Jérémie BREAUD : Maire "LR" de Bron et Vice-Président à la métropole de Lyon en charge de la sécurité et la tranquillité publique
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 2:42OuverteRéponse directe
À quels atouts vous attribuez ce plébiscite ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Comment ça résonne, vous, cette date de naissance de mars 81 ?
- 4:36OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, c'est l'âge des bilans, déjà, quand même, ou de l'action ?
- 5:53RelanceRéponse partielle
Dites-moi, c'est une coquille vide, cette délégation, parce qu'il paraît que la Métropole n'a aucune compétence en matière de sécurité ?
- 7:26ComplaisanteRéponse directe
Vous allez partager ce fauteuil de maire, peut-être, effectivement ?
- 9:10OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous séduit immédiatement chez lui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:22InvitéFait
« Nous avons gagné au premier tour. Et surtout, ce qui fait vraiment chaud au cœur, c'est d'être arrivé en tête dans tous les bureaux de vote. »
- 3:58InvitéPromesse
« Je n'ai pas menti qu'une grande partie des promesses ont été réalisées. »
- 10:16InvitéFait
« Le plan lumière, c'est lui. Il a fait des lumières, c'est lui. »
- 17:48InvitéChiffre
« Nous sommes passés chiffre préfecture de 130 voitures qui brûlaient en 2020 à une petite trentaine en 2026. »
- 18:15InvitéChiffre
« Nous avons multiplié par 3 les effectifs de police à Bron. »
- 18:21InvitéChiffre
« Vous avez passé de 35 à 300 caméras. »
- 18:30InvitéFait
« Nous avons créé une brigade motorisée, une brigade canine. »
- 16:25InvitéPromesse
« Premièrement, c'est la création d'une brigade métropolitaine des transports avec un objectif de 200 agents à 3 ans. »
- 16:32InvitéPromesse
« Deuxièmement, c'est la sécurisation des collèges. »
- 16:47InvitéPromesse
« Troisièmement, c'est l'aide aux communes. »
- 23:29InvitéChiffre
« Actuellement, sur ce territoire de Paris, qui comporte à peu près 8000 personnes, vous avez un taux de logement sociaux de 98% à l'échelle de la ville. »
- 23:41InvitéPromesse
« On va atteindre l'objectif de 65% de logements sociaux. »
- 24:18InvitéChiffre
« C'est un projet à plus de 300 millions d'euros. »
Temps de parole
- Invité49 %
- Présentateur25 %
- Jérémie Bréaud22 %
- Locuteur non identifié2 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, Wilfried Delacour. Bonjour à tous, bienvenue à ceux qui nous rejoignent sur l'antenne. C'est l'heure de votre rendez-vous sur l'actualité politique, dont les cartes ont évidemment été rebattues avec les dernières élections municipales et métropolitaines du mois dernier. On en parle aujourd'hui avec Jérémy Bréau, bonjour. Bonjour à tous. Et bienvenue au micro Lyon 1ère. Alors une fois n'est pas coutume, on va commencer cette émission par un petit jeu. Si je vous cite les dates suivantes, vous les classez dans quel ordre de priorité ? 15 mars, 19 mars, 21 mars, 22 mars ? Le 22 mars ?
Non, alors évidemment le 21 mars. Je ne sais pas, évidemment, c'est votre priorité.
Non, non, excusez-moi, le 22 mars, je... Ah oui, ok. Ça me revient. Voilà, souvenez-vous. Il faudrait que c'est très concentré.
Il y a un certain nombre de dates dans une semaine quasiment.
Le 21 mars, puisque le hasard de la vie a fait que j'ai été père et mère, le même jour. Mais on va dire le plus important, c'est effectivement la naissance de ma fille Hélène. Hélène, oui, qu'on salue. Mon premier enfant, le 21 mars. Et puis ça a été aussi le jour du conseil d'installation, où j'ai été officiellement mère pour la deuxième fois. Vous ne faites pas les choses de moitié, encore une fois. Non, c'est comme ça. On compule tout d'un coup. Non, non, c'est vrai que c'est un... Alors pour dire qu'on est sur Hélène, j'avais une petite question pour elle. Qu'est-ce qu'elle vous apporte depuis un mois ? Écoutez, que du bonheur déjà.
Et puis vous savez, c'est mon père qui me disait « Tu verras Jérémy, le jour où t'auras un enfant, tu seras moins égoïste. » Le fait d'avoir un enfant rend les gens moins égoïstes, puisqu'on ne vit pas que pour soi, on vit maintenant aussi pour un... Et c'est déjà le cas, c'est déjà l'effectif. Oui, oui, oui. C'est vrai, quand je la vois, je suis gaga. Alors après, je découvre. Pour moi, première fois que j'ai bébé, etc. Donc il y a encore quelques gestes.
Alors on va parler de Jérémy Brun, on va parler de toutes vos activités. Mais est-ce que vous craignez, justement, déjà de ne pas la voir grandir avec toutes les activités qu'on va égrigner, avec toute la date que j'ai citée ?
Non, non, non. Parce qu'écoutez, après, il faut savoir doser les moments. L'idée, c'est que quand je suis avec elle, je suis pleinement avec elle. L'idée, c'est de pouvoir s'organiser. Je ne lève pas tout seul. J'ai aussi ma femme. Nous sommes à deux. Nous avons aussi par chance les grands-parents. Oui, aucun souci. Elle est même venue au bureau hier.
L'idée, c'est de partager plein de choses ensemble. Bon, alors vous allez partager ce fauteuil de maire, peut-être, effectivement. Vous le disiez, même jour, le jour de sa naissance, le conseil d'installation. Vous avez, je le rappelle, été élu, réélu d'ailleurs, puisque vous étiez maire déjà de Bonn depuis 2020. Donc le 15 mars, vous avez été élu dès le premier tour, d'ailleurs. Vous étiez en tête dans tous les bureaux de vote de Bonn. Vous êtes arrivé en tête avec 55% des suffrages. À quels atouts vous attribuez ce plébiscite ? Parce qu'on peut parler de plébiscite, évidemment. Oui, enfin, il faut rester humble.
Mais ce qu'il faut... Ce que je pense, c'est que lorsque j'ai été élu la première fois, en 2020, en fait, quand vous gagnez la première fois, c'est que les gens, en fait, c'est simplement parce qu'ils ont dit non aux maires sortants. Là, j'ai été réélu, c'est-à-dire que j'ai été réélu à la fois sur un bilan, sur les six années de mandat, sur les actions qui ont été menées. Il y a eu beaucoup de listes en face de vous, évidemment, d'LFI, de la gauche, etc. Oui, nous étions six. Il y avait même une liste du Rassemblement National. Donc il y avait une vraie offre, il y avait une vraie diversité de propositions. Et comme vous l'avez dit, on a fini en tête au premier tour.
