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DébatC à vous (sur YouTube)· 4 septembre 2025 52 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéJustice

PS à Matignon : passe d’armes entre Wauquiez et Retailleau - C à Vous l’intégrale - 04/09/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    La gauche bientôt à Matignon, c'est non pour B.Retailleau. On avance, Patrick?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que lundi, on entendra LR parler d'une seule voix?

  • 20:00FerméeRéponse directe

    Ca mériterait une censure?

  • 25:00FerméeRéponse directe

    J.-F.Copé a dit qu'on ne prenait pas soin du piano. Vous confirmez?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la solution?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi on n'y arrive pas? Une cure de responsabilité ferait du bien à tout le monde.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:00J.-F.CopéFait
    « On ne censurera pas un gouvernement socialiste ni un gouvernement du RN. Je suis pour la stabilité politique. »
  • 20:00J.-F.CopéFait
    « C'est impossible pour la droite de gouvernement de cautionner un programme aussi dingue. »
  • 25:00J.-F.CopéFait
    « Les Républicains, qui essaient de retrouver une crédibilité sur la droite de gouvernement, ne peuvent pas cautionner un programme de hausses d'impôts. »
  • 30:00G.DarmaninFait
    « De la prison, on commande des assassinats, des points de deal. C'est pour ça que nous créons ces régimes de prisons de haute sécurité. »
  • 35:00J.-F.CopéFait
    « Le président de la République est dans une situation folle. Il nous met dans une descente aux enfers. »
  • 40:00J.-F.CopéFait
    « Sous la Ve République, régime institutionnel le plus stable du monde occidental, a une condition: que le président de la République ait une majorité absolue à l'Assemblée. »
  • 45:00J.-F.CopéFait
    « S'il démissionne en mars, après les municipales, on a une présidentielle anticipée en mai 26 plutôt qu'en mai 27. »
  • 55:00J.-F.CopéFait
    « Ne serait-ce parce qu'il ne faut pas se mentir. LFI est à la manoeuvre au maximum. »
  • 1:00:00J.-F.CopéFait
    « Bien sûr. Enfin une politique de droite assumée par des ministres courageux qui ne reculent pas. »
  • 1:05:00C.ArnouldFait
    « C'est un énorme soulagement. J'y crois. Je n'ai jamais cessé d'y croire, mais c'est tellement long que parfois, on n'y croit plus. »
  • 1:10:00Me C.Durrieu DieboltFait
    « C'est la 1re fois que, dans notre jurisprudence française, on a une condamnation au titre de la victimisation secondaire. »
  • 1:15:00E.MacronChiffre
    « 26 pays se sont engagés à déployer comme forces de réassurance des troupes en Ukraine ou à être présents sur le sol, en mer ou dans les airs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

A la une, un état des lieux d'entrée. - Vous êtes presque dans vos prochains locaux? - O.Faure: Ce n'est pas une affaire personnelle.

Je souhaite qu'un communiste, qu'un socialiste puisse demain gouverner. Je pense qu'il faut qu'il y ait un changement de méthode. - A.-E.Lemoine: La gauche bientôt à Matignon, c'est non pour B.Retailleau.

On avance, Patrick? - P.Cohen: Non.

On spécule. C'est ce que je vais faire dans un instant. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.-F.Copé, maire LR de Meaux.

Le futur ex-Premier ministre vient d'achever ses consultations en recevant le PS, devenu incontournable. Les Français sont désabusés? - E.Tran Nguyen: Grosse fatigue démocratique. - A.-E.Lemoine: G.Depardieu bientôt face à son accusatrice. - C.Arnould: D'être calomniée, que tout soit déformé, c'est insupportable.

Je serai prête car j'ai la vérité avec moi. - A.-E.Lemoine: La justice ordonne un procès pour viols.

L'acteur a fait appel, mais C.Arnould, qui l'accuse, est déterminée. Elle sera avec nous.

La prison des narcotrafiquants... - Voilà le grillage anti-drones et anti-hélicoptères. - L.Amar: Les 1res images de la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil.

C'est une exclusivité "C à vous". C'est là qu'est incarcéré M.Amra. - A.-E.Lemoine: L'OEil de Pierre? - P.Lescure: Avec le photographe Louis Stettner. - A.-E.Lemoine: Après 20h, E.Carrère en lice pour le prix Goncourt.

F.Berléand, M.Boublil et L.Ruquier.

B.Chameroy est avec notre chef. - B.Chameroy: J.-F.Copé a dit qu'on ne prenait pas soin du piano.

Vous confirmez? - A.-E.Lemoine: Oui. - B.Chameroy: Je vais m'en occuper. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure.

Dans un instant, L'Edito de Patrick. D'abord, le deuil national au Portugal. - L.Sénéchal: Au lendemain de l'accident de funiculaire à Lisbonne. - L.Sénéchal: Derrière ce nuage de poussière, le funiculaire le plus célèbre de Lisbonne, détruit.

On est quelques minutes après le drame. Les témoins se précipitent auprès des victimes. - L.Sénéchal: Les câbles ont semble-t-il rompu.

Le funiculaire a dévalé la pente. Il a d'abord menacé de s'encastrer dans l'autre wagon, en contrebas. Paniqués, les passagers se sont enfuis par les fenêtres.

Il a déraillé et a fini sa course dans le mur d'un immeuble. - L.Sénéchal: Les enquêteurs cherchent à comprendre les causes du drame qui a fait 16 morts et 5 blessés graves. - L.Sénéchal: Chaque wagon peut transporter jusqu'à 40 personnes.

L'opérateur du funiculaire se défend et affirme que les révisions ont toujours été faites. Les syndicats dénoncent la privatisation de la maintenance. - L.Sénéchal: L'équipe nationale du Portugal de football a célébré une minute de silence.

