Policier incarcéré à Marseille, tentative de coup d'État au Niger... Le "8h30 franceinfo" de Sylvain Maillard
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Sylvain Maillard. Bonjour Marie Bernardo.
Vous venez d'être élu président du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale. Vous succédez donc à Aurore Berger qui a rejoint le gouvernement. Le pire poste de la République aux yeux de beaucoup de vos collègues députés, ça va ? Vous le vivez bien ?
Je suis très enthousiaste, je suis très heureux. D'abord, vraiment, je remercie encore mes collègues qui m'ont choisi. Et je suis très heureux d'occuper ce poste. C'est un poste évidemment difficile, stratégique, important dans l'hémicycle que nous connaissons à l'heure actuelle. Et je suis très enthousiaste.
Qu'est-ce qui va changer avec vous ?
D'abord, j'étais le premier vice-président d'Aurore Berger. Et donc, je suis aussi comptable de ce qui s'est passé pendant un an. Je crois que c'était un groupe qui s'est affirmé. 171 députés avec la majorité présidentielle, nos partenaires de Modem Horizon. On a fait en sorte que d'abord les textes soient votés. On a été, je crois, extrêmement solides. On a été force de proposition pour le gouvernement, parfois un peu poil à gratter pour le gouvernement aussi. Mais je crois que ça fait partie de notre ADN. Et je suis très content de continuer, d'accélérer aussi ce que je souhaite porter, ce que souhaitent porter mes collègues.
Plus de textes transpartisans, c'est ce que veulent aussi les Français. D'aller construire des majorités texte par texte, mais beaucoup plus en amont que ce que nous faisons. Et c'est un changement que nous avons déjà entamé, mais que nous voulons absolument accélérer.
— Sylvain Maillard, nous sommes un mois après la mort de Naël. Les émeutes qui ont suivi, les émeutes urbaines, la fronte des policiers ne faiblit pas. Il y a cette vidéo témoignage, il faut le dire, saisissante. C'est Combini qui la publie. Edi, 22 ans, celui qui a pris un tir de flashball et a été roué de couilles. Il y a un policier, pour cela, de la BAC marseillaise, qui est mis en examen et écroué, en détention préventive. Ce qui fait que les policiers en France manifestent aujourd'hui. Est-ce que vous estimez qu'il faut une parole, une prise de parole publique du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin ?
— Il y a eu déjà une prise de parole sur différents faits, d'ailleurs, du président de la République. Gérald Darmanin prend régulièrement la parole sur ces faits. Juste vous dire une chose. — Vous dites ça après la vidéo. — Oui. Je ne sais pas s'il faut qu'à chaque fois qu'il y ait une vidéo, si brutale qu'elle soit, qu'il y ait un commentaire politique. En tout cas, ce qui est certain, et je veux vous le dire à ce micro, j'ai toujours soutenu et je soutiendrai toujours les policiers qui font un travail, policiers gendarmes, qui font un travail extrêmement difficile. C'est difficile d'être policier à l'heure actuelle.
C'est un métier qui est extrêmement contraignant, qui n'est pas très bien payé, qui est de plus en plus dur parce que la société est de plus en plus dure. Et donc, il faut être aux côtés de nos policiers. J'ai toujours été aux côtés de nos policiers. Je continuerai toujours à être aux côtés de nos policiers. Quand il y a ce type de vidéo ou autre, autre fait, il est normal que la justice se prononce. Et il faut laisser la justice sereinement se prononcer. Et donc, quand j'ai entendu les différents propos d'un directeur, le directeur de la police nationale, dire qu'au fond, un policier ne devrait pas être incarcéré, je crois qu'il a tort.
Alors, ce qui est important, c'est que la justice soit indépendante et qu'elle puisse décider librement de ce qu'il faut et ce qu'il peut faire dans le cadre de la loi. Et la loi, justement, c'est nous qui la votons.
On apprend à l'instant, Sylvain Maillère, que le ministre de l'Intérieur, justement, Gérald Darmanin, recevra ce soir les organisations syndicales de policiers. C'est un bon début ?
