PREMIER MINISTRE : FIN DU DELAI POUR MACRON
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 12 %Attaque 67 %Défensif 22 %
Questions et réponses
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- 4:01OuverteRéponse partielle
Comment faire aboutir l'abrogation de la réforme des retraites ?
- 6:05RelanceRéponse directe
Bruno Le Maire met cette situation plutôt sur le dos des parlementaires. Est-ce que son angle de défense est entendable selon vous ?
- 9:12RelanceRéponse directe
Bruno Le Maire met cette situation plutôt sur le dos des parlementaires. Est-ce que son angle de défense est entendable selon vous ?
- 12:03OuverteRéponse directe
Quelles attentes vous avez du côté de solidaires, finances publiques, en termes de profil, et même pour la suite, pour le futur Premier ministre de l'Économie ?
- 19:11OuverteRéponse directe
La chute de Bachar Al-Assad, si on peut s'en réjouir au regard des atrocités de son régime, est-ce qu'elle ouvre sans nul doute une période d'incertitude pour la Syrie et même pour toute la région ?
- 21:19OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous que la Russie, alliée de Bachar el-Assad, ne soit pas allée à sa rescousse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:57PrésentateurChiffre
« Un chiffre très éloigné des 4,4% que Bercy annonçait à l'automne 2023 et des 5,1% anticipés au printemps dernier. »
- 6:42InvitéFait
« Ce que je sais, c'est que nous avons tourné la page du chômage de masse depuis 7 ans. »
- 6:49InvitéChiffre
« Ce que je sais, c'est que nous avons le taux d'emploi aujourd'hui qui est le plus élevé depuis 1975. »
- 7:29InvitéFait
« et en particulier dans des entreprises qui font des profits, qui versent des milliards de dividendes à leurs actionnaires. »
- 7:36InvitéChiffre
« Et aujourd'hui, au vu des plans sociaux annoncés, c'est plus de 150 000 salariés qui vont être licenciés dans les mois prochains »
- 8:50InvitéChiffre
« qu'il manquerait 62 milliards de recettes dans les caisses de l'État en 2023, et que ce manque de recettes ne sont dus qu'aux politiques fiscales qui ont été menées. »
- 14:38InvitéChiffre
« Plus de 300 plans sociaux ont été recensés par la CGT pour près de 300 000 emplois menacés ou supprimés. »
- 17:13InvitéChiffre
« Alors que 54 journalistes ont été tués dans l'exercice ou en raison de leur métier à travers le monde en 2024, près d'un tiers ont péri à Gaza ou au Liban sous les bombes d'Israël, selon le bilan de RSF publié ce jeudi. »
- 18:06PrésentateurFait
« un reporter sans frontières a déposé 4 plaintes auprès de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre commis contre les journalistes par l'armée israélienne. »
- 18:13PrésentateurChiffre
« Au total, plus de 145 journalistes ont été tués par l'armée israélienne depuis octobre 2023 à Gaza, dont au moins 35 dans l'exercice de leur fonction, selon l'ONG qui déplore une hécatombe sans précédent. »
- 42:17InvitéFait
« François Bayrou c'est quand même un gars certains l'ont oublié mais qui était dans une affaire jusqu'à il y a peu de détournement de fonds publics en l'occurrence de détournement de fonds européens »
- 42:52InvitéFait
« monsieur Lescure qui effectivement est un macroniste pur jus qui est élu dans la circonscription des français de l'étranger de New York qui est un adepte des cadeaux fiscaux et de la fraude fiscale des plus riches »
- 43:11InvitéFait
« l'hypothèse Jadot elle nous révèle qu'en réalité aujourd'hui il y a une lutte des classes dans l'écologie entre les bourgeois qui souhaitent désubstantifier la notion d'écologie au profit de la bourgeoisie et les classes populaires »
- 43:59InvitéPromesse
« il est urgent de construire un rapport de force il est urgent de s'organiser parce qu'effectivement tout ne se passera pas dans les institutions pour faire plier le monarque présidentiel et pour le contraindre à la démission »
- 44:20InvitéFait
« remettre en question la 5ème république remettre en question ce modèle présidentialiste ce modèle autoritaire qui conduit au pire aujourd'hui le système le régime politique dans lequel on vit pseudo représentatif d'ailleurs il n'est pas du tout représentatif »
- 46:48InvitéFait
« en donnant Bruno Rotaillot qui était une sorte d'offrande faite au Rassemblement National puisqu'il en partage l'essentiel des idées donc de faire de l'extrême droite du Rassemblement National les maîtres du jeu politique »
- 51:10InvitéFait
« on doit à Emmanuel Macron d'avoir dévoilé l'absurdité de la Vème République et avec tous les outils qu'il a utilisés à outrance la vingtaine de 49-3 depuis quelques années qu'il a utilisés »
- 59:39InvitéFait
« la réforme de retraite elle doit être abrogée c'est une obligation je veux dire au regard de la mobilisation populaire qu'il y a eu des millions de personnes dans la rue le rejet quasiment unanime de ce texte »
- 1:00:22InvitéFait
« l'horrible loi immigration qui a été votée ça ça doit être même pas envisageable de garder cette loi si jamais »
- 1:03:40InvitéFait
« on a vu que monsieur Macron est un des présidents de la 5ème République les plus réactionnaires »
- 1:04:12InvitéFait
« il a par exemple fait fleurir la tombe du maréchal Pétain »
- 1:06:49InvitéFait
« les classes populaires les travailleurs et les travailleurs de ce pays vont se mettre en branle vont se mettre en mouvement pour soutenir ce programme »
- 1:09:21InvitéFait
« on nous parle de la dette de la dette de la dette et on sait très bien qu'on nous parle de la dette comme ça c'est pour fermer encore plus le robinet et encore une fois pour toujours les mêmes »
- 1:11:10InvitéFait
« le seul but de la France insoumise aujourd'hui c'est de créer les conditions d'une présidentielle anticipée »
- 1:14:05InvitéFait
« c'est monsieur Macron qui est responsable du chaos aujourd'hui »
- 1:14:15InvitéFait
« tous ces gens qui sont dans la détresse sociale qui font la queue devant des files de distribution alimentaire notamment les étudiants en plein hiver »
- 1:19:10InvitéFait
« la responsabilité du Président de la République »
- 1:19:20InvitéFait
« nous souhaitons que les 11 millions d'électeurs du RN soient respectés et entendus »
- 1:20:21InvitéFait
« Non des gens qui exurpent l'identité de gauche oui comme Bernard Cazeneuve »
- 1:20:46InvitéFait
« soutenir l'Union Européenne qui mène la politique qu'on connaît avec Frontex à l'égard des exilés »
- 1:25:00InvitéFait
« il dit LFI mais il dit le programme du NFP donc en fait la nouvelle extrême droite c'est la gauche tout entière quasiment »
- 1:29:34InvitéFait
« le libre-échange tue nos paysans par exemple et il faut s'y opposer fermement »
Temps de parole
- Invité28 %
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Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Nous sommes le jeudi 12 décembre 2024 et vous regardez votre émission quasi quotidienne Toujours Debout avec une première partie Toujours Debout. L'info consacrée à l'actualité du jour est diffusée en direct sur le canal 165 de la Freebox, sur Molotov, sur Youtube ou sur notre site internet lemediatv.fr. Cette première partie d'émission a vocation à se transformer en véritable journal télévisé si nous parvenons à mobiliser 200 000 euros dans le cadre de notre campagne de dons de fin d'année. On le rappelle, c'est à vous qu'on doit notre indépendance et pour cette campagne nous avons besoin de vous.
Nous avons déjà recueilli un peu plus de 68 700 euros, une somme qui n'est malheureusement pas suffisante pour mener à bien les ambitions du média, notamment s'imposer dans un paysage audiovisuel monopolisé par quelques milliardaires. Pour continuer de faire vivre votre média, rendez-vous sur lemediatv.fr et maintenant place à Toujours Debout l'info. Et au sommaire de cette nouvelle édition de Toujours Debout l'info, qui pour succéder à Michel Barnier à Matignon, alors qu'on arrive au terme du délai de 48 heures donné par Emmanuel Macron pour nommer un nouveau ou une nouvelle première ministre, l'incertitude plane toujours sur le profil qui sera choisi.
Restez avec nous car l'annonce pourrait tomber pendant cette émission ou après nous suivrons en tout cas cette nomination de prêt avec nos invités, les dernières réactions politiques. Une journée également forte en tension sociale avec de nombreuses manifestations. Ce jeudi, partout en France, près de 120 rassemblements et manifestations pour l'emploi et l'industrie ont eu lieu aujourd'hui à l'appel de la CGT, rejointe par Solidaire et FSU dans un contexte de multiplication de plans sociaux. Climat de tension sociale lié également au dérapage du déficit public.
C'était l'objet ce matin de l'audition de Bruno Le Maire devant la commission de l'Assemblée nationale chargée d'enquêter sur l'état des comptes publics. L'ex-ministre de l'économie qui ne reconnaît évidemment aucune responsabilité sur la situation qu'il a laissée. On parlera dans l'actualité internationale de Gaza ou l'Assemblée générale, avec l'Assemblée générale des Nations Unies qui a réclamé hier à une très large majorité un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel à Gaza. Un appel non contraignant qui a été une nouvelle fois rejeté par Israël et les États-Unis alors que les corps s'amoncèlent toujours à Gaza, notamment ceux de journalistes.
On parlera spécifiquement du cas de ces reporters tués en tentant de relater la situation sur place. Voilà pour le sommaire. Place aux détails de ce Toujours debout l'info. C'est la dernière ligne droite avant l'annonce fatidique qui sera nommée Premier ministre par Emmanuel Macron. Le président de la République a en tout cas écourté sa visite en Pologne où il allait discuter de l'Ukraine et du rôle que devraient jouer les Européens en cas de paix. C'est une visite express puisqu'il est arrivé à Varsovie à midi ce jeudi et qu'il est déjà de retour ou du moins qu'il est en route pour Paris.
Au-delà du bilan carbone qui ne semble pas intéresser l'exécutif, on s'attend à un choix compliqué concernant le futur locataire de Matignon alors que tous les camps politiques sont divisés sur les questions fondamentales. C'est le cas de la réforme des retraites et de son abrogation ou de son gel qui continue de faire débat.
Comment faire aboutir l'abrogation de la réforme des retraites ? C'est la question qui divise toujours la gauche, à quelques heures de la nomination du Premier ministre. Rejoint par le Parti communiste et la CGT, le PS d'Olivier Faure a fait un pas vers le camp macroniste vendredi en proposant un gel de la réforme afin de réfléchir aux modalités de financement. Une proposition qui divise toujours le NFP. Pour les écologistes et LFI, l'idée d'un gel ne devrait pas être utilisée pour faire un compromis sur l'âge légal de départ alors même que l'abrogation de la réforme était un point clé du programme d'union de la gauche élu aux législatives.
A quelques heures de la nomination tant attendue, le PS a souhaité clarifier sa position faisant savoir par la presse que le parti prévoyait l'exclusion de tout socialiste qui accepterait d'intégrer un gouvernement qui ne serait pas de gauche. Pour le socle commun, pas question de revenir sur la réforme considérée comme une ligne rouge, inenvisageable à franchir selon les mots de la sénatrice du groupe Horizon, Laure Darcos.
Et alors que l'inconnu subsiste toujours sur la composition du futur gouvernement, les dégâts provoqués par le précédent continuent d'être au cœur du travail parlementaire. C'est dans cette optique que Bruno Le Maire a été auditionné ce matin par la commission de l'Assemblée nationale, l'Assemblée nationale lui chargée d'enquêter sur les dérapages budgétaires. L'ex-ministre de l'économie depuis 2017 jusqu'à l'été dernier s'est défendu en accusant les députés d'hypocrisie dans son propos d'introduction, ce qui a suscité la consternation de nombreux parlementaires présents.
Nul doute que Bruno Le Maire sera encore entendu alors que plusieurs auditions à venir doivent permettre de faire la lumière sur les erreurs de prévision sur le déficit public attendu à 6,1% du PIB cette année. Un chiffre très éloigné des 4,4% que Bercy annonçait à l'automne 2023 et des 5,1% anticipés au printemps dernier. On en parle tout de suite avec notre invitée Sandra Demarque, secrétaire nationale de Solidaire Finances Publique qui m'a rejoint sur ce plateau. Bonsoir Sandra Demarque. Bonsoir. Alors avant de vous faire réagir sur cette audition de Bruno Le Maire, j'aimerais qu'on écoute un extrait de la ligne de défense de l'ancien ministre des Finances.