Ce drame touche tout le pays, et même au-delà. Les institutions européennes ont mis leurs drapeaux en berne. Les victimes sont de 11 nationalités différentes.

Une Française est morte dans le drame. E.Macron a présenté ses condoléances. ... - A.-E.Lemoine: Un mot? - J.-F.Copé: Notre émotion immense.

On pense à nos amis portugais, à toutes les victimes. Ce funiculaire est un emblème symbolique de l'histoire de Lisbonne. On connaît tous Lisbonne.

C'est terrible. J'ai une grande pensée pour les victimes, pour tous les habitants de Lisbonne et pour le maire, qui est un très bon ami. Il doit vivre ça douloureusement. - A.-E.Lemoine: Merci.

Tout de suite, L'Edito de Patrick Cohen. Le gouvernement Bayrou à J-4. Et si son successeur était socialiste? - P.Cohen: C'est la spéculation du jour.

Et si E.Macron optait pour une cohabitation en choisissant, non pas une figure issue de la gauche, quelqu'un qui a milité dans sa jeunesse, mais une personnalité encartée au PS? Lequel s'est déclaré volontaire pour gouverner et pour trouver un compromis budgétaire à la place de l'équipe actuelle. - A.-E.Lemoine: Le président pourrait accepter de laisser les commandes à une des oppositions? - P.Cohen: Pas tout à fait.

Le PS, avec ses 66 députés, n'aurait pas les mains libres. Ils ont pris des engagements qui laissent ouverte cette hypothèse, qui n'est qu'une hypothèse pour l'instant. D'abord, ne pas gouverner avec LFI.

La rupture avec les mélenchonistes a été clairement actée. Deuxièmement, ne pas gouverner à coups de 49-3, ne pas l'utiliser du tout. Un Premier ministre PS devrait composer avec l'actuel socle commun pour élaborer un budget et trouver un compromis éloigné du contre-budget présenté le week-end dernier par le PS.

Les socialistes n'iraient pas au gouvernement pour appliquer leur programme mais pour trouver, en inversant les rôles, la voie de passage que ni l'équipe Barnier ni l'équipe Bayrou n'ont réussi à définir. Les ministres en parlent comme d'une éventualité. Une ministre m'a dit ce matin qu'une cohabitation de ce genre, avec une cure de responsabilité pour les uns et d'opposition pour les autres, ne ferait de mal à personne.

De façon encore plus inattendue, L.Wauquiez a laissé courir cette idée en indiquant que son groupe ne censurerait pas a priori un gouvernement PS ou RN. - L.Wauquiez: On ne censurera pas.

On ne censurera pas un gouvernement socialiste ni un gouvernement du RN. Je suis pour la stabilité politique. Nous ne faisons pas partie de ceux qui font tomber des gouvernements. - P.Cohen: Le numéro 1 du PS, O.Faure, reçu ce matin à Matignon, s'en réjouit. - O.Faure: Il y a une proposition sur la table qui permet d'offrir un autre regard sur l'avenir.

Ca mérite d'être discuté. Tant mieux si L.Wauquiez dit qu'il ne censurera pas ce gouvernement. - P.Cohen: O.Faure répète que le prochain Premier ministre devra gouverner sur la base "que nous avons définie".

Mais le PS ne peut pas gouverner seul. - A.-E.Lemoine: Encore faut-il que LR accorde ses violons. - P.Cohen: On pensait, avec la nette victoire de B.Retailleau, que le parti avait tourné la page sur ses divisions.

Non. Le second s'est fait corriger par le premier dans un message sur X. La querelle est encore théorique, mais l'épisode Bayrou tombe mal pour un mouvement qui devait se retrouver en congrès le week-end prochain pour y afficher son unité derrière B.Retailleau.

Je n'ai pas entendu 2 personnalités LR tenir le même langage sur la situation actuelle. - J.-F.Copé: Cachez votre joie! - P.Cohen: C'est un sourire devant une situation...

Entre ceux qui invitent à voter la confiance lundi, B.Retailleau, ceux qui appellent à la refuser, X.Bertrand, ceux qui réclament une dissolution, N.Sarkozy, ceux qui réclament la démission, V.Pécresse, et celui qui la réclame pendant 6 mois, vous, J.-F.Copé...

E.Ciotti s'est frotté les mains dans un communiqué. - A.-E.Lemoine: Ce sera à mettre au bilan de F.Bayrou, d'avoir réussi à relancer la guerre des tranchées chez LR.

Il a ravivé les divisions. - J.-F.Copé: Oui...

Il faut prendre les choses dans l'ordre. Vous avez dit plein de trucs tous les 2. - A.-E.Lemoine: Est-ce que lundi, on entendra LR parler d'une seule voix? - J.-F.Copé: Pour parler d'une même voix, il faut savoir de quoi on parle.

Le point de départ de votre raisonnement est un Premier ministre socialiste. Il faut savoir ce qu'il veut faire. J'ai lu, comme tout le monde, les propositions d'O.Faure.

Elles sont essentiellement des hausses massives d'impôts, assez peu de baisses de dépenses, tout de suite compensées par des hausses de dépenses et l'arrêt de la réforme des retraites. - A.-E.Lemoine: Ca mériterait une censure? - J.-F.Copé: C'est impossible pour la droite de gouvernement de cautionner un programme aussi dingue. - P.Cohen: Ca a été jugé impossible par le socle commun. - J.-F.Copé: Evidemment! - P.Cohen: Donc ce n'est pas applicable? - J.-F.Copé: Non.

C'est théorique. - P.Cohen: C'est ce que je dis. - J.-F.Copé: Vous avez dit des choses formidables...

