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Conférence de presseZE-AFRICANEWS TV· 1 avril 2023 63 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & internationalSécurité

CONFÉRENCE DE PRESSE MAÎTRE JUAN BRANCO AVOCAT D’OUSMANE SONKO À PARIS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 22:54FerméeRéponse directe

    En tant qu'avocat étranger, pensez-vous avoir mal agi en traitant le président sénégalais de tyran ?

  • 29:06OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette crise s'explique-t-elle par la volonté du président de briguer un nouveau mandat ?

  • 34:56OuverteRéponse directe

    Avez-vous prévu des actions sur le plan international pour dénoncer la situation des prisons sénégalaises ?

  • 47:38OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce pouvoir a-t-il si peur d'un avocat français venu plaider pour son client ?

  • 52:45OuverteRéponse directe

    On a l'impression que tout se décide à l'Élysée. Est-ce lié aux accords de défense entre la France et le Sénégal ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Invité politiqueFait
    « cette situation me semble avant tout révélatrice c'est à dire que l'épisode que nous avons connu c'est du refoulement d'un avocat étranger à son entrée dans le seul sénégalais permet de rompre un certain nombre d'illusions sur l'état du système politique sénégalais »
  • 3:00Invité politiqueFait
    « l'Elysée avait dépêché une mission en toute urgence juste après ma désignation sur le sol de Dakar avec la numéro 2 de la cellule de l'Elysée en personne »
  • 3:43Invité politiqueFait
    « Monsieur Sonko dénonce ses interventions cela fait des années que Monsieur Sonko dénoncent cette compromission des autorités sénégalaises à l'égard de la France et la perte de souveraineté que cela implique »
  • 9:19Invité politiqueFait
    « on se retrouve avec des réquisitions d'un enferme de deux ans avec sursis et une décision qui finalement reste sous le seuil de l'inéligibilité par miracle par hasard soudain »
  • 10:41Invité politiqueChiffre
    « les 14 morts de 2021 les morts lors des manifestations suivantes les 500 arrestations de militants du pastel »
  • 53:27Invité politiqueFait
    « rétablir les accords de défense entre la France et le Sénégal est-ce que aujourd'hui c'est par ces accords là qui sont restés aujourd'hui méconnus par les professionnels »
  • 54:07Invité politiqueFait
    « nous avons une techno structure qui est accroché à un ancien modèle qui n'arrive pas à évoluer c'est celui de la France Afrique »
  • 54:51Invité politiqueFait
    « à partir du règne de LeDrian qui s'est prolongé entre Hollande et Monsieur Macron un effondrement extraordinaire de l'influence de la France sur l'ensemble du continent »
  • 56:16Invité politiqueFait
    « la France est prête à tout y compris quelque part à tenter d'essayer de limiter les dégâts qu'il y a sur la démocratie sénégalaise »

Temps de parole

  • Juan Branco100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:46
Juan Branco

bonjour à tous merci d'être revenu je pense que votre présence en nombre est significatif de de la situation que nous connaissons cette situation me semble avant tout révélatrice c'est à dire que l'épisode que nous avons connu c'est du refoulement d'un avocat étranger à son entrée dans le seul sénégalais permet de rompre un certain nombre d'illusions sur l'état du système politique sénégalais et de la nature du régime auquel mon client se pose aujourd'hui monsieur Sonko fait l'objet depuis un certain nombre d'années une persécution rare rare parce que il n'est pas habituel que des personnalités et la capacité à résister comme il l'a fait aux différentes violences qu'il a subi de plus incertains d’années aux côtés de ses conseils aux côtés de ces partisans aux côtés de ces militants lorsque je suis venu à Dakar j'avais pleinement conscience de l'importance de ce procès de évidemment la pantalonnade que s'il est de mettre en place le régime ce simulacre de démocratie et de justice pour justifier l'élimination politique mais potentiellement aussi physique d'un opposant je savais les morts qui nous contemplaient et je l'ai énoncé dans un message sur les réseaux sociaux pour prendre à témoin le peuple sénégalais dans la perspective d'une éventuelle intervention et tentative d'opposition de la part du régime à ma venue et très conscient des risques qu'il existait non seulement évidemment comme c'est arrivé de refoulement des tensions expulsions mais éventuellement d'incident qui aurait pu être provoqué sur le territoire sénégalais au prétexte de la situation et des conséquences qu'ils auraient pu avoir y compris sur mon intégrité physique donc nous n'étions pas venus naïvement et nous savions parfaitement risque auquel on était confronté l'on avait appris peut avant mon arrivée que l'Elysée avait dépêché une mission en toute urgence juste après ma désignation sur le sol de Dakar avec la numéro 2 de la cellule de l'Elysée en personne qui s'était rendu au palais présidentiel afin de tenter selon les mots de l'Elysée de trouver une solution à la situation politique du Sénégal et donc on se retrouve dans une situation où la France encore considère qu'elle a intervenir dans le jeu supposément démocratique du pays pour décider ce qui devrait intervenir qu'elles doivent être les décisions de justice qui sont prises quelles sont les opposants qui ont le droit ou non de se présenter aux élections et dans quelles conditions cela fait des années que Monsieur Sonko dénonce ses interventions cela fait des années que Monsieur Sonko dénoncent cette compromission des autorités sénégalaises à l'égard de la France et la perte de souveraineté que cela implique pour le peuple sénégalais c'est très important d'insister sur ce point car les personnes qui aujourd'hui en Afrique de l'Ouest particulièrement défendent un utilitaire un multilatéralisme pardon défendre la possibilité de pouvoir s'appuyer sur plusieurs alliances avec de grandes puissances ont pour objectif de les mettre en concurrence entre elles pour servir une fine leur peuple ceux qui le font pour accaparer des ressources sont des traîtres ceux qui le font pour améliorer la compétitivité de leurs économies pour améliorer les investissements dans leur pays sont des personnes qui travaillent pour le peuple il me semble que Monsieur Sonko n'est tombé dans les travers d'aucun de ses pairs et n'a aucun moment cherché à remplacer un colonisateur par l'autre il cherche à recréer une souveraineté sénégalaise redonné au peuple le contrôle notamment sur ses ressources un moment ou l'augmentation de l'exploitation des ressources gazières et pétrolières rend particulièrement avides et violente cette casque politique ce qui explique les tensions qui sont en train de monter dans la perspective des élections de février 2024 ce qui explique par ricochet la tension et la violence que l'on tente d'infliger aux avocats et à tous ceux qui essayent d'empêcher le déraillement des procédures supposément démocratiques qui doivent avoir cours au Sénégal aujourd'hui le régime c'est parfaitement que si Monsieur Sonko se présente il serait élu président du Sénégal il sera le prochain représentant du peuple sénégalais et avec un espoir qui se lèvera pour l'ensemble du territoire du règlement de la Casamance à la question de la situation et pardon des ressources gazières pétrolifères la répartition des ressources de façon générale l'intégrité territoriale du pays et aussi une évolution géopolitique majeure qui inquiète encore une fois la France qui craint de perdre l'un de ses derniers soutiens en Afrique de l'Ouest et peut-être en Afrique francophone avec la Côte d'Ivoire soutien qu'elle est prête à tout pour garder y compris en faisant refouler un de ses ressortissants sur le territoire de Dakar en demandant à Monsieur Macky Sall dire d'y parvenir de façon à éviter une alliance politique qui pourrait être générée entre la force d'opposition et des représentants comme moi d'une partie de la population française qui est aujourd'hui lourdement opposée à Monsieur Macron par car il faut pas se tromper aussi sur ce point monsieur Sonko n'a pas fait appel à moi seulement en tant qu'avocat et en tant qu'avocat pénalisme ce Sonko c'est parfaitement ce que je représente en France et l'importance d'une alliance qu'il doit constituer alternative au régime corruptif qui aujourd'hui lit le Sénégal et la France il sait l'importance pour le Sénégal et pour le peuple sénégalais de s'allier au peuple français car il faut rappeler que le peuple français n'est pas responsable du pillage de l'extorsion de la colonisation qui ont touché des