Bon, nous avons gagné au premier tour. Et surtout, ce qui fait vraiment chaud au cœur, c'est d'être arrivé en tête dans tous les bureaux de vote. C'est-à-dire que, que ce soit dans le centre-ville, ou que ce soit quartier de Paris, quel que soit le type de quartier.
C'est-à-dire que vous avez été à l'écoute, pendant votre précédent mandat, à l'écoute de toutes les populations de tous les quartiers ?
Oui, c'est comme ça que je le traduis. Vous savez, quand vous êtes maire, vous êtes vraiment au contact de la population. On est les élus, les mieux aimés ou les moins détestés. C'est-à-dire qu'il y a un lien fort aussi qui s'est créé entre nous. Et pour répondre à votre question, je crois qu'il y a deux choses. Un, si j'ai été réélu, c'est parce que le travail a été bien fait. Deuxièmement, parce que je n'ai pas menti qu'une grande partie des promesses ont été réalisées. Et puis troisièmement aussi, une question de personnalité. Un maire qui ne plaît pas, c'est un maire qui n'est pas réélu.
Alors, 21 mars, 15 mars, 19 mars, c'était votre anniversaire, 45 ans. On les égrène toutes, les journées. Comment ça résonne, vous ? Alors, je sais comment ça résonne chez vous, cette date de naissance de mars 81, presque contemporaine d'un certain 10 mai 81.
Oui, alors, je suis né sous Giscard. Oui, voilà. J'ai à quelques semaines près. Mais vite balayé, le 10 mai. Non, non, cette année, je... En tout cas, cet âge de 45 ans,
Jérémy Breaux, c'est quoi ?
Je suis à la force de l'âge.
Voilà, justement. Mais alors, le contraire, est-ce que pour vous, c'est l'âge des bilans, déjà, quand même, ou de l'action ?
Je crois que, enfin, les deux. Mais j'ai envie de dire, à chaque âge, on doit se remettre en question. À chaque âge, en tout cas, à la fin de chaque aventure, on doit se remettre en question. À la fois, regarder derrière ce qui a bien marché, ce qui n'a pas marché, et puis, pour mieux se projeter devant.
Vous avez toujours cet oeil dans le rétroviseur pour voir, analyser ce que vous avez mené comme action ?
Exactement, oui. Oui, à la base. Tout en avançant. Vous savez, quand vous êtes élu, quel que soit le score, vous devez rester humble. La confiance, elle ne dure pas forcément. C'est comme, j'ai envie de dire, comme quand une marque ou un chanteur lance un CD, c'est même parce que celui-ci a cartonné que le suivant... Il faut se reposer sur ses verts. Exactement. C'est pour ça, ce que je dis à l'équipe, c'est, ok, oui, on a frappé un grand coup, oui, on a été réélu largement au premier tour, mais maintenant, voilà, là, dès le lendemain, on remettait les compteurs à zéro et il faut... Et l'action dont on va parler dans quelques minutes.
Une dernière date, quand même, je citais, le 22 mars, vous la citiez aussi, évidemment, la victoire de Grand-Cœur Lyonnais à la Métropole, ce qui vous amène à être vice-président délégué à la sécurité globale, la tranquillité publique, la coordination avec les polices municipales. Dites-moi, c'est une coquille vide, cette délégation, parce qu'il paraît que la Métropole n'a aucune compétence en matière de sécurité, mis à part, bien sûr, la police dans les transports. Il ne faut pas écouter que l'opposition. Non, mais je lis votre délégation, le titre de votre délégation, là.
Vous savez, bon, déjà, premièrement, on ne peut que se réjouir de la victoire de Grand-Cœur Lyonnais et de Véronique Sarcelli. Et vous savez, il y a un an en arrière, moi, en tant que président des Républicains de la Métropole et du Rhône, nous avons organisé contre vent et marée une primaire. Et celle-ci a permis de désigner une candidate, Véronique Sarcelli, et ensuite, grâce à une campagne extrêmement bien menée, effectivement, nous avons gagné. Deuxièmement, pendant la campagne, j'avais dit à Véronique Sarcelli, certainement, tu vas faire une campagne sur le thème de la sécurité, il faut créer une vice-présidence à la sécurité, comme vous l'avez dit.
Ce n'existait pas au Parable, on est bien d'accord. Ce n'était pas compétence Métropole, mais comme ce n'était pas compétence la région, et en 2015-2016, lorsque Laurent Wauquiez est arrivé à la région, il s'est emparé de cette compétence et maintenant, quand on voit le bilan en matière de sécurité par la région, ça reviendrait. Il y a des possibilités, effectivement, même si la Métropole n'a pas forcément ses compétences. Donc là, nous sommes en train de mener, donc effectivement, on part quelque part de zéro, même si ce n'est pas réellement le cas, puisqu'on est en train de monter une feuille de route avec des acteurs.
Alors, on va en parler, Jérémy Bréau, vous avez d'autres jours de mars comme ça à nous proposer ? Non, déjà pas mal. Non, c'est pas mal. Moi, j'ai un 12 mars à vous soumettre. Le 12 mars 2005, Lyon 1ère diffusait l'émission L'Invité dans la Ville que je présentais à l'époque. En voici un extrait et vous nous direz si vous reconnaissez cette voix.
Entre 83 et 89, avec Jean Rigaud, je me suis intéressé de très près et j'ai été responsable à la communauté urbaine pour piloter cette politique, je me suis intéressé de très près aux difficultés des quartiers sensibles. Et à l'époque, ça s'appelait le développement social des quartiers, les DSQ, et quatre quartiers dans l'agglomération lyonnaise avaient été sélectionnés pour qu'un effort particulier leur soit accordé. c'était au lendemain des explosions des Minguettes et de la marche des gens des Minguettes à l'Elysée. Et donc, je me suis beaucoup intéressé, beaucoup investi dans une politique qui devait conduire à un changement dans ces quartiers-là.
Donc, c'est Vénitieux, Vaud-en-Velin, Laduchère et puis deux quartiers du 8e arrondissement. Et c'est à travers cette action-là que je me suis passionné pour le fait urbain, pas seulement pour l'urbanisme, mais pour le développement urbain. D'ailleurs, j'ai souhaité, lorsque Michel Noir m'a confié cette délégation, qu'on l'appelle aménagement et développement urbain. Ce n'est pas des mots par hasard.