Plutôt satisfait, vous allez l'entendre, de son bilan. Mon commentaire, M. le Président, c'est qu'il veut bien commencer par quelque chose. Et la première chose par quoi il faut commencer, c'est créer des emplois. Tous ceux qui promettent bons et merveilles et qui ont détruit des emplois à force de vouloir inventer des emplois qui seraient parfaits sont responsables du chômage de masse dans notre pays.
Ce que je sais, c'est que nous avons tourné la page du chômage de masse depuis 7 ans. Ce que je sais, c'est que nous avons le taux d'emploi aujourd'hui qui est le plus élevé depuis 1975. C'est une réalité chiffrée.
Est-ce qu'il faut dans un deuxième temps améliorer ses emplois, améliorer les perspectives de rémunération et améliorer la formation ? Certainement. Mais mieux vaut faire les choses dans le bon ordre, créer des emplois et les améliorer plutôt que les détruire. Sandra Demarck, vous partagez le satisfait-cide de Bruno Le Maire sur son bilan en matière de chômage ?
Pas tout à fait. A priori, nous ne vivons pas dans le même monde entre nous et M. Le Maire. Et il oublie d'indiquer que depuis quelques semaines quand même en France, il y a des annonces de suppression massive d'emplois, et en particulier dans des entreprises qui font des profits, qui versent des milliards de dividendes à leurs actionnaires. Et aujourd'hui, au vu des plans sociaux annoncés, c'est plus de 150 000 salariés qui vont être licenciés dans les mois prochains, et seulement pour une seule raison, c'est pour augmenter les profits de certains, et surtout pas pour aider au chômage.
Donc non, nous ne partageons pas évidemment la satisfaction de ce ministre, de l'ex-ministre de l'Économie. Il faut quand même lui rappeler que la situation aujourd'hui en France du déficit, parce que c'est de ça dont il s'agit, c'est de sa responsabilité, puisque dans l'audience qu'il a eue ce matin, il reconnaît un certain nombre d'être responsable d'un certain nombre de choses, mais il ne reconnaît surtout pas l'essentiel. L'essentiel pour nous, c'est qu'est-ce qui a créé ce déficit, ce gouffre, en fait, à annoncer. C'est tout simplement les politiques fiscales qui ont été mises en œuvre depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron en 2017 au pouvoir.
Ces politiques fiscales qui n'ont eu de cesse que de baisser les recettes dans les caisses de l'État, et ce n'est pas que Solidaire Finance Publique qui le dit, puisque la Cour des comptes elle-même reconnaît dans un dernier rapport qu'il manquerait 62 milliards de recettes dans les caisses de l'État en 2023, et que ce manque de recettes ne sont dus qu'aux politiques fiscales qui ont été menées. Politiques fiscales menées pour toujours profiter aux plus fortunés et aux plus grandes entreprises.
Bruno Le Maire met cette situation plutôt sur le dos des parlementaires. Il les accuse d'avoir voté des mesures, d'avoir soutenu des mesures comme le quoi qu'il en coûte, ou alors plus récemment la revalorisation des retraites. Est-ce que son angle de défense est entendable selon vous ?
Ah non, il n'est pas du tout entendable. Au vu des profits qui sont générés par un certain nombre d'une minorité dans ce pays, nous on considère que la fiscalité, elle doit être source de répartition des richesses. Donc pour nous, il est urgent de revoir les politiques qui ont été menées depuis des décennies, qui ont été accentuées sous le gouvernement depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron en 2017, c'est-à-dire revoir cette fiscalité pour qu'elle soit plus juste, qu'elle soit sociale et qu'elle soit aussi une fiscalité de justice environnementale. Pour nous, c'est extrêmement important.
Et pour ça, il suffit tout simplement, nous on a quelques pistes à Solidaire Finance Publique, c'est-à-dire de taxer par exemple les plus hauts patrimoines qui ne sont pas taxés à ce jour, revoir ou supprimer par exemple le crédit d'impôt recherche ou revoir les niches fiscales, mais aussi mettre en place une progressivité de l'impôt sur les sociétés, impôt sur les sociétés, impôt de production, que Emmanuel Macron et que son ministre de l'économie, donc Bruno Le Maire, ont eu de cesse que de baisser. Donc revoir cette fiscalité est pour nous extrêmement important pour mettre en place une justice fiscale, une justice sociale et une justice environnementale.
Un rapport parlementaire avait déjà pointé du doigt cet indisfonctionnement. Le rapport sénatorial, pour être précis, disait, parlait d'une irresponsabilité budgétaire assumée et d'un attentisme dommageable des exécutifs précédents, à quoi l'ex-ministre Bruno Le Maire a donc répondu en dénonçant un réquisitoire d'opposants politiques truffés de mensonges. C'est un règlement de compte politique, comme le dit Bruno Le Maire ?
Non, moi, je pense que Bruno Le Maire se positionne comme ce n'est surtout pas de sa faute à lui, ce n'est surtout pas de la faute aux politiques qu'ils ont menées et qu'il a menées depuis pendant 7 ans. Et ça serait toujours de la faute des autres. Mais dans l'extrait que vous avez passé, il y a un élément intéressant, c'est qu'il dit que la politique qu'il a menées, c'était pour créer des emplois, c'était pour la compétitivité, etc. Tous les rapports économiques le montrent que ces politiques-là n'ont engendré qu'inégalité et injustice. Et on le voit aujourd'hui, il n'y a pas de croissance, il n'y a pas d'emplois qui ont été créés.
Bien au contraire, c'est que les emplois continuent à être supprimés pour augmenter les profits de quelques-uns.
On attend probablement ce soir la nomination du futur Premier ministre. Quelles attentes vous avez du côté de solidaires, finances publiques, en termes de profil, et même pour la suite, pour le futur Premier ministre de l'Économie ?
Alors écoutez, nous, on aimerait bien que le futur gouvernement mette en place une vraie politique de justice fiscale, sociale et environnementale. Sans aucun doute, ça ne sera pas le cas. Bon, s'il continue à s'entêter, à vouloir réduire les dépenses publiques et pas à taxer là où l'argent existe, et on aura un problème sur ça. Et c'est pas en réduisant, en cassant les services publics, en réduisant par exemple les emplois de fonctionnaires, ou en donnant des subventions publiques sans aucune contrepartie, ou encore en réduisant les cotisations patronales, qu'on verra une amélioration dans ce pays.
Alors malheureusement, nous, on ne va pas commenter ce qui va se passer ou ce qui va être dit, mais on a peu d'espoir que le prochain gouvernement et le prochain Premier ministre changent fondamentalement de politique.
Merci beaucoup Sandra Demarque d'être venue sur ce plateau, secrétaire national de Solidaire Finance Publique. Merci bien. Et preuve que Bruno Le Maire, en matière d'emploi, n'a pas un bilan tout à fait reluisant, plus de 120 manifestations se sont tenues partout en France ce jeudi pour dénoncer une vague de plans sociaux. C'est également en France, dans tous les secteurs, qu'ont eu lieu ces manifestations, notamment celui de l'industrie. On regarde.
Un jeudi de grève et de mobilisation pour l'emploi et l'industrie. Convergence entre la grève des cheminots contre le démantèlement du fret ferroviaire et celle des fonctionnaires qui demandent un budget à la hauteur des besoins. Près de 120 rassemblements ont lieu ce jeudi partout en France, à l'appel de la CGT, la FSU et de Solidaire, Auchan, Michelin, Valeo, Vancorex. Les annonces de plans sociaux se succèdent, touchant de grandes entreprises comme de divers secteurs, de la métallurgie aux services publics. Nous, on est là également pour avertir les citoyens qui, à mon avis, ne sont pas pour cette privatisation.
Par ailleurs, derrière cette privatisation, tout le monde aura bien compris qu'il s'agit de faire du cheminot pas cher, c'est-à-dire du dumping social. Donc sur notre gueule à nous, les cheminottes et les cheminots. Et donc c'est aussi pour ça qu'on est là, parce qu'il est l'heure de question qu'on a ce mouvement de régression sociale et de tous ces droits que nous avons obtenus par nos luttes. Plus de 300 plans sociaux ont été recensés par la CGT pour près de 300 000 emplois menacés ou supprimés. La mobilisation vise à médiatiser le mouvement, alors que la CGT réclame un moratoire sur les licenciements économiques.
Et les cheminots ne sont pas les seuls à être descendus dans la rue ce jeudi après la mobilisation de jeudi dernier qui avait déjà réuni près de 200 000 manifestants selon la CGT. Ce sont donc près de 120 rassemblements et manifestations qui ont eu lieu pour alerter sur la dégradation des services publics. Mes collègues Lisa Lap et André Manivit étaient à la manifestation parisienne au départ de la place de la Bastille et ont tendu leur micro aux professionnels mobilisés pour Isabelle, enseignante et co-sécrétaire générale de la CGT éducation. Il est important de poursuivre les actions afin d'envoyer un signal au prochain gouvernement.
Il nous semble que le gouvernement avec son budget, il est en train de mettre à mal les services publics. Alors en l'occurrence le service public de l'éducation, mais pas que. Il nous semble que les services publics c'est un élément fondamental dans notre société, une sorte de rempart en période de crise, comme on le connaît actuellement. Donc il nous paraissait important de continuer à être là pour donner un signal, malgré le fait que le gouvernement Barnier soit tombé, de donner un signal au prochain gouvernement pour qu'il y ait une autre politique que celle qu'il mène actuellement.
Enfin on souhaite en tout cas un gouvernement qui mène une toute autre politique, alors pas seulement dans l'éducation. C'est vrai que nous on est un syndicat dans l'éducation, ça nous paraît important, mais au-delà de ça, une politique autre que celle qui est menée, qui est quand même une politique pour les nantis et qui n'est pas du tout à l'écoute des salariés. On le voit là avec les fermetures de sites industriels, alors qu'on a donné des millions et des millions de subventions à ces entreprises, qui au lieu d'investir pour le futur, choisissent de fermer des sites entiers. C'est inadmissible.
On passe désormais à l'actualité internationale. L'ONG Reporters sans frontières dresse un bilan alarmant sur le nombre de journalistes tués dans le monde. On regarde.
Une hécatombe selon Reporters sans frontières, un massacre selon la Fédération internationale des journalistes. Alors que 54 journalistes ont été tués dans l'exercice ou en raison de leur métier à travers le monde en 2024, près d'un tiers ont péri à Gaza ou au Liban sous les bombes d'Israël, selon le bilan de RSF publié ce jeudi. Dans son rapport paru mardi, la Fédération internationale des journalistes évalue même que la moitié des journalistes tués cette année dans le monde l'ont été à Gaza. Au-delà des chiffres, les deux ONG s'accordent sur le constat.
La Palestine est le pays le plus dangereux pour les journalistes, enregistrant un bilan de mort plus élevé que tout autre pays depuis 5 ans, assure RSF. Hier, une large majorité d'États ont réclamé un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel à Gaza à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU. Proposition rejetée par Israël et les États-Unis.
Et pour rappel, un reporter sans frontières a déposé 4 plaintes auprès de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre commis contre les journalistes par l'armée israélienne. Au total, plus de 145 journalistes ont été tués par l'armée israélienne depuis octobre 2023 à Gaza, dont au moins 35 dans l'exercice de leur fonction, selon l'ONG qui déplore une hécatombe sans précédent. Et également, dans l'actualité, au Moyen-Orient, le programme alimentaire mondial lance ce jeudi un appel urgent pour obtenir 250 millions de dollars au cours des six prochains mois afin d'apporter l'aide alimentaire à la Syrie.
Après la chute de Bachar Al-Assad, la situation reste extrêmement précaire dans le pays, tant sur le plan humanitaire que sécuritaire. Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a déclaré ce jeudi au conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, qu'il fallait empêcher toute activité terroriste depuis la Syrie contre Israël. Ce qui fait craindre, évidemment, une progression des bombardements et de l'avancée israélienne sur le sol syrien. Et pour évoquer cette situation hautement sensible au Moyen-Orient, je suis désormais en compagnie de Jean de Glynastie, ancien ambassadeur de France en Russie et directeur de recherche à l'IRIS. Bonsoir, M. Glynastie.