peuples d'Afrique de l'Ouest ces dernières décennies ce sont ses élites qui se sont enrichis ce sont ses élites qui ont profité de ces liens ce sont qui est encore aujourd'hui se font inviter régulièrement au palais présidentiel pour se voir répartir de ressources et lorsque Monsieur Sonko fait appel à des individus qui luttent contre la corruption de ces élites à l'étranger ils cherchent à faire miroir avec son combat monsieur Sonko s'est fait connaître sur la scène sénégalaise par sa dénonciation de la corruption des élites par son intégrité il intervient dans les médias étrangers en montrant des photos de Thomas Sankara pour s'intégrer justement dans cette longue perspective de lutte pour l'émancipation des peuples en Afrique de l'Ouest contre leurs élites contre la corruption et contre la servissement à des puissances étrangères c'est exactement ce que nous faisons en France et c'est exactement pourquoi lorsque nous payons le prix au Sénégal de cet engagement nous savons très bien qu'il est le reflet de notre engagement en France est-ce que cela implique que nous soyons venus comme politicien comme agitateur comme militant sur le sur le territoire sénégalais pas du tout et c'est pour ça que cette inquiétude qui a germé au sein du pouvoir sénégalais à ricochet de l'inquiétude qui naissait à l'Elysée et la con conjonction de ces inquiétudes a provoqué cet acte qui est délétère et catastrophique pour le pouvoir actuel pour une raison très simple c'est qu'il permet de révéler de montrer que tout ce qui se passe sur le peuple sur le territoire sénégalais en fait n'est qu'une si magret de démocratie une si magret de justice et je sais à quel point il est difficile parfois de faire connaître les abus que l'on subit sur son territoire à l'étranger et mes confrères c'est mes dialogues qui depuis des années souffrent de violations extraordinaires de leurs droits et de leur capacité à exister à exercer leur magistère qui encore le 30 mars pendant que j'étais refoulé arrêté puis refouler par cet homme en arme dès ma sortie de l'avion qui m'indiquait que c'était une façon de me rendre hommage du fait de mon importance qui disait qu'il raconterait à leurs petits-enfants qu'ils avaient arrêté Juan Branco et qui en même temps était d'une agressivité extraordinaire pour essayer de m'intimider dans un premier temps jusqu'à ce que je réussisse à calmer les choses en essayant de me saisir mes documents mes ordinateurs et tout ce que j'amenais le procès pour prouver l'innocence car c'est très important de répéter l'innocence de Monsieur Sonko la nullité des procédures et bien ces confrères sénégalais il faut le rappeler il faut insister ce qui m'est arrivé est arrivé à l'ensemble de l'équipe de défense de Monsieur son cours car ils ont été expulsés de la salle d'audience et donc ce qui m'est arrivé n'est qu'une image d'une situation plus générale par laquelle entre la ville morte que l'on a organisée à Dakar pour s'assurer que le peuple ne puisse pas se faire entendre ce jour-là et les expulsions de de d'avocats qui visait à réussir le simulacre de procès que l'on mettait en place qui ne visait qu'une chose à s'assurer que la décision qui avait été prise entre le palais présidentiel et l'Élysée qui consistait à calmer des choses entre guillemets mais c'est dire le niveau de dépendance de l'appareil judiciaire dans ce pays où on se retrouve avec des réquisitions d'un enferme de deux ans avec sursis et une décision qui finalement reste sous le seuil de l'inéligibilité par miracle par hasard soudain pourquoi parce que l'on a changé quelques euros auparavant le juge et pourquoi on a changé quelques euros pardon le juge comment cela se fait qu'à alors que l'affaire était déjà renvoyée c'est-à-dire que le tribunal était saisi faire que le juge en question devait présider à cette audience pourquoi il ne l'a pas fait et bien tout simplement parce qu'on a cherché à lui imposer un accord politique qu'il a peut-être refusé comme toutes circonstances on a trouvé quelqu'un qui l'accepterait et que cet accord comme la rappeler monsieur maître Pierre Olivier sur mon confrère qui s'est déshonoré en plaidant devant une salle vide qui s'est déshonoré en plaidant alors que son confrère du même barreau était refoulé au même instant parce qu'il ne faisait pas partie du contréesidentiel parce que lui contrairement à Monsieur sûr à mettre sur n'allait pas faire des salamalec au palais présidentiel pour essayer de se montrer de quel côté il était et de cette façon s'assurer sa capacité à pouvoir plaider qui s'est déshonoré enfin en justifiant en expulsion en prétendant que j'aurais appelé al insurrection en prétendant que j'aurais traité de tyran monsieur salle qui a démontré sa tyrannie en me refoulant et en refoulant l'ensemble de mes confrères je ne l'avais pas dit jusqu'à lors j'avais dit que le 30 mars l'on saurait s'il y avait l'avènement d'un régime tyrannique l'on saurait si la nature démocratique du régime sénégalais était encore existence ou pas et j'avais dit on saurait si Monsieur sale Son Excellence Monsieur sale comme la rappeler le ministre de l'Intérieur si Monsieur sales allait transformer ou non ce pays en un désert démocratique alors pour les Sénégalais il est évident qu'il n'avait pas besoin de cet élément supplémentaire pour le savoir les 14 morts de 2021 les morts lors des manifestations suivantes les 500 arrestations de militants du pastel c'est 15 derniers jours il avait démontré mais aussi l'absence par l'Assemblée nationale de capacité à siéger depuis l'année dernière tous ces éléments suffisent en vérité a démontré que tout cela n'est qu'une apparence et n'est qu'une pantomine et le dernier espoir du peuple sénégalais c'est la possibilité de s'exprimer par l'élection de réussir à renverser ce régime pacifiquement mais que veulent-ils révoltes et cela qu'ils veulent le sang les morts une nouvelle fois et ça se prit qui sont prêtes à s'accrocher au pouvoir à accaparer les ressources naissantes et cette inégalité qui monte au sein même de la capitale qui se voit avec ses écarts de richesse ses produits de grande de consommation de luxe qui commence à émerger dans une partie du territoire pendant que tout le reste continue à souffrir y compris de la fin sont-ils prêts à cela pour s'accrocher à ce pouvoir c'est la question aujourd'hui qui se pose au peuple sénégalais et sa question qui doit être posée directement à Monsieur Saad et s'il continue parce que il y a évidemment des conséquences secondaires l'épuisement de Monsieur sonkovoya l'objectif l'objectif c'est de jouer avec ses nerfs c'est de le faire varier d'essayer de le mettre dans des contradictions de dire mais vous voyez nous ne vous avons pas condamné à l'inégibilité mais on fait appel par le parquet quand même on fait appel par le parquet pourquoi parce qu'on veut quand même essayer peut-être de vous déstabiliser de voir jusqu'où vous serez prêt à résister ou pas et donc on va voir si vos partisans seront capables de se mobiliser à chaque fois et l'on verra s'il passe au menaces par exemple des forces armées là vous serez peut-être en mesure de reculer ou vous tenterez la mise en tension est-ce que les forces armées vont nous suivre ou pas on joue avec le feu on joue avec le feu et avec une situation qui peut dégénérer et là c'est en cela que les violations des droits fondamentaux les violations des droits de la défense les violations et les interpellations les arrestations les refoulements les suspensions de confrères c'est là que l'importance de ces circonstances prend toute son ampleur parce que ces droits font barrage à la violence cette chose qui peuvent sembler se former une chose qui me concernerait que l'élite ce sont des éléments fondamentaux pour protéger derrière les populations qui sinon devront se saisir de leur propre destin devront se mettre en première ligne pour défendre la souveraineté et on payeront cher dans le prix et Monsieur Sonko est extraordinairement raisonnable essaye de calmer les choses vous l'avez vu pour le 3 avril recommence en fait dans une optique où il essaye de gagner du temps et du terrain pour pouvoir se présenter aux élections présidentielles en 2024 et gagner légitimement le pouvoir et surtout sortir de là où ils sont ceux qui sont aujourd'hui au pouvoir monsieur son Coffe fait partie d'une coalition qui compose de nombreuses forces politiques il n'est pas seul et ce n'est pas en affaiblissant lui qui réussiront à détruire l'opposition il faut qu'ils aient conscience de cela il a parfaitement conscience à la fois de sa force et des vulnérabilités pour que sa position actuelle le présente face au pouvoir et l'enjeu