©vention c'est la gestion du territoire et la gestion du territoire de la forĂȘt pour la rendre plus dĂ©fendable et la rendre plus plus robuste face au risque incendie. Euh et on l'a vu dans le cas de de l'incendie de l'aude. Euh il y a besoin de crĂ©er des zones de coupeu.
Euh et et ce qui a Ă©tĂ© trĂšs prĂ©judiciable dans le cas de l'OD, c'est toutes ces zones en dĂ©prise euh oĂč on n pas vement de la forĂȘt mais on a de de la friche euh qui euh ĂȘtre lĂ aussi un gros combustible Ă incendie et qui permet d' qui qui participe Ă l'accĂ©lĂ©ration du phĂ©nomĂšne de propagation du feu. Et donc il y a un enjeu dans les rĂ©gions qui sont de plus en plus sensibles, avoir un amĂ©nagement du territoire, une gestion du territoire. qui Ă©vite les les zones en dĂ©sĂ©rance qui sont euh des facteurs de risque euh additionnels.
Et naturellement la vigne euh des espaces euh cultiver la vigne constitue un Ă©lĂ©ment et un facteur de prĂ©vention des risques. raison pour laquelle dans dans l'eau de lĂ , il y a un sujet de de repenser l'amĂ©nagement du territoire en trouvant une vocation Ă ces terrains pour qu'il soit entretenu, gĂ©rer et exploitĂ© parce que c'est un facteur de prĂ©vention sur la la rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle de ou pas des forĂȘts avant le changement climatique 2018, moi je vous aurais dit bah la forĂȘt dans tous les cas elle se rĂ©gĂ©nĂšre effectivement on sait que la forĂȘt n'a pas besoin de l'homme. La forĂȘt elle pousse, elle repousse toute seule.
VoilĂ , l'homme a besoin de la forĂȘt et et comme vous l'avez dit, elle est multifonctionnelle et on a besoin c'est c'est un support d'une Ă©conomie, c'est une Ă©conomie importante, c'est une Ă©conomie non dĂ©localisable pour nous qui est assez stratĂ©gique hein, qui est desc qui dĂ©carbone qui voilĂ , on a pas de pĂ©trole mais on a du bois et autant l'exploiter au mieux pour notre Ă©conomie et nos et nos territoires. Depuis 2018 avec cette accĂ©lĂ©ration extrĂȘmement rapide du climat, effectivement quand des forĂȘts vont vont ĂȘtre dĂ©truites, il y aura une dynamique naturelle qui reprendra peut-ĂȘtre un peu Ă certains endroits. La difficultĂ©, je vous donnerai un exemple, c'est que on va avoir une une espĂšce qui va revenir naturellement mais qui sera peut-ĂȘtre pas adaptĂ©e au climat futur.
Je donne un exemple. Vous avez citĂ© 99, les tempĂȘtes. AprĂšs 99, dans le carnorest notamment, on a eu une trĂšs forte dynamique de rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle avec le ĂȘtre.
Le ĂȘtre est une essence trĂšs dynamique pour le et qui se rĂ©gĂ©nĂšre trĂšs bien, qui est une essence d'ombre aussi qui pousse sous et qui s'en sort bien. Aujourd'hui, le ĂȘtre c'est une des essences les plus sensibles parce qu'elle a besoin de beaucoup d'eau. Elle est en train de mourir en Normandie alors qu'on a des traites historiques en Normandie.
Elle est en train de dĂ©pĂ©rir sur les sols les plus les plus calcaires dans les dans le carne nord-est. Donc elle est trĂšs sensible mais elle se rĂ©gĂ©nĂšre bien. Et donc on va avoir sous des ĂȘtres qui meurent euh des jeunes ĂȘtres qui vont pousser.
Sauf qu'on sait que ces ĂȘtres-lĂ et ben ils vont mourir trĂšs vite derriĂšre parce qu'ils sont plus adaptĂ©s. Ce qu'il nous faut c'est des forĂȘts plus mĂ©langĂ©es. Notre difficultĂ© c'est qu'aujourd'hui les forĂȘts, elles sont peu mĂ©langĂ©es.
Les traits, c'est des choses importantes de nos forĂȘts en France, elles ne sont plus mĂ©langĂ©es parce que euh la diversitĂ©, elle a Ă©tĂ© beaucoup broutĂ©e par nos ongulĂ©s. Faut avoir ça en tĂȘte. Des fois, vous voyez des forĂȘts, euh il y a beaucoup de de ĂȘtres, mais il y a plus la diversitĂ©. dans les traits il y a 50 60 ans, il y avait du cormier, il y avait de la lisier, il y avait un peu de chaĂźne, il y avait euh des essences diverses.
Aujourd'hui, il y a que du ĂȘtre. Pourquoi ? Parce que le ĂȘtre, il est pas pĂ©tant pour le gibier.
Le ser, le chevreil, il aime pas le ĂȘtre. C'est une une feuille trĂšs vernissĂ©e. Donc, on a beaucoup deĂȘtres.
Ăa va se rĂ©gĂ©nĂ©rer mĂȘme dans les endroits oĂč oĂč ça meurt, hein. Je aller visiter la forĂȘt de CompiĂšgne aujourd'hui, c'est une catastrophe. Les ĂȘtres sont en train de s'effondrer dans une forĂȘt historique roboisĂ©e sous François Ier.
Euh euh elle est en train de s'effondrer. Il y aura des petits semis de ĂȘtres, mais ces ĂȘtres, ils n'ont aucun avenir contre une perspective climatique. Donc il faudra accompagner et planter, enrichir avec d'autres essences autant que puisse en trouver adaptĂ© au contexte et au climat.
Donc sur la partie des incendies, je crois que ça c'est vraiment une politique nationale qui doit ĂȘtre Ă©tablie. Il y a dĂ©jĂ eu une loi mais je pense qu'il faut aller plus loin et ĂȘtre plus intrusif, insistant sur le domaine du privĂ© pour implanter des rĂ©seaux fonctionnels pour les pompiers si on veut vraiment sauver les forĂȘts. Et donc tout ce que ça impacte.
A au niveau de l'Ă©volution naturelle des forĂȘts, je ne saurais pas dire si elles vont s'adapter, rĂ©sister ou pas. Moi, je suis pas scientifique. Je constate juste une Ă©volution. et la rĂ©gĂ©nĂ©ration a Ă©tĂ© expliquĂ©e trĂšs bien par monsieur Bonet comme quoi l'impact des servidĂ©s un problĂšme que ça on pourrait rĂ©gler hein si on si on veut rĂ©gler le problĂšme de servidĂ© je crois qu'on peut le on peut le rĂ©gler cet impact lĂ des des servidĂ©s il ne nous permet pas de constater rĂ©ellement tout ce qui peut se passer en forĂȘt et toute la vie qui existe.
VoilĂ . Et donc augmenter la biodiversitĂ©, augmenter le mĂ©lange d'essence, faire des Ă©cosystĂšmes complexes, ça c'est une possibilitĂ© de faire des choses rĂ©sistantes et rĂ©silientes surtout parce que si vous avez une essence qui disparaĂźt, si vous en avez qu'une seule, ces fichus vous repartez Ă zĂ©ro. Si vous en avez 10, il y en a peut-ĂȘtre une qui s'adaptera.
Merci. Oui, je n'ai pas grand-chose à rajouter parce que les réponses précédentes sont trÚs satisfaisantes. Effectivement, est-ce qu'elle va se régénérer celle ?
Oui, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, mais avec un gros bĂ©mol, c'est qu'on a dĂ©jĂ constatĂ© qu'avec le changement du climat, ben la rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle est moins bonne, moins frĂ©quente et que ça va obliger les forestiers Ă ĂȘtre beaucoup plus attentifs et beaucoup plus ciblĂ©s dans leurs actions. Donc bon, pour rĂ©pondre Ă la deuxiĂšme question, on n'irait pas vers une disparition de la forĂȘt Ă©ventuellement dans les zones les plus Ă©prouvĂ©es par quelque chose qui ressemblerait plus Ă de la step que de la forĂȘt. Et bon dans les ceci souligne que effectivement si on veut garder un certain potentiel de production et alimenter une certaine Ă©conomie qui est importante en France, il faudra Ă minima accompagner comme ça a Ă©tĂ© dit le mouvement.
VoilĂ . Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole Ă Nathalie Cogia.
Merci madame la prĂ©sidente. Chers collĂšgues, messieurs, je tiens tout d'abord au nom du groupe PR Ă vous remercier de votre prĂ©sence pour Ă©changer ensemble sur un sujet qui nous concerne toutes et tous. Les forĂȘts occupent une place centrale dans l'Ă©quilibre Ă©cologique, Ă©conomique et social du pays et rendent de multiples services : production de bois, prĂ©servation des sols et de la qualitĂ© de l'eau, maintien de la biodiversitĂ©, protection contre les risques naturels, stockage de carbone.
Elles joue un rĂŽle dĂ©terminant dans le cycle de l'eau. Nous le savons, les forĂȘts sont dĂ©sormais confrontĂ©es Ă une accĂ©lĂ©ration et une intensification des effets du changement climatique. Le constat est largement partagĂ©.
Ces Ă©volutions climatiques fragilisent les peuplements, fragilisent les essences forestiĂšres et rendent plus incertain l'avenir des Ă©quilibres forestiers Ă©tablis jusqu'Ă prĂ©sent. Les services Ă©cosystĂ©miques rendus par les forĂȘts s'en trouvent affaiblis. Comme le soulligne les diffĂ©rents documents stratĂ©giques, le PNAC, le programme national forĂȘt bois, l'adaptation suppose de prĂ©server la multifonctionnalitĂ© des forĂȘts, voire de la renforcer.
Il est donc nĂ©cessaire d'organiser de maniĂšre cohĂ©rente et ambitieuse la transition de la gestion forestiĂšre française. Par ailleurs, les Ă©pisodes rĂ©pĂ©tĂ©s de sĂ©cheresse et l'augmentation du stressique compromettent les services Ă©cosystĂ©miques rendus par la forĂȘt en matiĂšre de rĂ©gulation du cycle de l'eau et de prĂ©servation de la qualitĂ© des sols. Dans ce contexte, comment intĂ©grer pleinement la gestion quantitative et qualitative de la ressource en eau dans la stratĂ©gie nationale d'adaptation des forĂȘts ?
Pensez-vous nécessaire d'aller vers une planification territorialisée et une coordination plus étroite entre les politiques forestiÚres, les politiques de l'eau et l'aménagement du territoire afin de renforcer à la fois la résilience des massifs forestiers et la sécurité hydrique et la sécurité hydrique des territoires à l'horizon 2050. Merci. Merci beaucoup.
Je vous laisse rĂ©pondre madame le la dĂ©putĂ©. Effectivement le la planification forestiĂšre est un sujet majeur. On a on on comme je le disais, on passe dans un systĂšme instable, incertain, alors qu'on Ă©tait dans un systĂšme stable avec une planification dont le dont les les schĂ©mas ont Ă©tĂ© conçus en grande partie au dĂ©but du au milieu du 19e siĂšcle oĂč on avait une planification long terme de de l'amĂ©nagement forestier des forĂȘts Ă l'Ă©chelle des massifs forĂȘts et aujourd'hui raisonner une planification tue des alĂ©as, des incertitudes, ça devient de plus en plus compliquĂ©.