Alors, la chute de Bachar Al-Assad, si on peut s'en réjouir au regard des atrocités de son régime, est-ce qu'elle ouvre sans nul doute une période d'incertitude pour la Syrie et même pour toute la région ?
Sans aucun doute, parce qu'il y avait déjà un certain vide, parce que Bachar Al-Assad ne contrôlait pas l'ensemble du territoire syrien. Mais là, nous sommes dans une période d'incertitude, comme vous avez dit, parce qu'on ne sait pas quel est le niveau de pouvoir et de force étatique que pourra installer Al-Joulani, Al-Shara maintenant. Donc, il reste le réduit à la huit, autour de l'Attaquier, et les troubles d'Al-Shara n'y ont pas mis les pieds, ni les forces nationales syriennes.
Il reste la partie résiduelle de Daesh, et il reste toute la frontière qui est plus ou moins contrôlée par les Turcs, sans compter d'autres problèmes qui apparaîtront entre les différentes factions, notamment les forces nationales syriennes, enfin, la FLS, FAS, enfin, les forces armées qui sont alimentées par les Turcs, et les forces de Joulani. Donc, on est, comme vous dites, dans une période d'incertitude, et on ne sait pas quel est le niveau de, j'allais dire, de puissance étatique, d'ordre étatique qui sera installé par Al-Shara.
Manifestement, il cherche à instaurer un État, et évidemment, nous, nous sommes très intéressés à ce qu'il instaure un État cohérent, parce que c'est le contrôle de... D'abord, c'est un interlocuteur viable, et ensuite, c'est le contrôle du terrorisme. La pire des solutions pour l'Europe occidentale, c'est une guerre civile qui se prolonge, des enclaves territoriales non contrôlées, et donc, la possibilité de donner une base territoriale pour des actions terroristes en Europe.
Alors, je disais, vous avez été ambassadeur de France en Russie. Comment expliquez-vous que la Russie, alliée de Bachar el-Assad, ne soit pas allée à sa rescousse ?
Il y a toujours un petit point d'interrogation, quelque part. Il y a, d'abord, manifestement, il y avait une tension entre le régime de Bachar el-Assad et Poutine, puisque les Iraniens, les Turcs et les Russes avaient tenté d'inciter Bachar el-Assad à normaliser ses relations, à négocier ce qu'il n'a pas voulu faire. Donc, il y avait cet aspect. Je ne pense pas que ça ait joué beaucoup, mais ça a joué quand même. Deuxièmement, il y a l'élément principal, c'est que l'essentiel des troupes russes et l'argent qu'on y consacre est dédié, évidemment, à l'Ukraine.
Et donc, la Russie n'avait pas les moyens à la fois financiers et militaires disponibles, comme elle les avait en 2015, quand elle est intervenue massivement en faveur de Bachar el-Assad. Et puis, il y a un troisième élément qui est un peu du mystère, qui est peut-être purement hypothétique, mais il n'est pas exclu qu'il y ait eu quelque part des négociations, des contacts entre les Turcs, qui ont soutenu quand même Joulani, globalement, et les Russes, voire peut-être les Iraniens, pour faire peur à Bachar, sans doute, pour l'inciter à négocier. Et là, il n'est pas exclu qu'ils aient été dépassés, parce que personne ne s'attendait à une percée aussi spectaculaire des troupes de Joulani.
Israël s'est immédiatement lancé dans une opération militaire pour prendre le contrôle de la zone tampon du Golin. Cette zone qui est située entre le sud-ouest de la Syrie, qui est située au sud-ouest de la Syrie, pardon, il y a le front libanais pour Israël, il y a le front à Gaza, on le sait, il y a les tensions avec l'Iran. Pourquoi, malgré les pressions internationales, Israël continue d'ouvrir de nouveaux fronts de manière quasi imperturbable ?
Alors, il y a une différence de nature, probablement, entre le front du Golan et Gaza, et c'est plus proche comme approche, j'allais dire, stratégique, du Liban. Gaza ne représente maintenant aucune menace pour Israël, et la poursuite des opérations militaires à Gaza n'est pas explicable, en fait, sauf peut-être avec des ambitions territoriales ou des choses. Sur le Golan, Israël n'a pas d'ambition territoriale, elle a des ambitions de sécurité, et c'est un peu la même chose sur le Liban. Les ambitions de sécurité, ça veut dire qu'Israël a profité de la faiblesse du gouvernement syrien, voire l'absence.
Enfin, maintenant, il y en a un, il y a un premier ministre qui a été nommé, qui s'appelle Bachir aussi, c'est un nom assez commun, finalement, dans la région. Et, en fait, donc, Israël a profité de la faiblesse de la Syrie pour prendre des positions. Alors, prendre le mont Hermon, évidemment, c'est non seulement symbolique, mais c'est surtout un moyen, puisque c'est la position dominante, de contrôler une partie du champ de bataille, de voir quasiment jusqu'à Damas, d'éviter l'envoi de drones derrière le mont, parce que les dronistes étaient camouflés, en quelque sorte. Donc, c'est des préoccupations de sécurité. Pour le Liban, maintenant, il y a un accord qui a été signé.
Donc, il faut espérer qu'Israël le respecte. Le Hezbollah était quand même fortement secoué, n'est plus la menace qu'il était avant. Donc, en fait, Israël n'a pas pris des gages territoriaux, il a pris des gages de sécurité, dans l'hypothèse où le régime installé par Al-Shara serait un régime hostile à Israël, car Israël avait un modus vivendi avec Bachar el-Assad. C'était très clair. Disons, le seul point sur lequel Bachar el-Assad ne donnait pas satisfaction à Israël, c'est évidemment en laissant passer, fonctionner le couloir d'approvisionnement en armes du Hezbollah à travers la Syrie. Mais pour le reste, depuis 1973, il n'y a pratiquement pas eu un coup de feu tiré sur le Golan.
Quel avenir, alors, pour cette Syrie aux mains, vous le disiez, d'Abou Mohamed Al-Jolani, qui, je rappelle juste le profil, est un ancien d'Al-Qaïda, de Daesh, et qui jure avoir rompu avec le djihad international. On sent aussi une certaine gêne de la part des Américains. Anthony Blinken, qui est en visite en Jordanie, déclarait aujourd'hui qu'il fallait se méfier de futures potentielles attaques. Est-ce qu'il y a un avenir de paix totalement pacifié, un avenir totalement pacifié pour ce pays ?
Il faut l'espérer, mais personne ne sait véritablement ce que pense à Jolani. On a quelques éléments. Moi, j'ai le sentiment que la rupture avec Al-Qaïda est une vraie rupture que Jolani estime que ce djihadisme mondial n'a pas de sens, et donc qu'effectivement, il conduit, mais c'est purement pragmatique, il conduit à faire dresser les pays occidentaux, la Russie, la Turquie, contre ceux qui le pratiquent. Donc là, je crois que la rupture avec Al-Qaïda est réelle. C'est une rupture de principe, c'est vraiment idéologique, c'est très fort comme changement.
La rupture avec Daesh, c'est autre chose, parce qu'en fait, c'est plus une question, j'ai l'impression, d'après les informations que nous avons, on a l'impression que ce sont les atrocités de Daesh qui s'est mis finalement à dos tout le monde, qui ont provoqué la rupture. Mais j'ai l'impression aussi qu'Al-Joulani voit la Syrie comme une base, comme Staline disait, le socialisme dans un seul pays, là, c'est l'islamisme dans un seul pays, pour commencer, c'était un peu la thèse. Donc c'est le pour commencer qui est un grand point d'interrogation.
Est-ce qu'il va se satisfaire d'une consolidation de la Syrie avec, comme nous le souhaitons tous, un respect des minorités druses, kurdes, chrétiennes, à la huit aussi, ce qui va être plus difficile, parce que le contentieux est lourd. S'il arrive à faire ça, eh bien, on peut espérer qu'à ce moment-là, ce qui se passe en Syrie ne sera pas une nouvelle base pour le terrorisme dans les pays occidentaux.
La diplomatie française, on attend de savoir quelle sera la composition du futur gouvernement. La diplomatie française a un rôle à jouer dans cette pacification ?
Alors, j'espère qu'on prendra un rôle. Nous avons fait l'erreur de fermer notre ambassade parce que nous étions choqués par les atrocités syriennes. Mais autrefois, nous avions une doctrine, c'était De Gaulle qui l'avait instituée, qui faisait que nous reconnaissions les États, les pays, mais pas les régimes. Et que donc, quel que soit le régime en place, nous gardions une ambassade, ce qui permettait de garder un contact et de pouvoir éventuellement influer sur les événements.
Pour des raisons d'indignation, d'émotion, de presse aussi, d'opinion, d'émotion, nous avons fermé notre ambassade à Damas, ce qui fait que maintenant, c'est beaucoup plus difficile de la rouvrir dans l'incertitude où nous sommes, de ce que sera ce régime. Donc, nous sommes privés, en fait, d'un moyen d'influence. Et puis, en plus, pour réouvrir une ambassade, ça a une signification lourde. C'est quelque chose d'important, ça pose des problèmes, etc. Alors, c'est plus simple de garder l'ambassade, quoi qu'il advienne. On a fait la même chose, par exemple, en Afghanistan, alors que d'autres pays ont gardé leurs ambassades.
Donc, pour jouer un jeu, c'est-à-dire, en fait, nous avons à la fois des moyens de pression et des moyens de récompense, si je puis dire, la carotte et le bâton. Mais je crois que Giuliani est parfaitement conscient qu'il est en période de test, si je puis dire. Et nous, nous avons l'incitation d'une aide à la reconstruction de la Syrie. On l'a évaluée à 500 milliards. Bon, c'est clair que ça n'est pas 500 milliards de dollars. Ça n'est pas dans l'état des finances actuelles de la France qu'on va pouvoir alimenter tout ça. Mais enfin, on peut coaliser un mouvement, créer des conférences, solliciter la communauté internationale. Donc ça, c'est une carotte importante.
Et puis, pour le bâton, c'est le cordon sanitaire diplomatique si vraiment la Syrie, j'allais dire, rejoint le camp des djihadistes inquiétants pour l'Occident. Mais je ne pense pas que ce soit l'hypothèse la plus probable. Je pense que Giuliani aura à cœur d'abord d'essayer de stabiliser son pays, enfin la Syrie en tout cas.
Merci beaucoup, Jean-Degliassi, pour votre analyse. Merci d'avoir accepté notre invitation. Je rappelle, vous êtes ancien ambassadeur de France en Russie et directeur de recherche à l'IRIS. Et c'est avec vous qu'on clôt cette première partie de Toujours debout l'info. Mais restez avec nous. On parlera dans quelques instants de la nomination à venir à Matignon avec mes invités du Fonds de l'info. C'est juste après un clip d'autopromo.
Non, le média ne savoue pas vaincu. Oui, le média persiste et signe. Nous ne lâchons pas notre ambition de nous poser en première chaîne d'info indépendante de France. Certes, l'Arcom nous a donné un grand coup en refusant de nous attribuer une fréquence TNT et a préféré en offrir à des chaînes qui n'existent tout simplement pas et dont le mérite est d'être initié par des millionnaires ou des milliardaires. Certes, nous avons attaqué la décision de l'Arcom devant le Conseil d'État et nous nous préparons à une longue bataille juridique. Mais nous continuons d'avancer avec un objectif être partout. Nous voulons être sur le maximum d'écrans et de réseaux possibles.
Nous ne lâchons rien sur YouTube où notre chaîne historique a atteint 1,2 millions de abonnés et où nous avons créé une seconde chaîne le Média 24-7 qui progresse vite et donne à voir la diversité de notre production quotidienne. Nous ne lâchons rien sur Instagram où en un an nous avons multiplié par 10 nos vues mensuelles. Même stratégie sur TikTok où notre audience a été multipliée par 5 idéale pour toucher un public plus jeune et parfois moins politisé. La bataille du petit écran heureusement pour nous ne dépend pas que de la TNT que seulement 18% des français utilisent de manière exclusive comme moyen de regarder la télévision.
Nous allons continuer de frapper à la porte des autres box et si elles ne veulent pas tant pis pour elles.
