Brunet sans filtre du mardi 21 octobre 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 50 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Nicolas Sarkozy a-t-il d'autres passions que la politique ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le président Macron a-t-il commenté l'incarcération de Sarkozy ?
- 9:00OuverteRéponse directe
L'exécution provisoire est-elle un débat légitime selon Macron ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Qui participera au sommet Trump-Poutine ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Philippe Juvain propose-t-il de donner des logements sociaux ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle est la proposition de Philippe Juvain sur les logements sociaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30politiqueFait
« Quand vous comparez le niveau des retraites français avec le niveau des retraites en Allemagne ou en Espagne, on a même si c'est parfois jugé insuffisant des retraités qui sont mieux traités en France qu'ailleurs. »
- 1:00politiqueFait
« Il y a des pays d'Europe beaucoup où le système de soins est aussi performant que le nôtre, où on prend en charge gratuitement les ressortissants et où c'est trois fois moins cher. »
- 3:30politiqueChiffre
« 10 % de confiance dans les partis politiques. »
- 15:30journalisteFait
« La rencontre aura lieu à Budapest en Hongrie d'ici 10 jours. »
- 17:00journalisteFait
« Volodimir Zelenski sera-t-il là ? »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Quelle joie de vous retrouver mesdames messieurs alors que Renault Pila s'était une fois de plus perdu du côté de la machine à café d'CI. Nous l'avons trouvé. Il est là, il est là.
Bonjour Renault. Bonour. Bonjour.
Nous sommes avec Isabelle Saport qui est dans les bureaux d'CI depuis 4h du matin. Bonjour Isabelle. Bonjour.
Et sans plus attendre avec Nivin Potros mesdames messieurs les informations importantes de cette journée et Dieu sait que c'est encore une journée très chargé en actualité avec beaucoup de breaking news parce que on pourrait avoir dans un instant d'ailleurs une interruption peut-être du président de la République qui est dans un sommet en Slovénie et si jamais elle s'exprime notamment sur Nicolas Sarkozy et sur la suspension de la réforme des retraites, on a décidé de faire un un breaking news comme on dit sur CNN. Allez, c'est parti. Bonjour Éric, bonjour à tous.
À la une de l'actualité, Nicolas Sarkozi derrière les barreaux. L'ancien président a été incarcéré peu avant 10h à la prison de la santé près d'un mois après sa condamnation à 5 ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs dans le dossier libien. Bonjour Emma Sha, vous êtes justement devant la prison de la santé avec Thbauc.
Le chef de l'État, on le voit sur ces images, est arrivé en voiture, il ne s'est pas exprimé, mais ses avocats ont annoncé qu'une demande de mise en liberté avait d'ors et déjà été déposée. Tout à fait. Une demande de mise en liberté qui a été déposée dans les premiers instants de l'incarcération de Nicolas Sarkozi.
Il est arrivé ici à la prison de la santé au côté de ces deux avocats qui nous ont fait part ensuite de cette demande immédiatement déposée auprès de la Cour d'appel de Paris. Alors et ben habituellement et bien cette demande prend 3 semaines à 1 mois à être traitée. Si elle est acceptée et bien Nicolas Sarkozy pourra sortir le jour même de cette acceptation.
En revanche, si elle est rejetée, et bien ses avocats pourront déposer une nouvelle demande. En ce qui concerne euh les déclarations de l'ancien président, et bien il ne s'est pas exprimé auprès des journalistes, mais il a publié une un communiqué sur son compte X dans lequel il a dit, je cite qu'il continuera de dénoncer ce scandale judiciaire, ce chemin de croix qu'il vit depuis plus de 10 ans ajoutant que voilà donc une affaire de financement illégale sans le moindre financement. Cet argument du manque de preuve a aussi été mobilisé par ses avocats en dépit de cette condamnation pour 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteur.
Ces avocats qui pourront donc continuer de s'entretenir avec Nicolas Sarkozi pendant toute la durée de son incarcération. Merci. Merci à vous.
Et machallah. Vous êtes devant la prison de la santé au sud de Paris. Euh vous l'avez dit euh quelques minutes après son incarcération etth bien les avocats de Nicolas SarkoZi ont pris la parole pour dénoncer un jour funeste.
Écoutez l'émotion de maître Darroi qui espère la libération de son client avant les fêtes de Noël. C'est un jour funeste pour lui, pour la France et pour nos institutions. Car cette incarcération est une honte.
Et ce que nous espérons avec mon confrère Christophe Ingrin, c'est que la cour d'appel rétablira la justice française dans la dignité qu'elle mérite. Voilà, maître Darrois, attention, on va écouter le président de la République en direct depuis Lyubbiana où il participe à une conférence en Slovénie. que ce renoncement est inévitable et puis est-ce que vous êtes favorable à un référendum sur cette question des retraites ?
Je vous remercie. [Musique] Sur la question des retraites, les faits sont étus et nous vieillissons. Et donc tous les pays d'Europe qui vieillissent reculent l'âge légal de départ à la retraite, même si nos systèmes sont très différents.
Nous l'évoquions d'ailleurs hier avec monsieur le Premier ministre. Vous avez ici un âge légal qui est beaucoup plus loin que le nôtre, mais l'âge moyen effectif est avant l'âge légal. Donc, il faut aussi regarder ces ces sujets-là.
On a un système qui est très particulier avec un âge d'annulation de la décote à 67 ans. Bon, je vais pas ici rentrer dans la technique. Je pense que la réforme qui avait été votée était une réforme nécessaire pour le pays.
Présentée d'ailleurs au français dans la campagne présidentielle de 2022 puisque je m'étais engagé sur une réforme alors à 65 ans. Elle n'a pas été votée par tous les partis d'opposition, je le rappelle, en 2023. mais a fait l'objet d'un engagement de la responsabilité du gouvernement et était ainsi passé.
Le premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui consistait à qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance. Je le dis ici parce que c'est ni ça n'est ni l'abrogation ni la suspension. C'est le décalage d'une échéance qui est la prochaine échéance, celle des 63 ans au 1er janvier 2027 qui l'a décalé au 1er janvier 2028. avec un financement par des économies.
C'est ce qu'il a dit dans sa son discours de politique générale. Il l'a fait dans un souci d'apaisement et c'est le débat parlementaire qui donnera à l'issue de ce sujet. Et donc maintenant, c'est le travail du gouvernement et du parlement.
Pour ma part, je ne peux simplement vous dire qu'une chose. L'avenir de notre système par répartition, qui je le rappelle est un système où les actifs payent pour la retraite de leur contemporain n'est pas équilibré avec l'âge de départ actuel. Et donc ce faisant, on a décalé à 2033 la perspective des 64 ans.
De toute façon, il faudra reposer le débat et je me félicite que le premier ministre est souhaité en même temps réouvrir ce débat et que plusieurs forces syndicales et patronales aient manifesté leur envie de le reprendre. Il faut le faire de manière apaisée parce que le sujet du vieillissement ne sera pas réglé par un compromis nécessaire pour passer le budget. Sur ce sujet, les perspectives de référendum sont possibles.
Encore faut-il qu'on sache sur quoi ? Et donc, elle ne pourrait se faire, mais il ne m'appartient pas encore de décider cela, sur un accord qui serait ainsi cellé. Donc je pense que le plus important c'est qu'il y ait d'abord un moment de stabilité des discussions budgétaires apaisées pour la continuité du pays et pour nos compatriotes qui ensuite un travail qui soit repris dans le calme sur le sujet des retraites par les forces syndicales et patronales et sur cette base-là nous verrons ensuite les chemins qui doivent être suivis de là où je suis.
Il ne m'appartient pas de de commenter, critiquer les décisions de la justice. Je suis le garant du bon fonctionnement de nos institution et se faisant de la bonne articulation entre l'autorité judiciaire, l'exécutif, le législatif et y compris quand cela touche l'ancien président de la République. Donc vous ne me verrez pas ici faire quelques commentaires que ce soit et je pense qu'il est important que les choses soient ainsi gardées.
Néanmoins que l'image pour beaucoup de nos compatriotes, je pense surtout à ça, de voir un président incarcéré par cette décision de justice puisse susciter des commentaires, c'est normal et je pense qu'il faut distinguer l'émotion, y compris l'émotion légitime de proches d'une partie du pays, le respect qui est dû à toute personne et le bon fonctionnement de la justice qui est de là où je suis ne suppose pas de faire des commentaires. Quant aux questions d'exécution provisoire, j'ai vu que plusieurs responsables politiques souhaitent s'en emparer. Le président du Sénat l'a indiqué, le garde des saut aussi.
Je pense que c'est un débat légitime dans une démocratie parce que tout le monde souhaite que il puisse y avoir des voies d'appel et de recours, mais c'est un débat qui doit être mené dans le calme et indépendamment des cas spécifiques. Là aussi pour que notre justice puisse se faire et puisse évoluer dans la sérénité qui convient. Et je souhaite que c'est cette que ce soit cette sérénité qui accompagne tous les débats sur ce sujet.
Merci beaucoup prévenu si Emmanuel Macron prenait la parole sur ces deux sujets qui nous intéressent beaucoup la suspension de la réforme des retraites vous l'avez entendu et sur l'incarcération de Nicolas SarkoZi ce matin vous l'avez entendu je vous avais prévenu on casserait comme on dit c'est qu'on on casserait la logique de notre journal pour aller écouter le président qui est donc en direct de Lyubbiana c'est en Slovénie et c'est une conférence un sommet des pays du sud de l'Union européenne. Voilà donc c'était assez intéressant. Qu'est-ce qu'il a dit d'intéressant sur le sur Nicolas Sarkozis et Abel Saporta ?
En tout cas, sur l'exécution provisoire, il a dit que c'était un débat légitime et qu'effectivement beaucoup de d'opposants politiques et de partisans politiques se posaient cette question comme le gard des saut comme le président du Sénat et que donc c'était une question qu'il fallait aborder et sûr à titre personnel, il dit qu'effectivement lui est président de la République, qu'il est garant des institutions et qui ne peut pas à titre personnel enfin en tout cas se parler de du cas Nicolas Sarkozi mais qui comprend l'émotion qu'il trouve légitime. Non, je trouve qu'il a été dans ses tout à fait dans ses il a dit ce qu'il avait à dire en tant que président de la République là président. On a appris Renault Pilac, il avait reçu en fin de semaine dernière à l'Élysée l'ancien président de la République Nicolas Sarkozi quelques jours avant qu'il entre à la prison de la santé.
Il y a eu un peu d'émotion mais il a expliqué que c'était parfaitement légitime qu'il reçoive lui président de la République un ancien président, un prédécesseur pour s'entretenir avec lui. Absolument. Il a expliqué que c'était normal qu'un chef de l'État actuel reçoive un ancien président de la République qui va en prison.
Moi, ça me semble normal effectivement. Après, il y a une partie de l'opinion qui dit il y a collusion, comme toujours, il y a collusion entre les élites et euh le peuple. Donc euh voilà, mais je pense que le chef de l'État a eu raison.
Très important ce qui vient d'être dit. Euh débat légitime sur euh l'exécution provisoire. Il faut rappeler que l'exécution provisoire, c'est lorsque on applique une peine alors qu'elle n'est pas définitive.
Nicolas Sarkozi, c'est l'exécution provisoire qui fait qu'il est sous les barreaux aujourd'hui. Le débat va s'ouvrir. Un débat légitime, dit le chef de l'État.
C'est extrêmement important parce qu'effectivement on peut se poser la question si cette exécution provido n'a pas été notamment au cœur de tous les débats de Nicolas Sarkozi. Alors merci Isabelle Saporta, merci Renault Pila. On va on va y revenir dans un instant avec nos invités vous montrer tout ce qui s'est passé ce matin autour de l'incarcération de Nicolas Sarkozy qui a été un moment d'émotion assez fort pour ses partisans bien évidemment.
Nivine Potros, il y a eu un petit rassemblement également ce matin. Oui, c'est l'autre image de la matinée, ce rassemblement de soutien organisé par Louis Sarkozy à proximité du domicile familial dans le 16e arrondissement parisien. C'est là que vous vous trouvez depuis ce matin, Matthéo, Siaravino, ils étaient plusieurs centaines de personnes ce matin avoir fait le déplacement.
Oui, environ 200 à 300 personnes réunies ici dans le 16e arrondissement de Paris à avoir répondu à l'appel de Louis Sarkozi lancé sur les réseaux sociaux pour soutenir son père et l'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozi. Alors, on a vu quelques personnalités médiatiques comme Nadine Morano, Carloli ou encore Henry Genot, proche collaborateur de l'ancien chef de l'État. On a également entendu quelques chants entonnés par les partisans de Nicolas Sarkozi, la marseillaise notamment, mais ils ont commandé des htes à la justice puisque ces partisans sont plutôt critiques de cette condamnation en première instance à l'égard de Nicolas Sarkozi.
Quant à lui le chef de l'État et bien il est descendu de ce passage juste ici la mine grave en compagnie de son épouse Carla Brun avant d'aller serrer la main de quelques partisans et d'embrasser sa famille réunie juste à ma gauche ici ce matin. Il a ensuite pris la voiture qu' l' emmené à la prison de la santé à Paris où il a été incarcéré et donc devenu le premier président de la République à dormir derrière les barreaux. Merci beaucoup Matthéo Saravino.
Merci également à Bordan Bouta qui vous accompagne toujours au chapitre politique début aujourd'hui de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Le texte prévoit plus de 7 milliards d'euros d'économie sur la santé. Les débats s'annoncent très tendus Frédéric Delpêche car il sera notamment question de la suspension de la réforme des retraites.
Emmanuel Macron s'est exprimé il y a quelques instants sur ce sujet. Il sera aussi question du doublement de la franchise médicale. Oui, ici euh à l'Assemblée, cette bataille s'annonce encore plus tendue que celle sur le budget, sur le PLF car et bien ces quelques 7 milliards d'économies trouvent beaucoup d'oppositions ici dans les rangs des députés.
Alors opposition, au doublement, vous l'avez dit, des franchises médicales ou encore à la taxation supplémentaire des complémentaires santé. Bref, tout ça va être discuté de manière très très nourrie avec déjà plus de 1400 amendements déposés. Les ministres sont auditionnés cet après-midi.
Ce matin en réunion de groupe, Sébastien Lecornu a demandé au députés macronistes d'être mobilisé pour défendre ce budget. Et puis autre information, euh la conférence des présidents a acté aujourd'hui la nécessité de s'engager à tenir les délais euh pour examiner les budgets d'ici la fin de l'année avec même à la clé une limitation des temps de parole et du nombre d'amendements de chaque groupe. Mais on verra si cette consigne est respectée finalement.
Merci Frédéric Delpêche. Restez avec nous mesdames messieurs. Un ancien président de la République en prison.
Nicolas SarkoZi dormira ce soir à la prison de la santé. On a pu envoyer une une de nos équipes à la prison de la santé d'ailleurs pour voir dans quelle condition, selon quelle règle cette incarcération se déroulerait à partir de donc à compté de ce soir. Et Isabelle Saporta, que vous connaissez bien, qui est notre éditorialiste tous les jours, a une double casquette aujourd'hui, car Isabelle, vous avez vous êtes son éditrice, vous avez été sa dernière éditrice, vous avez publié le temps des combats, le temps des combats chez Fayard, vous avez beaucoup parlé avec Nicolas Sarkozi, vous avez échangé avec son épouse Carla Bruni, sont des des des auteurs que vous connaissez bien.
Je sais que vous êtes particulièrement ému aujourd'hui. On vous écoutera. Vous aurez une double casquette, vous êtes à la fois notre éditorialiste et en même temps une proche de Nicolas Sarkozy qui s'exprimera dans cette émission.
Mesdames, messieurs, à tout de suite. On compte sur vous. Nicolas Sarkozi s'est donc installé ce matin dans la prison de la santé dans sa cellule de 9 m² où il dormira à compté de ce soir.
Autour de la table, il y a Alexandra Guillet, journaliste police justice LCIT1. Elle suis ça pour nous. Maître Christian Saint-Palais, avocat au barreau de Paris.
Merci d'être avec nous. Maître Isabelle Saporta, l'éditrice de Nicolas Sarkozi, la dernière éditrice. Renault Pila est avec nous également et Nivine Potros est avec nous.
On va tout de suite retrouver notre équipe sur place, Juline Garnier et Emma Chala. Emma Chala, vous êtes toujours euh avec l'équipe de LCI devant la prison de la santé. J'imagine que ce matin, il y a eu beaucoup de brois, beaucoup d'émotions à une arrivée comment ?
Discrète du président de la République, de l'ancien président pardon. Vers quelle heure ? Tout à fait, une arrivée discrète vers 9h45.
Alors Nicolas Sargozi était tout de même accompagné d'un important convoi des forces de l'ordre pour assurer la sécurité de son arrivée ici à la prison de la santé. Il est arrivé avec ses deux avocats et est entré dans la prison de la santé où d'ailleurs ces avocats nous l'ont dit, ils ont immédiatement déposé une demande de mise en liberté pour l'ancien président de la République. Alors ensuite et bien ces avocats, ils sont venus s'exprimer auprès de de nous les journalistes.
Ils nous ont dit que c'était, je cite, un jour funeste pour la France et ils ont qualifié d'injustice la condamnation de Nicolas Sarkozy à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. ces avocats qui sont ensuite repartis tout en nous précisant qu'ils allaient rester en contact avec Nicolas Sarkozy tout au long de son incarcération. L'ancien président donc qui pourra s'entretenir à la fois avec ses avocats mais aussi avec ses proches au cours de trois parloirs par semaine.
Il il devrait donc passer ce soir sa première nuit derrière les barreaux ici à la prison de la santé. Merci Emma Shallah. Donc arrivé de Nicolas SarkoZi ce matin à la pris de la la président de la santé, vous disiez machallah vers 9h45.
Quelques minutes plus tard maître Ingrain et maître Darrois, les avocats de Nicolas Sarkozi sont exprimés. On se souvient, on avait reçu ici hein, maître Darrois, vous vous souvenez les amis, il était très très ému. Il nous avait expliqué d'ailleurs ici, c'est un ami Nicolas, c'est un ami avocat, il nous avait expliqué, il était à votre place monsieur.
Il nous avait expliqué que le soir du de du prononcé de la décision de justice, le soir même, il avait eu beaucoup de mal à dormir. Bref, et que c'était Nicolas Sarkozy qui lui avait remonté le moral. Écoutez en tout cas l'émotion de l'avocat de Nicolas Sarkozi, maître Darrois qui s'est exprimé ce matin vers 10h 10h15.
C'est un jour funeste pour lui, pour la France et pour nos institutions. Car cette incarcération est une honte. Et ce que nous espérons avec mon confrère Christophe Ingrain, c'est que la cour d'appel rétablira la justice française dans la dignité qu'elle mérite.
Peut-être Alexandra Guillet, journaliste police justice LCI TF1. Vous avez des informations en marge de tout ça ? Comment les choses se sont passées ce matin ?