Il ne faut pas qu'on perde trop de temps pour savoir si O.Faure sera Premier ministre ou madame Rousseau ou je ne sais pas qui. Dans tous les cas de figure, ils n'auront pas de majorité.

Du tout! Même par défaut. LFI va les fracasser.

Ils vont se fracasser entre eux, de toute façon. C'est vendu avec. Les Républicains, qui essaient de retrouver une crédibilité sur la droite de gouvernement, ne peuvent pas cautionner un programme de hausses d'impôts.

Sauf que monsieur Faure est contre une mesure de sécurité. - A.-E.Lemoine: Ils arrivent 15 jours et après, ils partent? - J.-F.Copé: Le président de la République est dans une situation folle.

Il nous met dans une descente aux enfers. Les Français sont dans un état de tension extrême. Tout ça ne peut pas tenir.

Il faut arrêter cette hypocrisie. - A.-E.Lemoine: Quelle est la solution? - J.-F.Copé: Il n'y en a pas.

Il faut arrêter de se mentir. - A.-E.Lemoine: N.Sarkozy dit qu'il n'y a pas d'autres solutions que la dissolution. - J.-F.Copé: Prenons les choses dans l'ordre.

On est dans une hypocrisie générale. Sous la Ve République, régime institutionnel le plus stable du monde occidental, a une condition: que le président de la République ait une majorité absolue à l'Assemblée. S'il ne l'a pas, le système est dysfonctionnel.

Le système politique, pas institutionnel. On est dans l'hypocrisie totale depuis la dissolution. Monsieur Bayrou fait semblant de se battre "comme un chien".

Il va perdre, lundi. - A.-E.Lemoine: Peut-être qu'il se bat vraiment comme un chien. - J.-F.Copé: Il n'a appelé personne cet été.

Il a fait ça tout seul. Les ministres font semblant de faire des réformes. A quelques rares exceptions, notamment sur le domaine régalien, le narcotrafic, on n'a pas fait de réformes. - P.Cohen: La faute à qui? - J.-F.Copé: Le président de la République fait semblant d'avoir tous les pouvoirs. - P.Cohen: La faute à qui? - J.-F.Copé: Au président de la République qui a fait cette dissolution folle et qui a été désavoué.

Nous n'avons pas de majorité. - P.Cohen: Il aurait dû faire quoi?

Dans quels autres pays européens il y a une majorité absolue dans les Parlements? Quels sont les modes de fonctionnement des autres pays? Les coalitions. - J.-F.Copé: Oui, à condition qu'on arrive à des compromis. - A.-E.Lemoine: Pourquoi on n'y arrive pas?

Une cure de responsabilité ferait du bien à tout le monde. - J.-F.Copé: Les positions des uns et des autres sont radicalement opposées.

En Allemagne, jamais le SPD n'a demandé la retraite à 62 ans. Elle est à 67 ans! Le PS allemand n'y a jamais touché.

Il faut arrêter de se mentir. - E.Tran Nguyen: Les socialistes ajoutent qu'ils n'auront pas recours au 49-3.

Ils veulent en discuter. Ils trouveront des accords et des compromis. - A.-E.Lemoine: Avec le bloc central. - J.-F.Copé: Ils peuvent faire toutes les promesses qu'ils veulent.

A partir du moment où ils posent comme postulat des hausses massives d'impôts, quasiment pas de baisses de dépenses et revenir sur la loi des retraites, de quoi voulez-vous qu'on discute? On peut discuter des enfants, si vous voulez...

Qu'est-ce qu'il y a de commun entre le PS et LR? Ce genre de compromis, ça veut dire continuer de gouverner au centre mollasson dans lequel on ne fait rien d'important? On a épuisé l'exercice.

Je défends une idée, peut-être idiote, mais j'aimerais la partager avec vous. On ne gouverne pas pour gouverner. On gouverne parce qu'on a une idée de ce qu'on veut faire pour le pays.

Une des raisons pour lesquelles Bayrou tombe est qu'il n'a jamais expliqué pourquoi il proposait ces économies. Il a dramatisé le constat. - A.-E.Lemoine: Ah bon?

La dette, vous pensez qu'il a exagéré la réalité? - J.-F.Copé: J'ai été ministre du Budget.

Pourquoi il a fait ça? Les populistes ont réussi ça aussi...

Il est interdit de dire: "Je voudrais expliquer les choses aux Français." C'est arrogant d'expliquer. Qu'est-ce qu'il a fait?

Il a fait de la dramatisation sur le constat. Il a passé 6 mois à expliquer: "Quelle horreur, la dette. On est endettés!" Ca fait 20 ans que les Français entendent ça.

Ils veulent entendre des solutions et pour quoi faire. Qu'est-ce qu'on propose? Quelles perspectives? - A.-E.Lemoine: Il a proposé la suppression des jours fériés. - J.-F.Copé: C'est tout sauf une explication.

Il a juste proposé de supprimer 2 jours fériés. Il aurait fallu dire aux Français: "Vous avez 2 angoisses. Vous avez un problème d'argent.

Vous ne vous en sortez pas. Et vous avez peur. L'insécurité est partout.

Qu'est-ce qu'on vous propose? Un contrat dans lequel on vous dit que vous allez travailler une demi-journée de plus par semaine et on va plus la payer. Vous aurez des allégements de charges.

En contrepartie, avec l'argent gagné, vous allez régler une bonne partie du pouvoir d'achat et on va financer le désendettement et le financement de la sécurité." Là, il y a une cohérence. C'est ce que la droite de gouvernement doit faire. - A.-E.Lemoine: J.-F.Copé, vous proposez la démission d'E.Macron pour sortir de la mélasse, ce que refuse L.Wauquiez mais ce que souhaite F.Ruffin.

