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InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 27 août 2025 10 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsBudget & impôtsÉconomie & entreprises

GABRIEL ATTAL SUR FRANCE INTER|LE VOTE DE CONFIANCE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Gabriel Attal. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter après la conférence de presse de François Bayrou.

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Le 8 septembre, c'est le chaos ou la responsabilité selon François Bayrou. Vous, vous dites quoi ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que faire ce vote de confiance le 8 septembre, c'est un pari sur votre avenir politique personnel ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire qu'il y a encore une marge de manœuvre pour éviter que le gouvernement ne tombe le 8 septembre ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous seriez prêt à rompre le tabou macroniste sur la contribution des plus riches ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes prêt à lâcher sur les deux jours fériés supprimés pour faire baisser la pression ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Gabriel AttalPromesse
    « Nous voterons la confiance au gouvernement le 8 septembre prochain. »
  • 3:00Gabriel AttalFait
    « Il n'y a aucune majorité aujourd'hui à l'Assemblée nationale. »
  • 5:00Gabriel AttalFait
    « On veut faire tourner le pays de 2025 avec un modèle issu de 1945 alors que tout a changé. »
  • 9:00Gabriel AttalPromesse
    « Je travaille à une proposition pour 2027 avec un projet clair en bon français. Si on fait pas de langue de bois, ça veut dire je suis candidat. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Gabriel Atal. Bonjour Benjamin Duel. Merci d'être avec nous ce matin sur France Interre et de d'avoir choisi cette antenne pour votre première réaction après la conférence de presse de de François Baou de jours après l'annonce d'un d'un vote de confiance par le Premier ministre.

Le bilan est le suivant. Opposition qui s'apprête à le renverser. Fébilité des marchés financiers.

Le Paris s'est transformé en en fiasco. Gabriel Atal. J'ai tenu hier à réunir les députés de mon groupe et le bureau exécutif de Renaissance pour faire un point sur la situation politique.

Le Premier ministre a décidé, vous le savez, vous venez de le rappeler, le 8 septembre prochain, de demander à l'Assemblée nationale un vote de confiance. Avec mon groupe, on s'est toujours placé et parfois c'était difficile, y compris du point de vue de certaines de nos convictions, dans la logique de chercher le plus de stabilité possible pour le pays, ce qui est jamais totalement évident. Et donc de manière unanime et sans ambiguïé, évidemment que nous voterons la confiance au gouvernement le 8 septembre prochain.

Ce qui veut pas dire qu'on est d'accord avec l'intégralité de la copie budgétaire qui avait été présentée. Mais ce qui veut dire que précisément, on pense qu'il y a encore une marge de manœuvre possible pour discuter du fond de ce budget. Et on va en parler dans un instant.

Gabriel simplement vous dites, on a toujours été du côté du choix de la stabilité. Faire ce ce coup de d demander un vote de confiance le 8 septembre, c'est faire le choix de la stabilité. Parce que c'est pas plutôt faire une sorte de paris un coup de poker sur son avenir politique personnel ?

Il a vraiment fait le choix de la responsabilité. François Baou là vous interrogez vous m'interrogez. Je suis président d'un groupe parlementaire, vous connaissez les institutions, c'est le premier ministre qui décide de demander la un vote de confiance à l'Assemblée nationale.

Sa moi j'ai été premier ministre, j'ai été à la place de François Bairou. Donc je vais pas être celui qui lui fait la leçon au au micro. Il est en plus premier ministre dans une situation qui est je crois encore plus complexe que celle que j'ai eu à affronter puisqu'il n'y a aucune majorité aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Maintenant cette décision elle est prise, elle est là. On peut ergoter sur est-ce qu'il fallait la prendre ou pas. Elle est là et il y a un moment il va falloir se positionner.

C'est le 8 septembre avec les députés de mon groupe et après en avoir échangé hier avec le bureau exécutif de Renaissance, évidemment qu'on se prononcera pour chercher la stabilité pour le pays. Ce qui ne veut pas dire que le moment qu'on traverse n'interroge pas profondément notre modèle et la réponse qu'on doit lui apporter beaucoup plus profonde d'ailleurs que les sujets dont on discute aujourd'hui. Les les auditeurs auront entendu votre enthousiasme quant à cette ce vote de confiance le le 8 septembre.

Hier, on a entendu François Baou faire cet appel. au fond le 8 septembre, c'est le chaos ou la responsabilité. Euh donc tous ceux qui s'apprêtent à voter contre la confiance sont des irresponsables.

C'est ça. Moi, je dirais que le moment qu'on traverse et la décision du premier ministre, elle est le symptôme, ils sont le symptôme d'une forme de décalage dans notre modèle. On veut faire tourner le pays de 2025 avec un modèle issu de 1945 alors que tout a changé.

