Nicolas Dupont-Aignan invité de Beur FM
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 47 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
On est quatre jours après cette terrible vague d'attentats. Dans quel état vous êtes aujourd'hui ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Propos de cette mollesse et de ces mesures, vous êtes exprimé concernant les mesures annoncées devant le congrès hier par le président François Hollande.
- 3:41OuverteRéponse directe
Juste à propos de ces deux points que le président n'a pas évoqués, c'est sur le plan de la symbolique devant le Congrès.
- 6:49OuverteRéponse directe
Concernant le fanatisme et le rapport de l'État français à ce fanatisme en France, comment vous expliquez ce manque de fermeté ?
- 9:15OuverteRéponse directe
Il a l'intention de réformer la Constitution pour l'adapter à cet État particulier, la situation particulière. Vous êtes favorable ou vous êtes plutôt sceptique ?
- 12:02OuverteRéponse directe
Vous réclamez le rétablissement des frontières. Ça a été évoqué par le chef de l'État, mais ça reste provisoire pour vous. Ça doit être plus ferme et définitif.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:31InvitéFait
« Le contrôle des frontières, le renforcement des effectifs de police. »
- 2:36InvitéChiffre
« Quand vous pensez qu'aujourd'hui, on supprime toujours un douanier par jour. »
- 10:25InvitéFait
« Les djihadistes qui reviennent de Syrie, qu'ils soient étrangers, binationaux, français. »
- 14:27InvitéPromesse
« Étrangers, ils doivent être expulsés. »
- 21:47InvitéFait
« C'est bien, déjà. Moi je suis content parce que j'en ai beaucoup parlé pendant mon entretien à l'Élysée. »
- 22:36InvitéChiffre
« Nous sommes un des pays occidentaux qui dépensent le moins pour sa sécurité intérieure par habitant. Deux fois moins par exemple qu'en Angleterre pour la justice. »
- 26:55InvitéFait
« La Turquie a un comportement très ambigu. »
- 27:00InvitéFait
« L'État islamique n'aurait pas pu se développer si le pétrole n'avait pas été acheté par la Turquie. »
- 32:06InvitéChiffre
« on est vers 8% »
- 32:59InvitéFait
« 30 milliards du Grand Paris qui est une affaire de bétonneur »
- 33:30InvitéChiffre
« il y en a quand même 150 000 en France »
- 33:56InvitéPromesse
« sur sa carte de crédit il aura 2 ans d'études pré-payées »
- 37:40InvitéFait
« de faire une Europe des régions et de détruire la France implicitement »
- 37:54InvitéFait
« on va assister obligatoirement à un vrai danger de fragmentation »
- 38:24InvitéFait
« 18 ans de socialisme toujours les mêmes »
Temps de parole
- Invité70 %
- Présentateur21 %
- ?8 %
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17h, 18h, Toute la République avec Abdelkrim Branine sur Beurre FM.
Toute
la République, je reçois aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.
Bonjour,
monsieur.
Merci d'être avec nous sur Beurre FM, président de Debout la France, député de l'Essonne. Une émission forcément un peu spéciale en raison des terribles attentats que nous avons subis une fois de plus en France. On va essentiellement parler de ces attentats et de leurs conséquences, notamment conséquences politiques. Mais avant, comme tous ceux qui viennent s'exprimer dans notre radio et dans les médias en général, je vais vous demander votre sentiment, Nicolas Dupont-Aignan. On est quatre jours après cette terrible vague d'attentats. Dans quel état vous êtes aujourd'hui
? Un
sentiment d'horreur
par
rapport à cette jeunesse qui a été
lâchement
assassinée.
Car
on parle de guerre.
Il
y a une guerre contre l'État islamique. Mais dans une guerre,
il
y a un minimum de règles. Là,
c
'est barbare. Ils ont tiré dans le dos de gens qui n'avaient pas les moyens de se défendre.
Donc
c'est une guerre inégale, terroriste. Voilà, c'est un sentiment d'horreur et en même temps, le sentiment que face à cette horreur, il ne
faut
pas tomber dans les pièges.
Il
y a beaucoup de pièges de tendu. L'amalgame, la division nationale. Et puis, le fait aussi, le piège de la mollesse.
C
'est-à-dire d'oublier au bout de quelques jours et puis qu'on reprenne le cours comme avance. Ça,
ce
n
'est
pas possible. On a déjà commis l'erreur après le mois de janvier dernier.
Et
j'ai suffisamment alerté
depuis
le mois de janvier dernier
sur
la nécessité d'une réaction vraiment forte
pour
cette fois-ci être encore plus vigilant.
Parce
que je,
comment
vous dire, j'ai le sentiment,
peut
-être que je n
'ai
pas fait assez, mais à chaque fois que j'alertais,
on
me regardait de haut. On disait que je surfais sur les peurs,
que
j'en rajoutais. Et vous voyez, je me dis, finalement, je n
'ai
peut-être pas assez de temps pété aussi parce que je sais que les mesures n
'ont
pas été prises à temps.
Et
ça, ça me rend vraiment, ça me met en colère.
À
propos de cette mollesse et de ces mesures, vous êtes exprimé concernant les mesures annoncées devant le congrès hier par le président François Hollande. Vous les trouvez largement insuffisantes, d'après ce que j'ai compris.
Oui,
il
y
a
des progrès.
Mais
on a l'impression qu'on est toujours en retard d'une guerre.
C
'est-à-dire qu'il a annoncé les mesures qu'il devait annoncer au mois de janvier.
L
'état d'urgence, je lui avais proposé, j'étais le seul à l
'époque.
Le contrôle des frontières, le renforcement des effectifs de police. Quand vous pensez qu'aujourd'hui, on supprime toujours un douanier par jour. Donc, enfin, des mesures ont été prises et je m'en félicite.