Euh et donc il nous faut faire Ă©voluer les concepts. LĂ , tous les rĂ©fĂ©rentiels, tous nos guides lĂ , les forestiers doivent tout repenser dans un contexte incertain. Euh je prendre l'exemple des forĂȘts Colbert Colbert a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©.
On a nos forĂȘts, nos grandes forĂȘts, nos chaĂźnet de futĂ© cathĂ©drale qui sont gĂ©rĂ© sur des cycles de 200 ans dont les plans de gestion, ils tournent, ils fonctionne depuis plusieurs siĂšcles dans certaines forĂȘts avec une des des perspectives qui Ă©taient stables, qui Ă©taient connues, avec des techniques connues. Aujourd'hui, la forĂȘt de TroncĂ©e, forĂȘt emblĂ©matique de l'alliĂ© ou la forĂȘt modĂšle Colbert est en train de dĂ©pĂ©rir, on est en situation de d'amĂ©nagement, de gestion de crise et donc raisonner la planification long terme de la forĂȘt devient trĂšs compliquĂ©. Euh donc il faut repenser le concept et effectivement penser aussi euh intĂ©gration dans les territoires parce que comme on le disait ces Ă©volution trĂšs rapide ces modifications de paysage gĂ©nĂšre des questions dans les territoires.
Il y a des interactions avec la politique de l'eau. On voit bien qu'il nous faut essayer de retenir l'eau dans les massifs pour que cette eau, ben elle sert au bon dĂ©veloppement de la de la forĂȘt mais qu'elle rĂ©gule aussi le rĂ©gime des eaux par rapport Ă ce qui se trouve autour des forĂȘts. Donc on a un enjeu de d'articulation effectivement entre la politique de l'eau et la politique de la forĂȘt et il faut que cette gestion et cet amĂ©nagement se raisonne Ă l'Ă©chelle territoriale au niveau des au niveau des massifis forestiers.
Mais je le redis, ça devient trÚs compliqué. Là , faut rester du long terme de raisonner une planification traditionnelle sur le long terme, sur des pas de temps historiquement qui étaient de 20 ans. Aujourd'hui, il nous faut faire autrement un peu autrement.
Et je reviens Ă ce que j'ai Ă©voquĂ© dans les propos liminaires. Pour que ça fonctionne, il nous faut des systĂšmes, des capteurs de surveillance des forĂȘts beaucoup plus rĂ©actifs, beaucoup plus continu euh que nous nous n'en avions dans le passĂ© pour pouvoir ajuster malgrĂ© tout euh au fil de l'eau les actions en fonction de ce qui va arriver, de ce qui va frapper nos euh nos forĂȘts. On a actuellement une tempĂȘte qui a touchĂ© le sud de la France. sensiblement beaucoup l'hĂ©ros, le PO et l'ode avec des gros dĂ©gĂąts dans l'hĂ©ros dans les contreforts du massif central dans les landes.
On avait une crise, je le disais nématode qui qui nous amÚne à faire des coupes sanitaires du cÎté de SOS dans les landes. Tout ça n'était pas prévu dans les plans forestiers dans notre planification. Et donc tout ça bouleverse en permanence euh nos les plans forestiers, ce qui est une grosse difficulté pour préparer l'avenir.
En en forĂȘt privĂ©e, nous nous rĂ©alisons des documents de gestion de planification sur 10 Ă 20 ans. Aujourd'hui, il faut avoir une sacrĂ©e boule de cristal pour dire ce qui va se passer dans 10 Ă 20 ans. Donc pour nous, ce qui peut ĂȘtre important, c'est d'apporter de la souplesse dans le cadre justement juridique, rĂ©glementaire parce que on n pas on sait pas ce qui va se passer.
Donc si un programme de coupe est Ă©tabli, il faudra il serait souhaitable d'avoir une possibilitĂ© de l'assouplir ou de le complĂ©ter assez facilement. Et tout ça aussi pour les agents d'Ătat qui nous contrĂŽlent euh parce que sinon on va aller Ă Ă l'encontre de ce qu'il faudrait faire. Donc au niveau vous vous parlez de la ressource en eau, de la gestion de la ressource en eau et de l'adaptation avec la politique forestiĂšre.
Je pense qu'on pourrait essayer d'avoir encore une vision plus globale puisqu'on a le plan de dĂ©carbonation. On a aussi des plans pour la diversitĂ©. Tout ça c'est liĂ© et c'est et c'est ça repose en partie sur la forĂȘt.
Donc ça serait peut-ĂȘtre d'essayer d'avoir une vision plus globale Ă sur tous ces plan lĂ euh au niveau national. VoilĂ . Merci.
Oui, j'aurais pas grand-chose à rajouter. Si j'ai bien compris, la question était spécifiquement sur l'articulation des politiques forestiÚres, de l'eau, du territoire. Euh je ne les connais pas assez pour donner des réponses précises.
Euh ce qui est clair, c'est que ça me paraĂźt euh indispensable euh comment dire au niveau euh au niveau de la planification, au niveau stratĂ©gique. AprĂšs, il faut pas peut-ĂȘtre complexifier Ă l'extrĂȘme au niveau des gestionnaires de terrain. Il serait souhaitable bien entendu d'intĂ©grer plus ces diffĂ©rentes politiques mais de garder quand mĂȘme au niveau du terrain des conseils relativement cadrĂ©s.
Merci beaucoup. On poursuit. Je donne la parole Ă Hercilia Souet.
Merci madame la présidente. Messieurs, donc en France, on souhaite atteindre la neutralité carbone en 2050. on est plutÎt mal parti puisqueen 2023, on a baissé nos gaz à effet de serre de 6,8 % mais chute libre en 2024 1,8 % seulement.
La forte enfin ça s'explique notamment par la forte baisse des pit de carbone je pense division par 2 entre 2010 et 2020 du fait de sĂ©cheresse de scolide d'incendie et cetera et si rien n'est fait concrĂštement avant 2030 pour inverser la tendance nos forĂȘt pourraient Ă©mettre globalement plus de CO2 qu'elle n'absorbe. C'est dĂ©jĂ le cas dans le grand test ou encore en Corse. Alors si on Ă©coute Emmanuel Macron, le la solution ce serait de replanter.
Alors en octobre 2022, il nous a dit ainsi qu'il fallait replanter 1 milliard d'arbres en 10 ans. Alors bon déjà concrÚtement en 3 ans, on en a replanté que 80 millions donc on est trÚs loin du compte. Mais en plus comme l'a rappelé le CAE du 77 que j'ai eu l'occasion de de rencontrer pendant ma permanence vendredi, tous les arbres ne se valent pas.
Un mauvais arbre au mauvais endroit peut nuire au climat et Ă la biodiversitĂ© mĂȘme. Enfin, des coupes rases sont faites pour ensuite replanter, ce qui est complĂštement aberrant. Il me semble que ce qui est important, c'est de protĂ©ger les forĂȘts existantes et pour se faire de protĂ©ger l'ONF qui en 35 ans a perdu la moitiĂ© des effectifs.
Et donc moi ce que je crains Ă terme, c'est qu'on finisse par le dĂ©manteler. Ce qu'il faut aussi Ă mon sens pour atteindre cet objectif, c'est de contrecarrer une vision capitaliste des forĂȘts qui sont vues Ă mon sens un peu trop comme des usines Ă bois oĂč on peut multiplier les plantations industrielles, les couperases alors que ce qu'il faudrait privilĂ©gier c'est la rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle des forĂȘts. Cette gestion capitaliste n'est mĂȘme pas rentable Ă©conomiquement.
C'est ça qui est fou parce qu'on voit qu'en 50 ans, on est passĂ© de 15000 Syries Ă 1500 seulement au dĂ©triment des petites Syries locales. Dans ce contexte, moi ma question elle est double. Comment garantir que les missions d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et la protection du climat passent avant la pression commerciale sur les forĂȘts gĂ©rĂ©es par l'ONF et quelles mesures concrĂštes sont prĂ©vues pour que les financements publics encouragent la protection et la gestion durable des forĂȘts existantes plutĂŽt que la coupe et la replantation systĂ©matique ?
Merci beaucoup. Je vous laisse rĂ©pondre Ă cette question. Comme la madame la dĂ©putĂ©e, comme l'a dit Guillandman le la coupe et la plantation en plein, c'est pas le c'est pas le mode de gestion traditionnel des forĂȘts en France en dehors peut-ĂȘtre de la zone des landes de Gascogne oĂč on a une silviculture de la plantation qui est traditionnelle et adaptĂ©e Ă ce contexte et et si on a rĂ©alisĂ© ces derniĂšres annĂ©es des plantations l'emplin c'est dans les zones qui avaient Ă©tĂ© dĂ©truites par notamment l'escolites ou d'autres maladies de façon systĂ©matique et oĂč il y avait un enjeu reconstituĂ© le rĂ©gime de la plantation copra, c'est pas le rĂ©gime traditionnel Ă telle enseigne que par exemple pour les seules forĂȘts publiques, la plantation avait quasiment disparu ces derniĂšres dĂ©cennies aprĂšs la pĂ©riode postgerre de du fond forestier national oĂč il y avait eu des plantations notamment des plantations importantes dans le limousin ou dans le morvent mais il y a trĂšs peu de forĂȘts publiques dans ce secteurlĂ .
On Ă©tait quasi exclusivement sur la rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle. Toutes nos chaĂźnĂ©es, toutes les forĂȘts fu, elles sont traditionnellement rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©es par la rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle. Donc attention, aujourd'hui on a cet effet d'optique que ces trois qu derniĂšres annĂ©es, il y a eu beaucoup de plantations effectivement dans les zones qui avaient Ă©tĂ© sinistrĂ©es et qui ont Ă©tĂ© nĂ©cessairement euh reboisĂ©s.
Ces reboisements, ils ont Ă©tĂ© faits aussi avec une exigence de l'Ătat de diversifier. Il y avait des quotas de de nombre d'expances Ă mettre par parcelle pour pousser la diversification d'aucun considĂšre que c'est pas suffisant. AprĂšs, on a comme je le disais, on n pas forcĂ©ment les disponibilitĂ©s d'essence diversifiĂ© aujourd'hui et de graines pour pouvoir offrir une gamme trĂšs large de de de d'essence diffĂ©rentes pour les plantations, mais ça il faut y travailler, c'est un enjeu majeur pour diversifier les forĂȘts.
Euh vous avez Ă©voquĂ© les moyens et les effectifs de de l'ONF. Effectivement, l'ONF a perdu 40 % des effectifs lĂ depuis depuis les 25 derniĂšres annĂ©es. Mais il faut quand mĂȘme souligner que depuis 2023 le parlement et le gouvernement ont stabilisĂ© les effectifs de l'Ă©tablissement ce qui a permis de de dĂ©ployer redĂ©ployer des effectifs pour faire face notamment aux missions d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral en croissance.