La démographie n'est plus la même. On a une population qui vieillit, on a moins de naissance. l'économie ne peut plus être la même.

On a l'intelligence artificielle qui est en train de tout révolutionner. La situation climatique n'est pas la même. Et donc le moteur France est en surchauffe.

Et pourquoi est-ce que le budget chaque année devient l'épicentre d'un tremblement de terre politique ? parce que c'est le moment où on voit le plus le décalage entre notre modèle et la réalité du pays. Et donc pour moi, pour vous répondre la question du 8 septembre, c'est pas de savoir le chaos ou pas le chaos, c'est même pas de savoir le gouvernement de François Baïou ou encore, c'est de savoir si on est un certain nombre à partager ce constat, pas toutes les solutions, mais est-ce qu'on est d'accord pour partager ce constat qu'on a un modèle qui est dépassé, qu'il faut apporter des réponses nouvelles et qu'on peut en discuter ensemble ?

Moi, je veux pas me résoudre à ce que ça soit pas possible. Je considère pas qu'on m'est élu député, mes concitoyens mes élu députés pour rester assis sur mon siège les bras croisés à regarder les gouvernements chutés les uns après les autres alors que le monde est totalement instable. Je cherche des solutions.

Natal, vous dites euh j'ai pas été élu pour rester sur mon siège. Est-ce que ça veut dire que vous considérez qu'il y a encore un chemin, une marge de manœuvre pour éviter que le gouvernement ne tombe le le 8 septembre peut-être des des concessions au aux socialistes ? Est-ce qu'il y a un chemin pour négocier ?

Et est-ce qu'il faut que François Baïou prenne davantage ce chemin ? Il y a toujours un chemin. Le vote, il est le 8 septembre.

Et en tout cas, moi ce que je vous dis et c'est ce qu'on veut faire avec les députés de mon groupe, c'est qu'on veut se battre et on veut évidemment tendre la main. J'ai eu un certain nombre de responsables politiques au téléphone ces dernières heures. J'en aurai d'autres dans les heures à venir.

Évidemment qu'il faut discuter. Évidemment qu'il faut parler. Il le fait suffisamment François Baou ou pas ?

Il a dit qu'il allait aller chercher les les voies les unes après les autres. Euh donc euh il faut qu'on s'y mette tous. Voilà.

Mais il a suffisamment tendu la main cet été. Une fois ce que je vous dis c'est que vous savez, j'étais à sa place, j'ai été premier ministre. C'est très désagréable quand vous avez des gens qui vous ont précédé qui viennent vous faire la leçon dans un micro alors même que vous ne faites pas face à la même situation queeux à l'époque où ils étaient aux responsabilités.

Moi, je suis là pour vous parler de nous, c'est-à-dire Renaissance, les députés du groupe ensemble pour la République. Évidemment qu'on va se battre pour la stabilité du pays en votant le 8 septembre, mais on va se battre aussi, Benjamin Duamel, pour que le pays ait un budget parce qu'il y a deux échéances. Il y a le 8 septembre et ce vote de confiance et il y a le 31 décembre, date à laquelle il faut que la France ait un budget.

On a du temps pour en discuter, pour construire des ponts. Pour être très précis sur d'éventuelles concessions, négociation. Est-ce que on a entendu hier François Baou ouvrir la porte à une contribution pour sur les les sur les plus fortunés ?

Est-ce qu'il faut est-ce que vous seriez prêt au fond à rompre ce tabou macroniste et aller plus loin sur le fait de faire contribuer les plus riches ? Est-ce que vous dites à François Baou pour faire baisser la pression, il faut lâcher sur les deux jours fériers supprimés. Est-ce que vous êtes prêt à ce type de concession ?

Ce à quoi je suis prêt, c'est qu'on se mette autour d'une table avec les responsables politiques qui sont prêts à partager le constat que j'évoqué tout à l'heure et à chercher à avancer. De toute façon, quel que soit le vote du 8 septembre, il faudra un budget pour le pays. Et je pense discussion, elle doit se faire aussi au niveau parlementaire et au niveau par exemple sur les de jours fériers supprimés.

Est-ce que là ce matin ça, on oublie pour essayer de faire baisser l'attention par ailleurs, une immense majorité des Français sont opposés à cette mesure. Je vous rappelle que quand le budget a été présenté avec les députés de mon groupe, on a dit qu'on éétait pas d'accord avec cette mesure, en tout cas dans la manière dont elle est annoncé parce qu'on considère que tout travail mérite salaire et que si on demande au français de travailler davantage, il faut qu'il soit payé davantage. Travailler plus sans gagner plus, ça a jamais été notre projet.

