Colère sociale : "Si c'est sur les ronds-points, on ira sur les ronds-points"|TF1 INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous soutenez ce mouvement de mobilisation contre la flambée des prix des carburants ?
- 0:38OuverteRéponse partielle
Les aides du gouvernement sont-elles suffisantes face à la hausse des carburants ?
- 1:12RelanceRéponse directe
Pourquoi les aides sont-elles trop ciblées et compliquées à utiliser ?
- 1:48RelanceRéponse directe
Bloquer les prix des carburants ne risque-t-il pas de créer des pénuries ?
- 2:21RelanceRéponse directe
Les experts économiques craignent que le blocage des prix ne favorise les pénuries. Que répondez-vous ?
- 3:30OuverteRéponse partielle
Manuel Bompard, Bruno Retailleau propose de supprimer le CEE. Est-ce une bonne idée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Manuel BompardChiffre
« Les aides, elles sont extrêmement réduites. Les chiffres aujourd'hui, c'est à peu près 400000 personnes qui ont profité des aides qui sont données par le gouvernement. »
- 1:12Manuel BompardFait
« Cette augmentation des prix des carburants, elle est tellement importante qu'elle frappe des millions de personnes et la plupart d'entre eux ne sont pas du tout aidé face au gouvernement. »
- 2:21Manuel BompardFait
« Bloquer les prix, c'est votre piste. »
- 3:30Manuel BompardFait
« Il s'agit pas de bloquer les prix après la distribution. Il s'agit de remonter dans la chaîne justement pour les bloquer à l'issue des activités de raffinage. »
- 4:04Manuel BompardFait
« La proposition qu'on propose c'est la seule qui permet et de mettre à contribution les raffineurs et de mettre à contribution le budget. »
- 4:40Manuel BompardPromesse
« Si c'est sur les ronds-points, on ira sur les ronds-points. »
- 5:12Manuel BompardChiffre
« Le déficit cette année, il va être sans doute plus important que l'année dernière. »
- 6:41Manuel BompardPromesse
« Je souhaite qu'à l'occasion de ces nouvelles élections, on puisse enfin rompre avec ces logiques économiques qui nous mènent dans l'impasse. »
- 7:18Manuel BompardFait
« L'étalage de la richesse a plutôt tendance à me choquer. Je suis plutôt favorable à une politique qui est une politique de redistribution des richesses. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Avec Alba Ventura, nous accueillons Manuel Bonpard, coordinateur de la France insoumise et député des Bouches du Round. Bonjour. Bonjour. Démobilisation donc contre la flambé des prix des carburants. Hier, c'était du côté de Fussurmer avec des pêcheurs qui cette fois-ci et ce sont d'autres pêcheurs manifestent à Fontignan ce matin dans l'héroquin. Est-ce que vous soutenez ce mouvement ? Évidemment, je pense que la situation, elle devient absolument intenable pour un certain nombre de professions, pour les Français eux-mêmes d'ailleurs. Et donc, je comprends qu'il y a des mobilisations puisque le gouvernement a l'air de ne rien faire dans cette situation. Et ce que demande aujourd'hui ces pêcheurs comme il le demandait déjà hier, c'est que le gouvernement apporte
du soutien, de l'aide à ces secteurs qui sont en très lourde. Il y a de l'aide déjà Emmanuel Bonpard pour les pêcheurs et les agriculteurs notamment. Les aides, elles sont extrêmement réduites. Les chiffres aujourd'hui, c'est à peu près 400000 personnes qui ont profité des aides qui sont données par le gouvernement. Or, cette augmentation des prix des carburants, elle est tellement importante qu'elle frappe des millions de personnes et la plupart d'entre eux ne sont pas du tout aidé face au gouvernement. Vous savez qu'il y a un million de gros rouleurs qui ne réclament pas ces aides. Bah justement, c'est-à-dire qu'il y en a plusieurs millions qui seraient normalement éligibles, je le disais, il y en a 400000 qui ont ces ces ces demandes. Mais parce que ces aides,
elles sont trop ciblées, trop compliquées à utiliser. Et je pense que il faut que le gouvernement comprenne qu'il faut changer de braquer. C'est-à-dire que aujourd'hui, je pense que les gens qui nous écoutent peuvent le comprendre, cette augmentation des prix des carburants, elle profite à un certain nombre de grandes entreprises du raffinage en particulier qui ont vu leur marge être multiplié par 4 ou par 5 depuis le début de la crise et à un moment, c'est en particulier total mais c'est l'ensemble des raffineurs. Les marges, c'est simple, tout le monde peut consulter ses chiffres. Les marges, elles ont été multipliées par plus de quat depuis le début de la crise. Donc pendant que tout le monde galère, bah il y a des grandes entreprises qui font des profits extraordinaires. Donc en
