Nicolas Dupont-Aignan invité du 12/13 Dimanche Edition Spéciale sur France 3
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse directe
L'unité nationale, jusqu'où doit-elle être sans faille ? A-t-elle des limites ?
- 0:28OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il est dans son rôle d'opposant ? Est-ce qu'il respecte l'unité nationale, à vos yeux ?
- 2:36OuverteRéponse directe
L'unité nationale, vous la respectez pleinement, ou vous dites qu'il faut laisser place au débat ?
- 3:40RelanceRéponse directe
Quand on dit que le président de la République est un traître, est-ce dans l'unité nationale ?
- 4:33FerméeRéponse directe
À vos yeux, la position de Gilbert Collard est-elle un dérapage ou soutenue par le FN ?
- 5:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous allez dire au président de la République cet après-midi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:32PrésentateurChiffre
« Nous avons vécu notre sixième attentat depuis 2015. »
- 6:15Invité politiqueFait
« L'unité nationale ne doit pas être le prétexte à l'inaction. »
- 6:40Invité politiquePromesse
« Le président de la République prononce l'état d'urgence aujourd'hui, j'en suis ravi, je lui avais proposé au mois de janvier. »
Temps de parole
- Présentateur23 %
- Nicolas Dupont-Aignan20 %
- Invité17 %
- Invité 217 %
- Présentateur 215 %
- ?9 %
≈ 55,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
—
Déclaration de Nicolas Sarkozy ce matin. Francis, voilà qui danse parfaitement. Votre émission politique,
c'est à vous. —
Et le débat et les questions qui se posent, en effet, Stéphane, merci. La France unie. François Hollande, on le disait, a donc reçu Nicolas Sarkozy ce matin, son prédécesseur à l'Élysée, mais qui est aussi son adversaire numéro 1. L'unité nationale, jusqu'où doit-elle être sans faille ? A-t-elle des limites ? On va en parler avec nos invités. Benoît Hamon, vous entendiez tout de suite Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Élysée à la sortie de sa rencontre avec François Hollande. Est-ce qu'il est dans son rôle d'opposant ? Est-ce qu'il respecte l'unité nationale, à vos yeux
? — Oui,
oui. Je crois que l'ancien président de la République
respecte
l'unité nationale. On ne lui demande pas de se taire. L'unité nationale, ça n'est pas le silence. C'est le fait de se rassembler
et
de savoir d'abord que ce que visent
nos
adversaires, nos ennemis,
c
'est justement
que
nous nous divisions, que nous éclations,
qu
'ils puissent répandre et diffuser le chaos. Et le fait de s'unir, de se rassembler, ça ne veut pas dire qu'il n
'y a
pas de proposition à faire. Et la meilleure preuve de cela, c'est que le président de la République, tout au long de la journée, va à la fois recevoir des dirigeants institutionnels, mais dirigeants politiques, pas simplement pour leur donner, je pense, des informations sur l'état des enquêtes, mais aussi pour entendre leurs propositions. — C'est-à-dire que l'unité nationale n'empêche pas, vous le dites, le débat, voire les divergences sur certains sujets, comme la sécurité, par exemple.
—
Mais il peut y avoir des propositions. Après, je veux juste distinguer deux attitudes. Il y a à l'évidence, dans l'immense majorité des contributions que j'entends, comme vous, une volonté de justement se rassembler, d'être fort, ferme et de ne pas prêter le flanc, justement, à ce qu'est l'objectif de nos ennemis, c'est-à-dire nous faire éclater. — Et
puis
après,
il y a des
positions politiques, mais ça, on n'y échappe jamais, qui visent davantage la bonne formule que la recherche de solutions efficaces. En même temps, il y a un cadre qui a été posé par le président de
la
République, l'état d'urgence. Pendant l'état d'urgence, les moyens qui sont donnés à nos forces de sécurité pour pouvoir investiguer, interpeller, arrêter, et sur ce qui s'est passé à Paris et au-delà, ces moyens sont extrêmement importants. Moi, j'ai pas beaucoup plus d'informations que ce que je vois...
— Oui, c'est chez vous. Mais ce que je pense,
c'est que dans le cadre de cet état d'urgence, il faut se donner tous les moyens, aujourd'hui, de pouvoir, justement, faire face aux menaces qui existent. — On va y revenir, évidemment, sur ces aspects très précis. Florian Philippot, l'unité nationale, vous, au Front National, vous la respectez pleinement, ou vous dites qu'il faut laisser place au débat, y compris bousculer peut-être certains tabous
? — L
'unité nationale, nous la souhaitons, et je pense qu
'elle
se fait parce que la France est une grande nation. C'est un peuple courageux. C'est une nation qui se réunit là et qui pleure ses morts. Nous pleurons un nombre incalculable de morts. Et beaucoup de familles sont extrêmement touchées par la douleur, évidemment, par la mort de leurs proches. Il y a encore nos compatriotes qui sont gravement blessés. Et nous pensons très très fort à eux, bien évidemment. La grandeur de la politique, c'est aussi, bien évidemment, d'apporter des propositions pour mettre en sécurité, ce qui est la première des urgences, bien évidemment, nos compatriotes, mettre en sécurité la France et les Français. Et ça n'est absolument pas incompatible.
