L'invité d'Apolline Matin : Julien Bony - 24/03
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse directe
La sécurité notamment, est-ce un point de bascule des municipales ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Est-ce que vous estimez que c'est sur cette question-là que vos réponses ont convaincu davantage les habitants ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Quelles seront vos premières mesures, monsieur le maire ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Vous parliez de ces quartiers dont vous estimez qu'ils sont désormais des quartiers de non-droit.
- 3:53OuverteRéponse directe
Vous pensez que c'est ça qui a joué ?
- 5:03FerméeRéponse directe
Vous allez remettre la lumière, tout simplement, en fait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25PrésentateurFait
« Vous êtes le premier maire de droite dans la ville de Michelin depuis 80 ans. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Mais c'est vrai que sur cette question de l'insécurité qui était devenue galopante à Clermont-Ferrand, on a bien senti qu'il y avait une attente très forte. »
- 1:14Invité politiqueFait
« Et notre ville, aujourd'hui, s'illustre par une montée du grand banditisme, de la criminalité organisée. »
- 1:23Invité politiqueFait
« Donc il y a eu une bascule qui est certainement le fruit d'un laxisme, d'un immobilisme, en tout cas d'une inaction de la municipalité sortante. »
- 1:33Invité politiquePromesse
« Nous allons renforcer drastiquement les effectifs de la police municipale parce que notre objectif est bien de reconquérir tous les territoires perdus. »
- 1:44Invité politiqueFait
« Nous avons des quartiers aujourd'hui qui sont devenus de véritables zones de non-droit. »
- 4:06Invité politiqueFait
« C'est au fond cette insécurité qui se manifeste de toutes les manières. Les rodéos sauvages, les barbecues, les nuisances sonores, la mendicité agressive. »
- 4:39Invité politiquePromesse
« Et surtout, c'est une mesure que je prendrai immédiatement, celle de rallumer la lumière puisque notre ville est plongée dans l'obscurité totale après minuit. »
- 5:41Invité politiqueFait
« Je pense surtout que j'ai porté un projet crédible, que les électeurs, d'ailleurs, dès le premier tour, ont bien compris que nos solutions étaient parfaitement adaptées. »
- 6:00Invité politiqueFait
« Donc, nous avons certainement une crédibilité sur ces questions que le candidat du RN n'avait pas, puisqu'il avançait des slogans, mais sans réelle application concrète de ce que serait demain sa politique en matière de tranquillité publique. »
- 6:33Invité politiqueFait
« Moi, je considère que c'est une page qui se tourne. »
- 6:40Invité politiqueFait
« Il y a eu un profond ras-le-bol qui s'est exprimé durant cette campagne, un besoin de renouveau pour la ville. »
- 6:45Invité politiqueFait
« En matière de sécurité, les Clermontois veulent clairement mettre fin au laxisme, à l'immobilisme, à cette forme d'angélisme d'ailleurs qui caractérise la gauche. »
- 7:11Invité politiqueFait
« Nous avons une obligation de moyens, de résultats. Donc, la pression est là. »
Temps de parole
- Julien Bony53 %
- Présentateur29 %
- Auditeur18 %
≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Il est 7h42, vous êtes bien sur RMC et on fait le tour de cette France qui a changé, qui a changé de camp dimanche soir. La sécurité notamment, est-ce un point de bascule des municipales ? On se pose cette question avec vous Julien Bonny, bonjour. Félicitations d'abord parce que vous avez été élu dimanche maire à la mairie de Clermont-Ferrand. Vous êtes le premier maire de droite dans la ville de Michelin depuis 80 ans. C'était une ville, un bastion de gauche. On a souvent parlé de votre ville sur RMC. On en a parlé aussi récemment pour des questions de cambriolage, de narcotrafic.
On avait eu de nombreux témoignages de commerçants, d'habitants qui disaient leurs difficultés. Est-ce que vous estimez que c'est sur cette question-là que vos réponses ont convaincu davantage les habitants ?