Est-ce que ça c'est sur le plan administratif cette arrivée du détenu Nicolas Sarkozi à la prison de la santé s'est bien déroulé ? Alors personne autre que Nicolas SarkoZi et les responsables de cette maison d'arrêt et le personnel pénitentiaire pourraient vous répondre. Là pour le coup, on est dans un buclot.
Même il faut savoir que si on a pu avoir cette déclaration des avocats si rapidement, c'est parce que tout simplement eux-mêmes n'ont pas le droit d'accompagner leurs clients plus loin. D'accord. Donc ils sont euh tout ça s'est passé dans un hc clos entre les responsables de cette prison euh Nicolas Sarkozy arrivant en tant que nouveau détenu et qui a donc dû et bien se soumettre à tout un processus d'abord administratif, on va dire, avec décliner son identité, faire des formalités de vérification évidemment rapide, mais aussi euh se soumettre à des euh des prises d'empreinte euh digitales. qui s'est fait remettre également et c'est très important son écrou son numéro de de détenu d'écrûe qui fait et c'est un numéro qui va le suivre, c'est son dossier finalement qui va le suivre tout le temps de son incarcération et puis après quoi et bien il devait euh se rendre à ce qu'on appelle le vestiaire.
Là il doit en fait remettre un peu tous ses tout ce qu'il a sur lui, ses objets, ses vêtements et en fait il y a un tri qui est fait pour savoir ce qu'il peut garder avec lui en fouille ou pas et normalement fouille. dans la procédure effectivement il est prévu de faire une fouille est-ce que là la fouille a eu lieu on n pas la réponse. On peut imaginer que c'est pas furez-vous je je sais que vous le savez mais figurez-vous dans le cadre d'une visite parlementaire de la prison de la santé une de nos équipes il quelques jours une équipe LCI a pu rentrer dans la prison de la santé et voir de près dans quel type d'installation allait être installé incarcéré Nicolas Sarkozi à compté de ce jour.
Vous allez voir les images. Regardez. À l'occasion d'une visite parlementaire au début du mois, nous avons pu accéder à l'intérieur de la prison de la santé.
Sa cellule sera similaire à celle-ci. Environ 9 m², un lit, un bureau, une télévision, une plaque de cuisson et un frigo ou encore un téléphone fixe qu'il pourra utiliser sans limite pour appeler ses proches et ses avocats. Il sera constamment accompagné d'un ou deux surveillants lors de ses déplacements, par exemple pour consulter des livres dans une petite bibliothèque ou encore se rendre dans une salle de sport.
Il aura aussi le droit à une heure de promenade toujours seul dans une cour de 30 m². un régime d'isolement strict censé protéger l'ancien locataire de l'Élysée. Tu l'appelles et comme ça la tu Oui, ça peut c'est difficile.
On peut on n'est pas à l'abri d'ailleurs d'un choc carcéral bien évidemment mais cette prise en charge elle est plus facile lorsque une personne détenue est à l'isolement parce que on surveille mieux on contrôle mieux comme n'importe quel autre détenu. Nicolas SarkoZ aura aussi le droit à des visites, précisément trois parloirs de 30 minutes par semaine. Voilà, au moins c'est très concret et on voit concrètement quel sera l'environnement de l'ancien président de la République Nicolas SarkoZ à compté de à compté de ce jour à à compter de 9h45 ce matin.
Maître Saint-Palais est avec nous. Je voudrais pour commencer me tourner vers Isabelle Saporta. Euh c'est un peu étrange car vous la voyez tous les jours Isabelle Saporta, elle est euh dans cette émission euh éditorialiste.
Elle s'affronte parfois euh avec un autre éditorialiste Renault Pila, qui est face à elle. Mais aujourd'hui, vous avez un statut un peu particulier parce que vous avez été patron des éditions Fayard il y a peu de temps encore. Et c'est à ce titre-là que je vous ai demandé de réagir à cette information car vous connaissez Nicolas Sarkozy, vous avez publié son dernier ouvrage, le temps des combats.
Vous avez échangé avec lui de nombreuses fois. Vous êtes allé le voir, il est venu vous voir. Vous connaissez également son épouse Nico Carla Bruni.
Je sais que vous êtes très ému aujourd'hui par-delà la la dimension politique. Euh pourquoi est-ce que vous êtes ému ? Bah écoutez, quand on est attaché à quelqu'un et que c'est une personne pour laquelle on a de l'affection et de l'estime, on peut pas se réjouir que cette personne aille en prison.
Et je trouve en plus connaissant si vous voulez euh en connaissant Nicolas Sarkozy comme je le connais, je sais que c'est une personnalité avec un mental incroyablement fort. Vous rappeliez tout à l'heure comment il remontait le moral à maître d'aroi ben qui était plus atteint que lui finalement par cette incarcération. Moi quand j'ai échangé avec lui ces dernières semaines euh si vous voulez en fait il me disait bon voilà au fond il était tout à fait conscient que c'était quasiment la dernière pierre en fait à à l'édifice de sa de sa légende parce que c'est vrai que Sarkozy c'était ce petit français c'est ce petit français de s'en mêler qui est quand même qui n'avait pas les codes qui n'avait pas les règles et qui est arrivé au firmament donc il y a ça et il est tout à fait question de ça il était très content au fond de cette comparaison avec Eddemess et le compte de Monte Cristo et quand je dis quand même là vous voyez monsieur le prés président parce que Nicolas Sarkozy, on l'appelle monsieur le président hein.
Vous voyez monsieur le président quand même ça y est la légende se crée devant grâce à eux finalement et il m'a dit "Oui, écoutez, je vais pas l'imiter parce que je l'imite bien mais là j'ose pas. Écoutez madame Saporta mais écoutez Isabelle je m'en serais bien passé quand même mais c'est pas faux. Et en même temps si vous voulez il y a quelque chose, il est faut faut rappeler qu'il est il rit quand même de tout en fait.
Il rit de tout. Il est rentré en prison avec une biographie du Christ et avec le compte de Monté cristaux. C'est le le livre de de Jean-Christian petitfils cette biographie de Jésus qui est incroyable qui est un texte incroyable effectivement ou une incarnation effectivement du Christ effectivement et là toute la question c'est celle de la résurrection effectivement et le compte de Monté Cristo dont au fond la vie c'est de revenir pour se venger hein de cette incarcération qui était tellement injuste.
Donc il leur dit "Je suis pas mort à tous." C'est comme un message politique qui l'envoie. "Je suis pas mort, je reviendrai et quelque part je me vengerai." Donc c'est sûr qu'il est comme ça.
De toute façon, tout le monde dit "Ah mais quand même, il est sorti de sa façon de sa façon d'être en tant qu'ancien président. Il n'aurait jamais dû." Enfin, je crois que les gens ont oublié qui était Nicolas SarkoZi, hein.
Enfin, c'est quelqu'un d'incroyablement moment combatif qui a toujours cassé les codes. Ça lui a d'ailleurs coûté très cher parce que parfois il était euh il a eu des dérapages comme le casse-toi casse-toi pauvre con et cetera et cetera. Donc il y a un truc chez lui qui est comme ça, qui est viscéral, qui est de l'ordre de Moi à chaque fois moi j'ai un caractère de épouvantable hein.
Donc à chaque fois je m'énerve, j'ai un truc qui monte, c'est comme ça. Je Et donc il m' un jour il m'appelle, il me dit "Isabelle, il y a un truc qu'il va falloir faire parce que vous pourrez pas vous empêcher de de partir dans des colères. Moi je suis pareil en fait.
Vous pouvez vous dire que vous allez vous calmer avec l'âge, c'est pas vrai, vous vous calmerez jamais. Par contre, ce que vous pouvez, c'est regarder les gens dans les yeux et leur dire "Ça, vous savez, c'est les sentiments." Et c'est vrai qu'en fait, c'est les sentiments.
C'est-à-dire qu'il y a un truc, il y a un truc qui est hyper touchant chez lui, c'est qu'effectivement tout lui tient à cœur. Voilà. Merci Isabelle.
Vous restez avec nous bien évidemment. Euh on va on va parler du volet euh judiciaire avec vous, maître Saint-Palais. Je voulais quand même vous montrer les tweets de ce matin parce que sur le réseau X ce matin, Nicolas Sarkozy a publié un petit texte. "Ce n'est pas un ancien président de la République que l'on enferme ce matin", a écrit Nicolas Sarkozy. "C'est un innocent." Voilà ce qu'il a écrit donc sur X, vous allez voir la suite.
Je continuerai à dénoncer ce scandale judiciaire, ce chemin de croix que je subis depuis plus de 10 ans. Voilà, c'est la suite du texte publié par Nicolas Sarkozy. J'éprouve une peine profonde pour la France qui se trouve humilié par l'expression d'une vengeance.
La vérité triomphera mais que le prix à payer aura été écrasant. Voilà le texte publié par Nicolas Sarkozy. Euh est-ce que il y a une grande émotion nationale autour de cela euh Renault Pila où est-ce que les Français s'en fichent ? au risque de contredire euh ce qu'on pouvait penser il y a plusieurs semaines, euh je crois qu'une immense majorité des Français a tourné la page.
Hm. Elle a tourné la page parce que on est dans un monde d'hyper vitesse où une information chasse l'autre, où euh vous avez des faits euh qui sont en ce moment très graves. On a été dans une crise politique et on l' encore depuis des semaines, voir des mois extrêmement aigus.
Et c'est vrai que Nicolas Sarkozi euh ça fait un certain temps quand même. Et puis il a choisi deuxièmement donc un le temps. Le temps va très vite et les gens tournent très très vite les pages.
Et puis deuxièmement c'est un retraité de la vie politique Nicolas Sarkozi. C'est quelqu'un effectivement je suis entièrement d'accord avec Isabelle qui a une énergie hors du commun mais c'est un retraité de la vie politique et il l'a dit plusieurs fois. Jamais je ne reviendrai, on peut ne pas le croire bien sûr, jamais je ne reviendrai à des fonctions politiques et notamment à la présidente de la République parce que il a d'autres passions parce que il aime il aime l'économie euh il aime le monde de l'entreprise il n'a pas d'autres passions.
Pardonnez-moi de vous interrompre parce que sur ça je dire euh Nicolas Sarkozi n'a pas d'autre passion que la politique, le cyclisme si vous voulez, il aime joguer, il aime le cyclisme, enfin c'est quelqu'un enfin il faut vraiment c'est une personne, il y a eu H présidents de la République sous la 5e. Qu'est-ce que vous croyez ? Il faut avoir envie de mais d' en crever pour être président de la République et ça ne vous lâche jamais.
Allez voir François Hollande, discuter avec lui. Vous verrez que ça ne lâche pas non plus. Donc il y a pas d'autres passion politique.
Il dit qu'il reviendra pas parce que là pour le moment il en est empêché. Mais je peux vous dire que ça c'est un début de campagne. En fait ça il parle pas en tant qu'ancien président de la République.
Là c'est quasiment une campagne électorale qu'il est en train de lancer. et son livre. Moi je pense qu'effectivement la nouvelle patronne de Fillard va faire un bestseller comme jamais hein parce que son livre ce sera un tracte de campagne électorale.
C'est bien mal le connaître que de penser que Nicolas Sarkozi n'est pas habité à 24. Vous pensez vous Isabelle Saporta, vous vous pensez que finalement ce coup dur dans sa trajectoire politique, l'incarcération pour la première fois en France d'un président de la République, vous pensez que ça peut être le fondement d'une résurrection politique, l'acte l'acte premier d'une d'une réélection. On sait jamais, dans un dans un dans un climat aussi chaotique, ce sera très compliqué.
Enfin en tout cas lui il vit chacun de ses chacune de ces adversant entièrement d'accord avec Isabelle lorsqu'on est un fauve politique et qu'on est tombé dans la marmite à 7 8 9 ans et qu'on est maire de ne à 28 ans, ça ne vous lâche jamais et c'est 80 % de votre vie. Mais Nicolas Sarkozi, il a un flair politique hors du commun comme François Hollande, il sait très bien qu'il aura quoi 75 76 77 il a quel âge Trump. Oui, d'accord.
Et que et que la droite l'a lâché. Je suis désolé mais la droite l'a lâché. Beaucoup d'électeurs de droite l'ont lâché parce que son bilan est vraiment en demi-te et donc il a du flair et il ira pas se mettre dans un tracnard.
H On va parler maintenant du dossier sur le plan judiciaire enfin du dossier de ce qui va ce qui peut se passer maintenant avec vous maître Saint-Palais. Écouter le deuxème avocat de Nicolas Sarkozi, mettre un grain qui s'exprimait toujours ce matin. Si certains imaginaient que euh la perspective qui se rapproche de son incarcération allit l'affaiblir ou lui contraindre à le contraindre à baisser la tête, ils vont être déçus.
Il est pas du tout dans cet état d'esprit là. Il s'est préparé à la détention. Il s'est préparé à être incarcéré alors que en fait et en droit, il est innocent.
Alors, maître Saint-Palais, j'ai entendu beaucoup de choses. Notamment, il va en prison pour au moins 3 semaines selon ses avocats. Ça veut dire quoi ça ?
Au moins 3 semaines. Alors, ça veut dire qu'il a fait non seulement rappel mais qu'aujourd'hui, il a déposé une demande de mise en liberté. H donc la cour d'appel va examiner cette demande de mise en liberté dans une audience publique.
Mais il faut le temps d'audiencer. Donc euh ont-ils déjà quelques quelques informations ? Il faut organiser une audience pour euh que le procureur de la République prenne des réquisitions, que lui-même produise les pièces qu'il entend produire et la cour se réunira peut-être effectivement dans un délai de 3 semaines, maximum 2 mois.
Hm. Dites-moi, on a l'impression que c'est jouet que Nicolas Sarkozy sera automatiquement hors de la prison de la santé dans 3 semaines ou dans un mois, mais rien n'est fait. La Cour d'appel va statuer, elle peut très bien pour des raisons multiples multiples dire non Nicolas Sarkozy restera la prison de la santé au-delà de ces 3 semaines.
C'est possible. La cour d'appel peut refuser cette demande de mise en liberté. Ça arrive très souvent hein.
On nous avons dit les uns et les autres la situation de Nicolas Sarkozy n'est pas inédite, c'est du quotidien. Et l'avantage d'ailleurs pour nous avocats pénalistes de cette affaire aussi retentissante, c'est qu'on s'intéresse un petit peu à ce que c'est qu'un mandat de dépôt, à ce que c'est l'incarcération et finalement profitons-en les uns et les autres pour faire de la pédagogie par rapport à ça. Donc, il fait une demande de mise en liberté.
Je vous assure qu'il y a beaucoup d'hommes emprisonnés dans les mêmes circonstances ou de femmes qui disposent des mêmes garanties de représentation, qui ont un métier, qui ont une famille. Les gens d'ailleurs ne se réunissaient pas dans la rue quand même dans des manifestations publiques pour leur rapporter leur soutien, mais ils ont la même compassion pour leurs proches qui sont incarcérés. Et donc la cour d'appel peut très bien refuser les demandes de mise en liberté.
Vous savez que dans ce dossier, on en parle peu mais enfin on en parle mais il y a deux autres hommes qui ont été incarcérés qui ont été arrêtés à la barre dont un homme qui avait plus de 8 ans. C'est une vraie question dans notre loi. Les juges ont fait ce que la loi leur permet de faire, mais en fait la loi permet d'incarcérer immédiatement des hommes qui étaient libres, qui ont comparu à leur à leur audience et librement et sans euh sans différer pour l'incarcération puisque Nicolas Sarkozi a bénéficié finalement d'une faveur qui est prévue par la loi et heureusement qu'il en a profité mais les autres auraient pu peut-être aussi en profiter.
Ils n'en ont pas profité. Donc j'imagine que ces deux hommes qui ont été incarcérés dont un homme de 80 ans ont déposé des demandes de mise en liberté. Je ne le sais pas mais vous vous le savez comment on dit qu'il déposé et donc la cour va les examiner.
On va voir ce que la cour réserve comme sort à ces deux hommes arrêtés aussi qui n'ont pas le même profil. Bien sûr chaque situation est individuelle. Mais pour Nicolas Sarkozi, nous avons des critères à examiner.
C'est l'article 144 du code de procédure pénal. Ce ne sont pas les mêmes critères que lorsqu'il a été incarcéré par le tribunal. Voyez, on fait souvent des confusions.
Le tribunal quand il a décerné un mandat de dépôt, il a un texte très général. Ce sont les circonstances de l'espèce. Et donc les circonstances de l'espèce peuvent justifier la délivrance mandat de dépôt et là le tribunal a dit les sont tellement graves.
Tout ce que vous savez moi désormais les faits sont tellement graves ont-ilestimé qu'il y a nécessité de l'incarcérer tout de suite. H Ici euh la cour est saisie, il est présumé innocent et donc ils vont examiner les juges de la cour vont examiner les critères de l'article 144. Y a-t-il risque de disparition de preuve ?
Y a-t-il risque de disparition du quand on regarde, on se dit ben franchement, on voit mal comment ils vont cocher un des critères prévu par la loi pour le garder en détention. Mais je vous dis aussi que c'est notre combat quotidien. Je voudrais alerter chacun, vous qui êtes commentateur et observateur sur ces situations, nous plaidons tous les jours, convaincus que nous sommes que les garanties de représentation sont parfaites pour libérer des hommes et des femmes qui sont présumés innocents comme lui.
H et malheureusement, nous échouons. Bon, très souvent parce que c'est une des raisons pour lesquelles les prisons sont pleines. Mais bien sûr, il y a beaucoup de présumés innocents dans les prisons.
Bien sûr que c'est des raisons. Hm. Alors euh le garde des sauts, Gérald d'Armanin, doit-il se rendre à la prison de la santé pour rendre visite à ce ce cette personne incarcérée tout à fait inédite dans l'histoire de la 5e République ?
Olivier Fort, le patron du Parti socialiste, dit il faut pas y aller. C'est une anomalie, c'est une pression sur la justice. Le voir aujourd'hui reçu par le chef de l'État, voir le ministre de la justice annoncer qu'il ira le visiter en prison, c'est évidemment une pression faite sur la magistrature, c'est une pression sur la justice.
C'est donner le sentiment qu'il existe des prévenus qui sont de nature différente. Face à ce débat qui s'ouvre, euh Gérald Darmanin, le garde des SAA a a tweeté, a envoyé un petit message euh ce matin pour expliquer qu'il souhaitait s'assurer de la sécurité d'un ancien président de la République en prison. C'est un fait sans précédent, euh que ça n'atteigne pas euh l'indépendance des magistrats, mais ça relève pour lui du devoir du vigilance du chef d'administration qu'il est.
Voilà. Mesdames, messieurs, est-ce qu'il a raison de d'aller là-bas en prison ? Qu'est-ce que vous voulez rajouter Alexandre Guet dans ce message sur X ?
