Vifs échanges entre Mathilde Panot et Sébastien Lecornu sur la situation au Venezuela à l'Assemblée
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
On ne peut pas d'un côté dire que la police de la République, ici en France, tue, dire ici que nous ne sommes pas en démocratie et ne pas voir que le régime de Nicolas Maduro était une dictature.
Les Etats-Unis d'Amérique sont une puissance impérialiste. Ils ne connaissent que leur intérêt. Cet intérêt est hostile aux droits des peuples et à la France comme puissance de paix. Donald Trump vient d'agresser le Venezuela en toute illégalité. Il s'en est vanté, comme il s'est vanté des bombardements sur des civils et de l'enlèvement du président et de son épouse. Avec Poutine et Netanyahou, Trump détruit le droit international. L'enjeu n'est pas la nature du gouvernement vénézuélien. Les changements qui doivent intervenir appartiennent au peuple et à lui seul. L'enjeu est d'affirmer que de telles agressions au mépris de la Charte des Nations Unies sont inacceptables.
La France doit parler d'une voix forte pour s'opposer à cet impérialisme forcené aux côtés de la Colombie, du Brésil, du Mexique ou encore de l'Espagne. Emmanuel Macron nous fait honte. Ni condamnation ni mention de l'agresseur. Jusqu'où le président abaissera-t-il la France ? Pourquoi s'est-il couché devant Donald Trump en refusant de défendre le droit international ? Pourquoi défendre l'OTAN au service d'un État qui nous menace et nous rançonne ? Monsieur le Premier ministre, accepter que le droit international soit à géométrie variable, c'est légitimer le règne de la violence généralisée. C'est cautionner l'invasion de l'Ukraine et le génocide du peuple palestinien.
C'est s'incliner devant l'annexion annoncée par Trump du Groenland et devant ses menaces sur Cuba ou la Colombie.
Je crois avoir été clair sur l'agression et l'opération militaire menée par les États-Unis d'Amérique. Pardon de vous le dire, c'est votre première question au gouvernement que vous me posez depuis que j'ai été nommé Premier ministre. C'est très compliqué de vous entendre dire pas de double standard, ce avec quoi je suis complètement d'accord, et ne pas aussi appliquer la lecture du droit international sur la nature même du régime de Nicolas Maduro au Venezuela.
Opération électorale viciée. Les résultats n'ont même pas été promulgués. « Police vénézélienne pratiquant la torture, la détention sans raison, aucune séparation des pouvoirs ». Pardon, on ne peut pas d'un côté dire que la police de la République, ici en France, tue dire ici que nous ne sommes pas en démocratie et ne pas voir que le régime de Nicolas Maduro était une dictature. Ce n'est pas de double standard, c'est la parole équitable, juste la vérité. La vérité, la vérité.
Mathilde Panot