Vous êtes plus proche de F.Ruffin que de L.Wauquiez? - J.-F.Copé: C'est un peu rapide...

Mélenchon et ses amis sont dans une attaque en règle de la personne de Macron. Ils veulent qu'il parte tout de suite. Je n'ai pas dit ça.

J'ai acté que le véritable problème est que nous sommes dans un blocage total dont nous ne sortirons pas. Changer le Premier ministre ne changera rien. - A.-E.Lemoine: Dissolution? - J.-F.Copé: C'est une option que j'entends.

Qu'est-ce qui va se passer? Au minimum, on a la même configuration. On se retrouve sans majorité.

Les Français voteront pareil. Ou le RN a la majorité absolue et c'est un choix qui aura des conséquences considérables. - A.-E.Lemoine: N.Sarkozy ne semble pas choqué devant cette hypothèse.

Il pense que le RN fait partie de l'arc républicain. - J.-F.Copé: Je ne parle pas d'arc républicain.

Le problème est de faire une différence entre un parti de gouvernement, responsable, qui fait attention à ce qu'il dit, et un parti "populiste" ou extrémiste, qui se fiche de la réalité concrète et de l'efficacité des mesures. Demandez à monsieur Bardella de vous présenter en détail ses propositions budgétaires. Vous comprendrez qu'il faut le challenger pour voir que ça ne marche pas.

Il a fait sur Instagram 3 minutes pour dire comment il allait faire. Faire ça en 3 minutes, c'est irréalisable. Il faut assumer de dire que la différence est entre les partis populistes, qui racontent des choses que les gens veulent entendre et qui ne règlent rien, et des partis de gouvernement qui savent que les choses sont complexes et qu'il faut les assumer. - A.-E.Lemoine: Vous préconisez une démission du président de la République, qui permettrait d'avoir un débat.

On n'a pas eu de vrai débat électoral lors des dernières grandes échéances, notamment en 2022 et même en 2024. Un nouveau président de la République qui serait élu par hypothèse, après les municipales... - J.-F.Copé: S'il démissionne en mars, après les municipales, on a une présidentielle anticipée en mai 26 plutôt qu'en mai 27. - P.Cohen: Il se retrouverait avec la même Assemblée nationale? - J.-F.Copé: Je ne crois pas.

La difficulté...

Pourquoi les Français sont perdus? Pourquoi ils ont voté dans une urgence absolue? Il n'y avait pas de projet.

Ils attendent que chaque politique candidat propose une perspective et un mode opératoire. La droite va le faire. La gauche va le faire.

Chacun va le faire. On aura le temps pour ça. On ne sera pas sur la petite vidéo TikTok où J.Bardella mange une pomme et où J.-L.Mélenchon appelle à la révolution. - P.Cohen: On ne retrouvera pas la tripartition de l'Assemblée? - J.-F.Copé: On retrouvera ce que les Français voudront, mais ils l'auront choisi en connaissance de cause et avec le temps nécessaire.

En juillet, la dissolution, ça a été 4 semaines de campagne. On n'a pas eu le temps de préparer les candidats. - P.Cohen: Record de participation. 10 millions de voix pour le RN au 2e tour, 17 millions contre. - J.-F.Copé: Vous avez vu pourquoi.

C'était dans un climat de tension extrême. On ne parlait plus du fond. C'était pour ou contre le RN.

Le sujet ne peut pas être celui-là. Qu'est-ce qu'on veut faire dans cette période? Qu'est-ce qu'on fait par rapport aux grands sujets internationaux?

La question de l'Ukraine, les sujets économiques, de sécurité...

Les gens attendent des réponses. Ils n'en peuvent plus. Nous n'avons plus de réformes.

Il n'y a plus de réformes possibles. On a besoin de prendre des décisions. C'est irresponsable.

C'est la responsabilité du président de la République. Je propose, voyant que la dissolution ne réglera rien, que le président assume et qu'il démissionne. - A.-E.Lemoine: Il ne veut pas démissionner. - J.-F.Copé: Ce débat n'est pas médiocre.

Il doit être posé. On est en démocratie. Les Français se détournent de plus en plus de la démocratie.

Je n'aurais jamais imaginé ça. Ils lui font un procès en insincérité et en inefficacité. Il faut que la droite s'organise, peut-être en faisant une primaire.

Il faut que la gauche assume. Le PS doit assumer d'être avec les gauchistes de LFI. Il faut que les Français disent ce qu'ils veulent à travers le choix du président de la République. - P.Lescure: Le gouvernement est toujours en poste.

Il avait demandé au conseil d'administration de la CAF d'examiner les projets de décrets qui visent à doubler les restes à charge des assurés sur les franchises médicales qui passeraient de 50 à 100 euros par an. Le conseil s'est prononcé contre cette hausse des franchises, mais c'est un avis consultatif. Que conseillez-vous au gouvernement?

De passer quand même? - J.-F.Copé: On ne peut prendre ce type de décision qu'à partir du moment où elle s'inscrit dans un projet global dans lequel il y a des plus et des moins.

Elles ne sont proposées que de manière brutale. Si on arrive à moderniser nos hôpitaux...

Je trouve ça scandaleux qu'on compare Bayrou à Churchill. J'aimerais qu'on se pose 2 minutes. Parfois, la profondeur historique peut servir.

Quand Churchill appelle à ce qu'on parle de sueur et de larmes, c'était nécessaire. C'était la guerre. Aujourd'hui, le débat est: est-ce qu'on va dérembourser le Doliprane?

Il faut que les responsables politiques partagent une réflexion de lucidité. Les problèmes de nos grands-parents étaient infiniment plus douloureux que les nôtres. Lors de la crise de 1929, Des millions de gens crevaient de faim dans la rue.

