Retailleau : "Marre des écolos-bobos qui veulent que les pauvres financent la transition écologique"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Le prix des carburants est-il trop élevé et le gouvernement en fait-il assez ?
- 0:47OuverteRéponse directe
Quelles sont vos propositions pour réduire le coût des carburants ?
- 1:26RelanceRéponse directe
Pourquoi critiquer les certificats d'économie d'énergie ?
- 2:11FerméeRéponse partielle
Combien coûtent vos deux mesures sur les carburants ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Pourquoi les écolos-bobos veulent-ils que les pauvres financent la transition écologique ?
- 3:33RelanceRéponse directe
La solution n'est-elle pas d'aider les gens à se passer de voiture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:26Fait
« EDF il y a quelques semaines dont on a appris que grâce à cette taxe cachée, il subventionnait des voitures électriques chinoises BYD. »
- 2:11Fait
« Les certificats d'économie d'énergie ça n'est pas une ressource budgétaire et d'ailleurs ça n'est même pas voté. »
- 3:33Chiffre
« Un/3 des Français n'ont pas eu des soins qu'ils auraient dû avoir ou sauté des repas parce que il manque de pouvoir d'achat. »
- 4:17Fait
« La dette désormais n'est plus soutenable. Il y a un effet de boule de neige quand les taux atteignent quasiment 4,5 %. »
- 4:57Fait
« La solution de monsieur Mélenchon, bloquer les prix, c'est la pénurie. La solution de madame Le Pen, c'est 15 milliards, c'est plus de déficit et ce sera la crise. »
- 7:08Chiffre
« La première dépense un/4 de la dépense publique, ce sont les retraites. »
- 8:32Fait
« Le niveau de vie des Français, il est inférieur à la moyenne du niveau de vie des Européens. »
- 9:15Fait
« La croissance cette année trois fois moindre que la moyenne en Europe. Le chômage, nous sommes le seul pays où le chômage augmente autant. »
- 10:36Fait
« Il faut simplement aussi il demandent de la considération. Ils veulent être soutenus, ils veulent une chaîne pénale qui soit ferme. »
- 16:44Fait
« Le principe de la République, c'est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Agath. Bonjour. Et bonjour Bruno Rota. Bonjour Simon Lebaron. Bonjour Agath. Bonjour Bruno Rota. Commençons par le grand sujet de préoccupation de beaucoup de français en ce moment. C'est le prix des carburants. On voit que le prix du litre de Samplom 95 a dépassé son record de juin 2022. Euh le litre de gasoile est à 3 centimes de son pic historique, mais le gouvernement s'en tient pour l'instant aux aides ciblées pour les gros rouleurs et les agriculteurs, les pêcheurs notamment et le BTP. Et est-ce que vous dites vous aussi euh on ne peut pas se permettre de faire plus ? On peut pas se permettre de faire n'importe quoi, mais là où les prix euh des carburants sont arrivés, c'est énorme. Et ça frappe d'abord euh et c'est très injuste la
classe moyenne, les gens qui travaillent qui ont besoin chaque matin de leur voiture pour se déplacer donc de faire le plein, ça fera ça fera la France périphérique, celle que je connais bien, j'en viens où on n pas d'autres moyens que d'avoir la voiture pour aller travailler. On n pas de transport en commun par exemple. Je pense que c'est ça n'est pas suffisant. Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ? Je j'ai mis sur la table deux propositions. La première, c'est la suppression des certificats d'économie d'énergie. Alors, c'est plusieurs milliards. C'est euh à peu près par plein, ça fait à peu près 8,50 €. Et une autre proposition, c'est de ressort par plein. Vous dites c'est ce que payent les fournisseurs d'énergie et ce qui sert à financer la transition énergétique. C'est
mais dans dans la plus totale opacité, c'est ce que la Cour des comptes a dit par trois reprises depuis 12 ans. Un exemple EDF il y a quelques semaines dont on a appris que grâce à cette taxe cachée, il subventionnait des voitures électriques chinoises BYD. Alors, on va imposer les automobilistes pour faire ce genre de choses. Non, ça n'est pas un mécanisme qui est suffisamment transparent. Donc première proposition, je supprime les certificats d'économie d'énergie 8,50 € par plein. Et ensuite ce que je fais c'est que je dégelle le barême fiscal qui permet à ceux qui travaillent de déduire de leurs impôts un montant qui est un montant kilométrique qui est gelé depuis à peu