Car les box elles aussi doivent se battre avec des plateformes comme Molotov disponibles sur les télés connectées les mobiles les tablettes les consoles et les ordinateurs. Nous y sommes déjà nous poursuivons cette stratégie avec d'autres plateformes. Nous ne lâchons rien et pour continuer d'aller de l'avant envers et contre tout nous avons besoin de vous
à l'occasion de notre campagne de fin d'année qui est cruciale pour nous. La campagne de fin d'année permet d'abord de sécuriser au maximum notre trésorerie car les banques ne nous prêtent pas ou peu
et qu'aucun gros actionnaire ne viendra nous sauver la mise.
Elle nous permet aussi de nous projeter et d'engager des projets d'avenir. Pour y participer deux moyens les dons défiscalisés à hauteur de 66% pour celles et ceux qui payent l'impôt sur le revenu mais aussi les abonnements. Voici nos objectifs et nos paliers de mobilisation. À 150 000 euros nous poursuivons notre stratégie de bataille culturelle à la télé et nous attaquons la radio en commençant par une web radio qui reprendra nos directs et nos émissions et proposera sa propre programmation musicale.
Une web radio qui sera distribuée via le web et les mobiles mais aussi les enceintes connectées de plus en plus nombreuses dans les foyers et qui sera la première étape qui nous permettra de postuler aux appels d'offres en vue d'acquérir des fréquences d'Ap Plus et FM. À 200 000 euros nous vous offrons un journal télévisé dans l'esprit du média de la première saison mais plus ambitieux que jamais.
Alors que les chaînes d'infos sont accusées de faire du bavardage en continu nous voulons renforcer notre récit de l'actualité selon notre propre hiérarchie de l'information raconter les histoires que les autres ne racontent pas ou plus sur les régions sur l'international sur la politique et les luttes. Pour cela le terrain est le mot d'ordre absolu. Nous devons pouvoir rémunérer des correspondants des reporters des rubricas pour les justices politiques, économies etc. Cela nécessite de l'argent et c'est nécessaire car la production d'une info sûre et originale est l'arme fatale contre les industries à fake news que sont devenues les chaînes d'infos mainstream.
Et à 300 000 euros nous relançons une matinale une matinale des médias indépendants avec les autres médias indépendants qui dès le matin donnent un autre visage à l'agenda médiatique. Plus que jamais nous sommes dans le combat. Depuis le début c'est vous qui nous permettez de conquérir pied à pied les espaces toujours plus grands dans le paysage audiovisuel français et francophone. Une fois de plus
donnez-nous les armes dont nous aurons besoin. Envahissons le champ de bataille médiatique et soyons la première chaîne d'info indépendante de France.
Bonsoir à vous si vous nous rejoignez tout juste sur le média via le canal 165 de la Freebox Molotov ou notre site internet. Nous sommes le jeudi 12 décembre 2024 et bienvenue dans le fond de l'info avec pour sujet ce soir la nomination tant attendue du nouveau premier ministre. Qui sera en charge du futur gouvernement ? Emmanuel Macron a raccourci sa visite en Pologne ce jeudi pour rentrer plus tôt à Paris et selon les indiscrétions de son entourage le président de la République devrait annoncer le nom du nouveau premier ministre ou de la nouvelle première ministre après une entrevue ce soir avec cette personne.
Mardi dernier il avait promis au ténor des partis politiques de nommer un premier ministre dans les 48 heures et bien nous y sommes et la classe politique comme les français attendent c'est d'être fixé afin d'avoir une idée de la politique qui sera menée.
Et pour en parler je suis avec Mathieu Slama essayiste bonsoir Mathieu bienvenue sur ce plateau comme quasiment tous les jeudis et bonsoir Iti Thibault bonsoir Fabrice porte parole de Peps et cofondateur du Peuple Révolter on est ravis de t'accueillir à nouveau j'aimerais commencer d'abord par vous demander à tous les deux ce que vous attendez de cette nomination on entend beaucoup de noms circuler je ne vais pas les rappeler mais il s'agit principalement d'hommes des centristes et ou macronistes quels critères selon vous doivent être les plus importants pour la personne qui va être choisie ce soir Mathieu
en fait c'est dur de répondre à cette question parce que l'attente on n'attend rien en fait de cette nomination parce qu'on sait déjà une chose que je vais décrire juste après mais avant ça je voudrais juste dire le gros malaise c'est moi que j'ai autour de ce qui se passe là et qui est vraiment pour moi un malaise profond qui révèle l'énorme dysfonctionnement démocratique là qui est en train de se dérouler sous nos yeux parce qu'on a quand même un président de la république là tout tout ce qui se passe là dépend de sa seule décision il organise des conclaves des réunions des meetings avec des gens il choisit il exclut etc pour ensuite finalement arriver à un choix mais c'est pas du tout comme ça que ça marche
on dirait qu'il est en position de force
mais c'est pas ça c'est que c'est pas son rôle ça n'est pas du tout le rôle d'un président de la république que de faire ce qu'il est en train de faire d'essayer de décider lui-même en fonction de ce qu'il lui sera répondu en fonction de de son sentiment par rapport à ses rencontres etc qui il va nommer ça n'a aucun sens c'est pas comme ça que ça marche la 5ème république bon qui est une république on en voit toutes les limites aujourd'hui on va pas revenir là-dessus mais ça marche pas comme ça il y a une force qui est arrivée en tête au second temps des législatives c'est cette coalition parce que c'est une coalition de gauche qui arrive en tête qui doit gouverner le pays c'est comme ça c'est mathématique ça s'appelle la démocratie donc déjà là il y a un énorme problème et je suis un peu étonné que autant de gens tombent dans la logique on va le rencontrer quand même enfin je veux dire notamment à gauche ça ne sert à rien et puis c'est joué aussi le jeu de ce présidentialisme presque autoritaire qui n'a aucun sens et qui je le redis est très très problématique du point de vue démocratique et la deuxième chose justement par rapport à ce qu'on peut en attendre en fait on sait qu'Emmanuel Macron refusera de nommer qui que ce soit qui remettra en cause sa politique donc en fait le choix qu'il prendra enfin sauf si si si si je me trompe on verra ça dans quelques heures ou dans quelques dans une heure je ne sais pas quand mais en tout cas il est évident qu'Emmanuel Macron ne voudra pas nommer quelqu'un qui remettra en cause les fondamentaux de sa politique c'est à dire une politique néolibérale et sécuritaire mais j'insiste surtout sur la dimension néolibérale donc en fait que ce soit je ne sais pas mais on entend beaucoup François Béroud là un nom qui revient c'est Roland Lescure qui est un macroniste de la première heure imaginez quand même si c'était par exemple quelqu'un comme Roland Lescure ou même François Béroud ce sont des gens qui ont incarné le macronisme dans sa dimension la plus rejetée par le pays donc démocratiquement
Roland Lescure qui a été rejeté en tout cas cet après-midi par des députés et des porte-parole du Rassemblement National je précise d'accord
mais en tout cas c'est un nom qui circule voilà il y a d'autres noms je crois qu'il y a Yannick Jadot qui circule alors ce serait une sorte de prise à gauche mais en réalité ce serait un centre-gauche qui ne remettrait pas en cause encore une fois les politiques économiques et sociales d'Emmanuel Macron donc je voudrais vraiment insister là-dessus c'est à dire qu'on vit vraiment un moment on a tendance à se répéter là ces dernières années mais là je trouve qu'on vit un moment démocratique très curieux et très inquiétant voilà Richie oui alors il y a beaucoup de choses à dire sur cette séquence j'aimerais d'abord dire qu'elle a le mérite de nous apporter une clarification de cette séquence politique autour de la désignation du Premier ministre en effet elle nous permet de voir qui sont les adeptes de la compromission de la trahison qui vont se compromettre qui souhaitent se compromettre avec le premier casseur de ce pays à savoir Monsieur Macron en d'autres termes ce que je veux dire par là c'est qu'on voit à travers cette séquence qui sont les imposteurs qui vont au chevet de Monsieur Macron qui est dans un état politique d'agonie qui est agonisant qui est dans un état de minorité absolue pour le mettre sous perfusion et pour prolonger son règne ça je voulais le dire en préambule parce que c'est assez intéressant on vit une véritable période de clarification on voit qui participe aux manœuvres à la mise en scène orchestrée par Monsieur Macron qui sait pertinemment qu'il est minoritaire et qu'il ne suscite pas d'adhésion dans le pays si ce n'est chez les ultra riches et on voit qui aussi tient la barricade qui ne bégaye pas et qui ne participe pas à ces manœuvres et à ce grand cirque politicien dont les gens en ras le bol et je pense notamment à la France insoumise qu'on soit en désaccord ou pas sur certains sujets avec la France insoumise quand on est de gauche et quand on exacre le macronisme on peut reconnaître chez eux effectivement le minimum de dignité qui consiste à ne pas participer aux magouilles orchestrées par Monsieur Macron alors sur les noms qui sont cités c'est très hypothétique on ne sait pas ce qu'il va nous préparer à chaque fois il nous fait des surprises comme il aime à le dire mais il y a plusieurs noms qui circulent il y a celui de Bernard Cazeneuve concernant Bernard Cazeneuve j'aimerais rappeler que c'est quand même le gars qui a été auteur du fameux permis de tuer l'article L435-1 qui a généré une explosion des crimes policiers notamment celui d'Angelo Garron un voyageur tué par la police ou encore celui d'Amin Bentounsi le frère d'Amal Bentounsi ensuite on nous parle de François Bayrou François Bayrou c'est quand même un gars certains l'ont oublié mais qui était dans une affaire jusqu'à il y a peu de détournement de fonds publics en l'occurrence de détournement de fonds européens et les cadres de son mouvement les cadres du modem ont été jugés il était président à l'époque de ce mouvement à l'époque des faits pour détournement de fonds publics
en attendant un jugement on l'appelle mais en première instance il a été lavé de cette soupçon