Voilà, vous l'avez identifié, Jérémy Bréau ? Oui, ça me fait quelque chose. C'est vrai que ça fait longtemps que malheureusement que je n'ai pas écouté cette voix puisqu'il nous a quittés en 2017. C'est Henri Chabert. Oui, Henri Chabert. J'ai une photo, j'ai son portrait dans mon bureau. D'accord,
toujours aujourd'hui. Toujours aujourd'hui, oui. Encore Henri Chabert pour les plus jeunes d'entre nous qui écoutent en tout cas, ancien adjoint de Michel Noir qui nous expliquait justement dans cette interview les prémices de son intérêt pour la délégation de l'urbanisme et du développement urbain à la ville de Lyon entre 89 et 95 et puis au côté de Raymond Barre également et au Grand Lyon ensuite. Vous le disiez, il est décédé en 2017. Alors vous-même, vous le rencontrez je crois en 1997. Il est alors député de la deuxième circonscription du Rhône. Vous avez vous-même, si on fait le calcul, à 16 ans. Qu'est-ce qui vous séduit immédiatement chez lui ?
Alors, effectivement, à l'époque, j'habitais à la Croix-Rousse, à Lyon et la première étape, en fait, c'est que lorsque, suite à la dissolution de 1997 et le retour au pouvoir des socialistes et des communistes, j'étais à 16 ans et il y avait le côté un peu révolutionnaire, on va tout casser et donc, j'ai décidé de m'engager au sein du RPR pour le tandem Sarkozy-Philippe Seguin. Et donc, sur le terrain, vous retrouvez Henri Chabert. Et donc, habitant à la Croix-Rousse à ce moment-là. C'est votre député. C'est mon député. Je le rencontre la première fois, je crois, au début septembre 1997 et ça a été un coup de foudre immédiat et donc, ça a été... Pour quelles raisons ? Sous quels aspects ?
Qu'est-ce qui vous a séduit chez lui ? À la fois, le charisme, et puis aussi, la vision serait trop longue pour tout dérouler. Mais en matière d'urbanisme, le plan lumière, c'est lui. Il a fait des lumières, c'est lui. Effectivement, ce qui a été fait entre 89 et 95, ce qui finalement, ça a été le début du renouveau de Lyon. C'est le même renouveau que vous souhaiteriez, notamment pour Lyon et pour Bonn, évidemment, aujourd'hui. En plus modestement, mais effectivement, moi, je me rappelle les discussions quelques mois avant son décès sur la vision de Lyon. Nous étions à cette époque-là en 2016-2017. Il avait encore une vision, mais je lui disais, mais Henri, pourquoi tu ne te présentes pas ?
Il avait une vision de Lyon qui était bien plus haute que toutes celles et tous ceux qui étaient prêts à candidater pour... et puis des qualités que vous essayez d'appliquer au jour le jour. C'est à la fois une certaine... Après, c'est un modèle. On essaye... Après, Henri, il y avait aussi des qualités et des défauts. Mais c'est quelqu'un qui était respecté puisqu'il donnait l'exemple. Et puis, humainement, il y avait une relation forte. C'est vrai que son départ en 2017... Et donc, vous avez toujours
son portrait dans son bureau. Toujours. Merci, Jérémy Bréau. On va marquer une petite pause comme d'habitude dans cette suite sur Lyon 1ère. Merci d'être avec nous ce samedi matin. Et nous avons le plaisir dans l'invité politique du samedi aujourd'hui de recevoir Jérémy Bréau, vice-président de la Métropole de Lyon, maire de Brons, républicain dans le Rhône. Alors, Jérémy Bréau, tout comme Laurence Feutra, deuxième vice-présidente de la Métropole qui était d'ailleurs notre invité la semaine dernière, vous avez quitté l'exécutif de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour cause de non-cumul des mandats avec un pincement au cœur ou avec le sentiment du devoir accompli ?
Non, le pincement au cœur parce que c'est une aventure humaine et c'est vrai qu'il y a toujours une formidable équipe et puis un pincement au cœur parce qu'on a travaillé de façon intelligente tous ensemble parce que c'est une belle collectivité qui rayonne sur un beau territoire. Alors, pour information, je siège toujours à la région parce qu'il y a un recours contre moi contre l'élection malgré les milliers de voies d'avance donc tant que le recours n'est pas purgé je reste à la région C'est l'objectif évidemment au respect de la règle Exactement, oui. Non, c'est à la fois pincement au cœur et puis également aussi le sentiment d'avoir essayé d'apporter quelque chose.
Alors justement apporter quelque chose
vous étiez ou vous êtes conseiller aux grands événements de quel bilan vous êtes particulièrement fier
en la matière ? Il y a plusieurs choses c'est vrai qu'il y a énormément de grands événements sur le territoire La région est au cœur de tous les événements ?
Notamment avec en point de mire les Jeux Olympiques d'hiver qui vont arriver 2030 il y a eu aussi les championnats du monde de ski qui ont été une magnifique vitrine pour les Alpes il y a eu aussi les nombreuses arrivées du Tour de France notamment en Auvergne mais pas que ces dernières années donc c'est vrai qu'il y a aussi au niveau musical avec tous les fichiers quand on parle de grands événements il y a à la fois les événements qui ont une grande répercussion mais il y a aussi tous ces festivals dans les territoires qui amènent de la vie
Qu'est-ce que vous avez vous-même appris
dans cette collectivité locale ? Qu'il faut travailler en équipe parce que vous ne travaillez pas seul dans un couloir dans votre délégation qu'il faut travailler en équipe déjà d'une part pour s'enrichir des expériences et la vision des autres et puis également ensemble on est plus fort
En tout cas vous allez quitter normalement la région pour la métropole en tant que maire de Bon vous ne pouviez pas vous soustraire comme ça à cette implication plus locale ? Vous ne pouviez pas vous soustraire comme ça
le choix finalement était déjà déterminé ? Vous savez on a tellement été quand je dis on c'est nous les maires on a tellement été opprimés par l'ancien exécutif C'est fort comme terme opprimé ? Non j'aurais pu trouver un terme encore plus fort mais on nous a manqué de respect c'est peut-être plus diplomate on nous a tellement manqué de respect c'est-à-dire qu'il y a tellement de décisions qui ont été prises contre notre avis je pense à l'avenue
en tout cas ne consultant pas les maires des commis concernés