On
ne
va
pas polémiquer aujourd'hui, c'est trop triste. Simplement, j'aurais aimé qu
'elles
soient prises avant, c'est fait, elles sont prises. Mais, encore,
il
y a eu des grands silences du président sur des sujets fondamentaux.
Je
pense notamment aux flux migratoires
qui
ne sont pas bien contrôlés. Et avec quelques terroristes qui se cachent
parmi
les migrants.
Je
pense à un certain fatatisme dans certains lieux de culte où il n'en a pas parlé. Et je pense que si on ne traite pas cette question, l'amalgame avec l'ensemble des musulmans de France sera fait par la population et que
ce
n
'est
pas sain. Donc, je pense que la Tunisie, par exemple, a été très ferme et je ne
vois
pas pourquoi la France ne pourrait pas l'être. Et puis, en politique étrangère,
cela
reste encore très ambigu
et
j'espère que le président va clarifier ses positions.
Vous
aviez fait d'ailleurs cinq propositions au chef de l'État lorsqu'il vous a reçu en tant que président de votre mouvement Debout la France. On va évoquer ses propositions. Juste à propos de ces deux points que le président n'a pas évoqués, c'est sur le plan de la symbolique devant le Congrès. Parce que la question, par exemple, du fanatisme dans certains lieux de culte, ça a été évoqué par le ministre de l'Intérieur. Vous, vous souhaitez que ce soit le président qui évoque cette question ? Bien sûr, parce qu
'on
vit ensemble. Si l'État
n
'est pas capable de te frapper fort
sur les
dingues
qui
franchissent les limites,
c
'est toute la communauté musulmane qui est malgré tout implicitement salie. Personne n'ose le dire. Moi, je ne comprends pas pourquoi on ne dit pas les choses. Parce que vous savez, quand on cache les choses,
il
y a des non-dits qui sont malsains. Et je connais tellement
de
Français,
parce
que moi j'appelle les gens, par leur nom, ils sont Français, de religions musulmanes qui sont indignées, écoeurées, mais qu'on n'entend pas assez dans les radios, les télévisions,
pour
bien montrer qu'il n'y a pas d'amalgame à faire. Mais pour ça, il faut que l'État soit ferme vis-à-vis de ceux qui salissent la communauté. C'est très important. Et si on ne le fait pas, mais vigoureusement, on laissera se perpétuer des amalgames qui ne sont pas sains. Donc je dis clairement qu'il faut oser aborder tous les sujets. Quand je vois, parlons franchement, que vous avez, je l'ai dit au président quand il m'a reçu dimanche, quand vous avez des imams qui ont prêché des discours de haine, qui ont eu des arrêtés d'expulsion,
et
que ces arrêtés d'expulsion ne sont pas exécutés. Pourquoi ? Un jour, j'ai rencontré le recteur de la mosquée de Paris, on a déjeuné ensemble,
qui
m'a dit, écoutez, ça fait dix ans que j'alerte les gouvernements sur des brebis galeuses. Pourquoi les gouvernements ne font rien ? Et après, on dit, ah, il y
a
un problème avec l'islam, etc. Donc moi, j'estime qu'on doit frapper fort, vite.
J
'ai toujours proposé qu'il n
'y ait
plus de financement étranger, ou que les financements étrangers pour les mosquées transitent par un fonds géré par les autorités musulmanes françaises, avec l'aide de l'État. Et j'ai proposé la même chose pour les fonds pour les autres religions, que ce soit la religion juive, la religion chrétienne.
En
un mot, je pense qu'il faut couper le cordon, et créer un vrai islam de France, structuré,
qui
prouvera à l'ensemble des Français qu'il
n'y a
aucune ambiguïté possible. Si on ne fait pas ça,
on
va alimenter des mouvements, des peurs, des rejets qui sont malsains. Alors j'ose le dire,
et
quand je le dis, on me dit, ah, vous alimentez la peur. Non, c'est l'inverse. L'État, le rôle de l'État, c'est de clarifier les choses.
Et
puis, au-delà de ça, je ne
sais
pas si vous avez vu, j'ai proposé une mesure qui va peut-être faire bondir, mais c'est le retour d'un service national pour les jeunes filles et les jeunes garçons de trois mois. Trois mois, ce n
'est
pas la mort
pour
donner à son pays, mêler, ressouder les générations, et puis montrer qu'on est tous pareils face au terrorisme. Et unir les jeunes Français. Parce que je vois bien dans ma banlieue,
tous
les jeunes Français sont indignés,
quels
qu'ils soient.
Concernant le fanatisme et le rapport de l'État français à ce fanatisme en France, comment vous expliquez ce manque de fermeté ? Vous avez parlé de Mollet, c'est quoi ? Ils n'osent pas ? Parce
qu'il y a un complexe,
voilà,
il
y
a
un complexe.
Parce
qu'on a peur, on dit « Ah, si tu parles de ça, est-ce que tu n'alimentes pas toi-même ?
»
Vous voyez ? Et vous vous dites que
c
'est le contraire, en fait.
C'est le
contraire, on laisse des non-dits. On laisse des non-dits. Je dirais presque, moi je considère tous les Français, quelles que soient leurs origines, comme des Français. Ceux qui refusent de nommer le mal, je pense, ont une sorte de paternalisme malsain. Voilà ce que je ressens. Je ne
sais
pas si c'est compréhensible,
j'espère qu'on le
comprendra. C'est exactement pareil que l'attitude... Et c'est peut-être parce que je vis en banlieue, je connais toute cette jeunesse extraordinaire qu'on a.
Alors,
vous voyez, quelque part,
est
-ce qu'on les associe comme il faut
à
la nation française
?
Comme si on avait peur toujours du drapeau. Moi je dis toujours, j'ai dans ma banlieue des jeunes qui sont plus patriotes que certains dans les beaux quartiers. Simplement, ils n'ont pas le même nom, ils n'ont pas la même origine et pas la même religion. Pourquoi on ne parle jamais de cela à la télévision
?
