Bazar à droite : Les candidats piégés par la primaire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 10 %Défensif 90 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« il devait au départ tenir un discours sur la thématique de la défense. Il devait normalement annoncer même, je mets de gros guillemets, mais il devait annoncer le la remise en place du service militaire obligatoire qui avait supprimé Jacques Chirac à l'époque. »
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« une majorité des des personnes qui se disent proches des républicains qui considèrent Marine Le Pen rassurante »
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« Bruno Rotaillot se retirant, on fait de la politique fiction demain Bruno Rotaillot se retire ou il se retire au mois de janvier sous la pression de ces de ses cadres »
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« Bruno Rotaillot qui que feriez-vous en cas de duel de second tour Lfi et Renn ? Il dit "Jamais je ne voterai pour Jing Mélenchon". »
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« Moi, j'ai toujours dit que j'avais pas de problème avec une primaire. Je pense que si vous avez peur d'une primaire, vaut mieux pas être candidat à l'élection présidentielle. »
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« plus le temps passe, plus cette primaire devient totalement fictive. »
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« il a dit "Moi, j'ai rien à voir avec la je ne suis pas centri, je ne suis pas macroniste, j'ai rien à voir avec le bloc central et je ne participerai pas à une primaire de la droite et du centre." »
Temps de parole
- ?100 %
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Alors c'est le festival des des bonnes petites phrases. C'est le festival des des punchline là ce weekend attend un pe c'est leur moment c'est la rentrée politique fête de l'huma côté meeting de Billo de l'autre meeting aussi de Marine Le Pen tout à l'heure donc oui oui mais mais moi je trouve que Bonay je suis assez d'accord avec elle il a plutôt bon hier hein. Je pense que les critiques qui portent sur lui sont liées au fait qu'il soit très bas dans les dans les sondages. Mais quand on regarde le discours, moi je l'ai je l'ai suivi. Oui. On a les samedis qu'on peut, j'ai regardé le discours Bruno Rota et des autres mais aussi celui de Bruno. Et en fait, en effet, il est moi je l'ai trouvé plutôt assez bon. enfin en tout cas à l'aise alors que les sondages sont
pas bons, que il a très peu de soutien y compris dans sa propre famille politique. Et l'info que je peux vous donner ce matin, c'est que moi j'ai alors j'ai échangé avec lui hier, sauf que j'ai échangé avec avant son discours. En fait, il devait au départ tenir un discours sur la thématique de la défense. Il devait normalement annoncer même, je mets de gros guillemets, mais il devait annoncer le la remise en place du service militaire obligatoire qui avait supprimé Jacques Chirac à l'époque. Jacques Chirac qui est issu de sa famille politique aussi. Enfin voilà, ils sont pas d'accord sur ce point-là. Mais en fait, il a complètement changé son fusil d'épaule hier pour son discours et ce meeting de rentrée Bonoro. En fait, il a beaucoup parlé des sujets régaliens, il a beaucoup parler
d'immigration, la révision constitutionnelle de de sujets finalement assez proche de ce que porte le rassemblement national. Pourquoi il avait changé ? Alors lui, il le dit pas vraiment mais j'ai enquêté bien évidemment auprès des des cadres. Et en fait ce que disent les cadrellers c'est attention Bruno là tu te droitises beaucoup beaucoup trop il va falloir se centriser un petit peu. D'où ce discours plutôt dédié à la jeunesse de la reconstruction ? C'est un discours, c'est un discours dédié à la reconstruction de la France en fait. D'un côté, il a opposer les reconstructeurs dont lui, en tout cas, il se présente comme ça et et on va dire le bloc républicain et les destructeurs que serait donc selon lui et les filles et le RN. Donc il a complètement changé