Je pense même que, comme vous le dites, l'unité nationale, ce n'est pas le silence. L'unité nationale, c'est la communion derrière les victimes. Et c'est en même temps être force de proposition parce que
nous
vivons, nous avons vécu notre
sixième
attentat depuis 2015,
depuis le début de l'année.
—
Sauf que
vous accorderez quand même qu'entre l'unité nationale et le débat nécessaire, la frontière peut être parfois ténue.
— Oui.
Quand on dit que le président de la République est un traître et qu'il est responsable de ce qui s'est passé, oui, on n
'est
pas dans l'unité nationale. Je pense à M. Collard qui l'a fait. Mais quand aujourd'hui, on se rassemble pour dire d'abord, il y a le deuil,
il
y a ceux qui sont tombés, plus des victimes innocentes. Ces gens-là se nomment des combattants. Quels combattants sont-ils pour tirer sur des femmes, des enfants, des jeunes, des armées, au hasard, etc. Et ce dont il faut prendre conscience aujourd'hui, c'est que l'objectif qui est celui de Daesh, peu importe comment on l'appelle, c'est pas tant ce que nous faisons, c'est ce que nous sommes. Et la France,
c
'est quoi ? Une République laïque, il la déteste. C'est une démocratie libre, il la déteste. Et c'est une nation multiculturelle, il la déteste également.
Et c'est
ce bien-là, ce patrimoine-là que l'unité nationale doit évidemment protéger. — Vous avez évoqué tout à l'heure le député apparenté Front National, Gilbert Collard, qui par ailleurs a demandé la démission de François Hollande. À vos yeux, c'est un dérapage, c'est une position strictement personnelle ou est-ce que vous le soutenez au FN
? —
Vous savez, il y
a
des gens qui considéreront que respirer, ça veut dire récupérer. — Non, mais là,
en
l'occurrence...
—
Il a sa position. On a le droit de demander des démissions. C'est pas ma position personnelle. Mais ne pas poser...
— C'est sa
position
à lui, c'est
pas celle du
parti. — Vous savez,
vous savez, ne pas poser les responsabilités des politiques, c'est se voiler les yeux. Évidemment qu'il
y a
des responsabilités. Évidemment qu'il
y a
des choses à faire. Évidemment qu'il
y a
des choses qui
n
'ont pas été faites, ni sous Nicolas Sarkozy, ni sous François Hollande. Et nous dire « ça fait partie de notre responsabilité politique ». Vous croyez que les Français, ils attendent de nous qu'on ne dise rien, qu'on ne propose rien ? Ils attendent des réponses parce qu'ils voient qu'il y
a
des gens qui tombent.
Et il y a des gens qui
sont meurtris dans
leur chair. — Pour rien,
Philippot, pour être clair, la position de Gilbert Collard n'est pas celle du Front National. — Je ne sais pas quelle est sa position, d'ailleurs. — Quand il dit « il faut que François Hollande démissionne ».
—
Non. Et on peut le faire démissionner tous les matins, si on veut. On aurait mis le prétexte.
Mais je crois que ça ne changerait rien. — Mais ça n'est pas la position du FN. — Non,
on n
'a
pas demandé ça à l'émission. C'est une question de politique publique sur les frontières, sur le réarmement de notre État qui est par terre en ce moment, sur la sécurité, sur notre politique étrangère, sur la lutte contre l'islamisme. Là, il y a mille choses à faire, quel que soit le nom du
responsable politique. — Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes président de Debout la France. Vous allez être reçu, vous, en tant que chef de parti par le président de la République cet après-midi. Qu'est-ce que vous allez lui dire
? —
Je vais lui
dire qu'on ne peut pas faire une guerre sans s'en donner les moyens. Et je vais lui remettre la note que je lui avais déjà remise
lorsque
je l'avais vue à la suite des attentats de Charlie Hebdo.
Et
moi, je veux dire quelque chose, même si ça peut choquer.
C
'est que l'unité nationale ne doit pas être le prétexte à l'inaction.
Il
y a eu une unité nationale extraordinaire après les attentats de Charlie Hebdo,
comme
aujourd'hui.
Mais
si l'unité nationale, c'est pour mettre la poussière sous le tapis et pas prendre les mesures qu'il faut, c'est une sorte de trahison du peuple français. Et quand je vois
que
le président de la République prononce l'état d'urgence aujourd'hui, j'en suis ravi, je lui avais proposé au mois de janvier.
Quand
je vois qu'il organise le contrôle des frontières, j'en suis ravi, mais je lui avais proposé au mois de janvier.
