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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 23 novembre 2015 39 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Nicolas Dupont-Aignan invité de Beur FM

Au micro : Abdelkrim Branine Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 47 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    On est quatre jours après cette terrible vague d'attentats. Dans quel état vous êtes aujourd'hui ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Propos de cette mollesse et de ces mesures, vous êtes exprimé concernant les mesures annoncées devant le congrès hier par le président François Hollande.

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Juste à propos de ces deux points que le président n'a pas évoqués, c'est sur le plan de la symbolique devant le Congrès.

  • 6:49OuverteRéponse directe

    Concernant le fanatisme et le rapport de l'État français à ce fanatisme en France, comment vous expliquez ce manque de fermeté ?

  • 9:15OuverteRéponse directe

    Il a l'intention de réformer la Constitution pour l'adapter à cet État particulier, la situation particulière. Vous êtes favorable ou vous êtes plutôt sceptique ?

  • 12:02OuverteRéponse directe

    Vous réclamez le rétablissement des frontières. Ça a été évoqué par le chef de l'État, mais ça reste provisoire pour vous. Ça doit être plus ferme et définitif.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:31InvitéFait
    « Le contrôle des frontières, le renforcement des effectifs de police. »
  • 2:36InvitéChiffre
    « Quand vous pensez qu'aujourd'hui, on supprime toujours un douanier par jour. »
  • 10:25InvitéFait
    « Les djihadistes qui reviennent de Syrie, qu'ils soient étrangers, binationaux, français. »
  • 14:27InvitéPromesse
    « Étrangers, ils doivent être expulsés. »
  • 21:47InvitéFait
    « C'est bien, déjà. Moi je suis content parce que j'en ai beaucoup parlé pendant mon entretien à l'Élysée. »
  • 22:36InvitéChiffre
    « Nous sommes un des pays occidentaux qui dépensent le moins pour sa sécurité intérieure par habitant. Deux fois moins par exemple qu'en Angleterre pour la justice. »
  • 26:55InvitéFait
    « La Turquie a un comportement très ambigu. »
  • 27:00InvitéFait
    « L'État islamique n'aurait pas pu se développer si le pétrole n'avait pas été acheté par la Turquie. »
  • 32:06InvitéChiffre
    « on est vers 8% »
  • 32:59InvitéFait
    « 30 milliards du Grand Paris qui est une affaire de bétonneur »
  • 33:30InvitéChiffre
    « il y en a quand même 150 000 en France »
  • 33:56InvitéPromesse
    « sur sa carte de crédit il aura 2 ans d'études pré-payées »
  • 37:40InvitéFait
    « de faire une Europe des régions et de détruire la France implicitement »
  • 37:54InvitéFait
    « on va assister obligatoirement à un vrai danger de fragmentation »
  • 38:24InvitéFait
    « 18 ans de socialisme toujours les mêmes »

Temps de parole

  • Invité70 %
  • Présentateur21 %
  • ?8 %

79,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

17h, 18h, Toute la République avec Abdelkrim Branine sur Beurre FM.

0:06
Locuteur

Toute

0:07
Présentateur

la République, je reçois aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.

0:10
Locuteur

Bonjour,

0:11
Invité

monsieur.

0:11
Présentateur

Merci d'être avec nous sur Beurre FM, président de Debout la France, député de l'Essonne. Une émission forcément un peu spéciale en raison des terribles attentats que nous avons subis une fois de plus en France. On va essentiellement parler de ces attentats et de leurs conséquences, notamment conséquences politiques. Mais avant, comme tous ceux qui viennent s'exprimer dans notre radio et dans les médias en général, je vais vous demander votre sentiment, Nicolas Dupont-Aignan. On est quatre jours après cette terrible vague d'attentats. Dans quel état vous êtes aujourd'hui

0:42
Locuteur

? Un

0:43
Invité

sentiment d'horreur

0:45
Locuteur

par

0:45
Invité

rapport à cette jeunesse qui a été

0:48
Locuteur

lâchement

0:49
Invité

assassinée.

0:50
Locuteur

Car

0:50
Invité

on parle de guerre.

0:52
Locuteur

Il

0:52
Invité

y a une guerre contre l'État islamique. Mais dans une guerre,

0:56
Locuteur

il

0:56
Invité

y a un minimum de règles. Là,

0:58
Locuteur

c

0:59
Invité

'est barbare. Ils ont tiré dans le dos de gens qui n'avaient pas les moyens de se défendre.

1:02
Locuteur

Donc

1:02
Invité

c'est une guerre inégale, terroriste. Voilà, c'est un sentiment d'horreur et en même temps, le sentiment que face à cette horreur, il ne

1:11
Locuteur

faut

1:11
Invité

pas tomber dans les pièges.

1:13
Locuteur

Il

1:13
Invité

y a beaucoup de pièges de tendu. L'amalgame, la division nationale. Et puis, le fait aussi, le piège de la mollesse.

1:22
Locuteur

C

1:23
Invité

'est-à-dire d'oublier au bout de quelques jours et puis qu'on reprenne le cours comme avance. Ça,

1:29
Locuteur

ce

1:29
Invité

n

1:29
Locuteur

'est

1:29
Invité

pas possible. On a déjà commis l'erreur après le mois de janvier dernier.

1:32
Locuteur

Et

1:33
Invité

j'ai suffisamment alerté

1:34
Locuteur

depuis

1:35
Invité

le mois de janvier dernier

1:36
Locuteur

sur

1:37
Invité

la nécessité d'une réaction vraiment forte

1:39
Locuteur

pour

1:40
Invité

cette fois-ci être encore plus vigilant.

1:42
Locuteur

Parce

1:43
Invité

que je,

1:43
Locuteur

comment

1:44
Invité

vous dire, j'ai le sentiment,

1:45
Locuteur

peut

1:46
Invité

-être que je n

1:46
Locuteur

'ai

1:46
Invité

pas fait assez, mais à chaque fois que j'alertais,

1:49
Locuteur

on

1:50
Invité

me regardait de haut. On disait que je surfais sur les peurs,

1:53
Locuteur

que

1:53
Invité

j'en rajoutais. Et vous voyez, je me dis, finalement, je n

1:57
Locuteur

'ai

1:57
Invité

peut-être pas assez de temps pété aussi parce que je sais que les mesures n

2:01
Locuteur

'ont

2:01
Invité

pas été prises à temps.

2:02
Locuteur

Et

2:02
Invité

ça, ça me rend vraiment, ça me met en colère.

2:05
Locuteur

À

2:06
Présentateur

propos de cette mollesse et de ces mesures, vous êtes exprimé concernant les mesures annoncées devant le congrès hier par le président François Hollande. Vous les trouvez largement insuffisantes, d'après ce que j'ai compris.

2:18
Invité

Oui,

2:19
Locuteur

il

2:19
Invité

y

2:19
Locuteur

a

2:19
Invité

des progrès.

2:20
Locuteur

Mais

2:21
Invité

on a l'impression qu'on est toujours en retard d'une guerre.

2:23
Locuteur

C

2:23
Invité

'est-à-dire qu'il a annoncé les mesures qu'il devait annoncer au mois de janvier.

2:27
Locuteur

L

2:28
Invité

'état d'urgence, je lui avais proposé, j'étais le seul à l

2:30
Locuteur

'époque.

2:31
Invité

Le contrôle des frontières, le renforcement des effectifs de police. Quand vous pensez qu'aujourd'hui, on supprime toujours un douanier par jour. Donc, enfin, des mesures ont été prises et je m'en félicite.

2:43
Locuteur

On

2:43
Invité

ne

2:43
Locuteur

va

2:43
Invité

pas polémiquer aujourd'hui, c'est trop triste. Simplement, j'aurais aimé qu

2:48
Locuteur

'elles

2:48
Invité

soient prises avant, c'est fait, elles sont prises. Mais, encore,

2:52
Locuteur

il

2:52
Invité

y a eu des grands silences du président sur des sujets fondamentaux.

2:55
Locuteur

Je

2:55
Invité

pense notamment aux flux migratoires

2:58
Locuteur

qui

2:58
Invité

ne sont pas bien contrôlés. Et avec quelques terroristes qui se cachent

3:02
Locuteur

parmi

3:03
Invité

les migrants.