aujourd'hui c'est aussi de relâcher la pression pour une raison très simple messieurs mesdames monsieur Sonko est très pop très probablement votre prochain président et un président qui arrive épuisé à ses fonctions parce que on l'aura harcelé pendant des mois et des mois sans avoir laissé le temps à cet homme de se préparer de préparer le programme de gouvernement qui arrive chez son cours depuis des années le fait depuis des années publie des ouvrages travail sur l'éducation avec son ouvrage solution ainsi de suite c'est sûr justement que ce travail est fait et nous on essaye de le faire oublier de lui faire oublier et on essaye de le présenter comme quelqu'un qui serait obsédé par son propre destin c'est ça l'objectif quand vous harcelez quelqu'un quand vous harcelez un opposant évidemment il est obligé de se défendre et vous le faites parler de lui plutôt que du peuple et vous essayez de créer un écart ça ne fonctionnera pas monsieur Sanco est fondamentalement lié à sa terre fondamentalement lié à son peuple et ne tombera pas dans ce piège mais vous ayez conscience de la stratégie qui est adoptée des conséquences qu'elle peut avoir et de la fragilisation générale qui peut intervenir pour le peuple sénégalais nous avions préparé et je vous dis un mot avant évidemment de répondre à vos questions sur la stat purement juridique parce qu'encore une fois nous avons parfaitement conscience de la dimension et de la nature fondamentalement politique de cette procédure nous avions préparé des conclusions d'unité de relax que l'on va vous partager et on va vous les partager pour une raison très simple on veut vous démontrer que nous sommes venus en avocat faire du droit car le respect prime dans mon rapport au Sénégal y compris aux autorités signales malgré leur attitude jusqu'au dernier moment mon intention était de croire dans leur imagerie de croire dans la comédie qu'ils essaient de mettre en œuvre et de jouer le jeu et de leur démontrer qu'avec leurs armes celle du code pénal sénégalais celle du code de procédure pénal sénégalais ces armes suffisaient à faire sauter cette procédure comment démontrer l'humanité et à démontrer l'innocence de Monsieur Sonko et donc nous avions préparé de façon très élaborée des conclusions de relax des conclusions de nullité qui suffisait qui suffisait et le pouvoir le sait à faire sauter cette procédure et à permettre à Monsieur Sonko de se présenter en février 2024 une 2023 et c'est pour cela également que nous avons été exclus du Sénégal et que cette intervention violente est venu m'empêcher de me présenter avec mes confrères avec lesquels nous avions préparé un plan de défense très élaboré avec des confrères étrangers de plusieurs pays africains qui étaient venus également en appuie à Monsieur Sonko pour déconstruire ce discours et l'évacuation de mes confrères et mon expulsion avec un objectif évitez évitez que l'on tourne en ridicule cette procédure qui n'avait qu'une fonction tenter d'écraser des lignes monsieur Sonko la procédure était nulle et on le démontrera en appel et c'est aussi un point que je souhaite vous dire je souhaite revenir à Dakar et je n'attends qu'une chose c'est que ces autorités se rendent compte que ce communiqué de presse du ministère de l'intérieur était ridicule que ce communiqué du ministère d'intérieur prétendant justifier l'expulsion d'un avocat venu défendre un Sénégalais aux côtés de confrères n'avait aucun sens et ne faisait que confirmer ce que nous avions annoncé c'est à dire l'émergence et la naissance d'une tyrannie sur le territoire sénégalais et il faut mesurer la puissance de ces mots et leur importance la tyrannie cela veut dire l'arbitraire cela veut dire la terreur partout à tout moment de façon incalculable pour n'importe quel site web parce que la tyrannie commence toujours vis-à-vis de ceux qui sont politisés mais elle s'étend progressivement reste de population car en faisant régner l'arbitraire c'est-à-dire que vous donnez un pouvoir au magistrat aux policier de faire ce qu'ils veulent vous leur donnez l'autonomie de réprimer évidemment qui arrive très vite l'autonomisation de leur action et peu à peu leur décision de faire du mal pour servir aussi leurs intérêts personnels et c'est pour ça qu'il faut tenir en le plus grand mépris des régimes autocratiques parce qu'ils font trembler l'ensemble de la population y compris pour des raisons non politiques à terme et donc il faut du thé férocement et j'invite le peuple sénégalais à lutter par tout moyen contre l'installation de cette céramique car le risque est immense pour eux à terme d'en s'ouvrir des conséquences qui n'imagine même pas la préservation de l'îlot démocratique qui a été le Sénégal pendant décennies est essentielles pour le Sénégal et pour le reste de la sous-région un moment où justement nous arrivons à une bascule des peuples à une bascule de l'Afrique de l'Ouest dans une nouvelle phase la phase finale de la décolonisation après la décolonisation formelle la décolonisation des esprits la décolonisation économique et il faut absolument que cette décolonisation ne se fasse pas au profit de au profit de petites élites corrompues mais au profit du peuple qui doit se saisir de son destin profiter de l'augmentation des moyens qui va lui être attribués pour investir dans l'éducation dans les services publics comme le propose monsieur Sonko afin de s'assurer que vous puissiez devenir une grande puissance qui sera regardée avec respect dans le monde entier la France le peuple français plutôt que le France parce que la France en tant qu'État continue à jouer à ces petits jeux de manigance et continuer à penser qu'elle peut envoyer des délégations secrètes de palais en palais pour essayer de manigancer et manipuler le peuple le peuple français regarde avec une admiration extraordinaire ce qui est en train de se passer depuis plusieurs années au Sénégal car le niveau de résistance démontré le peuple sénégalais était inédit sa capacité à résister depuis des années aux offensives politiques judiciaires du pouvoir actuel pour essayer d'écraser l'opposition et t'admirable et assez singulière c'est très rare de voir comment une force comme celle-ci s'installe et encore une fois votre présence aujourd'hui ici le démontre aussi car pouvoir journalistique le pouvoir médiatique est essentiel la capacité pour le peuple sénégalais d'être informé de ce qui se passe et tout aussi importante que la lutte que mène des personnes comme Monsieur Sonko car c'est non pas que je sais cherche à vous faire des alliés ne se sont quoi je ne peux pas vous causer de problème mais évidemment vous avez un point commun avec lui quoi que vous pensiez lui c'est votre lutte pour la démocratie et pour la capacité à la libre expression et vous aurez j'espère la même exigence à son égard s'il devient le président de la République l'année prochaine que vous avez aujourd'hui à l'égard du pouvoir actuel c'est essentiel que vous continuez à relayer les paroles d'opposition des dérives de toute forme d'origine et pour cela il faut que vous ayez des protections qui aujourd'hui commencent à se fragiliser et on a bien vu que les pressions sur les journalistes aussi y compris sur des correspondants de l'AFP comme nous l'avons vu il y a quelques jours sont extraordinaires et en vocation à produire une intimidation qui n'est pas seulement sur le plan judiciaire à garde avocats pas seulement sur le plan politique à l'égard d'opposants des cadres du pastel au-delà de Monsieur Sonko mais est aussi sur les journalistes qui servent dans un service régime démocratique ça de relais à l'égard du peuple je vais vous partager ces conclusions il me semble important qu'elle soit diffusée que le peuple sénégalais se rendre compte de l'humanité les procédures à la fois des procédures et du fond nous n'avons pas peur qu'elles émergent avant la peine nous ne sommes pas dans une savons que nous sommes dans le droit nous savons que nous nous avons le droit de notre côté en face il pourrait en profiter pour essayer d'organiser une offensive etc mais nous préférons cela nous préférons nous mettre sur le terrain du droit plutôt que essayer d'espérer que en appel peut-être une audience soit organisée de façon sincère à mon sens dès le moment que l'on a cherché à arrêter monsieur Sonko alors que l'on était sur des délits de presse des moments qu'on l'a violenté lors de l'avant-dernière audience dès le moment que l'on a tenu l'audience de première instance sans avocat alors que le prévenu n'était pas là la procédure de toute façon n'a plus aucun sens plus aucun sens et il y aura une forme de dignité et renoncée mais mais s'il faut jouer le