Pourquoi on ne
parle
jamais des médecins, des avocats, des infirmières, de ceux qui réussissent et qui viennent des banlieues ?
Pourquoi
on cantonne toujours le regard qu'on a sur la banlieue sur un rappeur, un type à casquette à l'envers, un trafiquant ou un islamiste
?
Radical, quand même. Il faut quand même un moment... Moi je suis le seul à oser ce discours parce que moi je n
'ai
aucun complexe, je n
'ai
jamais été xénophobe, je suis patriote républicain. Et je pense qu'il y
a
une sorte de terreur à gauche. Ils ont une vision misérabiliste. Cette vision misérabiliste, elle enferme notre jeunesse
dans
un rôle qui n'est plus le sien.
D
'autant plus qu'il y
en
a énormément qui s'en
sortent.
Vous voyez
? Alors
je sais qu'en disant ça, et je le dis pourquoi, parce que j'ai beaucoup d'amis à Debout la France qui sont d'origine étrangère, qui sont français à 150%, et qui me disent « mais dis-le ! » Alors je leur dis « oui, mais moi je n
'ose
pas, est-ce qu'on ne
va
pas me prendre pour... »
On va
m'assimiler au... Vous voyez, tout de suite...
Mais
il faut dire les choses, il faut crever l'abcès. Sinon, on va rentrer, on va donner raison aux terroristes qui vont diviser la société française. Il faut crever l'abcès. Tout le monde sur le pont du navire, on doit tous défendre la France, ses valeurs, la République,
dans
le respect de notre diversité.
Concernant toujours ce discours et les mesures annoncées par François Hollande devant le Congrès, il a l'intention de réformer la Constitution pour l'adapter à cet État particulier, la situation particulière. Vous êtes favorable ou vous êtes plutôt sceptique ?
Je suis favorable parce que ça ne fera pas de mal de toiletter et de donner les moyens à l'État d'agir dans le respect du droit, mais entre nous.
Moi
je trouve que ça fait un peu grosse ficelle.
C
'est-à-dire que quand j'écoutais le discours du Président, je me disais franchement, est-ce
que...
Moi j'aurais été Président de la République hier, au Congrès, je n'aurais pas du tout fait comme ça. J'aurais dit voilà les actes que je prends et qui sont d'application la semaine prochaine ou demain.
Je
n'aurais pas essayé de noyer le poisson. Vous voyez ce que je veux dire ? Alors je sais que c'est grave en disant ça, parce que je sais qu'il a la volonté, il m'a reçu, on a parlé, il a la volonté bien évidemment d'agir, mais on a l'impression
qu
'on cherche toujours des procédures longues pour ne pas trancher. Voilà. C'est-à
-dire
qu
'on
va renvoyer une constitution, alors ça
va débattre... On tourne
autour du pot, c'est ce que vous êtes en train de
faire. Voilà, en
gros, j'ai le sentiment qu'on tourne
autour
du pot. La révision constitutionnelle, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Mais
on
doit pouvoir agir maintenant. Je prends un exemple très précis. Les djihadistes qui reviennent de Syrie,
qu'ils
soient étrangers, binationaux, français.
Moi
j'attends des mesures immédiates. Hier, le président a renvoyé à une consultation du Conseil d'État.
Ils
ne
sont
pas si nombreux.
Il
y
a
des mesures de précaution à prendre. C'est ce que j'ai dit dans mon discours. Mesures de précaution.
Parce
que ces gens-là discréditent toute la France. Ils sont une infime minorité.
Moi,
ce qui me fait le plus de peine, c'est quand j'entends à la télévision une des Français contre des Français. Ce n
'est
pas vrai. C'est une infime minorité.
Mais
si cette infime minorité, on ne la combat pas,
on
ne l'arrête pas, il y aura d'autres attentats.
Alors,
vous avez fait cinq propositions au chef de l'État. On va y revenir dans un instant. Vous avez fait un certain nombre de propositions concernant notamment les personnes fichées que vous venez d'évoquer à l'instant. Si vous venez de nous rejoindre sur le bureau FM, toute la République exceptionnelle.
On
parle, bien entendu, des attentats terribles qui ont frappé la France. Mon invité, c'est Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne.
A toute la République. Toute
la République revient dans un instant. 17h, 18h, Toute la République avec Abdelkrim Branine sur Beurre FM. Toute la République, deuxième partie. Je reçois aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, député de l'Essonne. On parle des attentats terribles. Qui ont frappé la France, Paris, vendredi 13 novembre. On va évoquer un certain nombre de propositions que vous avez faites au chef de l'État.
On
va commencer par les frontières. Vous réclamez le rétablissement des frontières. Alors, ça a été évoqué par le chef de l'État, mais ça reste provisoire pour vous. Ça doit être plus ferme et définitif.
Oui.
Le
chef de l'État a une position très curieuse. Il dit, j'ai rétabli les contrôles des frontières. Ah, donc c'est que c'est utile.
Et
puis après, il dit dans son intervention, ah oui, mais c'est provisoire parce que les frontières nationales, c'est le diable, en gros. Et il doit y avoir des frontières européennes. Et j'ai demandé qu'on améliore les frontières européennes. Mais ça fait 15 ans qu'on essaie d'améliorer les frontières européennes. Et quand on regarde le parcours des terroristes, on comprend très bien
qu
'il se joue de l'absence de frontières. C'est-à-dire que quand ils partent en Syrie et qu
'ils
reviennent en France, bien sûr, ils n'atterrissent pas à Roissy. Ils atterrissent en Autriche ou en Allemagne. Et puis après, ils passent la frontière. Ce qui fait que comme il
n
'y a pas d'accord
et
d'efficacité entre les services des frontières des différents pays, c'est une passoire.