Total fait ses profits à l'étranger, même si c'est une société française, on peut pas les taxer, vous le savez bien. Bah non, précisément on peut les taxer parce que ils sont déjà taxés par les certes, certes, ils font leurs une partie parce qu'il y a une partie des activités de raffinage en France, une partie des activités de raffinage sont à l'étranger, mais le carburant, il est bien vendu en France et donc il y a une mesure très simple, c'est celle que nous défendons depuis le début, c'est d'instaurer ce qu'on appelle un blocage des prix et des prix des carburants de telle sorte à ce qu'on revienne à des niveaux de vente des carburants qui sont acceptables et qui permettent aux français de pouvoir se déplacer dans des bonnes conditions. Alors bloquer les
prix, c'est votre piste. Vous savez que les experts économiques disent que ça crée de la pénurie et que les fournisseurs risquent d'écouler ailleurs. U chose qui défendez une chose, vous qui défendez les petits entrepreneurs, les petites stations indépendantes. Voilà. Alors, je vais répond elles vont vendre à perte et donc elles vont fermer. Justement, je vais répondre à vos deux questions. La première, on me dit ça fait des pénuries. Tout le monde a l'air d'ignorer que le blocage des prix existe déjà par exemple dans les départements et territoires d'outreemer aujourd'hui. Par exemple sur l'île de la Réunion, les prix sont bloqués, sont fixé chaque mois. Quel est le prix du carburant aujourd'hui dans l'île de la Réunion ? 30 à 40 centimes moins cher que dans les que dans l'hexagone. Et il
y a pas de pénurie. Donc c'est d'abord tout à fait possible de le faire. Deuxièmement, il s'agit pas de bloquer les prix après la distribution. Il s'agit de remonter dans la chaîne justement pour les bloquer à l'issue des activités de raffinage. Évidemment, c'est pas les petits distributeurs qui profitent de cette situation, c'est les raffineurs. Donc c'est eux qu'il faut mettre à contribution. Voilà la mesure que nous proposons et donc les petits distributeurs, non seulement ils n'ont pérent pas le prix, au contraire, ils en profiteraient parce que d'un côté vous avez Total qui est en mesure de plafonner ses propres prix. Eux-mêmes disent que ça les mettrait en difficulté. Mais non, mais parce que si vous parlez de du blocage des prix à la à la fin de la chaîne, évidemment que eux ça les
mettra en difficulté. Mais c'est pas la proposition que je suis en train de vous faire. Manuel Bompard, Bruno Rotaillot a fait une proposition hier. Il appelle à supprimer ce qu'on appelle le CEE, le certificat d'économie d'énergie. C'est une taxe sur l'essence qui finance la transition écologique. Euh bon, c'est quand même pas rien. C'est 15 à 17 centimes euh d'économie sur le litre. Est-ce que ça c'est une bonne idée ? Est-ce que ça c'est une piste ? Bah on peut on peut on peut regarder toutes les pistes qui sont sur la table. Vous la suivz. Non non parce qu'ensuite il faut nous dire dans ce cas-là comment vous allez compenser dans le budget de l'État le manque à gagner des baisses de taxes. La proposition qui est la nôtre de bloquer les prix en vérité revient
aussi à ce que l'État contribue puisque ça veut dire que le le surplus de taxe que l'État engrange sur l'augmentation des prix des carburants, l'État est renonceré. Donc la proposition qu'on propose c'est la seule qui permet et de mettre à contribution les raffineurs et de mettre à contribution le budget. Je je reviens sur les les mobilisations dont dont parlait Bruce tout à l'heure. Donc manifestation syndicale, ça c'est pour le 29 septembre et puis le 17 octobre, il y a cet appel qui circule sur les réseaux sociaux de gilets jaunes. Vous croyez au retour des gilets jaunes ? Bah en tout cas, j'ai vu ces appels à mobilisation, moi je les appuie, je les soutiens totalement. Vous espérez un soulèvement ? Ben moi, j'espère une mobilisation populaire puisque manifestement le gouvernement ne
fait rien. Donc si à un moment les gens ne se mobilisent pas par eux-mêmes pour contraindre le gouvernement à prendre des mesures, j'ai l'impression qu'il se passera rien. Donc mais comme Fabien Roussell, vous dites "Envahissons les ronds-points, allons manifester dans les disonsnous." Évidemment qu'il faut se Oui, envahissons les rondspoints. C'est ce que vous dites. Moi, c'est pas moi qui vais décider des formes que va prendre cette mobilisation. Si c'est sur les ronds-points, on ira sur les ronds-points. Parlons du budget maintenant. Le gouvernement est entré en discussion sur le budget. Alors vous vous ne voulez pas participer à ces discussions si j'ai bien compris. Marine Le Pen disait dimanche il vaut mieux un budget imparfait qu'une loi spéciale qui