Si on ne fait pas quelques économies, nous ne parviendrons pas à protéger les plus modestes. Il faut que les Français entendent ce sujet. - E.Tran Nguyen: Vous parlez de la lucidité des Français.

Vous êtes assez lucide sur ce que pensent les Français. On le constate dans ce sondage. 8 Français sur 10 trouvent que la séquence actuelle est un spectacle navrant. - J.-F.Copé: Lamentable. - E.Tran Nguyen: Je crains même que ce qu'on s'est dit là devienne inaudible.

Ce sont les réactions qu'on a pu recueillir à "C à vous". Régine ne croit plus aucun des hommes politiques. Crise de confiance à l'heure où F.Bayrou demande de la confiance.

Il y a une impression d'être seul, abandonné, non représenté. Voici des réactions que j'ai reçues aujourd'hui. "Personne ne se bat pour nous." "Je ne me sens représenté par personne.

Ils ne sont là que pour eux. Les politiques ne s'intéressent qu'à leurs ambitions actuelles. Ils sont déconnectés, méprisants, égocentriques." On a aussi ces réactions face à la caméra de nos reporters. - Je ne peux plus écouter un homme politique.

Pourtant, Dieu sait si la politique m'intéresse. - Ca me rappelle le cirque. Ca peut faire rire ou pas. - Ils ne pensent qu'à eux, qu'à leur réélection.

Ce sont des gens sans foi ni loi. - Je ne trouve pas ça pertinent, la politique. - C'est le chaos.

On ne sait pas où on va. - C'est un désastre. - E.Tran Nguyen: Samuel dit qu'il n'a jamais fait grève mais que tous les ingrédients sont là pour débrayer le 10 septembre.

Cette date est dans toutes les têtes. On ne sait pas ce que ce mouvement est vraiment. On l'a tous en tête.

Ca nous rappelle les "gilets jaunes", il y a 7 ans. On retrouve les mêmes ingrédients, la colère...

Il faut prendre ce mouvement au sérieux? Vous craignez un retour des "gilets jaunes"? - J.-F.Copé: Ne serait-ce parce qu'il ne faut pas se mentir.

LFI est à la manoeuvre au maximum. - E.Tran Nguyen: Pas seulement. - J.-F.Copé: Ils sont prêts à booster tous les mécontentements.

Il ne faut pas être dupe dans la manière dont tout ça est organisé. Je partage et je ressens la même chose. Les seuls responsables politiques épargnés sont les maires.

Le maire a une obligation de résultat. Il a une obligation de sincérité et d'efficacité. Sinon, il est viré.

Il y a une proximité qui fait que les gens, quand ils viennent vous voir quand vous êtes maire, si vous ne résolvez pas ce problème, ils ne veulent plus vous voir. Le ministre, il est là, il n'est pas là, il raconte des balivernes...

J'aimerais rappeler une petite chose. Il ne faut pas oublier que les démocraties sont mortelles. On a l'air de penser que c'est éternel.

La menace est réelle. E.Macron joue avec le feu.

Lui qui veut tant rester dans l'histoire risque très gros à force de jouer avec ça en s'acharnant à rester à son poste. Il est le déterminant de tout. C'est le rôle du chef de l'Etat.

Il perd une part considérable de sa propre crédibilité. S'il veut revenir en 2032, il est en train de le jouer maintenant. S'il joue avec le feu, en offrant le pouvoir au RN, en continuant ce désordre, qui va créer auprès des marchés financiers une panique catastrophique, ou auprès des gens, qu'est-ce qui va se passer?

La démocratie sera en risque. De plus en plus de gens disent: "La démocratie, c'est bien gentil, mais ça ne marche pas. Une bonne dictature ferait du bien au pays." On ne joue pas avec ça.

Si les extrémistes prennent le pouvoir, ils nommeront tous leurs militants dans les postes clés des administrations. - A.-E.Lemoine: C'est l'heure de la Story de L.Amar. - G.Darmanin: De la prison, on commande des assassinats, des points de deal.

C'est pour ça que nous créons ces régimes de prisons de haute sécurité. - L.Amar: C'est l'histoire de la 1re prison de haute sécurité en France inaugurée cet été par G.Darmanin qui veut y placer les criminels les plus dangereux du pays, essentiellement des narcotrafiquants.

M.Amra est incarcéré dans ce centre pénitentiaire. Nous avons pu y pénétrer pour la 1re fois.

Ce quartier ultra sécurisé accueille 88 détenus. Nous avons visité une cellule avec le directeur adjoint de l'établissement. - Vous allez visiter une cellule classique.

Vous allez pouvoir vous rendre compte des conditions d'hébergement. - Il y a un lit. Plaque chauffante, cafetière, mais pas d'ordinateur? - Pas de matériel numérique. - Pas d'accès à Internet.

Par rapport à d'autres établissements, ça présente des conditions de dignité certaines. Ce sont des conditions que beaucoup d'établissements en France rêveraient d'avoir. - L.Amar: On est loin de la vétusté de certaines prisons.

A Vendin-le-Vieil, il ne peut pas y avoir de surpopulation. Chaque détenu est seul dans sa cellule. Le but est d'empêcher les communications et les contacts avec l'extérieur.

Fouille systématique et intégrale, filet anti-hélicoptères...

Les appels téléphoniques sont écoutés et limités à 2 heures maximum 2 fois par semaine. Les parloirs ressemblent à ceux des prisons américaines. - Je suis visiteur, je viens ici.

On peut être jusqu'à 4, avec 2 enfants. - L.Amar: Vous m'entendez? - Oui. - L.Amar: Il faut parler fort. - Prenez une chaise et mettez-vous devant. - L.Amar: Ca nous oblige à ne pas nous voir. - Si on veut se parler, on ne se voit pas.