près 3 ans. C'est l'équivalent ce dégelle, c'est l'équivalent à peu près de restituer deux pleins par an. Voilà. Et ça fait combien en moins ? Quel manque à gagner dans les caisses de l'État ? Ça ne fait pas c'est ça n'est pas un manque à gagner parce que les certificats d'économie d'énergie ça n'est pas une ressource budgétaire et d'ailleurs ça n'est même pas voté. que je conteste aussi dans ce mécanisme là, on peut trouver des crédits d'impôts par exemple pour isoler, bref mais là c'est totalement opaque le parlement à financer la transition écologique. Non mais franchement très franchement on ne peut pas financer sur le dos des travailleurs la transition écologique quand le gasol quand les sens sont à un
tel niveau. Ça ça n'est pas possible. J'en ai marre, voyez, des écolobos qui veulent que les pauvres, les modestes, les travailleurs financent la transition écologique. La solution de court terme là Bruno Rotaillot parce que est-ce que la solution terme c'est pas au lieu de subventionner le carburant et de prendre là l'argent qui sert à financer la transition écologique, est-ce que c'est pas plutôt de d'aider les gens à se passer de leur voiture ? La solution de courte bien sûr. D'ailleurs, il y a une explosion. Vous savez que euh je crois que le mois dernier, il y a à peu près sur les ventes de nouvelles voitures un/3 pratiquement pratiquement un/3 autour de 30 % qui sont des voitures électriques. Les Français sont pas fous mais ça coûte cher. Ça coûte trop cher notamment pour
ceux qui ont des revenus modestes. Non, ce qui est structurel est ce que je propose parce que le problème c'est pas seulement les carburants. Le problème c'est que les carburants, ce problème-là vient sur des Français qui s'appauvrissent. On est la France est en voie de tiermondisation de chiffres. On est le 16 septembre, demain c'est le 17. Et bien, il y a un tiers des Français chaque 17 du mois qui se retrouve dans le rouge pour leur compte. Un/3 des Français n'ont pas eu des soins qu'ils auraient dû avoir ou sauté des repas parce que il manque de pouvoir d'achat. Mais moi ce que je propose justement, c'est que le travail enfin paye. Mais justement, tout ça est dû notamment à une situation budgétaire qui est
catastrophique. Vous ne dites pas euh vous avez pas répondu à la question tout à l'heure combien coûtent les deux mesures là que vous avez proposé euh sur les prix des carburants ? J'ai dit justement que alors je redis il y a le barême fiscal aussi, c'est des rentrées fiscal le le barême fiscal pardon le bar fiscal quand il y a un bar fiscal il doit être dégelé. Ça c'est la règle. Chaque année, d'ailleurs en loi de finance, l'impôt sur le revenu, vous faites bouger le barê à proportion de l'inflation. Et ça c'est absolument naturel. Et je vous ai redit que la proposition que je faisais sur les certificats d'économie d'énergie, ça n'était pas une ressource budgétisée. C'est absolument neutre vis-à-vis du déficit de l'État. C'est plus rentable que de baisser les taxes ou que de
plafonner les prix comme le propose d'un côtéement national et de l'autre les insoumis. Non mais la solution de monsieur Mélenchon, bloquer les prix, c'est la pénurie. La solution de madame Le Pen, c'est 15 milliards, c'est plus de déficit et ce sera la crise. On est au bord de la crise, on est quasiment entré dans la crise. La dette désormais n'est plus soutenable. Il y a un effet de boule de neige quand les taux atteignent quasiment 4,5 %. Dans 2 ans, la totalité de ce que rapporte l'impôt sur le revenu, on a parlé il y a quelques instants, sera dévoré seulement par le paiement, non pas de la dette, des intérêts de la dette. Ce que moi je propose, c'est que l'électricité soit moins chère et c'est possible en s'appuyant sur le nucléaire. Je propose
moi de restituer l'équivalent de 2 mois d'une facturation si on est raisonnable. Je propose que sur le logement, vous savez que ce qui pèse le plus sur le pouvoir d'achat des Français, c'est le logement. Mais la crise du logement, on l'a fabriqué. C'est la faute notamment d'Emmanuel Macron. Il y a jamais eu autant d'Emmanuel Macron la crise. Bien sûr, bien sûr. Absolument. Quand il est arrivé de 200 4200 logements mis en chantier par an, aujourd'hui 270000 parce qu'il a multiplié les normes que ce soit le ZAN, l'encadrement des loyers, il a découragé l'investissement. Vous vous rejoignez le le programme et les mesures annoncées par Marine Le Pen il y a de jours sur le logement. On met à bas toutes les normes. Pardon ? C'est elle qui m'a rejoint.
