✊ Olivier Faure : "Je participerai aux cinq débats lancés par le Premier ministre"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
8h34 sur France Info Olivier Fort, le premier secrétaire du PS et tout de suite l'invité d'Agath Lambret et Paul Larouurou. Bonjour Olivier Fort, bonjour Agat Lambré. Merci d'être avec nous sur France Info.
Bonjour Paul. Bonjour Agath. On va vous demander Olivier Fort ce que vous pensez du retour du service militaire en France, de l'effort de défense à fournir face à la menace russe.
On va parler de votre place à gauche aussi, vous qui vous êtes rendu indispensable sur le budget, ce qui vous vaut des critiques d'ailleurs. Et justement sur le budget, Sébastien Lecornu veut toujours croire à un compromis, mais il vous met vous députés face à vos responsabilités. Il faut que celles et ceux qui veulent avancer arrivent à rompre les ponts et à ne pas se laisser contaminer par les force politique qui elles promuve ce blocage.
Nous pouvons y arriver à la condition d'y travailler. Est-ce que d'abord comme Sébastien Lecorn, vous croyez Olivier Fort qu'il y a toujours une majorité pour voter ce budget que vous pouvez y arriver ? [grognement] Je crois que nous pouvons y arriver.
Bien sûr, je crois que nous devons y arriver parce que ce serait quand même un vrai désastre que de voir un parlement qui pour la première fois depuis 57 ans, en fait depuis 67 ans pardon, depuis 58 et bien qui a pour la première fois la possibilité de travailler en liberté 1493 n'arrive pas à accoucher d'une d'un budget. Ce serait pour moi évidemment un échec collectif et je souhaite que nous puissions y arriver et je pense que nous allons y arriver. Qui dans votre camp bloque ce compromis ?
Qui ? Ah ben il y a des gens qui veulent faire dérailler le train qui pensent que seul la destitution, la démission, la dissolution est une solution. Moi ce que je vous dis c'est que tout cela n'en je pense à LFI, je pense au RN, je pense à celles et ceux qui considèrent que en réalité il vaut toujours mieux chercher le chaos plutôt que chercher la solution.
Or, je crois que les Français aujourd'hui attendent de nous non pas que nous cherchions à faire justement dérailler le train, mais au contraire à le mettre sur les rails et permettre au pays d'avoir un budget à la fin de l'année qui permettent et bien tout simplement de payer les fonctionnaires, de faire en sorte que les entreprises qui ont besoin de la commande publique puissent avoir puissent planifier leur plan de travail, puisse aussi tout simplement pour les associations se demander comment elles vont être financées. Bref, nous avons besoin de faire avancer le pays et je pense que nous allons y arriver. Donc quand Emmanuel Macron donc quand Emmanuel Macron dit qu'il a bon espoir que les forces parlementaires trouvent un compromis sur le budget, vous lui répondez vous aussi vous avez un bon espoir là-dessus.
Je le souhaite mais pas n'importe quelle condition mais je regarde ce qui s'est passé sur la loi de financement actuellement pour que les gens comprennent parce que c'est très confus. Oui. Et bien il y a deux discussions qui sont des discussions parallèles.
Une discussion sur le budget de l'État, une discussion sur le budget de la sécurité sociale avec la réforme d'e sur la sécurité sociale nous avons beaucoup avancé. Il y a bien sûr la suspension de la réforme des retraites mais pas seulement. Nous avons réindexé les pensions de retraite, réindexé les prestations sociales d'ailleurs les minimaas mais aussi les alloc toutes les allocation type familial.
Ça ça on en a beaucoup parlé mais sur le budget en revanche Olivier Fortés ont rejeté quasi unanimement le volet recette. Un seul député a voté pour sur 577. Donc ça paraît absurde presque aujourd'hui d'imaginer que vous allez trouver un consensus sur le budget.
Personne n'est d'accord. Mais il ne s'agit pas de dire que nous allons trouver un consensus. Il n'y aura pas à la fin des gens qui seront totalement heureux de ce budget.
Il ne sera ni de droite ni de gauche. Il sera hybride forcément. Il y aura des sujets sur lesquels les uns auront avancés, les autres sur d'autres sujets, mais nous n'aurons pas ce que nous souhaitons les uns et les autres.