jour et nous gagnerons et nous gagnerons pour une raison très simple parce que nous vous transmettons ces arguments en avance parce que le procès nous allons obtenir aussi en dehors de la salle d'audience nous allons donner au peuple sénégalais la possibilité d'entendre nos arguments d'y avoir accès et à partir de là chacun pourra penser et se déterminer si oui ou non monsieur Sonko a produit un faux non si oui ou non monsieur son cours a un jury monsieur Niang non si oui ou non mais ce sont quoi à diffamer le ministre ou le particulier parce que là aussi il y a une confusion que l'on déconstruit et qui sert aussi de fondement à notre attaque aux procédures en cours non plus aucun de ces trois chefs d'incubation n'est fondée aucune de ces procédures n'était légitime et elle tomberont que ce soit par la force du bois ou que ce soit par la force de la vérité je vous remercie et je suis ravi de répondre aux questions que vous aurez à me poser à partir de ce passeport bonjour monsieur Baco de se rendre dans un pays pour défendre son client et de s'attaquer une président et aux instants de ce pays avant d'être présente est-ce que vous pensez que vous avez mal agi en traitant le président Sénégal je te rends les institutions d'appeler comme le dit le ministre d'intérieur est-ce que vous pensez que c'est vraiment malin aller au lieu de se rendre de façon tranquille et défendre votre client il faut se placer monsieur nous n'ayons pas d'être malin pour commencer je pense que il y a une forme de respect à avoir quant à la gravité de la situation et des enjeux qui sont en place ça c'est un premier temps d'autre part il est aussi une forme de respect de la part des autorités sénégalaises quant à un principe fondamental pardonnez-moi de rappeler qui s'appelle la liberté d'expression je relis ce communiqué indécent qui empêchera l'histoire de ce pouvoir non pas du peuple sénégalais qui a montré sa honte à l'égard de latitude de ces autorités quel que soit son opinion c'est très important de voir Monsieur le Ministre il y a un rappel attachement d'État du Sénégal aux valeurs d'hospitalité de terrain de gars qui ont toujours caractérisé notre pays à condition qu'elle soit sous tendue par le respect du haneau institutions et nos valeurs démocratiques qui ne respectent pas les valeurs démocratiques du Sénégal aujourd'hui qui en expulsant un avocat qui a dit qu'une audience de première importance elle est déterminer si l'on transformait le Sénégal en désert démocratique ou non et si une tyrannie arrivait non pas en disant que Son Excellence Monsieur sale était un tyran mais que la audience du 30 mars permettrait de savoir si ils choisissait la voix de la tyrannie ou non vous voyez la différence et qui disait qu'il y avait 14 morts qui regarderait par de là et que derrière eux se trouverait tout un peuple si cela c'est un appel à l'insurrection si le rappel de l'importance du prince des principes fondamentaux d'une démocratie de la nécessité qu'elle soit installée sur la souveraineté populaire que le peuple au nom duquel se fait justice soit entendu et soit respecté et ai le droit d'être représenté dans l'élection démocratique si c'est cela un appel d'insurrection alors l'insurrection est un droit sacré alors la tyrannie en effet installée et alors ce communiqué finit par rétablir ce qu'il était censé dénoncer à savoir que monsieur sale ne respecte pas son peuple et ne respecte pas l'autorité démocratique dont il est censé être le garant en tant que président du Sénégal et un avocat dans le cadre d'une défense d'un opposant politique n'a non seulement le droit mais le devoir de dénoncer cela de porter cette parole de prendre le risque pour son client et de s'assurer que il sera entendu par-delà des difficultés qui pourraient lui être faites en tant que citoyen sénégalais il est essentiel non pas pour insulter le peuple sénégalais mais au contraire pour l'aider à se défendre et à se protéger sur sollicitations de l'un de ces représentations sur invitation non pas de Monsieur sale que je sache le Sénégal ne lui appartient pas que je sache le peuple sénégalais reste souverain de savoir qui peut venir ou non sur son territoire et si l'un des membres de ce peuple sénégalais en l'occurrence monsieur Sonko un éminent membre décide d'avoir dans son équipe d'avocats constitué de 30 avocats sénégalais un avocat français espagnol qui vient soutenir cette cause qui vient tenter de porter la parole qui vient tenter de faire contrepoids à l'arrivée de sorciers blancs qui cherchent à manipuler la démocratie sénégalaise et qui le fait ouvertement non pas justement par ces manigances qui ont détruit la démocratie sénégalaise et qui continue de la détruire mais qui vient ouvertement dans une fonction d'avocat sincère sans jouer à des jeux de palais de cours pour porter une parole qui soit complémentaire de celle de ses confrères ce n'est pas à Monsieur salle de décider c'est à l'État de droit c'est-à-dire aux institutions démocratiques d'accueillir ces personnes de le laisser s'exprimer de laisser porter cette parole et de repartir tranquillement sans avoir été entre-temps intimité brusquer mis dans une cellule privée de ses capacités de communication pendant des heures avant d'être renvoyé comme si c'était quelqu'un qui venait piller le territoire qu'est-ce que l'on fait lorsque Marine Le Pen vient au pays visiblement l'accueil au plus haut niveau alors qu'elle a des discours racistes depuis des années qu'elle porte des discours discriminatoires qu'elle participe à la violence dont souffre les Sénégalais lorsqu'ils cherchent à venir en France qui eux souffrent au quotidien justement de ces pratiques barbares qui consiste à expulser à traiter selon l'origine selon la forme de pensée de façon délétère des individus des êtres humains cette personne qui alimente la haine elle n'est non seulement reçue avec les honneurs mais éventuellement selon certaines sources paraît-il et financées sur quel fondement et en tirant des ressources doux des Sénégalais qui sont exploités qui travaillent durement pour essayer de survivre et l'on distribue des millions sans aucune difficulté et il faudrait justifier que parce que j'ai dénoncé les dérives qui touchaient mon client non pas en colon qui arrive pour expliquer au sénégalaise qui doivent penser etc non pour porter la voix la parole d'une personne qui est enfermée chez lui que l'on empêche de faire campagne que l'on empêche de porter sa parole qui a besoin de représenter de relais de tout ordre burkinabè français-espagnol européen asiatiques qu'importe qui a besoin d'un maximum de personnes qui viennent s'assurer que l'on écrase pas les millions de personnes qui le défendent derrière lui qui viendra s'assurer que malgré son contre judiciaire qui l’empêche d'aller à l'étranger des liens seront ici avec les peuples du monde entier pour s'assurer que lorsqu'il deviendra président de du Sénégal les intérêts des Sénégalais seront défendus sur l'ensemble du territoire mondial et que justement il n'aura pas apathie des années d'isolement qu'il a subi vous voyez la stature dame d'État à Monsieur Sonko qui prévoit les conséquences de ces années d'aridité de lutte qu'il a dû mener et qui voit les fragilités que cela produire s'il arrive au pouvoir et qui cherche à les compenser de façon intelligente qui ne va pas chercher un avocat de déstabi schmment en France qui vient chercher un opposant politique car il sait que c'est la seule façon pour lui demain de préserver son indépendance de ne pas dépendre de sorcier blanc de ne pas dépendre de personnes qui sont liées à des réseaux d'influence qui à son tour viendrait coaguler et alimenter et influencer son action politique il sait que s'il veut le respect et être respecté par des personnes et qui respecteront sa parole souveraine et qui ne chercheront pas une influencer ils doivent venir chercher des gens comme nous et Monsieur salle au contraire qui aime les larbins qui viennent de l'étranger pour essayer de lui faire croire l'homme suprême en échange de quelques ressources et bien monsieur sales se trompe s'il pense qu'il va pouvoir atteindre à ce rapport à souveraineté à dignité que Monsieur Sonko a démontré une correspondant de RFM en France et l'administrateur du Sud info 15 alors pour bon nombre de Sénégalais cette crise s'explique par la volonté du Président de la République le vouloir brigué au nouveau mandat est-ce que vous m'entendez avocat vous faites aussi ce lien la deuxième question en tant qu'avocat français est-ce que vous avez objectif aussi d'internationaliser cette affaire son cours c'est tout auprès des partenaires Sénégal sur le premier point