C'est elle qui m'a rejoint. Toutes les normes et priorité nationale pour les logement. Moi, c'est priorité au travailleurs. Je veux que le logement social aille en priorité au travailleurs, à ceux qui travaillent et à leur famille. Simplement les propositions sur le logement où je veux effectivement une déréglementation sur le ZAN, sur le DPE, SRU et cetera. Je les ai fait il y a quasiment 5 mois et euh chacun peut vous voir sur le site internet a pompé. C'est pas mal d'ailleurs d'être pompé. Ça veut dire que de temps en temps on a raison. Non, vous peignez un tableau très sombre dans ce contexte et le gouvernement cherche 30 milliards d'économies pour boucler le budget 2027. Il rencontre les groupes politiques
cette semaine. Vous dites "La situation est grave." Quelle sera l'attitude des républicains ? Est-ce que vous serez responsables ? Nous serons responsables et nous demanderons que euh nous puissions remettre dans le texte euh la réforme des retraites. Ce sont des milliards et des milliards. Vous donc revenir sur la suspension qui avait été accordée au socialistes. Vous savez que vous l'obtiendrez pas là. Très rapide. Oui, mais vous me demandez d'être responsable. Je demande au gouvernement de l'être. La première dépense un/4 de la dépense publique, ce sont les retraites. Qu'est-ce qu'on fait ? On fait comme le gouvernement. On veut taper les retraités tout en s'exonérant de la moindre responsabilité. Quand je suis né, il y avait quatre cotisants aujourd'hui pour un retraité.
Aujourd'hui, il a 1,6 cotisans pour un retraité. On va à la faillite et demain, on se prépare à un effondrement du système par répartition. Et donc s'ils remettent pas la réforme des des retraites, il se passe de questions. Si mais il est hors de question de voter justement un appauvrissement des retraités quand le gouvernement n'est pas euh à l'heure et au rendez-vous de sa propre responsabilité. Donc vous mettez sur la table une condition que vous n'obtiendrez pas pour votre Pourquoi ? Mais attendez, on est au bord d'une crise et je pense même d'ailleurs que la crise a commencé quand on regarde l'attitude des marchés financiers, c'est-à-dire ceux qui nous prêtent l'argent pas pour payer la dette. Simplement aujourd'hui, on empreinte pour rembourser des emprunts. C'est de
la cavalerie. Voilà, explosion notamment des taux d'intérêt et un affaiblissement, un appauvrissement des Français. Aujourd'hui, le niveau de vie des Français, il est inférieur à la moyenne du niveau de vie des Européens. C'est ça qui se passe. La croissance cette année trois fois moindre que la moyenne en Europe. Le chômage, nous sommes le seul pays où le chômage augmente autant. Est-ce que vous dites comme Marine Le Pen que vous préférez un budget imparfait à une loi spéciale ? Elle laisse entendre donc qu'elle pourrait ne pas censurer cette fois le gouvernement. Je fais la proposition que j'ai déjà fait il y a plusieurs mois au gouvernement. Ce sont les ordonnances. Ce sont les ordonnances parce que il faut que le gouvernement mette sur la table un budget raisonnable, un budget