Est-ce que il majorité à l'assemblée président, est-ce que la nouvelle méthode esquissée par Sébastien Lecnu hier poser cinq thèmes de discussion notamment les finances publiques, la réforme de l'État ou la défense et demander ensuite aux formations politiques de se positionner. Ça va dans le bon sens pour vous. Il lance une nouvelle série de de consultations.
Quelle est la position du PS ? Est-ce que vous êtes partant pour pour participer ? Oui, moi je suis toujours partant pour le débat parce que je crois que euh ce serait une folie que de refuser que le Parlement joue son rôle.
Et donc s'il y a cinq débats comme il en a prop comme il les a proposés, j'y participerai. Je pense qu'il en faudrait d'autres en réalité. Je pense que par exemple sur la question de l'environnement, il y a un sujet qui n'est pas évoqué et qui est un sujet central à un moment où on parle de réchauffement climatique.
Quand qu'on constate un réchauffement climatique, je pense que la question des jeunes devrait être aussi mise sur le devant de la scène. Pourquoi ? parce que nous avons beaucoup parlé des retraites, beaucoup parlé des pensions, beaucoup parlé des abattements que les retraités retraités disposent aujourd'hui.
Nous avons parlé de beaucoup de sujets mais il faut aussi qu'on parle des plus jeunes de la façon dont ils se logente. C'est ça Oui. Mais alors c'est pas les thèmes posés par le premier ministre.
Est-ce que Sébastien le cornu est-ce que Sébastien Lecnu veut piéger les les députés avec en mettant ces sujets sur la table et en et en poussant les partis à se positionner ? Mais je ne le crois pas. Je pense que il est nécessaire de remettre un peu de visibilité mais ce que je dis c'est que les sujets qu'il a fixés sont des sujets qui sont des sujets d'intérêt national mais il y en a d'autres qui sont aussi très importants et qu'il faudrait évoquer et je ne voudrais pas que on soit uniquement sur le terrain que le premier ministre a fixé.
Je veux que par exemple on parle effectivement d'environnement et de jeunesse pour prendre ces deux exemples là. Est-ce que vous ne vous êtes pas coincé tout seul en exigeant le non recours au 493 qui vous serait bien utile aujourd'hui pour faire euh valider les avancées que vous avez fait voter ? Ule à quoi ?
Utile à contraindre le parlement. Mais moi je ne veux pas être contraint. Je pense que nous avons une responsabilité.
Alors évidemment à nous d'être suffisamment intelligent pour trouver comment elle s'exerce mais je ne suis pas du tout favorable autour du 493. Nous sommes le seul pays Oui, nous sommes le seul pays européen. Oui, mais nous sommes le seul pays européen à disposer d'un 493.
Pourquoi donc est-ce que ce que les autres pays arrivent à faire, nous n'arriverions pas à le faire ici en France ? L' semblé complètement bloquée, vous en en finissez plus, vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord. Mais je viens de vous montrer que sur le PFS, nous avons beaucoup avancé et que nous avons montré que on pouvait effectivement parce que les majorités que nous trouvons ce sont pas des majorités qui sont simplement liées au seul PS, nous ne sommes que 69.
D'accord. Sauf que là, vous avez fait un texte incohérent qui ne satisfait personne et tout le travail des députés, dont le vote risque de passer à la poubelle là aujourd'hui au moment où on se parle. Qu'est-ce qui va passer à la poubelle ?
Tout le travail. Si vous vous n'êtes pas d'accord, notamment avant le 23 décembre. Ah mais euh c'est pour ça qu'on va se mettre, enfin j'espère qu'on se pas très d'accord et ce serait là aussi une folie que de dire, je reprends l'exemple du PLFSS où nous avons remis 1 milliard de plus sur l'hôpital.
Si nous n'y arrivions à rien, ce sera des ordonnances. Les ordonnances, ça conduira à quoi ? Il y a une note du secrétariat général du gouvernement qui date d' un an et qui dit que si il n'y a pas de possibilité de conclure, ce sera à ce moment-là la loi enfin la le projet de loi initial du gouvernement, donc le musée des horreurs qui sera en fait le sujet de l'ordonnance.