Est
-ce que c'est sain
? L
'Algérie contrôle ses frontières, le Maroc contrôle ses frontières, la Tunisie, l'Angleterre, le Japon, la Russie, tous les pays du monde qui se respectent. Est-ce que Londres est une ville fermée au monde ? Non. Pourtant, on contrôle les frontières en y entrant. Dans le pays. Donc moi je dis, il faut arrêter ce système Schengen qui est une passoire. Il faut rétablir définitivement nos frontières nationales. Ça ne
veut
pas dire les fermer hermétiquement. Ça veut dire savoir qui entre chez nous, connaître les mouvements des gens à surveiller, comme le font les Etats-Unis et l'Angleterre. Qu'est-ce qu'il y
a
de choquant
? Je
ne comprends pas ce combat d'arrière-garde du président de la République et de la majorité de gauche, pour être clair. Et d'ailleurs d'une partie de la droite.
Parce
qu'ils sont dans une idéologie européenne.
Ils
veulent croire que la frontière sera contrôlée en Grèce. Elle ne le sera pas. Donc à un moment, on doit être responsable de son pays. Et entre nous, si on avait contrôlé nos frontières de manière très sévère,
je
pense que les mouvements des terroristes,
on
aurait peut-être pu les identifier. Alors ça ne garantit pas le zéro défaut.
Il
peut y avoir un attentat demain dans un pays qui contrôle ses frontières. Et il y en a eu.
Donc
attention, j'essaye d'être le plus honnête dans mes propos. Simplement, je demande le contrôle des frontières
nationales.
Car c'est le seul moyen
de limiter
les risques.
Concernant
les fameuses fiches S, enfin S en rapport avec le terrorisme, vous avez fait un certain nombre de propositions en fonction des profils. Alors, étrangers, binationaux ou nationaux
? Oui,
étrangers, ils doivent être expulsés. Quand j'apprends qu'il y a encore des étrangers fichés pour terrorisme, de retour du djihad dans notre pays,
ça
c'est le ministre de l'Intérieur, il l
'a
confirmé il y a quelques semaines.
Je
me dis où on vit. Il n
'y a
pas un pays au monde qui tolérerait ça.
Quel
qu'il soit. Ensuite, pour l'affaire de la déchéance de nationalité, le président de la République a rejoint notre proposition qui est que quelqu'un qui va combattre en Syrie contre notre armée, puisque nos soldats y sont maintenant, c'est quelqu'un qui combat notre pays.
Il
ne peut pas avoir la nationalité française. À ce moment-là, il
faut
qu
'il
garde la sienne d'origine. Personne ne lui impose d'être français.
Mais
en revanche, on ne peut pas être français et combattre son propre pays. Et puis quand il n
'y
a pas d'autre nationalité, on ne peut pas être apatride. On n'a pas le droit. Donc à ce moment-là, il n
'y a
qu'une solution, c'est d'arrêter la personne.
C
'est de la haute trahison. Pendant la guerre de 40, pendant la guerre de 14, si on combat son pays, ça veut dire qu'on fait le jeu de l'ennemi. On est arrêté. À l'époque, on était fusillé. Je ne demande pas qu'on les fusille. Je demande qu'on les arrête
et
qu'on évite de les laisser en liberté.
Qu
'est-ce qu'il y a de choquant
?
Voilà. Alors le président de la République a attendu 11 mois pour y arriver.
Et
encore, on n'y est pas. Alors attention,
il
faut après voir les cas. Il y
a
des cas différents.
Un
jeune peut être parti en Syrie
et
s'être rendu compte de son erreur. Je ne dis pas qu'il faut les mettre définitivement la vie en prison, bien évidemment. Il faut ensuite des procédures judiciaires. D'ailleurs, il y a déjà un délit qui existe. Il faut bien évidemment doser tout cela.
Mais
il faut montrer au pays qu'on ne transigera plus là-dessus.
Si
on va combattre en Syrie, ça veut dire qu'on n'est plus français.
Concernant l'état d'urgence, le chef de l'État a évoqué un prolongement. Il sera effectif pendant trois mois. C'est suffisant
? Écoutez,
il faut déjà trois mois. Mais il faudra continuer après ou avoir eu une révision constitutionnelle qui permet de prendre les mesures nécessaires, notamment des perquisitions, le trafic d'armes, le trafic de drogue. Mais on va continuer longtemps à empêcher les gens de vivre dans nos cités. Une infime minorité qui gagne de l'argent sur le dos de la misère humaine, de la drogue. Mais enfin, il
faut
arrêter. Ça fait des années qu'on le dit. C'est tout. Vous savez, moi, ce que j'aimerais, c'est que mon pays, l'ordre soit rétabli. C'est que j'aimerais qu'ensuite, on passe à l'étape suivante, donner de l'emploi aux jeunes, améliorer leur situation, leur donner une dignité, un avenir. Voilà, c'est ça l'enjeu quand même. On parle sécurité aujourd'hui, mais il faut aussi donner un avenir à notre jeunesse. Et ça,
ça
passe par l'emploi.
Ça
passe par le logement. Ça passe par la dignité.
On
en est très loin aujourd'hui en France.
Ça
reste pour vous... Enfin, on a quelques pistes, bien entendu, de réflexion concernant ces jeunes Français qui se laissent séduire par ce monstre Daesh. Mais il reste une part de mystère quand même.
Parce qu'on
a plusieurs centaines de Français qui ont rejoint les rangs de Daesh.
Est
-ce qu'on s'est assez penchés là-dessus au niveau des renseignements, au niveau de l'État français ?
Je
ne
crois
pas. Mais moi, je vais vous dire. Alors, je vais peut-être vous choquer, vous surprendre. Quand on n'a pas de sens dans la vie,
quand
la nation, la France,
ne
donne pas assez un sens, eh bien, vous avez des enfants perdus
qui
vont chercher un sens ailleurs. Je crois qu'on doit s'interroger sur qu'est-ce que ça veut dire être Français. Quelles sont les valeurs qui sont les nôtres. Ça doit s'enseigner. Ça ne vous tombe pas, ce n
'est
pas l'Esprit Saint. Ça doit s'enseigner. Si les religions, d'ailleurs, prennent tant d'importance, c'est parce que le fait d'être Français, qu'est-ce qu'on défend
? Qu
'est-ce que défendent nos grands hommes politiques
?