son discours qui était un discours qui devait être très très dur, très régalien sur les thèmes de prédilection de Bruno Rot habituellement. Là c'était pas le cas. Arian votre regard sur justement ce Jean-Luc Mélenchon qui essae de diviser ce bloc central droit euh euh de taper sur euh Édouard Philippe comme vous l'avez très bien expliqué et euh et à Atal. Euh quelle est votre analyse par rapport à cela ? Euh je pense qu'il se dit aussi que euh Gabriel Atal est un candidat moins dangereux qu'Edouard Philippe euh pour accéder au second tour, même si quand on regarde les sondages, mais alors je parle sous votre euh contrôle, rien n'est euh rien n'est vraiment euh clair parce que par exemple, si c'est un Gabriel Atal qui remplacerait Édouard Philippe, ça permet
aussi à Raphaël Luxman de beaucoup monter. Donc on voit que tout ça est un petit peu compliqué mais que l'enjeu principal c'est de semer la zizanie et de diviser le blanc central en faisant mais constamment référence [raclement de gorge] à Gabriel Atal comme si Eddard Philippe n'existait pas. C'est ça assez cocasse. J'aimerais rebondir sur euh euh ce qu' ce qu'a dit Antoine Conte sur le le discours de de Bruno Rotailloto. Je dirais pas moi qu'il était moins dur quand même. C'est-à-dire que effectivement il a moins parlé de question de sécurité ou de de question de défense mais il a quand même parlé de civilisation en long en large et en travers dans son discours. il a réaffirmé son souhait d'une révision constitutionnelle pour pouvoir être plus dur en matière
migratoire et plus dure en matière sécuritaire. Et il a eu une obsession qui était la sienne mais qui était parce que moi j'y étais donc qui était aussi le c'était aussi le cas partout dans les débats qui ont précédé notamment le le l'homme qui est à la tête des jeunes avec LR. C'est une obsession pour la France insoumise. Le président des jeunes LR il a notamment dit nous sommes la contre Nouvelle France. toutes les références étaient saturées par la France insoumise et on voit que c'est le principal ennemi, le principal danger, ce qui en arrièrefond malgré tout veut dire que le Rassemblement national n'est pas du tout autant un danger. C'est ce qu'on voit dans chez LR depuis plusieurs années déjà. Déjà en 2024, il préférait appeler dans une dans une législative
partielle à voter pour un candidat du parti d'Érioti plutôt qu'un candidat PS sous la barrière NFP. Donc dans la continuité de ça, le danger c'est Jean-Luc Mélenchon et j'ajouterai que moi j'ai discuté avec pas mal de militants qui étaient présents. Ce qui se retrouve dans la bouche des des gouvernants se retrouve aussi dans la bouche des militants. C'est-à-dire que chez les militants vraiment le mal absolu c'est la France insoumise. Et quand on leur parle du Rassemblement national les voies sont divisées. Il y en a beaucoup qui disent en fait on peut on préfère voter frassemblement national pe on peut leur parler. Nos principales différences c'est surtout sur l'économie. Quand on voit les positions de Stéphante Stéphante la question c'est de parler de ce qu'on pourrait appeler
la le pénisation d'une partie de l'électorat LR d'une partie je dis bien d'une partie de l'électorat LR elle est déjà en route et depuis depuis quelques temps dans les différentes enquêtes qu'on peut réaliser on en a publié une dimanche dernier dans le Parisien on demandé si chacun des principaux candidats était rassurant plutôt rassurant plutôt inquiétant et l'exemple c'est le départ d'Éric Siotti on vient pour Marine Le Pen ça commencé là vous avez aujourd'hui une majorité des des personnes qui se disent proches des républicains qui considèrent Marine Le Pen rassurante qui a quelques années alors ça s'explique aussi parce que le fait que les LR c'est plus le poids de l'UMP ou du RPR il y a quelques années mais ce que je dire c'est que ce noyau dur c'est 8 9 % qui ont pu être obtenus