Gérald Darmanin répondait oui à Remiet qui est le l'avocat général près la Cour de cassation qui ce matin lui dont la parole est plutôt rare hein, c'est le plus haut magistrat finalement qui est d'ailleurs soumis hiérarchiquement quand même aussi au garde des eau et qui euh sur une radio a appris la parole pour justement rappeler que la justice avait besoin de sérénité et que le fait d'aller potentiellement rendre visite à Nicolas Sarkozy en prison et Bien, c'était un risque d'atteinte à l'indépendance de la justice. C'est vraiment dans la foulée que le garde des SAAU a envoyé ce message pour répondre. Gérald Narmanin doit-il aller rendre visite ou pas à Nicolas Sarkozy ?
Débrouillez-vous avec cette question mon cher Renault Pila et tâcher d'y répondre. Oui, c'est totalement légitime, totalement légitime de la part du garde des saut parce que il peut le faire et il le fait, dit-il régulièrement un ministre de la justice et c'est son rôle. H il va dans les prisons, il va voir comment ça se passe, il va voir comment sont comment sont euh logés, si je puis dire, les détenus.
Si vous allez vous en prison demain matin, le ministre de la justice viendra pas vous rendre visite, hein. Mais il peut mais on sait pas, on sait pas, on sait pas, on sait pas effectivement. Et euh bon, enfin bref, j'allais faire une bon, je vais m'abstenir.
Mais vous avez vous avez deuxièmement une raison qui est essentielle me semble-t-il. Essentielle. On peut bien sûr faire confiance euh au à la prison de la santé pour bien s'occuper du détenu Sarkozi.
Imaginez qu'il lui arrive quelque chose. Il a raison. Imaginez qu'il arrive quelque chose à Nicolas Sarkozy d'un point de vue santé physique ou santé psychique et bien il me semble que le garde des saut serait dans une voilà dans une situation très difficile.
La question c'est d'aller le voir lui-même. Ça n'est pas d'aller à la merci c'est d'aller le voir lui-même. Merci.
Merci les amis. C'est un débat passionnant. Nous y reviendrons avec les nouveaux éléments qu'il y aura à 13h30 tout à l'heure.
Mais maintenant, il est temps que nous parlions de cette organisation d'une rencontre au sommet Trump Poutine. Ça se dessine, ça s'organise et ça sera quelques encablures de la France en Hongrie. À tout de suite.
Votre Mesdames messieurs, nous sommes rejoints à l'instant par Grégory Philix, le grand rédacteur en chef international d'CI. Merci. Merci. d'être là et de renoncer à votre déjeuner.
Évidemment, vous avez bien raison parce que parce qu'on va parler d'un événement absolument majeur qui est en train de s'organiser. Certains étaient sceptiques ici même à LCI il y a une dizaine de jours. Quoi une rencontre entre Poutine et Donald Trump qui se produirait sur le sol de l'Union européenne alors qu'il y a la la Cour pénale internationale qui rêve d'arrêter Vladimir Poutine.
C'est complètement fou. C'est impossible. Certains disaient j'y crois pas et bien c'est en train de s'organiser Nivin Potros.
Exactement. Les préparatifs s'accélèrent à quelques jours d'une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Leur conseiller s'active dans l'ombre ces dernières heures.
Les chefs de la diplomatie des deux pays se sont téléphonés pour se mettre d'accord sur les modalités de cette rencontre. Une discussion qui a d'ailleurs été jugée constructive par Serge Lavrov. On sait que la rencontre aura lieu à Budapest en Hongrie d'ici 10 jours.
Mais qui sera autour de la table ? Donald Trump, Vladimir Poutine, peut-être Volodimir Zelenski, voir Emmanuel Macron. Car figurez-vous que le chef de l'État l'a relié hier, il faut que les Européens et les Ukrainiens participent aux discussions.
En tout cas là, c'est fou, venez de le dire, hein, Lavrov et Rubio se parlent. Alors ça c'est absolument dingue. On a on est avec l'ancien ambassadeur de France en Russie Jean Glynasti qui est avec nous par Skype.
Je le salue. Merci d'être avec nous Jean. Je vous passerai le micro dans un instant.
Mais avant avant je ne résiste pas au plaisir un peu taquin et espiègle de vous montrer la réaction d'un ministre des des affaires étrangères lituien. Alors lui c'est absolument fou. Il s'appelle Attendez, comment s'appelle-t-il ce ministre affaires étrangères ? lituwanien, j'ai perdu son nom.
Oui, je n'ai pas son nom. En tout cas, bien évidemment lui c'est un voisin de la Russie. Sont ancien du de de de l'Union soviétique, de l'URSS.
Et donc, il est foudrage foudrage que l'Union européenne accueille le dictateur Poutine. Écoutez-le. Il n'y a pas de place pour les criminels de guerre en Europe.
Il n'y a aucun moyen pour les criminels de guerre de se rendre à des événements en Europe. Il est également très important pour nous de souligner notre soutien indéfectible à l'Ukraine et nous continuons à exercer une pression constante sur la Russie. Le seul endroit où Poutine a sa place en Europe, c'est à la haie, devant le tribunal et non dans l'une de nos capitales.
Cela ne fait aucun doute. Très vénère. comme on dit très énervé le ministre des affaires étrangères de la Lituanie.
On peut le comprendre he on peut le comprendre bien sûr. On peut le comprendre quand on est voisin de frontière avec la Russie de Poutine c'est pas la même histoire que quand on est au Portugal. Bien sûr eux ils voient les choses.
Ils sont confrontés euh au ben au à la guerre hybride de façon extrêmement fréquente. Si vous êtes d'accord, j'aimerais qu'on aille voir Charles Divau, notre envoyé spécial qui est à Moscou en ce moment. Charles, bonjour bien évidemment.
Est-ce qu'on commmente à Moscou le le la possible venue, la quasi certaine venue de Vladimir Poutine en Europe ? Oui. Alors, on parle d'une avancée notable, d'un point de bascule éventuel dans la résolution du conflit entre l'Ukraine et la Russie.
Alors, ça ce sont pour les commentaires de la part des journalistes de la presse, de la télévision russe parce que du côté du Kremelin, on se veut un petit peu plus discret. On nous a simplement confirmé l'échange téléphonique entre Serge Lavrov et Marco Rubiot hier. Un échange qu'on nous a précisé à être cordial, très productif.
Mais il y a en revanche un point qu'a voulu préciser également le Crévelin, c'est que cet échange, il va falloir qu'il y en ait plusieurs avant que les conditions soient rendues possibles pour la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine comme s'il fallait du torent pour que toutes les conditions soient posées sur la table. En clair, la Russie commence un tout petit peu à éloigner le délai des de semaines pourtant fixé par Donald Trump pour rencontrer Vladimir Poutine. Merci.
Merci beaucoup Charles Divau. Euh Jean, vous êtes avec nous, Jean de Glynasti. Euh bon, c'est quand même un truc totalement faux.
Je voudrais vous montrer gens le parcours que ferait l'avion l'avion de Vladimir Poutine si il devait venir en en Hongrie parce que bien évidemment il va absolument éviter Vladimir Poutine de survoler un pays de l'Union européenne qui reconnaît la légitimité de la Cour pénale internationale. car nous pourrions l'arrêter. Nous pourrions arraisonner, je sais pas comment on dit son avion, avec des avions de chasse et l'obliger à se poser Vladimir Poutine dans le but de l'arrêter, de l'incarcérer et de le juger.
Donc il va être obligé, regardez, c'est fascinant, il va être obligé de de survoler tous ces pays qui sont en verre foncé, qui ne reconnaissent pas la légitimité de la Cour pénale internationale. Voyez, voilà, il va sur la Turquie et puis remonter ainsi en Hongrie puisque la Hongrie qui fait partie de l'Union de de de européenne s'est dégagé de la Cour pénale internationale et ne reconnaît pas la cour pénale internationale. C'est c'est assez c'est assez fou ce qui se passe Jean de Glynastie mais il y a un petit bout d'Italie, un petit bout de Grèce la Cour pénale internationale.
Donc ça veut dire qu'ils ont fait savoir que ils ne procéderaiit pas à la raisonnement du de l'avion. La Pologne a dit clairement qu'elle refusait le survolterait Poutine. Ouais.
Mais là, il y a une petite ambiguïté sur l'Italie et et la Grèce hein parce que là manifestement il est dans la zone l'espace aérien de de la Grèce et et de l'Italie. H mais bon la paix s'il s'agit de faire la paix, je pense qu'il y a des pays qui sont prêts à faire des concessions. H est-ce que vous êtes vous aussi un peu abassourdi par cette accélération de l'histoire et par finalement cette venue de Vladimir Poutine en dans un pays de l'Union européenne euh qu'on qu'on aura peut-être pas imaginé il y a 3 semaines, un mois, hein. l'Union européenne, disons la politique étrangère de l'Union européenne, c'est malheureux à dire, c'est triste, mais elle n'existe pas vraiment.
Il y a des tas de sensibilités différentes. Donc pour l'instant, sauf la Hongrie et la Slovaquie, l'Union européenne est unie derrière l'Ukraine. Mais ça peut évoluer très vite entre les Lituaniens, les Baltes, effectivement les Polonais.
Euh, on a entendu ce ministre lituanien que vous nous avez fait entendre. Donc eux, ils ont une sensibilité très particulière, mais des pays comme l'Italie ou même la France ou l'Espagne ont une sensibilité différente. Donc euh en fait Orban a joué sa carte, une carte un peu gauliste, hein, il faut dire les choses, en étant en ayant un pied dedans, un pied dehors et en essayant de valoriser le rôle de son propre pays.
Ce qui est étonnant, c'est qu'en fait euh compte tenu de des propos tenus précédemment par Trump et de du durcissement qui était perceptible dans la presse russe, je pensais pas que la réunion, qu'elle soit à Budapest ou ailleurs ait lieu si tôt. Et comme les Russes ont toujours dit que ce genre de réunion devait être très soigneusement préparé, ben c'est peut-être pas demain encore si on veut que cette réunion si Trump veut que cette réunion ait des résultats, il faudra probablement des négociations préalables un peu longues. Alors merci Jean Glinasti, vous restez avec nous.
Je me tourne vers vous, Grégory Philippe. Bon, tout ce qu'on sait là, tout ce qu'on sait c'est que Trump et Poutine se sont parlés, Zelenski et Trump se sont vu. Quel Quel est aujourd'hui sur quel fondement pourrait se tenir cette réunion ?
Il y a eu on a parlé de concession territoriale. Euh Trump essaie de pousser Zelinski à dire "OK, c'est bon, j'abandonne 20 % de mon territoire sur le le la région du Donque. J'accepte ceci.
On en est où là exactement de ces prégociations ? D'abord, ce qu'il faut ce qu'il faut regarder, c'est qui sera autour de la table. Ouais, pour l'instant, il y aura euh les Russes et les Américains.
Vous remarquez, il y a quand même deux grands oubliés, euh les Ukrainiens accessoirement parce qu'on on va discuter de leur avenir et les Européens. Il y a une une phrase un peu éculée dans le milieu diplomatique, mais elle dit bien ce qu'elle veut dire. Si vous êtes pas à la table des discussions, c'est que vous êtes au menu et qu'en gros on va vous allez vous faire bouffer.
Donc quelle formule ? Je régulièrement, c'est que vous êtes au menu, c'est que vous êtes au menu. Et clairement, c'est un peu la position dans laquelle se trouvent les Ukrainiens s'ils ne sont pas invités à Budapest.
C'est qu'on va discuter de l'avenir de leur pays, de leur intégrité territoriale sans eux. Et pareil pour les Européens parce que derrière l'Ukraine, il y a quand même toutes les questions de notre sécurité et c'est donc les Russes et les Américains qui vont en parler euh euh dans un club un peu fermé. Donc d'abord qui est autour de la table, c'est très important et c'est pour ça que Zelenski dit eh etth ben même si c'est en Hongrie, euh même si c'est chez euh le prorusse urbane, moi je suis prêt à y aller.
C'est pour ça aussi que le président Macron essaie de dire bah attendez, il faut aussi qu'on soit à la table des des discussions et puis et ensuite de quoi on va parler. Effectivement, il y a cette proposition qui est de geler les combats sur la ligne de front et d'entrer en négociation. Zelenski est à peu près là-dessus maintenant, ce qui est quand même un pas très important de sa part.
Mais de l'autre côté, vous avez Poutine qui lui veut beaucoup plus. Il veut tout l'oblast de d'ONESK qui est occupé à par les Russes pour l'instant à environ 80 %. C'est qu'il dit "Non mais attendez, je veux pas les 80 % que j'ai conquis militairement, je veux les 20 % qui restent." Donc il veut un gain de territoire supplémentaire que Zelenski abandonnerait et ça en échange de quelques petites concessions territoriales russes dans deux Oblast Kerson et Aporijja.
Donc pour l'instant Poutine est dans une position euh pas maximaliste parce que souvenez-vous que au départ il voulait les quatre oblaces la Crimé, il voulait tout mais quand même dans une position extrêmement gourmande en terme d'appétit territorial. Ce qui est absolument fou, vous allez me le confirmer, ce qui est absolument fou pour nous qui suivons cette guerre depuis février 2022 ici sur LCI, ce qui est absolument fou, c'est que vous nous dites que il semblerait que Volodimir Zelinski, ce chef de guerre ukrainien, président de de l'Ukraine, est accepté de faire des concessions territoriales. C'estàd qu'il il ne dit plus toute l'Ukraine, rien que l'Ukraine dans son entièreté territoriale, il dit OK sur certaines concessions.
Pardon, pardon, j'ai pas tout à fait ça. J'ai dit que pour l'instant les Ukrainiens seraient OK pour qu'on fige le cesser le feu sur la ligne de front actuel et qu'on entre en négociation. C'est qu' il ne renonce pas encore clairement à tous ces territoires occupés, mais il dit il faut arrêter les combats et c'est vrai que la réalité du terrain fait que il faut arrêter que les armes les morts par milliers et cetera et entront en négociation.
Ça pour l'instant c'est la dernière position des des Ukrains. Et par ailleurs, Grégory Philips, je parle sous votre contrôle mais la dernière entrevue entre Trump et Zelenski c'est très très mal passé. Zelenski a dit n'est-ce pas, au partenaires européens qu'il avait été que Trump avait été excessivement cassant, blessant et et assez violent avec lui.
Non mais vous avez vu ce papier du Financial Times parce que ça a fuité. Ouais, il y a eu des insultes, des mots extrêmement violents. Trump aurait balancé la carte de l'Ukraine en disant "J'en peux plus de cette carte et de cette ligne rouge.
J'y comprends rien. D'ailleurs, je suis jamais allé dans ce coinlà." Donc oui, Zenski est reparti de Washington.
Extrêmement surpris, je sais pas, mais en tout cas déçu par rapport aux attes. Ouais. Souvenez-vous, il venait chercher les Thomas W et il repart.
Redouille. Donc donc les Thomas W les fameux Thomas W promis par Trump enfin promis nous imaginons qu'ils avaient été promis par Trump à l'Ukraine les armes qui est tout changé en fait c'est du bluff il en est pas question et Trump a été très brutal oui mais écoutez si c'est une façon un chemin d'aller vers une paix qu'on imaginait même pas entre la Russie et l'Ukraine bah on prend ou pas on prend ou on prend pas parce qu'on peut aussi dire comme le ministre d'affaires étrangères Lituanien dont on vient de passer les images un instant, on peut aussi dire pas question de négocier avec ce dictateur de Poutine. On veut la totalité du territoire souverain de l'Ukraine et on va pas commencer sous prétexte qu'il nous a envahi il y a 3 ans à lui donner 20 % de notre pays.
On peut aussi prendre cette position. Moi je sais pas quelle est votre position. Bah je vais être trivial mais Trump on a ras le bol de cette guerre.
Ras le bol. Il veut qu'elle s'arrête la semaine prochaine dans 15 jours dans un mois. Pourquoi ?
Parce que premièrement Trump déteste la guerre. Pourquoi il déteste la guerre ? Évidemment parce qu'il y a des pertes civiles et ça et ça je le crois et on peut évidemment partager.
Mais deuxièmement parce qu'il veut faire du business avec Poutine. La Russie c'est un c'est un businessman et il considère que les guerres empêchent le commerce international. Et ça effectivement des grands philosophes l'ont dit au 18e 19e siècle.
À partir du moment où vous avez euh Trump qui dit "J'en ralbol de cette guerre", et bien il fait pression sur Zelinski. Mais également, et euh je parle sous le contrôle de Grégoryi mais les dernières infos qu'on a ce matin, les dernières indiscrétions, c'est que Poutine pousse son avantage au maximum et que de son côté aussi, il négocie désormais avec Trump pour dire "Moi, je viens pas, je ne viens pas si j'ai pas l'intégralité du Donbas. Je ne veux pas que euh on fasse le sommet sur les frontières actuelles.
Il veut pousser, pousser, pousser encore parce que au fond, il a raison, euh Poutine ne perdra jamais cette guerre et il est pas pressé. Il est pas pressé, vous savez. Il il reste il reste il peut rester au pouvoir jusqu'en 2036.
Comment les amis temps il temps ? J'ai une question à vous poser. L'Union européenne, je sais pas ce que qu' l'Union européenne à faire dans tout ça.
On est les premiers concernés mais vous avez complètement hor jeu entre les Grecs et les Portugais qui sont très au sud, très loin de cette affaire qui s'en contrefiche et puis les pays qui sont au nord de l'Union européenne qui sont au contact quasiment de la Russie et qui eux ont peur tous les jours en tout cas ressentent le besoin de s'organiser, de s'armer contre les Russes. Je sais pas comment on peut avoir une position. On a pas les stock on a pas les stocks.
On a pas les moyens. Donc je suis désolé, je mets l'Europe hors jeu malgré la la je vais pas dire la gestu malgré l'activisme d'Emmanuel Macron. Écoutez Emmanuel Macron.
Écoutez ce que disait Emmanuel Macron. À mon avis c'est un coup d'épée dans l'eau. Il était ce matin à Lybiana en Slovénie.
C'était hier pardon. Il y avait un un une rencontre sur les pays du sud de l'Union européenne. Il s'est exprimé sur précisément euh cette conférence de la paix qui pourrait être organisée dans les prochains jours entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur le sol de l'Union européenne en Hongrie. sur la rencontre entre le président Trump et le président Poutine, je pense que c'est une très bonne chose que les présidents puissent se rencontrer pour discuter de leur agenda bilatéral.
À partir du moment où il discuteraiit de sort de l'Ukraine, les Ukrainiens devraient être autour de la table. À partir du moment où ils devraient discuter de ce qui impacte la sécurité des Européens, les Européens devraient être autour de la table. Oui, c'est vrai qu'ils n'y sont pas mais enfin je je ça m'embête de consacrer des minutes entières à ce débat.