3:04
Locuteur

Je

3:04
Invité

pense à un certain fatatisme dans certains lieux de culte où il n'en a pas parlé. Et je pense que si on ne traite pas cette question, l'amalgame avec l'ensemble des musulmans de France sera fait par la population et que

3:19
Locuteur

ce

3:19
Invité

n

3:19
Locuteur

'est

3:19
Invité

pas sain. Donc, je pense que la Tunisie, par exemple, a été très ferme et je ne

3:22
Locuteur

vois

3:22
Invité

pas pourquoi la France ne pourrait pas l'être. Et puis, en politique étrangère,

3:27
Locuteur

cela

3:27
Invité

reste encore très ambigu

3:28
Locuteur

et

3:30
Invité

j'espère que le président va clarifier ses positions.

3:32
Locuteur

Vous

3:33
Présentateur

aviez fait d'ailleurs cinq propositions au chef de l'État lorsqu'il vous a reçu en tant que président de votre mouvement Debout la France. On va évoquer ses propositions. Juste à propos de ces deux points que le président n'a pas évoqués, c'est sur le plan de la symbolique devant le Congrès. Parce que la question, par exemple, du fanatisme dans certains lieux de culte, ça a été évoqué par le ministre de l'Intérieur. Vous, vous souhaitez que ce soit le président qui évoque cette question ? Bien sûr, parce qu

3:58
Locuteur

'on

3:59
Invité

vit ensemble. Si l'État

4:02
Locuteur

n

4:03
Invité

'est pas capable de te frapper fort

4:05
Locuteur

sur les

4:07
Invité

dingues

4:08
Locuteur

qui

4:08
Invité

franchissent les limites,

4:10
Locuteur

c

4:10
Invité

'est toute la communauté musulmane qui est malgré tout implicitement salie. Personne n'ose le dire. Moi, je ne comprends pas pourquoi on ne dit pas les choses. Parce que vous savez, quand on cache les choses,

4:22
Locuteur

il

4:22
Invité

y a des non-dits qui sont malsains. Et je connais tellement

4:25
Locuteur

de

4:26
Invité

Français,

4:29
Locuteur

parce

4:29
Invité

que moi j'appelle les gens, par leur nom, ils sont Français, de religions musulmanes qui sont indignées, écoeurées, mais qu'on n'entend pas assez dans les radios, les télévisions,

4:39
Locuteur

pour

4:40
Invité

bien montrer qu'il n'y a pas d'amalgame à faire. Mais pour ça, il faut que l'État soit ferme vis-à-vis de ceux qui salissent la communauté. C'est très important. Et si on ne le fait pas, mais vigoureusement, on laissera se perpétuer des amalgames qui ne sont pas sains. Donc je dis clairement qu'il faut oser aborder tous les sujets. Quand je vois, parlons franchement, que vous avez, je l'ai dit au président quand il m'a reçu dimanche, quand vous avez des imams qui ont prêché des discours de haine, qui ont eu des arrêtés d'expulsion,

5:11
Locuteur

et

5:11
Invité

que ces arrêtés d'expulsion ne sont pas exécutés. Pourquoi ? Un jour, j'ai rencontré le recteur de la mosquée de Paris, on a déjeuné ensemble,

5:18
Locuteur

qui

5:18
Invité

m'a dit, écoutez, ça fait dix ans que j'alerte les gouvernements sur des brebis galeuses. Pourquoi les gouvernements ne font rien ? Et après, on dit, ah, il y

5:27
Locuteur

a

5:27
Invité

un problème avec l'islam, etc. Donc moi, j'estime qu'on doit frapper fort, vite.

5:32
Locuteur

J

5:33
Invité

'ai toujours proposé qu'il n

5:34
Locuteur

'y ait

5:34
Invité

plus de financement étranger, ou que les financements étrangers pour les mosquées transitent par un fonds géré par les autorités musulmanes françaises, avec l'aide de l'État. Et j'ai proposé la même chose pour les fonds pour les autres religions, que ce soit la religion juive, la religion chrétienne.

5:50
Locuteur

En

5:51
Invité

un mot, je pense qu'il faut couper le cordon, et créer un vrai islam de France, structuré,

5:57
Locuteur

qui

5:57
Invité

prouvera à l'ensemble des Français qu'il

6:00
Locuteur

n'y a

6:00
Invité

aucune ambiguïté possible. Si on ne fait pas ça,

6:03
Locuteur

on

6:04
Invité

va alimenter des mouvements, des peurs, des rejets qui sont malsains. Alors j'ose le dire,

6:09
Locuteur

et

6:10
Invité

quand je le dis, on me dit, ah, vous alimentez la peur. Non, c'est l'inverse. L'État, le rôle de l'État, c'est de clarifier les choses.

6:16
Locuteur

Et

6:16
Invité

puis, au-delà de ça, je ne

6:18
Locuteur

sais

6:18
Invité

pas si vous avez vu, j'ai proposé une mesure qui va peut-être faire bondir, mais c'est le retour d'un service national pour les jeunes filles et les jeunes garçons de trois mois. Trois mois, ce n

6:25
Locuteur

'est

6:25
Invité

pas la mort

6:26
Locuteur

pour

6:26
Invité

donner à son pays, mêler, ressouder les générations, et puis montrer qu'on est tous pareils face au terrorisme. Et unir les jeunes Français. Parce que je vois bien dans ma banlieue,

6:39
Locuteur

tous

6:40
Invité

les jeunes Français sont indignés,

6:42
Locuteur

quels

6:42
Invité

qu'ils soient.

6:43
Présentateur

Concernant le fanatisme et le rapport de l'État français à ce fanatisme en France, comment vous expliquez ce manque de fermeté ? Vous avez parlé de Mollet, c'est quoi ? Ils n'osent pas ? Parce

6:55
Locuteur

qu'il y a un complexe,

6:57
Invité

voilà,

6:57
Locuteur

il

6:57
Invité

y

6:57
Locuteur

a

6:57
Invité

un complexe.

6:58
Locuteur

Parce

6:59
Invité

qu'on a peur, on dit « Ah, si tu parles de ça, est-ce que tu n'alimentes pas toi-même ?

7:03
Locuteur

»

7:03
Invité

Vous voyez ? Et vous vous dites que

7:04
Locuteur

c

7:04
Invité

'est le contraire, en fait.

7:05
Locuteur

C'est le

7:05
Invité

contraire, on laisse des non-dits. On laisse des non-dits. Je dirais presque, moi je considère tous les Français, quelles que soient leurs origines, comme des Français. Ceux qui refusent de nommer le mal, je pense, ont une sorte de paternalisme malsain. Voilà ce que je ressens. Je ne

7:22
Locuteur

sais

7:22
Invité

pas si c'est compréhensible,

7:23
Locuteur

j'espère qu'on le

7:24
Invité

comprendra. C'est exactement pareil que l'attitude... Et c'est peut-être parce que je vis en banlieue, je connais toute cette jeunesse extraordinaire qu'on a.

7:35
Locuteur

Alors,

7:37
Invité

vous voyez, quelque part,

7:39
Locuteur

est

7:40
Invité

-ce qu'on les associe comme il faut

7:41
Locuteur

à

7:42
Invité

la nation française

7:43
Locuteur

?

7:44
Invité

Comme si on avait peur toujours du drapeau. Moi je dis toujours, j'ai dans ma banlieue des jeunes qui sont plus patriotes que certains dans les beaux quartiers. Simplement, ils n'ont pas le même nom, ils n'ont pas la même origine et pas la même religion. Pourquoi on ne parle jamais de cela à la télévision

7:59
Locuteur

?

7:59
Invité

Pourquoi on ne

8:00
Locuteur

parle

8:00
Invité

jamais des médecins, des avocats, des infirmières, de ceux qui réussissent et qui viennent des banlieues ?

8:05
Locuteur

Pourquoi

8:06
Invité

on cantonne toujours le regard qu'on a sur la banlieue sur un rappeur, un type à casquette à l'envers, un trafiquant ou un islamiste

8:15
Locuteur

?