Je pense Ă la dĂ©fense des forĂȘts contre l'incendie sur lesquels nous avons redĂ©ployĂ© des effectifs Ă la Ă la demande de l'Ătat. Je pense qu'en matiĂšre de politique d'adaptation, ça a Ă©tĂ© dit par mon collĂšgue, ce qui serait nĂ©cessaire, c'est d'avoir de la visibilitĂ© sur Ă la fois les moyens, les moyens humains. Il y a besoin de moyens humains pour expertiser sur le terrain, mener les actions, des actions fines adaptĂ©es euh et des moyens pour accompagner le renouvellement, le l'adaptation des forĂȘts.
C'est ce sujet de visibilité à moyen terme qui permet d'organiser les choses. Je je donne un exemple. Quand on raisonne plantation, pour planter une année, il faut avoir 5 ans auparavant récolter des graines, mis en production des plans, ça met 2 ans pour produire un plan forestier dans une pépiniÚre, organiser le chantier de préparation de d'exploitation parce qu'on plante pas s'il y a pas un peu d'arbre coupés, soit pour des coupes sanitaires, soit dans le cùble de coupe de renouvellement.
Donc ça veut dire que le forestier pour raisonner un renouvellement, il s'y prend normalement 4 ans avant de faire les travaux de reboissement. Et donc il faut de la visibilitĂ© sur les moyens techniques humains pour pouvoir organiser tout ça. Et donc c'est important qu'on ait une politique forestiĂšre continue avec de la visibilitĂ© pour Ă©viter les stops and go qui sont prĂ©judiciables Ă la montĂ©e en charge qui est nĂ©cessaire de des capacitĂ©s d'accompagnement de gestion et de et de renouvellement des forĂȘts.
Euh la question Ă©tait posĂ©e pour la forĂȘt publique, mais je me permets de complĂ©ter. Euh donc, ce serait pour moi intĂ©ressant de remettre euh des moyens humains dans les services publics de l'ONF, du CNPF, des DDT, pas nĂ©cessairement pour du contrĂŽle ce qu'on a voulu faire pour contrĂŽler les plans de gestion ou c'est ou les amĂ©nagements ou autres. Ce qui est intĂ©ressant, c'est qu'il y a 25 ans, quand j'ai commencĂ© mon mĂ©tier, tous ces services lĂ , c'Ă©taient des partenaires.
Aujourd'hui, c'est mes contrÎleurs. C'est pas ça le l'objectif. dans ce qu'on va euh affronter demain, il vaudra mieux qu'on soit tous partenaires.
Et donc, si on pouvait remonter en puissance ces services-lĂ qui nous apportent leurs compĂ©tences, leurs connaissances, leur regard extĂ©rieur, leur vigilance en tant que reprĂ©sentant de l'Ătat, et ben ça serait bĂ©nĂ©fique. Merci beaucoup. Je donne la parole Ă Chantal Jourdan.
Merci madame la prĂ©sidente. Les forĂȘts reprĂ©sentent un/ers du territoire français et jouent un rĂŽle Ă©cologique majeur. Elles sĂ©questrent le carbone, sont un rempart contre le changement climatique, protĂšge des allĂ©as climatiques et abritent une bonne partie de la biodiversitĂ© française.
Cependant, nos forĂȘts sont aujourd'hui grandement menacĂ©es. Vous l'avez dit avec gravitĂ©. Plusieurs habitats forestiers sont en mauvais Ă©tat.
La mortalité des arbres augmente avec les années sans parler des pressions perpétuelles sur la faune et la flore. Vous avez donc mentionné les rapports donc de madame Cathlot et madame Panou. Il y a aussi le le rapport de la mission d'information de madame Panonacle et madame Couturier qui donc a été produit il y a 3 ans maintenant.
Et euh donc je crois qu'on peut dire que tous ces rapports en fait donnent des préconisations communes. Les premiÚre préconisation c'est le contrÎle des couases. Euh voilà , vous avez fait tout un un chapitre effectivement sur le enfin du moins la vision que l'on a des coupases sur le territoire français.
Ce qui est dit dans ces rapports, c'est que on doit absolument les contrÎler, se préoccuper donc de l'impact qu'elles ont sur l'écosystÚme, sur la biodiversité et surtout aussi qu'il y a des méthodes pour éviter les les coupeases. Alors, on entend bien qu'il puisse y avoir des coupases pour raisons sanitaires, mais il y a aussi donc des des méthodes de régénération qui sont proposées. Et donc voilà , je voudrais savoir si vous pouvez nous en dire quelques mots et si euh voilà , vous vous travaillez donc en ce sens.
Par ailleurs, ce rapport prĂ©conise Ă©videmment la diversification des des essences et d'aller le plus vite possible vers une sylviculture mĂ©langĂ©. Donc face au dĂ©pĂ©rissement accĂ©lĂ©rĂ© des forĂȘts, il nous faut encourager les pratiques vertueuses et cela ne pourra se faire que par le biais d'une cylviculture mĂ©langĂ©e et plus respectueuse de l'Ă©cosystĂšme forestier. Au total, je je voudrais vous demander donc vous avez Ă©voquĂ© Ă un moment donnĂ© Ă©ventuellement la question de la lĂ©gislation pour vous pour vous prĂ©ciser quelle lĂ©gislation donc serait nĂ©cessaire et puis par ailleurs bien sĂ»r les moyens vous avez dĂ©jĂ rĂ©pondu en partie effectivement sur les moyens humains nĂ©cessaires.
Peut-ĂȘtre pourriez-vous aussi nous prĂ©ciser quels seraient les moyens nĂ©cessaires en matiĂšre de formation, en matiĂšre d'accompagnement, vu les les enjeux importants hein qui sont devant nous. Et puis aussi selon vous, quelles sont les prioritĂ©s que l'on doit mettre queon doit mettre dans les politiques publiques pour prĂ©server donc nos forĂȘts. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Je vous laisse rĂ©pondre Ă ces questions madame la dĂ©putĂ©. Je laisserai mes collĂšgues revenir sur sur les coupras mĂȘme si je dis que aujourd'hui le la plus grosse partie du du renouvellement forestier se fait dĂ©jĂ par rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle ou par coupe progressive en fuĂ© rĂ©guliĂšre ou par civiliculture Ă couvert continue avec quand mĂȘme la difficultĂ© d'acquĂ©rir la rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle quand on a une pression forte du gibier notamment en civiculture Ă couvert continue oĂč la rĂ©gĂ©nĂ©ration elle est diffuse et donc elle ne peut on ne peut pas la protĂ©ger par des clĂŽtures ou beaucoup plus difficilement donc aller plus vers la silviculture Ă couvert continue mĂ©langĂ© il faut faire attention Attention, qu'on ait les conditions requises pour qu'elles puissent fonctionner et que la rĂ©gĂ©nĂ©ration des petits semis puisse se faire sans qu'on ait besoin de mettre des clĂŽtures, ce qui ne sera pas possible puisque tout est tout est diffus.
Euh sur la les mesures lĂ©gislatives, c'est mal passĂ© pour en tant que reprĂ©sentant des tapissements publics pour dire ce qui qui sur quoi il faudrait les diffĂ©rer. Ce que je peux dire, c'est que actuellement vous avez un une un projet de loi qui est en discussion, je crois, au SĂ©nat, la loi d'Adu qui transpose la directive RAID 3 qui emporte les dispositions pour encadrer les grandes coupases puisque c'est une exigence de la directive Red 3. Donc, il y a dĂ©jĂ une disposition qui est en cours d'ĂȘtre qui est en cours de de de discussion.
Mais je rebondirai sur ce que disait le le collĂšgue tout Ă l'heure. Attention, on est Ă un moment donnĂ© oĂč il va falloir mobiliser, fortement mobiliser, les propriĂ©taires forestiers, les gestionnaires euh et Ă©viter de prendre des mesures qui dĂ©sincitent Ă l'action, Ă la gestion. Euh aujourd'hui, un propriĂ©taire forestier, un gestionnaire euh s'il y a trop de complexitĂ©, s'il s'expose trop Ă des risques de voilĂ , il il peut ne plus avoir intĂ©rĂȘt Ă agir Ă gĂ©rer sa forĂȘt.
Donc attention de de de bien prendre en compte cet Ă©lĂ©ment-lĂ et que les dispositions d'encadrement de telle et telle pratique ne portent pas atteinte trop significativement Ă l'Ă©quilibre Ă©conomique d'une filiĂšre qui reste fragile. On sait que notamment les acteurs qui agissent sur le terrain, qui exploitent par exemple, qui font les chantiers d'exploitation, ce sont des petites entreprises. C'est gĂ©nĂ©ralement des ETF, des entrut forestiers qui sont un personersonnels, qui ont fait des gros investissements, qui sont fragiles, qui ont besoin d'ĂȘtre accompagnĂ©s, soutenu.
Attention à ne pas rajouter des dispositions qui les fragilisent un peu plus et qui leur fassent perdre leur équilibre économique. sur le besoin de formation, il est essentiel effectivement comme les méthodes forestiÚres vont évoluer, il va falloir déjà avoir des capsés de conception de de nouveaux guides de civiculture, de nouvelles civicultures, les transmettre par de la formation initiale et par de la formation continue et donc réinvestir dans la formation forestiÚre est essentiel. C'est dans cette perspective là par exemple que l'ONF d'une part a passé des conventions de partenariat avec les écoles forestiÚres du niveau ingénieur comme du niveau technicien forestier. a mis en place depuis maintenant 5 ans une politique trÚs ambitieuse d'apprentissage puisque nous accueillons 400 apprentis par an euh que nous formons.
Donc c'est aussi nos personnels qui investissent dans l'accompagnement formation de ces apprentis parce qu'on pense que c'est une bonne maniĂšre de former sur le tas par la pratique et c'est important aussi. On a rĂ©intĂ©grĂ© une part de la formation initiale de nos du jeun technicien en rĂ©investissant un dĂ©partement de la formation pour adapter un peu la formation aux bonnes pratiques euh pour les prises de postes de nos techniciens forest. Mais la formation est quelque chose d'essentiel sur lequel il va falloir effectivement rĂ©investir en celluulture mĂ©langĂ© Ă couvertur continue, on on n'est pas obtu Ă dire c'est la rĂ©gĂ©nĂ©ration qui va faire le renouvellement nĂ©cessaire de la forĂȘt.
On utilise aussi les mĂ©thodes d'enrichissement ce qui nous permet face Ă nos incertitudes et ben d'ouvrir un maximum de portes et on fait des plaçaux. Ce qu'on appelle des plos, c'est des petites bandes de 4 m par 4 m, 5 m par 5 m on va aller introduire de nouvelles essences sous le couvert existant, donc un peu Ă l'abri, un peu dans l'ambiance forestiĂšre afin de bĂ©nĂ©ficier de ce microclimat. Et au lieu de faire des des plantations d'un hectare d'une mĂȘme essence, on va aller planter des plceaux de 30 plans de cĂšdre, de seoya, de je ne sais quoi, n'importe quel essence parce qu'on ne sait pas laquelle sera adaptĂ©e demain.