On est hor jeu Grégory Philips l'Union européenne est hors jeu. On peut dire il y a qu'à faucon tant qu'on veut. La paix se fera sans nous.
Sans nous. Poutine se fiche de nous. Trump se fiche de nous.
Mais souvenez-vous comment l'Europe est quand même venue à l'aide de Zenski. Zenski qui était complètement dans l'échou euh après la rencontre de février à la Maison Blanche et finalement c'est les Européens qui le remettent dans le jeu qui arrive à reparler à Trump. Il y a le sommet vous savez où après en Corette en Alaska au cœur de l'été les Européens débarquent en force à Washington pour échanger avec Trump.
Donc il y a un volontarisme. En tout cas on essaie quoi ? On essaie de se mettre à la table.
Après est-ce qu'on va y arriver sur le cas de Budapé ? Je suis pas très certain mais moi je pense qu'on a tout intérêt quand même à prendre part à ces discussions. D'abord Zelenski en priorité, c'est de l'avenir de son pays dont on discute et ensuite des Européens parce que comme le dit pour le coup le chef de l'État, je trouve qu'il a raison, c'est aussi notre sécurité c'est que si on laisse Poutine faire tout et n'importe quoi en Ukraine, bah quel sera l'avenir ?
Des pays baltes, des pays voisins de la Russie, enfin voilà. Et c'est symbolique pour les Ukrainiens. Ouais, je suis d'accord.
Bon, je suis sévère quand quand on dit qu'on est pas tellement la symbolique dans une guerre. Non mais non mais d'accord mais voilà c'est c'est il faut montrer aux Ukrainiens qu'on les aide encore. On les aide encore.
Merci messieurs dans un instant et merci Jean de Glinasti qui était avec nous ancien ambassadeur de France en Russie. Dans un instant, on va parler de la petite phrase d'un responsable des LR, Philippe Juvain. Philippe Juvain qui est à la commission des des finances, c'est pas rien, à l'Assemblée nationale, propose tout simplement que une personne qui est locataire d'un logement social depuis 20 ans puisse obtenir gratuitement gratuitement la propriété de son appartement dans le mouvement HLM.
Voilà, qu'on lui qu'on le lui donne. Si pendant 20 ans il a payé régulièrement sans faire de vagues. Mesdames, messieurs, qu'en pensez-vous à tout de suite ? même baroque he Philippe G.
Bah il est baroque. Ah il est barque. On va examiner sa proposition encore une fois.
Tout de suite mesdames messieurs, petite émotion hier à la commission des finances de l'Assemblée nationale lorsque un une figure du de mouvement les Républicains Philippe Juvin, vous savez le médecin urgentiste qu'on a beaucoup vu pendant le Covid quand Philippe Juvin a proposé tout simplement bah de de donner des logements sociaux à des locataires. Vous allez comprendre. Écoutez Philippe Juvent, l'idée serait de dire qu'à partir d'un certain moment où vous avez occupé votre logement social, vous avez toujours payé correctement vos charges, votre loyer ou vous n'avez pas causé de problèmes de voisinage, à partir d'un certain moment, le logement vous est remis à titre gratuite.
On vous le donne. Vous devez l'utiliser comme un logement de résidence principale pour une durée de 5 ans et au bout de 5 ans, vous serez libre de le de le vendre ou de le ou d'en faire ce que vous voudrez. Vous en serez définitivement propriétaire.
Il s'agit donc d'une manière de rendre les Français propriétaires. Logement social. Si si c'était moi, vous savez ce que je mettrais en bas là, vous savez Renault Pila la petite phrase là.
Logement social, bientôt des appartements gratuits. logement social, bientôt des appartements gratuits parce que c'est quand même euh enfin c'est quand même euh une sacrée ligne rouge là. Alors, bien évidemment, je suis pas en train de vous dire que ça c'est voté, que c'est réglé.
Enfin, que que quelqu'un à la à la commission des finances de l'Assemblée nationale propose que des appartements, des logements sociaux amortis soient donnés à des gens qui ont payé leur loyer euh tous les mois pendant 20 ans. C'est quand même sacrément subversif car c'est bien de cela dont il s'agit. Exactement.
Ce quelqu'un, ce n'est pas n'importe qui. Vous l'avez dit, c'est Philippe Juvain. Mais Philippe Juvain c'est quand même le rapporteur général du budget à l'Assemblée.
C'est quand même donc un ténormalement de la commission des finances. Cette proposition, il l'avait déjà plus ou moins formulée mais là il le redit. Et donc cette proposition, quelle est-elle ?
Et bien, il propose que les logements sociaux soient cédés à leurs occupants au bout de 20 ans. Alors, ils fixent quand même quelques conditions. Ils ne vont pas être donnés gratuitement.
D'abord, il faut que les locataires aient payer leur loyer pendant 20 ans, qu'il n'y ait pas de problème de voisinage et surtout précision essentielle, il faut que le coût du logement ait été amorti. Autrement dit, c'est une forme de crédit un peu déguisé pour tous les occupants donc des logements sociaux. Non, mais je je remercie d'ailleurs euh Camille et la régie d'LCI puisque regardez, on l'a hein logement social, bientôt des appartements gratuit.
Alors euh bon, je sais pas ce que vous en pensez Isabelle Saporta. Pourquoi pas des voitures gratuites ? Enfin, je Non, je trouve que c'est le dernier étage de la gérontocratie qu'on avait pas encore mis en œuvre, hein.
C'est-à-dire que si on veut vraiment que les gens restent comme des moule accroché au rocher du logement social sans en bouger, hein, même quand le logement devient trop grand parce que la famille est partie, même quand si mom quand ça, on fait pas autrement. Et du coup, il y a pas un jeune qui peut jamais rentrer en fait dans le logement social, on est d'accord. C'est-à-dire qu'en fait là, on va aider des gens qui sont dedans depuis 20 ans qui vont pouvoir partir avec et les jeunes, tant pis pour eux.
Et puis on fait comment ? On renouvelle. C'est-à-dire qu'à chaque logement social qui aura été vendu à quelqu'un, on en fait on en crée un nouveau pour qu'il y ait un jeune qui puisse rentrer dedans avec une famille ou non en fait ou juste on ferme tout et on se retrouve avec des jeunes qui demain vont se retrouver face à un parc de logement social qui sera complètement en vente pour toutes tous les gens qui ont qui seront qui l'auront squatté pendant 20 ans.
Enfin squatteré n'est pas le bon terme mais enfin qui l'auront habité pendant 20 ans. Ce qu'on veut c'est faire de la rotation dans les logements sociaux en fait c'est de faire en sorte que les gens restent le moins possible dedans pour que d'autres puissent rentrer dedans. Et là, on dit non mais en fait vous savez ceux qui s'accrochent comme la moule au rocher au logement social alors que c'est justement ce qu'on évite et ben on va les récompenser au bout de 20 ans.
Et vous savez quoi ? En plus ce sera des gens qui ont 55 60 ans alors que ce qu'on voudrait c'est aider les jeunes à rentrer en fait dans ce monde où ils n'arrivent pas à rentrer, où ils ne rentrent pas dans le monde du travail où l'immobilier est trop cher. Je pense que plus bête que cette idée mais plus bête hein, il y a pas h Je suis tout à fait d'accord avec vous.
Il y a quand même des limites à la générosité publique. L'idée de céder à des milliers et des milliers de personnes des bâtiments publics financé par encore une fois les impôts des des contribuables français à l'époque de la construction du logement social. Ça me paraît dingue.
D'ailleurs, je le logement social, c'est pas les années 60, hein. L'en rue, le renouvellement urbain de Jean-Louis Borlot a conduit à la fabrication de centaines de milliers de logements sociaux ces toutes dernières années hein qui sont des logements sociaux très très neufs. C'est souvent des petits R+ 4 qui sont plus les grandes barres de jadis qui sont des jolis logements sociaux.
Je trouve ça assez dingue qu'il y a comme ça une personnalité qui dit on va les donner. On va les donner et si vous avez bien payé vos loyers, ben alors là, on va vous les donner, hein. Je crois que il faut marquer ÉC octobre et Isabelle et Nivine d'une pierre blanche parce que Philippe Juvain a créé l'unanimité sur ce plateau.
C'est J'ai regardé j'ai regardé ce matin, j'ai regardé ce matin depuis fin août. C'est la première fois que Brunet s'enfiltre. Il y a unanimité.
D'habitude, on s'écharpe, d'habitude, on s'engueule. On se coupe la parole. Regardez comme c'est calme.
Ouais, vous avez raison. Ouais, c'est absurde cette proposition. Je vais vous dire, c'est tellement absurde que j'ai envoyé des SMS ce matin.
On bosse comme vous dites depuis potrinet, depuis 7 8h. J'ai envoyé quelques SMS à des députés. Ils sont tellement interloqués, ils sont tombés tellement loin de leur chaises qu'ils savent même pas s'ils sont pour ou contre cette proposition.
Ouais, le ça c'est un peu inquiétant hein. J'ai une idée pas mal pour les gens qui ont du mal à acheter leur premier véhicule. Si vous louez chez Herz ou chez Avis une voiture plus de 4 jours et si vous ne l'abîmez pas, si vous le payez voilà si vous payez les 120 € de la location le 5e jour on vous la donne.
Et si vous payez et si vous le payez pas ? Ouais, on vous la donne pas. Mais plaisantez mes apparts.
Mais imaginez, regardez les listes d'attentes qu'il y a pour rentrer dans les logements sociaux. Mais je suis tellement d'accord avec vous Isabelle, ne me coupez pas. Mais mais votre parole est d'or.
Et puis deuxièmement, une des crises les plus fortes les plus fortes en France avec la dette avec les retraites. Et moi j'en ai ralbol qu'on parle des retraites sans arrêt. J'en ai ralbol qu'on parle des impôts sans arrêt parce qu'on parle pas d'autres choses.
On parle pas de l'intelligence artificielle. J'en ai parlé hier. On parle pas d'innovation, on parle pas de la crise du logement.
Tous les gens qui nous regardent savent très bien que leurs enfants, leurs petits-enfants s'ils sont pas propriétaires évidemment parce que ceux qui nous regardent souvent sont propriétaires mais leurs enfants, leurs petits enfants, ils arrivent pas à se loger. On narrive plus à se loger dans les grandes villes. Dans le centre de Paris, il faut être héritier.
H c'est normal ça ? Et ce qu'il faut, c'est construire des construire des immeubles, construire des des des maisons, des pavillons. Et pourquoi on construit pas ?
Parce que les maires veulent pas de permis de construire et parce qu'il y a trop de normes. Tous les tous les maires disent on peut pas construire chez nous parce qu'il y a trop de normes. Et alors du coup, qu'est-ce qu'on fait ?
On va donner des logements sociaux à à des gens qui payent. Mais franchement alors c'est le concours de l'épine ou le concours de beauté des propositions. Mais monsieur le rapporteur du budget Philippe Juvain franchement.
Alors, je vais citer, est-ce que je peux citer Martial qui est un chroniqueur talentueux de dealiste économique sur RTL et qui m'envoie ce SMS en me disant et surtout ça veut dire qu'ils ne veulent pas du tout rénover le parc actuel et les passoirs thermiques et qu'ils en ont rien à faire et qu'ils ont abandonné toute idée borloisante effectivement de vouloir rénover ce parc et qu'en fait ils savent que c'est des logements de h hein et qui ne feront pas un rond de de d'effort dedans que les ascenseurs continueront à entomber en panne que la rénovation thermique sera jamais faite et tu sais quoi cadeau garde pour toi ta poubelle. Ouais, c'est d'ailleurs je je vais vous dire une chose, j'ai animé pendant des années le Congrès national du logement social. C'est une chaque année une grand messe avec tous les bailleurs sociaux de France et de Navar.
Un moment très important. On est un des rares pays où on considère que le logement est social. C'estàd que on va fabriquer un appartement très particulier, différent des autres parce qu'il est social.
Je Non non, vous m'avez pas compris. Ce qui doit être social, c'est le loyer dans lequel on vit, c'est pas les murs. Vous voyez ce que je veux dire ?
C'est que dans beaucoup de pays, les logements sociaux, ce sont des des logements qui sont dans le centre-ville, des logements anciens, nouveaux, récents et cetera, mais qui bénéficient d'un loyer particulier. Paris, c'est pas le logement, ça doit pas être une barre en particulier, un logement social, c'est do un logement comme un autre. C'est l'accès qui doit être social.
Dans le centre de Paris, Annelgo a fait des logements sociaux. Il y en a dans le 3e, il y en a le 16e. D'ailleurs, les gens râlent.
Mais mais mais la construction en France, c'est catastrophique. Il faut qu'on parle de l'immobilier. On va en parler d'ailleurs.
On va faire une émission spéciale. Je sais pas si j'ai pas le droit de dire ça, c'est vous le patron. On va faire une émission spéciale sur le logement ici.
Vous savez, c'est un système un peu altter mondialiste, zadiste, hein. On prend les décisions qu'on confraternellement et amicalement. Les amis, vous voulez faire une émission sur logement social, on la fera.
Moi je vous rappelle que Jean-Louis Borlot dit "On devrait construire 500000 nouveaux logements chaque année en France. On est descendu à 200000." Non mais un mot un chiffre quand même.
C'est vrai qu'on parle du logement social. Aujourd'hui, c'est quasiment 3 millions de français qui attendent évidemment une place dans un logement social. la qualité enfin on peut au moins reconnaître que Philippe Duvin met le doigt sur une vraie problématique et le logement social en France qui malheureusement se Oui.
Vous avez met le doit sur la problématique. Si si s'il distribue les logements sociaux des gens bien évidemment qui n'en ont plus besoin, c'est évident que il résout pas le problème. Mesdames, messieurs, 100 % d'accord pour dire que Philippe Juvin a dit n'importe quoi.
Dans une poignée de seconde, on va revenir sur l'actualité de ce jour. À 9h45, Nicolas Sarkozi est entré en prison dans la prison de la santé. On vous dit tout dans un instant.
Il n'y a pas de filtre dans cette émission et nous vous parlerons sans filtre d'ailleurs des dernières informations et des dernières images concernant l'entrée de Nicolas Sarkozi, l'arrivée de Nicolas SarkoZi à la prison de la santé. Nicolas Sarkozy qui dormira ce soir en prison. Nos équipes sont en train de s'installer un peu partout mais en attendant si vous êtes d'accord pour quelques minutes, les toutes dernières nouvelles de la journée avec Nivine Potros.
Bonjour Éric, bonjour à tous. À la une de l'actualité, Nicolas Sarkozy derrière les barreaux, l'ancien président a été incarcéré peu avant 10h à la prison de la santé, près d'un mois après sa condamnation à 5 ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs dans le dossier libien. Bonjour Emma Shala.
Vous êtes justement devant la prison de la santé avec Juline Garnier. Le chef de l'État, on l'a vu sur les images, est arrivé en voiture. Il ne s'est pas exprimé mais ses avocats ont d'ors et déjà annoncé une demande de mise en liberté.
Oui, c'est vers 9h45 ce matin que Nicolas SarkoZi est arrivé au côté de ces deux avocats, la prison de la santé. Ces avocats qui ont dit avoir déposé immédiatement une demande de mise en liberté qui pourrait être traitée sous 3 semaines à 1 mois. Ce sont les délais habituels auprès de la cour d'appel de Paris.
Ces avocats et bien ensuite ils sont venus s'exprimer auprès des journalistes qualifiant d'injustice cette journée que vivait Nicolas SarkoZi aujourd'hui. Ce sont également les mots qu'il a employé dans un communiqué posté sur X disant, je cite, "Voilà donc, une affaire de financement illégal sans le moindre financement." Cet argument du manque de preuve.
Et bien, il a également été mobilisé par sa défense en dépit de sa condamnation à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Nicolas Sarkocodi qui va donc passer pour la ce soir sa première soirée en incarcération ici à la prison de la santé. Merci beaucoup et machallah.
Merci également à Juline qui vous accompagne et toujours au chapitre politique cette question. Quel avenir pour la réforme des retraites pour la première fois depuis l'annonce de sa suspension Emmanuel Macron s'est exprimé à ce sujet depuis la Slovénie. C'est là où vous vous trouvez.
C'est la Bougot avec Vincent Wartner. Le chef de l'État l'a dit. Notre système n'est pas équilibré.
Oui. Et sa parole était attendue sur cette réforme emblématique de ce deuxè quinquena. Un totem interrogé sur ce renoncement pour toper avec le PS et obtenir un compromis, éviter ainsi la censure.
Écoutez les mots qu'il choisit d'utiliser pour en parler. Le premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui consistait à qui a consister à proposer le décalage d'une échéance. Je le dis ici parce que c'est ni ça n'est ni l'abrogation ni la suspension.
C'est le décalage d'une échéance qui est la prochaine échéance, celle des 63 ans au 1er janvier 2027 qui l'a décalé au 1er janvier 2028. Et donc maintenant c'est le travail du gouvernement et du parlement. Et les mots sont importants.
Vous avez entendu le chef de l'État expliquer qu'il ne s'agissait pas d'une suspension alors que le Parti socialiste se vente de cela comme une victoire politique. Sébastien Lecornu encore ce matin utilisé même ce terme. Le chef de l'État qui s'est aussi dit ouvert à une consultation des Français à savoir un référendum reste que le temps est compté jusqu'à la fin de son quinquena pour prendre une décision aussi importante et qui clive autant le pays.
Merci beaucoup C Boug. Merci également à Vincent Vater qui vous accompagne depuis Loubiana en Slovénie. L'actualité de ce mardi, c'est aussi cette mini tornade qui s'est abattue sur plusieurs villes du Valdoise hier en fin d'après-midi.
Des dégâts considérables sont à déplorer comme vous pouvez le voir sur ces images filmé depuis l'hélicoptère TF1 LCI. Une personne est morte et quatre autres ont été grièvement blessés. Récit de ces dernières heures avec Nantice.
Ah les filles tombent. Oh là là papa. Elles sont censées résister à des vents de plus de 180 km/h.
Trois grues à terre en quelques secondes. Une scène filmée par plusieurs riverins qui ont suivi la tornade depuis chez eux. Quelques heures après, voilà une de ces grues encastrées dans une habitation de la zone de chantier. 10 minutes d'enfer pour les habitants de Hermont et les communes voisines.
En plein épisode, cette automobiliste dans le sillage de la tornade commente les dégâts immédiats. Il s'est passé une dinguerie. Il y a eu un coup de vent, ça a tout arraché.
Il y a des toits en vra, il y a des arbres partout, il y a des lignes électriques partout. Le choc pour cette commune du Valdoise. Il y a les bingalot qui sont tombés après coup.
Donc quand nous on était arrivé, les magalos sont tombés. J'ai entendu des cris. Donc c'est ça m'a glacé le sang personnellement.
