Budget 2027 : mission impossible pour le gouvernement Lecornu ? "On/Off", épisode 4
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« il y a pas grand monde qui comprend quoi que ce soit. On parle de P1, de P2, de première lecture, on parle de ensuite il y a le Sénat qui prend la main »
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« il y a pas un chemin où ce budget a un vote conforme à la fin avec tout le monde qui dit on est d'accord on le vote comme c'est classique quand il y a des majorités »
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« la partie dépense qui arrive à un moment ou un autre. Et puis il y a l'autre texte qui est évoqué Barnier qui est celui qui avait fait chuter Michel Barnier qui en fait était le sécurité sociale. »
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« les marchés regardent avec intérêt le fait que il n'ait pas augmenté les impôts et que leur lecture c'est de dire que puisqu'ils n'ont pas augmenté les impôts, les suivants pourront le faire »
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C'est reparti, on se quitte plus. Salut les amis. Salut. Salut Maxence. Deuxième fois de la semaine mais quand même ça vaut le coup. On va par mission impossible. On va parler budget. Alors nous y voilà. C'est parti. Ça a démarré mardi les débats dans l'hémicycle. Bon les débats, on peut les regarder à la télé. Qu'est-ce qui se passe derrière en coulisse ? Ça donne quoi ? Déjà il y a il y a pas grand-chose en députés. Il y a quasiment plus personne dans l'hémicycles. J'ai l'impression que les députés ne suivent même pas cette affaire. C'est un peu à l'image de de la période et tout le monde se planque un petit peu. Ce qui est compliqué, il faut peut-être le raconter à ceux qui nous écoutent et ceux qui nous regardent, c'est que c'est c'est que le c'est
difficile à traiter le le budget parce que il faut dire les choses, il y a pas grand monde qui comprend quoi que ce soit. On parle de P1, de P2, de première lecture, on parle de ensuite il y a le Sénat qui prend la main et donc et donc il y a des il y a des gros politiques qui vont qui vont dire "On a fait voter ça". D'autres qui vont dire "On a sauvé telle dépense". D'autres qui vont dire "On a euh sauvé telle hausse d'impôt". Puis en fait à la fin tout ça n'existera pas. Donc c'est quand même une espèce de gloubulga généralisé et je suis pas sûr que ce soit très très lisible pour pour le pour les citoyens en réalité. Et ce qui se passe dans c'est que les uns et les autres ont des stratégies et les uns et les autres font ce qu' peuvent pour essayer de sauver un peu la période. On
rappelle qu'on est à 6 8 mois d'une élection présidentielle et qu'en fait à la fois personne n'a envie de d'aller dans le sens du gouvernement et tout le monde a intérêt à ce que il y ait un budget à la fin du mois de décembre. Tu as raison de dire, il y a une telle technique parlementaire. On a vu que mardi ça avait commencé par une motion de rejet du Parti socialiste. Alors motion de rejet c'est quoi ? un texte pour dire on veut rejeter d'emblé le budget. J'ai appris cette semaine au cours d'un déjeuner avec avec l'un des cadres de l'Assemblée nationale que il pouvait y avoir des articles de suppression qui permettaient de faire à peu près la même chose. Euh juste pour toi Neila, nous on essaie de de garder de la voix pour pour traiter cette traiter cette information.