Donc on se on se on s'autorise des des possibilitĂ©s comme ça. Ăa c'est sur le plan de terrain. au niveau des retours qui nous seraient intĂ©ressants, c'est nous on est des des gens de terrain, on est le nez dans le guidon en entreprise individuelle pour la plupart, on doit gĂ©rer la compta tout le terrain, toutes les demandes de nos clients, toutes leurs peurs, toutes leurs craintes.
N'ayant pas de rĂ©ponse, ça simplifie pas. Donc ce qui nous serait intĂ©ressant, c'est d'avoir des retours synthĂ©tiques de la science parce que on Ă©tudie quand mĂȘme beaucoup le changement climatique et donc si on avait des retours lĂ -dessus, ça serait intĂ©ressant. Euh des bases de donnĂ©es.
Aujourd'hui, il y a des bases de données euh il y a des chiffres à ne plus à voir qu'en faire sur les prévisions simplifiées euh de pluviométrie, de température à l'échelle locale assez simplifiée pour des gens comme nous qui ne sommes pas des ingénieurs. Voilà , ça c'est sur le le plan scientifique. Et puis en terme juridique, c'est si vous avez une attaque de scolite, vous faites une demande de coupe sanitaire, elle va prendre 3 semaines en moyenne.
Si vous l'avez con, si vous l'avez fait rapidement, ça va. Et bien, c'est sur ce genre de poste oĂč je crois qu'on pourrait encore assouplir un petit peu si le prĂ©lĂšvement il est fait toujours dans une rĂ©flexion d'amĂ©lioration du peuplement, de sauvetage de de de l'Ă©cosystĂšme, on pourrait assouplir ces ces choses-lĂ . VoilĂ , c'est des propositions, c'est pas c'est Ă Ă©tudier.
Merci. Merci. On va poursuivre.
Je donne la parole Ă Vincent DescĆur. Merci madame la prĂ©sidente. Merci messieurs pour votre prĂ©sence ce matin devant notre commission.
Le changement climatique n'est ni une vue de l'esprit ni le rĂ©sultat de projection hasardeuse. C'est une rĂ©alitĂ©, une triste rĂ©alitĂ© qui transforme en profondeur la vie de nos forĂȘts et interroge sur l'Ă©volution de leur gestion. La multiplication et l'intensification des feux en sont l'illustration la plus visible.
Et la plus dramatique à ce titre, l'incendie majeur qui a frappé les corbiÚres l'été dernier a marqué un tournant. En moins de 24 heures, il a parcouru une surface équivalente à celle de la ville de Paris. Nous faisons face à des feux plus précoces, plus rapides, plus étendus, plus difficiles à maßtriser.
Nous devons tirer les leçons de ces événements dramatiques qui se répÚtent. L'avons-nous fait ou plutÎt l'avons-nous fait suffisamment ? La prévention est essentielle, vous l'avez rappelé.
Des gestes simples mais efficaces peuvent faire la diffĂ©rence. n'en demeure pas moins que la rĂ©ponse ne peut pas ĂȘtre uniquement citoyenne. Elle doit aussi ĂȘtre institutionnelle et stratĂ©gique et elle passe par une gestion forestiĂšre adaptĂ©e.
Vous avez monsieur Bonet Ă©voquĂ© la loi de 2023 et et indiquer d'ailleurs que la prĂ©vention devait maintenant gagner euh le nord du pays. Ă ce titre, considĂ©rez-vous que les moyens allouĂ©s, tant matĂ©riel qu'humain, sont euh sont suffisants. Autre sujet que je souhaitais aborder ce matin, la capacitĂ© de stockage du carbone de nos forĂȘts.
On pourrait Ă©voquer la la question de j'allais dire du rĂŽle des spĂ©cimens les plus les plus ĂągĂ©s et et l'adaptation de la gestion de nos forĂȘts pour faire face au dĂ©pĂ©rissement, vous l'avez Ă©voquĂ©, la diminution de la croissance qui est corrĂ©lĂ©e au manque d'eau ou encore une plus grande vulnĂ©rabilitĂ© au pathogĂšne. Le dĂ©fi que nous devons relever, celui du renouvellement des peuplements. Alors, vous avez, monsieur Bonet, fait rĂ©fĂ©rence Ă la forĂȘt publique et aux actions que vous prĂ©conisez et conduisez.
Ma question s'adresse plutĂŽt Ă monsieur Nicolas. La question est de savoir comment peut-on s'assurer que la gestion des forĂȘts privĂ©es, souvent morcelĂ© avec un nombre de propriĂ©taires considĂ©rable, puisse s'inscrire dans cette dynamique. Vous avez esquissĂ© des pistes en imaginant pouvoir s'appuyer sur des donnĂ©es scientifiques et pas succines mais mais condensĂ© et puis pouvoir rassurer les propriĂ©taires.
J'aimerais que vous puissiez dĂ©velopper et et nous dire si vous ĂȘtes optimiste quant Ă la capacitĂ© d'embarquer la forĂȘt privĂ©e. Et une question enfin, monsieur Landeman qui a abordĂ© la question des coupe rases. Vous avez insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de prĂ©venir les effets nĂ©gatifs lĂ©gifĂ©rĂ©s tout en rappelant que ça suffit pas.
Vous avez raison. la nĂ©cessitĂ© aussi d'encadrer techniquement au regard du rapport avantage inconvĂ©nient par rapport Ă la rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle dont on a Ă©voquer les limites, diriez-vous que que voilĂ qu'elles sont judicieuses ou ou prĂ©judiciables ? En un mot, doivent-elles ĂȘtre mises en cause ou sont-elles une rĂ©ponse parmi d'autres mais mais avec la nĂ©cessitĂ© tout de mĂȘme d'en d'en mener Ă bien un certain nombre ?
Je vous remercie. Merci beaucoup. Si voulez répondre monsieur le directeur.
Merci. La derniÚre question était sur euh l'utilisation de la régénération naturelle comme un outil dominant ou avantage inconvénient des coupes. Ah ben l'avantage historique c'est que ça permettait de surveiller ce qui se passait en terme de récolte puisque on neutorisait plus les coupes dispersé mais tout se faisait à un à des endroits précis.
Bon, cette justification euh Ă sauter. Euh il reste euh l'argument de la simplicitĂ©, mais celui-lĂ il saute aussi parce queon sait quand mĂȘme gĂ©rer de façon plus euh complexe les Ă©cosystĂšmes. Il reste l'argument Ă©conomique mais il vaut plus Ă mon sens pour la mobilisation et la transformation du bois que pour le propriĂ©taire qui n'est pas nĂ©cessairement mieux rĂ©munĂ©rĂ© dans un systĂšme de couperase. les experts en Ă©conomie, dont je fais pas partie, mais disent que globalement on peut pas trancher entre les performances Ă©conomique d'une gestion Ă base de rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle de coupe progressive et une Ă©conomie qui serait basĂ©e sur les coupes rases et un systĂšme qui voit succĂ©der les les coupes.
Donc autant choisir le systĂšme qui est le plus naturel et qui sera Ă priori le plus apte Ă faire face au changement du climat. VoilĂ , je sais pas si j'ai tout Ă fait rĂ©pondu mais c'Ă©tait en tout cas un Ă©lĂ©ment de rĂ©ponse. Concernant le fait d'amener les propriĂ©taires Ă renouveler leur forĂȘt, Ă garantir ce renouvellement de la forĂȘt, gĂ©nĂ©ralement, tout propriĂ©taire forestier souhaite transmettre un patrimoine.
Qu'il soit petit ou grand, il aura fierté de transmettre un patrimoine. Et donc l'action qui li mÚne généralement c'est une amélioration. Voilà donc c'est pour moi pas une problématique.
C'est pas lĂ -dessus que j'aurai une problĂ©matique. Mais la diffĂ©rence en forĂȘt privĂ©e par rapport Ă mes confrĂšres de l'ONF, c'est que toute prise de dĂ©cision n'est pas rĂ©alisĂ©e par le par un gestionnaire. En forĂȘt privĂ©e, un exploitant peut trĂšs bien vous proposer une coupe.
Il n'a pas le mĂ©tier, il n'a pas les compĂ©tences et les connaissances ou enfin moins, je veux pas dĂ©nigrer, je veux pas. Mais en tout cas, c'est pas sa base de mĂ©tier. Lui, l'amĂ©lioration du patrimoine forestier c'est pas son cĆur de mĂ©tier, c'est le nĂŽtre.
Et donc euh proposer euh une une adaptation dans ce sens en disant toute coupe dans une forĂȘt privĂ©e doit ĂȘtre euh soustraite de l'aspect financier de la rĂ©colte de bois aurait un autre impact. VoilĂ . Donc ce mĂ©tier de gestionnaire, vous l'avez compris, il est il est complexe.
Euh on n pas le temps de faire autre chose. Nous, on n pas le temps de couper du bois. VoilĂ .
Donc si on veut garantir à la micropropriété une gestion, mettons des gestionnaires. Voilà . Merci monsieur le député.
Je vous rĂ©pondrai sur les moyens de la dĂ©fense des forĂȘts contre les incendies. Effectivement, depuis 2023, suite au vote de la loi, les moyens de l'ONF ont Ă©tĂ© revalorisĂ©s significativement sur la mission intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral des FCI qui nous permet d'une part en appui Ă MĂ©tĂ©ofance de mettre en place la prĂ©vision incendie qui Ă©tait aujourd'hui Ă©tendue sur l'ensemble du territoire alors qu'elle Ă©tait limitĂ©e au sud-est de la France. Elle permet de dĂ©ployer les patrouilles sur le terrain en pĂ©riode sensible grĂące Ă l'augmentation des moyens.
On a doublé les patrouilles sur le terrain depuis 2023 euh en mobilisant plus nos personnels et en redéployant des effectif conu de la stabilité que vous nous aviez accordé. On a redéployé 118 équilons temps plein sur cette mission là pour répondre à la demande à effectif constant. ce qui nous a amené à supprimer des postes notamment d'ouvriers forestiers et à sous-traiter et en à essayer de sous-traiter auprÚs d'entreprise de travaux forestiers les travaux d'entretien des plantations.
Euh et ce qui nous a permis donc d'augmenter trĂšs significativement la la prĂ©sence sur le terrain. Euh je donne un indicateur, nos Ă©quipes en 2025 notamment des patrouilles nos patrouilles armĂ©es d'eau qui qui surveillent les massifs, elles sont intervenues sur 300 fenaissants, ce qui est une stratĂ©gie importante et qui est mis en Ćuvre aussi par bien Ă©videmment par les 10. Euh 300 feux sur lequel on en a Ă©teint 160 Ă la source nos Ă©quipes de forestiers 160 c'est 160 incendies Ă©vitĂ©s et les coĂ»ts Ă©vitĂ©s euh liĂ© aux incendies qui sont assez considĂ©rables.
On l'a vu dans le cas de l'ODA. Alors aprÚs, est-ce que ces moyens sont suffisants aujourd'hui ? Euh on a franchi une marche qu'on a déployé depuis 2023.