que ce soit monsieur salle ou un homme dis-je parce qu'il y a toujours cette possibilité pour Monsieur de faire naître une candidature dans les prochains mois s'il voit que la pression de l'Élysée est trop importante puisque visiblement c'est la seule chose qui influence la seule chose qui permette d'un coup de relâcher la pression au niveau judiciaire sur un opposant ou au contraire de la renforcer même si on voit bien qu'il y a des factions au sein du pouvoir on voit bien que l'appel du parquet montre que la capacité de Monsieur salles à contrôler son pouvoir comment ça s'effondrer en tout cas à se fragiliser on voit bien aussi avec des communiqués comme celui-ci que le niveau général de l'espace politique contre les par Monsieur sales comment ça faitblir la courtisannerie voilà ce qui produit ce genre de communiquer voilà ce qui produit la médiocrité lorsque votre assise politique se réduit et bien la qualité de ceux qui s'approchent de vous elle aussi et on se retrouve avec des gens qui ne sont fidèles à vous que parce qu'il n'aurait jamais pu espérer avoir ses fonctions si ce n'est par une forme de loyauté absolue dont dépendent les pouvoirs qui sont fragiles alors Monsieur sales pourra se présenter lui-même visiblement le droit ne compte plus au Sénégal mais peut-être que si l'Élysée lui ordonne il fera présenter quelqu'un bon courage à lui pour battre monsieur Sonko sans des fraudes électorales ou des manœuvres extraordinaires qui permettraient seulement de rendre l'élection quelque chose de parfaitement inexistant bon courage à lui mais la férocité à laquelle on assiste de façon générale encore une fois j'en suis convaincu est lié à la volonté d'accaparement des ressources le pouvoir corrompt de pouvoir corrompt et c'est pour ça qu'il faut des hommes politiques forts dignes intègre au départ au moins qui seront conscience de cette corruption non pas parce que l'on croit on a un prophète ou un dieu tout-puissant qui résistera toutes les tentations mais parce que lorsque vous partez de cette force et bien cela vous garantit que plus longtemps les intérêts du peuple seront préservés un peu plus longtemps avant un renouvellement démocratique qui permettra à nouveau de trouver quelqu'un qui défendra de façon forte je ne pense pas que Monsieur Sonko soit un être parfait mais je sens cette détermination à résister le plus longtemps possible face à cette corruption et aujourd'hui j'ai l'impression j'ai l'impression humblement en tant qu'étranger qui n'a pas à se mêler des considérations sénégalaises mais en tout cas l'importance de ma défense à l'égard de Monsieur Sonko passe par cette détermination que je sens en lui et que je souhaite défendre encore une fois pour que le peuple sénégalais puisse avoir le choix quel que soit son choix final que la possibilité puisse intervenir et que dans l'espoir que Monsieur Sonko dans l'espoir que ce sont aux participes à cette redistribution des ressources qui est essentielle pour le développement du Sénégal mettent en place le programme qui l'affirmait vouloir développer notamment sur l'éducation dans son livre solution et ainsi de suite un programme de développement qui rend le Sénégal plus démocratique et qui permettent de faire du Sénégal un allié puissant du peuple français lorsque lui aussi s'émancipera de cet iTele de cet hôtel oppressive encore une fois j'ai répondu déjà brièvement mais je enfin j'y reviens je sais la difficulté de faire passer à l'étranger des messages sur la situation réelle d'un pays combien de personnes à l'étranger savent la situation de l'Assemblée nationale sénégalaise combien de personnes étrangers savent la situation de l'opposition et les événements récents la seule moment où on a réussi à briser ce mur de verre c'est quand il y a eu des morts c'est quand il y a eu des violences physiques extraordinaires qui permettait en fait de montrer le niveau d'intimidation que les intervie d'autres objectifs c'est de contourner ces difficultés et quelque part quel grand hommage en effet qui m'ont rendu en m'excusant en expulsant un individu qui avait une certaine renommée à l'étranger parce que présent sans avoir à passer par la violence sans avoir à passer par des épisodes critiques l'on arrive à faire parler et c'est très important en effet que l'on arrive à faire parler tout simplement pour qu'il y a une prise de conscience non pas non pas pour chercher influencer les autorités non pas pour chercher l'appui de la France des États-Unis ou quoi que ce soit auprès de le peuple sénégalais qui seul se libérera et s'émancipera et c'est d'ailleurs il me semble le discours de Monsieur Sonko mais pour que il n'y ait plus de complaisance à l'égard de Monsieur salle pour qu'on ne croit plus dans les balivernes qui tentent de raconter lorsqu'il prétend que tout fonctionne parfaitement que c'est seulement un législateur un peu secondaire accusé de 1000 crimes qui est en train d'essayer d'enflammer le pays et que l'on voit la réalité il n'y avait aucune vous voyez cette expulsion elle est magnifique parce que il n'y avait aucune justification possible à celle-ci on voit bien de façon assez pitoyable ce qu'on a essayé de construire pour à posteriori quand ils ont vu en fait que ça faisait scandale c'est seulement dans un second temps qu'ils ont essayé d'expliquer ils pensaient pouvoir enterrer la chose discrètement ils ont ils se sont trompés donc cet événement il est important en cela en ce qui sert de révélateur en ce qu'il n'y a pas d'excuse possible il n'y a pas de provocation il n'y a pas de violence préalable il n'y a rien qui en fait permettent de justifier pour Monsieur salles l'acte qu'il a décidé qui a par ailleurs c'est aussi en honneur de voir que tout un président et eu peur à ce point de mémo ça dit quelque chose peut-être de notre force et peut-être aussi de sa fragilité sur le plan des droits humains avez-vous ibrahimia de mener des actions sur le plan international parce qu'on consacre de nombreux pertes de nombreuses pertes de même depuis le début aussi par rapport à la situation dans les prisons sénégalaise ou c'est évidemment de nombreuses personnes qui reviennent racontent qu'il y a des fois dans des cellules dans des chambres de 100 personnes est-ce qu'avec votre client vous avez prévu le modèle des actions au niveau de la société avec avec mes confrères bah si c'est corrigea qui sont des gens extraordinairement courageux avec la trentaine d'avocats qui travaillent sur cette affaire de nombreuses hypothèses sont sur la table l'une d'entre elles évidemment vous le savez j'ai travaillé à courpénat national auprès du procureur de le premier procureur de la représentationale après avoir été son stagiaire il m'avait il m'avait recruté ça m'avait permis notamment de rencontrer Abdoulaye Wade Idriss Déby et dans certains d'autres personnes dans des circonstances extravagantes dans des grands hôtels parisiens enfin dans des situations qui m'est permis de voir déjà une partie de la dépravation d'une partie des élites néocoloniales qui avait été installée sur les territoires ouest africains et centrafricain je connais très bien le droit international pénal et je sais très bien quelles sont les conditions qui peuvent s'imposer justement dans la perspective du potentielle procédure pour créer une contre l'humanité à l'égard d'un certain nombre de dirigeants sénégalais et de particulier de Monsieur Macky Sall et je sais que les 14 morts de 2021 et je sais que les répressions postérieures lors des manifestations les morts épisodiques comme on le dit un peu hasardeux sorti de nulle part peuvent constituer des crimes contre l'humanité si elles font l'objet enfin si elles sont pardon le fruit d'une poignée par le Statut de Rome concernant les crimes contre l'humanité donc c'est possible et Macky Sall devra y réfléchir devrait penser aussi à son avenir à la suite parce que peut-être qu'il voit son avenir en ne regardant que les rivières d'or que charrie la présidence du Sénégal aujourd'hui ce qui ne devrait pas être le cas d'ailleurs le contrôle des ressources de la part d'un politicien ne devrait constituer qu'en décider comment est-ce qu'ils sont répartis et redistribués au peuple pas au sein d'une élite est une petite case qu'importe peut-être qu'il est aveuglé par les reflets d'or qui viennent à la froideur des géoles des cellules ponctuellement placé et devenir plus triste qui pourrait l'attendre s'il continuait sur une voie qui au détriment du peuple sénégalais produirait la mort produirait la violence comme parfois il semble en avoir la tentation et nous en tant qu'avocat nous avons pour fonction évidemment de nous préparer à tout l'hypothèse