en tout cas les cadres de son mouvement ont été condamnés en première instance et effectivement l'affaire est renvoyée en appel le concernant ensuite on parle de monsieur Lescure qui effectivement est un macroniste pur jus qui est élu dans la circonscription des français de l'étranger de New York qui est un adepte des cadeaux fiscaux et de la fraude fiscale des plus riches et ensuite je viens d'apprendre qu'il y aurait l'hypothèse de monsieur Jadot que j'ai pas vu passer pour ma part mais c'est assez intéressant de prendre du temps d'évoquer cette hypothèse Jadot parce que l'hypothèse Jadot elle nous révèle qu'en réalité aujourd'hui il y a une lutte des classes dans l'écologie entre les bourgeois qui souhaitent désubstantifier la notion d'écologie au profit de la bourgeoisie et les classes populaires et j'en sais quelque chose en tant que porte-parole pour une écologie populaire et sociale qui sont conscients que l'écologie c'est avant tout l'affaire des classes populaires et non pas celle des bourgeois qui désubstantifient cette notion notamment sous Macron enfin ce que je veux dire par là c'est que vous voyez bien que ces noms là illustrent le vieux monde ils illustrent un monde qui est pourri jusqu'à l'os et nous n'en voulons pas ma génération ne veut pas de ça enfin au-delà de ma génération les gens les classes populaires dans ce pays ne veulent pas de continuité du macronisme or monsieur Macron qui est un forcené fidèle à lui-même fait fi du désaveu qu'il subit et veut malgré tout continuer à gouverner alors face à ça je l'ai dit ici la semaine dernière et je le dis à nouveau il est urgent de construire un rapport de force il est urgent de s'organiser parce qu'effectivement tout ne se passera pas dans les institutions pour faire plier le monarque présidentiel et pour le contraindre à la démission et au-delà de la démission de monsieur Macron parce qu'effectivement cet homme est un forcené il faut et je rejoins l'analyse qui a été faite juste avant moi remettre en question la 5ème république remettre en question ce modèle présidentialiste ce modèle autoritaire qui conduit au pire aujourd'hui le système le régime politique dans lequel on vit pseudo représentatif d'ailleurs il n'est pas du tout représentatif mais qui se base sur une volonté représentative ne permet pas justement de donner de donner suite aux aspirations populaires aujourd'hui les aspirations majoritaires dans ce pays ne sont pas entendues et il y a une responsabilité du modèle politique qui est le nôtre c'est pourquoi je pense qu'il faut en finir avec cette verticalité républicaine enfin pseudo républicaine du moins où les décisions sont prises en haut à Paris et s'appliquent avec le bâton partout dans le pays et il faut instituer un modèle un modèle communaliste nous c'est ce qu'on défend chez PEPS c'est à dire un modèle où l'échelle de décision politique se situe à l'échelle locale à taille humaine où c'est pas des cabinets de conseil qui ne connaissent rien à la vie des gens et des politicards professionnels qui enchaînent les écoles les grandes écoles mais qui n'ont jamais connu la galère qui n'ont jamais mis les mains dans la merde qui vont décider pour nous voilà j'étais un peu long mais je pense qu'il faut tirer au-delà du commentaire politicien il faut savoir analyser cette séquence sur le temps long
alors Mathieu chez Renaissance les députés et sénateurs qui se sont exprimés ces derniers jours défendaient l'idée d'un pacte de non-censure du PS au LR en passant par le bloc central en tentant évidemment en cours de route de déstabiliser le NFP est-ce que dans cette optique trouver un profil véritablement rassembleur semble quasiment impossible
en fait il y a deux choses à mon sens encore une fois si on s'arrête vraiment sur cette séquence très précise la première chose c'est qu'Emmanuel Macron vu que c'est lui qui décide voilà a deux choix le choix qu'il a fait qu'il avait fait Michel Barnier c'est de se mettre de se ranger du côté d'une droite dure soumis aux pressions de l'extrême droite pour le dire avec un peu d'euphémisme c'est-à-dire un gouvernement qui va encore plus loin que les précédents et il faut le faire quand même sur un certain nombre de sujets notamment la sécurité et l'immigration c'était le choix qu'Emmanuel Macron avait fait sciemment en nommant Michel Barnier et donc en sachant pertinemment que l'extrême droite devenait les maîtres du jeu politique
et surtout avec le choix de Bruno Rotaillot à l'intérieur évidemment
en donnant Bruno Rotaillot qui était une sorte d'offrande faite au Rassemblement National puisqu'il en partage l'essentiel des idées donc de faire de l'extrême droite du Rassemblement National les maîtres du jeu politique et finalement de décider si le gouvernement sautait ou non ce qui évidemment du point de vue déjà de l'éthique politique est une aberration et d'autre part évidemment un choix de politique très très clair c'est à dire mieux vaut aller plus en plus loin du côté de la droite quitte à aller vers l'extrême droite plutôt que la gauche donc c'était un choix totalement assumé et quand on a vu quand Michel Barnier a essayé de sauver sa tête que Michel Barnier tentait de négocier des bouts de ficelle avec le Rassemblement National ça nous a fait enfin ça fait honte à la République cette séquence ça fait honte à la République et surtout ça trahissait quand même à peu près le seul vrai comment dire le seul vrai enseignement des élections législatives qui est quand même le front républicain qui existait encore puisque c'est le front républicain qui a permis de battre quand même assez largement le Rassemblement National donc c'était une trahison en plus une double trahison démocratique et politique donc il y a ce point là qui est essentiel qui est que Emmanuel Macron peut choisir aussi de se mettre dans les mains de quelqu'un d'autre pour la censure voilà donc ça dépendra aussi de ce choix là et l'autre chose que je voulais dire c'est que en fait moi je n'aimerais pas être de gauche aujourd'hui parce que et je dis bien de gauche politiquement à l'Assemblée Nationale parce que ils sont dans une situation très difficile très compliquée du point de vue du choix à faire c'est à dire que la réalité c'est comme il n'y a pas de majorité ou de vraie majorité la gauche si elle était ce que je ne pense pas du tout ou alors ce sera une fausse gauche à la Cazeneuve ou Jadot donc ça ça ne compte pas mais imaginons en faisant la politique fiction si un vrai premier ministre de gauche était nommé ce qui n'arrivera pas mais je trouve que c'est intéressant quand même de faire le raisonnement la gauche serait obligée de faire des compromis et là évidemment toute la question pour la gauche c'est jusqu'à quel point à quel prix on fait des compromis à quel prix on négocie pour faire passer les textes les budgets ou que sais-je encore parce que le nouveau
Front populaire a un programme et qu'il ne faut pas régner non plus jusqu'à un certain point
exactement donc il y a le programme du NFP qui a recueilli le plus de suffrages dans les élections législatives donc il y a tout un élément très complexe qui au fond nous ramène à l'idée que comme si finalement dans la 5ème République très présidentielle très autoritaire très vertical les compromis parlementaires étaient très difficiles à faire mais encore une fois un compromis à quel prix parce que si la gauche se compromet trop elle trahit ses électeurs et je note quand même que lors du premier budget qui avait été voté à l'Assemblée nationale il y avait des compromis qui avaient été trouvés et un certain nombre de progrès de mesures sociales de mesures fiscales qui étaient issues du programme du NFP la taxation des hauts patrimoines un certain nombre de choses qui n'étaient pas mauvaises et finalement le texte du budget qui était issu de compromis avec notamment un activisme très fort des députés du NFP c'était pas si mal et ça pouvait préfigurer quand même un parlement qui pouvait trouver des compromis des compromis qui poussent plutôt à gauche qu'au centre etc.
en tout cas qui pouvaient accoucher de progrès de progrès sociaux un petit peu etc. mais je le redis je pense qu'Emmanuel Macron veut poursuivre sa politique jamais il ne voudra un gouvernement qui remette en cause la réforme des retraites les lois de travail la fiscalité la fiscalité les choix fiscaux qui ont été faits etc.
donc en fait c'est très très très très très très improbable qu'un vrai gouvernement de gauche arrive au pouvoir mais donc ça veut quand même dire quelque chose sur la crise démocratique qu'on est en train de vivre qui n'est pas qu'une crise institutionnelle évidemment parce qu'en fait Emmanuel Macron a utilisé la Vème République d'une manière tellement solitaire verticale voire autoritaire qu'il l'a
On l'a un peu entendu lors de son allocution il y a quelques jours
exactement en quelque sorte on doit à Emmanuel Macron d'avoir dévoilé l'absurdité de la Vème République et avec tous les outils qu'il a utilisés à outrance la vingtaine de 49-3 depuis quelques années qu'il a utilisés mais pas seulement on voit aussi du côté des libertés publiques à quel point sous cette constitution les gouvernements successifs ont pu attenter aux libertés publiques ont pu attenter aux droits de manifester à certains nombres de droits fondamentaux donc on voit bien qu'on arrive à un on arrive à la fin de tout ça enfin espérons-le maintenant la question pour nous en tant que pays c'est est-ce que la suite c'est l'extrême droite ou alors c'est la gauche et c'est peut-être ce qui préfigure ce qui préfigure les prochaines élections
ou les prochaines échéances Juste avant de te donner la parole Ritchie on a entendu certains commentateurs politiques évoquer le fait que l'impasse politique pourrait conduire à choisir un profil un peu plus technocrate ou issu de la société civile Marine Tondelier trouve un peu dommage que le nom de Lucie Castel ne soit pas évoqué écoutons-la c'était ce matin dans les 4 vérités sur France 2
La majorité des français ils disent une personnalité un peu technique il y en a une qui est un petit peu technique 41% et qui en plus vient de la gauche c'est Pierre Moscovici Ah bah il y a Lucie Castel aussi je pensais que vous alliez vous alliez me dire ça si on cherche quelqu'un de gauche et qui vient des rangs de la société civile Lucie Castel oui tiens d'accord Pierre Moscovici il me semble qu'il a quand même un petit passé politique alors je veux bien que quand on arrête d'en faire pendant 3 semaines on devient société civile la réalité est quand même un peu plus complexe et vraiment ce que je vais vous dire aussi c'est que les français je pense qu'ils attendent autre chose ils veulent un peu d'enthousiasme d'élan de souffle un truc nouveau quoi un truc qui leur dit tiens ça va changer vous me citez que des noms qui sont dans le paysage depuis des années qu'on a déjà vu revu et corrigé et qui n'ont pas séduit les français ça n'a pas marché ça va pas quoi c'est le passé moi je veux qu'on se projette vers l'avenir
donc pour vous c'est Lucie Castel ou rien toujours ?
non il y a d'autres noms possibles mais franchement monsieur Macron peut faire un effort quand même et aller sortir de sa zone de confort c'est vraiment ce que les français lui demandent et je vous le dis on est tous inquiets
Riti je suppose que tu dois bouillonner d'entendre des noms comme Pierre Moscovici
alors juste avant de répondre à cette question je voulais réagir sur la question de la non-censure en lançant un avertissement notamment au parti communiste dirigé par Fabien Roussel aux écologistes dirigés par Marine Tendelier et aux socialistes dirigés par Olivier Faure en leur disant que si jamais ils se fourvoyaient autour de cette notion de non-censure et bien il ferait là une trahison que les électeurs n'oublieront pas que les gens n'oublieront pas que les classes populaires n'oublieront pas car refuser de faire tomber un gouvernement complaisant avec le macronisme c'est effectivement cautionner la guerre aux pauvres la guerre aux plus faibles qui est menée par la Macronie depuis 7 ans donc ça c'est très important et effectivement ça ferait beaucoup de mal à la gauche parce que ce qui a fait beaucoup de mal à la gauche et ce qui a permis de nourrir la gangrène fasciste du rassemblement national c'est notamment les trahisons du PS de M.