responsable et puis au bout de 70 jours, si le Parlement conformément à la Constitution ne l'a pas examiné, le gouvernement peut prendre ce budget par ordonnance. S'il y a une motion de censure, le gouvernement tombe peut-être, mais au moins on a un budget responsable. Plusieurs catégories de Français se mobilisent déjà. Il y a des appels à manifester pour le mois d'octobre pour protester contre cette situation que vous dénoncez et contre la vie chère parmi les catégories les professions qui se mobilisent les policiers. Vous étiez hier dans la manifestation au côté du syndicat Alliance. Il réclame notamment des augmentations. Est-ce qu'il faut les augmenter ? Vraiment, je les connais bien les policiers. Pendant plus d'un an, j'étais à leur tête et l'une des plus grandes
fierté de ma vie aura été de commander les hommes et les femmes de Beauaveau qui ont le sens de l'État, qui ont l'amour de la France chevillée au corps et vous ne les avez pas augmenté. Est-ce qu'il faut le faire maintenant ? Si. Non, attendez, attendez. J'ai été un des ministres d'ailleurs dans une situation budgétaire très difficile qui a respecté la lopie, la loi de programmation, ça n'était pas rien. Et j'étais celui d'ailleurs qui a mis sur la table le problème de l'investigation. On en a parlé depuis l'affaire Liana parce que il y avait une crise et pas suffisamment de moyens. C'est moi qui ai fait le plan justement pour pouvoir notamment pour ceux qui travaillent sur l'investigation, ça vous tombe en général une affaire vous savez criminelle ou autre, ça vous tombe le
weekend. Vous restez des nuits pratiquement s'ans dormir le weekend et notamment pour revaloriser la prime d'investigation. Il faut simplement aussi il demandent de la considération. Ils veulent être soutenus, ils veulent une chaîne pénale qui soit ferme, ils ne veulent pas augmentation salaire, oui ou non ? Attendez, [raclement de gorge] il Non mais ponctuellement sur des primes, bien sûr, il faut les encourager. Simplement ce que ce qu'ils veulent avant tout, c'est de la considération et une réponse pénale qui soit à la hauteur. Il y a rien qui ne supporte moins que lorsqu'ils prennent dans la rue après des enquêtes parfois des délinquents et que la justice les relâche au bout de quelques jours et qu'il le retrouve. Donc c'est de la des juges. On en parlera tout à l'heure de réponse pén.
C'est pas la photo magistrat, c'est que on a construit franchement un un droit qui est un droit laxiste. Réponse jug un instant. Bruno Rota mais mais d'un mot on parlait des prix du carburant, la colère des policiers, les appels à manifester qui se multiplient sur les réseaux sociaux. Est-ce que vous redoutez un automne social ou est-ce que vous le souhaitez ? En tout cas, il y a une immense angoisse. Je ne sais pas si cette angoisse-là avant quelques mois avant la présidentielle parce que un vote euh et une présidentielle, c'est aussi euh une forme d'exutoire. On on sait queon va pouvoir euh prendre la parole, essayer de renverser la table et moi si je me présente justement, c'est pour renverser la table, c'est pour accomplir une rupture parce qu'on a un système qui est à bout de souffle.