C'était purement gratuit. [rires] C'est une c'est une c'est un podcast sponsorisé. Je cache quand même le truc mais par un médicament contre les mots de gorge parce qu'effectivement comme vous l'entendez [rires] ma voix n'a pas survécu à la rentrée politique. Ça va ça va. Oui. Non. En fait ce qu'il faut quand même raconter c'est qu'il y a beaucoup de choses qui se passent en dehors de l'hémicycle et par exemple euh moi ce que je sais c'est que le weekend par exemple ces dernières semaines Sébastien Lecnu a passé beaucoup de temps à traiter comme on dit c'est-à-dire à passer des coups de fil aux uns et aux autres. Et en fait ce qu'il laisse entendre c'est que s'il a pas encore été censuré bah c'est que il passe beaucoup de temps à traiter les oppositions, les
groupes politiques au parlement, les corps intermédiaires, les syndicats. Ça fait évidemment beaucoup de boulot. C'est ça veut pas dire que ça fonctionne, ça veut pas dire qu'il y arrive, mais ça veut dire que par rapport à ses prédécesseurs, on pense à Michel Barnier et François Baou, pour l'instant, il s'en sort un tout petit peu mieux. Il a aussi fait plus de concession que les autres. Et ça ça montre aussi que ce que ça crée cette forme de de dialogue permanent avec entre le premier ministre et et ses oppositions au sens large, c'est que pour l'instant si on regarde bien, il y a pas oui, les uns et les autres se positionnent. Oui, les uns et les autres disent que ça ne va pas, que ce budget ne va pas, que il y a rien qui va mais c'est pas encore des choses qui sont ça
tape pas trop en dessous de la ceinture, tirons-nous. Et donc c'est la pression ne monte pas encore trop. On est au début du process et effectivement, il faut le rappeler, hein. Ça va, ça peut durer 70 jours, c'est sans ça même durer 70 jours maximum. Et et c'est pour ça que c'est une forme de marathon comme tu disais euh comme tu disais Maxens. Ouais. Ouais. Oui. Après moi les deux trucs que j'ai eu en off cette semaine, c'est euh ce que j'avais pas encore trop identifié, c'estàd qu'il y a vraiment deux deux équipes. L'équipe plutôt Sébastien Lecnu, Matignon qui veulent faire du rait jusqu'au bout, jusqu'au 70 jours et essayer de se sauver avec finalement des ordonnances, c'est-à-dire quasiment le texte qui est là plus quelques amendements qui pourraient
passer par une lettre rectificative. Là, on est dans la technicité pure. Euh et donc eux tiennent à ce que le truc là, sans doute que le premier vote, bon, il y aura évidemment pas de majorité parce que le truc est invotable en fait, vu que chacun part et et fait voter son propre texte, à la fin plus personne ne veut manger cette copie. Et l'autre équipe, la deuxième équipe qui est plutôt autour d'Emmanuel Macron à l'Élysée qui considère qu'il faudrait des 493 assez vite pour tourner la page de cette histoire, prendre le risque en se disant de toute façon le RN ne jouera pas la censure et donc le gouvernement sera sauvé. Mais en gros, allez, on tourne la page. Ce que j'avais pas vu, c'est le enfin ce qui ressort, j'ai l'impression des off,
c'est le 31 décembre qui apparaît. C'est-à-dire il faut que lors des derniers vœux présidentiels, le budget soit derrière, soit voté, que ça corresponde à la copie qui a été posée là et que Emmanuel Macron puisse dire maintenant le budget est voté, notre armée est dotée et cetera et on passe à autre chose et on on le pire a été évité quoi. Et il y a cette il y a cette il y a ces deux équipes. Je sais pas si vous avez aussi ces retours mais bon voilà, on entend on entend beaucoup ça. Tuas tu as raison Maxence au fond tout le monde est à peu près d'accord et quand je dis tout le monde he c'est Élysée Matignon opposition de gauche opposition de droite. Tout le monde est globalement d'accord sur un point c'est que il y a
pas un chemin où ce budget a un vote conforme à la fin avec tout le monde qui dit on est d'accord on le vote comme c'est classique quand il y a des majorités et cetera. La seule question, c'est à quel moment euh l'exécutif force la main et de quelle façon ? Et donc tu as raison d'évoquer Jean-Ri et les 70 jours. Les 70 jours, c'est en gros le gouvernement qui force la main à travers des ordonnances et les 493, c'est le gouvernement qui peut forcer la main à n'importe quel moment avec le risque d'être censuré. D'ailleurs, je lance un appel à ceux qui nous regardent et qui nous écoutent. Moi ça m'intéresse de savoir en commentaire si vous pouvez nous dire vous est-ce que vous avez un pronostic, est-ce que y compris vous avez des questions sur le sur le budget he enfin n'hésitez pas
vraiment à nous Oui. à nous interpeller là-dessus. Comme c'est très technique, je dis pas que j'aurai toutes les réponses, même si j'ai assisté Ouais Max, moi j'ai quand même assisté cette semaine à quelqu'un qui te disait que tu étais sans doute l'un des journalistes qui comprenait mieux la technique parlementaire. Si si je craque moi aussi les offs, tu vois. Donc de ce point de vue-là, n'hésitez pas à adresser vos questions spécifiquement à Maxens. Euh voilà oui voilà. Non mais c'est vrai qu'on on va lire vos commentaires. Pour l'instant, on l'a peu fait mais on va on va on va lire davantage vos commentaires. N'hésitez pas à nous écrire. J'ajoute pardon sur le budget qu'il y a quand même aussi deux parties. C'est-à-dire que en gros il y a le budget de l'État.