8:16
Invité

Radical, quand même. Il faut quand même un moment... Moi je suis le seul à oser ce discours parce que moi je n

8:21
Locuteur

'ai

8:21
Invité

aucun complexe, je n

8:22
Locuteur

'ai

8:22
Invité

jamais été xénophobe, je suis patriote républicain. Et je pense qu'il y

8:26
Locuteur

a

8:26
Invité

une sorte de terreur à gauche. Ils ont une vision misérabiliste. Cette vision misérabiliste, elle enferme notre jeunesse

8:33
Locuteur

dans

8:34
Invité

un rôle qui n'est plus le sien.

8:36
Locuteur

D

8:36
Invité

'autant plus qu'il y

8:37
Locuteur

en

8:37
Invité

a énormément qui s'en

8:38
Locuteur

sortent.

8:38
Invité

Vous voyez

8:39
Locuteur

? Alors

8:39
Invité

je sais qu'en disant ça, et je le dis pourquoi, parce que j'ai beaucoup d'amis à Debout la France qui sont d'origine étrangère, qui sont français à 150%, et qui me disent « mais dis-le ! » Alors je leur dis « oui, mais moi je n

8:51
Locuteur

'ose

8:51
Invité

pas, est-ce qu'on ne

8:51
Locuteur

va

8:51
Invité

pas me prendre pour... »

8:52
Locuteur

On va

8:52
Invité

m'assimiler au... Vous voyez, tout de suite...

8:54
Locuteur

Mais

8:55
Invité

il faut dire les choses, il faut crever l'abcès. Sinon, on va rentrer, on va donner raison aux terroristes qui vont diviser la société française. Il faut crever l'abcès. Tout le monde sur le pont du navire, on doit tous défendre la France, ses valeurs, la République,

9:08
Locuteur

dans

9:08
Invité

le respect de notre diversité.

9:10
Présentateur

Concernant toujours ce discours et les mesures annoncées par François Hollande devant le Congrès, il a l'intention de réformer la Constitution pour l'adapter à cet État particulier, la situation particulière. Vous êtes favorable ou vous êtes plutôt sceptique ?

9:27
Invité

Je suis favorable parce que ça ne fera pas de mal de toiletter et de donner les moyens à l'État d'agir dans le respect du droit, mais entre nous.

9:34
Locuteur

Moi

9:35
Invité

je trouve que ça fait un peu grosse ficelle.

9:37
Locuteur

C

9:38
Invité

'est-à-dire que quand j'écoutais le discours du Président, je me disais franchement, est-ce

9:41
Locuteur

que...

9:42
Invité

Moi j'aurais été Président de la République hier, au Congrès, je n'aurais pas du tout fait comme ça. J'aurais dit voilà les actes que je prends et qui sont d'application la semaine prochaine ou demain.

9:52
Locuteur

Je

9:52
Invité

n'aurais pas essayé de noyer le poisson. Vous voyez ce que je veux dire ? Alors je sais que c'est grave en disant ça, parce que je sais qu'il a la volonté, il m'a reçu, on a parlé, il a la volonté bien évidemment d'agir, mais on a l'impression

10:03
Locuteur

qu

10:04
Invité

'on cherche toujours des procédures longues pour ne pas trancher. Voilà. C'est-à

10:10
Locuteur

-dire

10:10
Invité

qu

10:10
Locuteur

'on

10:10
Invité

va renvoyer une constitution, alors ça

10:12
Locuteur

va débattre... On tourne

10:13
Présentateur

autour du pot, c'est ce que vous êtes en train de

10:14
Locuteur

faire. Voilà, en

10:14
Invité

gros, j'ai le sentiment qu'on tourne

10:16
Locuteur

autour

10:17
Invité

du pot. La révision constitutionnelle, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Mais

10:21
Locuteur

on

10:22
Invité

doit pouvoir agir maintenant. Je prends un exemple très précis. Les djihadistes qui reviennent de Syrie,

10:28
Locuteur

qu'ils

10:28
Invité

soient étrangers, binationaux, français.

10:31
Locuteur

Moi

10:31
Invité

j'attends des mesures immédiates. Hier, le président a renvoyé à une consultation du Conseil d'État.

10:36
Locuteur

Ils

10:39
Invité

ne

10:39
Locuteur

sont

10:39
Invité

pas si nombreux.

10:40
Locuteur

Il

10:40
Invité

y

10:40
Locuteur

a

10:40
Invité

des mesures de précaution à prendre. C'est ce que j'ai dit dans mon discours. Mesures de précaution.

10:45
Locuteur

Parce

10:45
Invité

que ces gens-là discréditent toute la France. Ils sont une infime minorité.

10:52
Locuteur

Moi,

10:52
Invité

ce qui me fait le plus de peine, c'est quand j'entends à la télévision une des Français contre des Français. Ce n

10:56
Locuteur

'est

10:56
Invité

pas vrai. C'est une infime minorité.

10:58
Locuteur

Mais

10:58
Invité

si cette infime minorité, on ne la combat pas,

11:01
Locuteur

on

11:01
Invité

ne l'arrête pas, il y aura d'autres attentats.

11:04
Locuteur

Alors,

11:05
Présentateur

vous avez fait cinq propositions au chef de l'État. On va y revenir dans un instant. Vous avez fait un certain nombre de propositions concernant notamment les personnes fichées que vous venez d'évoquer à l'instant. Si vous venez de nous rejoindre sur le bureau FM, toute la République exceptionnelle.

11:18
Locuteur

On

11:18
Présentateur

parle, bien entendu, des attentats terribles qui ont frappé la France. Mon invité, c'est Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne.

11:27
Locuteur

A toute la République. Toute

11:28
Présentateur

la République revient dans un instant. 17h, 18h, Toute la République avec Abdelkrim Branine sur Beurre FM. Toute la République, deuxième partie. Je reçois aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, député de l'Essonne. On parle des attentats terribles. Qui ont frappé la France, Paris, vendredi 13 novembre. On va évoquer un certain nombre de propositions que vous avez faites au chef de l'État.

11:59
Locuteur

On

11:59
Présentateur

va commencer par les frontières. Vous réclamez le rétablissement des frontières. Alors, ça a été évoqué par le chef de l'État, mais ça reste provisoire pour vous. Ça doit être plus ferme et définitif.

12:11
Invité

Oui.

12:12
Locuteur

Le

12:12
Invité

chef de l'État a une position très curieuse. Il dit, j'ai rétabli les contrôles des frontières. Ah, donc c'est que c'est utile.

12:19
Locuteur

Et

12:19
Invité

puis après, il dit dans son intervention, ah oui, mais c'est provisoire parce que les frontières nationales, c'est le diable, en gros. Et il doit y avoir des frontières européennes. Et j'ai demandé qu'on améliore les frontières européennes. Mais ça fait 15 ans qu'on essaie d'améliorer les frontières européennes. Et quand on regarde le parcours des terroristes, on comprend très bien

12:35
Locuteur

qu

12:36
Invité

'il se joue de l'absence de frontières. C'est-à-dire que quand ils partent en Syrie et qu

12:40
Locuteur

'ils

12:40
Invité

reviennent en France, bien sûr, ils n'atterrissent pas à Roissy. Ils atterrissent en Autriche ou en Allemagne. Et puis après, ils passent la frontière. Ce qui fait que comme il

12:47
Locuteur

n

12:47
Invité

'y a pas d'accord

12:48
Locuteur

et

12:48
Invité

d'efficacité entre les services des frontières des différents pays, c'est une passoire.

12:54
Locuteur

Est

12:55
Invité

-ce que c'est sain

12:55
Locuteur

? L

12:56
Invité

'Algérie contrôle ses frontières, le Maroc contrôle ses frontières, la Tunisie, l'Angleterre, le Japon, la Russie, tous les pays du monde qui se respectent. Est-ce que Londres est une ville fermée au monde ? Non. Pourtant, on contrôle les frontières en y entrant. Dans le pays. Donc moi je dis, il faut arrêter ce système Schengen qui est une passoire. Il faut rétablir définitivement nos frontières nationales. Ça ne

13:19
Locuteur

veut

13:19
Invité

pas dire les fermer hermétiquement. Ça veut dire savoir qui entre chez nous, connaître les mouvements des gens à surveiller, comme le font les Etats-Unis et l'Angleterre. Qu'est-ce qu'il y

13:31
Locuteur

a

13:31
Invité

de choquant

13:31
Locuteur

? Je

13:32
Invité

ne comprends pas ce combat d'arrière-garde du président de la République et de la majorité de gauche, pour être clair. Et d'ailleurs d'une partie de la droite.