Oui ou parfois c'était des fausses consultations soit parfois on ne nous demandait pas notre avis soit parfois on nous demandait notre avis mais on savait déjà que les dés étaient pipés notamment pour toutes les questions de mobilité on a tellement été on nous a tellement mal considérés carrément je me suis dit si tu veux faire bouger les choses il faut que tu sois dans le cœur des réacteurs et c'est pour ça que la victoire de Véronique Sarcelli avec le soutien effectivement du grand cœur lyonnais de Jean-Michel Lasse mais elle s'est faite essentiellement grâce au maire que ce soit Jérôme Moroge à Pierre Bénite ou l'Empire Bénite Gilles Gascon à Saint-Priest Bastien Jouin à Caluire etc donc avant c'est pour ça pour répondre à votre question je me suis dit soyons utiles vraiment sur son territoire et surtout comme ça si on arrive à gagner la métropole on sera aux responsabilités et comme ça on ne pourra plus nous imposer des décisions qui ne nous conviennent pas parce que si on revient rapidement en arrière moi je n'étais pas élu à cette époque-là mais du temps de Gérard Collomb ou même de David Kimenfeld aucune décision n'était prise contre l'avis des mères il y avait toujours un moment de concertation même si les hommes politiques
n'étaient pas du même bord les élus n'étaient pas du même bord
oui parce qu'ils avaient vous savez dans l'intérêt de tous on peut très bien discuter avec des personnes qui ne sont pas de son bord
alors la délégation à la sécurité globale c'est vous-même qui l'avez sollicité
ou elle s'est imposée à vous ? non non lorsque j'ai lorsque j'ai lorsque j'ai dit à Véronique Cercelli l'an dernier de dire mais il faut qu'on prenne cette compétence et je lui dis voilà écoute moi celle-ci m'intéresse vraiment parce que j'ai pu voir c'est votre implication
justement à la sécurité à Bron
qui évidemment a aidé dans le fait de forger cette image vous concerne ? 6 ans de mandat à Bron j'ai deux j'ai deux certitudes la première on ne réglera jamais tout mais la deuxième c'est à partir du moment où on met les moyens on obtient les résultats et donc là j'ai dit à Véronique Cercelli on y va et donc là nous sommes en train de créer ensemble de réaliser la feuille de route avec les différents acteurs police nationale police municipale gendarmerie les états l'idée c'est quoi
c'est de coordonner parce qu'encore une fois
vous n'avez pas de moyens spécifiques mais c'est quoi c'est coordonner en fait
c'est mettre les moyens en face
exactement mais il y a aussi une vraie demande de leur part je pense également aussi au Citral et à la RATP l'idée en fait il y a trois grands objectifs durant le mandat premièrement c'est la création d'une brigade métropolitaine des transports avec un objectif de 200 agents à 3 ans deuxièmement c'est la sécurisation des collèges la région sécurise les lycées donc pourquoi la métropole ne pourrait pas sécuriser les collèges avec tout un système pour protéger à la fois les collégiens mais aussi le personnel enseignant et puis troisièmement c'est l'aide aux communes donc là on est en train de regarder donc ça peut être de l'aide financière ça a été pour financer par exemple
la vidéosurveillance dans les communes c'était proposé c'était dans le programme en tout cas de la Grand-Cœur Lyonnais
voilà l'idée c'est également aussi avec la région l'idée c'est d'être complémentaire aussi avec l'action menée par la région mais en tout cas il y aura une feuille de route qui sera propre à la métropole de Lyon et est-ce qu'on réglera toute l'insécurité dans la métropole la réponse est non en revanche est-ce qu'on pourra dire est-ce qu'on pourra dire qu'en 2032 on vivra mieux dans la métropole qu'en 2026 au niveau de la sécurité la réponse est oui d'accord
mais alors justement concrètement c'était ma question à terme ça veut dire que plus personne ne redoutera de monter dans les transports en commun notamment les femmes le soir notamment
en tout cas ce qui est clair c'est que l'objectif que l'on se donne c'est de sécuriser davantage les réseaux de transport mais encore une fois je vais vous le dire pour la troisième fois on ne réglera jamais tout vous dire par exemple à Bron nous sommes passés chiffre préfecture de 130 voitures qui brûlaient en 2020 à une petite trentaine en 2026 on va diviser par 4 le nombre de voitures qui brûlent parce qu'on a mis les moyens maintenant oui demain ou ce soir il peut y avoir ce soir samedi il peut y avoir une voiture qui brûle à Bron mais c'est tout de suite
parce que vous avez donné le marqueur j'allais dire en 2020 vous étiez un maire autoritaire en la matière autoritaire en la matière c'est-à-dire dans la lutte
contre la sécurité nous avons multiplié par 3 les effectifs de police à Bron nous avons armé la police municipale à Bron les caméras aussi je crois vous avez passé de 35 à 300 caméras effectivement ça fait une caméra pour 140 habitants à Lyon il y a une caméra pour 900 nous avons créé une brigade motorisée une brigade canine etc donc c'est effectivement quand vous mettez les moyens vous avez des résultats
vous aviez tout de suite
mis le curseur très haut en la matière vous aviez été menacé d'ailleurs oui j'étais sous protection en 2021 j'étais sous protection policière pendant 5-6 mois mais vous savez la sécurité c'est la base de tout c'est ce qui vous permet à la fois de sécuriser de pouvoir organiser des événements populaires dans votre ville puisque vous êtes en mesure de les sécuriser c'est ce qui permet aussi de faire revenir les petits commerces dans les quartiers puisqu'à un moment il n'y en a plus du tout et encore une fois si j'arrive en tête notamment dans les bureaux de vote des quartiers dits difficiles c'est grâce en partie à cette action et sur le terrain pendant la campagne je voyais les populations de ces quartiers me dire mais monsieur le maire nous la police les caméras on la veut ce que raconte la France Insoumise nous on n'en veut pas la France Insoumise puis l'URN
qui avait un candidat et qui n'avait pas fait un score extraordinaire je crois qu'il fait 6% quelles sont vos priorités de secteur dans toute la métropole plus aucun territoire de la métropole ne doit être laissé à l'abandon