Ce qui est examiné en ce moment c'est la partie recette. Ouais. Euh là aussi petit euh MMO, on commence toujours par la partie recette dans le budget parce qu'on se dit sait-on jamais si ça doit mal tourner, si les débats débordent et cetera, au moins l'État aura assuré la perception des impôts et le fait d'avoir quand même les moyens de pouvoir euh de pouvoir faire travailler la la machine dans les premiers temps. Au moins la partie recette, si ça tourne mal, elle aura elle aura été à minima examinée. Euh après, en règle générale, il la partie dépense qui arrive à un moment ou un autre. Et puis il y a l'autre texte qui est évoqué Barnier qui est celui qui avait fait chuter Michel Barnier qui en fait était le sécurité sociale. C'est là que vont se nicher
tous les amendements qu'adorent pour le coup nos services écho euh sur la taxe sur le sucre, sur les boissons sucrées, les mutuels, ce qu'on fait de la retraite et cetera. Tout ça c'est dans cette partie là. Et moi ce que j'entends aussi c'est que au fond pour l'instant les oppositions sont sur le côté. Bonnement, le PLF c'est pas PLF c'est le budget de l'État. C'est pas là où il y a les objets les plus hurtigants. Donc autant s'en servir comme un round de négociation. Mais attention, quand le budget de la sécurité sociale va arriver, c'est là que ça va commencer à cogner. H Et tout ça ça se passe donc entre aussi l'Élysée, Matignon et les différentes chambres. Et d'ailleurs, il y a eu un il y a eu un DJ cette semaine là mercredi où où il y avait Emmanuel
Macron, Sébastien Lecnu, il y a le Bron Pivé pour l'Assemblée euh avec pour le Sénat Gérald Archer. Ouais. Ouais. Ce qui est assez inédit ce genre de format parce que Emmanuel Macron porte pas dans son cœur, il y a Elbron PV. Donc je pense que oui euh donc voilà ce genre de format c'est c'est assez rare en fait. Ils se sont retrouvés tous les quatre et c'est pile le trio que Emmanuel Macron doit consulter pour dissoudre. Bon euh on a compris, il n'y a il n'y a pas de dissolution. Euh nous nous pouvons encore dormir tranquille. Euh mais apparemment l'ambiance était quand même assez tristoun. Euh ouais, c'est un peu moi les échos, les retours que j'ai eu de ce déjeuner, c'est quand même que le constat euh est
assez sombre, c'est-à-dire la dette, le les taux d'emprunt, le budget, le chemin est compliqué. Euh Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen qui s'installe quand même très bien, chacun dans leur couloir et un bloc central qui reste à naviguer, qui sait pas trop quoi faire. Là, d'ailleurs sur le budget, on sent bien que les candidats à la présidentielle n'osent pas torpiller le budget parce que ils peuvent pas être les artisan parce qu'en fait, ils ont besoin et ils ont et ils ont besoin d'avoir un budget. Peut-être il faut réexpliquer d'un point de vue un peu de de mécanique sans trop rentrer dans les détails. S'il y a pas de budget, il y a ce qu'on appelle une loi spéciale, donc on prolonge le budget de l'année 2026. Mais ça veut dire que ça à la fois on n pas de nouvel argent à
mettre sur la table. Par contre, si par exemple s'il y a des aides pour les agriculteurs ou je ne sais pas quoi, et par ailleurs, on est aussi sur des des pour pour dire les choses assez rapidement des ratios qui ne sont plus cohérents par rapport à la réalité de l'économie. Et donc c'est un c'est un moment où les déficits vont se creuser. Et j'explique ça parce que ceux qui vont prendre l'Élysée en en mai et ça veut dire qu'ils vont avoir un déficit qui se sera encore plus creusé pendant les 5 mois euh de de de la campagne. Donc c'est en réalité c'est une catastrophe économique. Il y a un truc qu'il va falloir observer et ça c'est ça c'est pas trop technique et c'est finalement assez facile à regarder, c'est le nombre d'amendements que les uns et les autres