Est-ce que, quant au sommet, parfois, c'est gangréné
? Il
ne
faut
pas s'étonner que ce soit gangréné à la base.
Ça
veut dire qu'il faut revoir entièrement l'idée de notre pays, nos valeurs, l'éducation nationale. Et puis, c'est aussi un pays qui souffre d'un chômage de masse depuis des années. Ça ne
veut
pas dire que quand on est au chômage, on doit être terroriste, bien sûr. Mais il faut remettre en dynamique notre pays.
C
'est ça, mon projet. Debout la France. Ce n
'est
pas par hasard que j'ai appelé ce parti Debout la France. Comment on associe les gens par le référendum ? Comment on revoit complètement notre société un peu plus de justice sociale
?
Donc,
je
crois qu'on doit aussi s'interroger. Quand vous avez un ancien président de
la
République, Nicolas Sarkozy, pour ne
pas
le nommer, qui allait faire de la course à pied avec New York Police,
qu
'est-ce que c'est
? Qu
'est-ce que ça veut dire ? Quelle est l'image que donnent nos dirigeants ? Qu'est-ce que ça veut dire être français ? Pour moi, être français, ce n
'est
pas être américain.
Je
respecte les États-Unis comme je respecte les Russes, comme je respecte les autres. Mais on a un message particulier. Et qu'est-ce qu'on a dit à notre jeunesse
? Qu
'est-ce qu
'on
lui a appris
?
Donc,
je
pense qu'il y a eu beaucoup de démissions collectives et de lâcheté collective. Et qu'il est temps de remettre la France debout, c'est-à-dire d'affirmer nos valeurs. Par exemple, notre politique étrangère. Pourquoi on n
'a
pas une politique étrangère plus juste au Moyen-Orient
? Voilà.
Est-ce que si on avait eu une politique plus juste
au
moment de l'affaire de Gaza,
il
n'y aurait pas eu aussi moins de révolte
?
Voilà. Donc, je demande qu'on ait une politique... Je suis gaulliste. Voilà. Alors, je sais, souvent, on dit gaulliste. Gaulliste,
ça
veut dire quoi ? Bah, gaulliste, général de Gaulle, il portait la France haut et fort. Et peut-être que, dans ces conditions, il y aurait eu un peu plus de patriotisme.
Alors,
la politique étrangère, on va en reparler parce que vous avez fait également un certain nombre de propositions. Moi, je voulais revenir et rester sur cette histoire de chercher, finalement, à comprendre comment des jeunes français en arrivent à devenir terroristes et à tuer des jeunes de leur âge. Ça aussi, en France, on a l'impression que c'est un peu tabou à partir du moment où vous cherchez à comprendre. On vous dit à justifier quelque part un petit peu, vous leur trouvez des excuses. Et j'ai l'impression qu'on a... Les gens ont... Alors, vous, vous osez vous en parler, sans aucun problème, mais
on
n'ose pas trop.
Mais je suis un des rares à en
parler, mais je vais vous dire pourquoi ils ne veulent pas en parler.
Parce
que c'est le symbole d'un échec monstrueux.
Voilà.
Et ils sont quand
même...
Si vous voulez, c'est très délicat parce qu'on est encore très proche à une semaine du deuil.
Mais quand
même, c'est curieux, à chaque attentat, circuler, il
n'y a
rien à voir. L'émotion, l'unité nationale. Mais est-ce qu'on peut parler des choses, non pas pour les justifier, mais pour essayer de comprendre, d'analyser et de remettre le pays en marche
?
Il faut aussi être honnête. On a laissé la gangrène de la petite délinquance
se
développer. Et vous avez certains qui ont eu 8, 10, 15 condamnations et qui vont toujours chercher plus loin.
Parce
que jamais on leur a dit stop.
Comme
la drogue.
Si
on ne vous dit jamais stop, les drogués se droguent toujours plus. Eh bien,
vous
avez toute une jeunesse à qui on a toléré la violence et qui va toujours chercher plus loin jusqu'à un moment se faire sauter.
Parce
qu
'on
ne peut pas vivre dans la violence.
Et
on a laissé des quartiers entiers dans la violence.
Par
démagogie, par lâcheté.
Renforcer les moyens de l'État, ça fait également partie de vos propositions au chef de l'État. Là aussi, François Hollande a annoncé un certain nombre de mesures, augmentation des effectifs, ça reste encore insuffisant ?
C'est bien, déjà. Moi je suis content parce que j'en ai beaucoup parlé
pendant
mon entretien à l'Élysée, je lui ai dit que les services de police étaient à bout,
à
bout de souffle, que j'ai eu l'impression qu'il m'écoutait, donc ça m'a fait plaisir et je le félicite d'avoir décidé par exemple de ne plus diminuer les effectifs de la défense nationale. Je le félicite d'avoir recruté et d'annoncer des recrutements et il l'a dit d'ailleurs ça ne fera que revenir au niveau de 2007
puisque
le précédent gouvernement et je m'étais beaucoup opposé au précédent gouvernement quand il réduisait les postes de policiers et de gendarmes. Malheureusement, et d'ailleurs il l
'a
dit lui-même, on va revenir au niveau de 2007
et
honnêtement la société est plus violente qu'en 2007 donc il faut faire plus. Vous savez, nous sommes un des pays occidentaux qui dépensent le moins pour sa sécurité intérieure
par
habitant. Deux fois moins par exemple qu'en Angleterre pour la justice.
La
justice, c'est pareil. Quand vous voyez que vous arrêtez, j'ai démantelé un trafic de drogue dans ma ville, la police.
Ils
sont convoqués dans six mois.
Mais
comment voulez-vous faire respecter l'ordre ? Ils ont reconstitué le trafic au pied des immeubles.