Mais quel est le parlementaire qui pourrait choisir siamment de revenir à une copie que nous avons tous réprouvé ? Pourquoi [rires] vous mettez pas d'accord avec Sébastien Lecnu ? Pourquoi vous n'assumez pas certaines voix à gauche au Parti socialiste ?
Assument, je vous cite par exemple le socialiste Laurent Baumel dans le monde. Il dit il faut un deal entre macroniste, socialiste, écologiste et communiste, un compromis direct, une négociation. Est-ce que vous êtes prêt à assumer ce deal ?
Mais ça dépend de ce qu'on appelle deal. Moi, je ne veux pas que on crée la moindre confusion. Je suis dans l'opposition.
Euh Sébastien Lecnu gouverne, mais ça n'empêche pas de se mettre d'accord sur un budget. À un moment de dire voilà les conditions à partir desquel on peut avancer, j'en fixe une par exemple, on va parler beaucoup de défense puisque le premier ministre souhaite que on en parle et il a raison. Nous devons nous mettre d'accord sur ce que le pays est prêt à faire pour assurer sa propre défense.
Il y a notamment dans la question budgétaire la question d'augmentation du budget de la défense. Je suis favorable à cette augmentation. Je suis favorable à l'idée que les Européensaient être maître de leur destin et ne plus dépendre de Donald Trump.
J'y suis parfaitement favorable. Mais ce que je crois aussi, c'est que quand on parle de patriotisme, ça ne peut pas être le patriotisme des seules classes moyennes et populaires. Les milliardaires doivent payer.
Et donc, il faut que dans le débat que nous avons déjà eu, il faut lier le fait que aujourd'hui nous avons un effort de défense conséquent à opérer et que celles et ceux qui ont les plus grandes fortunes, les plus grands patrimoines, il contribuent très largement. Bruno Rota qui sera à votre place demain disait dimanche aux parisiens. Le PS a mis la main sur le gouvernement alors que la France n'a jamais été autant à droite.
Son premier secrétaire c'est le Premier ministre. Olivier Fort décide. Sébastien le Cornu, lui s'exécute.
Est-ce que c'est vrai ? J'aimerais tellement que ce soit vrai. Mais c'est absolument faux.
La preuve c'est que nous n'avons pas réussi sur la première partie du PLF et ça n'empêche pas qu'il y a des discussions relation spéciale avec le premier ministre depuis quelques spéciales. Je dis que la relation est fluide. C'estàd que quand nous avons besoin de nous appeler, nous appelons.
Est-ce que j'assume le fait de discuter avec le premier ministre de la France ? La réponse est oui. Est-ce que je pense que il est normal même de se parler ?
La réponse est encore oui parce que quand il n'y a pas de majorité et quand il faut faire en sorte que ce pays ne soit pas un pays bloqué et bien il faut qu'il y ait des gens qui accepte de parler au-delà des frontières. Vous avez prévenu Sébastien le Cornu qu'il ferait ses annonces hier ? Il m'avait prévenu qu'il parlerait hier.
Donc vous échangez avec Sébastien Lecnu en amont de de sa stratégie. Il arrive qu'on se parle régulièrement et que on se dise comment nous voulons avancer et ça n'est pas anormal. Enfin, imaginez quand même que ce soit la situation inverse et que nous nous ne parlions pas du tout, que tout soit en fait bloqué de notre propre fait.
Nous avons le devoir, l'un comme l'autre de faire en sorte que ce pays puisse sortir de toute situation de blocage. Quel est l'intérêt pour quiconque à part pour ceux qui cherchent un chaos qui conduit, on vous entend mais vous n'assumez pas non plus totalement un accord. Bruno Ro pour [rires] pour la question je ne veux pas que l'on puisse penser un seul moment que la droite et la gauche c'est la même chose.
Je pars d'un point de vue qui est le point de vue d'un homme de gauche, il part d'un point de vue qui est un point de vue d'homme de droite et parfois nous avons sur le PFS par exemple réussi à faire la démonstration que un moment le compromis est possible. Est-ce que vous êtes d'accord pour dire que le pays est de plus en plus à droite qui est la première partie de l'affirmation de Bruno Rotaillot et Bruno Rotaillot qui sera à votre place demain donc sera à votre place. Qu'est-ce que vous lui dites ?