vont déposer. Là, à l'heure actuelle, le le groupe du bloc central fait partie de ceux qui ont déposé le plus d'amendements par rapport à la nouvelle cible. Enfin, voilà, ils ont des cibles de de nombre d'amendements et c'est ceux qui ont le plus déposé d'amendements dans ce dans ce dans ce budget. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'ils veulent faire traîner les débats. Ça veut dire qu'ils veulent faire ils veulent occuper le le terrain pour éviter que ça tourne court. C'est c'est très intéressant. Regardons ce que fait par exemple le Rassemblement national. Ça c'est un député qui nous disait ça. S'il dépose beaucoup d'amendements, c'est que lui aussi il a un peu intérêt à faire durer les choses. S'il en dépose peu, c'est qu'il laisse la gauche prendre la main sur les
débats. Voilà, tout ça, c'est des petites choses qui sont finalement assez simples et qu'on va pouvoir observer dans les prochaines semaines avec quand même sur la question du calendrier, j'y reviens mais vous me pardonnez de faire les choses de manière découv que bah je suis malade donc en fait aussi calendrier mais j'adore les calendriers. Moi je suis moi Ouais mais pas du tout pas du tout. Je vais partir en vacances avec avec mon angine et ma voix. Je vous assure, je pense ça va pas être sympa du tout. Euh non mais sur enfin le le calendrier dans l'absolu, c'est pas juste euh voilà un agenda que vous avez dans lequel vous noter des dates. C'est éminemment politique. En politique, on dit que euh celui qui maîtrise l'agenda précisément maîtrise le récit, maîtrise la dynamique
et cetera. Et [grognement] là la question qui se pose pour revenir sur ce qu'on se disait 493 pas 493 ordonnance pas ordonnance faire traîner les débats pas faire traîner les débat c'est aussi pour tous ceux qui voudront être candidats. Je rappelle tout de même que tuévoquer le bloc central, j'en ai mis Édouard Philippe, il a un parti à l'Assemblée nationale Horizon dont il est le président, il est candidat la présidentielle. Gabriel Atal de la même façon. Marine Le Pen, elle est présidente du groupe RN. Euh le euh Jean-Luc Mélenchon, il est peut-être pas député, mais enfin toute la charnière de son euh de de son équipe présidentielle, elle repose quand même sur euh euh sur son groupe à à l'Assemblée nationale. Et donc bah de fait, tout le monde va regarder ce qu'ils font et tout le monde
va analyser par rapport à ce qu'ils font, une stratégie de campagne ou pas une stratégie de campagne. Et il y a là-dessus divergence de lecture entre les uns et les autres entre ceux qui disent "En fait les 493 ça va stresser les marchés parce que si le gouvernement est censuré euh on risque de se prendre une explosion des taux alors que bon voilà les les les le spread entre la France et l'Allemagne a déjà augmenté et que la France bah de fait se retrouve aujourd'hui à être l'un des pays différence des taux entre la France et l'Allemagne. Absolument et se retrouve aujourd'hui à être l'un des pays qui est qui est le plus attaqué par les marchés sur la question de des taux d'emprunt même si c'est vrai que ça augmente un peu partout. Et donc il y a tous ceux qui disent un côté mais il faut
absolument éviter le 493 parce que la censure va encore plus stresser les marchés et on risque l'accident financier avant la présidentielle. Donc tous ceux qui disent au contraire faut débattre et montrer qu'on est capable de débattre de manière raisonnable et qu'on est capable d'encaisser des désaccords stratégiques sans que ça aille dans le mur. Bah c'est les tenants de cette théorie là. L'Élysée, Emmanuel Macron et ceux qui qui plaidentent plutôt pour l'hypothèse des ordonnances disent "Mais attendez, mais pas du tout. Vous n'imaginez pas à quel point les marchés vont stresser en découvrant chaque jour une dinguerie par amendement et en se disant que potentiellement dans 6 mois à l'Élysée se trouve quelqu'un qui va porter telle ou telle mesure. Et donc
c'est c'est un peu là le le la même question qui traverse toutes les équipes de campagne et qui nous le disent de dire mais si on veut éviter l'accident de marché et si on veut pas que la présidentielle soit étranglée par cette question de la dette, il faut plutôt les uns disent faire traîner les débats et d'autres disent au contraire faut éviter et il faut tout de suite envoyer le signal au marché qu'il y aura un budget quoi qu'il en coûte enant l'espèce non quoi qu'il arrive plutôt euh et donc aller aller aux ordonnances. C'est ça aussi ce qu'on nous raconte et c'est ça aussi les coulisses des stratégies des uns des autres. C'est quoi ton paris enfin vos paris ordonnance ou 493 ? Ouh là ! Ouais, je pense. Moi, je pense 493 parce que 493, on rappelle que ça nécessite