C'est toujours essentiel que le ministre, qui était aussi, vous savez très bien qu'il suivait le président de la République en Nouvelle-Calédonie, que le ministre reçoive, il est toujours en contact avec les syndicats de policiers, de faire en sorte, il protège toujours ses policiers. Ce qui est normal, c'est le ministre de la police. Et donc, il doit être au contact et entendre. En même temps, il redira le même message, j'en suis certain, en disant, c'est normal que la justice passe. La justice est la même pour tous. En France, que vous soyez policier ou que vous soyez simple citoyen, la justice doit être la même pour tous.
Et rappelez aussi que les policiers, c'est probablement le corps le plus contrôlé. On parle toujours, on dit, il y a une enquête IGPN sur tel ou tel acte. Mais tant mieux, parce qu'en fait, ces enquêtes-là, elles montrent aussi que la police est un corps extrêmement contrôlé. Et nous pouvons avoir confiance en nos policiers.
Sylvain Maillard, est-ce qu'il y a aujourd'hui, à vos yeux, un problème de formation des policiers ? Est-ce qu'il ne faudrait pas une meilleure formation pour appréhender ces nouvelles missions, notamment de maintien d'ordre public ?
On peut toujours, vous savez, moi, j'ai toujours porté la formation sous quelques formes, que ce soit à l'Assemblée depuis 6 ans. On peut toujours mieux former. On forme déjà mieux nos policiers. Mais le métier de policier est extrêmement difficile, extrêmement difficile. On a, dans la vie de tous les jours, une incivilité, un terme, je vais prendre un terme plus doux, une incivilité qui est de plus en plus forte avec une société de plus en plus fracturée. Et les policiers sont au premier rang. C'est eux qui subissent cette violence au quotidien.
Vous diriez incivilité ou, comme certains, ensauvagement ? Ce mot a été utilisé.
Je crois qu'il y a de l'incivilité et aussi de l'ensauvagement. Ça dépend, évidemment, des contextes. Mais la société est beaucoup plus dure. Et le rapport avec les policiers, d'ailleurs, qui est la même difficulté qu'on peut voir dans nos écoles, avec nos enseignants, qui sont aussi confrontés à beaucoup plus de violence, que ce soit de la part des élèves, mais aussi des parents d'élèves. On voit bien qu'il y a une société qui est plus difficile, plus violente. Eh bien, les policiers sont en face et c'est eux qui doivent y répondre au quotidien.
Mais il ne faut rien changer à la police, à son fonctionnement, à sa hiérarchie, aujourd'hui ?
Je ne crois pas au simple fait de changer quoi que ce soit. On appuyerait sur un bouton et ça changerait fondamentalement le fonctionnement.
Une réforme de l'IGPN, par exemple.
Oui, mais l'IGPN, je vous le dis, il n'y a jamais eu autant d'enquêtes de l'IGPN qui s'est autant saisi d'enquêtes et avec des poursuites vis-à-vis des policiers. C'est le corps de l'État qui est le plus, les policiers, qui est le plus contrôlé. Ne laissons pas penser qu'ils ne sont pas contrôlés, au contraire. Mais ils sont contrôlés par des policiers. D'ailleurs, ils le disent, ils disent, on est trop contrôlés.
Ils sont contrôlés par des policiers. Nous recevions, il y a quelques minutes sur France Info, le secrétaire général de la CGT Intérieur Police, qui lui-même dit que ça manque de transparence et il faut changer de tutelle.
Toujours plus de transparence, on peut toujours... Mais regardez ce que disent les policiers à l'heure actuelle. Ceux qui manifestent à Marseille, ceux qui manifestent ou qui manifestent à Paris, ils disent que la justice est trop dure avec eux. Donc la justice passe. Ce n'est pas une question de y a-t-il justice ou pas. La justice passe. Au contraire, ils pensent exactement l'inverse. Ils trouvent que c'est trop dur. Donc moi, je crois que nous avons un équilibre qu'il faut préserver. On peut toujours l'améliorer. Oui, il faut toujours mieux former nos policiers. Mais n'oublions pas que le sous-jacent, il est là. Une société plus difficile.
Et on continue à en parler ensemble. Sylvain Maillard, il est 8h40, c'est l'heure du Filinfo. Avec vous, Sophie Echen.