et de permettre à Monsieur Sonko à ses alliés au peuple signaler le cas échéant d'enclencher des procédures qui mènent monsieur le maquis sale dans ses territoires et dans ces eaux là donc il y a là une décision fondamentalement politique qui devrait être prise par Monsieur Sonko et ses proches décidé si on rentre dans les grémédiable une confrontation absolue qui ne passe pas justement par la mise en danger du peuple sénégalais mais par l'activation du droit à des niveaux que Monsieur sale ne peut pas contrôler et que l'Elysée évidemment peut influencer c'est pour ça aussi que Mathis car il sait très bien que son devenir à l'intérieur ou en dehors du pouvoir passera par la capacité de l'Elysée à le protéger et nous savons l'influence que la France a sur ses institutions internationales nous savons aussi la force que peut avoir la saisine de ces institutions par un peuple en colère de par la mort de certains et donc à partir de là c'est une porte qui est ouverte qui mériterait d'être réfléchie d'être préparé et le cas échéant selon l'évolution de la situation Sénégal et la capacité de Monsieur salade à comprendre qu'il a aussi beaucoup à perdre en jouant à ce jeu de sauter saisir démocratiquement de son pouvoir et de laisser la place à une opposition ou à une succession qui soit démocratiquement aiguë ou au contraire jouer un rapport de force qui pourrait être très coûteux et délétère à son compte de la présidence ce que j'ai pensé voilà la loi aujourd'hui au Sénégal ce que le président dit la police faire où est l'ordre où est le droit dans une dans un territoire ou de toute façon les lois ne sont plus votées où les process se déroulent sans défense sans avocat de la défense un courrier qui m'a été donné avec mon passeport seulement une fois arrivé à Paris où j'ai quand même été accueilli parce que c'est une façon aussi de signifier la continuité des intérêts politiques par trois agents de la police aux frontière quand même qui m'ont amené aussi sur dans leur dans leur lieu de joie où j'ai dû attendre un certain temps avant de voir récupérer mes effets dans cette il n'y avait tout simplement pas pas d'argumentaire particulier c'était vous n'avez pas le droit d'être ici cher Maître et vous comptez de partir si vous avez la possibilité d'aller à moi moi j'attends moi j'attends une réponse des autorités de Dakar moi je ne pense pas que il faille que l'on s'arrête là pour une raison très simple justement il est droit de la défense de Monsieur Sonko sont encore violés activement les procédures sont encore en cours ce sont en cours a le droit d'être et tant qu'ils n'ont pas des véritables arguments des véritables justifications à mon expulsion de ce pays à mon interdiction de territoire du Sénégal et bien nous considérons à continuer que ces droits à considérer que ses droits sont violets nous continuerons à considérer que ces droits sont violets et que en l'occurrence il n'est pas en mesure d'obtenir un procès équitable et donc moi j'attends une réaction des autorités sénégalaises qui fondent de façon un peu moins courtisane un peu moins médiocre un peu plus élaboré leur décision qui autrement reviennent sur celle-ci m'autorise à revenir sur le sol sénégalais ou de nombreuses personnes mon témoigné de leur solidarité et je Ren remercie parce que ils font l'honneur de leur pays et il s'assure et ils permettent de s'assurer qu'il n'y a pas de confusion entre des autorités politiques qui sont au bord de l'imposture et un peuple qui lui est en désaccord profond avec des attitudes qui sont adoptées de la même façon que nous nous avons très souvent honte de nos autorités nous exclusions des humiliations qu'elles peuvent produire à l'égard de peuples étrangers et notamment des peuples inégalé de façon régulière indécente et bien il y a là un effet de miroir qui a été particulièrement touchant pour moi pour Monsieur Sonko aussi qui s'est senti à travers moi soutenu par cette vague d'indignation qui est qui a été engendré et qui montre aussi à la fois un niveau de maturité est attachement démocratique extraordinaire de ces principes fondamentaux auxquels tous les peuples ne sont pas capables de s'identifier et de comprendre l'importance et je peux vous dire que la France a beaucoup à prendre beaucoup à prendre de la façon dont le peuple Sénégal à lutte pour ses droits car nous avons ici parfois une forme d'acceptation de l'injustice et de l'arbitraire qui me semble particulièrement indécente donc oui je compte revenir à Dakar je compte revenir à Dakar et je ne me laisserai pas intimider je ne me laisserai pas intimider et qu'il faut que le pouvoir sénégalais comprennent que nous venons en droit et que nous avons le droit de tenir tout discours qui nous contreviennent pas évidemment aux obligations légales qui nous sont imposées mais que parmi celles-ci ne font pas partie c'est ce dos manipulation de l'appel à l'insurrection qu'ils essayent d'instrumentaliser évidemment pour nous intimider la question et si vous le savez une fin de est-ce que vous continuez le combat ici mais bien sûr mais bien sûr nous continuons encore aujourd'hui avec tous les avocats nous avons un certain nombre de voies de communication sécurisées où nous continuons nous continuons à élaborer des documents à préparer la défense comme vous avez fait au préalable de mon arrivée nous arrivions près nous arrivions prêts après avoir travaillé ensemble et s'ils pensent que au 21e siècle ils vont réussir à nous désactiver en nous empêchant simplement d'arriver dans leur pourcentage et de plaider face à des juges qui ont probablement déjà pris leur décision face à des procureurs qui sont aux ordres et que c'est là que se joue le combat il se trompe fondamentalement nous nous voulions les prendre au mot nous voulions jusqu'au bout tenter de croire dans les principes démocratiques sénégalais et dans la capacité du Sénégal à respecter véritablement un ordre de droit et nous voulons continuer à le faire c'est pour ça que nous mettons ici aussi c'est une forme de respect que nous adressons aux autorités sénégalaises en leur disant nous voulons continuer à croire est-ce que vous nous proposons laissez-nous plaider et nous plaiderons nous acceptons de participer malgré tout ce que l'on voit malgré toutes les manipulations auxquelles on est confronté nous acceptons de participer à à ces scènes judiciaire qui sont pourtant très largement défavorables à Monsieur sont qu'aux intérêts de Monsieur Sanco et très largement contre les par le pouvoir car jusqu'au bout nous voulons alimenter ce système démocratique et cet État de droit sénégalais jusqu'au bout nous voulons nous assurer que tout aura été fait à l'intérieur de ce cadre et non pas par l'extérieur non pas par la révolte comme ils essayent d'y pousser les partisans de Monsieur Sonko non pas par la violence nous aurons essayé de défendre ses droits et nous continuons à le faire nous ne céderons pas à ces provocations nous ne cédons pas ces intimations ne céderont pas ce chantage à vous entendre parler on a l'impression que tout se joue à l'Élysée en tout cas pour résoudre cette crise politique qu'est-ce qui pourrait expliquer ça mais qu'est-ce que Macky Sall sont les visées aujourd'hui un homme qui n'a plus de soutien de son peuple un homme qui peine à avoir une autorité sur les différentes factions du pouvoir un homme qui est obligé de nommer des courtisans à des postes aussi inter importants que ministre de l'Intérieur que le ministère de l'Intérieur pourrait essayer de s'assurer un semblant de cohésion sur un pouvoir délicaissant qu'est-ce que Macky Sall aujourd'hui sont la plus Élysée et qu'est-ce que cela dit de ce pouvoir qu'est-ce que cela dit de ce pouvoir qu'une tête dépendance existe à l'égard d'une puissance étrangère qu'est-ce que cela dit de la nécessité de ressoudaniser le peuple sénégalais de l'émanciper de ces liens poste coloniaux et d’enfin réussir à tisser des alliances qu'elle soit régionale ou internationales qui permettent de ne dépendre de personnes ni des Russes ni des Chinois ni des Français ni des États-Unis de l'ensemble de l'ensemble des territoires de l'ensemble des populations qui ensemble justement doivent se battre pour que chacun puisse se déterminer sur son propre territoire sur son sa propre terre sur son propre pays aujourd'hui Macky Sall ne participe pas à ça aujourd'hui Macky Sall en expulsant un avocat étranger qui venait simplement faire son office montre son inféodation à l'égard d'autres pouvoirs et montre sa fragilité c'est désolant et je l'appelle mon passe sous forme de défi mais justement par pour l'amener à se respecter lui-même à respecter le peuple sénégalais