"On voit la taxe foncière augmenter, mais on ne voit pas les services en face" Benjamin Couton, maire de Migné-Auxances
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Taxe foncière, parrainage, difficulté de bâtir un budget à l'heure des baisses des dotations de l'État.
- 0:22OuverteRéponse directe
On l'a dit, vous avez été élu à 26 ans à Migné-Ausance et vous avez été jeté en grand bas des budgets et des finances publiques.
- 0:29OuverteRéponse directe
Votre conseil municipal a voté hier une avance de trésorerie de 270 000 euros.
- 1:35OuverteRéponse directe
Une somme comme celle-ci, 270 000 euros, c'est quand même un sacré budget pour une commune comme la vôtre.
- 1:45OuverteRéponse directe
On imagine que ça va obliger à revoir un petit peu la gestion des finances et peut-être certaines ambitions de début de mandat ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Ça veut dire revoir quoi, par exemple, pour l'année prochaine, par rapport à ce qui était prévu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Alors, c'est jamais obligé, c'est toujours un choix politique. »
- 1:05Invité politiquePromesse
« Donc, quand on a un service public qui est en difficulté, on tient notre engagement et on met la main à la poche pour l'aider. »
- 1:16Invité politiqueFait
« On a aussi une inflation qui touche tout le monde. »
- 1:21Invité politiqueFait
« On a aussi un État qui ne s'engage pas non plus pour les seniors de façon aussi ample qu'on aimerait. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Et en fait, presque tous les Épad dans notre pays sont en déficit. »
- 2:34Invité politiqueChiffre
« Alors, nous, on a augmenté très légèrement, sauf erreur de 1,7%. »
- 2:41Invité politiquePromesse
« En gros, on s'est dit, on veut maintenir les services publics, on veut maintenir les dotations aux associations. »
- 2:50Invité politiqueChiffre
« Donc, de fait, on a augmenté moins fort que l'inflation, 1,7% et l'inflation doit être à plus de 2%. »
- 3:37Invité politiqueChiffre
« Évidemment, comme toutes les personnes qui voient leur facture augmenter. En l'occurrence, ça doit être entre 100 et 150 euros par habitant. »
- 3:53Invité politiqueFait
« Et c'est aussi une des raisons pour lesquelles moi, je me suis opposé à cette taxe foncière-là. »
- 4:19Invité politiqueFait
« Il y a les baisses de dotations de l'État, mais il y a aussi des augmentations de coûts qui sont imposées par l'État. »
- 4:28Invité politiqueFait
« Et ça fait tout d'un coup augmenter énormément les dépenses. Donc, il faut forcément un moment que les recettes suivent. »
Temps de parole
- Benjamin Couton71 %
- Présentateur21 %
- Présentateur 25 %
- ?3 %
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Et d'ici Poitou, nous sommes ce matin avec le plus jeune maire de la Vienne, Benjamin Couton, 26 ans, a été élu en mars dernier maire de Migné-Ausance, commune de 6300 habitants. Taxe foncière, parrainage, difficulté de bâtir un budget à l'heure des baisses des dotations de l'État.
On
passe en revue ce matin les sujets de la rentrée pour les édiles. Bonjour Benjamin Couton. Bonjour, bonjour. On l'a dit, vous avez été élu à 26 ans à Migné-Ausance et vous avez été jeté en grand bas, on va dire, des budgets et des finances publiques. Un sujet qui vous a beaucoup occupé récemment. Votre conseil municipal a voté hier une avance de trésorerie de 270 000 euros. C'est pour sauver les pattes publiques des Fougères, gérées par votre CCAS. Vous étiez obligé de voter
cette
subvention ? Alors, c'est jamais obligé, c'est toujours un choix politique. Mais le fait est qu'on avait 50 emplois potentiellement qui pouvaient disparaître si les pattes fermaient. On a une soixantaine de résidents, donc on n
'a
pas envie de les mettre sur le carreau, leur famille non plus. On sait qu'être aidant d'une personne qui vieillit, ce n
'est
pas facile. Et puis, on avait pris l'engagement, notre liste, de tout faire pour préserver les services publics. Donc, quand on a un service public qui
est
en difficulté,
on
tient notre engagement et
on
met la main à la poche pour l'aider et faire en sorte qu'il tienne et qu'il maintienne le service public
sur la commune. Et la
situation dans cette Épad, elle était si critique, pourquoi ? Elle était très critique. Alors, il
y
a eu plusieurs années auparavant où il y
a
eu une gestion qui n'était pas toujours idéale. On a aussi une inflation qui touche tout le monde. On a aussi un État qui ne s'engage pas non plus pour les seniors de façon aussi ample qu'on aimerait. Donc, toutes ces raisons qui s'accumulent font qu'à la fin, on a des déficits importants. Et en fait, presque tous les Épad dans notre pays sont en déficit. Mais il faut quand même qu
'on
ait des solutions pour nos aînés. Et une somme
comme celle-ci, 270 000 euros, c'est quand même un sacré budget pour une commune comme la vôtre. On imagine que ça va obliger à revoir un petit peu la gestion des finances et peut-être certaines ambitions de début de mandat ?