13:39
Locuteur

Parce

13:39
Invité

qu'ils sont dans une idéologie européenne.

13:41
Locuteur

Ils

13:42
Invité

veulent croire que la frontière sera contrôlée en Grèce. Elle ne le sera pas. Donc à un moment, on doit être responsable de son pays. Et entre nous, si on avait contrôlé nos frontières de manière très sévère,

13:53
Locuteur

je

13:53
Invité

pense que les mouvements des terroristes,

13:55
Locuteur

on

13:55
Invité

aurait peut-être pu les identifier. Alors ça ne garantit pas le zéro défaut.

13:58
Locuteur

Il

13:59
Invité

peut y avoir un attentat demain dans un pays qui contrôle ses frontières. Et il y en a eu.

14:02
Locuteur

Donc

14:03
Invité

attention, j'essaye d'être le plus honnête dans mes propos. Simplement, je demande le contrôle des frontières

14:08
Locuteur

nationales.

14:08
Invité

Car c'est le seul moyen

14:10
Locuteur

de limiter

14:12
Invité

les risques.

14:13
Locuteur

Concernant

14:14
Présentateur

les fameuses fiches S, enfin S en rapport avec le terrorisme, vous avez fait un certain nombre de propositions en fonction des profils. Alors, étrangers, binationaux ou nationaux

14:26
Locuteur

? Oui,

14:27
Invité

étrangers, ils doivent être expulsés. Quand j'apprends qu'il y a encore des étrangers fichés pour terrorisme, de retour du djihad dans notre pays,

14:34
Locuteur

ça

14:35
Invité

c'est le ministre de l'Intérieur, il l

14:36
Locuteur

'a

14:36
Invité

confirmé il y a quelques semaines.

14:37
Locuteur

Je

14:38
Invité

me dis où on vit. Il n

14:39
Locuteur

'y a

14:39
Invité

pas un pays au monde qui tolérerait ça.

14:41
Locuteur

Quel

14:41
Invité

qu'il soit. Ensuite, pour l'affaire de la déchéance de nationalité, le président de la République a rejoint notre proposition qui est que quelqu'un qui va combattre en Syrie contre notre armée, puisque nos soldats y sont maintenant, c'est quelqu'un qui combat notre pays.

14:57
Locuteur

Il

14:57
Invité

ne peut pas avoir la nationalité française. À ce moment-là, il

14:59
Locuteur

faut

14:59
Invité

qu

14:59
Locuteur

'il

14:59
Invité

garde la sienne d'origine. Personne ne lui impose d'être français.

15:04
Locuteur

Mais

15:05
Invité

en revanche, on ne peut pas être français et combattre son propre pays. Et puis quand il n

15:09
Locuteur

'y

15:09
Invité

a pas d'autre nationalité, on ne peut pas être apatride. On n'a pas le droit. Donc à ce moment-là, il n

15:13
Locuteur

'y a

15:13
Invité

qu'une solution, c'est d'arrêter la personne.

15:15
Locuteur

C

15:15
Invité

'est de la haute trahison. Pendant la guerre de 40, pendant la guerre de 14, si on combat son pays, ça veut dire qu'on fait le jeu de l'ennemi. On est arrêté. À l'époque, on était fusillé. Je ne demande pas qu'on les fusille. Je demande qu'on les arrête

15:29
Locuteur

et

15:30
Invité

qu'on évite de les laisser en liberté.

15:32
Locuteur

Qu

15:32
Invité

'est-ce qu'il y a de choquant

15:33
Locuteur

?

15:34
Invité

Voilà. Alors le président de la République a attendu 11 mois pour y arriver.

15:38
Locuteur

Et

15:38
Invité

encore, on n'y est pas. Alors attention,

15:42
Locuteur

il

15:42
Invité

faut après voir les cas. Il y

15:44
Locuteur

a

15:44
Invité

des cas différents.

15:45
Locuteur

Un

15:45
Invité

jeune peut être parti en Syrie

15:47
Locuteur

et

15:47
Invité

s'être rendu compte de son erreur. Je ne dis pas qu'il faut les mettre définitivement la vie en prison, bien évidemment. Il faut ensuite des procédures judiciaires. D'ailleurs, il y a déjà un délit qui existe. Il faut bien évidemment doser tout cela.

16:02
Locuteur

Mais

16:03
Invité

il faut montrer au pays qu'on ne transigera plus là-dessus.

16:06
Locuteur

Si

16:07
Invité

on va combattre en Syrie, ça veut dire qu'on n'est plus français.

16:10
Présentateur

Concernant l'état d'urgence, le chef de l'État a évoqué un prolongement. Il sera effectif pendant trois mois. C'est suffisant

16:19
Locuteur

? Écoutez,

16:20
Invité

il faut déjà trois mois. Mais il faudra continuer après ou avoir eu une révision constitutionnelle qui permet de prendre les mesures nécessaires, notamment des perquisitions, le trafic d'armes, le trafic de drogue. Mais on va continuer longtemps à empêcher les gens de vivre dans nos cités. Une infime minorité qui gagne de l'argent sur le dos de la misère humaine, de la drogue. Mais enfin, il

16:43
Locuteur

faut

16:43
Invité

arrêter. Ça fait des années qu'on le dit. C'est tout. Vous savez, moi, ce que j'aimerais, c'est que mon pays, l'ordre soit rétabli. C'est que j'aimerais qu'ensuite, on passe à l'étape suivante, donner de l'emploi aux jeunes, améliorer leur situation, leur donner une dignité, un avenir. Voilà, c'est ça l'enjeu quand même. On parle sécurité aujourd'hui, mais il faut aussi donner un avenir à notre jeunesse. Et ça,

17:06
Locuteur

ça

17:06
Invité

passe par l'emploi.

17:07
Locuteur

Ça

17:07
Invité

passe par le logement. Ça passe par la dignité.

17:10
Locuteur

On

17:11
Invité

en est très loin aujourd'hui en France.

17:12
Locuteur

Ça

17:13
Présentateur

reste pour vous... Enfin, on a quelques pistes, bien entendu, de réflexion concernant ces jeunes Français qui se laissent séduire par ce monstre Daesh. Mais il reste une part de mystère quand même.

17:25
Locuteur

Parce qu'on

17:26
Présentateur

a plusieurs centaines de Français qui ont rejoint les rangs de Daesh.

17:30
Locuteur

Est

17:31
Présentateur

-ce qu'on s'est assez penchés là-dessus au niveau des renseignements, au niveau de l'État français ?

17:36
Locuteur

Je

17:36
Invité

ne

17:36
Locuteur

crois

17:36
Invité

pas. Mais moi, je vais vous dire. Alors, je vais peut-être vous choquer, vous surprendre. Quand on n'a pas de sens dans la vie,

17:43
Locuteur

quand

17:43
Invité

la nation, la France,

17:45
Locuteur

ne

17:45
Invité

donne pas assez un sens, eh bien, vous avez des enfants perdus

17:50
Locuteur

qui

17:50
Invité

vont chercher un sens ailleurs. Je crois qu'on doit s'interroger sur qu'est-ce que ça veut dire être Français. Quelles sont les valeurs qui sont les nôtres. Ça doit s'enseigner. Ça ne vous tombe pas, ce n

18:03
Locuteur

'est

18:03
Invité

pas l'Esprit Saint. Ça doit s'enseigner. Si les religions, d'ailleurs, prennent tant d'importance, c'est parce que le fait d'être Français, qu'est-ce qu'on défend

18:13
Locuteur

? Qu

18:13
Invité

'est-ce que défendent nos grands hommes politiques

18:15
Locuteur

?

18:16
Invité

Est-ce que, quant au sommet, parfois, c'est gangréné

18:19
Locuteur

? Il

18:19
Invité

ne

18:19
Locuteur

faut

18:19
Invité

pas s'étonner que ce soit gangréné à la base.

18:22
Locuteur

Ça

18:22
Invité

veut dire qu'il faut revoir entièrement l'idée de notre pays, nos valeurs, l'éducation nationale. Et puis, c'est aussi un pays qui souffre d'un chômage de masse depuis des années. Ça ne

18:32
Locuteur

veut

18:32
Invité

pas dire que quand on est au chômage, on doit être terroriste, bien sûr. Mais il faut remettre en dynamique notre pays.