Une situation confuse au Niger après une tentative de putsch par des militaires. Le président Mohamed Bazoum est retenu depuis hier soir par des membres de sa garde. Il affirme toutefois ce matin que les acquis démocratiques seront sauvegardés. Après le Mali et le Burkina Faso, le Niger devient le troisième pays du Sahel à subir un coup d'État depuis 2020. En Grèce, les pompiers luttent toujours contre les flammes alors que le pays subit de violents incendies depuis deux semaines sur les îles de Rhodes. Corfu, Eubé, dans les terres aussi. Ces feux ont déjà fait au moins trois morts. Emmanuel Macron poursuit sa tournée en Océanie.
Le chef de l'État se trouve en ce moment dans l'archipel du Vanuatu. Lors d'une prise de parole ce matin, Emmanuel Macron a dénoncé les ingérences de nouveaux impérialismes, face notamment à l'influence croissante de la Chine dans les pays du secteur. Après deux médailles d'or en deux jours, il va tenter le triplé tout à l'heure au Mondieu de Natation de Fukuoka au Japon. Léon Marchand pour la finale du 200 mètres 4 nages. Départ à 14.03, heure de Paris.
France Info. Le 8.30 France Info. Jean-François Aquili. Marie Bernardo.
Avec Sylvain Maillard, le tout nouveau président du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale, l'ancien numéro 2 devenu numéro 1 pour paraphraser un ancien président. Sylvain Maillard, la rentrée budgétaire, c'est le plus difficile. Il va falloir encore de nouveau assister à une première ministre qui va déballer son 49.3 en série. Ça va être ça le scénario de la rentrée ?
D'abord, c'est de présenter un budget qui correspond à nos besoins, c'est-à-dire financer l'ensemble des politiques que nous devons financer, la transition écologique, mais aussi l'ensemble de nos services publics et en même temps trouver des économies parce que nous voulons maintenir nos finances publiques. Bruno Le Maire le dit suffisamment, chaque euro est important. Nous allons avoir un budget tendu, extrêmement... Et je voudrais juste, pardon Jean-François Aquili, juste dire une chose, et remercier aussi l'ensemble des députés de mon groupe Renaissance qui travaillent sur, évidemment, les économies que nous pouvons faire.
C'est toujours plus simple de trouver des dépenses, mais les économies que nous pouvons faire tout en disant une seule chose, nous continuerons... Nous n'augmenterons pas les impôts, nous continuerons à baisser les impôts.
Alors Bruno Le Maire, qui était à votre place mardi, parle de 2,5 milliards d'économies à trouver en allant taper dans les excédents, si vous me passez l'expression, de la trésorerie d'une vingtaine d'opérateurs publics, c'est-à-dire le Pôle emploi, le CNRS et autres ADEME. 2,5 milliards d'économies, Sylvain Maillard, alors que vous évoquiez la transition écologique, les budgets des armées et autres, ce sont des dizaines et des dizaines de milliards à trouver avec une dette colossale. Quelle est l'équation, au juste ?
Alors, d'abord, sur ces 2,5 milliards, oui, il y a des taxes affectées... Ce n'est pas grand-chose, vous en convenez ? Oui, enfin, c'est 2,5 milliards, on sera bien content de trouver 2,5 milliards. On est, l'expression c'est à l'euro près, mais on fait extrêmement attention aux finances publiques, donc 2,5 milliards, c'est beaucoup d'argent, et cet argent, il doit être utile aux Français. C'est de l'argent qui appartient aux Français, qui part dans les différents organismes dont vous avez parlé, mais qui appartient aux Français, donc il doit être utilisé pour les Français. Donc oui, nous devrons récupérer une partie de cet argent.
C'est aussi la difficulté des taxes affectées, c'est-à-dire qu'au fond, on a des organismes qui se financent sur un principe de taxe et avec des perceptions autonomes, c'est aussi peut-être les limites d'un système. Il nous faut absolument être extrêmement rigoureux sur nos finances, je crois que les Français l'attendent, aussi. On a une trajectoire ambitieuse, on va la tenir. Pour ce qui est des 49.3, vous savez très bien que c'est une position politique, c'est-à-dire qu'on vote pour un budget ou contre un budget en fonction de votre positionnement politique, vous êtes pour le gouvernement, vous êtes contre le gouvernement,
avec toujours votre problème de majorité relative qui vous empêche finalement de porter les réformes vite et bien au Parlement.
Je ne suis pas d'accord là-dessus. Regardez, on a voté 49 textes. On a trouvé des majorités pour tous les textes, hormis les textes budgétaires.