Ce sont des conditions difficiles. Ca doit être douloureux pour les familles. - C'est nécessaire pour éviter qu'il y ait des choses illicites qui entrent en détention. - Les visiteurs ne sont pas condamnés.

La personne condamnée, c'est différent. - L.Amar: Ces parloirs sont à l'origine d'un mouvement de révolte qui secoue les quartiers de haute sécurité.

Plusieurs détenus ont tenté d'inonder les coursives en faisant passer de l'eau sous leur porte. D'autres ont ingéré des piles pour aller à l'hôpital. Certains prisonniers ont même publié un communiqué de presse sur Snapchat.

Il est signé "le super cartel de Vendin-le-Vieil". Ils ont entamé une grève de la faim. - Est-ce qu'il y a des détenus qui ne se nourrissent plus depuis lundi? - La grève de la faim a été déclarée, mais les repas ont été livrés.

On ne les prive pas de nourriture. Ils gardent la possibilité de garder des produits pour subvenir à leurs besoins. L'unité sanitaire s'enquiert régulièrement devenait alertante. - L.Amar: Comment ces détenus ont-ils pu se coordonner pour écrire un communiqué et lancer une action collective alors qu'ils sont censés être sous étroite surveillance?

C'est parce qu'ils ne sont pas toujours seuls. - Vous les laissez tout seuls en promenade? - Ils sont surveillés par un agent dans la guérite. - Ce n'est pas un régime d'isolement.

Ils peuvent s'organiser ici. 5, ça suffit. - Ils peuvent, en criant fort, communiquer par la fenêtre des cellules. - L.Amar: Nous avons aussi pu nous entretenir avec un détenu.

Impossible de filmer l'échange. La députée a discuté avec lui pendant un quart d'heure. Voilà ce qu'elle en a retenu. - Cellule renforcée, ça veut dire quoi? - Tout est soudé au sol. - J'aimerais m'entretenir avec un détenu, que je puisse entendre et savoir comment ça se passe.

Ce détenu m'a indiqué que ses conditions de détention étaient difficiles, qu'il n'avait pas la possibilité d'avoir un parloir. Pour le reste, je n'ai pas senti qu'il se plaignait des conditions de détention stricto sensu. Il indique qu'il préférerait être à l'isolement et pouvoir avoir un contact physique, rencontrer physiquement son épouse et ses enfants. - L.Amar: Une autre prison de haute sécurité ouvrira ses portes le mois prochain, à Condé-sur-Sarthe.

Quand vous voyez cette image, dites-vous que c'est la bonne solution? - J.-F.Copé: Bien sûr.

Enfin une politique de droite assumée par des ministres courageux qui ne reculent pas. Désolé de le dire, mais je pense que G.Darmanin a bien fait.

C'est courageux. Ca fait des années qu'on le réclamait. Il y a encore quelques failles dans le système...

Il y a encore des objectifs qui sont fixés par l'administration pénitentiaire sur la communication entre les détenus, qui n'est pas optimale. Comparons les prisons de tous les pays du monde, réservées aux détenus les plus dangereux, et on pourra mesurer que la France reste un pays très respectueux des droits de l'homme. - A.-E.Lemoine: Il aura fallu 7 ans pour que la justice ordonne le renvoi de G.Depardieu devant la cour criminelle de Paris pour viols. 7 ans que C.Arnould a porté plainte.

Une enquête d'abord classique quelques mois plus tard. L'infraction est considérée comme insuffisamment caractérisée. Il aura fallu une nouvelle plainte de la jeune femme pour relancer l'affaire et espérer un procès.

G.Depardieu nie toute culpabilité et a fait appel de son renvoi. Bonsoir, C.Arnould.

Merci de votre présence soir auprès de votre conseil, maître C.Durrieu Diebolt. - C.Arnould: C'est un énorme soulagement.

J'y crois. Je n'ai jamais cessé d'y croire, mais c'est tellement long que parfois, on n'y croit plus. Enfin, ça arrive.

C'est un vrai soulagement. - A.-E.Lemoine: C'est une décision qui est une 1re reconnaissance mais que conteste l'homme que vous accusez, G.Depardieu.

Il a fait appel, ce qui va prolonger l'attente. Il va falloir faire preuve de patience? - C.Arnould: Evidemment.

Plusieurs magistrats sont allés dans ce sens. Malgré tout ce qui se passe aujourd'hui, on va vers une forme de vérité judiciaire. On s'en approche.

Oui, ça va être l'enfer, encore, et je sais que ça va être terrible. Si c'est toujours le même conseil au procès, il se montre terrifiant. pour agressions sexuelles sur le tournage du film "Les Volets verts".

La défense était particulièrement virulente. C'était presque de la maltraitance à l'égard des victimes, maître? - Me C.Durrieu Diebolt: Tout à fait, à l'égard des victimes et de Charlotte.

Il a plaidé en dehors des faits en la traitant de "la mythomane Arnould". Et à l'égard des avocates. J'ai été traitée de stupide, d'abjecte. "Votre voix est insupportable." Des attaques personnelles.

Je me suis étonnée que l'Ordre des avocats ne réagisse pas. C'est contraire à notre règle déontologique. Une violence verbale évidente, de l'intox médiatique et un débat qui a été virulent, toutes les manoeuvres dilatoires possibles et imaginables.

Oui, c'est éprouvant pour la victime. C'est une maltraitance de prétoire. - P.Cohen: Et c'est contre-productif pour le résultat. - Me C.Durrieu Diebolt: Tout à fait.

Je remercie à ce titre mon confrère. C'est la 1re fois que, dans notre jurisprudence française, on a une condamnation au titre de la victimisation secondaire. C'est le résultat de sa violence.