18:40
Locuteur

C

18:41
Invité

'est ça, mon projet. Debout la France. Ce n

18:42
Locuteur

'est

18:42
Invité

pas par hasard que j'ai appelé ce parti Debout la France. Comment on associe les gens par le référendum ? Comment on revoit complètement notre société un peu plus de justice sociale

18:51
Locuteur

?

18:52
Invité

Donc,

18:52
Locuteur

je

18:53
Invité

crois qu'on doit aussi s'interroger. Quand vous avez un ancien président de

18:55
Locuteur

la

18:55
Invité

République, Nicolas Sarkozy, pour ne

18:57
Locuteur

pas

18:57
Invité

le nommer, qui allait faire de la course à pied avec New York Police,

19:03
Locuteur

qu

19:03
Invité

'est-ce que c'est

19:03
Locuteur

? Qu

19:05
Invité

'est-ce que ça veut dire ? Quelle est l'image que donnent nos dirigeants ? Qu'est-ce que ça veut dire être français ? Pour moi, être français, ce n

19:10
Locuteur

'est

19:10
Invité

pas être américain.

19:11
Locuteur

Je

19:12
Invité

respecte les États-Unis comme je respecte les Russes, comme je respecte les autres. Mais on a un message particulier. Et qu'est-ce qu'on a dit à notre jeunesse

19:18
Locuteur

? Qu

19:19
Invité

'est-ce qu

19:20
Locuteur

'on

19:20
Invité

lui a appris

19:20
Locuteur

?

19:21
Invité

Donc,

19:21
Locuteur

je

19:22
Invité

pense qu'il y a eu beaucoup de démissions collectives et de lâcheté collective. Et qu'il est temps de remettre la France debout, c'est-à-dire d'affirmer nos valeurs. Par exemple, notre politique étrangère. Pourquoi on n

19:32
Locuteur

'a

19:32
Invité

pas une politique étrangère plus juste au Moyen-Orient

19:34
Locuteur

? Voilà.

19:36
Invité

Est-ce que si on avait eu une politique plus juste

19:40
Locuteur

au

19:40
Invité

moment de l'affaire de Gaza,

19:41
Locuteur

il

19:42
Invité

n'y aurait pas eu aussi moins de révolte

19:43
Locuteur

?

19:44
Invité

Voilà. Donc, je demande qu'on ait une politique... Je suis gaulliste. Voilà. Alors, je sais, souvent, on dit gaulliste. Gaulliste,

19:50
Locuteur

ça

19:50
Invité

veut dire quoi ? Bah, gaulliste, général de Gaulle, il portait la France haut et fort. Et peut-être que, dans ces conditions, il y aurait eu un peu plus de patriotisme.

19:57
Locuteur

Alors,

19:58
Présentateur

la politique étrangère, on va en reparler parce que vous avez fait également un certain nombre de propositions. Moi, je voulais revenir et rester sur cette histoire de chercher, finalement, à comprendre comment des jeunes français en arrivent à devenir terroristes et à tuer des jeunes de leur âge. Ça aussi, en France, on a l'impression que c'est un peu tabou à partir du moment où vous cherchez à comprendre. On vous dit à justifier quelque part un petit peu, vous leur trouvez des excuses. Et j'ai l'impression qu'on a... Les gens ont... Alors, vous, vous osez vous en parler, sans aucun problème, mais

20:29
Locuteur

on

20:29
Présentateur

n'ose pas trop.

20:30
Locuteur

Mais je suis un des rares à en

20:30
Invité

parler, mais je vais vous dire pourquoi ils ne veulent pas en parler.

20:33
Locuteur

Parce

20:33
Invité

que c'est le symbole d'un échec monstrueux.

20:36
Locuteur

Voilà.

20:36
Invité

Et ils sont quand

20:37
Locuteur

même...

20:38
Invité

Si vous voulez, c'est très délicat parce qu'on est encore très proche à une semaine du deuil.

20:44
Locuteur

Mais quand

20:45
Invité

même, c'est curieux, à chaque attentat, circuler, il

20:47
Locuteur

n'y a

20:47
Invité

rien à voir. L'émotion, l'unité nationale. Mais est-ce qu'on peut parler des choses, non pas pour les justifier, mais pour essayer de comprendre, d'analyser et de remettre le pays en marche

21:00
Locuteur

?

21:00
Invité

Il faut aussi être honnête. On a laissé la gangrène de la petite délinquance

21:04
Locuteur

se

21:05
Invité

développer. Et vous avez certains qui ont eu 8, 10, 15 condamnations et qui vont toujours chercher plus loin.

21:12
Locuteur

Parce

21:12
Invité

que jamais on leur a dit stop.

21:14
Locuteur

Comme

21:14
Invité

la drogue.

21:15
Locuteur

Si

21:16
Invité

on ne vous dit jamais stop, les drogués se droguent toujours plus. Eh bien,

21:20
Locuteur

vous

21:20
Invité

avez toute une jeunesse à qui on a toléré la violence et qui va toujours chercher plus loin jusqu'à un moment se faire sauter.

21:28
Locuteur

Parce

21:28
Invité

qu

21:28
Locuteur

'on

21:28
Invité

ne peut pas vivre dans la violence.

21:30
Locuteur

Et

21:30
Invité

on a laissé des quartiers entiers dans la violence.

21:33
Locuteur

Par

21:33
Invité

démagogie, par lâcheté.

21:37
Présentateur

Renforcer les moyens de l'État, ça fait également partie de vos propositions au chef de l'État. Là aussi, François Hollande a annoncé un certain nombre de mesures, augmentation des effectifs, ça reste encore insuffisant ?

21:47
Invité

C'est bien, déjà. Moi je suis content parce que j'en ai beaucoup parlé

21:50
Locuteur

pendant

21:50
Invité

mon entretien à l'Élysée, je lui ai dit que les services de police étaient à bout,

21:54
Locuteur

à

21:54
Invité

bout de souffle, que j'ai eu l'impression qu'il m'écoutait, donc ça m'a fait plaisir et je le félicite d'avoir décidé par exemple de ne plus diminuer les effectifs de la défense nationale. Je le félicite d'avoir recruté et d'annoncer des recrutements et il l'a dit d'ailleurs ça ne fera que revenir au niveau de 2007

22:14
Locuteur

puisque

22:14
Invité

le précédent gouvernement et je m'étais beaucoup opposé au précédent gouvernement quand il réduisait les postes de policiers et de gendarmes. Malheureusement, et d'ailleurs il l

22:21
Locuteur

'a

22:21
Invité

dit lui-même, on va revenir au niveau de 2007

22:23
Locuteur

et

22:24
Invité

honnêtement la société est plus violente qu'en 2007 donc il faut faire plus. Vous savez, nous sommes un des pays occidentaux qui dépensent le moins pour sa sécurité intérieure

22:34
Locuteur

par

22:35
Invité

habitant. Deux fois moins par exemple qu'en Angleterre pour la justice.

22:39
Locuteur

La

22:40
Invité

justice, c'est pareil. Quand vous voyez que vous arrêtez, j'ai démantelé un trafic de drogue dans ma ville, la police.

22:46
Locuteur

Ils

22:46
Invité

sont convoqués dans six mois.

22:48
Locuteur

Mais

22:49
Invité

comment voulez-vous faire respecter l'ordre ? Ils ont reconstitué le trafic au pied des immeubles.

22:55
Locuteur

Mais

22:55
Invité

comment pouvons-nous accepter cela ? Quel modèle on donne à notre jeunesse

22:58
Locuteur

?

22:59
Invité

Donc, moi je demande qu'on recrute, ce n

23:01
Locuteur

'est

23:01
Invité

pas 5 000 qu'il faut, c'est 20 000. Il n'a pas parlé des places de prison.

23:05
Locuteur

Il

23:05
Invité

faut en construire. On en a 20 000 de moins qu'en Angleterre. Est-ce que l'Angleterre est un pays fasciste

23:09
Locuteur

?

23:09
Invité

Non.

23:10
Locuteur

Alors,

23:10
Invité

il faut arrêter. On en a sans doute moins qu'au Maghreb. Donc, il faut arrêter.