oui parce que l'habitant l'habitant de Vénitieux a les mêmes droits que l'habitant de Saint-Cyr-aux-Mandor que Givor que Bron il n'y a pas de territoire délaissé mais juste deux secondes là-dessus il faudra travailler en concertation en équipe avec toutes les villes et c'est pour ça moi je ils sont demandeuses évidemment pour la plupart en tout cas j'espère qu'elles sont toutes demandeuses il faudra même travailler avec les villes pour répondre à votre question qui m'a pas été posée avec les villes de Vouvain-Vlin Saint-Font Saint-Font et Vénitieux mais voilà à partir du moment où ça va dans l'intérêt de leur population je ne suis pas inquiet vous n'êtes pas inquiet
sur le fait qu'ils veuillent enlever les armes létales à leurs policiers municipaux à Vénitieux ils ne peuvent pas l'enlever puisque ce n'est pas le cas non non c'est le cas effectivement à Saint-Font et à Vouvain-Vlin effectivement la tranquillité publique alors qu'est-ce que parce que c'est encore une fois le titre de votre délégation qu'est-ce que ça recouvre c'est prévenir toute incivilité les tags les poubelles les encombrants jetés sur la voie publique
comme ça c'est ça ? oui c'est un ensemble c'est à la fois c'est préserver sécuriser l'espace public donc ça prend effectivement alors après il y a tout un volet aussi propreté donc c'est ça avec ma collègue Béatrice Béatrice de Montine mais effectivement oui c'est large et puis il y a le troisième point coordination avec les polices municipales ça montre bien qu'on se base sur les maires les polices municipales dépendent des maires de l'autorité du maire donc là c'était important
donc il y aura ce dialogue on l'a bien compris avec les différents représentants
des communes c'est pour ça que là je suis en train de rencontrer déjà un certain nombre de maires je continuerai à le faire ensuite pour pouvoir on va dire co-construire avec eux tout ce programme autour de la sécurité
alors il y a quand même eu des événements il y a ces quelques jours un conducteur de scooter percuté par une Audi comme dans votre Villabron en début de semaine des piétons fauchés par un Range Rover à Calvire début mars est-ce qu'il faut tout faire Jérémy Breau pour limiter drastiquement la vitesse et l'alcool évidemment au volant et est-ce que c'est la métropole la métropole peut-elle initier ou inciter les politiques en la matière mais enfin
là ce sont des faits ce ne sont pas des faits divers mais ce sont des faits tragiques oui bien sûr mais oui c'est ce que je disais tout à l'heure avec les voitures brûlées il y en aura toujours mais c'est sauf sauf si on met une caméra et un policier tous les 10 mètres donc effectivement il faut lancer des grandes campagnes il faut continuer aussi dans la prévention mais à un moment vous n'êtes jamais à l'abri d'un comportement inadmissible de la part de de de de pas des abrutiers à ce niveau là ce sont des voyous
alors vous le citiez tout à l'heure évidemment vous avez envie de faire revenir les commerces dans les dans les quartiers à Bron notamment faciliter et encourager l'activité économique de manière générale c'est votre credo aussi bien à Bron qu'à l'échelle de la métropole
oui parce que c'est ce qui c'est ce qui permet de la fois d'amener de la vie ce qui permet aussi de créer de la richesse ce qui permet donc de créer de l'emploi donc oui oui effectivement c'est le le commerce de proximité à la fois dans les quartiers mais aussi les entreprises au niveau on va dire plus et à métropole c'est nous nous sommes pour la croissance oui bien sûr c'est ce qui nous différencie notamment de certains de nos opposants ce n'est pas un gros mot que de créer de la richesse oui la ZAC Bron Paris
va vous y aider il y a un renouveau de cette ZAC avec l'arrivée de Data Center j'ai lu de commerce
d'habitation ça c'est le gros projet du mandat qui vient la moitié du budget d'investissement de ce mandat là est consacré à Paris c'est dans le cadre de l'ANRU de l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine donc c'est la rénovation du quartier de Paris il y a à la fois tout un travail sur la partie immobilière pour apporter plus de mixité actuellement sur ce territoire de Paris qui comporte à peu près 8000 personnes vous avez un taux de logement sociaux de 98% à l'échelle de la ville donc il faut amener
l'activité économique
il faut déjà alors par un système de déconstruction reconstruction on va atteindre l'objectif de 65% de logements sociaux on va faire venir également aussi des entreprises et notamment un pôle numérique avec un data center ça c'est déjà calé et également aussi pour une trentaine de millions il y a le grand projet d'équipement public avec un groupe scolaire une crèche un centre social et puis il va y avoir aussi des commerces et des entreprises donc ce quartier comme ça la jointure
entre la 43
et le périphérique va redevenir va devenir peut-être une vitrine de Bron et de la ville de Lyon exactement puisqu'il y a un endroit stratégique à l'entrée ou à sortie de la métropole et puis vous savez c'est un projet à plus de 300 millions d'euros sur lequel est engagée la métropole et également aussi l'état et je crois que vous savez être maire c'est à la fois gérer le quotidien de ses habitants mais c'est aussi avoir une vision à 20, 30, 40 ans et je crois qu'une fois que mon passage sera terminé à Bron je crois que ce sera vraiment le projet dont je serai le plus fier
Alors tiens à propos Jérémy Bréau de votre fonction de maire de Bron je vous propose d'écouter un petit extrait de quelqu'un qu'on avait reçu il y a quelques semaines à ce micro Jean-Jacques Herran un ancien maire de Bron et pour ne pas le nommer voici ce qu'il disait de vous
Je crois qu'il est arrivé à un moment où il y avait un soufflement de la municipalité socialiste donc il y avait un désir probablement dans une majorité de la population de renouvellement de changement d'alternance comme on dit Jérémy Bréau a pris les choses en masse il est un garçon fort sympathique Mais au-delà de la sympathie J'ai eu l'occasion de le rencontrer notamment quand est paru ce numéro de Lyon People sur Bron sur toutes les constructions à Bron c'est un homme mais qui mène une politique plutôt à droite c'est-à-dire que par exemple il n'aurait pas dû laisser tomber la fête du livre c'est très dommage pour l'image de Bron
Ah zut alors cette fête du livre Jérémy Bréau est-ce qu'elle pourrait renaître de ses cendres ?