Quand
je vois
que
des terroristes ou des fanatiques
fichés
au ministère de l'Intérieur sont toujours en liberté,
qu
'ils soient même étrangers alors qu
'ils
devraient être expulsés, et ne sont toujours pas incarcérés, je me demande si l'unité nationale n'est pas un édredon
que
l'on place pour éviter d'aborder les vrais sujets. Alors,
je lui dirais, je
respecte le président, parce que c'est le président et il est garant de cette unité nationale. Mais je pense
qu
'après la grande manifestation de Charlie Hebdo, qui a donné un immense espoir aux Français, parce qu'on était rassemblés, on ne peut pas se repermettre à nouveau une déception. Parce que là, c'est notre démocratie qui est en cause.
Parce que
sinon, les Français vont se faire justice eux-mêmes, si l'État n'est pas reconstruit. J'insiste sur la gravité de la situation. Et je ne parle pas de la politique étrangère, où il
y aurait beaucoup à dire. Et je lui en parlerai aussi.
Je voudrais poser la même question à Pierre Laurent. Vous êtes numéro 1 du Parti communiste et vous allez aussi être reçu par François Hollande cet après-midi. Vous aussi, qu
'est
-ce que vous lui direz
?
La première chose, c'est que je lui dirais effectivement l'importance de maintenir l'unité de la nation. Et d'ailleurs, la nation est unie. J'ai parcouru les rues de Paris hier. Les quartiers qui ont été frappés sont des quartiers multiculturels de la capitale, que je connais bien.
Et
il y avait des gens très divers qui exprimaient des sentiments convergents. Donc je pense que c'est très important. Ensuite, il faut, dans l'unité de la nation, avoir un débat démocratique sur les conséquences attirées de cette situation
dramatique.
Et à mon avis,
il
se fait dans le pays.
Il
doit se faire dans les institutions et avec les partis. Et il doit se mener dans le pays dans les semaines à venir. Moi, je veux lui demander trois choses. La première, évidemment, c'est qu'il faut discuter des moyens de sécurité qui sont mis en place. Parce que nous devons protéger les Français.
Ils sont insuffisants à nos yeux.
Il faut évaluer les moyens dont disposent les services publics de sécurité. Il y a un certain nombre de questions dont il faut débattre à ce propos. Parce que la question d'assurer la sécurité des Français pour éviter la répétition de ce genre d'actes sont très importantes. Deuxièmement, il faut travailler au Rassemblement des Français
sans
suspendre
la
démocratie. Parce que ça, c'est ce que veulent ceux qui
ont frappé hier. Donc le maintien des élections régionales en décembre, pour vous, c'est un bon ou c'est un bon ? C'est ce
que ça en fait partie. Il faut créer les conditions d'un retour normal à la vie démocratique du pays. Et puis, il faut, je crois, changer de logique dans notre politique internationale. Je pense que c'est ce qui s'est passé hier. C'est le résultat de 15 ans de logique de guerre. Et je pense qu'il faut changer les objectifs
de
notre politique internationale. Parce que le cœur du problème, et c'est ce que les terroristes essayent d'exporter dans le pays, c'est la guerre et le chaos qui s'est déployé maintenant dans tout le
Grand Moyen-Orient. Un mot avant d
'aller voir
ce
qui se passe du côté des Républicains.
Vous
voulez dire quelque chose ? Oui,
je
veux dire, en matière de politique internationale, c'est un vrai sujet. Oui,
on va y revenir un peu plus tard. C'est un grand sujet
parce qu'il est évident que si la France continue à ne pas définir l'ennemi qui est l'État islamique et à ne pas définir quels sont ses alliés,
alors elle aura
mille et un problèmes,
non seulement là
-bas, mais y compris sur notre territoire
national. C'est le
cœur, un des cœurs du problème. Je voudrais juste ajouter un point. Si l'unité nationale ne se fait pas dans l'action, elle sera fragmentée et il y aura d'autres attentats. Et les terroristes auront gagné. J'insiste, ce n'est pas simplement de dire qu
'on
est d'accord sur telle mesure ou pas, c'est de les mettre en œuvre. Ça veut dire, par exemple, les moyens de notre défense, les moyens de notre police, on supprime un douanier par jour en France. Toujours, là, dans la dernière loi de finances. Donc il
y a
un moment, s'il y a un tel décalage entre les paroles sur lesquelles on peut se réunir, parce que je pense que si on prend les mesures à prendre, et ce soir sur le président de la République, je pense qu'on sera d'accord sur beaucoup de mesures. Mais après,
comment
on peut continuer à ne jamais traduire ces paroles en actes ? Et c'est ça qu'attendent les Français maintenant.
Merci Nicolas Dupont-Aignan et merci d'être venu sur le plateau. Vous allez nous quitter puisque vous avez un agenda à charger et que Hervé Morin, en
s'est mis de la défense... Et surtout qu'Hervé Morin
doit me remplacer,
ce qui est normal d'ailleurs. ...a prendre
votre place.
Merci d
'avoir
regardé
cette vidéo
!
Nicolas Dupont-Aignan