Est-ce que vous soutenez potentiellement un retour des gilets jaunes ? Non. Fabien Roussel, appelle lui à descendre sur les ronds-points. Olivier Fort dit "Je serai à leur côté s'il se soulève." Écoutez, être à côté des hommes et des femmes justement de la classe moyenne, des travailleurs, moi je suis pas à côté des profiteurs, je suis au côté des travailleurs et mon projet, tout mon projet ce sera de faire en sorte de donner plus à ceux qui méritent et moins à ceux qui profitent. On a développé une assistance aujourd'hui et un assistana qui est en train de tuer notre système social. Voilà. Est-ce que vous soutenez ce mouvement ? Mais d'abord, il n'est pas arrivé et je pense que le rôle d'un homme ou d'une femme politique, c'est d'abord de faire des propositions. Voilà. C'est d'essayer
de don accompagner, je vais soutenir ou sortez dans la mais ça c'est de la démagogie. On peut parfaitement aller sur les ronds-points et et j'ai toujours laissé ma porte ouverte notamment au gilets jaunes que je respectais profondément lorsque ils n'ont pas été totalement infiltrés par l'extrême gauche française avec des violences que j'ai toujours condamné. Mais euh l'écoute, oui, mais quand on est en situation de responsabilité, on prend ses responsabilités, on met sur la table une rupture, on renverse la table justement. Et pas de soutien à l'appel à manifester, on l'a bien compris. Juste une question avant le fil info sur les les policiers euh dont on parle beaucoup en mal en ce moment, notamment ceux de Carcasson après ses vidéos, la première dans laquelle on entend un policier
municipal proférer une litanie d'un jure raciste, complotiste, misogyne et cetera. La seconde dans laquelle on voit un policier national jeter très violemment à terre un SDF. À partir de quel moment Bruno Rotaillot ça devient systémique ? Non mais ça n'est absolument pas systémique. Moi ce que je veux dénoncer d'ailleurs ce que je dis aux policiers, aux gendarmes, c'est que j'inscrirai dans la constitution un droit à la sécurité pour la pour que la jurisprudence puisse peser et mettre le curseur un droit à la sécurité pour faire en sorte que on prenne en compte il y a les libertés publiques et il y a la sécurité. Et ce que j'observe moi, c'est que trop souvent euh les juristes prenent les décisions des tribunaux euh veulent d'abord préserver la liberté
publique, c'est très bien, mais il faut aussi préserver la sécurité collective. Et je dénonce je dénonce toutes les violences de policiers, de gendarmes et à chaque fois, croyez-moi, j'étais au ministère de l'intérieur, vous avez des milliers de gendarmes de policiers qui sont blessés tous les ans et vous n'avez que quelques dérives, quelques dérives individuelles qui à chaque fois sont sanctionnés. Pardon, ne mettez pas les propos terriblement sexistes et racistes de ce chef de la police donc qui est de Carcasson. En l'occurrence, ça fait des mois par encarté dans un parti politique. Voilà. Non mais c'est pas moi que c'est pas nous qui et bien sûr les élus devront rendre compte pas toujours les élus devront rendre compte mais je dis non moi je suis pas le parti des
insoumis qui est un parti à la fois antiflic et anti-républicain cœur de votre programme pour 2027 ce que vous appelez un big bang constitutionnel vous proposez notamment de redonner la parole au français pour dites-vous qu'il puisse censurer la censure du Conseil constitutionnel demandé à l'ancien premier ministre Édouard Philippe ce qu'il en pensait il était à votre place je ne crois pas que on gagne quoi que ce soit à instyler un rapport de défiance avec les juges. Il y a un conseil constitutionnel. Ne dénigrons pas un système qui a pour objectif de vérifier que le parlement écrit bien la loi. Ce que je veux c'est conserver ce qui fait la force de la constitution de la 5e. On a bien entendu conserver la force de la constitution de
la 5e. Ditouard Philippe que lui répondez-vous ? Est-ce que c'est de la soupe centriste ça aussi pour vous pour reprendre votre expé Ça y ressemble pas mal. Ça y ressemble pas mal. Que dit Édouard Philippe en réalité ? Il dit que il faut que le Conseil constitutionnel fasse son travail. Oui, mais je suis d'accord qui regarde notamment sur chaque loi si elle est conforme à la Constitution. Mais je veux que le Conseil constitutionnel ne fasse pas dire à la Constitution ce qu'elle n'a jamais dit. Oui. Mais parce que le pouvoir constituant n'appartient pas au Conseil constitutionnel, il appartient au peuple de France. Et ce qui est intéressant d'ailleurs et c'est là toute la différence que j'ai avec euh les candidats notamment macronistes et notamment Édouard Philippe. Que
propose-t-il ? Il dit s'il y a des jurisprudences, des décisions du Conseil constitutionnel qui posent problème, il l'a dit si devant vous. Alors on fait une sorte de comité avec des juristes. Ça c'est typique, voyez, comme réaction de la haute administration. Il y a un problème démocratique. Exactement. Il y a un problème démocratique, vous lui apportez une solution technocratique. Alors, vous dites qu'il est techno au français tout simplement. Mais vous quand vous dites que vous voulez redonner la parole au français, quand vous critiquez le gouvernement des juges, en fait vous jouez euh le peuple contre les juges. Est-ce que c'est pas du populisme ça ? Est-ce que vous assumez un discours populiste ? Vous savez la l'article 2 de la Constitution, le principe de la