notamment lors des dernières élections européennes en 2024 et bien n'ont pas tous basculé dans l'extrême droite mais ce sont des gens qui hésiteront à un moment donné au second tour ça dépendra de l'offre politique qui leur sera proposée en supposant qui est Marine Le Pen et un autre candidat mais le ralliment de cet électorat à un électeur notamment du centre de la droite présence Gontau ne va pas forcément de soi aujourd'hui très clairement parce qu'on parle beaucoup de de la nécessité pour le socle commun qu'il n'y ait plus qu'un seul candidat. Très bien. Que entre Gabriel Atal et Édouard Philippe un des deux soit débranché c'est probable dans les mois qui viennent. Mais Bruno Rotaillot se retirant, on fait de la politique fiction demain Bruno Rotaillot se retire ou il se
retire au mois de janvier sous la pression de ces de ses cadres, sous la pression de Gérard Larchet qui a été très clair déjà sous la pression des sondages comme vous voulez. Gércher qui était là quand même son meeting. Je suis moi personnellement je ne sais pas où vont les électeurs de Bruno. Exactement. Donc voyez ce que je veux dire par là, c'est que la solution du candidat unique du socle commun n'est pas une d'ailleurs le dit lui-même, c'estàd que dans les arguments dis, il explique queil est pas sûr que ses propres votants iraient chez Édouard Philippe. Le plus [rires] pardon le plus spectaculaire c'est que quand on regarde la sociologie de cet électorat de droite qui a pas beaucoup varié par en 30 ou en 40 ans, vous avez quoi ? Vous avez beaucoup de gens retraités, des
personnes âgées classiquement conservatrices, libérales sur sur un point économique. Et aujourd'hui, ces gens-là, cette catégorie des retraités qui pendant des décennies a été avec virulence hostile au Rassemblement national hésitent de plus en plus à basculer dans ce vote Rassemblement nationale. Là encore, on a une illustration de ce qui est devenu le RN, c'estàd le premier parti de France qui est puissant quasiment partout, y compris dans les catégories qui le détestent, qui onissaient Jean-Marie parce que changement de génération ce ne sont pas connu la seconde guerre mondiale, la guerre d'Algérie pour Seer mondiale sur ce que vient de dire Stéphan, vous avez raison que certains LR hésitent à voter Eren ou n'hésitent pas du tout. D'ailleurs quand vous discutez avec
certains en off, ils vont vous dire "Bah moi entre Marine Le Pen et Jochon bien évidemment que c'est le RN et je votere Rene." D'ailleurs, si vous posez la question à Bruno Rotaillot qui que feriez-vous en cas de duel de second tour Lfi et Renn ? Il dit "Jamais je ne voterai pour Jing Mélenchon". Voilà, c'est clair. Alors voilà, donc c'est tout sauf Mélenchon. C'est là effectivement cette et pas que cette cette posture de la droite qui est compliquée savoir qui peut être le candidat. Euh moi je vous propose d'écouter euh Gabriel Atal parce que Gabriel Atal, il a justement évoqué même l'idée d'une primaire à droite parce que ça pourrait être la solution finalement, une primaire à droite et puis on choisit qui est le candidat. Écoutez-le. Moi, j'ai toujours dit que j'avais pas
de problème avec une primaire. Je pense que si vous avez peur d'une primaire, vaut mieux pas être candidat à l'élection présidentielle. Moi, j'ai pas peur de la primaire. J'ai aucun problème à ce qu'une primaire soit organisée. Je l'ai dit depuis le début. J'ai proposé qu'un comité de liaison soit mis en place pour que les représentants des différents partis, celui d'Édouard Philippe le mien notamment puisse [musique] se parler. Ils sont encore réunies propositions possibles pour le rassemblement. La primaire fait partie des pistes possibles. Aujourd'hui, vous en avez d'autres candidats qui excus la primaire. Donc moi, je continue à avancer et à parler au français. Alors messieurs, c'est du gain de temps. Il gagne du temps. Gabriel Atal, il achète sa survie jusqu'à l'hiver et