Oui, entre autres, mais pas seulement. Mais c'est vrai que sur cette question de l'insécurité qui était devenue galopante à Clermont-Ferrand, on a bien senti qu'il y avait une attente très forte.
Une attente très forte. La ville a basculé pour vous ?
Oui, oui, oui. La ville a basculé parce que nous étions une ville réputée tranquille, un peu à l'abri de ces phénomènes de grande criminalité. Et notre ville, aujourd'hui, s'illustre par une montée du grand banditisme, de la criminalité organisée. Donc il y a eu une bascule qui est certainement le fruit d'un laxisme, d'un immobilisme, en tout cas d'une inaction de la municipalité sortante.
Quelles seront vos premières mesures, monsieur le maire ?
En matière de sécurité, nous l'avons annoncé, nous allons renforcer drastiquement les effectifs de la police municipale parce que notre objectif est bien de reconquérir tous les territoires perdus. Nous avons des quartiers aujourd'hui qui sont devenus de véritables zones de non-droit. Nous allons renforcer également la vidéoprotection. Mais en parallèle, nous allons surtout nous appuyer sur une meilleure coopération avec les services de l'État, une meilleure relation police nationale-police municipale, de manière à rendre notre action convergente et obtenir des objectifs précis en matière de rétablissement de l'ordre.
Monsieur le maire, justement, vous parliez de ces quartiers dont vous estimez qu'ils sont désormais des quartiers de non-droit. Et on a le témoignage de Carole qui nous appelle du Puy-de-Dôme. Vous êtes à Vic-le-Comte. Bonjour Carole.
Oui, bonjour.
Carole, vous vouliez témoigner sur la question notamment du quartier Saint-Jacques à Clermont où vous avez de nombreux amis.
Alors, oui. Alors, moi, je suis originaire d'ici, mais ça fait que quelques mois que je suis venue parce que j'habitais Marseille. Alors, vous pensez bien que le changement, je pensais trouver quand même quelque chose de plus paisible. Oui. Et bien, ce n'est pas le cas parce que des témoignages, avant moi, je n'ai pas été agressée, mais des témoignages dont ma tante, quand vous allez au CHU de Clermont-Ferrand, le quartier Saint-Jacques, vous vous faites poursuivre. Vous vous faites poursuivre. Elle ne se sent pas en sécurité. Non, pas du tout. Les gens, ils ont peur. Ils ont peur. Ils ont peur, vraiment. Le soir, c'est vraiment quelque chose de...
Ma tante, elle me dit, moi, j'ai eu très peur quand je suis sortie de l'hôpital parce qu'il y a une population qui est très agressive. Et c'est du gratuit, en fait, parce que bon, il n'y a pas que là. Je discutais aussi hier avec des personnes qui habitent le quartier Saint-Alire, donc qui est un peu plus loin que la place de Jaude. C'est pareil, ils n'osent plus sortir le soir.
Ils n'osent plus sortir le soir. Restez avec nous, Carole. Monsieur le maire, vous pensez que c'est ça qui a joué ?
Oui, certainement. Moi, j'entends ce témoignage. Alors, je confirme en partie parce que d'abord, je connais bien le quartier Saint-Jacques. J'y habite moi-même et je connais l'ambiance. Et en réalité, c'est vrai que ce qui est extrêmement nuisible, c'est bien plus que le narcotrafic. C'est au fond cette insécurité qui se manifeste de toutes les manières. Les rodéos sauvages, les barbecues, les nuisances sonores, la mendicité agressive. Une accaparation de l'espace public. Et c'est bien ça, au fond, qui renchérit ce sentiment d'insécurité.