23:16
Locuteur

Enfin,

23:16
Invité

voilà, il y

23:17
Locuteur

a

23:17
Invité

un moment. Mais,

23:18
Locuteur

on

23:19
Invité

a l'impression qu'à chaque attentat,

23:21
Locuteur

il

23:22
Invité

faut, on repart sur des mesures, mais que tout ça, ce sont souvent des mesures insuffisantes. Donc, je demande, ça va dans le bon sens,

23:28
Locuteur

il

23:28
Invité

faut être clair, mais il faut faire plus.

23:30
Locuteur

Vous

23:31
Présentateur

avez évoqué l'Angleterre qui a subi également une vague d

23:33
Locuteur

'attaques

23:35
Présentateur

comparable en 2005 et comparable également au niveau des profils puisque c'était des jeunes britanniques d'origine étrangère, de

23:42
Locuteur

confession

23:43
Présentateur

musulmane, en tout cas revendiquée comme telle. Ils ont pris un certain nombre de mesures très radicales et finalement, ils n'ont plus connu d'attentats par la suite. Dans un autre site, il y a eu également l'Espagne. Vous pensez qu'on est en train également d'étudier ces modèles un petit peu

23:59
Locuteur

? J

24:00
Invité

'ai l'impression qu'au fond d'eux-mêmes, nos dirigeants ne veulent pas changer de logiciels

24:04
Locuteur

qui

24:04
Invité

prennent des mesures mais qui ne

24:05
Locuteur

vont

24:05
Invité

pas au bout.

24:06
Locuteur

C

24:07
Invité

'est le sentiment que j'ai. J'espère me tromper. Sincèrement, j'espère me tromper.

24:11
Locuteur

J

24:12
Invité

'espère me tromper mais je crains d'avoir raison encore. Alors, on va voir. Je vais être le plus franc possible avec vous dans ces matières. Il ne

24:19
Locuteur

faut

24:19
Invité

pas faire de la politique.

24:20
Locuteur

S

24:21
Invité

'il les prend, je dirais bravo.

24:24
Locuteur

Il

24:25
Présentateur

y

24:25
Locuteur

a

24:25
Présentateur

eu plusieurs polémiques à propos du ce qu'on appelait le fameux Patriote Acte à la Française par la loi sur le renseignement. Vous aviez voté contre

24:32
Locuteur

cette loi ? Non, j'avais voté

24:34
Invité

contre cette loi.

24:34
Locuteur

Pour

24:35
Présentateur

quelles raisons

24:35
Invité

? Pour très simplement. Il n

24:36
Locuteur

'y a

24:36
Invité

pas besoin d'espionner toute la France pour justement, on l'a bien prouvé, ça le prouve bien d'ailleurs, pour traiter ceux qui posent problème.

24:48
Locuteur

C

24:48
Invité

'est ça qui est extravagant. Ce qui m'a choqué dans cette loi sur le renseignement, c'est que,

24:54
Locuteur

si

24:54
Invité

vous voulez d'ailleurs, ils n'en ont même pas les moyens.

24:57
Locuteur

Vous

24:58
Invité

pouvez mettre tout le monde sur écoute mais il faut traiter les informations. Donc, pour moi, l'enjeu, ce n

25:02
Locuteur

'est

25:02
Invité

pas ça. L'enjeu, c'est de cibler. Alors après, qu'on ait des moyens de renseignement pour cibler, oui, ça je suis d'accord.

25:09
Locuteur

C

25:09
Invité

'est pour ça que j'étais réticent à cette loi sur le renseignement initial

25:12
Locuteur

parce

25:12
Invité

que je pense que l'enjeu est plutôt de cibler et de donner les moyens aux forces de l'ordre de renseignement une meilleure organisation pour cibler les gens dangereux et puis pour leur éviter de passer nos frontières.

25:22
Locuteur

On

25:22
Invité

peut surveiller la Terre entière mais on n'y arrive pas.

25:26
Locuteur

On

25:26
Présentateur

va faire une autre pause Nicolas Dupont-Aignan et dans un instant la dernière partie de cette émission de ce Toute la République exceptionnel, vous l'avez compris, on parle bien entendu des attentats atterris du 13 novembre dernier et de leurs conséquences pour la France.

25:38
Locuteur

A

25:38
Présentateur

tout de

25:38
Locuteur

suite. Toute

25:40
Présentateur

la République revient dans un instant. 17h, 18h, Toute la République avec Abdelkrim Branine sur Beurre FM.

25:52
Locuteur

Toute

25:53
Présentateur

la République troisième et dernière partie. Mon invité aujourd'hui c'est Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, député de l'Essonne. On parle beaucoup essentiellement de ces attentats de Paris terribles et de leurs conséquences. Bien entendu à la fin, on dirait un mot des régionales parce qu'on a tendance à l'oublier dans quelques jours et il y aura des élections très importantes. On a effleuré de sujets mais je vais vous lancer un petit peu plus dans le détail concernant la politique étrangère de la France. Vous avez parlé notamment de nos relations avec certains pays ambigus avec le terrorisme. Nicolas Dupont-Aignan.

26:26
Invité

Oui, mais tout le monde le sait. Je n

26:29
Locuteur

'ai

26:29
Invité

pas compris. On n

26:30
Locuteur

'a

26:30
Invité

pas vendu les Mistral, vous savez ces navires, à la Russie

26:34
Locuteur

et

26:34
Invité

puis on les a vendus à l'Egypte via l'Arabie Saoudite qui a payé en fait. Qui a sorti le gouvernement d'un mauvais pas. Qu'on les vende à l'Egypte ça ne me gêne pas mais c

26:43
Locuteur

'est

26:43
Invité

l'Arabie Saoudite qui a payé. Et je n

26:45
Locuteur

'ai

26:45
Invité

rien contre l'Arabie Saoudite et le Qatar mais simplement j'aimerais savoir si les bruits ou les informations selon lesquelles il y a eu des financements de Daesh sont confirmés ou pas.

26:54
Locuteur

La

26:55
Invité

Turquie a un comportement très ambigu. L'Etat islamique n'aurait pas pu se développer si le pétrole n'avait pas été acheté par la Turquie. Donc je trouve qu'on n'est pas clair. Je trouve alors ça va vous choquer peut-être je n'ai aucun lien avec Assad en Syrie qui est sans doute

27:13
Locuteur

un

27:14
Invité

tyran. Mais entre l'Etat islamique et Assad est-ce qu'il ne fallait pas d'abord s'appuyer sur Assad

27:20
Locuteur

pour

27:21
Invité

vaincre l'Etat islamique

27:22
Locuteur

?

27:23
Invité

C'est une question qu'il mérite de se poser.

27:26
Locuteur

Voilà

27:26
Invité

les questions fondamentales. La Russie joue un rôle. Alors enfin le Président a décidé une coalition enfin les Etats de la zone commencent aussi à s'inquiéter. Voilà parce qu'il faut voir les écrits et

27:38
Locuteur

puis

27:39
Invité

ils salissent complètement l'islam.

27:42
Locuteur

Il

27:42
Invité

faut quand même appeler un chat un chat. Donc il

27:45
Locuteur

y a

27:45
Invité

un moment il faut réagir tous ensemble. Donc moi j'attends que les Etats de la zone réagissent. Il y a eu la conférence importante la Vienne je crois et puis on va voir ce qui va se faire.

27:55
Présentateur

Vous soutenez l'idée d'une opération terrestre pour éradiquer définitivement

28:00
Locuteur

je la

28:01
Invité

souhaite il faudra une opération terrestre mais cette opération terrestre n'a aucun sens si elle est faite par les occidentaux

28:06
Locuteur

parce

28:07
Invité

qu'elle va

28:07
Locuteur

elle

28:08
Invité

va conduire certains à se durcir. Il faut que maintenant les Etats de la zone

28:15
Locuteur

prennent

28:15
Invité

leurs responsabilités.

28:17
Locuteur

Est

28:17
Invité

-ce qu'ils laissent ce cancer se développer ou pas ?

28:19
Locuteur

C

28:20
Invité

'est aux Etats de la zone de prendre leurs responsabilités. La France les Etats-Unis la Russie peuvent intervenir mais

28:26
Locuteur

il

28:27
Invité

n

28:27
Locuteur

'y

28:27
Invité

aura pas de réussite

28:27
Locuteur

s

28:28
Invité

'il n'y

28:28
Locuteur

a

28:28
Invité

pas une association des Etats de la zone.