Mais là, ce sera de nouveau 49.3.
Mais c'est assez logique qu'on ait des 49.3, puisque c'est un vote politique, le budget. Donc oui, les oppositions, pour s'opposer, d'ailleurs pour montrer qu'elles sont dans l'opposition, votent en contre. Donc ça, on le connaît. Tous les autres textes qu'on a votés, pour beaucoup à l'unanimité d'ailleurs, on en parle peu, mais beaucoup à l'unanimité, et bien ça, nous sommes allés chercher les majorités.
Sylvain Maillard, les Républicains veulent moins de moyens pour une redistribution sociale improductive qui installe le non-travail, fin de citation. Vous les suivez là-dessus ?
Il y a toujours des questions à se poser. Le budget social, c'est le budget le plus important de la dépense publique. Il est nécessaire pour beaucoup de dépenses. Il y a des choses sur lesquelles je crois que c'est important de s'interroger. Chaque argent qui est dépensé par le contribuable français, il doit être interrogé sur est-il efficace ou pas efficace. Donc moi, j'attends leurs propositions, parce que faire de grandes phrases comme ça, c'est assez simple. Quelles sont leurs propositions ? On regardera évidemment les propositions, qu'elles viennent de gauche, qu'elles viennent de droite.
Comment améliorer, faire en sorte que le budget tienne, tout en disant une chose, il nous faut évidemment de la solidarité et il nous faut de l'efficacité de la dépense.
Sylvain Maillard, vous êtes un ancien jeune Chirakien, vous venez du centre droit, il faut le préciser pour ceux qui nous regardent, ceux qui nous écoutent. Les Républicains, vous n'avez pas réussi finalement à leur tendre la main et à tenter de constituer une sorte de majorité efficace pour la rentrée prochaine ?
Je crois que c'est surtout les Républicains qu'il faut interroger. Votre ancienne famille politique, peut-être pas LR, mais en tout cas... Je crois que c'est un groupe politique qui a du mal à trouver son unité, tout simplement, avec différents courants en son sein, des individualités parfois très fortes, qui sont plus en autonomie qu'en groupe.
Ça veut dire qu'il y a des turbulences à la rentrée systématiquement, comme ce à quoi nous avons assisté depuis le début du quinquennat.
C'est difficile de pouvoir discuter avec un groupe où on sent qu'il y a une fracturation structurée, organisée et au fond, à qui parler. Donc bien sûr qu'on discute avec Olivier Marlex, avec Éric Ciotti, mais il faut aussi des engagements. Je pense que quand on trouve un accord avec un parti ou avec un groupe politique, il faut faire en sorte que l'ensemble du groupe vote ce que nous avons convenu. Donc c'est extrêmement difficile avec les LR. Mais je crois que leur électorat, vous savez, leur rappelle régulièrement sur le terrain que ce qu'ils veulent, c'est améliorer la situation des gens et qu'on ne peut pas être dans une opposition pour être dans une opposition.
Ils sont aussi là pour construire. Je crois que vraiment leur électorat leur dit régulièrement le samedi et le dimanche sur les marchés.
Sur la loi immigration qui arrivera après le budget, vous irez les chercher où, les alliances ?
D'abord, c'est une loi que nous souhaitons vraiment porter avec deux axes très forts, deux radicalités au fond, de dire que nous voulons créer entre autres un permis de travail pour les métiers en tension parce que c'est la réalité des entreprises en France à l'heure actuelle. Quelle entreprise en France n'a pas de travailleurs étrangers pour faire fonctionner notre économie française ? C'est le cas de la vôtre, de votre entreprise aussi ? Oui, bien sûr, dans toutes les entreprises françaises. Je vous donne un exemple, trouvez-moi un exemple où ce n'est pas le cas. Donc c'est le cas à l'heure actuelle et donc il faut sécuriser ça parce que c'est eux qui font tourner aussi notre économie.
À côté de ça, ceux qui n'ont pas vocation à rester en France, ceux qui sont ce qu'on dit souvent les OQTF, obligation de quitter le territoire français, doivent repartir et se doivent repartir de façon plus organisée et plus rapide. Je crois que c'est ces deux radicalités auxquelles il nous faut faire face. Et moi j'attends de voir les groupes politiques qui vont s'opposer, je crois, à la volonté massive des Français de mieux accueillir ceux qui ont vocation à être en France et qui nous aident à faire tourner notre économie et par contre renvoyer dans leur pays ceux qui n'ont pas vocation à être en France. Moi je voudrais bien voir qui ne va pas voter ça.