Quel message politique vous lui laissez pour ? Je suis inquiet pour Bruno Rotaillot parce que comment est-ce qu'il compte lui il compte la droite et l'extrême droite ensemble c'estàdire qu'il considère que la droite l'extrême droite c'est la même chose ou il considère que le pays est de plus en plus à droite. Là-dessus vous n'êtes pas d'accord ?
Il considère que la droite et l'extrême droite, ça fait un bloc et que c'est un bloc qui s'oppose à la gauche. Moi, jusqu'ici je me rappelle que cet homme-là a été chirakien. Et bien je me rappelle que Jacques Chirac n'avait jamais considéré que la droite et l'extrême droite s'était identique.
Je je constate malheureusement, je vois bien ce que dit Laurent Voquet, je vois ce que dit Bruno Raillot, je vois que eux-mêmes considèrent désormais que la droite ça va de Gérald Darmanin jusqu'à Sarac Nafo, donc jusqu'à Reconquête, jusqu'à Éric Zemour. Mais évidemment, cette conception-là est une conception dangereuse parce qu'elle opère une fusion progressive, d'abord idéologique puis demain électoral entre la droite et l'extrême droite. Olivier Fort, dans un instant, quelle est la position du Parti socialiste sur un retour du service militaire ?
Mais tout de suite, il est 8h45 et c'est l'info en une minute avec Théo Méton Régu. Emmanuel Macron [musique] appelle à ne pas se montrer faible face à la menace russe dans une interview sur RTL ce matin. Il participera à la réunion de la coalition des volontaires cet après-midi les Alliés de l'Ukraine alors que le pays a été massivement bombardé la nuit dernière.
Une femme est tuée toutes les 10 minutes par un proche dans le monde selon les chiffres de l'ONU en cette journée internationale de lutte contre les violence faites aux femmes. Cela représente 50000 femmes dans le monde l'an dernier. Le détenu qui a obtenu une permission de sortie provoquant la polémique ce weekend a bien regagné le quartier de haute sécurité de la prison de Vendin Leviil hier soir.
Une sortie pour préparer sa réinsertion selon son avocate. [musique] Brigitte Bardau. nouveau hospitalisé à Toulon depuis plusieurs jours rapporte ici Provence ex France Bleu l'actrice de 91 ans avait déjà été hospitalisé mi-octobre [musique] France info le 830 France info.
Agath Lambret Paul Larouturou [musique] avec Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste. On parle de défense et de retour du service militaire. Exactement.
Le chef de l'État confirme ce matin sa volonté de réintroduire un service militaire basé sur le volontariat. Il le fait chez nos confrères d' RTL. Il est très important qu'un maximum de nos compatriotes comprennent ce que sont nos armées, comment ça marche, participe à la réserve que nous avons aussi mis en place et qui est très importante parce qu'elle apporte des compétences à nos armées.
Et c'est dans ce contexte-là qu'on prend plusieurs initiatives dont celles de la transformation du service national universel vers une nouvelle forme. Que pensez-vous de cette annonce, monsieur le premier secrétaire du Parti socialiste ? D'abord que le SNU a été un fiasco et donc euh il est logique que le chef de l'État cherche à le transformer, que le service militaire est un élément de la dissuasion euh et que en soi ça ne peut pas être reproché simplement quand on a un service national, un service militaire volontaire, on sait aussi que ce sera contrairement au service d'autrefois qui brassait les populations, qui brassaient les enfants des villes, les enfants des villages de la haute et puis des classes populaires et bien ce sera pas le cas.
Ce sera en fait un service militaire qui sera essentiellement proposé à ceux qui sont dans des situations moins enviables. Si on va au bout de votre logique Olivier Fort, qu'est-ce que ça signifie ? Ça signifie qu'il faut aller plus loin.