Mais
comment pouvons-nous accepter cela ? Quel modèle on donne à notre jeunesse
?
Donc, moi je demande qu'on recrute, ce n
'est
pas 5 000 qu'il faut, c'est 20 000. Il n'a pas parlé des places de prison.
Il
faut en construire. On en a 20 000 de moins qu'en Angleterre. Est-ce que l'Angleterre est un pays fasciste
?
Non.
Alors,
il faut arrêter. On en a sans doute moins qu'au Maghreb. Donc, il faut arrêter.
Enfin,
voilà, il y
a
un moment. Mais,
on
a l'impression qu'à chaque attentat,
il
faut, on repart sur des mesures, mais que tout ça, ce sont souvent des mesures insuffisantes. Donc, je demande, ça va dans le bon sens,
il
faut être clair, mais il faut faire plus.
Vous
avez évoqué l'Angleterre qui a subi également une vague d
'attaques
comparable en 2005 et comparable également au niveau des profils puisque c'était des jeunes britanniques d'origine étrangère, de
confession
musulmane, en tout cas revendiquée comme telle. Ils ont pris un certain nombre de mesures très radicales et finalement, ils n'ont plus connu d'attentats par la suite. Dans un autre site, il y a eu également l'Espagne. Vous pensez qu'on est en train également d'étudier ces modèles un petit peu
? J
'ai l'impression qu'au fond d'eux-mêmes, nos dirigeants ne veulent pas changer de logiciels
qui
prennent des mesures mais qui ne
vont
pas au bout.
C
'est le sentiment que j'ai. J'espère me tromper. Sincèrement, j'espère me tromper.
J
'espère me tromper mais je crains d'avoir raison encore. Alors, on va voir. Je vais être le plus franc possible avec vous dans ces matières. Il ne
faut
pas faire de la politique.
S
'il les prend, je dirais bravo.
Il
y
a
eu plusieurs polémiques à propos du ce qu'on appelait le fameux Patriote Acte à la Française par la loi sur le renseignement. Vous aviez voté contre
cette loi ? Non, j'avais voté
contre cette loi.
Pour
quelles raisons
? Pour très simplement. Il n
'y a
pas besoin d'espionner toute la France pour justement, on l'a bien prouvé, ça le prouve bien d'ailleurs, pour traiter ceux qui posent problème.
C
'est ça qui est extravagant. Ce qui m'a choqué dans cette loi sur le renseignement, c'est que,
si
vous voulez d'ailleurs, ils n'en ont même pas les moyens.
Vous
pouvez mettre tout le monde sur écoute mais il faut traiter les informations. Donc, pour moi, l'enjeu, ce n
'est
pas ça. L'enjeu, c'est de cibler. Alors après, qu'on ait des moyens de renseignement pour cibler, oui, ça je suis d'accord.
C
'est pour ça que j'étais réticent à cette loi sur le renseignement initial
parce
que je pense que l'enjeu est plutôt de cibler et de donner les moyens aux forces de l'ordre de renseignement une meilleure organisation pour cibler les gens dangereux et puis pour leur éviter de passer nos frontières.
On
peut surveiller la Terre entière mais on n'y arrive pas.
On
va faire une autre pause Nicolas Dupont-Aignan et dans un instant la dernière partie de cette émission de ce Toute la République exceptionnel, vous l'avez compris, on parle bien entendu des attentats atterris du 13 novembre dernier et de leurs conséquences pour la France.
A
tout de
suite. Toute
la République revient dans un instant. 17h, 18h, Toute la République avec Abdelkrim Branine sur Beurre FM.
Toute
la République troisième et dernière partie. Mon invité aujourd'hui c'est Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, député de l'Essonne. On parle beaucoup essentiellement de ces attentats de Paris terribles et de leurs conséquences. Bien entendu à la fin, on dirait un mot des régionales parce qu'on a tendance à l'oublier dans quelques jours et il y aura des élections très importantes. On a effleuré de sujets mais je vais vous lancer un petit peu plus dans le détail concernant la politique étrangère de la France. Vous avez parlé notamment de nos relations avec certains pays ambigus avec le terrorisme. Nicolas Dupont-Aignan.
Oui, mais tout le monde le sait. Je n
'ai
pas compris. On n
'a
pas vendu les Mistral, vous savez ces navires, à la Russie
et
puis on les a vendus à l'Egypte via l'Arabie Saoudite qui a payé en fait. Qui a sorti le gouvernement d'un mauvais pas. Qu'on les vende à l'Egypte ça ne me gêne pas mais c
'est
l'Arabie Saoudite qui a payé. Et je n
'ai
rien contre l'Arabie Saoudite et le Qatar mais simplement j'aimerais savoir si les bruits ou les informations selon lesquelles il y a eu des financements de Daesh sont confirmés ou pas.
La
Turquie a un comportement très ambigu. L'Etat islamique n'aurait pas pu se développer si le pétrole n'avait pas été acheté par la Turquie. Donc je trouve qu'on n'est pas clair. Je trouve alors ça va vous choquer peut-être je n'ai aucun lien avec Assad en Syrie qui est sans doute
un
tyran. Mais entre l'Etat islamique et Assad est-ce qu'il ne fallait pas d'abord s'appuyer sur Assad
pour
vaincre l'Etat islamique
?
C'est une question qu'il mérite de se poser.
Voilà
les questions fondamentales. La Russie joue un rôle. Alors enfin le Président a décidé une coalition enfin les Etats de la zone commencent aussi à s'inquiéter. Voilà parce qu'il faut voir les écrits et
puis
ils salissent complètement l'islam.
Il
faut quand même appeler un chat un chat. Donc il
y a
un moment il faut réagir tous ensemble. Donc moi j'attends que les Etats de la zone réagissent. Il y a eu la conférence importante la Vienne je crois et puis on va voir ce qui va se faire.