On a mis en place des dispositifs dans des rĂ©gions oĂč elle n'existait pas, notamment en Pays de Loire dans le centre jusqu'au Carnorest. J'Ă©tais la semaine derniĂšre Ă Verdun. Euh le prĂ©fet de la Meuse nous disait qu'on avait enfin Ă©tait satisfait de du dispositif qu'on avait dĂ©ployĂ© notamment sur Verdun dans des zones rouges oĂč vous avez des obus qui sont encore enfouis dans le sol quand il y a Ă©norme d'obus.
Si on a un incendie, ça pose d'autres difficultés. Donc il faut renforcer la prévention des incendies dans ces contextes y compris dans le nord de la France. Pour autant, je pense que le le le climat le changement climatique ayant vocation à continue à s'aggraver, continue l'inertie du systÚme.
Il faudra se poser la question là le contrat d'objectif de l'ONF va se renégocier. La question se pose de est-ce quelle est la perspective des moyens ? Ce que je constate, c'est que les préfets, puisqu'on réalise ces missions sous l'autorité des préfets, ont fait remonter des demandes pour 2026 et que le cumul des demandes dépasse l'enveloppe et la capacité d'intervention qui a été votée.
Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole à Marie Pochon. Merci madame la présidente.
Messieurs Bonet Nicolas et Landemman. Permettez-moi de me rĂ©jouir de l'organisation de cette audition deux Ă©tĂ© aprĂšs les immenses incendies de Gironde, un Ă©tĂ© aprĂšs ceux de l'AUDE et Ă quelques semaines de la prochaine saison des feux comme on appelle dĂ©sormais l'Ă©tĂ©. Mais ce dont nous souhaitons vous entretenir aujourd'hui, c'est de l'Ă©tat de nos forĂȘts.
Car souvent quand on en parle, on nous renvoie à cette fameuse carte qui montre que la surface forestiÚre a augmenté en France en nous disant que tout va bien. Et puis on lÚve les yeux, on voit les parasites, les insectes et les champignons faire dépérir les peuplements forestiers, le brin prendre la place au vert sur les Sims, les arbres mourir sous l'effet de la sécheresse et des maladies. On voit les couperas alternées avec les monocultures.
On voit les efforts de replantation et de diversification des espÚces mais qui ne vont jamais jamais assez vite pour faire face au changement climatique. On voit le manque de moyens de l'ONF ou du CNPF pour faire face à ces défis. Alors on regarde effarer les chiffres en disant le puit de carbone français qui a été divisé par 2 tandis que les prélÚvements de bois ont augmenté de 10 %.
C'est tout simplement la mort annoncĂ©e de nos forĂȘts. On se demande oĂč est la cohĂ©rence d'une politique forestiĂšre actuelle nommĂ©e dans la SN dans la SNBC qui vient sacrifier le puit de carbone forestier au mĂ©pris de la politique europĂ©enne et des engagements internationaux de la France. Les exemples ne manquent pas.
Fabrication de biocarburants dans les PyrĂ©nĂ©es Atlantiques, production de granulĂ© de bois Ă guĂ©rer. Autant de projets qui mis bout Ă bout ça nos capacitĂ© de stockage de carbone et notre crĂ©dibilitĂ© climatique. Ce qu'on voit derriĂšre ces forĂȘts bien mal en point, ce sont les intĂ©rĂȘts Ă©conomiques courttermistes et qui privilĂ©gient le productivisme et un renouvellement des forĂȘts par des plantations au monoculture qui gagnent encore la bataille par rapport Ă une politique d'adaptation ambitieuse.
Face Ă cette situation, il y a des chefs de l'Ătat qui annoncent vouloir planter un milliard d'arbres et tant pis si c'est pour remplacer des peuplements existants, tant pis si c'est pour de la monoculture intensive, tant pis si prĂšs de 38 % des jeunes plans financĂ©s par le plan de relance n'ont pas survĂ©cu Ă la derniĂšre sĂ©cheresse. Et puis il y a les solutions validĂ©es par la science que vous dĂ©fendez. La promotion de la silviculture mĂ©langĂ©e Ă couvert continue, respectueuse de l'environnement et de la biodiversitĂ©. la modification des principes et des critĂšres du renouvellement forestier.
La sortie de la logique comptable du nombre d'arbres plantés pour privilégier la qualité des récoltes sans en augmenter le volume. Stopper les couperases et diversifier les essences et renforcer la résilience des écosystÚmes. En bref, plutÎt que planter plus à systÚme continu, préserver au moins l'existant.
J'en viens donc Ă mes questions. Selon vous, comment faire pour concilier les engagements climatiques de la France avec la prĂ©vision dans la SNBC d'une hausse de la rĂ©colte de bois alors que le puit de carbone forestier se dĂ©grade dĂ©jĂ ? Et quelle piste concrĂšte proposez-vous pour rĂ©soudre cette contradiction et garantir une gestion forestiĂšre alignĂ©e sur les enjeux climatiques notamment en matiĂšre de silviculture, de diversification des essences et de prĂ©servation des forĂȘts existantes.
Je vous remercie. Merci beaucoup. Je vous laisse répondre.
Ă madame la dĂ©putĂ©e madame la dĂ©putĂ©e sur sur la la cohĂ©rence entre la SNBC et la et la PPE enfin je faire attention Ă la question au sujet du puit de carbone parce que le puit de carbone il a Ă©tĂ© beaucoup utilisĂ© instrumentalisĂ© c'est c'est une notion un peu thĂ©orique le puit de carbone c'est un calcul d'un sol entre la croissance de la forĂȘt ce qu'on exploite la mortalitĂ© et on l'a beaucoup utilisĂ© pour Ă©quilibrer notre politique climatique parce que euh en Europe de l'Ouest et en France en particulier, comme vous l'avez dit, on sort de deux siĂšcle continu de croissance de la forĂȘt, non seulement de la croissance en surface puisqu'on est passĂ© de 8 millions d'hectares au point bas forestier en 1820 Ă aujourd'hui 17 millions d'hectares sous l'effet Ă la fois de la dĂ©prise agricole et des reboisements de la fin du 19e siĂšcle, mais aussi Ă une augmentation considĂ©rable, on en parle pas assez des volumes de bois dans nos forĂȘts. qui ont jamais Ă©tĂ© aussi importants euh puisque euh au 19e siĂšcle, le volume moyen de bois dans les forĂȘts, c'Ă©tait 30 mÂł hectares, aujourd'hui c'est 180 m cb hectar. Donc nos forĂȘts sont progressivement beaucoup dĂ©veloppĂ©es avec un sol de net entre exploitation et croissance qui Ă©tait positif et qui du coup mĂ©caniquement jouait positivement pour un un puit de carbone positif. dans le dans ce calcul, il se trouve qu'aujourd'hui bah nos forĂȘts, on a on a on a partagĂ© le diagnostic, elles souffrent, elle croisent moins, elle meurt euh et du coup ben le calcul fait que le puit le le cet effet puit et ben il est euh nĂ©gatif.
Et et moi je je vous dirais que quoi qu'on fasse dans les dĂ©cennies qui viennent contenu de la vitesse de dĂ©pĂ©rissement et ben le puit de carbone forestier il il va il va se dĂ©grader. Il va se dĂ©grader. Et ce qui importe aujourd'hui les forestiers c'est pas de regarder c'est un indicateur thĂ©orique c'est de travailler Ă faire vivre nos forĂȘts, rĂ©gĂ©nĂ©rer nos forĂȘts de façon trĂšs diversifiĂ©e, mĂ©langĂ©e comme vous le dites pour pour qu'elle soit rĂ©siliente demain. et le ce qu'on fait aujourd'hui c'est pour dans 50 ans ou dans un siĂšcle.
La deuxiĂšme action Ă avoir pour amortir ce choc, c'est d'avoir une filiĂšre bois bien organisĂ©e qui puisse valoriser tous ces bois qui vont mourir. Alors, en laissant un peu de bois mort en forĂȘt parce que c'est bon pour la biodiversitĂ©, ce qu'on fait de plus en plus, mais on va en avoir beaucoup. Et donc l'important c'est de le valoriser dans une filiĂšre en substitution au bioc au carburant fossil en essayant de faire respect de la hiĂ©rarchie des usages du bois matĂ©riaux pour stocker restocker ce carbone dans nos bĂątiments euh dans dans de voilĂ dans nos infrastructures.
C'est important dans la politique d'adaptation d' pour sortir ce bois lĂ pour Ă©viter aussi les risques naturels parce que si on laisse beaucoup de moim en forĂȘt et ben le risque c'est alimenter les incendiĂ©s donc les surracidents en matiĂšre de destruction de stock de carbone. C'est ça qu'il faut mener. une politique d'accompagnement, de renouvellement effectivement adaptĂ©e, diversifiĂ©e et avoir une filiĂšre bois en capacitĂ© d'absorber ses chocs pour valoriser au mieux sur notre territoire cette ressource qui va ĂȘtre disponible, ressources subie mais qui va ĂȘtre disponible.
LĂ , nos forestiers aujourd'hui, ils sont en train de diagnostiquer, je disais, tous les bois qui sont tombĂ©s avec la tempĂȘte Nils. Euh et la prioritĂ©, ça va ĂȘtre de les valoriser rapidement en laissant effectivement un peu de boomb en forĂȘt pour la fertilitĂ© des sols, en faisant en en ayant des exploitations bien organisĂ©es pour pas tasser les sols pour valoriser ce bois au service de la filiĂšre. C'est ça.
Nous, on est dans l'action, on n'est pas en train de regarder l'indicateur du puit de carbone qui reste trÚs théorique par rapport à notre action opérationnelle. Merci beaucoup. On poursuit.
Je donne la parole Ă Sophie Mat. Merci madame la prĂ©sidente. Merci messieurs d'ĂȘtre prĂ©sent ce matin.
Comme j'ai eu l'occasion de le souligner dans un rapport d'information que nous avons rĂ©cemment prĂ©sentĂ© avec mon coprapporteur sur la gestion forestiĂšre de l'Ătat, nos forĂȘts sont aujourd'hui directement confrontĂ©es aux effets du climat du changement climatique avec des dĂ©pĂ©rissements croissants et une intensification des incendies. Dans ce contexte, nous avons soutenu avec mon groupe les dĂ©mocrates les crĂ©dits consacrĂ©s au renouvellement forestier. Ce renouvellement constitue un levier essentiel pour renforcer la rĂ©silience de nos massifs.
J'aimerais notamment insister sur les programmes de reboisement qui ont Ă©tĂ© financĂ©s dans le cadre de France Relance, France Nation Verte et France 2030 depuis 2021. Quel bilan tirez-vous aujourd'hui de ces dispositifs ? Permettent-ils rĂ©ellement de prĂ©parer nos forĂȘts aux conditions climatiques futures ?
Quels ajustements vous sembleraient nécessaires pour en renforcer l'efficacité ? Par ailleurs, la réussite de ces politiques repose pleinement sur les entrepris de travaux forestiers qui interviennent directement sur le terrain. Or, plusieurs acteurs alertent sur les difficultés liées notamment aux contraintes aux contraintes pardon réglementaires, au manque d'attractivité des métiers et à la fragilisation de leurs conditions d'activité.