d'ailleurs il est aidé en cela. Moi j'étais surpris ce matin. Gérard l'arch sont pas terribles, hein. Gabriel Atal, il est pour l'instant distancé par Edard Philippe à peu près c'est ça en moyenne. Non, si on prend Gérard Larchet qui est un peu aujourd'hui la dernière figure d'autorité morale à droite pour mettre un peu tout le monde d'accord, celui qui parle un peu à tout le monde, au centre, à Retaillo, au modè et cetera et Gérard Larch euh devait rendre un petit peu son verdict personnel en novembre. Il devait dire en novembre je je dirai ce qu'il faut faire c'estàdire est-ce que je débranche Bruno Rotaillot très clairement il était hier vous l'avez dit Antoine au pavillon Baltard pour le pour le le meeting de Bruno Rota donc c'est un signe déjà premier rang il est
toujours là et il reporte à janvier en fait son son choix il veut dit je veux laisser les projets vivre et percoller voilà donc je veux laisser le temps en gros de la la campagne de se faire donc novembre janvier ah janvier il le dit en fait quand même depuis des mois ça c'est non il disait novembre là il y a eu il y a eu des des Il décale, il décale un peu, il est pas sûr. Mais ça veut dire c'est euh bonne nouvelle pour Gabriel Atal, mauvaise nouvelle pour Reddard Philippe. C'estàd que ça va continuer à à s'affronter à 3. Ce match à 3 va laisser des traces, va continuer, va va perdurer. Et vous avez aujourd'hui une musique qui continue à monter sur la primaire. Alors, arrêtons là tout de suite. Si on parle d'une primaire du bloc central et de la droite, ce ne sera
jamais dans l'ampleur qu'a pu avoir celle de 2011 pour les socialistes ou pour euh François Fillon, Jupé et Sarkozy en 2016 pour une raison très simple. Il est très tard, j'ai presque envie de dire trop tard pour faire la même logistique qui était absolument euh ce sont des très beaux exemples de démocratie française, hein, avec des bureaux de vote par millier, euh un par canton minimum pour les socialistes, euh 4 millions de votants de mémoire pour la campagne qui a vu François Fillon euh gagner euh dans celle de la droite et du centre. Là, on serait sur une petite primaire numérique sur un corps électoral extrêmement réduit où il faut payer avec les risques évidemment, on le sait qu'à la fin on dis Afrode, je crois pas à ton résultat. Euh donc attention,
plus le temps passe, plus cette primaire devient totalement fictive. Donc là, moi j'avais mis le liner baseur à droite, les candidats piégés par la primaire. Bah en fait c'est il y a la raison, il gagne du temps Gabriel en disant qu'il est pas opposé à une primaire mais en fait on s bien que cette primaire elle aura pas lieu. va être quand même très compliqué de l'organiser ou alors ça sera une primaire à minima, une mini primaire mais avec toujours le risque de fraude, vous avez raison, mais aussi le risque de contestation d'autres candidats en disant "Oh là là, mais vous rendez compte le corps électoral qui a voté, c'est rien, ça représente pas." Mais quand vous posez pareil la question à Ban Oillo compte-il participer à une primaire euh s'il est à mon avis, il ira
plutôt à se désister, à se faire débrancher et aller jusqu'au bout le plus possible que de participer à une primaire. Hier, il a dit "Moi, j'ai rien à voir avec la je ne suis pas centri, je ne suis pas macroniste, j'ai rien à voir avec le bloc central et je ne participerai pas à une primaire de la droite et du centre." Donc voilà, c'est c'est assez réglé. Après, ça se joue dans ce match à deux entre Atal et Philippe. On ça m'étonnerait qu'il fasse une primaire à deux, à Atal Philippe. Donc c'est sans doute les sondages qui vont départager ces gens-là. Et en janvier, on fera les comptes avec un Edward Philips s'il est encore devant Gabriel Tal, s'il veut pas faire perdre son camp, sera sans doute obligé de se désister. On va voir. Et euh et Brono là, c'est encore une autre question. Là,
c'est plus sa famille politique à mon avis qui décidera parce que Brono Taoot là, il engage personnellement financièrement sa famille contrairement à Valérie Pres qui a fait un truc moins de 5 % c'est lui qui payera. Voilà, il sa famille n'est pas remboursée. Donc ça, je peux vous dire que chez les chefs à Plumaire, ça commence à circuler et les il commenc à dire "Attention Bruno, il va falloir faire plus de 5 et là tu en es loin."