Peut-être revenir sur tout ce qu'il a dit avant ça me touche beaucoup parce que on ne se connaît pas intimement avec Jean-Jacques Hérène en revanche je sais la trace qu'il a laissée sur la ville de Bron vous en avez des témoignages peut-être pas quotidien extrêmement positive en tout cas ses compliments qu'il a pu faire me touchent parce que c'est quelqu'un que je ne connais pas intimement sa femme était à mon meeting de campagne mais Jean-Jacques Hérène je ne le connais pas plus que ça je crois l'ancien maire de Bron en tout cas c'est quelqu'un pour lequel j'ai du respect la fête du livre ce n'est pas moi qui l'ai laissé tomber on a tout fait il me faudrait 5 minutes pour l'expliquer mais on a tout fait pour la sauver ils se sont on va dire auto-sabordés eux-mêmes et d'ailleurs je peux le dire c'est une honte mais nous sommes en train de travailler sur un nouveau projet
autour du livre et bien voilà c'est noté alors Jérémy Breaux on termine par ça cette séquence vous êtes également le président de la fédération des républicains du Rhône tout d'abord est-ce que l'alliance avec le bloc central derrière la bannière Jean-Michel Lelas à l'occasion de ses élections municipales et métropolitaines a été une bonne opération pour les républicains
et à terme elle a été une bonne opération mais vous savez pourquoi en douter je ne sais pas c'est à vous de me répondre en tout cas si ce rassemblement n'avait pas été fait peut-être qu'on n'aurait pas gagné la métropole certes on n'a pas gagné Lyon mais pourquoi parce qu'il y a eu une alliance technique maintenant c'est le mot à la mode une alliance technique de la honte une fusion technique c'était le cas entre les écolos et d'ultra-gauche et la France insoumise la mission c'est de savoir
si les républicains dans les années qui viennent dans les mois qui viennent et notamment en vue de la présidentielle ont une chance de survie sans s'allier au bloc central ou évidemment plus à droite
en tout cas au niveau de la métropole et au niveau de la métropole nous partageons nous sommes ensemble dans le même exécutif nous regardons dans la même direction donc il n'y a aucune raison
pour que ça se passe mal bon j'aurais pu vous interroger évidemment sur les différents candidats enfin sur le candidat des républicains parce que c'est Bruno Retailleau qui a été désigné par les adhérents le week-end dernier vous imaginez que Laurent Wauquiez
ne voudra pas mettre son aile là-dedans vous savez les républicains ça fait tellement d'années qu'on nous dit mort il y a deux ans on nous le disait encore que c'était terminé depuis deux ans finalement on a eu un premier ministre on devait perdre grande majorité des villes on les a toutes gagnées même Clermont-Ferrand c'est historique mais ça va être une bataille dans le cadre de la présidentielle on a à l'Assemblée nationale un groupe de position il y a des adolescents qui ont envie d'être candidats oui mais vous savez chacun saura être à l'auteur de l'histoire et de l'enjeu on verra on constatera dans les prochaines semaines le plus important c'est d'éviter à tout prix un second tour extrême gauche extrême droite donc je ne doute pas que chacun à un moment mettra ses égaux de côté pour privilégier l'intérêt général maintenant l'idée c'est de savoir je pense que l'objectif c'est d'attendre le dernier moment pour voir qui sera le mieux placé
en 10 secondes Jérémy Bréau François Nelbuffet le sénateur du Rhône qui a été désigné tête de l'isne président du groupe de Grand Cœur Lyonnais à la métropole c'est une bonne chose
c'est un choix on va dire évident il nous fallait quelqu'un qui ne soit pas vice-président et qui ait d'expérience il présente quand même un profil intéressant il cache quand même un certain nombre de cases et en tout cas c'est une autorité morale qui va nous faire du bien
bon et bien voilà j'avais plein d'autres questions à vous poser Jérémy Bréau il y a trop de sujets à évoquer je reviendrai attendez on va revenir pour la troisième partie dans quelques minutes sur Lyon 1ère je rappelle Jérémy Bréau bien sûr vice-président de la métropole de Lyon maire de Bron et président des Républicains dans le Rhône à tout de suite et merci d'être avec nous sur Lyon 1ère c'est le retour de l'invité politique sur Lyon 1ère avec aujourd'hui Jérémy Bréau vice-président de la métropole de Lyon délégué à la sécurité globale dans le Rhône et bien Jérémy Bréau je vous propose d'écouter notre rubrique de pré...
et voilà c'est ambiance vous avez compris dans cette dernière partie d'émission et l'avenir Jérémy Bréau quel visage aimeriez-vous donner à Bron au terme de votre prochain mandat comment vous voyez Bron dans les 6 ans ou les 7 années qui viennent ? Bonne question
une ville évidemment où il fait bon vivre en sécurité une ville aussi qui respire la vie c'est-à-dire à la fois avec des événements à la fois aussi des grands événements au niveau culturel au niveau sportif au niveau scientifique une ville où chacun quel que soit son son origine quel que soit son quartier puisse se dire je me sens bien et j'ai envie de soit de construire ma vie soit de finir mes jours
quel que soit son origine c'est possible encore aujourd'hui on parle beaucoup de différences de communautés que ça soit à Bron ou ailleurs d'ailleurs c'est possible de vivre ensemble encore aujourd'hui ?
Oui c'est tout à fait possible en tout cas c'est vraiment l'objectif que chacun que normalement chaque maire devrait se fixer Est-ce que dans la population c'est possible encore aujourd'hui à votre avis ?
Oui je pense j'ai l'intime conviction que c'est possible à partir du moment où vous permettez à chacun on va dire d'une vie dans laquelle il se sent bien et qui au lieu de se refermer sur soi-même en tout cas de se refermer sur sa communauté s'ouvre aux autres vous savez on appartient tous à la communauté française et en tout cas il faut se battre en revanche il faut se battre contre le communautarisme parce que c'est ce qui c'est un véritable danger pour la République et je sais que vous savez certains maires ne jouent pas le jeu et ça il faut le dénoncer et il faut vous allez le faire vous-même dans les 6 années qui viennent de dénoncer ces pratiques ?
Moi j'ai déjà fait à un moment à certains endroits par exemple l'université Lyon 2 où il y a parfois des dérives je suis quand même monté au créneau et ça m'a quand même valu quelques coups voilà
la métropole de Lyon elle aura quitté quel carcan qui la pénalise encore dans les 6 années qui viennent ?