une petite négociation avec les oppositions et qu'on peut intégrer les amendements des uns et des autres. Donc, les modifications. Si si c'est les ordonnances, on repart sur le texte initial, donc celui qui a été présenté il y a il y a quelques jours, quelques semaines, sans les amendements. Et ça, honnêtement, c'est c'est difficile puisque tu parlais des des des En ce moment, je suis très ordonnance mais Ah, pas mal. C'est c'est visuel. C'est visuel pour ceux qui nous écoutent. Voilà. Voilà, elle elle montrait sa boîte de médicaments. Non, juste un point, je vais vous raconter ce qu'il se dit à Matignon. Tiens, ben toi, tu es team ordonnance. Ouais. Ouais, parce que Sébastien le cornu, il tient trop pour que Ouais, je pense que il fait trop d'efforts pour pour
pour justement tenir tout ce tout ce beau monde et il est pas prêt à sortir un 493 la semaine prochaine. Surtout, Jeanmi, pardon, mais que certains lui assurent que en fait, y compris en ordonnance, il y aurait peut-être une voix de passage via ce qu'évoquait Maxence, la lettre rectificative. Ça a jamais été fait. Ça a jamais été fait. Mais ceux qui qui lui susurent un peu cette hypothèse là à l'oreille lui disent "Mais précisément, est-ce queon imagine le Conseil constitutionnel censurer le budget à un mois de la présidentielle en disant bah non mais la lettre rectificatif en fait elle était pas datée de quand il faudrait et cetera." Donc il y a un peu cette théorie là qui commence à courir de dire bah de toute façon ça passera parce queil y a pas le choix
en 21 on verra qui qui gagne à la fin. Ouais, on verra qui gagne. Juste un truc à Matignon, ils disent que justement dans le dialogue qui que que le Sébastien Lecnu et son cabinet ont avec les marchés financiers, ils nous disent que finalement ils sont assez que que les marchés regardent avec intérêt le fait que il n'ait pas augmenté les impôts et que leur lecture c'est de dire que puisqu'ils n'ont pas augmenté les impôts, les suivants pourront le faire et que du coup il reste encore un petit peu de marge et que ça pour les personnes qui nous prêtent de l'argent, pour les marchés financiers qui nous prêtent de l'argent, ça c'est c'est important de se dire qu'il y a encore un petit peu de marge de manœuvre à savoir augmenter Franchement augmenter franchement les impôts. Je dis pas ça,
je dis pas que c'est une bonne nouvelle ou que ou que que je le souhaite évidemment mais mais mais c'est comme ça. Est-ce que vous avez en tête qui est Jean-Pierre Fourcade ? C'est la devinette de la fin. Moi j'ai une pensée pour Jean-Pierre Fourcade parce que il était le ministre de l'économie sous Valérie Giscardestin et c'est le dernier à avoir fait voter un un budget à l'équilibre. C'était en 1974 euh et alors qu'à l'époque c'était on s'en souvient, choc pétrolier, chômage, inflation et à l'époque il a fait trois trucs. Il a gelé les gelé les les crédits, il a annulé des réformes et il a fait des hausses d'impôts. Bon ben c'est la dernière fois que le budget était à l'équilibre, c'était en 1974. Un message que tu envoies à ceux qui nous écoutent juste enfin est-ce que
est-ce que on a on a un peu de temps ? Oui, vous avez encore un peu de temps pour qu'on discute un peu des des oppositions là-dedans parce que je vous avoue que de mon côté, j'ai été assez surprise euh parce que c'était pas le cas pendant les exercices budgétaires précédents euh de la conférence qui se voulait très rassurante de Jean-Luc Mélenchon euh pour remettre de l'ordre dans les comptes publics. Elle s'appelait comme ça. Ça m'a fait rire parce que le lancement de du parti de d'Édouard Philippe au Havre il y a il y a quelques années, il avait bien dit que Horizon était là pour remettre de l'ordre dans les comptes et dans la rue. Et il reprend exactement enfin voilà les ces ces mots-là. Donc c'est c'est sans doute et remettre la France, c'était le slogan de Marine Le Pen 2017.