Raphaël Gluxman à votre place hier disait il faut aller encore plus loin et mettre en place un service militaire ou civique obligatoire. Vous dites bancaux. Non, je ne dis pas banco parce que la réalité c'est que nos armées et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle le service militaire a été supprimé à l'époque de Jacques Chirac, c'est parce que nous avons aujourd'hui des militaires qui sont de vrais professionnels et que personne n'imagine demain que on partira au combat simplement avec un FAMAS et que celles et ceux qui feront demain leur service militaire ne seront pas appelés à utiliser les engins les plus techniques, à piloter des drones ou à piloter des missiles.
Donc que l'armée vous répond qu'ils sont 200000 militaires d'actif, 47000 de réserves et qu'ils ont besoin de troupe. Ils ont besoin de troupe. C'est pour ça que je suis pas je vous ai pas dit que j'étais totalement opposé.
Je vous dis simplement que ça ne remplit pas complètement sa mission, mais c'est un élément de la dissuasion et laisser penser que c'est une nation entière qui euh une nation civique justement qui se met au service de sa défense. C'est un élément de la dissuasion et à ce titre c'est un élément important dans un moment où nous savons que la dissuasion doit être restaurée pour empêcher demain des conflits. Si on veut la paix, si on veut la paix, il faut l'armer.
Donc Olivier Fort, vous ne faites pas partie euh de ceux euh qui à gauche se sont offusqués des propos du chef d'état-major des armées qui a estimé au Congrès des maires de France que face à la menace russe, le pays devait accepter de perdre ses enfants. Jean-Luc Mélenchon, par exemple, a critiqué des préparations guerrières décidées par personne. Vous vous êtes vous dites que vous êtes lucide, il y a une menace et il faut il y a une menace.
Après, est-ce que euh le chef d'état majorit des armées a eu la bonne expression ? je sera plus mesuré. Je pense que c'est pas utile d'aller devant des maires et leur expliquer des maires MA RES mais qui vont voir des maires de famille aussi et leur dire que demain leurs enfants vont être appelés à mourir sur le champ de bataille.
C'est pas tout à fait le cas. Nous sommes en paix, nous devons le rester et il faut se féliciter du fait que ces jours-ci la diplomatie retrouve aussi ses droits. Même si c'est imparfait, même si on est très loin du but, même si le plan de Donald Trump en Ukraine est un plan qui est un plan de rédition plus qu'un plan de paix, la réalité c'est qu'à nouveau, on se parle et on se parle de paix et ça c'est un point positif.
à propos du plan de de Donald Trump, les Européens essayent euh de le convaincre de d'aller vers un plan qui serait plus favorable à l'Ukraine. Vous vous opposez euh beaucoup à Emmanuel Macron, vous le critiquez. Mais sur ce sujet, sur le sujet du soutien à l'Ukraine, est-ce que le président est à la hauteur et à travers lui, est-ce que la France est à la hauteur selon vous ?
Ce qui est sûr, c'est que il a raison de soutenir l'Ukraine et d'avoir avec les Britanniques mis en place cette coalition des volontaires. Ce que chacun va peut-être négliger, c'est que ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine, c'est la sécurité d'un continent et pas simplement l'avenir d'un seul pays. Et la résistance ukrainienne aujourd'hui, c'est la résistance de l'Europe entière.
On passe à l'Union des gauche au pluriel. Les socialistes, les écologistes, les anciens insoumis se sont mis d'accord sur le principe d'une primaire à l'automne 2026. Raphael Gusman était notre invité hier.
Les partisans de cette primaire ne vous donnent même pas le même périmètre. Quand j'écoute certains, j'entends que Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise sont invités à cette primaire. Par ailleurs, je vais vous dire à l'automne 2026, Jordan Bardella ou Marine Le Pen seront en campagne et parleront aux Français et nous, on parlera entre nous.
Rapha Lu non merci pour la primaire. Comment allez-vous essayer de le convaincre ce matin ? Bah tout simplement, je suis un démocrate et je vois que à ce stade personne ne s'impose ni à gauche ni à droite et que le risque que nous prenons toutes et tous, c'est de voir l'extrême droite arriver au pouvoir.
Quel meilleur moyen, quel meilleur tremplin que d'avoir l'onction du suffrage universel, d'avoir des millions de gens qui se déplacent et qui vous choisissent pour être l'incarnation de leur projet. de ce qu'il pense le plus souhaitable pour le pays. Enfin, il y a quand même Raphaël Gusman et Jean-Luc Mélenchon qui dépassent les 10 % dans les intentions de vote pour la présidentielle et vous ou d'autres personnes qui sont entre 2 et 5 %.