On l'a toujours dit. Mais notre différence par rapport à d'autres, c'est que tout en disant ça, on a dit qu'on voulait travailler avec le gouvernement, travailler au niveau parlementaire dans l'examen du budget pour proposer des alternatives et on proposera des alternatives. Mais pour ça, encore faut-il qu'il y ait un gouvernement.

C'est pour ça que le vote du 8, il est important pour qu'il puisse y avoir un gouvernement et que cette discussion elle puisse se faire. Mais moi, je me résout pas et on va continuer à tendre la main au niveau parlementaire, aux forces politiques qui sont prêtes à avancer. Gabriel Atal, si le gouvernement tombe le le 8, que se passe-t-il le 9 septembre ?

Il faut quoi ? Un nouveau premier ministre, une dissolution. Vous avez le ministre de la justice, Géraldin, qui estime qu'il ne faut pas écarter cette hypothèse.

Il ne faut pas écarter l'hypothèse d'une nouvelle dissolution. Je pense que la seule clé de lecture qu'on doit avoir dans le moment, c'est de savoir ce qui apporte de la stabilité ou pas. Est-ce qu'une nouvelle dissolution apporterait de la stabilité ?

Je le crois pas. D'abord parce que la situation politique est ce qu'elle est. Voilà, il y a trois forces politiques dans le pays.

Aucune n'est majoritaire. Alors, certains peuvent dire il faut une dissolution de clarification. Il me semble que c'est ce qui avait été dit il y a un an.

J'ai pas le sentiment que la situation politique a été particulièrement clarifié à ce moment-là. Et ensuite, pardon, mais quand on en est à se demander chaque année s'il faut que les Français euh revotent, à un moment l'Assemblée c'est l'assemblée pour laquelle les Français ont voté. Si on se demande chaque année s'il faut que les Français revotent, c'est que le problème ne vient peut-être pas des Français mais vient de l'Assemblée elle-même.

Et c'est pas au français de régler les problèmes de l'Assemblée, c'est à l'Assemblée de régler ses propres problèmes. On a une assemblée qui est éclatée. C'est le cas dans la quasi-ttalité des pays européens qui nous entourent.

Dans la quasi-ttalité des pays européens qui nous entourent, ils ont une assemblée avec des forces éclatées sans qu'une seule force et une majorité et pourtant ils arrivent à travailler ensemble et à trouver des solutions. Moi, c'est pour ça que je veux me battre avec les députés de mon groupe. Est-ce que ça marchera ?

Je n'en sais rien mais en tout cas on veut se jeter toutes nos forces dans cette bataille et surtout aussi se projeter sur l'avenir parce que le décalage de modèle que j'évoqué tout à l'heure, il appelle des réponses puissantes. Il faut probablement tout réinventer. Si on continue avec le même modèle, la même constitution, les mêmes institutions, on sera confronté au mêmes problèmes.

Je ne crois pas du tout que par magie, parce qu'il y aurait une élection ou une autre, on reviendrait à la vie politique d'avant avec ces majorités absolu vers l'avenir. J'ai lu attentivement votre interview à Paris Match et notamment cette phrase, je cite "Je travaille à une proposition pour 2027 avec un projet clair en bon français. Si on fait pas de langue de bois, ça veut dire je suis candidat.

Ça veut dire que je suis chef d'un parti aujourd'hui, le parti Renaissance et que ma responsabilité c'est évidemment de travailler un projet pour le pays. Évidemment aujourd'hui. Mais aujourd'hui, vous avez des candidats sans projet.

Moi, je veux que notre projet ait un candidat et pour ça, il faut un projet. H et j'ai envie de dire c'est un peu le travail des c'est un peu la responsabilité des partis politiques. Normalement quand on est dans la jeune génération des politiques, on fait moins de langue de bois.

Non, pourquoi ne pas dire comme ça bah oui ? C'est peut-être pas c'est peut-être pas la réponse que vous souhait c'est peut-être pas la réponse que vous souhaiteriez parce que vous souhaiteriez pouvoir avoir une dépêche à FP qui annonce un tel est candidat. La réalité c'est que moi je pense que l'important c'est d'abord de bosser et de travailler pardon sur un projet clair qu'on présente aux Français.

Un tout dernier mot rapidement, Gabriel Atel, vous êtes resté 8 mois premier ministre. François Baou, il est un peu plus de 8 mois et demi. Vous avez un conseil à lui donner pour bien gérer sa sortie de Matignon ?

Je vous ai dit tout à l'heure que j'étais pas là pour faire la leçon et encore une fois dans le dans le moment qu'on traverse avec les bouleversements, c'est pas facile d'être un bouleversement qu'on traverse, je serai à à KF dans 2 semaines à l'invitation du forum des alliés de l'Ukraine. Est-ce qu'on pense vraiment qu'on a besoin d'une France replongée à nouveau dans l'instabilité ?