République, c'est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. Ce que je conteste aujourd'hui, ça n'est pas l'état de droit. en rendant la parole justement si vous l'avez contesté, vous avez dit qu'il n'était ni intangible ni sacré. Oui, parce que certains ont pris en otage l'at de droit, non pas pour lui donner un cadre juridique, une définition d'un cadre juridique, mais un contenu progressiste, un contenu idéologique. Et je conteste des décisions, par exemple, dernière décision mois de mai dernier du Conseil constitutionnel qui dit voilà parce que dans la loi narcotrafic, on avait dit et bien il faut que lorsque un narcotrafiquant est condamné, on puisse en même temps automatiquement saisir ses biens. C'est normal, on les tape au portefeuille. Il dit "Ah mais non parce
que cette automaticité contrevient à au principe de personnalisation des peines. Les juges les juges interprètent et appliquent les textes. C'est leur travail." Non non non et non. Les juges sont les agents de la démocratie car ils sont les garant de la règle. C'est ce que dit l'historien Pierre Rosanvallon. Ils sont les les garant de la règle commune pour Rosanallon dans le monde, l'article que vous citez très précisément, [grognement] il confond le législateur et interprète le juge. Il dit "Les juges, les magistrats [raclement de gorge] incarnent autant le principe euh de souveraineté populaire que euh les représentants du peuple." Non, ils confond tout. Et voyez, l'état de droit, c'est la séparation des pouvoirs. Je pense que il y a les représentants du peuple, les députés,
les sénateurs, ils font la loi et ensuite il y a ce que Montesc appel et les bouches de la loi les interprètent. Mais aujourd'hui, le gouvernement des juges, c'est la confusion des pouvoirs. C'est certains magistrats qui font dire au texte ce qu'ils n'ont jamais dit et qui donc prennent en quelque sorte le rôle de législateur. Ça ça n'est pas possible. Vous dites pas si vous assumez le terme populiste juste. Non mais je veux rendre la parole au peuple. Le le populisme ne gêne pas du tout. C'est la démagogie qui me gêne. C'est quand on fait de la démagogie qu'on caresse toujours le peuple dans le sens du poil. Je suis capable de dire que dans les difficultés que nous allons connaître, chacun devra faire aussi des efforts. Ça c'est pas du populisme au sens de la démagogie.
Vous venez de dire Bruno Rotaillot que Édouard Philippe faisait plus ou moins de la soupe centriste, hein. C'est c'est Gathlambre. Oui, je reprends je reprends l'expression [rires] des rotistes, mais j'ai pas j'ai pas trouvé que l'expression était totalement dépourvue de bon sens. Voilà, le rassemblement de la droite et du centre. Bon, ça va être compliqué, non ? Mais comprenez-moi bien, je pense d'ailleurs que cette élection présidentielle ne se gagnera pas au centre. Je pense surtout que le système est tellement épuisé que tous ceux qui représentent quelque chose et qui ont eu partie lié avec Emmanuel Macron qui sont responsables du bilan comme vous par exemple. Non parce que j'étais un ministre de cohabitation. Oui. Oui. Je me suis opposé régulièrement, Simon
Lebaron, vous le savez parfaitement, au président de la République sur la question algérienne, sur la question migratoire, sur euh beaucoup d'autres sujets. Est-ce que vous regrettez d'avoir accepté euh cette mission euh avoir été ministre d'Emmanuel Macron ? Est-ce que c'est une étiquette qui vous colle à la peau aujourd'hui ? Non, non, non, non, non. J'ai j'ai pris, j'ai Non, non. quand on aime son pays. Moi, j'ai je suis rentré au gouvernement de Michel Barnier, pas au gouvernement d'Emmanuel Macron, de Michel Barnier parce que je voulais empêcher la gauche mélanchonisée de prendre le pouvoir en France. Et quand on est de droite, on fait barrage à la GR. Moi, je n'ai jamais comme Gabriel Attal appelé à voter LFI aux législatives. Pour moi, le réflexe, c'est que on doit faire barrage
à la G au législative en 2024. Bruno Rota. Vous avez sèchement refusé la main tendue d'Edouard Philippe qui proposait de réunir les différents candidats de la droite et du centre début novembre pour discuter rassemblement. Mais dans les sondages face à Édouard Philippe, vous plafonnez en général autour de 7 %, vous êtes entre 6 et 9 %. Est-ce que vous êtes dans le déni dans un sondage ? Voyez, je suis même passé devant Gabriel à table. Est-ce que vous êtes dans le déni Bruno Rota ? Parce que le déni vous espériez faire 10 % à la fin de l'été. C'est pas le cas. Vous tous là les les les journalistes, vous nous expliquez aujourd'hui preuve à l'appui que seraient les sondages que ça sera immuable. Mais vous oubliez toute l'histoire. Mais pour l'instant ça bouge pas.