Partagez-vous ce constat. Quelles mesures vous semblerait prioritaire pour soutenir ces entreprises ? Et enfin, j'aimerais prendre l'exemple de certains écosystÚmes particuliÚrement sensibles comme la étrée du Siron en Gironde.
Vous avez parlĂ© de de Ă©colinaires. Elle constitue un Ă©cosystĂšme forestier exceptionnel dont le microclimat et les caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©riques en font un site particuliĂšrement prĂ©cieux pour l'adaptation des forĂȘts au changement climatiques. Selon vous, quel type de gestion forestiĂšre et de dispositifs de protection vous semblent les plus adaptĂ©s pour pour prĂ©server ces Ă©cosystĂšmes et garantir le rĂŽle dans la rĂ©silience de nos forĂȘts ?
Je vous remercie. Merci madame la députée. Messieurs, je vous laisse répondre.
Madame la dĂ©putĂ©e sur le renouvellement forestier la forĂȘt publique en a bĂ©nĂ©ficiĂ© des trois dispositifs successifs qui ont Ă©tĂ© mis en Ćuvre. France-Rance, France 2030, France France Nation Verte. Euh et grĂące Ă ce dispositif en forĂȘt publique, nous avons pu renouveler 30000 hactares sur les 200000 hactares que je vous signaler comme des pĂ©rissants ou trĂšs sinistrĂ©s.
Euh c'est ça en cas en 4 ans. Euh par ailleurs, on continue Ă rĂ©aliser le renouvellement normal des forĂȘts. Euh pour vous donner un chiffre, en en forĂȘt euh domaniale, on renouvelle 10000 hactares chaque annĂ©e par essentiellement la rĂ©gĂ©nĂ©ration naturelle dans les endroits oĂč elle fonctionne euh par rĂ©gĂ©nĂ©ration progressive ou siliculture Ă couvert continu.
Et grĂące au financement de l'Ătat, on a pu rĂ©gĂ©nĂ©rer entre 3 et 4000 hectares chaque annĂ©e pour essentiellement dans les zones sinistrĂ©es. Et ce soutien, il est essentiel, je prends sur le modĂšle Ă©conomique de l'ONF. La Cour des comptes a rappelĂ© que si l'ONF avait la responsabilitĂ© de rĂ©investir le le le le chiffre d'affaires rĂ©alisĂ© Ă partir des des ventes de bois pour assurer le renouvellement normal, la Cour des comptes a soulignĂ© que l'ONF ne serait pas en capacitĂ© avec son modĂšle Ă©conomique qui reste fragile, mĂȘme si il a Ă©tĂ© consolidĂ© ces quatre derniĂšres annĂ©es puisque le le le nous avons rĂ©ussi Ă Ă assurer Ă dĂ©sendetter l'Ă©tablissement en divisant la dette par de en 4 ans et avoir un solde positif depuis 4 ans, ce qui n'Ă©tait pas arrivĂ© depuis trĂšs trĂšs longtemps.
Euh pour autant euh ça a Ă©tĂ© possible aussi parce que l'Ătat a qui ne peut pas ĂȘtre assumĂ© par le modĂšle Ă©conomique de base et c'est vrai aussi pour les propriĂ©taires forestiers ou pour les communes forestiĂšres. Donc ce soutien renouvellement, il est il est essentiel. Les ETF, je l' Ă©voquĂ©, c'est central.
On ne fera rien en forĂȘt si nous n'avons pas des entreprises, des hommes et des femmes qui vont faire les travaux de plantation, d'entretien, de dĂ©gagement des seminaturelles, d'exploitation des bois. Or aujourd'hui, c'est un segment de la filiĂšre qui est assez peu considĂ©rĂ© euh qui est fragile, je le disais, parce que ce sont des petites entreprises qui lorsqu'elles font de la mĂ©canisation, aujourd'hui, on est obligĂ© pour exploiter de façon pertinente sur plan Ă©conomique de mĂ©caniser, il y a de gros investissements pour des petites entreprises et et donc il mĂ©ritent beaucoup d'attention et de considĂ©ration. Et je dirais mĂȘme qu'ils sont en premiĂšre ligne des rĂ©actions nĂ©gatives de la sociĂ©tĂ© parce que quand le bĂ»cheron il est sur la la parcelle et qu'il a des gens qui rĂ©agissent et qui lui cassent le matĂ©riel parce que on accĂšde pas les coupes parce qu'il y a un discours parfois un peu ambiant qui dĂ©crĂ©dibilise les coupes de bois, ce sont nos bĂ»cherons, nos entreprises qui sont en premiĂšre ligne et qui subissent cette agressivitĂ© contre laquelle il faudrait pouvoir lutter, avoir un discours positif sur l'exploitation et les le travail des forestiers sur le terrain.
Et donc du cÎté de l'ONF, alors il y a certainement des mesures à réfléchir en terme de politique publique sur ce segment essentiel essentiel et derriÚre c'est une attractivité de métier pour que nos jeunes aillent vers ces métiers qui sont difficiles he qui sont parmi les plus accidentogÚnes de en France he le métier de bûcheron c'est le plus accidentogÚne le plus dangereux mérite un soutien une attention particuliÚre du cÎté de l'ONF d'honneur d'ordre pour ces petites entreprises on a pris une mesure on a décidé de passer nos commandes à cette entreprise dans le cadre de contraturiannuel puriannuel pour leur donner la visibilité sur la commande et les aider à investir. Et on a pris la décision aussi notamment en période d'inflation d'indexer tous nos prix pour pouvoir adapter les prix de prestation au contexte pour les accompagner dans leur leur développement. Euh voilà et sur la traité du siron que je connais bien.
Alors est trÚs important la du siron parce que c'est des traits rélictuels qui sont dans le sud. On en aussi dans la sainte baum qui sont qui sont trÚs importantes en terme de ressources génétiques pour adapter les traits de demain. Et donc on a à l'ONF développé un projet gion avec l'INRAE pour aller chercher des graines des fenes de ces traits réduictuels qui sont au sud et pour pouvoir les tester les implanter dans le nord de la France.
Euh ça c'est la migration assistée mais avec une espÚce locale mais avec des provenances qui sont adaptées qui sont aujourd'hui présentes en zone méridionale ou en zone sud-ouest le et donc on a l'ambition de travailler sur la du civon la conservé al des politiques de conservation de protection qui sont menées avec les ONG locales mais aussi d'en faire une zone de ressources génétiques forestiÚres pour l'adaptation des forement climatiques. Avez-vous des compléments à apporter ou on passe à l'orateur suivant ? OK.
Donc je donne maintenant la parole Ă BenoĂźt Blanchard. Merci madame la prĂ©sidente, monsieur le directeur gĂ©nĂ©ral, monsieur le prĂ©sident, monsieur Landemman. Je souhaite tout d'abord vous remercier messieurs pour votre prĂ©sence ce soir ce jour devant notre commission et saluer votre action en faveur de la protection des forĂȘts publiques.
La forĂȘt occupe une plaque une place essentielle dans notre pays. Elle est Ă la fois un patrimoine naturel, un espace de biodiversitĂ©, un atout Ă©conomique pour nos territoires ruraux, mais aussi une rĂ©ponse concrĂšte aux dĂ©fis climatiques. Elle protĂšge nos sols et particip Ă l'Ă©quilibre des paysages.
Pourtant, cette forĂȘt que nous connaissons change rapidement. Le dĂ©rĂšglement climatique transforme dĂ©jĂ les conditions de croissance des arbres. Les sĂ©cheresses fragilisent les massifs, les tempĂ©ratures Ă©levĂ©es favorisent les ravageurs et l'alternance d'Ă©pisodes extrĂȘmes bouleverse les cycles naturels.
Les bilans climatiques rĂ©cents montrent que la France connaĂźt des annĂ©es de plus en plus chaudes et des Ă©pisodes de pluie intenses, plus frĂ©quents. Dans ce contexte, les intempĂ©ries, tempĂȘtes, pluie violentes, inondation constituent un enjeu majeur pour la gestion forestiĂšre. Les vents violents provoquent les dĂ©racinements.
Les fortes précipitations déstabilisent les racines, érodent les sols et fragilise les jeunes plantations. Et les inondations prolongées asphyxie le systÚme racinaire entraßnant des mortalités différées souvent sous-estimées. Les événements récents nous rappellent que ces phénomÚnes s'accélÚrent comme dans le Lotégaron ou la Gironde avec des sols saturés qui n'absorbent plus l'eau des riviÚres qui sortent rapidement de leur lit.
Cela impacte directement les forĂȘts rivraines, les dessertes forestiĂšres et plus largement la capacitĂ© des gestionnaires Ă intervenir. Face Ă cela, notre responsabilitĂ© collective est double. comprendre les nouveaux risques et adapter nos pratiques pour Ă©galement mieux anticiper, notamment par le choix des essences et la diversification afin que les forĂȘts puissent pleinement jouer leur rĂŽle pour protĂ©ger les populations des catastrophes naturelles.
Dans cette optique, pouvez-vous nous indiquer comment la gestion publique des forĂȘts Ă©volue-tellement pour intĂ©grer l'augmentation des Ă©pisodes de pluie extrĂȘme et d'inondation ? Observe-t-on dĂ©jĂ des changements dans le choix des essences ou dans les plans d'amĂ©nagement ? Enfin, comment mieux articuler prĂ©vention des risques d'inondation et gestion forestiĂšre afin que la forĂȘt soit pleinement reconnue comme une infrastructure naturelle de protection de nos territoires ?
Je vous remercie. Merci monsieur le dĂ©putĂ©, monsieur le directeur. Je je crois dĂ©jĂ indiquĂ© un peu les Ă©volutions dans la gestion des forĂȘts, notamment la diversification des essences.
Je reviens sur l'importance d'avoir un suiv des dispositifs de surveillance et de suivi pour justement ajuster cette gestion au fil de l'eau en temps réel à en fonction des aléas et et des et des difficultés. On on doit repenser tous nos guides de gestion. Actuellement, on remet sur la table tous nos guides.
Il va falloir faire progressivement tous nos schĂ©mas d'amĂ©nagement. falloir rĂ©viser nos cadres gĂ©nĂ©raux d'amĂ©nagement et comme le disait le collĂšgue euh il va falloir peut-ĂȘtre assouplir. Alors c'est c'est difficile d'assouplir parce que la la gestion durable des forĂȘts est trĂšs encadrĂ©e.
En France, il y a un cadre euh voilà qui est fixé par le code forestier qui est important pour garantir le sérieux la gestion. Il y a aussi des systÚmes de certification avec des engagements qui nous obligent et qui sont contrÎlés par des auditeurs. Mais on voit bien qu'avec le changement climatique, il faut aussi accorder trouver un équilibre et accorder un peu de souplesse pour qu'on soit réactif. parce que s'il faut euh pour modifier enfin un plan de gestion qui prévoyait une coupe à tel endroit mais il y a des aléas dans la parcelle à cÎté, c'était pas dans le plan de gestion, il nous faut pouvoir ajuster et et accorder un peu de souplesse.