et à montrer sa force à revenir sur sa décision à me laisser venir sur le territoire Sénégal à me laisser m'y exprimer devant ses tribunaux laissez le droit s'appliquer laisser le débat intervenir et à partir de là voir si justement il est véritablement fort si Monsieur Sonko est véritablement innocent non et ensuite justement laisser se dérouler selon les procédures de l'État de droit les procédures électorales qui suivront que Monsieur sales et ce courage qui ne cherche pas à se faire appeler son excellence qui ne cherche pas à emprisonner la moindre personne qui dit qu'il aurait une forme potentielle de tyrannie derrière lui qu'il est ses forces là qui seul ainsi au respect et seul suscite une forme de dignité d'honneur c'est comment c'est seulement comme cela que l'on réussit à imposer son autorité et non pas par des décisions tyranniques du fait du prince qui consiste à choisir ses interlocuteurs choisir ceux qui ont à s'exprimer ou non et qui c'est ainsi amène pardon à sa vie lire avec des interlocuteurs de plus en plus marginaux de plus en plus détesté encore une fois comme Marine Le Pen car évidemment cette visite là est aussi un symptôme de l'isolement de Monsieur sale et ainsi un symptôme de sa fragilité et de son incapacité à trouver des relais légitimes et institutionnels et cela encore une fois est aussi dangereux pour le peuple sénégalaise et il ne faut pas que le peuple sénégalais bâtisse de cette fragilité de ce pouvoir j'ai juste trois questions à vous poser j'aimerais savoir pourquoi aussi peur au Sénégal parce que c'est pas la première fois qu'on est un avocat français ou bien n'importe quoi de l'extérieur venir plaider pour son client au Sénégal on l'a vu on l'a vu d'ailleurs et mon confrère Pierre Olivier sur qui a eu droit au tapis rouge le même jour c'est-à-dire comme quoi selon vous défendrez une personne ou l'autre je n'ai pas je ne fais pas je n'ai pas l'impression de faire peur au Sénégal au contraire j'ai l'impression d'une vague de soutien et d'amitié extraordinaire de la part de très nombreux sénégalais qui était heureux de voir des personnes qui considèrent probablement comme intègre et engager dans une lutte similaire à la leur sur leur territoire sur leur pays venir se joindre à eux et les accompagner et se mettre à égalité à leur côté guerrier eux-mêmes pour les soutenir les défendre les protéger donc je pense que c'est ça que ça ressenti et pourquoi est-ce que pourquoi est-ce que mes mots on fait si peur un pouvoir parce qu'il est fragile tout en tant que parce que nous sommes forts ses droits sont bafoués il a été beaucoup plusieurs fois malmené par les forces de l'ordre est-ce que vous en tant que avocat pensez-vous préparer une riposte au niveau de la sécurité on voit bien l'accélération du calendrier là sur l'appel sur la question de la diffamation quel est l'objectif c'est de s'assurer qu'ils pour obtenir une décision en cassation dans les délais pour l'empêcher de se présenter aux élections de février vous voyez que malgré nos recours et réussissent à intervenir mais mais très estimable au contraire on travaille extraordinaire notamment près de la CEDEAO déjà pour évidemment avec une espérance très mitigée au regard de fonctionnement réel de ces institutions pour essayer de s'assurer que tous les recours seront épuisés de façon à ce que c'est offensive juridique soit comprise évidemment notre fonction je pense que la question que vous posez elle est elle est beaucoup trop grave et mais elle dit quelque chose de la situation lorsqu'on a un journaliste qui s'interroge sur la potentiel élimination qu'elle soit physique ou symbolique juridique ou politique d'un opposant je pense que collectivement nous devons nous interroger sur le point de non retour auquel nous sommes arrivés la gravité de la situation et la nécessité de protéger par tout moyen c'est individu voilà c'est il me semble que la réponse est dans la question lorsque l'on arrive à ce niveau là on est et c'est ce que j'ai essayé de dire avant mon arrivée et c'est intéressant que Monsieur salle l'a l'ai interprété comme un appel insurrection j'ai prévenu du risque de transformation du Sénégal en un désert démocratique car si vous éliminez un an les opposants au pouvoir existant ce n'est pas seulement la possibilité de représenté par le peuple que vous détruisez c'est aussi les contrôles que cette pression sur le pouvoir exerce qui s'amenuisent et par conséquent la tenue de ce pouvoir lui-même quand bien même de pouvoir de sale par le Centre chemin ou par celui d'un successeur c'était maintenu s'il n'a plus d'opposition et bien évidemment ce sera la délices ce sera la généralisation de la gabegie parce qu'il n'y aura aucun contre-pouvoir et du coup aucun contrôle direct par le peuple de ses actions et un pouvoir qui n'est pas contrôlé c'est un pouvoir qui pille c'est un pouvoir qui détruit c'est un pouvoir qui fait violence et donc il est essentiel encore une fois y compris si vous êtes insupportun ou un défenseur il en existe quelques-uns encore de Monsieur sales de s'assurer que cette élimination n'intervienne pas qu'elle soit judiciaire ou qu'elle soit physique monsieur Sonko est passé par de grandes difficultés physiques il ne faut pas les réduire des policiers et agents armés qui ont arrêté ont refusé de me donner ne serait-ce qu'un verre d'eau parce qu'il disait que il ne voulait pas que l'on puisse dire qu'ils avaient tenté de m'empoisonner vous voyez c'est on est à ce niveau y compris au sein du pouvoir on en est là on en est là et donc je pense qu'il faut un moment donné se demander encore une fois comment est-ce qu'on en est arrivé jusqu'à ce point est-ce que cela dit et encore une fois ce n'est pas une question d'élite ce n'est pas parce que l'avocat blanc rendement en cours a été expulsé ce que cela peut produire comme effet derrière pour Paris Cochet à terme y compris dans les tréfonds du pays y compris en Casamance et ainsi de suite la violence que cela susciter aujourd'hui monsieur Sonko je parle de la Casamance parce que il porte avec lui la possibilité d'une résolution aussi de problèmes qui sont inscrits depuis très longtemps sur le territoire c'est il y avait et de ces populations là il y a un espoir qui s'il était brisé du fait sa destruction pourrait aussi engendrer des troubles spécifiques particulièrement violents et aujourd'hui il arrive à porter en fait la possibilité d'une réconciliation il ne faut absolument pas briser cela et ça veut pas dire qu'il faut l'imposer comme futur président mais il faut s'assurer que sa figure politique soit préservée quoi qu'il arrive s'il vous plaît une seule question en vous entendre parler on a comme l'impression que tout se décide à l'Élysée si quel est le cas qu'est-ce qui explique cela au regard de la convention pour des accords de défense que la France a signé avec le Sénégal est-ce que c'est pas les accords de défense parce que je me rappelle que quand Macky Sall a été élu en 2012 le premier article à poser c'est de revenir en France d'urgence renouveler les accords de défense entre le Sénégal et la France que l'ancien président de Laïka avait annulé l'armée française avait commencé donc à replier bagages pour retourner en France le premier article Macky Sall a posé c'était de rétablir les accords de défense entre la France et le Sénégal est-ce que aujourd'hui c'est par ces accords là qui sont restés aujourd'hui méconnus par les professionnels aujourd'hui aller dans le cadre de ces accords de défense pour comprendre ce qui explique aujourd'hui l'hégémonie de la France sur la politique intérieure du Sénégal en quelques mots qu'est-ce que c'est quoi l'Élysée c'est un mélange d'une technostructure c'est à dire l'appareil d'État dans sa continuité les positions constantes de la France ainsi de suite et un pouvoir politique qui s'y greffe qui évolue sont les élections selon les changements de et aujourd'hui donc nous avons une techno structure qui est accroché à un ancien modèle qui n'arrive pas à évoluer c'est celui de la France Afrique qui est celui de la constitution de régimes amis qui lui permettent de manière une influence non seulement en Afrique mais évidemment sur l'ensemble de la planète à travers le siège au Conseil de sécurité de nu que cela lui permet d'obtenir la France en quelque sorte était celle qui permettait d'assurer au glauque occidental et que les votes à l'ONU que ce bloc de vote d'un certain nombre de pays africains aient toujours dans la direction qui était dessinée en accord avec ses alliés notamment les États-Unis le Royaume-Uni et ainsi de suite depuis quelques années c'est une tendance qui s'est accélérée de façon