28:31
Locuteur

On

28:31
Présentateur

va venir on va évoquer bien entendu les régionales dans un instant parce que c'est une prochaine échéance à venir et la vie continue malgré tout. Il y a un certain nombre de

28:41
Locuteur

grands

28:42
Présentateur

événements qui doivent avoir lieu en France. Alors déjà les élections elles seront maintenues le Premier ministre l'a dit la COP21 qui sera maintenue un petit peu plus loin il y

28:52
Locuteur

a

28:52
Présentateur

l'Euro 2016 l'Euro de football et on a bien vu qu'on a quand même fait exploser deux bombes

28:57
Locuteur

au

28:58
Présentateur

stade de France là où était présent le Président de la République c

29:02
Locuteur

'est

29:03
Présentateur

très inquiétant alors est-ce qu'il faut maintenir quoi qu'il arrive ces événements Nicolas Dupoignan

29:07
Locuteur

?

29:08
Présentateur

Il faut les maintenir si

29:09
Invité

parallèlement on prend les mesures qui s'imposent voilà il faut les maintenir bien sûr parce que ça voudrait dire qu'on cède au chantage

29:17
Locuteur

mais

29:18
Invité

en même temps il faut accélérer sur la mise en oeuvre des mesures accélérer

29:23
Locuteur

on

29:24
Invité

revient à ce que je disais tout à l'heure

29:25
Locuteur

Les

29:26
Présentateur

élections je l'ai dit le premier tour aura lieu d'ici quelques jours c'est tout proche alors la campagne est suspendue pour l'instant c'est normal Nicolas Dupoignan ?

29:36
Invité

c'est normal parce qu'il y a des blessés qui sont entre la vie et la mort parce qu'on est en deuil national enfin on a fini le deuil depuis mardi mais c'est normal enfin puis d'abord moi je vais vous dire j'ai pas envie de parler des RER des voitures alors que

29:51
Locuteur

on

29:51
Invité

a ce carnage enfin comment même enfin moi je n'y arriverai pas

29:55
Locuteur

bien

29:55
Présentateur

sûr

29:55
Invité

je suis peut-être bizarre mais je suis comme ça

29:58
Locuteur

j

29:59
Invité

'ai une sensibilité je ne peux pas

30:00
Locuteur

parce

30:01
Invité

qu'il faut hiérarchiser les problèmes en même temps il y

30:02
Locuteur

a

30:02
Invité

des élections

30:04
Locuteur

et

30:04
Invité

si dans les 15 jours qui nous restent

30:07
Locuteur

puisque

30:08
Invité

c'est dans 15 jours juste

30:10
Locuteur

deux

30:11
Invité

semaines il n

30:12
Locuteur

'y a

30:12
Invité

plus de campagne alors là il y a le danger d'avoir des réactions d'humeur des français donc il faut qu'on puisse aussi faire campagne

30:19
Locuteur

voilà je

30:20
Invité

pense qu'à partir de lundi on pourra faire campagne et le faire avec un bon esprit

30:25
Locuteur

c

30:26
Invité

'est à dire dire aux français deux choses

30:27
Locuteur

un

30:28
Invité

il faut aller voter

30:30
Locuteur

parce

30:30
Invité

que si vous n'allez pas voter ça veut dire que ceux qui vont aller voter prendront le pouvoir et puis deux il faut voter en regardant les projets sur les régionales bien sûr mais qui sont traduits par des partis politiques qui ont une philosophie

30:45
Locuteur

voilà moi

30:46
Invité

debout la France on est gaulliste on veut à la fois de l'autorité et de la justice voilà c'est ce que je veux pour l'île de France je ne veux pas du retour voilà de ce que j'appelle je ne

30:56
Locuteur

veux

30:56
Invité

pas des sortants parce qu'ils ont échoué les socialistes

30:59
Locuteur

puis

30:59
Invité

je ne

31:00
Locuteur

veux

31:00
Invité

pas des revenants parce que je n

31:01
Locuteur

'ai

31:01
Invité

pas envie que la région soit aux ordres de Sarkozy voilà moi je le dis franchement soit on a monsieur Bartholone et c'est monsieur Hollande par procuration et puis on va continuer la même mollesse

31:10
Locuteur

soit

31:11
Invité

on a le retour les revenants comme je les appelle qui vont mettre la région en coupe réglée madame Pécresse qui n

31:16
Locuteur

'est

31:16
Invité

que le faunet de monsieur Sarkozy

31:19
Locuteur

moi

31:19
Invité

je pense qu'on peut avoir autre chose et c'est ce que je propose et puis je n

31:23
Locuteur

'ai

31:23
Invité

pas envie de monsieur Saint-Just qui est Front National vous savez qu'il est élu de Picardie personne ne le dit il a été sanctionné pour absentéisme

31:30
Locuteur

et

31:30
Invité

c'est ça le Front National a quelqu'un qui a été sanctionné pour absentéisme qui par ailleurs est mis en examen

31:36
Locuteur

enfin

31:36
Invité

quand même et je dis vraiment aux gens moi j'offre le choix alors maintenant j'offre le choix avec tous mes amis des élus de bon sens des gens courageux qui viennent de la société civile

31:47
Locuteur

et

31:48
Invité

j'espère que

31:49
Locuteur

les

31:49
Invité

franciliens en tout cas feront le bon choix

31:51
Locuteur

voilà à

31:52
Présentateur

propos alors de l'île de France puisque bien entendu vous allez vous menez la liste de vous la France en île de France il y a eu des sondages très positifs vous concernant alors je n

32:04
Locuteur

'ai

32:04
Présentateur

plus les chiffres en tête

32:05
Locuteur

on est vers

32:06
Invité

8% c'est énorme

32:08
Locuteur

déjà pour nous c'est énorme pour

32:08
Présentateur

un parti récent comme le vôtre et récent à quoi vous attribuez ce succès notamment en île de

32:14
Locuteur

France

32:14
Invité

je pense que je suis le seul maire

32:16
Locuteur

de

32:17
Invité

banlieue candidat tête de

32:19
Locuteur

liste

32:20
Invité

monsieur Bartholone est président de

32:21
Locuteur

l

32:21
Invité

'assemblée d'ailleurs je ne comprends pas très bien pourquoi il veut être président de la région et madame Pécresse c'est une élue de Versailles députée qui a jamais exercé la moindre responsabilité

32:31
Locuteur

directe

32:32
Invité

et puis elle a été ministre de monsieur Sarkozy elle est complètement aux ordres de Sarkozy donc je pense que d'avoir un maire de banlieue président de la région ça serait quand même un sacré changement parce que moi je n'aborde pas la question uniquement avec le clivage gauche droite

32:47
Locuteur

je

32:48
Invité

veux dire un RER il n

32:49
Locuteur

'est

32:49
Invité

pas de gauche oui il n

32:49
Locuteur

'est

32:49
Invité

pas de droite

32:50
Locuteur

pardonnez

32:50
Invité

-moi mais un lycée il n

32:51
Locuteur

'est

32:51
Invité

pas de gauche et pas de droite et je pense que mon projet est beaucoup plus réaliste

32:55
Locuteur

c

32:56
Invité

'est-à-dire de réparer ce qui existe au lieu de se lancer dans les dizaines de milliards 30 milliards du Grand Paris qui est une affaire de bétonneur de défendre les automobilistes ça choque beaucoup pour certains parce qu'ils ne peuvent pas vivre sans leur voiture et on les accable toujours de taxes supplémentaires et puis ma grande idée de la seconde chance de formation professionnelle c'est-à-dire que chaque jeune

33:19
Locuteur

qui

33:19
Invité

décroche

33:20
Locuteur

est

33:21
Invité

une seconde chance on peut à 15 ans 16 ans avoir une crise d'ado louper son son lycée sortir sans rien il y en a quand même 150 000 en France

33:32
Locuteur

et

33:32
Invité

vous savez ce qui est terrible dans le système français

33:35
Locuteur

c

33:35
Invité

'est qu'après vous êtes condamné à l'échec je veux absolument mais ça c'est un vieux dada de vieille obsession que j'ai depuis des années je veux qu'il