Donc il y aura peut-ĂȘtre Ă rĂ©flĂ©chir Ă aux souplesses rĂ©glementaires, je pense dans un premier temps, Ă apporter pour faciliter et et et inciter les propriĂ©taires Ă faire lorsqu'il y a lorsqu'il y a besoin de de faire. Et et euh comme je le disais, c'est important de donner de la visibilitĂ© euh au au aux professionnels et et aux gestionnaires pour pouvoir raisonner cette gestion et pouvoir l'adapter euh l'adapter au au fil de l'eau. Euh on a aussi la diversification des essences qui est engagĂ©e euh qui est engagĂ©.
On a beaucoup mélangé les essences dans les plantations qui ont été faites ces cinq derniÚres années. On fait de l'expérimentation, on teste, on n'est pas certain que tout va fonctionner, mais on se dit que face à l'urgence et à la puissance du phénomÚne, on doit passer à l'action et accepter de mener des actions sans regret pour trouver des solutions. Il faut relativiser aussi he ce qu'on plante chaque année.
Je le disais hein, en 5 ans on a reboisĂ© en forĂȘt publique 30000 hectares, il y a 200000 hectares qui sont des pĂ©rissants. 5 ans, c'est 3 4000 hectares par an. La forĂȘt française, c'est 17 millions d'hectares, hein.
Donc voilĂ , c'est c'est me permet de redire que le sujet de la plantation du boisement, c'est pas le c'est pas le problĂšme de la forĂȘt française aujourd'hui. On en fait peut-ĂȘtre pas assez parce qu' il faut qu'on ait des pĂ©piniistes bien organisĂ©s qui puissent produire. Il faut qu'ils aient aussi des perspectives de la visibilitĂ©, des gens qui leur commandent par des contrats pluriannuels pour qu'ils puissent raisonner la production.
Faut qu'on mette ça en place. Et pour mettre ça en place et que ça fonctionne dans la durée et il faut avoir de la visibilité sur les moyens euh et la politique publique de l'adaptation des faux changement climatique. Je me permets un petit complément.
Vous demandez Ă la forĂȘt de retenir l'eau en pĂ©riode hivernale trĂšs pluvieuse. Il y a il y a pas de d'activitĂ© racinaire suffisante pour pomper l'eau. Et donc ce service lĂ demandĂ© Ă la forĂȘt, il est un peu compliquĂ©.
On peut en pĂ©riode sĂšche euh laisser du bois mort en forĂȘt pour absorber de l'eau, faire de la rĂ©tention d'eau qui sera rediffusĂ© plus tard, avoir des rĂ©manents plutĂŽt perpendiculaires Ă la pente pour que lorsqu'il y a une petite pluie, elle s'imprĂšgne de façon maximale. Mais en hiver, sur des peuplements feuillus mĂȘme rĂ©sineux, l'action racinaire est trop faible pour retenir l'eau. Il il y a quand mĂȘme en complĂ©ment on on travaille beaucoup sur la restauration des zones humides et des cours d'eau dans les massifs.
On vient de mener deux opĂ©rations avec l'agence de l'eau. C'est emblĂ©matique en forĂȘt de CompiĂšne et en forĂȘt de chaud dans le jurat. On a restaurĂ© tout le rĂ©seau en remĂ©andrant.
Il avait été euh calibré dans les années euh 60 50. Et donc là , on a et là ça participe de la restauration de l'écosystÚme et la rétention à nous. On a aussi un faut qu'on travaille sur la restauration des tourbiÚres intraforestiÚres qui participent à la fois au stockage du carbone et à la rétention à nous.
Euh c'est souvent des chĂąteaux d'eau de voilĂ de dans nos forĂȘts. Donc lĂ , il y a un effort de restauration de la nature sur les tourbiĂšres euh et les zones les zones humide. Oui, je peux juste rajouter un mot.
C'est vrai qu'aprĂšs les grosses sĂ©cheresses notamment de 2003 et plus rĂ©centes, on a beaucoup travaillĂ© sur les effets sur les forĂȘts. On intĂšgre ces connaissances, comme l'a dit François Bonet au niveau du choix des espĂšces qu'on va implanter. On a par contre trĂšs peu de connaissance sur la façon enfin sur les impacts des hivers trĂšs pluvieux, les inondations que vous avez mentionnĂ©.
C'est un sujet trĂšs actuel notamment en ce moment oĂč les collĂšgues chercheurs utilisent la barque pour aller vĂ©rifier l'Ă©tat de leurs essais euh scientifiques et il est sĂ»r que lĂ 2026 ça va ĂȘtre probablement le point de dĂ©part de l'acquisition de connaissances parce que historiquement ça a plutĂŽt Ă©tĂ© dans le nord-est de la France euh puisque suite Ă des coupes de taĂŻ remontĂ© alors ça ça a Ă©tĂ© un peu Ă©tudiĂ© par contre par ailleurs la prĂ©vision de ces Ă©vĂ©nements reste maigre et pour l'adaptation, on voit pas a priori effectivement de solution simple ni enfin demain de remplacement des essences par rapport Ă leur tolĂ©rance Ă l'endroement. Mais bon, on va laisser la question un peu ouverte aujourd'hui. On n pas trop parlĂ© des outremĂšres, mais les gros dĂ©pĂ©rissement qu'on a constatĂ© en Guyane, on a plus de 12000 hectares de forĂȘts qui ont dĂ©pĂ©ri dans un secteur de la Guyane.
C'Ă©tait liĂ© Ă de l'endiment. C'estĂ d que une saturation Ă eau des sols qui ont fait mourir les arbres. Aujourd'hui, on a une forĂȘt, une grande forĂȘt domaniale aux portes de Nantes, la forĂȘt du Gavre, qui dĂ©bĂ©rit de façon prĂ©occupante et nos Ă©quipes nous disent que euh ce serait liĂ© Ă l'alternance qu'on a eu ces derniers temps de pĂ©riode de sĂ©cheresse sur des sols qui comportent un peu d'argile, pĂ©riode de sĂ©cheresse avec des grosses pĂ©riodes d'apport d'eau trĂšs important.
Cette alternance situation accélérer le dépérissement des chaßnes. Merci beaucoup. Nous avons trois questions de minute.
Je donne la parole à Bermont. Merci madame la présidente. Messieurs chers collÚgues, aujourd'hui prÚs de 8 % des arbres en France sont altérés par les sécheresses et les incendies.
Dans le mĂȘme temps, nos forĂȘts constituent le deuxiĂšme plus grand pluit de carbone de la planĂšte aprĂšs les ocĂ©ans. Elles sont donc au cĆur de notre stratĂ©gie climatique. Pourtant, toutes les mĂ©thodes de reboisement ne se valent pas.
Les forĂȘts diversifiĂ©es sont jusqu'Ă 70 % plus efficaces que les monocultures pour stocker du carbone sur le long terme, notamment parce qu'elle rĂ©siste mieux au ravageur, aux maladies et au choc climatique. Les mĂ©langes de quatre essences apparaissent comme les plus performants tandis que les monocultures restent beaucoup plus vulnĂ©rables dans des territoires comme le sud-ouest, fortement touchĂ©s par les incendies et les coupes massives. La question du modĂšle de replantation est donc dĂ©cisive.
Dans ma circonscription, on trouve un autre bon exemple de diversification, la forĂȘt de SĂ©nard. MalgrĂ© une replantation de plus en plus verticale et linĂ©aire, la forĂȘt ne doit pas ĂȘtre transformĂ©e en un alignement uniforme oĂč chaque arbre serait identique et placĂ© au centimĂštres prĂšs. La nature, ce n'est pas une plantation industrielle, millimĂ©trĂ©e, standardisĂ©e.
C'est avant tout une imprécision, une diversité et un équilibre vivant. en ce moment d'urgence climatique et la dégradation de nos écosystÚmes accentués par les périodes d'incendie. Pouvez-vous préciser quelle méthode de diversification préconisez-vous dans la plantation des arbres tout en évitant des plantations linéaires ?
Je vous remercie. Merci. Je donne la parole Ă Sylvie Ferrer.
Merci madame la prĂ©sidente, messieurs, chers collĂšgues, je souhaitais vous parler d'un projet industriel sur le site de l'Acc dans les PyrĂ©nĂ©es Atlantiques. C'est un projet d'Ă©tude ICO qui veut donc Io oui, c'est ça. Qui veut sacrifier la forĂȘt pyrĂ©nĂ©enne pour faire voler des avions.
C'est un projet industriel titanesque estimé à 2 milliards d'euros visant à produire du carburant d'avion d'aviation de synthÚse à base de biomasse. Outre une consommation énergétique et un besoin à nous considérable, ICO nécessitera un volume de bois colossal 500000 tonnes par an, soit environ 2 millions d'arbres abattus chaque année pour répondre à 1,5 % du besoin national en carburant d'aviation. Compte tenu des besoins en bois, le projet ICO impactera toute la chaßne pyrénéenne et au-delà car la zone d'exploitation forestÚre envisagée pourrait s'étendre jusqu'à 400 km autour du site de Lac.
Ce projet prĂ©tend rĂ©pondre aux dĂ©fis environnementaux actuels mais interroge sur son vĂ©ritable impact Ă©cologique, sur sa viabilitĂ© Ă©conomique et sur sa pertinence fant besoin de des populations locales. Son modĂšle Ă©conomique est guidĂ© par des objectifs de rentabilitĂ©, de consommation et d'utilisation des ressources insoutenables pour la forĂȘt pyrĂ©nĂ©enne, son Ă©cosystĂšme et sa biodiversitĂ©. Ma question est simple.
La forĂȘt et le poumon des PyrĂ©nĂ©es devons-nous la sacrifier pour faire voler des avions ? Merci madame la dĂ©putĂ©e Ferrer. Je donne la parole Ă Julie Ausen.
Merci madame la présidente. Bonjour messieurs. Donc là , j'ai une question euh un peu technique.
En fait, je voudrais savoir euh com je voudrais connaßtre en fait la procédure qui permet de coordonner, d'autoriser un forestier indépendant à effectuer ses coupes de bois et comment les forestiers sont organisés justement pour contrÎler par la suite. Parce que souvent quand on est des collectifs et on participe à la à la charte charte forestiÚre, on n pas suffisamment d'informations pour ensuite nous avoir des avis un peu plus solides. Donc est-ce que vous pouviez est-ce que vous pouvez nous me dire un peu comment on fait ?
Merci beaucoup madame la dĂ©putĂ©e et je donne maintenant la parole Ă Vincent TibĂ©bot. Oui, merci madame la prĂ©sidente. Bonjour messieurs, je suis dĂ©putĂ© du Barin donc dans le Grand Test et en Alsace et j'ai la chance d'avoir une des plus grosses forĂȘts dommaganial aussi de la forĂȘt de Agueno.