Le tribunal, qui était composé de 3 magistrats et pas seulement d'un seul, parce qu'il a l'habitude de donner le nom des juges...

Ce n'est pas le résultat d'un juge impartial. C'est un collège de magistrats qui rend des décisions à ce titre. - A.-E.Lemoine: Vous êtes prête à cette épreuve, ce procès qui s'annonce comme un véritable combat? - C.Arnould: Je n'ai pas le choix.

Je suis prête et j'ai la vérité avec moi. Bien sûr, je suis terrifiée, mais je sais que ça ira. La défense est terrible.

J.Assous fait mal. Il a l'intentionnalité d'anéantir.

C'est son but principal. - A.-E.Lemoine: Les faits qui vous ont poussée à porter plainte se sont déroulés il y a 7 ans.

Vous aviez 22 ans. Tout a basculé au bout d'une quinzaine de minutes. Les faits ont été captés par une caméra de surveillance.

Mais maître J.Assous donne une tout autre lecture de ces vidéos. C'était hier au micro de franceinfo. - J.Assous: Elle lui écrit avant pour lui dire qu'elle rêve d'amour et d'être dans ses bras.

Vous n'avez pas vu la vidéo. Quelqu'un qui est sidéré, c'est quelqu'un qui ne bouge pas. Elle sourit, elle rigole, elle va se faire un café...

Elle l'embrasse avec la langue pendant de longues secondes. Surtout, la 1re fois, la femme de ménage a dit: "S'il y avait eu la moindre ambiguïté, je serais intervenue." La 2e fois, il y a la jardinière. - A.-E.Lemoine: Ces paroles vous sont insupportables? - C.Arnould: Oui.

C'est son interprétation. Mais il y a les faits, et ils sont incontestables. La vidéo ne raconte pas du tout ce qu'il est en train de dire. - A.-E.Lemoine: Comment les mêmes images peuvent donner 2 interprétations aussi opposées? - Me C.Durrieu Diebolt: Il y a l'interprétation qu'on peut faire les uns et les autres.

Les avocats ont le droit de mentir. La défense peut mentir. En l'occurrence, je considère que ces vidéos corroborent totalement le récit des faits fait par C.Arnould au moment de la plainte, alors qu'elle n'avait aucune connaissance de l'existence de ces vidéos.

Tout ce qu'elle décrit est confirmé par ces vidéos. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas été question de séduction à aucun moment? - Me C.Durrieu Diebolt: A aucun moment.

Il faut resituer le contexte. Ils s'étaient croisés par hasard quelques jours auparavant en présence de la mère de C.Arnould.

G.Depardieu partait en province, dans son château. Il est revenu.

Dès le soir même, il contacte la mère de C.Arnould, à 23h. Il n'arrive pas à la joindre et la rappelle à plusieurs reprises.

Il obtient le numéro de téléphone de C.Arnould, qu'il appelle à plusieurs reprises vers 9h. Il lui fixe rendez-vous à 10h.

On a un message. On a ce message téléphonique qui dit qu'il souhaiterait la voir, prendre de ses nouvelles, savoir ce qu'elle fait. C'est le contexte.

Ce n'est pas un contexte de travail ou de séduction. C'est un ami de la famille, un ami du père de C.Arnould, qu'elle connaît depuis qu'elle est toute petite.

Elle vient à son domicile sur son invitation, comme n'importe quelle jeune fille peut venir chez l'ami de son père. Je l'ai fait quand j'étais jeune fille. Je n'ai pas pensé un instant que l'ami de mon père allait mettre sa main dans ma culotte au bout de 15 minutes.

Heureusement, dans les vidéos, on a le timing. On sait qu'au bout de 15 minutes, il met sa main dans la culotte de C.Arnould.

Pardon, mais c'est la réalité des faits. - A.-E.Lemoine: Dans quel état étiez-vous? - C.Arnould: Tout bascule dans l'horreur.

Je ne cesse de me répéter que ça n'a aucun sens. C'est d'une violence inouïe. Je suis...

Je suis morte. Vraiment, je me dis, ce jour-là: "Je suis morte. Ma vie est finie." Je crois que ma vie s'est arrêtée. - A.-E.Lemoine: Vous pensez qu'il avait prémédité ces faits? - C.Arnould: Oui.

Déjà, on le croise le 2 août. Le 6, il appelle ma mère. Le 7, il la rappelle.

Quand tout bascule, il me dit: "Je fantasme sur toi." Ca ressemble à une sorte de préméditation. - A.-E.Lemoine: Est-ce que ce procès va avoir lieu? - Me C.Durrieu Diebolt: C'est notre souhait premier.

On a un confrère qui peut être difficile Dans la forme. Sur le fond, je suis très sereine. Il faut savoir également que cette ordonnance de mise en accusation n'émane pas tout d'un coup de l'esprit d'une juge partiale.

On avait eu une mise en examen dans un premier temps par cette juge d'instruction qui avait été contestée devant la cour d'appel. 3 magistrats ont confirmé la décision. Le procureur de la République s'est prononcé au soutien de la décision.

En juillet 2024, on a eu des réquisitions du parquet. On en a eu encore en juillet 2025. On a eu une multitude de magistrats qui, à chaque fois, ont eu cette même interprétation des images.

C'est une preuve essentielle dans ce dossier. - A.-E.Lemoine: Vous avez confiance en la justice?

Vous dites avoir été broyée, avoir tout attendu de la justice, qu'elle vous protège. Le rythme judiciaire vous a fait vivre un enfer. - C.Arnould: La justice, pour moi, c'était quelqu'un qui allait me prendre dans les bras et me protéger comme une mère.