Vous soutenez l'idée d'une opération terrestre pour éradiquer définitivement
je la
souhaite il faudra une opération terrestre mais cette opération terrestre n'a aucun sens si elle est faite par les occidentaux
parce
qu'elle va
elle
va conduire certains à se durcir. Il faut que maintenant les Etats de la zone
prennent
leurs responsabilités.
Est
-ce qu'ils laissent ce cancer se développer ou pas ?
C
'est aux Etats de la zone de prendre leurs responsabilités. La France les Etats-Unis la Russie peuvent intervenir mais
il
n
'y
aura pas de réussite
s
'il n'y
a
pas une association des Etats de la zone.
On
va venir on va évoquer bien entendu les régionales dans un instant parce que c'est une prochaine échéance à venir et la vie continue malgré tout. Il y a un certain nombre de
grands
événements qui doivent avoir lieu en France. Alors déjà les élections elles seront maintenues le Premier ministre l'a dit la COP21 qui sera maintenue un petit peu plus loin il y
a
l'Euro 2016 l'Euro de football et on a bien vu qu'on a quand même fait exploser deux bombes
au
stade de France là où était présent le Président de la République c
'est
très inquiétant alors est-ce qu'il faut maintenir quoi qu'il arrive ces événements Nicolas Dupoignan
?
Il faut les maintenir si
parallèlement on prend les mesures qui s'imposent voilà il faut les maintenir bien sûr parce que ça voudrait dire qu'on cède au chantage
mais
en même temps il faut accélérer sur la mise en oeuvre des mesures accélérer
on
revient à ce que je disais tout à l'heure
Les
élections je l'ai dit le premier tour aura lieu d'ici quelques jours c'est tout proche alors la campagne est suspendue pour l'instant c'est normal Nicolas Dupoignan ?
c'est normal parce qu'il y a des blessés qui sont entre la vie et la mort parce qu'on est en deuil national enfin on a fini le deuil depuis mardi mais c'est normal enfin puis d'abord moi je vais vous dire j'ai pas envie de parler des RER des voitures alors que
on
a ce carnage enfin comment même enfin moi je n'y arriverai pas
bien
sûr
je suis peut-être bizarre mais je suis comme ça
j
'ai une sensibilité je ne peux pas
parce
qu'il faut hiérarchiser les problèmes en même temps il y
a
des élections
et
si dans les 15 jours qui nous restent
puisque
c'est dans 15 jours juste
deux
semaines il n
'y a
plus de campagne alors là il y a le danger d'avoir des réactions d'humeur des français donc il faut qu'on puisse aussi faire campagne
voilà je
pense qu'à partir de lundi on pourra faire campagne et le faire avec un bon esprit
c
'est à dire dire aux français deux choses
un
il faut aller voter
parce
que si vous n'allez pas voter ça veut dire que ceux qui vont aller voter prendront le pouvoir et puis deux il faut voter en regardant les projets sur les régionales bien sûr mais qui sont traduits par des partis politiques qui ont une philosophie
voilà moi
debout la France on est gaulliste on veut à la fois de l'autorité et de la justice voilà c'est ce que je veux pour l'île de France je ne veux pas du retour voilà de ce que j'appelle je ne
veux
pas des sortants parce qu'ils ont échoué les socialistes
puis
je ne
veux
pas des revenants parce que je n
'ai
pas envie que la région soit aux ordres de Sarkozy voilà moi je le dis franchement soit on a monsieur Bartholone et c'est monsieur Hollande par procuration et puis on va continuer la même mollesse
soit
on a le retour les revenants comme je les appelle qui vont mettre la région en coupe réglée madame Pécresse qui n
'est
que le faunet de monsieur Sarkozy
moi
je pense qu'on peut avoir autre chose et c'est ce que je propose et puis je n
'ai
pas envie de monsieur Saint-Just qui est Front National vous savez qu'il est élu de Picardie personne ne le dit il a été sanctionné pour absentéisme
et
c'est ça le Front National a quelqu'un qui a été sanctionné pour absentéisme qui par ailleurs est mis en examen
enfin
quand même et je dis vraiment aux gens moi j'offre le choix alors maintenant j'offre le choix avec tous mes amis des élus de bon sens des gens courageux qui viennent de la société civile
et
j'espère que
les
franciliens en tout cas feront le bon choix
voilà à
propos alors de l'île de France puisque bien entendu vous allez vous menez la liste de vous la France en île de France il y a eu des sondages très positifs vous concernant alors je n
'ai
plus les chiffres en tête
on est vers
8% c'est énorme
déjà pour nous c'est énorme pour
un parti récent comme le vôtre et récent à quoi vous attribuez ce succès notamment en île de
France
je pense que je suis le seul maire
de
banlieue candidat tête de
liste
monsieur Bartholone est président de
l
'assemblée d'ailleurs je ne comprends pas très bien pourquoi il veut être président de la région et madame Pécresse c'est une élue de Versailles députée qui a jamais exercé la moindre responsabilité
directe
et puis elle a été ministre de monsieur Sarkozy elle est complètement aux ordres de Sarkozy donc je pense que d'avoir un maire de banlieue président de la région ça serait quand même un sacré changement parce que moi je n'aborde pas la question uniquement avec le clivage gauche droite
je
veux dire un RER il n
'est
pas de gauche oui il n
'est
pas de droite
pardonnez
-moi mais un lycée il n
'est
pas de gauche et pas de droite et je pense que mon projet est beaucoup plus réaliste
c
'est-à-dire de réparer ce qui existe au lieu de se lancer dans les dizaines de milliards 30 milliards du Grand Paris qui est une affaire de bétonneur de défendre les automobilistes ça choque beaucoup pour certains parce qu'ils ne peuvent pas vivre sans leur voiture et on les accable toujours de taxes supplémentaires et puis ma grande idée de la seconde chance de formation professionnelle c'est-à-dire que chaque jeune
qui
décroche
est