En fait, tout à fait. Ça va nous permettre, nous, comme on est une nouvelle équipe, on va prendre un peu plus de notre temps pour mener nos projets. Mais l'année qui vient, ça va être une année moins faste, il y aura moins de choses. Mais bon, notre engagement principal, c'était les services publics. Donc, on préfère tenir notre principal engagement et avoir un peu moins de projets,
mais
au moins tenir l'engagement principal. Ça veut dire revoir quoi, par exemple, pour l'année prochaine, par rapport à ce qui était prévu ? En fait, typiquement, tout un tas de travaux, d'investissements. On peut se dire qu'au lieu de les faire en 2027, on va les démarrer en 2028. Donc, ça peut être de la rénovation d'infrastructures sportives, de la rénovation d'écoles. Il y
a
des choses qui vont attendre un tout petit peu. Et c'est frustrant, mais
on
ne peut pas tout dépenser d'un coup et on ne
va
pas augmenter la taxe foncière
de
25%. Justement, la taxe foncière, on l'entendait dans l'info d'ici de 7h30. Il y a beaucoup de communes dans la Vienne qui ont fait le choix d'augmenter les impôts locaux avec la taxe foncière. C'est aussi votre cas ? Vous, non ? Vous avez maintenu le même niveau ?
Alors, nous, on a augmenté très légèrement, sauf erreur de 1,7%. C'était l'engagement qu'on avait pris, là encore, devant les électeurs et électrices. En gros, on s'est dit, on veut maintenir les services publics, on veut maintenir les dotations aux associations. Si tous les coûts augmentent et qu
'on
veut maintenir, il faut qu
'on
puisse au moins, au niveau de la taxe foncière, suivre l'inflation. Donc, de fait, on a augmenté moins fort que l'inflation, 1,7% et l'inflation doit être à plus de
2%.
Mais voilà, c'est des très légères augmentations juste pour pouvoir
maintenir
l'existant.
Mais vos administrés ont quand même subi aussi une hausse de la taxe foncière via l'intercommunalité.
Oui, tout à fait. Et alors, pour le coup, ce n
'est
pas de mon fait, puisque celle-ci, je ne l'ai pas soutenue, en tout cas pas en tant que telle.
En
fait, la hausse de la taxe foncière à niveau intercommunal, elle était vraiment nécessaire, parce que les finances de Grand Poitier étaient ce qu'elle était.
On
avait des désaccords sur la méthode et sur la façon de procéder, mais il serait démagogique de dire qu'elle n'était pas nécessaire, néanmoins.
Bon, alors, vous soutenez du coup cette décision, mais comment le prennent vos administrés de voir la taxe foncière qui a augmenté cette année ?
Évidemment, comme toutes les personnes qui voient leur facture augmenter. En l'occurrence, ça doit être entre 100 et 150 euros par habitant. Donc, c'est dur. C'est dur d'autant plus avec le pétrole qui a 2,50 euros et puis tous les coûts associés qui augmentent. En fait, ce qui est dur, c'est aussi que ce que fait Grand Poitier n
'est
pas encore très visible et très compris. Et donc, on voit la taxe foncière augmenter. On ne voit pas forcément les services en face. Et c'est aussi une des raisons pour lesquelles moi, je me suis opposé à cette taxe foncière-là. C'est qu'en parallèle, il y a eu des baisses de dotations pour les associations et il n
'y
avait pas d'engagement à maintenir le service public de Grand Poitier. Donc, demander plus en rendant moins, c'est ça qui, moi, m'a mis en difficulté pour soutenir la hausse fiscale telle qu'elle a été votée à Grand Poitier.
Et souvent, on entend que c'est aussi une justification par rapport aux baisses de dotations de l'État.
Alors, effectivement, il y a ça. Il
y
a les baisses de dotations de l'État, mais il y a aussi des augmentations de coûts qui sont imposées par l'État. Donc, typiquement, si les coûts qui sont associés aux emplois, aux ETP, ils augmentent, ce n
'est
pas nous qui le décidons, c'est des règles, c'est la loi qui le fixe. Et ça fait tout d'un coup augmenter énormément les dépenses. Donc, il faut forcément un moment que les recettes suivent. Sinon, la collectivité ne tient pas le choc.
Sur un tout autre sujet, la présidentielle approche. On en parle de plus en plus. Ça monte en puissance. Les candidats commencent à démarcher pour l'obtention des parrainages. Est-ce que vous avez déjà été approché par différents candidats ?
Oui, j'ai été approché par des candidats bien connus du grand public, d'autres candidats qui sont un peu plus sous les radars. Je ne les ai pas comptés. Il y
a
une agent qui est les répertorie, parce qu'on n
'a
pas encore pris de décision. Mais on a été approchés. Et pour l'instant, j'avais pris l'engagement avec mes autres élus de ne pas prendre la décision seule, de parrainer ou de ne pas parrainer, et puis de savoir qui on parraine. Parce que ça vous colle automatiquement une sacrée étiquette sur le front quand vous décidez de parrainer X plutôt
qu'Y.
Donc du coup, on avait pris la décision de prendre la décision collectivement. Donc si on parraine et si on parraine quelqu'un, ce sera une décision
de
tout le groupe et pas juste la mienne.
C'est-à-dire que vous allez faire
une
discussion ouverte ou vous allez rester entre vous pour en discuter ? Ce n
'est
pas parfaitement tranché, mais on va au moins prendre le temps d'en discuter entre tous les élus. Donc déjà, ça va déjà nous occuper, parce qu'on ne pense pas toutes et tous la même chose.
Merci beaucoup. Je rappelle que vous êtes Benjamin Couton, le maire de Minier-Ausance, et que vous êtes le plus jeune maire de la Vienne. Merci beaucoup.
Merci
beaucoup.