Les secours ont passé la nuit à déblayer, à sécuriser les rues et né à rétablir l'électricité. 1700 foyers en ont été privés. Une tornade meurtrière, un épisode météorologique inédit, soudain, qui a surpris tout le monde.
Ça partait d'une simple pluie, d'un petit oraage. On est en automne. On se dit pas 5 minutes qu'on va avoir une tornade qui va monter comme ça et balayer tout sur son passage.
Face à un événement aussi intense et aussi court sur la période, effectivement, on est sur une situation d'adaptation qui n'est pas forcément prévisible. Un gymnase a été ouvert pour accueillir les sinistrés. Parcs, jardins municipaux et les cimetières d'Airmont sont fermés le temps que les services de la ville évaluent les risques d'effondrement supplémentaires.
Voilà pour l'essentiel de l'information à 13h30 sur LCI Éric. Mini tornade en en région parisienne quelques enclure de Paris. C'est très impressionnant mesdames messieurs est très localisé.
Ça interroge beaucoup ce genre de phénomène météorologique. Il est 13h36. On va parler maintenant de Nicolas Sarkozi, très important puisque ce matin à 9h45, il est entré à la prison de la santé.
Euh ses avocats qui l'ont accompagné n'ont pas pu pénétrer dans l'enceinte de la prison. Quelques minutes plus tard, ils se sont exprimés. Nous avions reçu, souvenez-vous Isabelle Saport, Renault Pila, nous avions reçu ici même le soir de la décision de justice, le jour de la décision de justice ou le lendemain plutôt son avocat, maître Darrois qui était littéralement détruit, abassourdi, déchiré par cette décision de justice vis-à-vis de son client.
C'est un client et ami de longue date. Quel client ami ? Et un fidèle maître Darroi et qui nous a dit ici même qui nous a dit "Mais c'est lui Sarkozy qui m'a remonté le moral parce que cette décision de justice je la trouve unique.
C'était la la vie de son avocat bien évidemment et bien c'est cet avocat justement qui ce matin devant la prison de la santé s'était exprimé sur son client Nicolas Sarkozi avec une certaine émotion. Écoutez donc, maître Darrois, c'est un jour funeste pour lui, pour la France et pour nos institutions. Car cette incarcération est une honte.
Et ce que nous espérons avec mon confrère Christophe Ingrain, c'est que la cour d'appel rétablira la justice française dans la dignité qu'elle mérite. Incroyable. Christophe Ingrin qui est son second avocat s'est exprimé également et c'est intéressant de de l'entendre sur ce qui va advenir désormais du combat judiciaire de Nicolas Sarkoziier.
Écoutez donc maître un grain il se plaint pas. Il est rentré, il a salué les personnes qui l'attendaient et il est rentré pour exécuter les formalités qui sont les formalités de la détention. Euh pas un mot.
Voilà. Il fait face comme il a été présent devant le tribunal correctionnel, comme il a été présent devant les juges d'instruction en garde à vue. Il a la certitude de celui qui sait qu'il est innocent.
Ça prendra du temps. Ça prend du temps. C'est une épreuve, c'est un moment qui est très difficile mais il est persuadé et nous le sommes aussi que à la fin nous réussir à à convaincre les magistrats de sa son innocence.
Euh maître Saint-Palais, je rappelle que vous êtes avocat au barreau de Paris. Qu'est-ce qui va se passer là maintenant ? appel a été fait dès ce matin.
Pourtant Nicolas Sarkozi va dormir en prison. Alors appel a été fait il y a déjà plusieurs plusieurs semaines. Le jour où la la décision a été rendue.
Là comme ils viennent d'être incarcérés, ils ont déposé ce matin ont-ils annoncé une demande de mise en liberté. Ah voilà une demande de lison. D'accord.
Et cette demande de mise en liberté va être examinée avant l'examen du fond de l'affaire. Elle devrait être examinée maximum 2 mois d'après la loi et je dirais audiencement habituel à Paris 3 semaines en mois ou peut-être plus rapide d'ailleurs he on va voir. Donc donc beaucoup semblent considérer que euh on va dire dans 3 semaines, dans un mois, on va dire Nicolas Sarkozi euh on va vous libérer, vous sortirez de prison car on va passer dans une autre phase, une autre strade judiciaire qui est l'appel.
Mais il y a rien d'obligatoire. Les magistrats peuvent-el peuvent dire écoutez pour plein de raisons qui nous appartiennent nous souhaitons vous maintenir en prison. Alors ça serait un choc serrait beaucoup de gens comme le mandat de dépôt a surpris et pourtant le mandat de dépôt a été prononcé alors même qu'il n'était pas requis par le par le parquet.
Oui. Attendez attendez attendez très important pardonnez-moi de faire de la redondance mais oui le mandat de dépôt c'est-à-dire vous allez en prison tout de suite a surpris tout le monde. Il n'était pas requis.
Personne ne l'avait demandé. Alors, je dirais qu'il a surpris tout le monde. Je ferai exception pour nombre de commentateurs qui avaient suivi l'intégralité du procès.
Il faut il faut qu'on soit raisonnable aussi hein dans le dans le commentaire des choses. Nombre de commentateurs et de grands euh connaisseurs de la pratique judiciaire qui ont assisté à tous les jours du procès sont sortis à la fin en disant le mandat de dépôt n'est pas impossible. Donc ça veut dire quand même que les observateurs qui connaissent la matière avaient perçu qu'il y avait des éléments qui pouvaient être retenus par le tribunal.
Alors, vous avez dit tout à l'heure la cour fera bien comme elle voudra. Vous n'avez pas tout à fait tort, mais quand même la cour fera au regard des termes de la loi de la même manière que la loi leur permettait de décerner un mandat de dépôt quand bien même il ne fut pas requis par le parquet. La Cour va avoir des critères à examiner quand elle va examiner cette demande de mise en liberté dans une audience publique.
Et c'est vrai que de l'extérieur, attention hein, il faut connaître le dossier, mais de l'extérieur, lorsqu'on regarde les critères qui sont prévus par la loi à ce stade de la procédure, mais on ne voit aucun critère qui qui pourrait être retenu pour en liberté. GR En gros, c'est pour éviter la récidive. C'est quoi ?
Alors, c'est quoi les critères justement de du maintien en prison de l'exécution provisoire ? Alors là, nous revenons au même stade, au même critère que ce que les juges d'instruction avaient à examiner pendant l'enquête, c'est-à-dire éviter le dépérissement des preuves, éviter les pressions sur les témoins et les plignons, éviter les concertations entre les prévenus, éviter le récidive et éviter la fuite à l'extérieur à l'étranger ou le fait qu'il ne se représente plus devant la cour. Si on examine sereinement, tranquillement, même en étant extérieur au dossier tout secrétaire, on se dit "Bon ben écoute, Nicolas Sarkozi ne présente aucun risque ni pour la manifestation de la vérité devant la cour, ni pour la représentation en justice." Donc, on peut penser raisonnablement que il pourrait obtenir cette mise en liberté.
Isabelle Saporta est avec nous. J'aimerais qu'on entende Isabelle Saporta parce que on vous considère comme une éditorialiste politique de cette émission. On vous écoute tous les jours.
C'est votre rendez-vous préféré de votre journal de votre journée de votre journée. Ah ben moi quand je suis avec vous, je suis très très heureuse. Journée, il faut le dire très chargée.
Isabelle ou qui commence tôt. Ouais. C'est vrai Isabelle, vous êtes également et c'est pour ça que je je tends le micro, vous êtes également la dernière éditrice de Nicolas Sarkozy et à ce titre-là, vous avez fréquenté le président de la République.
Vous qui êtes plutôt une femme de gauche et Colo, vous êtes retrouvé éditrice chez Fillard il y a quelques temps du dernier livre de Nicolas Sarkozy, le temps des combats. Je je rebondis sur ce que vous venez de dire parce qu'à chaque fois qu'il me présentait comme son éditrice, il disait "ça Isabelle Sat Portable, mon éditrice qui n'a jamais voté pour moi." Donc à chaque fois il disait ça en disant "He vous avez voté François Hollande ?" Et donc moi j'étais blem, j'étais bon, je disais j'osais trop rien dire.
Mais effectivement, il avait tout à fait conscience que j'avais qu'on partageait pas les mêmes opinions politiques hein. Mais mais ça n'empêche pas l'affection en fait. Quand je vous ai croisé, vous êtes arrivé ce matin au bureau un vous étiez blafarde, vous étiez blanche, vous étiez déchiré par l'incarcération Nicolas Sarkozy ce matin à la prison de la santé.
Pourquoi ? B écoutez, quand j'ai vu les images de lui en train de descendre effectivement avec son épouse Carla Brunier, oui, j'ai eu le cœur serré puis par ailleurs, je l'ai eu au téléphone il y a il y a quelques jours seulement, il était très combatif mais malgré tout comme il m'a dit, vous saz on parlait du compte de Monte Cristo et je disais quand même c'est extraordinaire, vous voyez, ça va être la dernière pierre à votre légende comme le comme mon dantesse, comme le compte de Monte Cristo. Voilà, vous vous fabriquez votre légende. qu' se il rigole pardon et il me dit en même temps Isabelle on va pas se mentir je penserais bien passer mais enfin c'est comme ça mais par contre ce qui est fou c'est qu'on a parlé de ça et 2 secondes avant ou après on a parlé de Bruno Rotaillot du tweet qu'il avait fait avec sur Bruno Lemire donc si vous voulez c'est c'est c'était quelque chose qui était très présent puisque c'est voilà il savait que ça l'attendait mais en même temps il restait dans le game entre guillemets de la politique en train de regarder voilà Bruno Rotaillot aurait-il dû n'aurait-il pas dû Bruno Lemè qu'est-ce que va faire Macron.
Est-ce qu'il va dissoudre ? Est-ce qu'il va pas dissoudre ? qu'il était encore très habité par toutes les questions politiques.
Et ce matin en fait, vous m'avez vu aussi un peu triste parce que je venais d'écouter Sébastien Cowel qui est le directeur de l'administration pénitentiaire et qui disait que là où allait être enfermé Nicolas Sarkozy à la santé, c'était il allait être entouré de gens d'une douzaine de personnes qui malgré tout sont des terroristes qui sont des grands des grands narcotraafiquants enf qui sont des gens qui ont les mains pleines de sang quoi. Pas tout à fait. Pas tout à fait si vous voulez bien.
Mais j'ai j'ai par exemple un de mes clients qui est détenu dans ce couloir et qui est et qui est poursuivi. Poursuivi, voyez comme pour Nicolas donc nous plaidons l'innocence, ce qui n'est pas entendu encore par les juges mais qui est poursuivi pour des faits qualifiés de terrorisme. Vous avez raison.
Poursuivi. Voyez revenons à ce que regardez l'avocat comme il est beau. Il est remarquable.
Il est remarquable. C'est là vous êtes en train d'ess pas un terroriste. Ce sont des gens qui sont surveillés particulièrement qui demandent à être protégés. et donc dans son couloir, il y a des gens dans des affaires sensibles.
Le blanchiment par SarkoZi ça l'aurait inventé sur ce plateau. Monsieur ma client est présumé innocent. Absolument.
Votre client est présumé innocent et c'est une lutte vous les avocats que vous menez cont. Non mais d'accord. Mais enfin bon revenons à tout.
Je comprends votre malgré tout. Malgré tout c'est un ancien président de la République qui va se retrouver avec des présumés terroristes, des présumés narcotrafiquants, des gens présumés avoir du sang sur les mains. Waouh !
Et vous n'avez pas envie de dire que Nicolas Sarkozi est un présumé corrompu ou un présumé corrupteur. Vous êtes d'accord ? Vous faites l'effort pour Nicolas Sarkozi et vous avez raison de ne pas dire c'est un présumé corrupteur.
Vous dites il est innocent et vous avez raison. Et bien à côté de lui, il y a des hommes qui sont aussi présumés innocents. Donc si nous avançons avec pédagogie, avec mesure et avec raison, vous allez voir que nous pouvons avoir une justice de grande qualité un ordre social plus apaisé.
Là où on peut entendre Isabelle Saporta, c'est qu'on a une affaire de financement d'une campagne électorale sans sans d'ailleurs des éléments de preuve d'ailleurs mais sans qu'il y ait enrichissement personnel versus des affaires qui touchent à du terrorisme et à du narcotrafic. C'est pas tout à fait la même CAM, si je puis dire financement d'une campagne électorale. C'est pas tout à fait la même chose que euh des actes de terroriste ou de narcid lo mais non mais on est d'accord, je parle pas du tout ça.
Je parle de la justapposition physiologique physique au sein d'une même unité d'une même prison de deux types de population 3 4 5 qui n'ont rien à voir. Voilà financement d'une campagne électorale c'est pas la même chose que du terrorisme. Attention quand même, rappelons les faits sont essentiels.
Nicolas Sarkozi a été condamné en première instance à 5 ans d'emprisonnement. Pour quel motif ? Association de malfaiteurs dans le dossier libien.
Si on dit qu'il est présumé innocent, c'est parce que ses avocats ont fait appel pour que les téléspectateurs le comprennent bien. Il a donc été condamné en première instance. Tant qu'il ne sera pas jugé dans les prochains mois, il est présumé innocent.
Merci Névine Potros pour ce rappel. Dans un instant, on sera avec quelqu'un qui connaît bien Nicolas Sarkozi, la sénatrice LR Valérie Boyer. Mais tout de suite, ces conditions d'incarcération dont nous parlons beaucoup, les connaissons-nous ?
Oui, nous les connaissons. Une équipe de LCI est entrée il y a quelques jours à la prison de la santé. À l'occasion d'une visite parlementaire au début du mois, nous avons pu accéder à l'intérieur de la prison de la santé.
Cellule sera similaire à celle-ci. Environ 9 m², un lit, un bureau, une télévision, une plaque de cuisson et un frigo ou encore un téléphone fixe qu'il pourra utiliser sans limite pour appeler ses proches et ses avocats. Il sera constamment accompagné d'un ou deux surveillants lors de ses déplacements, par exemple pour consulter des livres dans une petite bibliothèque ou encore se rendre dans une salle de sport.
Il aura aussi le droit à une heure de promenade toujours seul dans une cour de 30 m², un régime d'isolement strict censé protéger l'ancien locataire de l'Élysée. Tu l'appelles et comme ça la tu Oui, ça peut c'est difficile. On peut on n'est pas à l'abri d'ailleurs d'un choc carcéral bien évidemment, mais cette prise en charge, elle est plus facile lorsque une personne détenue est à l'isolement parce que on surveille mieux, on contrôle mieux comme n'importe quel autre détenu.
Nicolas Sarkozi aura aussi le droit à des visites, précisément trois parloirs de 30 minutes par semaine. Voilà, Valérie Boyer est avec nous, l'ancienne sénat la sénatrice Cell, pardon, pas ancienne du tout, ancienne députée d'ailleurs. Valérie Boyer, bonjour et merci d'être avec nous.
Euh je sais pas si vous nous entendez, je je j'aimerais votre réaction à ces images que nous avons vu ce matin que nous diffusons sur LCI, l'entrée de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozi à la prison de la de la santé. Bah d'abord, c'est l'émotion de pour lui, pour l'épreuve qu'il attend. Et puis surtout, moi j'étais très touchée de voir combien sa famille était unie avec lui.
Il y avait tous ses enfants, ses petits-enfants, ses frères, les proches. Euh j'ai trouvé que c'était une belle image qui lui ressemblait, c'est-à-dire que tout le monde était avec lui, derrière lui pour le pour le soutenir et lui soutenait aussi le chagrin de ses proches. le premier le premier sentiment mais c'est vrai que je suis extrêmement triste pour lui, pour sa famille, mais aussi pour la France qu'un président de la République soit emprisonné.
Est-ce que on on dit que dans 3 semaines la justice va statuer sur sa demande de remise en en liberté ? Beaucoup considèrent que c'est une démarche qui devrait aboutir. D'autres Quel est votre sentiment ?
Alors bien évidemment, vous n'êtes pas dans la tête des juges Valérie Boyer, mais vous vous pensez que ça va forcément se faire simplement et facilement cette remise en liberté de Nicolas Sarkozy dans 3 semaines un mois. Je l'expère, je le souhaite pour lui et aussi pour les Français parce que l'image d'un d'un homme qui a aimé et qui aime passionnément la France, qui l'a servi comme lui, qui se retrouve derrière les barreaux alors qu'il est innocenté de tous les chefs d'accusation qui qui l'ont poursuivi pendant des années. Je pense notamment à la corruption, l'enrichissement personnel et surtout sur la base de de fausses preuves qui ont été fabriquées.
J'avoue que c'est quelque chose qui est extrêmement troublant. Aujourd'hui, il est présumé innocent mais il est incarcéré. Et c'est vrai que cette incarcération pose des problèmes à tout le monde, même ceux qui qui ne l'aiment pas, qui n'ont pas voté pour lui, qui se qui se posent des question sur le fonctionnement de la justice tant parfois parce que elle rend des jugements qui sont particulièrement curieux.
Je pense notamment euh aux personnes qui ont des crimes hein de viol et cetera où les gens ne sont pas incarcérés ou les mesures ou des violences physiques qui ne sont pas traités. Mais là on est dans une espèce de on est toujours à basourdi de de ce qui arrive euh et on va suivre avec attention bien évidemment ce qui va se passer pour sa sortie présent. Merci Valérie.
Merci Valérie Boyer. Christian Saint-Allis, c'est vrai que on va on va pas faire le le débat du procès de la justice. On l'a tellement fait.
Voilà. Euh mais on n'est pas dans le dossier. On n'est pas dans le dossier.
Oui, on n'est pas dans le dossier. Néanmoins, beaucoup s'interrogent. Il y a quand même eu un avant et un après mur des cons.
Il y aura toujours des gens qui diront bien sûr ça se fait pas de critiquer une décision de justice. Il ne faut pas le faire dans une démocratie comme la France. la justice est souveraine.
On connaît le discours. N'empêche que voilà, il y a quand même des magistrats qui en France ont il y a quelques années afficher des visages de politique comme des cibles et ça ça reste dans l'imaginaire collectif. Il y a quand même toujours cette idée-là qui qui qui traîne un petit peu quelque part en fond de sauce.
Bon, d'abord, moi je crois qu'il faut admettre le principe que l'on peut regarder la justice, regarder avec un regard critique he ce que font les chroniqueurs judiciaire d'ailleurs. Après, il faut être prudent parce qu'il ne faut pas, même si nous critiquons, il faut veiller à ne pas disqualifier nos juges. Hm.
Je m'autorise à dire que dans l'entourage de Nicolas Sarkozi, ça ne sont pas ses avocats d'ailleurs hein qui sont sur un autre terrain. Mais dans l'entourage de Nicolas Sarkozi, des hommes publics qui ont une certaine autorité vont en le défendant jusqu'à disqualifier les juges. Mais vous entendez tous les quand on dit ce sont des juges politisés, ce sont des juges qui mènent une charge contre Nicolas Sarkozi.