Hollande qui se disaient de gauche mais qui menaient une politique profondément antisociale toute cette politique de sociotraître elle a servi de carburant à l'extrême droite et de carburant au Front National de Marine Le Pen et maintenant de Jordan Bardella donc il ne faut absolument pas que ces composantes du nouveau Front Populaire trahissent en pactisant avec Macron autour de la notion de non-censure ensuite sur la question des noms qui émergeraient de la société civile moi j'en ai ras la casquette de cette novlangue qui vient nous parler de société civile ça ne veut rien dire soit tu adhères au macronisme soit tu le combats je veux dire ça c'est de la grosse escroquerie et les gens en ont marre d'être pris pour des cons honnêtement je veux dire société civile ça n'existe pas soit tu as des convictions politiques quand tu es premier ministre tu dois avoir une ligne politique soit tu as une ligne politique qui se situe à gauche autour du partage des richesses autour de la prise en considération d'urgence écologique autour de la refondation démocratique du pays soit tu es de droite et d'extrême droite et tu mènes une politique au service des plus riches au service de la blanchité au service des intérêts de classe et de race des dominants donc aujourd'hui il y a un vrai clivage dans ce pays entre les intérêts des puissants et entre les intérêts du peuple entre les intérêts des classes populaires de ce pays donc non la société civile ça n'existe pas je regrette que certains à gauche reprennent cette notion fourre-tout qui voilà est du registre de la novlangue aujourd'hui il faut maintenir le cap à gauche il faut maintenir le cap sur les vraies questions sur les vraies préoccupations des gens les gens ils souhaitent quoi on l'a vu aujourd'hui il y avait une mobilisation sociale particulièrement importante dans le pays il y avait des milliers de personnes qui se sont mobilisés un peu partout dans le pays pour deux choses notamment les mobilisations se situent autour de deux enjeux le premier enjeu c'est contre la fermeture de sites d'usines de lieux de travail qui met en péril des milliers d'emplois dans le pays il y a des plans de licenciement massifs il y a tout un tas de travailleurs de ce pays de grandes entreprises qui travaillent dans des entreprises qui ne cessent de faire des profits hallucinants qui sont à deux doigts de perdre leur emploi et à deux doigts de la détresse sociale et ils se mobilisent pour dire non non à cette injustice de patrons qui sont nourris aux cadeaux fiscaux et qui licencient à foison et d'autre part la mobilisation va se situer contre la liquidation du fret SNCF avec des grèves notamment dans la SNCF liquidation du fret SNCF qui est une aberration sociale et écologique donc aujourd'hui voilà les préoccupations des gens c'est ça c'est la dignité c'est le fait de pouvoir vivre dignement de ne pas se casser le dos jusqu'à 64-65 ans au travail c'est le fait d'avoir des services publics qui tiennent debout c'est le fait de pouvoir se soigner dans les hôpitaux et de ne pas mourir dans les couloirs comme c'est de plus en plus récurrent des hôpitaux c'est ça aujourd'hui les gens veulent vivre dignement les gens ne veulent pas être en danger à cause des politiques antisociales menées par le macronisme et donc aujourd'hui tout gouvernement qui ne répond pas à ces urgences sociales écologiques et démocratiques sera un gouvernement à censurer sera un gouvernement à mettre à la porte et tous ceux qui ne censurera pas un gouvernement macroniste et bien en réalité seront jugés par les gens et les classes populaires du pays
Alors Mathieu est-ce qu'il faut aller voir du côté de technocrates qui seraient dépolitisés et avec le risque comme le dit Riti d'avoir un peu un cheval de troie d'une politique libérale finalement
Bah moi j'ai vu aussi comme vous ces sondages qui montraient que oui 40% de français ne seraient pas contre cette idée là mais moi ce que je voudrais répondre à ça c'est que ça a déjà été fait Emmanuel Macron c'était ça c'était l'idée d'avoir des gens de la société civile qui renouvelleraient le système politique etc mais en fait qu'est-ce que ça a été alors oui c'était d'ailleurs un gouvernement avec beaucoup de technocrates mais surtout des managers des cadres alors quand on fait la sociologie du macronisme c'est essentiellement des cadres d'entreprise quelques hauts fonctionnaires mais beaucoup aussi de cadres d'entreprise et c'était ça
un cycle d'ailleurs après qui retourne dans le privé après en général
absolument mais le macronisme c'est vraiment à mon sens l'idéologie et les méthodes du management de l'entreprise appliquées à la politique et c'est une vision de la politique purement managériale utilitariste et sur tous les sujets d'ailleurs que ce soit sur l'économie sur le social comme sur les questions sécuritaires et immigration ce qui aussi a fait une jonction avec la droite dure parce qu'au fond quand on a une vision purement utilitariste des choses débarrassée de toute considération morale et éthique ça donne souvent des aberrations et c'est ce qu'on a vu donc en fait moi j'ai envie de dire à ça que c'est un peu un faux dilemme pour se sortir comment dire un faux comment dire oui une fausse une parade pour ne pas se confronter au sujet en face duquel on est aujourd'hui le sujet en face duquel aujourd'hui c'est qu'il n'y a pas de majorité absolue dans le pays et qu'il y a une très petite majorité de gauche la faute d'Emmanuel Macron depuis le début on ne cessera de le répéter c'est d'avoir refusé le résultat des urnes et d'avoir refusé de nommer la candidate qui avait été présentée par le NFP qui était donc Lucie Castet que Marine Tondelier a nommée ça c'est la faute gravissime d'Emmanuel Macron qui est une atteinte à la démocratie et qui est scandaleuse maintenant même si Lucie Castet était nommée même si le NFP se mettait à gouverner le pays il faudrait faire des compromis il faudrait faire des compromis et c'est ça tout problème des compromis au sens il faudra trouver des majorités pour faire passer les lois telles que les institutions l'obligent à le faire donc la question pour la gauche c'est vraiment à quel prix et je crois par exemple qu'on fait de la politique fiction mais c'est évident que la gauche ne peut pas il y a des lignes rouges c'est pas possible par exemple la réforme de retraite elle doit être abrogée c'est une obligation je veux dire au regard de la mobilisation populaire qu'il y a eu des millions de personnes dans la rue le rejet quasiment unanime de ce texte c'est impensable qu'un gouvernement ou des gens qui se prétendent de gauche et qui seraient amenés à gouverner le pays en tout cas à avoir une participation à un gouvernement du pays puissent accepter que cette loi ne soit pas abrogée et je pense à un autre chose
c'est pour ça
que je crois que la gauche ne doit pas être prête à faire tous les compromis c'est une évidence parce que là c'est la porte ouverte après à une part la trahison des électeurs et ensuite je pense à l'extrême droite et puis l'autre sujet je pense qui est fondamental que je ne trouve pas assez boqué c'est l'horrible loi immigration qui a été votée ça ça doit être même pas envisageable de garder cette loi si jamais donc c'est des lignes rouges comme ça qui me paraissent assez évidentes mais en fait la gauche a beaucoup à perdre si elle veut gouverner et faire des compromis alors et là je ne parle pas encore une fois des hypothèses Cazeneuve Jadot qui sont des gens qui de toute manière quand ils enfin je pense à en effet Bernard Cazeneuve quand il était au pouvoir à mener des politiques de droite donc pour moi ça ce serait la poursuite du macronisme par d'autres moyens si je puis dire des choses ainsi donc voilà au sujet de la gauche et si j'ai encore une minute pour dire quelque chose parce que au fond on vit un moment intéressant aussi parce que c'est un moment où au fond on a devant nos yeux toutes les conséquences du macronisme mais vraiment toutes sur tous les sujets et notamment sur les services publics on a évoqué l'hôpital public l'éducation nationale si les fonctionnaires là se mettent à vraiment être dans la rue c'est que plus rien ne va et donc on voit aussi la destruction méthodique de notre système social et de nos services publics par les politiques macronistes et moi ce qui m'a beaucoup intéressé là il y a quelques jours il y avait la Notre-Dame l'inauguration de Notre-Dame qui était d'ailleurs assez réussie Emmanuel Macron a fait un discours assez réactionnaire mais ça c'est un autre sujet mais en fait on a vu que si l'Etat voulait il pouvait on a vu qu'un chantier aussi pharaonique avec des moyens aussi considérables et un travail aussi fastidieux pouvait être fait en fait et de manière très rapide et je me suis dit qu'on avait quand même un problème dans le pays pour qu'on mette autant de moyens pour un édifice voilà aussi symbolique soit-il mais enfin qui n'est pas d'une grande utilité pour les français mais je n'en mets pas en cause le fait qu'il fallait évidemment attention vous allez vous mettre à dos les croyants je dis bien qu'il fallait évidemment faire ce qui a été fait avec Notre-Dame mais je veux dire comparé à l'hôpital public comparé à l'éducation nationale comparé à nos services publics comparé à notre système social mais en fait je pense que beaucoup de français qui ont vu ça se sont dit mais attendez en fait le discours sur on a plus les moyens il est faux puisqu'on arrive alors certains nous disent c'est parce qu'il y a eu des fonds privés les fonds privés il suffit de taxer les gens qui ont de l'argent pour financer donc ce que je veux dire par là c'est que c'est un moment très intéressant qu'on vit aujourd'hui parce qu'on voit les effets très concrets du macronisme mais on voit aussi que ça c'est des choix c'est pas du tout il n'y a pas d'alternative c'est comme ça on n'a pas le choix qui est quand même le grand mantra du neoliberalisme non on voit que c'est des choix politiques qui sont faits et les choix politiques vont dans un sens et pas dans un autre
Riti je te voyais réagir sur la question du compromis Mathieu nous dit il faut pouvoir en faire tu n'es pas d'accord
oui alors je vais réagir sur le compromis mais je voulais aussi rebondir sur la question du ni droite ni gauche de monsieur Macron en 2017 sur la question de la notion de centre qui à mon goût n'existe pas en politique on l'a vu car monsieur Macron se prévalait justement du centre enfin du ni droite ni gauche de la synthèse des deux c'était la définition qu'il donnait au macronisme en réalité on a vu quelque chose on a vu que monsieur Macron est un des présidents de la 5ème République les plus réactionnaires et je pèse littéralement mes mots il y a un excellent ouvrage que je recommande aux éditions Masso qui s'appelle Macron et l'extrême droite du barrage au boulevard de Sébastien Fontenelle qui est chroniqueur qui est journaliste dans lequel il démontre de manière très étayée à quel point Macron a multiplié les compromissions avec l'extrême droite et les idées d'extrême droite monsieur Macron lors de son premier quinquennat il ne faut pas oublier qu'il a par exemple fait fleurir la tombe du maréchal Pétain monsieur Macron il ne faut pas oublier qu'en 2019 il a tenu des propos racistes de nature anti-tzigane contre Christophe Déttinger en disant il n'a pas les mots d'un boxeur gitant ce qui est profondément raciste je pèse mes mots littéralement monsieur Macron il a fait monter comme jamais l'extrême droite qui avant 2017 avait à peine une quinzaine de députés et qui désormais on en a 140 donc effectivement quand on se dit ni de droite ni de gauche in fine on multiplie les compromissions avec l'extrême droite donc ça je voulais le rappeler ensuite sur les questions d'un éventuel gouvernement de gauche et sur faut-il faire des compromis justement avec les autres groupes politiques composant l'Assemblée nationale donc à savoir avec la droite et l'extrême droite moi je pense sincèrement que non aucun compromis n'est possible déjà le programme du nouveau Fonds populaire est un programme social-démocrate qui en réalité est loin d'être utopiste est loin d'être inapplicable qui est un programme somme toute très modéré notamment sur la question de l'augmentation du SMIC je crois qu'il parlait de 1500-1600 euros au mieux en réalité c'est pas loin du montant du SMIC actuel c'est à peine 100-150 euros d'augmentation en plus qui étaient prévus dans ce programme donc non on peut pas faire de compromis avec la droite et l'extrême droite en réalité si il y a des compromis sur le programme du nouveau Fonds populaire si éventuellement parce que c'est très hypothétique on a un gouvernement issu d'une AFP ce qui en réalité ne sera pas le cas effectivement de par le caractère jusqu'au boutiste de monsieur Macron et bien se compromettre et ne serait-ce que des petits compromis sur le programme du nouveau Fonds populaire ce serait faire le jeu de l'extrême droite et ce serait dégoûter les électeurs donc il ne faut absolument pas faire ça non moi je pense qu'il faut que la gauche si on lui propose c'est une analyse que j'entends dans ces cas là ça veut dire que la gauche ne doit pas gouverner non je termine justement je pense qu'il y a une autre voie entre ne pas gouverner et faire des compromis quelle est-elle cette voie et bien c'est le fait d'aller gouverner monsieur Macron dit au NFP venez gouverner on va gouverner on va jusqu'au bout pour appliquer le programme et si les autres composantes la droite et l'extrême droite nous mettent des bâtons dans les roues et bien dignement on part et s'il y a censure et bien au moins la gauche aura respecté ces engagements pris devant ces millions d'électeurs et par ailleurs je suis convaincu d'une chose c'est que si le Nouveau Front Populaire arrive au gouvernement il sera massivement soutenu par les travailleurs de ce pays souvenons-nous des grèves joyeuses de mai 68 et du gouvernement du Nouveau Front Populaire évidemment que la bourgeoisie largement représentée du Rassemblement National jusqu'aux macronistes voire une partie des socialistes vont mener la guerre au programme du Nouveau Front Populaire au programme de gauche au programme social écologique et démocratique du Nouveau Front Populaire mais les classes populaires les travailleurs et les travailleurs de ce pays vont se mettre en branle vont se mettre en mouvement pour soutenir ce programme et la force aujourd'hui des prolétaires des démunis et des pauvres et des gens à qui le macronisme mène la guerre aujourd'hui elle est bien plus importante que celle des appareils politiques donc je ne sais pas si tu situes la nuance que je fixe mais je pense qu'il ne faut pas se compromettre il ne faut pas non plus refuser de gouverner il faut gouverner en étant fidèle aux engagements jusqu'au bout et ensuite les électeurs et les citoyens remercieront cette fidélité aux engagements pris Mathieu oui alors en fait c'est une discussion intéressante parce qu'au fond là il y a un vrai choix politique à faire la position qui consiste à dire on ne fait pas de compromis il ne faut pas dire on essaye et on verra si ça marche ça ne marchera pas donc la position qui consiste à dire on ne fait pas de compromis c'est une position en fait et qui s'entend d'un point de vue stratégique là je suis vraiment purement d'un point de vue stratégique en fait la gauche n'a pas intérêt à gouverner aujourd'hui parce que si elle gouverne non mais moi j'essaye de réfléchir justement par rapport aux positions aujourd'hui pour la gauche en fait qu'est-ce que la gauche doit faire en vrai je comprends l'attitude de certains qui n'est pas dite comme ça mais derrière c'est de dire en fait la gauche n'a aucun intérêt à gouverner aujourd'hui parce que gouverner aujourd'hui ça veut dire faire des compromis et faire des compromis sur des choses sans doute dont certaines sont sans doute très difficiles voire inacceptables et c'est là où je reviens à mon sujet de ligne rouge parce qu'en effet on se compromet sur quoi et évidemment c'est là où tous les problèmes arrivent et donc en fait l'idée que si la gauche commence à faire des compromis elle va trahir ses électeurs ce qui n'est pas faux non plus du point de vue de la réflexion politique et donc se disqualifier un peu à la manière d'un François Hollande à l'époque puisque c'est un peu ça François Hollande il a été nommé comment dire il a été élu sur un programme de gauche et a mené une politique de droite ce qui a disqualifié pour très largement la gauche pendant un certain temps donc c'est en effet un vrai c'est un sujet presque stratégique à avoir peut-être que l'intérêt de la gauche n'est pas de gouverner aujourd'hui il faut le dire aussi et que l'intérêt pour la gauche aujourd'hui c'est de construire les conditions d'une victoire nette aux prochaines élections mais une fois qu'on a dit ça ça veut dire quoi ?