Si moi je vous écoutais, Chiraak n'aurait jamais été élu et Macron n'aurait jamais été élu et cetera et cetera. Donc vous vous trompez comme les sondages à chaque fois. Vous vous pensez vous pouvez déjouer tous les prs et que Édouard Philippe quand même une base plus solide que vous. Il est devant vous dans tous les sondages et encore plus si Gabriel n'est pas là. Vous réinviterez dans quelques mois. et vous regretterez vos propos. J'en suis persuadé parce que on est à l'heure de la grande rupture. Les propos que vous avez vous-même d'ailleurs souligné, naturellement, vous avez tout à l'heure un exemple qui est frappant avec Édouard Philippe. Il refuse de renverser la table. Moi, je dis l'impuissance de l'État aujourd'hui, le fait que l'État soit totalement ligoté, ça vient de cet
état de chose. C'est-à-dire que on passe des lois et malheureusement ces lois sont censurées. La justice des mineurs censuré et cetera. tant de loi, l'immigration censuré et bien lui devant ce fait-là il ne fait rien si ce n'est de créer un comité. Moi, je veux renverser la table. Je veux une rupture franche et très très nette et je serai une offre entre le bloc central euh qui en réalité porte malheureusement les reliques de ce quinquen ce double quinquena désastreux du de monsieur Macron et les démagogues que ce soit monsieur Mélenchon, madame le si on vous parle des sondages, c'est parce que vous ne voulez pas à la droite et au centre vous départager par une primaire. Donc il faut bien prendre une donnée et actuellement selon les requêtes d'opinion, il y a aucun
scénario dans lequel vous vous ralliez à Édouard Philippe. Mais vous croyez sincèrement que les gens qui me soutiennent et qui voteront pour moi voteraient ou soutiendraient monsieur Édouard Philippe ? Il y a aujourd'hui il y a aujourd'hui une différence qui n'est pas seulement de decret mais de nature dans l'approche des choses. Moi le constat êes enregistré Bruno Rotaillot vous nous dites il y a aucun scénario où je rejoins Édouard Philippe. Est-ce que vous pouvez le dire solennellement aujourd'hui ? Je ne sais pas quelle langue quand je dis que j'irai au bout je ne sais pas quel mot vous ne comprenez pas G vous aviez dit que vous n'entreriez jamais dans un gouvernement d'Emmanuel Macron finalement vous êtes venu rentré je suis rentré je suis rentré
certains se disent que vous vous ralirez de toute façon et qu'aujourd'hui vous dites que non mais que vous entré dans un gouvernement de Michel Barnier et j'étais le ministre de l'intérieur le plus libre et sans doute le plus en désaccord avec le président de la République. Quand j'ai vu que j'arrivais au bout du bout, j'ai quitté le ministère de l'intérieur. Donc vous dites jamais Édouard Philippe aujourd'hui, vous le dites jamais. Vous vous ne vous rendez pas compte ce que veulent les Français. Ils veulent pas la continuité des avec les héritiers d'Emmanuel Macron. Ils veulent pas poursuivre cette aventure là. Ils ont payé pour savoir, ils veulent autre chose. Et je suis justement cette alternance. Je serai le changement. Merci beaucoup Bruno Rotaillot, candidat
LR donc à l'élection présidentielle. Yeah.
Bruno Retailleau