Donc il y a quand même des gens qui se qui se disent entre 5 et 7 mais peu importe je n'ai jamais dit que j'étais candidat. Donc en fait c'est pas la question. La question c'est est-ce qu'à un moment on pense que on doit chercher la victoire et chercher à rassembler avec qui veut-on gouverner ?
Moi, je ne sais pas comment on fait pour expliquer que on veut s'imposer. Enfin, il faut en finir avec cette forme jupitérienne du pouvoir. Il faut que on arrête et que ce soit Jean-Luc Mélenchon ou Raphaël Gluxman que chacun comprenne que on en a enf les Français en ont assez soupé des gens qui se prennent pour l'homme ou la femme providentielle.
Lux, il se prend pour Jupiter et pour l'homme providentiel. Non, je dis simplement que non, je dis que les Français n'en peuvent plus et que ils ne veulent pas des gens qui viennent et qui disent "C'est parce que c'est moi donc c'est pas parce que c'est moi, c'est parce que à un moment on est choisi." Et ce que je ne comprends pas, c'est quand Raphaël Gluxman explique très tranquillement que il ne vient pas parce que la primaire peut un jour une primaire avec Jean-Luc Mélenchon, mais Jean-Luc Mélenchon, il nous a déjà dit qu'il irait à l'élection présidentielle et que jusqu'ici Raphaël Glman avait dit "Je ne viens pas parce que je ne veux pas être amené éventuellement à soutenir Jean-Luc Mélenchon".
Il est une mauvaise fois pour vous Rapha Luxman. Mais sur ce planl il est parce que en réalité il sait très bien que Jean-Luc Mélenchon ne sera pas dans cette primaire. Cette primaire, elle elle mettra en concurrence des gens qui du Parti socialiste, des écologistes, j'espère des communistes, des ancien appelle Jean-Luc Mélenchon à participer.
Donc c'est il ne viendra pas, c'est un c'est il faut acter le fait à un moment que Jean-Luc Mélenchon est en campagne, qu'il va utiliser les élections municipales pour être en campagne dans toute la France et que de toute façon, il ne sera jamais le candidat de ce Front populaire 2027 que nous essayons de mettre en place. Et il a déjà commencé dimanche à Aubilier avec son galot d'C municipal. Pourquoi monsieur Fort ?
Pourquoi êtes-vous capable de tous vous réunir à Marseille pour la marche blanche contre le narcotrafic et incapable de vous unir pour votre camp la gauche et pour la France ? Pourquoi vous êtes incapable de vous unir ? Mais Paul la Rou, je viens de vous dire exactement le contraire.
Je viens de vous dire que moi j'y suis prêt. Je pense qu'à un moment vous pouvez pas être tout seul et vous voyez bien que vous Oui, mais enfin il faut bien qu'il y en a un qui commence. Donc je vous dis que je pense que nous avons un intérêt évident parce que euh qui pourra se regarder dans un miroir lorsqu'il se sera euh rendu coupable involontairement bien sûr, mais enfin quand même puisqu'on le sait, ce sera pas complètement involontaire.
On ne sera pas au second tour et on laissera Jordan Bardella l'emporter au 2è. Est-ce que quelqu'un pourra un jour ensuite se regarder dans un miroir en se disant c'était normal parce qu'il fallait que ce soit moi ou personne mais moi ou personne ça donne personne. Voilà, c'est ça le problème.
Olivier fort, vous évoquez les municipales. Contrairement aux dernières municipales, LFI cette fois compte investir des candidats dans plus de 500 communes, notamment dans vos villes. LFI qui prétend que vous ne pourrez pas gagner sans ce parti.
Est-ce que vous pourrez gagner l'emporter sans les insoumis ? Mais vous voyez bien que c'est tout le problème de la France insoumise, c'est qu'on se demande parfois quel est leur objectif. J'ai lu euh Sopia Shikirou dans le Parisien expliquer que son objectif c'est de battre un socialiste à Paris notamment.