Deux questions trĂšs rapides. premiĂšre oĂč en sommes-nous des assises de la forĂȘt qui avaient lieu Ă l'Ă©poque sous l'Ă©g de Julien de Normandie qui avait dĂ©jĂ dĂ©fini un certain nombre d'action de mise en Ćuvre et de au vu de l'ampleur aujourd'hui du phĂ©nomĂšne et du euh du comment dire de sur la forĂȘt, est-ce qu'il faudrait pas dĂ©finir des zones prioritaires s je sais pas si c'est une logique de bassin forestier ou oĂč on peut mixer privĂ© public et l'ensemble des collectivitĂ©s avec les compris pour avoir des actions directes sur d'urgence que ce soit en terme de de gestion de replantation de Ă©ventuellement mĂȘme si personne ne l'aime mais vous l'avez trĂšs bien expliquĂ© des fois il nĂ©cessaire aussi des fois des coupas je vois dans dans mon secteur oĂč c'est des hectares entiers d'arbres qui sont qui sont dĂ©frĂ©chis et qui font qu'aujourd'hui on ne peut plus pratiquer ce massif donc voilĂ est-ce que je voulais avoir un peu votre votre opinion lĂ -dessus et comment du coup mobiliser l'ensemble de ces acteurs sur des points trĂšs prĂ©cis. Merci beaucoup messieurs.
Je vous laisse rĂ©pondre Ă Ă ces quatre questions. Alors, je suis pas spĂ©cialiste des biocarburants, mais ce qui est certain que nous sommes important de respecter la hiĂ©rarchie des usages qui est fortement mise en avant dans euh dans la SNBC. Euh et l'ONF ne contractualise pas pour fabriquer des biocarburants puisque on s'attache Ă d'abord mettre en place des civicultures de bois d'Ćuvre.
Alors la civilicure de bois d'Ćuvre est produit du bois Ă©nergie hein qu'il y a les houpieders il y a les Ă©claircis mais l'objectif c'est de produire du bois d'Ćuvre pour nos s pour produire des du matĂ©ri du matĂ©riau bois pour la construction pour les parquet pour les tonneaux et effectivement il faut ĂȘtre attentif Ă ce que ces grands projets Ă©nergĂ©tiques ne dĂ©stabilisent pas les filiĂšres du bois matĂ©riaux euh nos donc attention au au au maintien des Ă©quilibres et et que la filiĂšre bois traditionnelle qui a vocation ĂȘtre consolidĂ©e la SNBC notamment d'augmentation de la part du bois dans la construction qui est un bon usage du bois pour stocker le carbone poursuivre la sanction de carbone soit soit privilĂ©giĂ© monsieur le dĂ©putĂ© sern il me semble la forĂȘt de scĂ©nar comme toutes les forĂȘts d'Ăle-de-france sont gĂ©rĂ©es aujourd'hui en futĂ© Ă couvert continu mĂ©langĂ©. Donc on a on a optĂ© de façon gĂ©nĂ©ralisĂ©e dans les forĂȘts de Manalde-France pour cette mĂ©thode compte tenu des rĂ©actions sociĂ©tales que gĂ©nĂ©raient les les les coupes. Il n'en demeure pas moins qu'il faut continuer Ă expliquer l'intĂ©rĂȘt des coupes parce que mĂȘme dans cette civiculture, il faut faire des coupes et qu'aujourd'hui parfois on nous dit "Vous faites des coupes rases alors qu'on fait une coupe jardinatoire parce que les les la sociĂ©tĂ© admet mal les coupes de bois aujourd'hui. la coupe d'arbres, quel que soit le type de coupe, d'ailleurs au-delĂ de la question des des courages, on un travail de pĂ©dagogie important Ă Ă mener pour que on assume la responsabilitĂ© de produire du bois Ă partir de nos forĂȘts autour de chez nous plutĂŽt que d'importer du bois.
Il y a quand mĂȘme cet enjeu-lĂ hein. Notre objectif c'est aussi de lutter contre la dĂ©forestation dans le monde. On dĂ©foreste pas en France, on dĂ©foreste pas dans mer, mais on a de la gestion durable et c'est lĂ -dessus qu'il faut appuyer une filiĂšre, le dĂ©veloppement d'une d'une filiĂšre.
Euh et effectivement les plantations, elles doivent ĂȘtre dit quand il y a pas une destruction totale du couvert plus par enrichissement par zone. AprĂšs il faut aussi tenir compte pour les travaux forestiers aux conditions de travail de des salariĂ©s, des ouvriers parce que certes, il faut pas trop planter en ligne mais c'est quand mĂȘme plus pratique de planter en ligne hein parce que pour accĂ©der aux parcelles, faut dĂ©gager un peu le cheminement. il y a des questions de santĂ©, sĂ©curitĂ© au travail des salariĂ©s.
Euh et donc il y a un enjeu aussi Ă faire des choses de façon un petit peu rationnelle, mĂȘme si elles sont plus fine et euh et plus et plus diversifiĂ©. Euh pour rĂ©pondre Ă Ă monsieur Tierbau, euh effectivement les les mesures des les assises de la forĂȘt et du beau ont Ă©tĂ© un moment fort pour les pour la les forestiers euh qui ont permis de de dĂ©finir une feuille de route qui Ă©tait assez consensuelle entre toutes les parties prenantes, les ONG, la filiĂšre, les euh et et le l'essentiel de la feuille de route a Ă©tĂ© a Ă©tĂ© mise en Ćuvre aujourd'hui, hein. Pour le coup, on a une sĂ©quence qui a Ă©tĂ© trĂšs productive et et aprĂšs sur la la coordination publique privĂ©, alors dĂ©jĂ nous l'ONF, on assure cette coordination entre les forĂȘts domien et les forĂȘts communales, les cheles de massifis qui sont plutĂŽt cohĂ©rents, plutĂŽt grands et et on a ce rĂŽle de de d'organisation de l'approvisionnement Ă partir de la ressource publique qui est plutĂŽt bien assumĂ©.
Euh aprĂšs, il y a la question de comment Ă l'Ă©chelle des massifs avec la forĂȘt privĂ©e quand il y a une mixitĂ© de forĂȘt, c'est surtout comment Ă l'Ă©chelle du on organise les dessertes, la DFCI euh voilĂ , une fois qu'il y a la desserte, la DFCI, son un peu rationnel, aprĂšs l'exploitation, elle relĂšve quand mĂȘme des gestionnaires et des propriĂ©taires. Il y a toujours le propriĂ©taire qui dĂ©cide, hein, ça a Ă©tĂ© dit, c'est quand mĂȘme le propriĂ©taire qui le code civil, est-ce qu'il est qui dĂ©cide s'il exploite, comment il exploite, Ă quel moment. Euh mais je pense qu' aujourd'hui avec les enjeux de de risque euh de de besoins de dessertes pour gĂ©rer mais aussi pour prĂ©venir d'incendie, il serait bien de pouvoir coordonner euh entre propriĂ©taires la dessert et l'amĂ©nagement des massifs.
Euh monsieur le dĂ©putĂ© CERN, donc au niveau des plantations diversifiĂ©es, euh lorsque on rĂ©alise une plantation euh mĂȘme en monoculture, en monoculture, euh on peut appliquer un traitement irrĂ©gulier, c'est-Ă -dire que tout ce qui va pousser naturellement Ă l'intĂ©rieur, on peut conseiller Ă au propriĂ©taire et Ă son gestionnaire d'aller conserver tout ce qui veut bien s'implanter naturellement Ă l'intĂ©rieur afin de diversifier au maximum. Nous, on aura choisi une essence, peut-ĂȘtre que la nature en choisira d'autres. Et s'appuyer sur les dynamiques naturelles, c'est la base de la SMCC. au niveau de la sociĂ©tĂ© ICO, euh le projet pardon le projet ICO, la priorisation des usages devrait nous ĂȘtre imposĂ©e par le changement climatique d'ici peu.
Et pour nous gestionnaires, la production de bois Ă©nergie, de biocarburant ne doit pouvoir se faire qu'avec les dĂ©chets de la gestion forestiĂšre. L'objet, il est bien de faire du bois d'Ćuvre. Si il sort du bois Ă©nergie, de la pĂąte Ă papier dans nos Ă©claircis et il en sort, qu'on l'utilise.
Mais raser des peuplements pour faire ça, c'est pas de l'amĂ©lioration du potentiel forestier français. concernant la question de madame Ousen, c'est ça un propriĂ©taire privĂ© lorsqu'il a une parcelle, il peut consulter en premier lieu le Centre national de la PropriĂ©tĂ© ForestiĂšre, le CCNPF, qui va ĂȘtre un conseiller gratuit. C'est son premier conseil.
C'est lui avec lui avec qui il doit rentrer en contact en premier lieu. Et celui-ci va lui donner une liste de gestionnaires, que ce soit les coopératives, les experts, les indépendants comme nous et à lui ensuite de se rapprocher de ces personnes-là . Voilà , je sais pas si ça répond à votre question.
Et voilà pour le reste, allez-y pour compléter juste couper votre micro. Voilà , je crois qu'il faut en terminer. Oui, concernant le mélange d'essence, il y a pas de chiffre magique, hein.
Quatre essences, c'est dĂ©jĂ beaucoup. Et euh effectivement, il faut vraiment qu'il y a un un vain entre la science qui est quand mĂȘme en pleine Ă©volution sur cette question et et la gestion et et les conditions pratiques de de l'exercice. Donc euh renoncer au aux plantations monospĂ©cifiques, c'est bien et je crois queon est tous d'accord. euh sauter trop loin en misant sur une complexification totale, je souhaite quand mĂȘme attirer l'attention sur euh l'imprudence qu'il y aurait Ă faire ça.
Euh quant au projet que je ne connais pas hein de d'utilisation des biomasses pour l'aviation, c'est c'est trÚs grand projet comme la centrale de Gardane qui a fait couler beaucoup d'encre puisque elle voulait mobiliser 1 million de de mÚtres cubes. Ils entraßnent effectivement sur réserve qu'ils existent des ajustements assez considérables et pas forcément qui vont pas forcément dans le dans le sens que qu'on souhaite. Donc il me semble qu'en effet au minimum il faut regarder ça de trÚs prÚs et mettre la biomasse en avant dans les conditions françaises me paraßt pas tout à fait justifié.
Merci beaucoup. Je voulais vraiment vous remercier en tout cas pour toutes les informations, analyses et recommandations que vous nous avez fait ce matin et je retiens en particulier s'agissant de la protection de la biodiversitĂ©, cette nĂ©cessitĂ© d'encadrer les coubrases et de soutenir la diversification pour des forĂȘts mosaĂŻques et puis le lien entre diversitĂ©, robustesse des forĂȘts, prĂ©servation des puits de carbone. Je pense que c'Ă©tait nĂ©cessaire de vous entendre ce matin et je vous remercie d'avoir rĂ©pondu Ă cette invitation.
Vous avez aussi un Pour ceux qui s'intéressent, il y a la synthÚse de l'expertise que j'ai mentionné. Ici, on une quinzaine d'exemplaires. On pourra en fournir plus si c'est souhaité.
Merci. Merci beaucoup. Merci Ă vous.