le carcan on va dire j'espère en tout cas je ne doute pas notamment avec mon ami le vice-président que Mourad connait bien le vice-président mobilité Gilles Gascon j'espère que on pourra beaucoup mieux circuler on pourra beaucoup mieux circuler dans la métropole en 2032 qu'en 2026
alors vous c'étiez Mourad mais on ne l'a pas présenté encore à nos auditeurs on va saluer Mourad Merzouki bonjour bonjour c'est un grand plaisir de vous accueillir dans cette émission vous êtes originaire justement de Saint-Préeste mais cela fait 30 ans que vous promenez sur les scènes de France et du monde entier votre compagnie de danse Kéfig créée à Abron au travers de 31 spectacles il mêle hip-hop danse contemporaine et technique du cirque mêler abolir les frontières comme ça c'est tout ce que vous recherchez dans vos spectacles et votre démarche artistique Mourad Merzouki oui tout à fait
j'ai choisi de faire ce métier parce que d'abord je suis un passionné de danse d'art mais aussi parce que j'ai une responsabilité d'artiste de chorégraphe de faire que mon travail puisse justement rapprocher rassembler et puis permettre à chacun de vivre des émotions communes et pour moi c'est extrêmement précieux et important et dans le monde dans lequel on est je crois que la place de l'art de la culture reste essentielle
alors je disais que vous utilisez différentes techniques dans vos spectacles notamment et il faut dire que vous avez fait vos armes je crois à l'école du cirque et puis pratiquer les arts martiaux
tout à fait j'ai commencé à l'âge de 7 ans par les arts du cirque et puis ensuite je suis passé par les arts martiaux pour ensuite pratiquer la danse le hip hop et puis d'autres danses d'autres techniques mais effectivement c'est un peu un conte de fées puisque je viens pas d'un conte j'ai pas fait le conservatoire j'ai été autodidacte et aujourd'hui je suis extrêmement heureux que mon travail soit partagé à travers le monde et extrêmement heureux de continuer à oeuvrer pour Brond pour Saint-Priest pour l'Est lyonnais pour Lyon enfin en tout cas pour moi j'ai à coeur de transmettre cette passion de la danse et du spectacle vivant
alors justement à propos de danse qu'est-ce qui est danse qu'est-ce qui n'est pas danse tout mouvement est une danse finalement ou il y a des caractéristiques bien particulières
pardon je vous ai coupé mais par définition je dis souvent que la danse c'est un corps en mouvement donc du moment qu'on bouge on danse et après on met le curseur où l'on veut mais j'aime l'idée que tout le monde peut danser tout le monde devrait danser parce que danser ça fait du bien ça nous ramène à la fête on se lâche on est avec l'autre et tout ça encore une fois font partie des éléments élémentaires pour être avec l'autre
la danse c'est la vie la danse c'est la vie tout à fait dans vos spectacles vous recherchez la performance ou parfois la simplicité du mouvement il faudrait dire que vous avez des spectacles on va en parler après assez différents les uns des autres
oui tout à fait je crois pour cette raison là que la compagnie dure 30 ans c'est pas rien pour une compagnie de danse c'est même c'est même impressionnant je crois et c'est parce que justement j'ai ce souci de renouveler à chaque fois mon travail je croise les disciplines je fais des dialogues assez inédits avec la musique baroque avec la musique classique avec le sport etc et ces collaborations là me permettent de me renouveler et puis en même temps d'élargir aussi les publics et ça aussi c'est important c'est important dans mon travail dans ma démarche de pouvoir démontrer que finalement même si on n'a pas les mêmes histoires même si en cherchant un peu le dialogue en étant un peu curieux en faisant un peu le pas de côté en osant on arrive à faire de belles choses c'est presque politique votre discours en tout cas
ça peut aider la politique
Jérémy Bréau oui en tout cas Mourad déjà merci d'avoir accepté d'intervenir c'est vrai qu'on a appris à se connaître avec Mourad Mourad c'est à la fois la gentillesse c'est à la fois l'humilité c'est à la fois aussi le travail puisque ce qui paraît simple en fait derrière tout ça il y a énormément de travail c'est la rigueur ce qui est gracile en tout cas dans tous les spectacles exactement et c'est vrai qu'on a la chance la ville de Bron je peux le dire a la chance d'avoir Mourad Merzouki à la tête de la programmation du théâtre Albert Camus il y a Paul Pic aussi parlez-nous justement
Mourad Merzouki de votre histoire avec Bron vous avez créé votre compagnie Kéfic en 96 Kéfic d'ailleurs ça signifie je crois la cage en arabe en allemand c'est ça ?
oui tout à fait c'était mon premier spectacle plus jeune sentiment d'enfermement sentiment de pas forcément être écouté et j'ai eu envie de faire un spectacle qui part justement de frontières de ce sentiment finalement d'être un peu à côté et j'ai gardé ce nom de compagnie parce que aujourd'hui mon travail c'est tout mais pas l'enfermement c'est justement l'ouverture le dialogue etc donc c'est l'espèce de contre-pied qui m'a amusé à l'époque et c'est pour cette raison que j'ai gardé le nom Kéfic pour la compagnie donc Kéfic dès 87
donc vous fêtez les 30 ans et puis en 2009 vous devenez conseiller artistique du Pôle Pic rue Pôle Pic d'ailleurs à Brun il y a un jeu de mots un centre qui est dédié à la création du hip-hop géré par Paul Ancène d'ailleurs voilà donc ça démarre comme ça
tout à fait c'est une belle histoire avec la ville de Brun et je suis ravi que cette histoire se poursuive avec monsieur le maire Jérémy avec qui on a appris à travailler c'est formidable parce que je sens un désir un désir politique d'avoir une place importante à la culture dans la ville et pour moi vous faites bien de le dire en début de mandat comme ça il va vous aider là vous n'avez pas besoin de votre aide je le dis parce que je le pense d'abord je le dis parce que c'est rassurant aussi parce que évidemment à nos endroits on se pose toujours la question de quelle relation on va avoir avec le politique et quand c'est une belle relation de confiance d'encouragement et bien c'est porteur pour moi pour l'équipe et donc je voudrais là à votre antenne le remercier parce que je sens une confiance et un véritable soutien et je sens aussi ce souci de partager la culture avec tous les publics et pour nous c'est précieux et important cette histoire à Brons elle est pour moi singulière forte importante et effectivement ça fait quelques années maintenant que ça dure et ça m'encourage de savoir que Jérémy et son équipe nous accompagnent pour que justement ce projet de Pôle en Seine soit un joli projet ambitieux qui existe à Brons et puis qui dépasse les frontières de Brons pour partager tout ce que l'on fait avec les habitants
alors sans faire trop d'infidélité à Brons je dirais que vous avez entre 2009 et 2022 dirigé le centre chorégraphique national de Créteil en succédant notamment à Dominique Ervieux qu'on a bien connu à Lyon comme directrice de la Biennale de la Danse et de la Maison de la Danse c'est une proposition à l'époque en 2009 qui ne pouvait pas se refuser oui tout à fait
parce que en deux mots quand nous avons ouvert le Paul Pic en 2009 très vite j'ai fait le constat que pour créer dans le Paul Pic une pièce à 10-15 danseurs c'était trop compliqué pour travailler sur des projets à 2-4 danseurs pour quelle raison ? c'était formidable pardon ? pour quelle raison ? c'était budgétaire ?
non non c'est des questions de dispositifs c'est sur des petits studios alors Paul Pic c'est un studio charmant qui d'ailleurs bat son plein dans le quartier de Paris-Ly on travaille sur la transmission on travaille beaucoup avec les habitants on accueille des compagnies de toute la France qui viennent répéter donc c'est un formidable outil et après il a ses limites au niveau de l'infrastructure et c'est pour cette raison que j'ai postulé à l'époque à Créteil pour avoir des conditions qui puissent correspondre à là où j'en étais avec la construction
et à l'époque on s'est plus de 10 ans d'activité quelle satisfaction vous avez trouvée en dirigeant cette institution ?