Écoutez, c'est pas bien. Y a-t-il eu un procès équitable ? Oui ou non ?
Y a-t-il eu un procès équitable ? La question a été posée par la présidente à tous les prévenus à la fin des débats en leur disant "Monsieur, à chacun avez-vous eu le sentiment de pouvoir présenter tous vos élément de défense ?" Nicolas Sarkozy est épaulé par une équipe de défense parmi les plus remarquables ténors du barreau.
Et donc chacun a pu développer ses arguments. Le procès était équitable. Je crois que ça c'est incontestable.
Les juges se sont-ils trompés ? Mais pourquoi pas ? Moi je dis très sereinement et pourquoi pas ?
C'est bien pour ça que nous avons prévu non seulement la collégialité chaque fois pour que les gens échangent et et qu'on limite le risque d'erreur, mais nous avons é mais nous avons prévu un deuxième degré de juridiction parce que nous posons le postulat que les juges peuvent se tromper et ils se sont peut-être trompés. Mais en disant cela, je ne disqualifie pas le fait qu'ils a je ne veux pas critiquer mais même supposer qu'ils n'auraient pas agi en conscience. Hm.
Ils ont appliqué la loi, ce qui est extrêmement difficile. C'est un dossier extrêmement complexe et ils ont rendu une décision qui sera peut-être invalidée par la par la Cour, qui sera peut-être invalidé en ce que les relaxes pourraient être infirmés. Attention hein, le dossier tel qu'il est présenté au tribunal et tel qu'il sera à la cour, c'est un dossier de corruption et de finance publique, financement public de la campagne de 2007.
Illicite, il a été relaxé mais le parquet a fait appel. H et donc on va recommencer tout et là il y aura une vérité judiciaire devant laquelle nous devrons nous incliner. Voilà le procès peut-être euh critiqué notamment par ces avocats.
Ils sont là pour vérifier que les juges ne dorment pas, que les juges écoutent bien, que les juges appliquent la loi. Mais ensuite il faut s'incliner dans la vérité. Un petit juste un petit dézoom juste un petit dézoom politique.
Euh qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a une sévérité effectivement. On peut considérer que c'est trop sévère 5 en ferme.
On peut considérer que ça a été trop sévère pour Pierre Beton il y a quelques années. Mais qu'est-ce qui s'est passer si on refait en 30 secondes les années les années 70 à aujourd'hui années 70 80 mi 90 ? Les politiques, je caricature ont quasiment tous les pouvoirs.
Toutes les affaires de délinquence politico-financière, ça passe crème. Vous souvenez Urbraco, le PS, vous souvenez les affaires de financement du RPR, les les les réceptions somptueuses à l'hôtel de ville du Paris de Paris, ça a empêché Jacques Chirac de faire carrière. Ça empêché Jacques Chirac de Alors, il a été condamné Alain Jupé, il a été condamné mais c'est bien après.
Donc années 70-80, la France est très en retard par rapport à l'Allemagne, au pays nordique où franchement les politiques ils payaient très cher et ils avaient peur peur de la justice. Et puis il y a eu quoi ? Le choc, l'affaire Kusac.
Et après l'affaire Kusac, il y a la création du parquet national financier, le fameux PNF. Et bien l'affaire CUAC, c'est un avant et un après. Et aujourd'hui, effectivement vous avez des euh des élus, des hommes et femmes politiques qui ont peur.
On peur. Je peux vous dire que lorsqu'on discute avec eux, il ont peur de quoi ? Ils ont peur de la prison.
H enfin Éric, c'est un choc. Et donc quand on discute avec beaucoup d'hommes et frères politiques, l'incarcération d'un ancien président mais mais pour eux ça a été un choc. Donc effectivement, on peut considérer à tort ou à raison que c'est trop euh que c'est injuste pour Nicolas Sarkozy, mais c'est comme ça.
Il y a eu un laxisme dans les années 70 80 90 qui a creusé le le fossé entre les citoyens et la classe politique. On en parlera tout à l'heure et aujourd'hui c'est très sévère. Bah c'est très sévère la classe politique a peur.
Souvent j'entends souvent la remarque euh ça donne une mauvaise image de la France mais est-on sûr de cela ? Je pense qu'il y a des il y a des démocraties comme Israël où on n'hésite pas à attaquer à à emprisonner des politiques de premier niveau, des premiers ministres, des présidents de de de l'État, des chefs d'État. Euh et est-ce est-ce que il y aura un procèsoua procès aura procès netaou ?
Est-ce que la capacité d'une démocratie à [ __ ] en tôle un chef d'état par exemple, est-ce que c'est euh déplorable pour l'image de la dite démocratie ou au contraire est-ce que ça la joue un peu scandinave chez nous, on est un pays de droit et d'état de droit et par conséquent chef d'état ou pas, on les met en tôle ? Je pense que ce qui n'est pas glorieux pour l'image de la France, c'est qu'un ancien président de la République a été condamné à 2 ans d'emprisonnement avec surcis. Et alors que c'est définitif hein, je parle de chaque chirur que c'est définitif.
Donc, j'en prends acte. Ce qui n'est pas glorieux pour la France, c'est qu'un ancien premier ministre a été condamné à 4 ans d'emprisonnement avec surcis pour détournement de fonds public. He, je crois que c'était la qualification.
Vous parlez de non de François de de Fillion 4 ans sur S. Bon, c'est parce que j'entends dire c'est une honte pour la France. Ces avocats ont raison et bien sûr, ils établissent une stratégie de défense, ils ont raison d'aller sur le terrain qu'ils choisissent.
Mais nous qui sommes à l'extérieur, ce qui est un problème pour un état de droit, c'est que les dirigeants puissent être condamnés définitivement. Ce fut le cas en France. Nicolas Sarkozi, c'est différent.
Ce qui serait honteux et douloureux pour la France, c'est de savoir que le président de la République qu'il fut et avant d'être président de la République qu'il ait été impliqué dans des affaires comme celle-ci. Pour l'instant, ça n'est pas le cas. Donc, il n'y a pas de honte à avoir et le fait que les juges, s'ils y vont en conscience, s'ils y vont raisonnablement en appliquant la loi ailleent jusqu'au bout de leur conviction et la disent, et bien il faut admettre que c'est le fonctionnement le beau fonctionnement d'un état de droit et s'ils se sont trompés, ils seront infirmés en appel.
Christian Saint-Palais depuis le début quand on parle de cette décision de justice, vous me dites on peut en France, on a le droit de regarder, d'osculter la décision de justice. On a le droit même d'avoir un esprit critique sur la justice. Très bien.
Mais vous vous me dites heureusement l'appel est là si jamais le juge s'est trompé. Mais dans l'affaire Fillon comme dans l'affaire Sarkozi, les accusations qui sont portées ne touch ne touchent pas l'erreur possible d'un juge. Elle elle ell elle ell elle elles vont sur le terrain de la subjectivité politique des magistrats.
Dans l'affaire Fillon, un ancien magistrat qui s'appelle Hervé Lément a fait un livre et a expliqué comment il y a eu une accélération de la procédure judiciaire assumée par la justice française parce qu'il fallait dire qu'il était Fillon entre guillemets. faire donc il y a une volonté subjective de la justice d'aboutir à la condamnation de François dans le cadre, laissez-moi terminer, dans le cadre d'une élection présidentielle. De la même façon quand le syndicat de la magistrature appelle à voter dans l'entre de tour contre Nicolas SarkoZi, me semble-t-il au moment de de Hollande SarkoZi, on est plus on n'est pas dans l'erreur que vous évoquez, on est dans un choix politique assumé d'ailleurs par le syndicat de la magistrature que je conteste pas.
Chacun pense ce qu'il a envie de penser, mais on n'est pas dans l'erreur. On est dans une dans une subjective. Si vous permettez, il y a une différence entre ce que vous évoquez, c'est-à-dire la vie des magistrats qui sont des citoyens.
Heureusement que nos magistrats sont dans la cité parce que très souvent, on leur reproche de rien connaître à la vie économique. Vous vous entendrez quand vous serez au procès, les prévenus disent "Mais qu'est-ce qu'il va me juger il n'y connaît rien. Non non, les magistrats, il faut qu'il soient dans la société, qu'ils aient des opinions, qu'ils aient des humeurs.
Et ce qui est important, c'est que au moment où ils jugent, ils sachent ce qui est extrêmement difficile, prendre de la hauteur et se défaire de leurs opinions personnelles. Il existe dans notre système des requêtes en suspicion légitime. Si vous avez un Ça, c'est le boulot de l'avocat.
H nous nous sommes tout le temps. Et si vous avez le moindre indice de ce qu'un juge ne serait pas impartial comme il a le devoir de l'être, alors vous déposez une requête en suspicion légitime en disant ce tribunal là compte tenu de tel ou tel élément et finalement la disqualifié pour juger de manière impartiale parce que même sur l'image par exemple est-ce que ce fut le cas ? Est-ce que ce fut le cas ?
Ça prend combien de temps si vous jugez par exemple ? Ça se fait immédiatement. Mais bien sûr, nous avons parfois parfois nous avons déposé des requêtes en suspition légitime contre un magistrat dont on savait qu'il avait déjà jugé notre client et donc on pensait que ne serait pas suffisamment indépendant, suffisamment impartial pour ne pas avoir la même opinion négative sur lui.
Et donc vous déposez une requête et le premier président de la cour peut, si vous avez raison, si vous êtes fondé, écarter ce juge. Donc tout ça existe. Ne faisons pas croire que les juges seraient motivés par leur leurs ambitions personnelles ou leurs opinions politiques personnelles.
Si s'est établi, il faut le dénoncer bien sûr, mais ce climat qui flotte en disant "Vous savez les juges sont politisés, ils en veulent à Nicolas Sarkozi, enfin vous savez le nombre de juges. Soyons sérieux, il y a un plan de com qui est extraordinaire. Je me souviens quand vous avez dit là qu'il a été condamné, le compte de Monte Cristo, c'est formidable.
Bah, ça a été repris. C'était une idée géniale que vous avez eu mais c'est de la com. C'est de la com pour dire je suis en martyre et tant mieux, il faut qu'il se défende.
Mais il a raison. C'est magnifique un homme qui se défend. Mais nous, on n'est pas obligé d'être dupe.
Un accusé peut dire n'importe quoi et Nicolas Sarkozi ne s'en prive pas. Et il a raison. Et moi, j'admire les hommes qui se défendent mais je ne suis dupe de rien.
Je regarde, je ne sais rien puisque je n'ai pas vu le dossier et j'attends. Voilà. Isabelle bon l'avocat.
Quel plédoirie. Non, c'est c'est remarquable. Non, moi en tout cas, j'étais contente que vous disiez tout à l'heure qu'au fond, on avait quand même le droit d'être critique par rapport à certaines décisions de justice.
Parce queon entend beaucoup la petite musique, c'est une décision de justice. Je ne peux on ne peut rien dire. Et en fait, il y a un côté cette espèce de sacralité qu'on essaie de nous imposer rend aussi la chose insupportable.
On peut discuter des choses politiques, on peut discuter des choses économiques. Pourquoi ne pourrions-nous pas discuter des questions de justice ? Donc je trouve ça très bien que vous l'ayez rappelé aujourd'hui.
On va écouter Remietz parce qu'il est procureur général auprès de la Cour de cassation. C'est bien ça. Remietz, il fait partie des gens qui disent pourquoi est-ce que dans ce pays la démocratie française, République française, le garde des saut Gérald d'Armanin se sent obligé d'aller rendre visite à cette personne incarcérée qui Nicolas Sarkozi.
Écoutez Remiets. Il y a un risque en effet qu'une telle visite soit ressenti par les magistrats et soit et c'est important soit perçu par l'opinion comme une forme d'obstacle finalement à cette sérénité recherchée et de désaveux de la décision. Je parle pas je ne parle pas de désaveux, je parle de risque d'obstacle à la sérénité et de risque donc d'atteinte à l'indépendance des magistrats.
Voilà. et réaction donc des oppositions d'Olivier Fortiste à cette visite programmée par Géral Darmanin de de Nicolas Sarkozi. C'est une anomalie, c'est une pression sur la justice.
Le voir aujourd'hui reçu par le chef de l'État, voir le ministre de la justice annoncer qu'il ira le visiter en prison. C'est évidemment une pression faite sur la magistrature, c'est une pression sur la justice. C'est donner le sentiment qu'il existe des prévenus qui sont euh de nature différente.
Faut pas qu'il y aille euh Gérald Armanin visiter Nicolas Sarkozi à la prison de la santé. Euh alors je n'y suis pas favorable. Je suis très sensible à ce que dans une période difficile, les amis restent auprès des amis.
Vous il y a tellement de traites en ce moment que je trouve qu'il y a une certaine noblesse euh à manifester publiquement son amitié. Ensuite, il faut être très prudent là aussi sur l'image que nous renvoyons. Qu'il aille s'assurer auprès de la direction de l'établissement pénitiaire que la sécurité est parfaite.
C'est normal et c'est même nécessaire. Il s'agit d'un ancien président de la République qui peut être l'objet qui peut être la cible de certains. Il faut s'assurer de la sérénité.
Ensuite, nous au quotidien, voyez, au quotidien, nous essayons de convaincre des jeunes qui viennent d'être condamnés et qui ont le même discours, qui disent "Mais j'étais innocent, pourquoi est-ce qu'on ne me libère pas ?" Hm. Et nous essayons de les convaincre qu'il faut respecter l'autorité judiciaire et on leur dit nous sommes un appel à temps calmement.
Et quand on renvoie l'image de ce que celui qui est dans la même situation juridique, je suis obligé de le dire, ça n'est pas la même personnalité bien sûr, mais les gens disent "Moi, je suis ma peine, on est trois ou quatre ou six par cellule à dormir sur des matelas." Et là, on se plaindrait de ce que un homme condamné à tort, a raison, c'est peu importe que un homme soit seul dans une cellule, ce qui n'est pas simple non plus hein, mais dans des conditions qui sont moins indignes que celles de beaucoup de de prévenus. Et donc une visite particulière, une marque particulière alors même qu'il va être rejugé par des magistrats quand même, un garde des sauts et des magistrats vont devoir sereinement rejuger cet homme.
Franchement, je trouve que que non, il ne faut pas l'admettre. Autant je suis sensible à l'ettre d'amitié. Vous savez, moi je crois que les marques d'amitié, elles s'expriment silencieusement sans chercher à tirer quelques profit pour soi-même.
Et donc, on envoie une petite lettre, on envoie un petit signe par les par les intermédiaires. Et je vous assure que pour celui qui est détenu, c'est tout aussi précieux que de recevoir une lettre exploitée sur les plateaux de télévision. Après, hm euh il y a eu un petit mot vous que vous m'avez signalé de de monsieur Roussell le patron le patron du parti communist que j'ai trouvé assez drôle et qui ne manquait pas de saveur effectivement où il a dit alors bien sûr je ne le retrouve pas journée historique jamais les médias n'ont été aussi soucieux des droits des prisonniers ça fait chaud au cœur écoutez je vais vous dire c'est dit de façon assez drôle mais en même temps ça rejoint ce que vous disiez maître c'est-à-dire que si au moins ça nous permet au fond de mieux comprendre les règles de justice de mieux de comprendre les conditions d'incarcération, de voir que tout ce qui est exécution provisoire dans certains cas ça n'a aucun sens et ben écoutez ça aura au moins mis au jour ça d'ailleurs c'est ce qu'a dit le président de la République à Louiana il a dit il faudra sans doute redébattre de la question de l'exécution provisoire et bien tout ça c'est grâce à Nicolas Sarkozi voyez comme c'est formidable vous êtes peut-être devenu sarcoziste aujourd'hui.
Non mais je suis très sensible en tout cas. C'est pour ça que je suis ici pour essayer de faire de la pédagogie. Merci, il est très très bon saintalais.
Merci cher maître Béarnet et Palois voilà le sud-ouest sur LCI. Mesdames messieurs, très belle journée à vous. Nous accueillons maintenant Bruno Cotè politologue chercheur CNRS et puis Pascal Perry, éditorialiste économique à LCI qui débute dans ce métier du journalisme.
On va voir ce qu'il vaut ce petit Pascal Perry. Dans un instant, il faut qu'on vous parle mesdames messieurs, du déclassement de la France Nivine Potros parce que le déclin français semble être d'abord au plus haut et semble être une idée acceptée par à peu près tout le monde dans ce pays hein. On est on est en déclin.
Bah oui, mais c'est comme ça exactement. Si on pose la question au Français, la France est-elle en déclin ? Et bien la réponse est très clairement oui pour une immense majorité de nos concitoyens.
C'est en tout cas ce qui ressort d'une d'une étude qui a été menée par l'IPS, le CVIPOF, la fondation Jean Jorè et l'Institut montaigne le tout pour nos confrères du monde. Les Français n'ont plus confiance en l'avenir mais surtout en nos politiques. B on va faire un petit tour de table là juste 5 secondes chacun pas de pas de La France est-elle en déclin Isabelle Saporta ?
En tout cas, quand on lit cette enquête, on a l'impression qu'effectivement les Français en sont totalement persuadés que l'avenir de leur enfant sera moins bon que le leur. La France est-elle en déclin Renault Pila à 100 % lorsque vous avez des jeunes qui veulent partir à l'étranger, que vous avez une école qui creuse les inégalistes sociales, et bien nous hommes, j'arrive même pas à le dire, nous sommes en déclassement. La France est-elle en déclin Pascal Perry ?
Pour mes débuts dans ce métier, je dirais oui. La France est-elle en déclin Bruno Cotèess ? Subjectivement.
Totalement. On va rentrer dans le détail de cette étude justement avec vous Nivine que disent exactement les chiffres ? Et bien que 90 %, je répète ce chiffre, 90 % des Français estiment que la France étant déclincé trois points de plus qu'il y a 1 an.
C'est surtout un niveau record depuis 2014 et le lancement donc de cette grande étude baptisée fracture française. 1/3 des répondants déclare même que le déclin est irréversible. Sans surprise, 3/4 des sondés bien estime que c'était mieux avant la faute à qui et bien principalement aux politiques.
Les Français ont une image extrêmement négative de leurs élus. 87 % des Français estiment par exemple etth et bien que les hommes et les femmes politiques, ils agissent d'abord pour leurs propres intérêts. 81 % d'entre eux pensent qu'ils ne représentent pas leurs idées. 66 % pensent que nos élus sont corrompus.
Les Français ne leur accordent plus leur confiance. Seul 22 % des Français, par exemple, ont confiance en Emmanuel Macron. C'est 4 points de moins qu'il y a un an.
Ça c'est la slide précédente. On va peut-être voir celle sur la confiance envers les différentes institutions politiques. 22 % pour le président, c'est 20 % pour les députés.
Très concrètement, un français sur 5 a confiance en son député. 10 % à peine pour les différents partis politiques. Seuls les maires, on en parle souvent, bénéficient toujours d'une réelle confiance de la part des citoyens.