creuserait les déficits de 15 milliards. Est-ce qu'elle a pas raison ? Non parce que le budget imparfait dont vous parlez il creusera aussi les déficits. Je veux vous faire remarquer que l'année dernière on nous a fait à peu près la même histoire. Nous a dit qu'il allait falloir baisser les dépenses, qu'il allait falloir s'en prendre au retrait et le déficit cette année, il va être sans doute plus important que l'année dernière. Donc en fait le problème c'est là on on mettrait 15 milliards de plus de Oui, mais le problème c'est qu'il faut changer de logique économique parce que cette logique-là qui consiste en fait à avoir une politique qui va contre le pouvoir d'achat des Français, ça se traduit ensuite par un ralentissement de l'activité économique. La croissance est
à tonne cette année et donc il faut changer absolument de logique. Faut avoir au contraire une politique qui est une politique de pouvoir d'achat parce que c'est ça qui profite à tout le monde et à l'économie en particul vous voulez pas discuter, vous voulez censurer. C'est bien ça à quoi ça sert de censurer ? Mais non mais attendez d'abord moi je ne veux pas discuter parce que le cadre de la discussion qui est posée par le gouvernement est un cadre piégé. Et le gouvernement nous dit mais attendez de [raclement de gorge] savoir ce qu'il y aura dans le tête. Non non mais c'est très Attendez madame c'est très clair. Les consultations qui nous sont proposées aujourd'hui c'est pour savoir quelle est la mesure qu'on va choisir pour s'en prendre au retraités. Moi je ne suis pas d'accord
pour qu'on s'en prenne au retrait. Donc je vais pas aller discuter sur des bases de discussions avec lesquelles je suis pas d'accord. Mais vous dites d'entrée on censure. Pourquoi vous voulez censurer ? Vous voulez faire tomber ce gouvernement ? Bah oui puisquil faut faire tomber ce budget parce que ce budget il sera mauvais qui va faire souffrir les gens qui sera un mauvais budget pour l'économie. Et comme le gouvernement refuse toute idée d'avoir un changement de logique économique, moi je vais pas continuer à approuver une politique qui nous amène dans le mur. Vous souhaitez une dissolution, une dissolution de l'Assemblée nationale ? Non. Là, moi je propose ce que je souhaite, c'est une censure du budget, une censure du gouvernement et vous le savez, il va y avoir de nouvelles
élections dans les prochains mois et je souhaite qu'à l'occasion de ces nouvelles élections, on puisse enfin rompre avec ces logiques économiques qui nous mènent dans l'impasse. Manuel Bonpard, Mathieu Pigas, le banquier d'affaires hein, qui lors de vos universités d'été était présent. Il a déclaré d'ailleurs qu'il y avait beaucoup de convergences avec vous, avec la fille. Il vient d'être épinglé par le canard enchaîné pour des vacances somptuaires sur l'île moustique 19 nuits dans un palace à 130000 € la semaine. Ça vous choque ? Vous trouvez ça honteux ? Il est déconnecté ? Alors moi je suis pas là pour dire ni du bien ni du mal des uns et des autres. Et vous l'avez dit Mathieu Pigas il est venu à notre université d'été comme beaucoup de gens qu'on invite pour
débattre. assume moi le les de manière générale l'étalage de la richesse a plutôt tendance à me choquer. Je suis plutôt favorable à une politique qui est une politique de redistribution des richesses. Non non mais moi, attendez, moi je m'en prends pas aux individus. Je suis favorable à des propositions politiques qui permettent qu'on partage davantage les richesses. Ce qu'on a appelé la taxe Zucmane, augmenter la fiscalité sur les ultra riches et ça s'applique à tout le monde et à Mathieu Pigas comme aux autres. Alors notre dernière séquence, j'y crois, j'y crois pas. Je vous fais des propositions, des hypothèses et vous me dites "J'y crois, j'y crois pas". Aucune hausse d'impôts dans le prochain budget. J'y crois, j'y crois pas. J'y crois malheureusement parce qu'il
faudrait précisément augmenter les impôts pour les plus riche. Manuel Bompard, participer à un gouvernement socialiste. Olivier Fort ne ferme pas la porte à des ministres LFI. J'y crois ou j'y crois pas ? J'y crois pas. Faudrait déjà qu'il se mettent d'accord pour avoir un candidat. François Hollande, candidat en 2027. Lui, il a l'air d'y croire en tout cas. Et vous ? un peu moins. En tout cas, je crois pas que les Français aient en vie du retour de François Hollande comme président de la République au vu de son bilan. Merci beaucoup Emmanuel Bard.
Manuel Bompard