Je ne m'attendais absolument pas à tout ça. C'était une question de vie ou de mort. Je ne sais pas...

Je ne sais pas quoi dire d'autre. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup d'être venue sur notre plateau aux côtés de votre conseil, maître C.Durrieu Diebolt.

On est ravis de savoir que vous commencez à reprendre une activité et à vous réconcilier avec le monde du théâtre et du cinéma. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.

La disparition d'une légende de la mode. - L.Sénéchal: G.Armani.

Il a donné à l'élégance italienne une portée mondiale. Armani a régné pendant plus de 40 ans sur un empire fondé en 74 avec les encouragements de son grand amour, un architecte, S.Galeotti.

Ils forment ensemble une version italienne du mythique couple Y.Saint Laurent et L.Berger.

Armani libère le corps, gagne en notoriété. Il devient le designer de R.Gere dans "American Gigolo".

Il s'est ensuite diversifié. Des parfums, des restaurants, des hôtels...

Reste à savoir qui va lui succéder. Son neveu et sa nièce travaillent notamment dans l'entreprise. - A.-E.Lemoine: Le conflit israélo-palestinien perturbe l'équivalent du Tour de France. - L.Amar: La Vuelta.

A chaque étape, des militants propalestiniens débarquent sur le parcours. Ils brandissent des drapeaux palestiniens. Ils tentent parfois d'envahir la route.

Hier, au Pays basque...

La solidarité est renforcée par la cause indépendantiste. Les manifestants ont forcé les barrières au passage des coureurs. La course a dû être neutralisée et les chronos gelés à 3 km de l'arrivée.

Ces manifestations n'ont pas eu lieu qu'au Pays basque espagnol. La veille, un manifestant a traversé la course. Il a été écarté par les forces de l'ordre.

C'est le cas à chaque étape depuis le début de ce Tour d'Espagne. Les forces de l'ordre sont déployées pour éviter de nouveaux débordements. Le drapeau palestinien s'affiche partout.

L'Espagne a reconnu l'Etat de Palestine l'an dernier. Israël avait retiré son ambassade en signe de protestation. Le directeur technique de la course demande à l'équipe israélienne de partir, officiellement pour des raisons de sécurité. ... - L.Sénéchal: Un coureur de cette équipe est tombé à cause des manifestants.

L'équipe refuse de quitter la course. - L.Sénéchal: Dans une bien moindre mesure, il y avait eu quelques propalestiniens qui avaient tenté de perturber une étape du Tour de France à Toulouse.

Aujourd'hui, c'était plus calme, sur la Vuelta. L'UCI condamne l'action de ces manifestants. - J.-F.Copé: Ca pose un problème de sécurité majeur.

Il faut que tous les moyens soient mis pour préserver la sécurité des coureurs et des manifestants. C'est tout l'enjeu. C'est l'instrumentalisation des compétitions sportives.

Il faut de la fermeté. Si l'équipe israélienne se retire, c'est la porte ouverte à tous les renoncements. - A.-E.Lemoine: Les Européens font bloc derrière l'Ukraine. - L.Sénéchal: V.Zelensky est reçu à l'Elysée pour mettre au point ce qu'E.Macron appelle la Coalition des volontaires.

Il y a aussi, en plus de l'Union européenne, le Canada ou le Japon. Ils disent avoir obtenu le soutien très clair des Etats-Unis à leur initiative. Leur but est d'envoyer en Ukraine des troupes une fois la paix revenue.

E.Macron l'a confirmé tout à l'heure. - E.Macron: 26 pays se sont engagés à déployer comme forces de réassurance des troupes en Ukraine ou à être présents sur le sol, en mer ou dans les airs. - L.Sénéchal: La Russie ne montre aucun signe de vouloir arrêter les combats.

Les frappes de drones se poursuivent. 9 morts encore hier. Des médias indépendants estiment à 220 000 le nombre de soldats russes tués.

Mais le régime met en avant avec un certain cynisme le bénéfice tiré des amputations. La vice-ministre de la Défense participait tout à l'heure à un congrès économique. ... - L.Sénéchal: V.Poutine doit rentrer du sommet en Chine, où il est auprès de Xi Jinping et Kim Jong-un.

Entre autocrates, on papote. Echange surréaliste repéré par Bloomberg. Ils sont en train de parler santé et immortalité. ... - L.Sénéchal: J.-F.Copé? - J.-F.Copé: Quand je vous disais tout à l'heure que les démocraties sont mortelles...

Les dictateurs se croient immortels. Quand ils ont le pouvoir, ils ne le rendent pas. - A.-E.Lemoine: En Allemagne, l'extrême droite crie au complot après la mort de 7 candidats. - L.Sénéchal: L'AfD espère réaliser une percée.

En quelques semaines, 7 candidats de leur parti sont morts. Il y a eu un suicide et des morts naturelles, des maladies chroniques notamment. Il n'y a aucun lien entre ces morts. selon la dirigeante du parti, A.Weidel.

Ces accusations sont relayées sans surprise par E.Musk. - A.-E.Lemoine: C'est une image effrayante et insolite: un petit garçon perdu sur les rails d'un grand huit. - L.Sénéchal: C'était aux Etats-Unis ce week-end.

L'enfant a échappé à la vigilance de ses parents. Il se retrouve perché sur les rails d'une attraction. Heureusement, quelqu'un est allé le chercher.

Tout s'est bien terminé. - A.-E.Lemoine: C'est invraisemblable!

On finit avec le film "Le Mage du Kremlin", qui a fait réagir Poutine. - L.Sénéchal: J.Law a essayé d'imiter V.Poutine. ... - L.Sénéchal: V.Poutine a réagi.

Je garde le suspense. On l'entendra tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: "Le Mage du Kremlin" est co-scénarisé