Voilà. Donc il y a mais l'endre dans les comptes là en l'espèce enfin j'ai trouvé que mais peut-être que que c'est une appréciation personnelle erronée mais j'ai trouvé qu'il y avait une volonté de rassurer sur le raisonnable du projet euh et chez Jean-Luc Mélenchon c'est pas du tout ce qu'il dit parce qu' il a dit au début euh si vous nous jugez d'un point de vue du néolibéralisme c'est inacceptable ce qu'on vous propose. Oui. D'accord. Mais mais il le place sur le côté sur le côté c'est le néolibéralisme est déraisonnable aussi en terme de justice sociale et cetera. Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'il a voulu quand même objectiver je évoquer les les exercices budgétaires précédents. Euh la plupart du temps, la France insoumise commencer l'exercice
budgétaire avec une motion de censure d'emblé et là c'est pas le cas. Là, ils nous disent "On attendra le 493 pour déposer la première motion de censure." Alors que dans les exercices précédents, j'ai un souvenir très précis de beaucoup de discussions avec eux qui disait "Mais non, pas du tout d'emblé, il faut dire qu'on rejette le le budget néolibéral et cetera." Là, la stratégie est pas tout à fait la même. Conférence de presse, on réserve 25 milliards, voilà, pour la dette. Exactement. Marine Le Pen le même jour euh elle donne une interview au Financial Times pour rassurer aussi sur le rationnel de euh de son projet économique. Et quand on discute avec son entourage euh ils nous le disent y compris à nos reporters qui suivent le Rassemblement national que l'idée c'est
qu'on puisse pas leur coller l'étiquette pendant la campagne de "Ah mais si les taux montent, c'est parce que les marchés craignent la victoire de Marine Le Pen." Je pense qu'il y a peut-être un peu de ça aussi chez Jean-Luc Mélenchon. Je sais pas quelle a été votre appréciation sur les stratégies de de l'un et de l'autre euh depuis quelques jours et puis tous les deux appellent à la démission du gouverneur de la Banque de France hein. Donc à la fois euh en disant qu'il tient un propos politique. Oui. Oui. Non mais c'est quand même c'est quand même un un un propos euh comment antisystème. Il y a il y a tu vois appelé à la démission à la fois du président du Conseil constitutionnel comme Marine Le Pen et du président de la et du gouverneur de la Banque de
France. C'est quand même un appel fort et assez inédit à ce niveau-là pour répondre en effet à ce qu'il considère comme un propos de campagne en fait. Mais moi il y a un truc qui m'a qui m'a intéressé, c'est Jean Mia qui suivait la la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon cette semaine sur la présentation du budget et vous savez, je vous racontais dans dans notre échange précédent dans le podcast précédent que Marine Le Pen avait quasiment pas répondu aux questions sur la question du de de sa présentation budgétaire. Et ben Jean-Luc Mélenchon pareil, non mais oui, elle avait lu son texte mais elle était restée là. Jean-Luc Mélenchon, il a lu un texte et ensuite il est parti. C'est Éric Cockrel qui a répondu aux questions et ça je trouve ça quand même assez
en fait assez hallucinant pour dire les choses de manière assez claire que une personnalité et quel de quel que ce soit en l'occurrence là on a deux exemples. Des personnalités qui veulent briguer le le le la la le poste suprême et qui et c'est pas eux qui répondent aux questions techniques sur la question budgétaire. Donc voilà, moi je trouve ça assez assez étonnant. On demande pas d'être spécialiste absolument de de tout, mais de là à déserter au moment de de poser les questions, je trouve que ça interroge. Hm hm h yes. Mais je suis pas tout à fait d'accord. Enfin, si on va là-dessus parce que je pense que ce qui enfin c'est c'est l'un des l'un des écueils entre guillemets aussi des des précédentes campagnes euh c'est de considérer que le président de