C'est pour ça que je veux que nous ayons une présence renforcée de notre police municipale pour rassurer, pour dissuader et surtout améliorer la rapidité d'intervention en cas de besoin. Et surtout, c'est une mesure que je prendrai immédiatement, celle de rallumer la lumière puisque notre ville est plongée dans l'obscurité totale après minuit. Et pour les femmes qui rentrent tard le soir, c'est effectivement un très grand problème parce qu'elles se retrouvent à devoir s'éclairer à la lumière de leur téléphone portable, ce qui les expose, ce qui les met en danger. Donc, nous prendrons vraiment cette mesure immédiatement de manière à apporter déjà une première réponse.
Vous allez remettre la lumière, tout simplement, en fait ?
Oui, oui. C'est une nécessité parce que, je viens de le dire, aujourd'hui, des femmes ont très peur quand elles rentrent le soir, quand elles rentrent de leur travail. Et puis, si nous voulons que notre vidéoprotection soit efficace, il est totalement aberrant d'avoir des caméras qui surveillent un espace public plongé dans le noir total, ce qui est le cas aujourd'hui. Et donc, nous allons revenir sur cette mesure parce qu'elle est aberrante.
Rallumé, donc, le soir, Julien Bonny, le RN dans votre ville a fait 3% au second tour. Vous avez littéralement siphonné le Rassemblement National.
Je ne sais pas si j'ai siphonné le Rassemblement National. Je pense surtout que j'ai porté un projet crédible, que les électeurs, d'ailleurs, dès le premier tour, ont bien compris que nos solutions étaient parfaitement adaptées. En matière de sécurité, ce projet a été construit et porté par un policier à la retraite, un ancien directeur départemental, un directeur adjoint, pardon, de la sécurité publique. Donc, nous avons certainement une crédibilité sur ces questions que le candidat du RN n'avait pas, puisqu'il avançait des slogans, mais sans réelle application concrète de ce que serait demain sa politique en matière de tranquillité publique.
Et je crois que c'est ça qui a fait la différence.
Votre prédécesseur dit notamment qu'il ne l'avait pas vu venir, que c'est un tremblement de terre. Est-ce que vous lui avez tendu la main ? Est-ce qu'il y a eu des discussions qui se sont faites pour que la transition se passe le mieux possible ? Ou est-ce que vous estimez que c'est une nouvelle page qui se tourne et que M. Blanqui, c'est fini ?
Moi, je considère que c'est une page qui se tourne. Et d'ailleurs, je crois que ce sont les Clermontois eux-mêmes qui ont tourné cette page. Il y a eu un profond ras-le-bol qui s'est exprimé durant cette campagne, un besoin de renouveau pour la ville. Et en matière de sécurité, les Clermontois veulent clairement mettre fin au laxisme, à l'immobilisme, à cette forme d'angélisme d'ailleurs qui caractérise la gauche. Donc, je crois que oui, la page est tournée. Et maintenant, nous allons écrire une nouvelle histoire.
Vous allez ouvrir une nouvelle histoire. Sébastien Lecornu s'est adressé à vous, enfin à vous et à tous les nouveaux maires de France. Il dit qu'une attente s'est exprimée, celle de la sécurité. Vous avez l'impression qu'il vous met la pression aussi là-dessus ? Ou est-ce qu'il a raison ?
Je pense qu'il a certainement raison. En réalité, la pression, nous l'avons de par l'attente très forte, l'exigence des Clermontois. Nous avons une obligation de moyens, de résultats. Donc, la pression est là. Nous allons remplir nos objectifs parce que nous ne pouvons pas décevoir les habitants qui nous ont fait confiance sur cette question essentielle. Et c'est aussi une question morale. Il n'est pas question de laisser, je le disais tout à l'heure, des territoires entiers aujourd'hui aux mains des narcotrafiquants ou des délinquants.
Merci beaucoup, monsieur le maire, d'avoir accepté de nous accorder cette interview. Vous qui avez donc été élue dimanche, nouveau maire de Clermont-Ferrand, après ce tremblement de terre, une ville qui était à gauche depuis 1919. Merci aussi à Carole pour son témoignage.
Julien Bony