extraordinaire à partir de ce que je considère être là ce sont des considérations politiques et personnelles n'ont plus d'avocat être le règne et c'est évidemment pas au nom de Monsieur Sonko que je dis cela qui a son appréciation propre de situation à partir du règne de LeDrian qui s'est prolongé entre Hollande et Monsieur Macron un effondrement extraordinaire de l'influence de la France sur l'ensemble du continent la catastrophe de la politique française a amené à la catastrophe au Centrafrique à la catastrophe au Mali à l'effondrement du régime allié au Burkina et du coup une situation de tension sur les quelques territoires qui restent inféodé au pouvoir en place la Côte d'Ivoire et le Sénégal et la perte de ces derniers repères quelque part de cette ancienne France Afrique où ce mêlait des liens d'intérêt personnel politique économique qui permettait en fait au dessus des populations d'alimenter une machine qui très souvent ne serv ait pas les intérêts réels à la fois des Français et en l'occurrence des Sénégalais mais en général de l'ensemble des populations africaines l'effondrement potentiel de cela touchent et en fait potentiellement de très nombreux réseaux d'influence de train de nombreuses personnalités au-delà des relations entre États et nous sommes face à un potentiel effondrement que la France veut éviter à tout moyen et c'est pour ça que c'est délégations ont été amenées en urgence non seulement de façon générale pour préserver l'emprise sur le Sénégal mais aussi pour s'assurer qu'il n'y ait pas des alliances interactives qui commencent à se dessiner et là nous sommes dans un moment de bascule potentiel où la France est prête à tout y compris quelque part à tenter d'essayer de limiter les dégâts qu'il y a sur la démocratie sénégalaise en ce moment y compris essayer d'obtenir des décisions qui soient plus favorables comme ça a été le cas le 30 mars c'est-à-dire où on entache monsieur Sonko qui pourtant est innocent mais on s'assure qu'à ce stade encore il puisse éventuellement se présenter aux élections ça c'est la main d'Elysée vous voyez ça c'est l'interventionalisée qui cherche à refroidir mais encore une fois comment est-ce que l'on peut accepter ce mode de fonctionnement comment est-ce qu'on peut accepter que la visite de la numéro 2 de la cellule Afrique de l'Elysée c'est même pas comme si on vous envoyer au dignitaire ou quelqu'un on vous envoie une sorte de petite technocrate conseiller sans valeur et c'est lui qui dans des réunions à huis clos avec avec le président de la République lui-même réussi à obtenir des changements de juge réussi à obtenir des décisions de justice qui engagent pourtant l'avenir du peuple dans son ensemble est-ce que vous êtes vraiment prêt à accepter ces rapports est-ce que vous êtes prêt encore aujourd'hui en 2023 un moment où justement il y a une ressourvanisation de l'ensemble de l'espace West africain de façon générale de l'Afrique que le Sénégal reste l'un ou se transforme en là de ses potentats complètement dépendant que certes un allié certes la première premier partenaire commercial encore mais qui justement risque de l'entraîner dans sa chute l'effondrement de la France pourrait entraîner dans ces circonstances celui du Sénégal et il est urgent en fait de sortir de cette emprise de reconstruire un modèle plus équilibré et se sont connus ne dit pas expulsion tous les Français on tombe tous les liens et détruisons ce qui nous restait ce sont quoi le dit lui-même nous avons une langue en partage du fait de circonstances historique très particulière qu'il ne faut jamais oublier mais il y a nécessairement cela crée des liens qu'on ne peut pas rompre du jour au lendemain mais il faut évidemment le faire à partir d'une position souveraine à nouveau une position de force et c'est ce discours qui me semble raisonnable vous voyez qui n'essaye pas d'enflammer les choses qui ne prétend pas du jour au lendemain qu'on va trouver des solutions miracles et compagnies et qui à mon sens fait la valeur entre autres politiques de monsieur se souvenir j'évoque les accords de défense parce que au Sénégal aujourd'hui au regard de l'évolution des choses personnellement il me semble pas être évident d'avoir une ici juridique de la question parce que vous la laissez bien dit le régime aujourd'hui utilisent des moyens non conventionnels et en dehors du droit pour s'imposer et se pouvoir par rapport aux enjeux énergétiques en perspective et c'est là où moi je veux moi je veux pas je ne suis pas c'est là où on arrive à un point moi je peux vous tenir un discours en tant qu'a proposant politique pour pouvoir actuel en France et je ne vais pas prendre la parole au nom du pastèque je ne vais pas prendre la parole au nom de Monsieur Sonko et de ses représentants qui seuls sont légitimes à dire qu'elle doit être la reconfiguration des liens avec la France et quelle qu'elle soit sa décision et sa position nous l'accompagnerons car en tant qu'avocat nous sommes justement dans une démarche de soutien à une figure politique de protection cette figure politique et évidemment tant qu'il ne rentrera pas et Monsieur Sonko ne le fera jamais dans des discours de haine ou de provocation ou de violence et bien évidemment nous serons à ses côtés mais en respectant sa souveraineté en respectant la souveraineté du peuple du Sénégalais cette souveraineté elle est essentielle et elle sera toujours préservée et jamais je me permettrai de porter une parole au nom de ce n'est pas mon rôle ce n'est pas ma position et ce serait une insulte faites à Monsieur Sonko ce serait une insulte fait au peuple sénégalais et ce serait une insulte de façon générale au regard de l'histoire qui nous peuple et de la position que des personnes comme moi dans d'autres temps ont occupé on cherchait occupé en lui et place des Sénégalais souverains qui doivent le rester que si la France tient le goût c'est parce que la France a une armée présente au Sénégal l'armée de terre l'armée de l'air et la marine française les accords de défense à mon avis ont une importance dans ce que nous sommes en train de jouer parce que les Sénégalais pensent que l'armée sénégalaise serait peut-être le dernier recours pour pouvoir stabiliser le pays mais derrière l'armée sénégalaise il y a l'armée française ils ont vu ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire c'est l'armée française qui a intervenu lors des échaufferait entre Gbagbo et opposé Alassane Ouattara c'est l'armée française qui a intervenu en Côte d'Ivoire est-ce que nous ne sommes pas en train de risquer même scénario à Dakar ou si la population serait bonne parce que au regard de l'évolution du dossier judiciaire moi personnellement je ne vois pas déçu donc les personnes j'ai confiance j'ai confiance dans dans l'idée d'une issue encore une fois moi je suis venu à Dakar pour porter la voix du droit pour porter la voix de la paix dans le respect de la souveraineté sénégalaise et à condition du respect de la souveraineté du peuple sénégalais à cette condition là il y aurait la il y aura la paix et si cette souveraineté n'est pas respectée et bien il appartiendra au sénégalais de prendre leur décision de prendre nos responsabilités et de s'engager dans les luttes et dans la défense de leurs intérêts selon les méthodes qui s'appartiennent et que l'on en soit à parler du rôle de l'armée dans le cadre de processus de décision politique qu'elle soit étrangère ou nationale encore une fois dit tout de la situation à laquelle on est plongé et il en va de la responsabilité du pouvoir politique sénégalais non pas français c'est de ne pas laisser cette hypothèse prospérer et Monsieur Sonko a démontré sa force sa puissance et la puissance de ce qu'il soutiennent suffisante pour démontrer que dans le cas où l'on cherchait à accaparer la politique à accaparer la ressource par ses biellats le peuple Sénégal serait résister serait sur révolté sur ce en tant qu'avocat ma fonction est jusqu'au bout de m'assurer que l'on n'arrivera pas ces extrémités que ce soit par le droit que l'on résoudre à ces situations que Monsieur son propos à se présenter aux élections libres il pourra justement remporter ou non des suffrages de la majorité des Sénégalais et réussir à préciser au destin de ce pays c'est ce que je lui souhaite c'est ce que je souhaite à l'ensemble des Sénégalais qui l'espère et qui aspire et j'espère que Monsieur sale entendra ce cri du peuple et sera le respecter je vous remercie d'être venu nous avons longuement parlé je pense que il était important que j'explique et que le sénégalaise et il faut maintenant il faut maintenant que l'on que l'on

1:02:46
Non speech

[Musique]