Vous ne craignez pas que ce débat nourrisse finalement le Rassemblement National ?
Je crois que ne pas parler des choses dont parlent les Français, on parlait tout à l'heure des marchés, sur les marchés, je crois, en fait, nourrit pas que le Front National, il nourrit les extrêmes, il nourrit la France Insoumise, il nourrit le Rassemblement National. Moi je me suis engagé auprès d'Emmanuel Macron, vous l'avez rappelé en 2016, parce qu'en fait on n'a pas de totem, on parle de tout, on parle de ce qui change la vie. Moi je viens pour avoir des résultats à faire en sorte que la vie des Français s'améliore et que si les sujets sur l'immigration, sur ce texte d'immigration, sont au cœur des préoccupations des Français, il faut qu'on puisse y répondre.
Mais est-ce que l'immigration est au cœur des préoccupations des Français ? Oui, en tout cas c'est une question qu'on nous pose.
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Est-ce que c'est un problème ? Je suis sur le terrain tout le temps et bien sûr qu'on nous pose la question. Et on ne nous pose pas la question en disant, il y a trop d'immigrés ou il y a... C'est jamais, au fond c'est jamais basique. C'est juste, il faut qu'on trouve un équilibre en France. Et je crois que le texte que nous allons porter sur mieux accueillir ceux qui ont vocation à rester en France, par contre ceux qui n'ont pas vocation en France à repartir, je crois que c'est ce qu'attendent les Français.
C'est là Maillard, vous êtes un responsable politique national. Nous vous avons vu réagir pendant le fil info à la situation au Niger avec son président Mohamed Bazoum qui est séquestré par les poutchistes. Un pays de stabilité, un pays africain qui bascule, pardonnez-moi l'expression, mais de l'autre côté, sujet d'inquiétude.
Oui bien sûr, un de plus. Nous regardons avec grande attention ce qui se passe, évidemment en Afrique, évidemment au Niger. Nous, d'abord pour la population nigériane, parce que, évidemment, c'est instabilité, c'est un drame, et c'est un drame pour leur vie au quotidien, la dangerosité, mais c'est aussi nos intérêts et nos intérêts économiques. Bon, c'est à quoi particulièrement l'uranium ? Par exemple, vous savez très bien que l'uranium fait partie aussi de l'équation, et donc nous regardons avec grande attention ce qui va se passer.
D'un mot encore pour conclure, il y a cette campagne des européennes qui arrive à la rentrée, qui va venir télescoper la rentrée parlementaire, avec, comme l'expliquait Marie Bernardo, un rassemblement national qui sera en force, notamment sur les questions d'immigration. Ça vous inquiète aussi ?
Moi, l'Europe, vous savez, c'est l'engagement, c'est mon engagement politique premier. Je suis très heureux qu'on ait des rendez-vous réguliers sur l'Europe. D'abord dire que nos députés européens Renew, Renaissance, ont parfaitement travaillé depuis cinq ans. Ils ont mis des visages aussi sur les députés européens, et ça, je crois que c'était quelque chose dont on avait besoin. On n'a pas l'Europe honteuse, au contraire, on est pro-Europe, et on pense que plus d'Europe nous permettra de mieux s'en sortir d'un point de vue économique, d'un point de vue social. Donc on va porter fièrement nos couleurs, les couleurs européennes. Oui, on peut améliorer la situation.
Oui, il y a plein de choses à changer. Mais regardez tout ce qu'on a fait sous l'impulsion d'Emmanuel Macron depuis quelques années. Nous, on est fiers d'être européens, et on va le dire pendant toute cette année de campagne électorale.
Sylvain Meillard, président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale. Merci d'avoir accepté l'invitation de France Info ce matin. Pour ceux qui nous regardent sur le canal 27, qui s'inquiétaient pour Jean-François Achilly, rien de grave, petit incident de footing.
Chute de running, oui. Face contre terre, ce sont des choses qui arrivent, ce n'est pas grave.
Sylvain Maillard