Et paradoxalement non à la lumière de ces chiffres et bien cette méfiance envers les politiques, elle alimente un désir d'autorité. Chiffre édifiant, une immense majorité de Français. Là encore, 85 précisément pensent qu'il faut un vrai chef en France pour remettre de l'ordre 85 %, c'est 4 points de plus en seulement 1 an.
Merci Nivine Potrose, vous futes fort clair. Pascal Perry. Pascal Péry, je me souviens en cours de d'histoire géo au lycée, on disait que la Turquie, l'Empire ottoman au tournant du siècle, c'est-à-dire 19e 20e siècle, était l'homme malade de l'Europe.
Serait-il possible que en ce début de 21e siècle, la France soit l'homme malade de l'Europe ? Ah oui, c'est le cas sur le sur le terrain économique. Oui, c'est le le cas.
Le il faut s'interroger sur les causes de notre appauvrissement. C'est que c'est une représentation mais qui correspond à une réalité. C'est c'est vrai que la France décline et la situation des Français dans leur immense majorité ne s'apprécie pas, elle ne s'améliore pas.
Le la cause c'est que il y a un juge de paix dans le domaine économique et je limiterai au domaine économique, c'est la production de richesse par tête. Il faut sortir de la logique des agrégats pour rentrer dans une logique un peu plus individualisée. Le PIB par tête a reculé depuis 20 ans en France.
à tel point et je me compare non pas aux États-Unis, je compare avec nos voisins. Euh il y a plus de 10000 € d'écart avec les Allemands, il y a 20000 € d'écart par tête de richesse créé chaque année avec les Danois. Pourtant, les Danois sont pas plus géniaux que nous le sommes.
Donc un un lambda danois crée 20000 € de richesse en plus chaque année qu'un lambda français. 68900 € de PIB par tête au Danemark. 47360Z c'est autour de 20000.
Ouais. pour un pour un français. Et donc il en il en résulte quoi ?
Ben il en résulte tout simplement que les gens s'appauvrissent. Alors on peut faire le diagnostic, on a abandonner l'industrie, on travaille pas suffisamment. La part des prélèvements obligatoires, c'estàd de ce qui nous est pris est de plus en plus important parce qu'on finance un modèle social coûteux.
On le dit tous les jours pratiquement. Mais le résultat c'est que le reste à vivre, vous voyez ce qui c'est très concret pour les gens qui nous qui nous écoutent, le le reste à vivre euh a tendance à à baisser et il en ressort un sentiment d'appauvrissement, donc de déclin. Hm.
C'est absolument terrible ce que vous dites. Il y a une dimension inéluctable. Et ce qui est euh choquant, ce qui est choquant, c'est pas que vous nous compariez, je ne que sais-je, à la Chine aux États-Unis, c'est que vous dites bien au regard de nos voisins européens, c'estàd ceux qui sont dans le même écosystème, ceux qui sont juste à côté de nous qui sont des pays avec une frontière, voilà, dans cet espace ouvert, c'est on est mauvais par rapport à eux, par rapport à nos voisins.
Ça c'est démoralisant. On a négligé un phénomène. Oui, je pourrais vous parler de l'Allemagne 54000 € de PIB par tête contre 47 à la France.
Ou l'Allemagne c'est assez comparable à la France. On est voisin, c'est une taille à peu près euh comparable. Il y a un mois démoralisé, c'est pas la même chose, mais par les 2.8 de croissance de l'Espagne.
L'Espagne quand j'étais petit, on regardait l'Espagne comme presque comme un pays pauvre quoi qui avait du mal à se dépétrer du franchisme. Voilà, on dirait ils sont à 2.8 de croissance les Espagnols.
Bah ce qui fait peut-être la différence avec l'Espagne, c'est un autre phénomène qui s'appelle la vitesse de l'histoire. H aujourd'hui le taux de de de rupture où les la capacité à s'adapter doit augmenter parce que les ruptures sont sont régulière et en général brutale c'est que la vitesse de l'histoire c'est l'accélération du mouvement de l'histoire et la France vit encore au 20e siècle dans ce domaine alors que l'Espagne sur un sujet qu'on commande tous les jours, les retraites a pris des décisions qui étaient des décisions drastiques il y a déjà quelques années. Est-ce que je peux et la gauche espagnole ?
Je sais plus qui a tweeté récemment. Il faudrait que la gauche espagnole, donc les socialistes Pedro Sanchez qui sont au pouvoir en Espagne depuis des années, viennent expliquer à la gauche française ce qu'il faut faire sur les retraites que les socialistes espagnols expliquent à Olivier Fort au socialistes. Je sais plus qui a fait ce twet et la gauche danoise aussi parce que la gauche danoise sur l'immigration, ils sont pas du tout sur les mêmes plateau.
Est-ce que je peux reposer une question incroyable ? Non, une question qui prouve que j'ai Ben oui, ben écoutez pas. Non, pas du tout, pas du tout.
Non, non, au contraire, c'est une question que je me pose. Quand quand vous quand vous parlez de notre PIB par habitant qui est bien inférieur aux autres, est-ce que dedans au fond vous avez soustrait euh tout ce que nous reversons en charge sociale mais que nous retrouverons plus tard ? Alors, non, vous avez raison.
Il y a il y a dans tout ce que ce qu'on évoque là dans dans la redistribution sociale, il y a ce qu'on appelle du revenu différé. C'est ça. Le revenu différé, c'est il y a deux choses.
Il y a le prix de l'assurance. Si vous êtes malade aujourd'hui, quel que soi vos revenus, vous allez vous faire soigner à l'hôpital, vous serez soigné et à peu près dans les mêmes conditions, ça peut dépendre de la géographie, mais dans les mêmes conditions, vous soyez riche ou pauvre, si vous voulez, vous avez la même la même maladie, le même traitement et et vous êtes soigné de façon égale. Donc, vous achetez une assurance. une assurance, on souhaite ne pas s'en servir mais mais on peut avoir à s'en servir.
Et vous financez aussi ce que vous évoquez, c'est-à-dire du revenu différé. Quand vous comparez le niveau des retraites français avec le niveau des retraites en Allemagne ou en Espagne, on a même si c'est parfois jugé insuffisant des retraités qui sont mieux traités en France qu'ailleurs. Enfin, je tiens à dire quand même qu'il faut arrêter arrêter de considérer que nos voisins européens laissent mourir leur ressortissant sur les trottoirs quand ils ont un cancer.
En Espagne, depuis la période ETA terrorisme, il y a une médecine d'urgence, par exemple dans les hôpitaux publics qui est assez performante. Et je sais qu'en Espagne sur les grandes pathologies, les soins qui sont prodigués gratuitement aux ressortissants du royaume d'Espagne quand ils ont un cancer par exemple que correspondent la prise en charge médicale à un/ers de ce qu'elle coûte en France. Donc voilà, il y a donc des pays qui ont un système de soins gratuit et où le système de soins est moins coûteux qu'en France est tout aussi performant.
Donc arrêtons de considérer. Oui, j'ai vu j'ai vu Renault Pilet il est très gentil me montre Bruno Cotes. Ça fait un quart d'heure que vous le montrez.
J'ai compris. Je vais me tourner vers Bruno Cotz. Mais je voudrais juste je voudrais juste terminer, c'est une notion très centrale.
Il y a des pays d'Europe beaucoup où le système de soins est aussi performant que le nôtre, où on prend en charge gratuitement les ressortissants et où c'est trois fois moins cher. Voilà, pardon pour l'info. Et par ailleurs, l'émission sur les médicaments, il va falloir la faire parce que Nivine a raison, c'est on parle du Danemark tout à l'heure.
Quand on regarde nous les classements qui sont faits à partir de toutes les données qu'on collecte, on en collecte beaucoup sur la démocratie fonctionne bien. Bah le Danemark est dans le haut du panier. C'est le pratiquement le le premier ou le deuxième pays au niveau mondial en terme de qualité de la démocratie.
C'est pas qu'une question économique, c'est l'interaction entre l'économie et comment les rouages des institutions fonctionnent. Et nous quand on regarde la position de la France, bah au fond c'est en écho de l'enquête fracture française. On voit qu'on est en 20e 25e position mondiale en terme de qualité du fonctionnement de notre démocratie.
Et c'est ça le problème qu'on qu'on a. C'est de ça dont notre enquête parle. Les gens arrivent plus à comprendre au fond pourquoi ils vivent dans un pays riche.
On dit on est 6e 7e Pascal Perry me corrigera 6e 7e puissance mondiale. 7e. Voilà.
Donc les gens comprennent pas. Je vis dans la 7e puissance mondiale et pourtant il y a plein de choses qui fonctionnent pas. Pourtant il y a des gens qui galèrent.
Pourtant il y a des gens qui sont pauvres. Donc le pays entier n'arrive plus à comprendre ça. Et le politique semble démuni dans sa capacité à donner des réponses simples à cette question que tout le pays se pose.
Pourquoi je vis dans un pays riche ? Je galère. Et deuxième question importante que le pays se pose qui apparaît également bien dans les données de l'enquête, c'est bah où passe l'argent ? c'estàdire au fond, on paye des taxes, des impôts euh des cotisations et les gens comprennent pas alors à ce moment-là pourquoi ça donne le sentiment d'un puissant fond de déficit, pourquoi il y a des trucs qui marchent pas, pourquoi on a le sentiment que euh des problèmes ne sont jamais réglés dont on entend parler des fois depuis des décennies et donc c'est de ça dont ça parle et là le résultat vous l'avez dans les données de l'enquête qu'on a publié hier une détérioration absolument astronomique de la vision qu'ont les Français de la classe politique et de sa capacité à répondre.
On l'a vu tout à l'heure, 10 % de confiance dans les partis politiques. 10 % de confiance dans les partis politiques. Ça veut dire c'est est-ce qu'on peut aller en dessous ?
Je sais pas si on peut aller en dessous. 20 % de confiance à l'Assemblée nationale alors que tout le monde vente le retour du parlementarisme. Surtout Renault Pil par-moi 20 % de constation et puis et puis une image calamiteuse de la de la vie politique.
Vous commencez Bruno Cotè vous qui nous parlez de cette cette étude hein, ce sentiment de déclin de la France qui est au plus haut chez les Français. Vous commencez votre prise de parole il y a un instant en parlant du Danemark. Le Danemark est intéressant sur deux registres. qui fait partie des pays scandinaves qui chaque année dans le palmarès des populations les plus optimistes et les plus joyeuses et les plus heureuses sont avec la Finlande, la Suède, la Norvège hein, des pays où on dit "Je suis heureux" alors que en France on dit toujours qu'on est des raleurs, je sais pas mais en tout cas on n'est pas dans ce palmar et la deuxième chose on partage avec le Danemark une singularité c'est que chaque année on se tire la bour France Danemark dans le monde pour savoir quel est le pays qui dépense le plus pour ces services publics.
Voilà, donc on a une dépense très élevée. La différence c'est que les Danois qui dépensent quasiment autant que les Français pour leur service public sont contents de leur service public et chez nous, il y a un mécontentement permanent qui va grandissant. Donc c'est c'est il est là le divorce, il est là le terrible divorce.
Il est là, il est aussi par rapport au système de ce qu'on appelle nous la notre méritocratie. On l'étudie beaucoup nousf qui est la le lien entre l'absence de confiance dans la politique et le sentiment qu'on les gens de ne pas jouer un jeu qui est fairplay. Les gens le sentiment que ils ont bien travaillé à l'école, qu' sont donnés de citoyens qui bossent et puis disent ben on m'a expliqué que tout allait changer pour moi et puis finalement le système ne me renvoie pas bien à la pelle.
Donc on a le sentiment d'un jeu asymétrique. Bruno Bruno maintenant la vraie question. OK tout ça c'était de la du pipi de chat.
La vraie question est la suivante. Comment dans un pays, la France ou les retraités par exemple sont les retraités de l'Union européenne qui qui ont le niveau de ville plus élevé puisqu'un retraité gagne à peu près autant qu'un actif voir légèrement au-dessus ce qui est unique au monde. Il y a pas un pays où un retraité gagne le même niveau qu'un actif voire même légèrement au-dessus.
Donc comment ce pays une aberration ? Comment ce pays la France où finalement euh on a on l'en parlait à l'instant euh un système de soins assez euh formidable gratuit ou quand on va chez un médecin euh on peut on débourse pas un centime d'euros quand on va une une consultation chez d'un généraliste, comment pouvons-nous être à ce point mécontent de nous-mêmes ? La question c'est la psychologie des Français.
Est-ce que c'est pas Emmanuel Macron qui avait un peu raison lorsqu'il disait que nous étions des gaulois euh réfractaires ? Finalement, toujours ment parce que toujours m content parce que vous mettez tout ça, tout tout ça, toutes ces données là, vous les mettez au Sénégal, vous les mettez en Mongolie extérieure, vous les mettez en Bolivie hein, la gratuité totale des soins, la consultation chez le médecin totalement gratuite et cetera tout ça. Alors, vous mettez tout ça au Chili, même dans des pays occidentaux plutôt développés, les gens sont fous de joie.
Ils sortent dans la rue, ils font des feux de joie. Mais parce qu'il y a une perte de sens très importante. Le compromis au fond, c'est que on accepte un certain niveau de prélèvement parce qu'ussi on a le sentiment que le système va fonctionner, qu' va être juste.
Et c'est ça c'est l'une des problèmes vraiment qu'on rencontre dans toutes les données de nos enquêtes qui est ce sentiment que le système ne tient pas ses promesses. Il dit égalité. Beaucoup de gens disent "Mais alors pourquoi il y a des injustices, des inégalités qui sont pérennes, qui sont permanentes ?
Même 10 ans de macronisme n'est pas arrivé à entamer sérieusement un certain nombre d'inégalités dans le pays. Donc le système donne le sentiment qu'il promet mais qu'il ne tient pas à sa promesse. Il donne le sentiment qu'il demande beaucoup mais qu'il ne renvoie pas complètement à la balle.
Vous avez raison, il y a une partie de perception subjective. On voit bien dans nos vies quand on va à l'hôpital, quand on va chez le médecin effectivement que le système renvoie la balle. effectivement donc mais c'est une perception qui est comme ça et c'est vrai qu'en France pour le moment on narrive pas à en sortir.
Il y a pas d'issue politique qui permet d'en sortir véritablement pour le moment. Non mais seulement trois petits points parce que sinon j'en aurai pour 20 minutes. Euh vous avez premièrement Non mais c'est le sujet central, excusez-moi.
Non mais c'est le sujet central. Premièrement, vous avez un pays où euh contrairement à ce que vous dites Éric, tous les sondages, bonheur individuel, dépression collective. Oui.
Vous demandez aux Français, est-ce que vous êtes heureux personnellement dans vos familles, dans vos loisirs ? 70 80 % disent oui. Est-ce que vous êtes heureux collectivement ?
La France va bien. On a ce résultat qui est cataclysmique. Franchement, les 10 % les 10 % qui ont confiance dans les partis politiques, je sais pas où ils sont.
Où est-ce qu'ils ont trouvé les 10 % qui sont contents du partis politiqu ? Premièrement, crise du collectif. Deuxièmement, sur l'économie, Pascal et et et Bruno et Isabelle ont tout dit.
Vous savez un pays où vous avez trois à quatre fois des gouvernements qui ont failli chuter sur les retraites. Ça fait 30 ans qu'on parle des retraites. Quand j'avais 15 ans, on parlait des retraites.
Quand j'avais 30 ans, on parlait des retraites. Je m'arrêterai là parce que je veux pas dire mon âge. Et bien vous avez vous avez un pays qui ne parle pas d'intelligence artificielle, d'éducation du futur, de travail du futur, d'innovation, des voitures du futur, de rien.
On parle pas de la France de 2040. Il y a que Jacques Atal et ses amis qui ont fait qui viennent de sortir un rapport sur la France de 2040. On parle de rien, on parle des retraites.
Tous nos pays européens l'ont fait depuis 10 ans. C'est à pleurer. Troisièmement, je vous conseille sur le plan politique et j'ai fini là-dessus de lire l'excellent bouquin.
C'est pas parce que c'est un collègue génial de Pascal Perry, nos présidents qui ont tant fait de mal à la France aux éditions Plomb, ça coûte 20 €. Et en 20 € Pascal Pascal il explique bah ouais mais sur mon portable, il va y avoir une mauvaise photo. Euh c'est nos présidents qui ont fait tend à la France.
Pourquoi ? Parce que il explique comment en économie et socialement ils ont failli. Pourquoi ?
Parce que j'ai fini là-dessus. On crève de l'élection présidentielle. On en crève.
Le point commun de des pays Éric que vous avez cité, c'est qu'ils ont une démocratie parlementaire. Ils ont un régime parlementaire où c'est pas tout le temps la course des petits chevaux. Moi je veux allélysée.
Moi je veux à l'Élysée, moi je veux l'Élysée. On en crève de cette obsession présidentielle. Michel Rocard l'avait très bien dit il y a 15 ans.
Ça rend fou tout le monde et c'est pour ça que les Français en ont ral bol de la politique. J'étais Merci beaucoup Bruno Cotz. Voyez avec votre étude là on finoler hein.
J'achète cette dernière idée. Il a raison. C'est un peu de ça qu' Antoine de fond la la présidentialisation française et la politique.
Merci beaucoup les amis, c'était un débat passionnant. Vous restez avec nous parce que maintenant il faut qu'on vous parle de ce qui est en train de s'organiser. Une rencontre Donald Trump Vladimir Poutine sur le sol de l'Union européenne.
Parfaitement. On y croyait peu il y a 8 jours, on y croyait à peine avant le weekend et maintenant ben ça s'organise. À tout de suite. [Musique] Mesdames et messieurs, bienvenue sur LCI et dans Brunil.
Grégory Philips est avec nous. Philips pardon, rédacteur en chef international d'CI. Sébastien Abis, chercheur associé à l'IRIS directeur du club d'émetter.
Merci d'être avec nous. On va parler de la situation internationale, vous l'avez compris. Nous sommes également avec Isabelle Saporta, Renault Pila et Nivine Potros.
Euh, on va parler euh Grégory Philips, on va parler d'une situation qui est en train de se dessiner. Ce rendez-vous entre Donald Trump et Vladimir Poutine dont on parle depuis tant d'années mais de de de mois en tout cas mes confantasmes un peu. Ce rendez-vous donc pourrait avoir lieu et contrairement à ce qu'on pouvait imaginer euh ce serait euh en Europe.
Nivin Potros en Europe exactement en Hongrie. À Budapest plus précisément les préparatifs s'accélèrent ces toutes dernières heures à quelques jours. de cette rencontre prévu entre Donald Trump et Vladimir Poutine.
Leur conseiller, figurez-vous, s'active dans l'ombre. Ces dernières heures, on l'a appris, les chefs de la diplomatie des deux pays se sont téléphonés. Pour se dire quoi ?