alors beaucoup de satisfaction j'ai pu créer des pièces comme Boxbox avec le Quatuor de Bussy Folia avec un orchestre j'ai rencontré des artistes formidables j'ai eu des conditions on va dire sereines comme cet outil les centres chorégraphiques c'est à la fois un outil c'est des moyens également donc j'ai été extrêmement heureux de porter le projet à Créteil je suis resté 13 ans précisément et puis j'ai découvert une ville Créteil avec laquelle avec laquelle j'ai beaucoup oeuvré avec ses habitants avec des points communs avec Brond ou avec Saint-Priest que vous connaissiez ?
les points communs c'est tous ces projets qui sont des projets de territoire autant à Saint-Priest à Brond ou à Créteil j'aime l'idée de partager la danse le spectacle avec les quartiers avec un public qui peut-être parfois pense que c'est pas pour eux donc le challenge c'est que ce public-là puisse pousser les portes des théâtres et venir à des spectacles et donc j'ai pu le faire à Créteil pendant mon mandat je continue à le faire ici à Brond avec les défilés à l'époque de la biennade de la danse aujourd'hui avec Anthropoceno on a travaillé main dans la main avec les quatre villes de l'Est-il-Lyonais Saint-Priest Mions Mions Brond et le dernier c'est Chassieux voilà heureusement que j'ai aimé les bras ouïes là voilà merci Jérémy donc du coup l'idée de continuer à oeuvrer sur les territoires et d'amener la danse vers ce public-là ça me passionne parce que je viens de là et je sais ce que c'est
vous parliez de la biennade de la danse Mourad Merzouki il y a aussi la maison de la danse à Lyon vous étiez candidat à la direction en 2023 bon on vous aura préféré à l'époque Thiago Guedes mais l'occasion pourrait se représenter à nouveau un jour c'est pas moi qu'il faut me poser
la question est-ce que vous seriez qu'on dit évidemment j'imagine non mais en tout cas je trouve que c'est une très belle maison la maison de la danse on a eu la chance à l'époque avec Guy Darmé ensuite avec Dominique Hervieux maintenant avec Thiago que la danse est une place extrêmement importante à Lyon on dit de Lyon que c'est la capitale de la danse donc moi j'ai été heureux de fréquenter cette maison vous fréquenterez tout le monde entier on parle de Lyon comme capitale de la danse c'est ce que vous nous dites ?
oui oui tout à fait quand on parle de la ville de Lyon on dit de Lyon que c'est la capitale de la danse vous savez avec la biennade de la danse ça reste quand même l'un des plus grands festivals de danse en Europe pour ne pas dire au monde donc d'être né dans cette ville qui danse qui aime la danse je m'en réjouis pour un danseur pour un danseur qui suit le chorégraphe que je suis d'ailleurs
Mourad Mirzuki c'est d'ailleurs une ville et une métropole où vous portez un festival le festival Caravelle quel est le principe de ce festival avec son petit frère j'allais dire Calypso dans la région parisienne
alors Caravelle je suis avec l'équipe extrêmement heureux de l'histoire de ce festival vous savez il y a 20 ans c'était 500 spectateurs c'était d'ailleurs ici à Albert Camus à Bron 500 spectateurs et aujourd'hui c'est 37 000 spectateurs 2025 on a fait 37 000 spectateurs rien que ça autant comment ?
rien que ça
c'est beaucoup oui oui c'est une grande fierté et encore une fois de savoir que ce festival qui est parti de rien et qui aujourd'hui a le même taux quasiment le même taux de fréquentation que Montpellier Danse par exemple ou la Biennale de la Danse évidemment on est très fiers parce que ça nous ça nous ça nous situe à un endroit à un endroit où effectivement on peut se réjouir par par cet intérêt qu'a le public pour ce rendez-vous et d'ailleurs ces 37 000 spectateurs c'est pas exactement les mêmes que ceux de la Biennale de la Danse et c'est ça qui est formidable ce que j'espère à l'avenir c'est que ce même public demain pourra pousser les portes de la Biennale ou même d'autres grandes maisons l'Opéra les Célestins etc rassembler tous les publics
Mourad Merzouki voilà c'est ce que vous disiez tout à l'heure
comment ?
rassembler tous les publics
rassembler tous les publics tout à fait et ce festival il faut savoir qu'il accueille en moyenne 50 compagnies ce qui est énorme dans plus d'une quarantaine de théâtre dans l'exomération lyonnaise
alors les théâtres etc et puis vous n'êtes pas toujours sur des scènes traditionnelles à Une Chapelle vous le citiez tout à l'heure le Trocadéro à Paris pour les JO en 2024 puis actuellement je crois ou en tout cas dans la deuxième partie de l'année le Bon Marché Rive Gauche à Paris avec le spectacle Babel une fois les lumières du magasin éteinte comme ça évoluer dans un lieu atypique ça donne une force créative créatrice encore plus importante
oui tout à fait c'est un défi artistique de créer dans un magasin un spectacle à 360 degrés où il faut tout inventer la scénographie le rapport au public etc c'était un vrai challenge écoutez c'était un vrai challenge qu'on a été heureux de relever puisque le spectacle a extrêmement bien fonctionné on a joué 4 mois dans ce magasin et on recommence cette année pendant 4 mois donc c'est les lunettes qui veulent prendre le TGV
veulent se rendre au Marché Rive Gauche ils pourront le faire et puis vous serez par exemple le 7 mai au Théâtre du Châtelet à Paris le 12 mai à Rambouillet enfin voilà vous êtes sur toutes les scènes de France et du monde merci beaucoup Mourad Merzouki merci beaucoup d'avoir été à ce micro et l'invité de Jérémy Bréau
merci à vous avec grand plaisir à tout bientôt Jérémy et je vous dis au revoir merci à bientôt
et merci à vous également Jérémy Bréau d'avoir été notre invité ce matin sur Lyon 1ère vice-président de la métropole de Lyon d'alléguer à la sécurité globale la tranquillité publique la coordination avec les polices municipales maire de Bron et président des Républicains dans le Rhône on aura certainement dans les mois qui viennent l'occasion de vous retrouver ici à ce micro pour commenter toute la prochaine actualité notamment des Républicains merci à Christian si vous souhaitez d'ailleurs voir les photos de notre invité je vous invite à rejoindre les pages Facebook ou Instagram de Lyon 1ère et bien sûr l'application on se retrouve quant à nous samedi prochain ce sera déjà le 2 mai avec un nouvel invité et puis demain s'il vous plaît vous n'oubliez pas à 11h l'émission d'Odilematique qui vous rendra vous aussi complètement toqué avec demain Christian Berthe le président du marché de gros Lyon Corbat et le chef du restaurant Terraméa à Chaponais notamment bon samedi bon appétit retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB plus
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