33:43
Locuteur

y ait

33:43
Invité

une seconde chance pour chaque jeune c'est-à-dire un crédit

33:47
Locuteur

parce

33:47
Invité

que le jeune qui quitte l'école à 15 ans 16 ans il n

33:51
Locuteur

'a

33:51
Invité

pas coûté cher à la France

33:53
Locuteur

on

33:53
Invité

ne lui a pas payé 10 ans d'études donc j'estime qu'on peut sur sa carte de crédit il aura 2 ans d'études pré-payées

34:00
Locuteur

et

34:01
Invité

quand il aura un peu de plomb dans l'aile quand il commencera à aller mais pas de plomb dans la cervelle pas dans l'aile heureusement il ira mieux je veux qu

34:10
Locuteur

'on

34:10
Invité

lui redonne une chance

34:11
Locuteur

et

34:11
Invité

ça c'est mon mais vraiment le grand programme que je veux pour la jeunesse en Ile-de-France et je pense que ça peut marcher voilà donc je pense qu'on marche dans les sondages enfin c'est pas gagné parce que les gens se disent tiens il y a quelqu'un de différent et on n'est pas dans la langue de bois permanente

34:27
Locuteur

tout

34:28
Présentateur

à l'heure vous avez évoqué le risque énorme d'abstention la question du Front National susceptible de remporter une, deux voire trois régions pensez qu'on peut assister suite à ces attentats et à leurs conséquences et à la psychose

34:46
Locuteur

à

34:47
Présentateur

un bouleversement ou à une abstention massive et donc un bouleversement et que le Front National remporte finalement plus de régions

34:54
Locuteur

oui

34:54
Invité

je pense que c'est une probabilité mais je mets en cause je le dis

34:59
Locuteur

je

34:59
Invité

demande aux médias

35:01
Locuteur

de

35:02
Invité

faire le premier tour avant le second j'étais scandalisé de certains débats

35:07
Locuteur

sur

35:07
Invité

une de vos radios concurrentes sur le Nord Pas-de-Calais où il y avait les trois candidats qu'on imagine au second tour et puis les autres ils ont disparu moi j'ai des listes dans toute la France debout la France

35:18
Locuteur

et

35:18
Invité

bien on est zappé

35:19
Locuteur

on

35:20
Invité

est exclu des débats c'est scandaleux scandaleux il y

35:25
Locuteur

a

35:25
Invité

un premier tour si on n'offre pas le choix aux français et qu'ils ont simplement le choix entre des incompétents qui nous ont gouverné 20 ans et le Front National il y

35:33
Locuteur

a

35:33
Invité

le risque

35:34
Locuteur

que

35:34
Invité

ceux qui ne s'abstiennent pas aillent voter Front National si les français voient

35:39
Locuteur

qu

35:40
Invité

'il

35:40
Locuteur

y a

35:40
Invité

d'autres offres alternatives dont la mienne debout la France j'ai des jeunes candidats dans tous les départements en Nord Pas-de-Calais on a un jeune Jean-Philippe Tanguy extraordinaire 29 ans qui aime la France qui ne veut plus des incapables qu'on a mais qui ne

35:53
Locuteur

veut

35:53
Invité

pas le Front National lui il n

35:54
Locuteur

'a

35:54
Invité

pas le droit au débat il n

35:55
Locuteur

'a

35:55
Invité

pas le droit à la parole

35:56
Locuteur

c

35:57
Invité

'est terrible c'est tragique

35:59
Locuteur

donc

36:00
Invité

je supplie les médias

36:01
Locuteur

de

36:02
Invité

faire le premier tour avant le second parce que c'est au premier tour qu'on peut

36:05
Locuteur

donner

36:06
Invité

ses valeurs ses convictions et ça peut changer le second donc c'est au premier tour qu'il faut se mobiliser et je prends un exemple si au premier tour en Ile-de-France on vote pour moi et bien on peut être au second

36:18
Locuteur

et

36:18
Invité

ça peut bouleverser beaucoup de choses parce qu'il faut 10% pour passer au second et ça ça gêne alors je suis très attaqué par Mme Pécresse parce qu'évidemment elle veut le monopole de l'expression et par le Front National d

36:29
Locuteur

'ailleurs

36:29
Invité

c'est curieux le Front National et Mme Pécresse collent leurs affiches ensemble

36:32
Locuteur

ah

36:32
Invité

oui il ne

36:33
Locuteur

faut

36:33
Invité

pas qu

36:33
Locuteur

'il

36:33
Invité

y

36:33
Locuteur

ait

36:33
Invité

quelqu'un

36:34
Locuteur

parce

36:34
Invité

que vous comprenez

36:35
Locuteur

je

36:36
Invité

pense que tous les français l'ont compris le piège quelque part le parti socialiste et l'UMP ont besoin du Front National pour rester en vie

36:43
Locuteur

et

36:44
Invité

donc ils fonctionnent ensemble et moi je le vois en Ile-de-France c'est impressionnant M. Saint-Just et Mme Pécresse me dézinguent à longueur de journée

36:51
Locuteur

donc

36:52
Invité

ça veut bien dire qu

36:52
Locuteur

'ils

36:52
Invité

sont complices parce qu'en vérité ils ne veulent pas qu'il

36:55
Locuteur

y ait

36:55
Invité

une expression différente

36:56
Locuteur

et

36:57
Invité

je dis c'est les électeurs qui choisissent

36:59
Locuteur

alors

36:59
Invité

électeurs choisissez aller voter

37:01
Locuteur

voilà une

37:02
Présentateur

question que j'aimerais vous poser en tant que gaulliste en tant que défenseur de la nation on sait qu'on veut faire de ces 13 régions 13 grandes régions des moteurs de l'économie locale en même temps certains défenseurs de la nation j'ai déjà assisté à des débats soupçonnent un petit peu une idée aussi d'en faire des régions européennes et un petit peu de on ne

37:27
Locuteur

va

37:27
Présentateur

pas désinguer un petit peu la nation française mais un petit peu alors je ne

37:30
Locuteur

sais

37:30
Présentateur

pas du tout qu'est-ce que vous en pensez ?

37:31
Invité

je suis tout à fait convaincu c'est à dire que dans l'idée du gouvernement il y a l'idée de faire une Europe des régions

37:39
Locuteur

et

37:40
Invité

de détruire la France implicitement parce que ces grandes régions une fois que vous allez avoir un président d'une grande région imaginez Lorraine Champagne-Ardenne Alsace qu'est-ce qu

37:50
Locuteur

'il

37:50
Invité

va faire ?

37:50
Locuteur

il

37:50
Invité

va apprendre une langue directement avec Bruxelles

37:52
Locuteur

et

37:53
Invité

on va assister obligatoirement à un vrai danger de fragmentation et moi je n'aime pas ces féodaux je n'aime pas les Roitlais

37:59
Locuteur

voilà

37:59
Invité

les Roitlais on en a plein dans nos communes des maires des présidents de conseils généraux départementaux maintenant on dit régionaux ils se prennent pour des Roitlais et moi je crois à la République

38:10
Locuteur

la

38:11
Invité

République c'est liberté égalité fraternité c'est les mêmes droits pour chacun et c'est arrêter le clientélisme d'ailleurs dans le programme pour la région Île-de-France je veux faire un grand ménage là-dessus arrêter le clientélisme

38:22
Locuteur

et

38:22
Invité

surtout le clientélisme partisan parce qu'on a bien vu 18 ans de socialisme toujours les mêmes les mêmes beaucoup de dépenses publiques et puis là le danger de à nouveau 6 ans alors là les sarkozistes au pouvoir

38:35
Locuteur

moi

38:35
Invité

je n

38:36
Locuteur

'ai

38:36
Invité

pas envie de leur laisser la région

38:37
Locuteur

et

38:37
Invité

ça ça dépend des électeurs ça ne dépend pas de moi moi j'offre le choix maintenant chacun doit voter

38:42
Locuteur

et

38:42
Présentateur

bien ce sera le mot de la fin Nicolas Dupond-Yon merci à vous

38:45
Locuteur

merci on

38:46
Présentateur

vous dit à très bientôt

38:46
Locuteur

à bientôt

38:47
Invité

sur Beurre FM