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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 23 juillet 2026 3 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécurité

Incendie en Gironde: "Nous sommes dans une situation catastrophique", estime Bruno Lafon, maire (DVD) de Biganos

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Bruno Laffont, merci d'être avec nous. Vous êtes maire de Biganos en Géronde.

  • 0:07OuverteRéponse directe

    On imagine que vous devez avoir extrêmement peur quand on voit la vitesse à laquelle les flammes se déplacent.

  • 0:49FerméeRéponse partielle

    Il n'y avait aucun moyen d'anticiper, monsieur le maire, ou de prévenir ce genre de sinistre ?

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Vous pensez à quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Invité politiqueFait
    « nous savions depuis quelques semaines que ce qui devait arriver est arrivé »
  • 0:59Invité politiqueChiffre
    « nous sommes une des régions où les propriétaires forestiers sont les seuls en France et en Europe à payer par hectare et par an pour faire de la prévention »
  • 1:22Invité politiqueChiffre
    « nous avions fait 33 000 hectares en 2022 et il n'y avait eu aucun blessé, aucun décès »
  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « sur 2000 mètres carrés, il y a eu malheureusement deux décès »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « nous avons, nous, 10, 20 ans de retard »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « je l'avais dit en 2022 au président de la République »

Temps de parole

  • Bruno Lafon82 %
  • Locuteur non identifié9 %
  • Présentateur9 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Bruno Laffont, merci d'être avec nous. Vous êtes maire de Biganos en Géronde. Alors on précise que Biganos pour le moment n'est pas encore touché par le feu, mais on imagine, monsieur le maire, que vous devez avoir extrêmement peur quand on voit la vitesse à laquelle les flammes se déplacent.

0:15
Bruno Lafon

Oui, bonjour à vous et à vos audits et à vos téléspectateurs. Oui, Biganos, vous savez, nous sommes entre le feu que nous avons connu à la TES en 2022 et puis celui que nous connaissons maintenant. Je suis moi-même forestier, donc vous savez, nous savions depuis quelques semaines que ce qui devait arriver est arrivé et malheureusement nous sommes dans une situation catastrophique puisque les conditions ont été réunies pour qu'un feu devienne une catastrophe et c'est ce qui est en train de se produire sur le nord du bassin d'Arcachon.

0:40
Locuteur non identifié

Vous n'êtes pas le premier maire à dire ça, c'est-à-dire qu'à dire, la question n'était pas de savoir si ça allait arriver, mais de savoir quand. Et en l'occurrence, nous y sommes. Il n'y avait aucun moyen d'anticiper, monsieur le maire, ou de prévenir ce genre de sinistre ?

0:55
Bruno Lafon

Vous savez, nous sommes une des régions où les propriétaires forestiers sont les seuls en France et en Europe à payer par hectare et par an pour faire de la prévention. J'en suis le responsable. Nous payons pour alimenter des points d'eau, pour faire des pistes, comme vous avez pu voir, où les pompiers veulent intervenir. Mais lorsque le feu est naissant, lorsqu'il démarre, mais lorsqu'il prend les proportions qu'il prend aujourd'hui, aujourd'hui, malheureusement, tous les feux qui démarrent sont dans des proportions extraordinaires.

Vous avez vu celui qui est passé à Mérignac, où malheureusement, les deux pompiers sont décédés, alors que nous avions fait 33 000 hectares en 2022 et il n'y avait eu aucun blessé, aucun décès. Et là, sur 2000 mètres carrés, il y a eu malheureusement deux décès. Donc aujourd'hui, nous sommes dans des conditions qui sont très difficiles et c'est pour ça qu'il faut que nous prenions des mesures encore plus importantes que celles que nous avons aujourd'hui. Vous pensez à quoi ?

Écoutez, le procureur de la République a très bien réagi, puisqu'aujourd'hui, les cigarettes et toute personne qui aura des étincelles ou qui voudrait mettre le feu à la forêt de façon intentionnelle ou non intentionnelle doit être aussitôt mis en garde à vue. Les Canadiens ne se trompent pas, ils appellent la cigarette une arme à feu. Et donc, nous avons, nous, 10, 20 ans de retard. Et je l'avais dit en 2022 au président de la République qui a très bien réagi, c'est qu'aujourd'hui, nous ne pouvons plus vivre en France, à côté d'un massif forestier, qu'il soit à Fontainebleau, qu'il soit en Savoie, qu'il soit en Bretagne, qu'il soit dans le Sud-Ouest.

Parce qu'aujourd'hui, c'est excessivement dangereux, les conditions météo ont changé, tous vos spécialistes qui défilent sur le tableau, sur vos plateaux, le disent. Et donc, aujourd'hui, il faut que nous organisions différemment. Nous avons essayé de le faire ici, depuis une certaine époque, mais aujourd'hui, ça a changé. Il y a plus de maisons, il y a plus de monde, il y a plus de monde en forêt. Donc, aujourd'hui, il faut que nous prenions des décisions beaucoup plus strictes. Merci.