Mais à Paris. Mais enfin euh le problème c'est que je vois que ils veulent battre un écologiste à Bordeaux euh enfin à Grenoble et cetera. Enfin, je sais tout ça relève quand même d'une forme de euh d'imposture.
En fait, moi je ne sais pas, je serais bah tout simplement parce que quand on est de gauche, en fait, on devrait se battre pour arriver à faire basculer des villes de droite à gauche, pas faire tomber des villes de gauche vers la droite parce que c'est en fait ce qui va se produire si leur seule intention est d'aller chercher en fait à battre socialistes, écologistes, communistes. Et donc la question que je leur pose, c'est de savoir quel est leur objectif dans la vie. c'est être les idiots utiles de la droite ou est-ce que ils sont prêts à être contraire les renforts de la gauche et donc à permettre à la gauche de continuer à gouverner parce que quand une ville est gouvernée à gauche et bien ça veut dire que vous avez parfois les transports gratuits, la cantine gratuite, vous avez la possibilité d'avoir du logement social qui est construit, d'avoir toute une série de politiques publiques qui favorisent notamment la classe populaire. 8h56 sur France Info, c'est l'heure, j'espère que vous l'attendez tous, de la question à retrouver sur nos réseaux sociaux.
Aujourd'hui la question qui ambitionne. Monsieur Fort, vous avez échoué à être nommé premier ministre. C'est pas votre faute, c'est le président qui ne vous a pas choisi.
Vous laissez dire aujourd'hui que vous songez à l'élection présidentielle. On vient de parler de la primaire. Quel est votre calendrier ?
Avez-vous une deadline ? À quel moment déciderez-vous si vous serez oui ou non candidat pour 2027 ? Je n'en sais strictement rien.
Ce que je sais c'est que le moment venu, il faudra se poser la question de celui ou celle qui est le plus en mesure de l'emporter. Je souhaite que ce soit mais c'est pas la langue de bois. C'est Mais si mais non euh en fait la réalité c'est que euh moi je suis de ceux qui pense que ils n'ont pas à se mettre systématiquement en avant considérer que c'est eux ou personne parce que tout ça ça conduit à cette ce bal des égos qui est insupportable qui rend en fait la vie politique totalement toxique.
Alors que moi j'aimerais au contraire que à un moment on se pose des questions simples. Qu'est-ce que je propose ? Pourquoi je me mets en avant ?
Et à un moment, comment est-ce que je fais pour que le choix le trice opère de manière démocratique ? C'est la raison pour laquelle je plaide pour une primaire. Est-ce que vous avez le temps de vous poser ces question Olivier Fort ?
Parce que vous en l'état donc vous êtes donné plutôt autour de 5 % dans les sondages. Quand vous voyez que un dernier sondage au doa par exemple donne Jordan Bardella élu président, quel que soit son adversaire au second tour, est-ce que vous vous dites pas que que vous n'avez pas compris, que vous posez pas les bonnes questions à gauche ? Qu'est-ce que vous attendez ?
C'est très très exactement ce que je viens de vous dire. C'est quand je vois ce sondage au doxa et je vois que en fait même Jean-Luc Mélenchon perdrait à 70 % contre enfin 76 % contre 24 74 contre 26 74 26 bon ben en fait enfin même il faut rejeter sur cette question là parce que ça veut dire que quelle est la légitimité qu'on est prêt à accorder à Jordan Bardela qui serait éventuellement élu président de la République ? Il faut se représenter ce que serait le tsunami de cette élection si elle se faisait dans des proportions telles qu'on pourrait donner le sentiment que il a en fait carte blanche pour faire tout ce qu'il souhaite.
Et donc c'est pour la raison pour laquelle nous devons opérer un barrage qui soit le plus efficace possible et faire en sorte que le moment venu nous choisissions celui ou celle qui est en mesure de battre Jordan Bardella au second tour. Ça n'est pas rien mais il faut se poser cette question pour le premier et pour le second tour. Merci beaucoup Olivier Fort d'avoir répondu aux questions de France info.
Mercietrouve demain. Merci à tous les deux. Vous restez avec nous sur France info.
Je vous retrouve dans les informés dans un instant.
Olivier Faure