la République doit être euh un peu un peu l'omniprésident ou l'hyper président à la sarco quoi, qui était président, premier ministre, ministre de l'économie et des finances, ministre des affaires étrangères. Personnellement, ça me dérange pas absolument que euh qu'il ne répondent pas et qu'il disent "Bah, je charge la personne qui sera mon ministre de l'économie et des finances et cetera euh de répondre." Bon, ça me dérange un peu plus quand on déserte la confe euh en l'espèce parce que bah là ça veut clairement dire "Bon bah vous prenez ce que je vous ai donné et maintenant quand on sait pas répondre aux questions, c'est qu'on sait c'est qu'on comprend pas les mécanismes. Enfin, il y a quand même un moment aussi où c'est un truc à se faire refroguer tout et n'importe quoi."
Non, non, je je suis d'accord. Mais je veux dire, je suis pareil. C'est comme c'est comme le prêt à la consommation. Enfin, tu vois, c'est je suis moins gêné que toi dans la mesure où voilà, je suis moins je suis moins gêné que toi dans la mesure où l'un et l'autre acte de toute façon que la posture du président ne doit pas être celle de de l'hyper président qui maîtrise absolument tout. J'ai le souvenir de Marine Le Pen qui le disait sur un plateau, il me semble que c'était au micro de Darius Rochemin et Jean-Luc Mélenchon l'évoque assez largement à diverses reprises. Donc je trouve ça entre guillemets assez cohérent avec la façon dont ils se font de l'exercice présidentiel. Après, je suis d'accord avec toi, c'est très frustrant pour nous et surtout ne pas
répondre aux questions et de dire "J'ai telle vision de l'exercice présidentiel et donc je vais laisser la parole à un tel ou un tel" n'empêche pas de rester tout de même euh en l'espèce pour pouvoir remettre de la vision par moment et cetera. Je suis plus gêné quand ça quitte la salle voilà et que ça dit "Bon bah moi, j'ai dit ce que j'avais à dire, maintenant débrouillez-vous." Mais euh mais voilà. Bon, ça c'était voilà petit point perso, c'est notre petit côté édito sur sur les uns et les autres. Donc euh je note le pronostic. On est deux pour les ordonnances. Euh donc deux ordonnances et un 493. Allez et moi faut que je je fasse ma 4e réunion du jour. Euh je vais vous laisser. Euh on se reconnecte bientôt. Ouais. On lira vos commentaires. C'est promis.
Vous savez que on avait dit que c'était la mission impossible pour Sébastien le cornus budget. Rappelons que le le héros dans Mission Impossible à la fin il gagne. Donc c'est c'est c'est voilà c'est pas dit que ce soit très très cohérent. Parce que même si Sébastien Lecornu est censuré à la fin il est renommé par Emmanuel Macron et et dans tous les cas c'est Sébastien Lecnu qui éteint la lumière à Matignon au mois de mai pour voà je note que pour vous Sébastien le Cornu et donc Tom Cru merci par ailleurs pardon eton Hunt merci à tous ceux qui par ailleurs nous regardent et nous écoutent je enfin on reçoit les chiffres et on sait que vous êtes de plus en plus nombreux y compris parmi nos nos confrères des médias puisqu'on a eu deux coin coin vous avez remarqué cette semaine dans le canard
enchaîné donc coucou à tous les confrères qui nous écoutent et et des Français étrangers aussi nous écoutent, je le sais.