Et bien, tout simplement pour se mettre d'accord sur les modalités de cette rencontre. et Serge Lavrov s'est exprimé à l'issue de son entretien avec son homologue monsieur Lavrov et Marco Rubio ont donc discuter de façon constructive des mesures concrètes possibles pour la tenue de cette rencontre. On sait déjà qu'elle aura lieu à Budapest en Hongrie d'ici 10 jours.
La question aujourd'hui est de savoir qui sera autour de la table. Donald Trump évidemment, Vladimir Poutine aussi. Volodimir Zelenski sera-t-il là ? l'a proposé de participer à ces discussions et Emmanuel Macron aussi et bien il propose que les Européens soient également associé à cette rencontre.
On verra ce que répondra la Russie à cette demande d'invitation. On souffle le chaud et le froid sans arrêt. Là, il y a le patron de la diplomatie russe euh le porte-parole du Cremelin pardon Dimitri Pescov qui s'est exprimé il y a un instant.
On ne peut pas reporter une échéance qui n'a pas été fixée. Ni le président américain Donald Trump, ni le président russe Poutine n'ont donné de calendrier précis. Bon, on est toujours dans le je te montre les muscles, rien n'est fait.
Grégorie Philippe. Oui. Et à la fois, on sait qu'hier Américain et russes ont échangé sur les modalités de de la rencontre.
Donc pour l'instant, partons du principe qu'elle aura lieu. Trump avait dit dans les 15 jours, la vraie question c'est de savoir avec qui enf qui il y aura autour de la table. On est a priori les Russes, a priori les Américains, mais vous aurez évidemment remarqué les deux absents de marque.
Ce sont les Ukrainiens parce qu'on va quand même parler de l'avenir de leur pays, mais ils sont pas conviés à la conversation en tout cas jusqu'à maintenant. Et les Européens parce que tout le monde le sait, on le répète assez sur ce plateau, la situation de l'Ukraine a aussi des conséquences évidemment sur la sécurité en Europe. Donc on est quand même concer concerné directement.
Emmanuel Macron s'est prononcé en fin de matinée est en ce moment en Slovénie pour un sommet des pays du sud de l'Union européenne. Il a parlé de la Russie. Tant qu'il y a la guerre, le soutien à l'Ukraine militaire, capacitaire et financier.
C'est ce que l'Europe fait, qu'elle continue de faire avec en particulier les propositions faites par la Commission. Il faut donner de la visibilité, continuer à soutenir et avec les différents programmes que nous finalisons et nous poursuivons. Ensuite, si des perspectives de paix s'ouvrait et je constate que depuis le mois de janvier dernier, on nous dit que la Russie est prête à faire la paix.
Je constate que depuis le mois de mars dernier, le président Zelinski a marqué officiellement sa volonté de signer un accord de paix. Je constate simplement que de manière réitérée, c'est la Russie qui n'est jamais à ce rendez-vous. Bon, c'est la Russie.
On va quand même aller voir notre journaliste Charles Diva qui est lui à à Moscou et c'est intéressant de prendre le pou de de justement de la diplomatie russe et même de la presse russe. Charles Divau, que dit-on ? Est-ce qu'on parle en Russie de la possible entrevue en Hongrie, Trump Poutine ?
Ouais, les négociations avancent à grand pas. C'est en tout cas ce que précise Moscou balayant d'un revers de la main les rumeurs comme quoi les négociations hier entre Marco Rubio et Serge Lavrov ne serait pas aller très loin. Alors on nous précise en revanche qu'il va falloir du temps pour que les conditions soient remplies pour que Vladimir Poutine et Donald Trump puissent se rencontrer.
Il y a en revanche un élément quand on lit entre les lignes de la déclaration de Dimitri Peskov, porte-parole du Kremelin hier qui pourrait faire un petit peu débat. Alors, hier en conférence de presse, on lui a posé une question concernant "L'échange éventuel de territoire entre l'Ukraine et la Russie. "Pas commentaire", a-t-il tout de suite précisé, comme s'il ne fallait pas dévoiler toutes ces cartes avant la rencontre entre le président Donald Trump et le président Vladimir Poutine.
Sébastien Sébastien Abis, ça semble se dessiner hein contre toute attente. Ce truc qu'on aurait jamais imaginé, cette rencontre improbable semble-t-il, même les Russes en parlent. Donc ça veut dire que c'est une réalité.
La rencontre improbable, elle est surtout à la différence d'Anchorage cet été sur le sol européen annoncé en Hongrie. Et donc c'est vrai qu'il faut constater d'une part que les médias russes se sont pas privés ces dernières heures de se moquer un peu de l'Union européenne qui aurait à subir une réunion sur le sol de l'Union européenne en Hongrie, pays dont on sait les proximités avec Victor Orban auprès de du Kremelin. Les médias russes se sont beaucoup amusés là-dessus.
On voit aussi que l'Europe est assez divisée. Tout n'est pas parfaitement aligné sur comment regarder cette réunion. On a le ministre français des affaires étrangères qui a indiqué que en fait il était quand même délicat que Vladimir Poutine vienne sur le sol européen, sauf sauf si ça permettait d'avoir un cesser le feu immédiat et sans conditions.
On voit mal on voit mal un cesser le feu immédiat se dessiner dans la foulée de cette réunion. Donc on voit que les Européens sont très suivistes, que l'agenda il est rythmé par beaucoup le Kremelin. Mais aussi un agenda états-unien qu'il faut pas oublier dans les prochains jours, c'est que Donald Trump est attendu en Asie, il y a le sommet de l'Azéane, il va en Malaisie, il a prévu d'aller en Corée du Sud au Japon et ça plutôt sur la dernière semaine d'octobre.
Donc est-ce que cette rencontre va se faire avant ? A priori non. Est-ce que ça va se faire début novembre en Hongrie, d'ici là, il y a un sommet européen jeudi à Bruxelles des chefs d'état.
Il y a à nouveau une réunion coalition des volontaires vendredi à Londres et Zelenski est attendu à Londres. On a quand même l'impression que les Européens bah sont pas conviés à ce stade suivre Zelinski est tringé de part et d'autre et Zelinski il est quand même revenu de Washington avec beaucoup de déception et Trump il a encore une fois plutôt pris le parti prix du Kremelin. C'està-dire que la grande constance de Trump c'est plutôt de suivre aujourd'hui la Russie que d'être dans un soutien ferme à Zelenski et à une avancée sur des lignes que l'Ukraine souhaite.
Vous avez eu la carte du chemin que Vladimir Poutine emprunterait pour se rendre finalement tout près de Moscou, pas très loin en en Hongrie, mais compte tenu qu'il y a un certain nombre de pays qui reconnaissent la légitimité du tribunal pénal international, ceux qui sont les plus clairs là, il faudrait qu'il évite ces pays parce que dans ces pays, il pourrait être arraisonné, son avion pourrait être arraisonné dans l'espace aérien. Enrique, c'est le nuage de Ternobyl. Ouais, c'est le nuage de Ternob.
Mais c'est le nuage de Ternoby. Vous êtes de mauvaise fois Éric. Donc il est obligé de faire un énorme détour pour aller euh dans l'espace aérien de pays qui ne reconnaissent pas la légitimité du tribunal pénal international.
D'ailleurs, il faut dire que c'est que la Hongrie, pays de l'Union européenne a dit "Nous la CPI, nous on en veut pas." J'aurais quand même vous montrer le la colère du ministre des affaires étrangères de Lituanien. Attention à Lituanie, c'est une ancienne République socialiste soviétique qui faisait partie de l'empire de l'URSS.
C'est des voisins de l'Union Sovi enfin de la Russie, pardon. Et donc ils sont euh ils ont une relation très particulière avec euh l'ours russe qui n'est pas la relation des Portugais ou des Grecs qui se trouvent dans le sud. Regardez le ministre des affaires étrangères pas très content de la perspective d'une rencontre Trump Poutine en Europe.
Il n'y a pas de place pour les criminels de guerre en Europe. Il n'y a aucun moyen pour les criminels de guerre de se rendre à des événements en Europe. Il est également très important pour nous de souligner notre soutien indéfectible à l'Ukraine et nous continuons à exercer une pression constante sur la Russie.
Le seul endroit où Poutine a sa place en Europe, c'est à la haie, devant le tribunal et non dans l'une de nos capitales. Cela ne fait aucun doute. Bon, c'est sûr que l'Europe, elle est un peu légèrement dissonnante.
Là, il y a toutes les musiques avec toutes les nuances de gris au sein de l'Union européenne quant à l'avenue de de Poutine. Bah, d'ailleurs, enfin, Poutine joue sur notre faiblesse. notre faiblesse, c'est ça c'est qu'on est incapable nous les 27 d'avoir une position commune ne serait-ce que sur son déplacement sur le territoire puisque les hongrois disent nous on peut l'accueillir et d'ailleurs on est en train de se retirer de la CPI.
Enfin, je crois que c'est pas encore tout à fait effectif mais en gros porte ouverte à Poutine et on voit que même sur le survol sur la carte que vous montriez à l'instant, tous les pays ne sont pas d'accord. La Pologne dit "Nous, on arrêtera l'avion s'il le faut." D'autres euh laissent laissent passer en disant bah s'il y a un sommet qui peut arriver à incesser le feu allons-y.
Euh l'Italie par exemple parce qu'ils vont passer un petit bout là d'Italie elle en pense quoi ? Ouais je je elle en pense quoi Mélonie ? Mais il laisse faire.
Je je pense honnêtement que tout le monde laissera faire. On va pas arrêter l'avion de Poutine. Encore une fois, l'objectif est de se dire bon si ça peut conduire c'est le feu ou à la paix.
Mais ça semble assez mal parti vu les les ambitions de Poutine. Vous avez vu ce qu'il réclame ? Il réclame l'ensemble de l'laste de Donet qui pour l'instant n'est occupé qu'à 80 % par les Russes militairement.
Donc il dit "Alors, je veux non seulement conserver ça, mais je veux les 20 % en plus." Euh et en échange de quoi euh éventuellement je céderai quelques petits bouts de territoire du côté de Kerson les APJ. Dites les amis, j'étais en train de vous écouter là, je faisais le point de toutes les tragédies européennes qui sont mises en lumière par cette guerre.
Bon on alors déjà il y a il y a deux Europes, une vaguement prorusse et une autre très atlantiste et puis une autre différent très v en guerre et une autre dans le sud qui se contrefiche de cette guerre. Donc euh voilà, il y a donc plein de diplomatie européennes sur les questions militaires. Il y a il y a ceux qui font confiance aux Américains et qui disent "Franchement euh euh les rafales français euh on on préfère les avions américains." La réalité c'est que cette guerre a a a mis un coin des coins dans la construction dans l'Union européenne qui sont Je me demande si elle est pas en train de nous tuer cette guerre.
Grégorie Pil on disait elle va nous solidifier rien du tout. Elle solidifie rien du tout. dans les mots aussi dans les mots enfin vous savez la défense européenne on en parle depuis depuis que je suis né quasiment et là on a essayé des choses on a essayer de de réfléchir à des projets ensemble le projet de défense pour 2030 puis 2050 le fameux mur anti drone enfin voyez on on sent bien enfin il y a une partie de l'Europe qui sent bien qu'il faut qu'on bosse ensemble quoi.
Mais concrètement ça a du mal à se réaliser. Renault deux petits points. l'Europe de la défense.
Vous savez les Britanniques, ils disent dids not words, des actes et pas des paroles. Vous savez ce qu'on a appris hier ? On a appris que l'Allemagne allait acheter, je sais plus 10 ou 20 F35 américains.
Oui, l'Allemagne continue à acheter américain. Donc franchement, l'Europe l'Europe de la défense blab blabla. Deuxièmement euh sur ce ce sur cette rencontre, mais Poutine continue à nous balader mais à nous balader.
Je parle même pas des Européens, ils sont hors jeu. Mais il balade Donald Trump ou plutôt il le balade pas. Trump et Poutine sont alliés.
H ils sont alliés sur le sujet parce que comme Grégory l'a très bien dit, pour l'instant les lignes de front, elles sont pas elles sont pas satisfaisantes pour pour Poutine. Il en a pas assez. l'ogre Poutine, il veut tout le Donbas alors que Trump pas dit "On s'arrête sur les lignes de franc actuell assez pour lui.
Donc je parierrai mon je sais pas quoi, ce que vous voulez que Poutine va retarder au maximum cette rencontre si un jour elle a lieu pour que son armée continue à avancer." Donc voilà, Poutine continue à nous balader. C'est le meilleur joueur d'échec que la Russie est connu depuis depuis depuis les tsar et et il paraît que de son côté Trump a terriblement secoué, violemment secoué le président ukrainien lorsqu'il est venu le voir aux États-Unis en lui disant maintenant ça suffit, tu vas accepter des conditions un peu plus drastiques et notamment de voir ton territoire renier de 20 % en tout cas.
Oui oui. Bah Zelinski est trinballé hein de toute façon ça c'est clair. Il se raccroche à la stabilité européenne d'un soutien affiché par les les chancelleries européennes et les dirigeants européens.
Mais il est face à l'inconstance de Trump si ce n'est cette constance finalement de suivre plutôt ce que le Kremelin lui impose comme rythme comme agenda. Et pour aller un peu dans le sens de ce qui vient d'être dit, on peut très bien imaginer que cette rencontre à Budapest bah ne débouche que sur des déclarations. Et à nouveau Poutine qui dit "OK, mais on va on va continuer à jouer la montre." On a deux choses peut-être à regarder.
D'abord euh hypothèse euh européen invité. Hm. Même si à ce stade, je crois qu'il faut pas euh le penser.
Euh qui y va, qui représente l'Union européenne à cette réunion à Budapest ? Vraie question, c'est pas très clair. Je pense que ça va même plutôt bagarrer pour savoir qui y va.
Et il y en a peut-être qui vont peut-être pas oser y aller. L'autre chose, c'est un peu ce qui a été annoncé. Encore une fois, Trump a un agenda asiatique à renforcer dans les prochains mois. h s'est beaucoup occupé de l'Ukraine, s'est beaucoup occupé du proche Orient.
L'agenda asiatique est important pour les questions commerciales, pour les questions économiques et ce déplacement à venir a été doublé par une annonce de Trump comme quoi il rencontrerait chez Jingping début 2026. On sait que en Chine se tient cette semaine le plénom. le parti communiste définit son plan kakénal économique.
Euh les États-Unis et les Chinois ont besoin de se parler beaucoup dans les prochaines semaines pour essayer d'éviter une tension commerciale et économique grandissante. Et l'agenda de Donald Trump peut en 2026 être beaucoup plus polarisé sur la Chine et l'Asie qui est quand même l'objectif premier de Washington plus que sur l'Ukraine avec le risque de dire aux Européens bah on n'arrive pas finalement à trouver les choses puisque vous êtes pas capable de faire vous-même des pas en avant. On vous laisse un peu régler l'affaire.
On peut avoir une année 2026 un peu rock and roll sur le dossier ukrainien parce que sur le terrain ça va aussi la guerre continue. Mais la guerre en Europe, la guerre en Europe, Trump en a ral, je suis trivial mais il en a ralbol. Il avait dit dès avant à son élection, JD V disait déjà la façon il a été maximum.
On peut quand même s'interroger sur l'intérêt quand même de cette rencontre aussi à elle a belle et bien lieu car il y a quasiment 2 mois jour pour jour euh Vladimir Poutine et Donald Trump s'étaient déjà rencontré. Ce n'est pas la première fois, souvenez-vous, c'était en Alaska, un sommet en grande pompe qui avait et bien abouti à absolument rien finalement. Aucun accord, aucune avancée majeure, si ce n'est peut-être le président Trump et la presse américaine dans son ensemble qui s'était un peu ridiculisé d'ailleurs devant Vladimir Poutine.
Donc on peut quand même s'interroger sur les motivations de Donald Trump. On vous on comprend bien que fort de son succès au Proche Orient, il a envie de surfer là-dessus et montrer que c'est un chef de guerre, un chef de paix même. Mais très concrètement, je me demande si le président américain Grec Philips répondra s' n'est pas en train de se ridiculiser en acceptant une éème rencontre qui est encore une fois à la demande du maître du Kremelin.
C'est aussi important. Non mais pour rebondir sur ce que vous dites tous les deux en fait et je fais un M à coup, on a eu on a eu tendance à lire les virages et les revirage de Trump en disant "Ah ça y est, il a pris fait et cause pour Zelenski." Ah bah non, finalement il s'engueule avec lui avec visiblement des mots extrêmement durs qui ont été prononcés l'autre jour à la Maison Blanche.
Mais en fait Trump il est assez constant depuis le début, on le sait, il est plus tôt pour que cette guerre s'arrête parce que c'est dans son intérêt, il faut que ça s'arrête. Ralbol de cette guerre, faire du business. J'ai envie de faire des affaires avec la Russie, donc ça m'empêche de le faire.
Et puis de de fait bah il est quand même si on regarde l'ensemble des déclarations avec un peu de recul plutôt pro Poutine et pro russe. En disant bah voilà pour que cette guerre s'arrête en fait j'en ai rien à faire de l'intégrité territoriale de l'Ukraine et je vais donner Kitus au Russe. Donc il est assez constant et Poutine lui est très constant.
Les buts de guerre sont clairement affichés depuis bientôt 4 ans et lui il veut aller jusqu'au bout de ça. C'estd conquérir le Donbas, aller éventuellement vers un changement de régime à Kief, un éloignement définitif de l'Ukraine vis-à-vis de l'OTAN. Donc lui aussi il est très constant et nous les Européens bah on fait face à à deux dirigeants qui sont en train de se mettre d'accord.
Et quand ah pardon quand quand Donald Trump avait signé, vous savez, en grande pompe justement cet accord sur les minerais rares et on nous avait dit "Oh là là, ça va protéger l'Ukraine, ça va être merveilleux, ça va bien se passer, on en est où de ça ?" Ça devait être soi-disant un paratonire pour protéger l'Ukraine. Oui, mais pendant juste après ça, la guerre a continué et Poutine a prolongé ses buts de guerre.
Donc, on voit que ça n'a pas ça n'a porté aucune solution. On va prier en fait, c'est à faire de mettre des à Notre Dame. Non, mais l'urgence c'est il faut que cette guerre s'arrête.
Elle a déjà fait des centaines de milliers de morts. Mais à quel prix ? Et à quel prix pour l'Ukraine ?
Et à quel prix pour les Européens ? Merci beaucoup. Merci mes mes chers amis.
C'était une réflexion prospective très concrète et à la fois très exaltante. Quelle qualité des débats sur LC. Voilà mesdames messieurs, restez sur notre antenne.
Vous avez maintenant rendez-vous avec Isabelle Morau. La qualité des débats sur LCI. Ça continue.
Salut. à demain midi. À demain.
Nicolas Sarkozy