ça veut dire que et c'est là où je dis le dilemme est énorme parce que ça veut dire laisser la voie libre à une droite dure laisser la voie libre à des nouvelles mesures de casse sociale des nouvelles mesures d'austérité parce que là on nous parle de la dette de la dette de la dette et on sait très bien qu'on nous parle de la dette comme ça c'est pour fermer encore plus le robinet et encore une fois pour toujours les mêmes et voilà et c'est aussi ouvrir la possibilité de nouvelles lois bon sécuritaires c'est à dire attentatoires aux libertés mais aussi migratoires et je dis ça parce que ça veut dire qu'il y a des gens très concrètement qui vont voir leur vie détruite ou très abîmée je pense aux exilés aux personnes sans papier etc et donc par rapport à la position que doit avoir la gauche là il y a quand même un dilemme énorme et votre position qui se tient d'un point de vue stratégique c'est de dire en gros non on ne peut pas gouverner parce que ça veut dire des compromis qui nous disqualifiera et je ne dis pas qu'il y a une position qui est bonne ou une mauvaise mais il faut prendre en compte les deux aspects
Mathieu Riti juste j'interromps une seconde pour juste dire qu'on apprend des sources à la fois médiatiques et de l'Elysée à l'instant que le Premier ministre sera nommé demain on aura l'information demain sur l'identité du Premier ministre et j'en profite pour faire écouter l'une des voix qui serait plutôt favorable aux compromis au lendemain dont de ces dernières salves de discussion parmi les voix discordantes il y avait celle de Raphaël Guzman que je vous propose d'écouter
il y a eu un front républicain qui s'est constitué contre le Rassemblement National aujourd'hui il s'agit d'une chose c'est d'émanciper le gouvernement de la France de la tutelle de Marine Le Pen on veut plus cette scène où finalement le sort de notre pays dépend du pouce baissé de Marine Le Pen comme dans les cirques romains pour montrer ce que Marine Le Pen a décidé de faire avec son geste de censure et tout gouvernement minoritaire dépendra de ce pouce baissé de Marine Le Pen et moi je ne veux pas que l'avenir de mon pays dépende du pouce baissé de Marine Le Pen et ensuite il y a la France insoumise qui refuse de participer à toute forme de négociation parce que le seul but de la France insoumise aujourd'hui c'est de créer les conditions d'une présidentielle anticipée parce que l'obsession c'est Jean-Luc Mélenchon président de la République ou au moins candidat à la présidence de la République moi je ne veux pas dépendre de ces obsessions je ne veux pas dépendre du destin personnel de Jean-Luc Mélenchon je veux que la France ait un gouvernement je ne veux pas de présidentielle anticipée je ne veux pas de chaos je ne veux pas que mon pays sombre dans une instabilité permanente et donc qu'est-ce qu'on doit faire pour éviter ça ça doit être ça notre obsession et bien ce qu'on doit faire c'est voir s'il est possible d'avoir un accord minimal qui permette de stabiliser le pays
Ritchie pour la réaction sur à la fois Glucksmann et le sujet du compromis
alors sur la question de faut-il gouverner pour la gauche ou pas gouverner encore une fois moi je pense que si Macron ça n'arrivera pas mais dit demain à la gauche gouverner effectivement la posture qui consiste à accepter et à être fidèle au programme c'est une posture qui se tient par exemple ne pas utiliser le 49-3 puisque dans le programme il est prévu me semble-t-il l'abrogation du 49-3 c'est salutaire et les gens verront qu'effectivement il est possible quand on le souhaite et c'est une question de volonté politique de ne pas utiliser cet outil profondément antidémocratique par ailleurs il y aura un arc réactionnaire allant du Rassemblement National jusqu'au Macroniste qui censurera ce gouvernement du NFP là aussi ça permettra une clarification ça permettra de montrer à quel point cet arc réactionnaire refuse que les intérêts majoritaires du pays les intérêts des classes populaires soient appliqués à travers une politique sociale écologique et démocratique donc je pense qu'il ne faut pas refuser mais il faut juste accepter sans se fourvoyer voilà ma position elle est très claire en la matière ensuite sur Glucksmann moi je ne pense pas grand chose à part que c'est un grand bourgeois qui en réalité est un macroniste qui par ailleurs est un soutien inconditionnel du régime israélien qui commet un génocide en ce moment il faut le rappeler
il dénonce aussi quand même les crimes non mais je reprends
la sémantique des macronistes à savoir celle de Yael Brunpivé mais ce que j'entends par là c'est que dénoncer à demi-mot ou faire semblant de dénoncer c'est pas assez fort quand on est face à des atrocités telles que celles commises par l'état d'Israël il faut avoir une position claire il ne faut pas bégayer et ce monsieur bégaye ce monsieur refuse de nommer ce qui se passe en ce moment là-bas à savoir un génocide il a été interrogé par un certain nombre de vos confrères il a refusé de nommer les choses telles quelles alors certains vont me dire Richie tu t'éloignes du sujet ça n'a pas de rapport mais si il faut juger les gens à leur prise de position donc non la position de ce monsieur qui veut prolonger le règne de Macron elle n'est pas étonnante monsieur Glucksmann ne défend pas les intérêts des français ne défend pas les intérêts des plus démunis et des exploités et des dominés dans ce pays parce que vouloir prolonger le règne la présidence de monsieur Macron c'est justement travailler en faveur du chaos parce qu'il dit que faire démissionner monsieur Macron ce serait le chaos et ce serait l'agitation permanente mais c'est faux c'est faux c'est monsieur Macron qui est responsable du chaos aujourd'hui le chaos c'est par exemple tous ces gens qui sont dans la détresse sociale qui font la queue devant des files de distribution alimentaire notamment les étudiants en plein hiver c'est les gens qui n'ont pas de quoi se loger c'est les gens qui font appel au SAMU social pour trouver un hébergement d'urgence ça c'est le chaos c'est la crise écologique c'est le désastre en termes d'extinction de la biodiversité etc ça c'est littéralement le chaos le chaos c'est monsieur Macron et dire que faire démissionner monsieur Macron ce serait nourrir le chaos c'est un mensonge et c'est de la manipulation et c'est servir la soupe à la bourgeoisie donc pour moi typiquement Glucksmann c'est l'escroquerie c'est l'arnaque et ce n'est pas la gauche et mettre en avant ce type de personnage c'est effectivement là encore une fois nourrir l'extrême droite et nourrir le Front National
Mathieu Stamat deux choses qui ressortent de l'extrait de Raphaël Glucksmann il brandit l'épouvantail Le Pen et d'un autre côté il attaque des partenaires du NFP en supposant que la France insoumise serait uniquement aurait uniquement l'ambition de destituer Emmanuel Macron et serait dans un objectif solitaire finalement
alors Raphaël Glucksmann a tort et raison à la fois je vais essayer d'expliquer d'abord Raphaël Glucksmann en effet représenterait une mauvaise solution pour la gauche parce que ce serait finalement la Hollandie ressuscitée cette espèce de gauche sociale-démocrate qui est en fait assez libérale en tout cas sur des sujets économiques qui serait une catastrophe pour le pays et qui au fond a montré quand elle était au pouvoir à quel point elle pouvait d'ailleurs comment dire abîmer notre système social abîmer notre état-providence donc la piste Raphaël Glucksmann du point de vue politique pour la gauche ce serait une mauvaise piste ce serait la mauvaise voie ça n'enlève rien au fait que par exemple sur certains sujets comme la Russie Glucksmann a vu juste là-dessus et il est assez bon je pense que sur l'Union Européenne Raphaël Glucksmann aussi représente une gauche internationaliste qui je pense est plutôt intéressante en revanche Raphaël Glucksmann
il choisit un peu ses combats
et je note aussi que Raphaël Glucksmann sur l'immigration est très ambigu et n'est pas du tout à la hauteur de ce qu'un homme de gauche devrait penser sur l'immigration c'est-à-dire l'accueil inconditionnel de toutes et de tous donc Raphaël Glucksmann sera une mauvaise option pour la gauche maintenant sur ce qu'il vient de dire il a raison évidemment sur l'extrême droite on l'a dit donc il n'y a pas besoin de le redire Macron a fait le choix de laisser Marine Le Pen en maîtresse du jeu politique et sur LFI et Mélenchon bon il y a une animosité évidente puisque Glucksmann cherche à incarner une alternative en vue de la présidentielle donc il est quand même un peu hypocrite parce que lui-même joue ce jeu c'est évident que Raphaël Glucksmann vise la présidentielle donc c'est un peu voilà c'est un peu hypocrite de sa part de faire à Jean-Luc Mélenchon se reproche maintenant il est incontestable et en fait Jean-Luc Mélenchon le dit lui-même donc il n'y a pas de c'est pas une critique qui est particulière vis-à-vis de LFI de Mélenchon Jean-Luc Mélenchon veut la démission d'Emmanuel Macron pour qu'il y ait une présidentielle parce que et Emmanuel comment dire Jean-Luc Mélenchon l'a expliqué d'ailleurs dans un média italien il y a quelques mois il a dit ma stratégie c'est celle-là c'est d'avoir une présidentielle la présidentielle sera un choix entre moi et Marine Le Pen donc c'est une stratégie de Jean-Luc Mélenchon qui est connue de tous je veux dire c'est pas Glucksmann ne nous apprend rien en réalité Jean-Luc Mélenchon veut une présidentielle le plus rapidement possible pour pouvoir avoir son duel face à Marine Le Pen ce qui est d'ailleurs si la présidentielle arrivait dans ça serait une possibilité ça serait une possibilité donc sur ce point-là ça me paraît ça me paraît assez évident et la position de LFI d'ailleurs qui est de dire on ne fait pas de compromis c'est un peu la vôtre la position de LFI c'est une position qui en fait consiste à dire non on n'a pas intérêt à gouverner aujourd'hui ce qu'on vit c'est la présidentielle et ce qui est encore une fois moi je ne fais pas de jugement de valeur c'est un choix stratégique
on va juste écouter on va juste écouter on va juste écouter Jean-Luc Mélenchon justement qui met en garde de ses partenaires du NFP de ne pas entrer sur une éventuelle entrée au gouvernement on écoute Jean-Luc Mélenchon je continue à avoir l'espoir qu'il n'ait pas la bêtise d'aller au bout de cette démarche qu'il n'entre pas au gouvernement qu'il ne détruise pas le nouveau front populaire Les propos cités de Jean-Luc Mélenchon donc pas sa voix évidemment et de l'autre côté de l'échiquier politique Marine Le Pen a envoyé un message à Emmanuel Macron elle veut que la voix du RN soit considérée on va écouter également Marine Le Pen
Ça n'est pas de ma responsabilité de nommer le Premier ministre c'est la responsabilité du Président de la République moi je suis désolé je suis attaché à la Constitution toute la Constitution rien que la Constitution le Président de la République sait encore une fois que nous souhaitons que les 11 millions d'électeurs du RN soient respectés et entendus parce que respecter c'est une chose mais respecter les 11 millions d'électeurs du RN c'est aussi tenir compte de leurs aspirations Mais il y en a qui sont plus proches de vos idées entre Bruno Retailleau et un Premier ministre de gauche on imagine que vous préférez Bruno Retailleau ou pas ?
C'est la condition que nous avons posée donc à charge pour le Président de la République de choisir un Premier ministre qui respecte cette condition qui est essentielle en démocratie nous ne demandons pas la Lune tout de même on ne demande pas des avantages indus on demande que la démocratie soit respectée nous sommes la première force encore une fois à l'Assemblée Nationale le premier groupe à l'Assemblée Nationale nous avons fait 11 millions d'électeurs ces 11 millions d'électeurs doivent être respectés
Ritier on sent à demi-mot la menace de censure est-ce qu'il y a vraiment des profils de gauche ou à minima du centre qui pourraient convenir au Rassemblement National aujourd'hui ?