une seconde chance on peut à 15 ans 16 ans avoir une crise d'ado louper son son lycée sortir sans rien il y en a quand même 150 000 en France
et
vous savez ce qui est terrible dans le système français
c
'est qu'après vous êtes condamné à l'échec je veux absolument mais ça c'est un vieux dada de vieille obsession que j'ai depuis des années je veux qu'il
y ait
une seconde chance pour chaque jeune c'est-à-dire un crédit
parce
que le jeune qui quitte l'école à 15 ans 16 ans il n
'a
pas coûté cher à la France
on
ne lui a pas payé 10 ans d'études donc j'estime qu'on peut sur sa carte de crédit il aura 2 ans d'études pré-payées
et
quand il aura un peu de plomb dans l'aile quand il commencera à aller mais pas de plomb dans la cervelle pas dans l'aile heureusement il ira mieux je veux qu
'on
lui redonne une chance
et
ça c'est mon mais vraiment le grand programme que je veux pour la jeunesse en Ile-de-France et je pense que ça peut marcher voilà donc je pense qu'on marche dans les sondages enfin c'est pas gagné parce que les gens se disent tiens il y a quelqu'un de différent et on n'est pas dans la langue de bois permanente
tout
à l'heure vous avez évoqué le risque énorme d'abstention la question du Front National susceptible de remporter une, deux voire trois régions pensez qu'on peut assister suite à ces attentats et à leurs conséquences et à la psychose
à
un bouleversement ou à une abstention massive et donc un bouleversement et que le Front National remporte finalement plus de régions
oui
je pense que c'est une probabilité mais je mets en cause je le dis
je
demande aux médias
de
faire le premier tour avant le second j'étais scandalisé de certains débats
sur
une de vos radios concurrentes sur le Nord Pas-de-Calais où il y avait les trois candidats qu'on imagine au second tour et puis les autres ils ont disparu moi j'ai des listes dans toute la France debout la France
et
bien on est zappé
on
est exclu des débats c'est scandaleux scandaleux il y
a
un premier tour si on n'offre pas le choix aux français et qu'ils ont simplement le choix entre des incompétents qui nous ont gouverné 20 ans et le Front National il y
a
le risque
que
ceux qui ne s'abstiennent pas aillent voter Front National si les français voient
qu
'il
y a
d'autres offres alternatives dont la mienne debout la France j'ai des jeunes candidats dans tous les départements en Nord Pas-de-Calais on a un jeune Jean-Philippe Tanguy extraordinaire 29 ans qui aime la France qui ne veut plus des incapables qu'on a mais qui ne
veut
pas le Front National lui il n
'a
pas le droit au débat il n
'a
pas le droit à la parole
c
'est terrible c'est tragique
donc
je supplie les médias
de
faire le premier tour avant le second parce que c'est au premier tour qu'on peut
donner
ses valeurs ses convictions et ça peut changer le second donc c'est au premier tour qu'il faut se mobiliser et je prends un exemple si au premier tour en Ile-de-France on vote pour moi et bien on peut être au second
et
ça peut bouleverser beaucoup de choses parce qu'il faut 10% pour passer au second et ça ça gêne alors je suis très attaqué par Mme Pécresse parce qu'évidemment elle veut le monopole de l'expression et par le Front National d
'ailleurs
c'est curieux le Front National et Mme Pécresse collent leurs affiches ensemble
ah
oui il ne
faut
pas qu
'il
y
ait
quelqu'un
parce
que vous comprenez
je
pense que tous les français l'ont compris le piège quelque part le parti socialiste et l'UMP ont besoin du Front National pour rester en vie
et
donc ils fonctionnent ensemble et moi je le vois en Ile-de-France c'est impressionnant M. Saint-Just et Mme Pécresse me dézinguent à longueur de journée
donc
ça veut bien dire qu
'ils
sont complices parce qu'en vérité ils ne veulent pas qu'il
y ait
une expression différente
et
je dis c'est les électeurs qui choisissent
alors
électeurs choisissez aller voter
voilà une
question que j'aimerais vous poser en tant que gaulliste en tant que défenseur de la nation on sait qu'on veut faire de ces 13 régions 13 grandes régions des moteurs de l'économie locale en même temps certains défenseurs de la nation j'ai déjà assisté à des débats soupçonnent un petit peu une idée aussi d'en faire des régions européennes et un petit peu de on ne
va
pas désinguer un petit peu la nation française mais un petit peu alors je ne
sais
pas du tout qu'est-ce que vous en pensez ?
je suis tout à fait convaincu c'est à dire que dans l'idée du gouvernement il y a l'idée de faire une Europe des régions
et
de détruire la France implicitement parce que ces grandes régions une fois que vous allez avoir un président d'une grande région imaginez Lorraine Champagne-Ardenne Alsace qu'est-ce qu
'il
va faire ?
il
va apprendre une langue directement avec Bruxelles
et
on va assister obligatoirement à un vrai danger de fragmentation et moi je n'aime pas ces féodaux je n'aime pas les Roitlais
voilà
les Roitlais on en a plein dans nos communes des maires des présidents de conseils généraux départementaux maintenant on dit régionaux ils se prennent pour des Roitlais et moi je crois à la République
la
République c'est liberté égalité fraternité c'est les mêmes droits pour chacun et c'est arrêter le clientélisme d'ailleurs dans le programme pour la région Île-de-France je veux faire un grand ménage là-dessus arrêter le clientélisme
et
surtout le clientélisme partisan parce qu'on a bien vu 18 ans de socialisme toujours les mêmes les mêmes beaucoup de dépenses publiques et puis là le danger de à nouveau 6 ans alors là les sarkozistes au pouvoir
moi
je n
'ai
pas envie de leur laisser la région
et
ça ça dépend des électeurs ça ne dépend pas de moi moi j'offre le choix maintenant chacun doit voter
et
bien ce sera le mot de la fin Nicolas Dupond-Yon merci à vous
merci on
vous dit à très bientôt
à bientôt
sur Beurre FM