Non des gens qui exurpent l'identité de gauche oui comme Bernard Cazeneuve par exemple je pense que le Rassemblement National ne censurerait pas de facto de manière immédiate un gars comme Bernard Cazeneuve c'est évident mais il n'a rien à voir avec la gauche alors juste avant d'approfondir sur les propos qu'on vient d'entendre de M.
Mélenchon et de Mme Le Pen sur la question de Glucksmann moi je ne peux pas laisser dire que c'était un internationaliste soutenir l'Union Européenne qui mène la politique qu'on connaît avec Frontex à l'égard des exilés qui mène une politique ultra-libérale qui notamment prône des recommandations antisociales de saccage de notre patrimoine social ce n'est pas soutenir ce n'est pas être internationaliste et ce n'est pas avoir une orientation politique de gauche donc ça c'est une clarification que je voulais faire ensuite je pense quand même que M.
Macron il faut enfin sur Glucksmann aussi pardon parce que je voulais réagir tout à l'heure un dernier truc auquel il faut faire attention c'est la rhétorique de la peur et moi je dis aux téléspectateurs du média de toujours faire attention à celles et ceux qui utilisent la peur pour manipuler vos orientations politiques et orienter vos choix politiques et vos décisions politiques et là Glucksmann l'a très bien fait dans la séquence et j'invite toutes celles et ceux qui ne l'ont pas encore fait à lire un opuscule qui s'appelle le prince de Machiavel dans lequel il justement raconte la stratégie de la peur de la manipulation par la peur c'est un outil qui est utilisé par la classe dirigeante et M.
Glucksmann l'a utilisé donc déjà quand on vous menace du chaos etc c'est qu'on ne veut pas votre bien bon maintenant sur cette séquence parce qu'il faut en tirer des leçons vous nous avez appris tout à l'heure que M. Macron a retardé le choix du premier ministre à demain ça en dit long depuis maintenant depuis la censure depuis plusieurs jours on nous bassine avec cette histoire de désignation du premier ministre on ne fait que parler de ça dans la presse je veux dire il est effectivement l'horloger médiatique et politique et c'est problématique parce que pendant qu'on parle
Aurore Berger dire sur un plateau que le nom ne comptait pas mais qu'il fallait juste avoir quelqu'un à Matignon parce que les français attendent d'avoir quelqu'un à Matignon et pas de savoir
qu'il y a le bord politique et en fait là ce qu'on constate c'est que M.
Macron cherche à gagner du temps et accaparer l'espace médiatique et politique avec cette histoire de premier ministre c'est un peu se foutre de la gueule des gens parce qu'en réalité on sait bien qu'il va nommer ça a été dit au début quelqu'un qui sera fidèle à son orientation politique et à ses choix politiques donc aujourd'hui la priorité des gens ça doit pas être de faire du bavardage autour de ce choix de premier ministre ça doit être de s'auto-organiser pour préparer l'autodéfense populaire et pour préparer la riposte populaire aux politiques antisociales aux politiques écocidaires qui sont menées par la Macronie aujourd'hui il faut traiter des vrais sujets il faut traiter des sujets de fond et le bavardage politique doit prendre fin on doit cesser en fait de s'adapter à l'agenda de M.
Macron qui part en Pologne qui fait fuité dans le cabinet fait fuité à la presse que finalement il précipite son départ pour annoncer ce soir le choix du premier ministre puis il nous dit que ce sera demain puis ensuite il va nous dire qu'il y a la trêve des fêtes de fin d'année et que ce sera après les fêtes de fin d'année enfin je veux dire ce cirque là aujourd'hui ça suffit voilà il va nommer un homme réactionnaire anti-social et aujourd'hui il faut d'ores et déjà préparer la riposte qui ne viendra pas effectivement exclusivement des institutions il y a un combat à mener il y a une voix à faire entendre au sein des institutions il y a des gens qui la font très bien entendre notamment sur les rangs de la France insoumise qui sont fidèles aux aspirations populaires mais ça ne suffira pas il faut organiser des grèves comme on l'a vu aujourd'hui dans le pays il faut être aux côtés des travailleurs en lutte qui luttent contre les licenciements massifs aujourd'hui faites par des entreprises qui se goinfrent d'argent public et il faut partout organiser les luttes et batailler aujourd'hui voilà où se passe la priorité politique
alors Emmanuel Macron peut en tout cas compter sur une partie de la droite qui ne veut pas dégainer la motion de censure à tout va on va écouter monsieur Wauquiez notamment
la position qui a été rappelée par la droite républicaine est très claire nous ne cèderons pas la facilité de voter des motions de censure et pour nous il y a un seul cas de figure où la droite républicaine voterait une motion de censure c'est un gouvernement comportant des membres de la France insoumise et dont le programme serait le programme du NFP
Mathieu
alors déjà on peut enlever républicaine à droite puisque Laurent Wauquiez quand même nous dit que le problème ce n'est pas l'extrême droite mais c'est une partie de la gauche et en fait il dit LFI mais il dit le programme du NFP donc en fait la nouvelle extrême droite c'est la gauche tout entière quasiment donc ça fait un certain temps maintenant que cette droite n'est plus républicaine que les républicains ne sont plus républicains et Laurent Wauquiez quelque part incarne parfaitement cette dérive identitaire de la droite ces ponts faits avec l'extrême droite et au fond d'ailleurs Eric Ciotti quelque part a été assez au moins honnête idéologiquement puisqu'il a acté le fait qu'il n'y avait plus que du papier de cigarette qui séparait cette droite là tout le monde la droite n'est pas encore dans cette dérive mais bon ils sont peu maintenant mais avec l'extrême droite et Laurent Wauquiez incarne aussi lui très bien ça avec en plus un certain populisme dans sa vision de la politique donc cette position là ne m'étonne pas c'est évident qu'aujourd'hui il y a de plus en plus de gens au centre à droite vraiment dans un spectre assez large qui considèrent que LFI est pire que le RN au départ on avait les deux extrêmes se rejoignent LFI et RN et maintenant c'est LFI et pire que le RN il faut quand même admettre cet état de fait ce qui est déjà faux parce que considérer que la gauche même radicale puisse être équivalente à l'extrême droite c'est une faute historique politique morale tout ce qu'on veut inqualifiable mais surtout en fait ça a pour effet évidemment de dédiaboliser totalement le RN de lui donner des lettres de noblesse républicaine et de le républicaniser et ça va parfaitement d'ailleurs avec la stratégie du RN qui est de s'embourgeoiser de se normaliser et d'apparaître comme un parti responsable et d'ailleurs je le redis le fait que le RN est censuré je pense ça leur a fait beaucoup de mal dans cette stratégie là parce que d'une certaine manière ça a un peu mis un coup d'arrêt à leur stratégie de vous voyez on est un parti responsable on veut pas le chaos etc mais bon c'est un autre
à l'inverse on le voit dans le lexique à l'inverse de LFI qui est associé on le voit même on l'entend médiatiquement qui est associé au désordre au chaos à l'Assemblée nationale le bruit et la fureur
alors voilà moi ma position sur LFI elle est un peu connue moi je pense qu'il y a des erreurs qui ont été faites de la part de LFI il y a un choix aussi de la radicalité qui a été fait qui a nourri tous ces débats là de dire ils sont extrémistes etc je passe sur d'autres d'autres exemples que je pourrais donner mais au fond c'est vrai qu'il y a aussi au sein de LFI une stratégie de la radicalité une stratégie aussi populiste qui a nourri qui est bien sûr qui est lié à un contexte social
qui est lié à un contexte social qui est lié à un attablissement de la gauche il faut une voix véritablement de gauche
moi ce qui je veux dire quelque chose qui au fond il s'agit pas du tout de taper sur LFI parce qu'encore une fois ces débats sur LFI étant l'ennemi principal de la République alors qu'on a l'extrême droite aux portes du pouvoir je les trouve indécent en revanche moi je m'inquiète je vais pas revenir sur les problèmes de la vision internationale de LFI on a vu avec notamment la chute d'Assad qui avait eu par le passé des prises d'opposition qui avaient été plus que problématiques vis-à-vis de Bachar el-Assad etc mais j'ai pas envie de revenir là-dessus parce que c'est déjà tout un travail qui est suffisamment fait des prises d'opposition de qui pardon ?
notamment Jean-Luc Mélenchon par rapport à Bachar el-Assad Jean-Luc Mélenchon
qui a plusieurs fois aussi tweeté qui était contre la politique de M. el-Assad
mais il a tenu les deux positions il n'a jamais soutenu
Bachar el-Assad
il n'a pas soutenu mais il a dit que c'était un moindre mal et qu'il fallait pas jouer contre ses intérêts donc voilà mais au-delà de ça moi ce qui m'inquiète au sein de LFI et de manière générale au sein de la gauche c'est la tentation souverainiste c'est la tentation nationaliste par exemple j'entends beaucoup à gauche et pas seulement au sein de LFI des propos très anti-libre-échange mais radicalement anti-libre-échange qui sont quand même je trouve très nationalistes on arrive à la fin et ça je dis il faut faire attention pareil sur l'immigration il y a parfois des positions je trouve qui sont quand même un peu nationalistes en tout cas pas suffisamment internationalistes et je dis aussi à la gauche que par rapport que ce soit par rapport à leur vision internationale des choses qui est parfois très campiste par rapport aussi à un certain populisme ou à un certain trahison de l'internationalisme je dis attention parce qu'à mon avis c'est pas comme ça que la gauche régale on arrive à la fin le mot de la fin plusieurs choses quand même parce qu'on peut pas laisser dire tout et n'importe quoi le libre-échange tue nos paysans par exemple et il faut s'y opposer fermement ensuite sur le populisme moi j'en irai à la casquette le populisme c'est quoi c'est répandre aux aspirations du peuple le peuple n'est pas une insulte monsieur ensuite des choses qui sont très importantes sur Laurent Wauquiez parce qu'il fallait commenter ses propos Laurent Wauquiez déjà rappelant que c'est un monsieur qui se sert de l'argent public pour se payer des repas avec ses copains à plusieurs milliers d'euros et effectivement il a intérêt à ce que le statu quo macroniste continue parce que grâce à monsieur Macron la formation politique de Laurent Wauquiez à savoir les républicains qui est arrivé en dernière position aux législatives avec moins de 10% a été au gouvernement c'est du jamais vu c'est inédit donc effectivement ils ont intérêt à ce que ça continue ensuite pour conclure moi je dirais qu'aucune compromission voilà notre mot d'ordre et aussi une dernière chose sur l'attitude de la bourgeoisie parce que si on était question elle n'est pas du tout étonnante moi je fais étudiant en histoire en troisième année d'histoire et je m'intéresse beaucoup je regarde beaucoup ce qui s'est passé dans le passé parce que ça éclaire le présent et l'avenir et il s'avère qu'on dit dans les années 30 en Allemagne en 1936 en France la bourgeoisie disait vaut mieux Hitler que le Front populaire et bien aujourd'hui on est exactement dans la même situation et là on se rejoint effectivement la bourgeoisie préfère Marine Le Pen la fille de Jean-Marie Le Pen qui remettait en question la Shoah et les génocides qui ont eu lieu durant la seconde guerre mondiale au nouveau Front populaire et à une politique sociale et écologique qui viserait à leur prendre un peu de sous dans les poches pour redistribuer les richesses donc ça il faut en être conscient la bourgeoisie sera toujours du côté du fascisme et il y a en ce moment une quantité foisonnante d'études qui démontrent que pour se ressusciter les libéraux font toujours alliance avec les fascistes et à la fin c'est le règne du macro-leupénisme et aujourd'hui il est de plus en plus flagrant qu'on est dans une ère macro-leupéniste
Merci beaucoup Richie merci Mathieu merci à tous les deux et merci d'avoir regardé toujours debout chez vous dites nous ce que vous en avez pensé en commentaire si vous nous regardez sur Youtube ou via Imer si vous nous regardez à la télévision nous sommes début décembre et le média a engagé sa campagne de dons de fin d'année nous avons déjà recueilli un peu plus de 68 700 euros grâce à vous mais ce n'est malheureusement pas suffisant pour continuer à faire vivre votre média rendez-vous sur lemédiatv.fr très bonne soirée sur le média Sous-titrage Société Radio-Canada