"La 1e explosion on veut croire que ce n’est pas une action terroriste la 2e ne laisse pas de doute"
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Chapitres
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Propositif 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35François HollandeFait
« La première explosion, on veut croire que ce n'est pas une action terroriste. La seconde explosion ne laisse pas de doute. »
- 2:05François HollandeChiffre
« Il y a plusieurs dizaines de tués, il y a beaucoup de blessés. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et là, je je vois encore des des des victimes qui ont échappé heureusement à la mort qui sortent du Bataclan et qui sont là dans une espèce de de torpeur avec un regard à gare et qui voit président qui est là, ça leur a montré que était que nous étions là. C'était très important humainement. Je suis François Hollande et j'étais président de la République de 2012 à 2017.
Donc en novembre 2015, un match de football, match amical avec des amis autour de nous, une ambiance plutôt bon enfant et le drame qui arrive et une tragédie qui va se produire toute cette nuit du 13 novembre. La première explosion, on veut croire que ce n'est pas une action terroriste. La seconde explosion ne laisse pas de doute.
Pouvons comprendre qu'il y a quelque chose qui se passe. J'ai coup de téléphone du premier ministre Manuel Vas qui me dit qu'à Paris, je sais pas exactement avec quel ampleur et sur quel lieu, mais il y a des attaques terroristes sur des terrasses de café. Puis ensuite quelques minutes après euh que Bataclan est est lui-même euh attaqué.
Arrivant ensuite au donc au ministère de l'intérieur, je prends deux décisions. La première, c'est euh l'état d'urgence, c'està-dire de pouvoir mener à bien des opérations de de réquisition, perquisition, arrestation et surtout contrôle des frontières. Et puis une deuxième décision qui est puisqu'il y a des otages qui sont pris au Bataclan de pouvoir libérer [musique] ces otages.
Mais entre le moment où je décide, enfin c'est le ministre de l'intérêt qui transmet cet ordre de d'engager l'opération de de libération des otages et le moment où ils vont être effectivement sauvés, ils s'écoulent [musique] au moins 2 heures. C'est très long et ça peut être insupportable pour pour d'abord pour les otages et pour leur famille et pour nous. Il y a une tension qui fait que l'émotion est là.
Euh et moi-même je suis euh des enfants. Donc je pose la question où sont-ils ? Comme comme tous les parents euh se se posent cette question, est-ce que il y en a pas un un des miens, des proches qui se trouvent sur les lieux ?
Au moment où je m'exprime, des attaques terroristes d'une ampleur sans précédent en cours dans l'agglomération parisienne. Il y a plusieurs dizaines de tués, il y a beaucoup de blessés. C'est une horreur.
Je voulais que mon intervention puisse être au moment qui convenait, c'est-à-dire une fois que des décisions avaient été prises pour en rendre compte aux français [musique] et au moment où on avait comme une évaluation de ce qui se produisait, pas simplement un commentaire. Et donc j'ai attendu et les Français on m'ont attendu. Je me suis exprimé avec mes mots qui à la fois étit ceux de l'émotion de ce que je ressentais, de ce que les Français pouvaient également avoir immédiatement à l'esprit.
Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi cette horreur ?
Le mot horreur qui vient spontanément. et je me suis exprimé comme président de la République qui devait agir, qui devait prendre des décisions. Après, nous nous dirigeons euh vers le lieu même du Bataclan.
Il n'était pas forcément recommandé d'aller sur place par euh les responsables de la sécurité, mais il était nécessaire de le faire. nécessaire de le faire pour à la fois constater euh ce qui était en cours, c'est-à-dire l'évacuation des des victimes, des blessés et ça a été remarquable. Mais vous savez, les blessés, c'est pas forcément ceux qui ont des des blessures physiques, c'est ceux qui ont vécu ce ce cette tragédie et qui ont gardé qui gardent [musique] encore des séquelles psychologiques tout à fait douloureuses.
Lorsqueà 2h 3h du matin, on en a terminé dans dans la dans l'action. comment se séparer avec le premier ministre, le ministre de l'intérieur, la ministre de la justice, les les fonctionnaires qui ont été là, comment aller retrouver sa chambre à coucher, essayer de dormir, c'est impossible. [musique] Donc, on s'est retrouvé ensemble au ministère de l'intérieur.
On a passé la nuit à parler. Quand on a que l'amour pour vivre nos promesses sans nul. autre richesse que d'y croire toujours.
Pas imaginer la force d'une chanson parce que une cérémonie c'est un moment de recueillement, c'est un moment aussi d'expression, un discours, un moment de rassemblement. Fallait-il qu'il y ait une chanson ? Finalement, il m' fait une proposition, la chanson donc quand on a que l'amour et trois chanteuses.
Nous sommes là tous rassemblés, les victimes, les parents sont également présents. Il fait froid et la chanson arrive. Quand on a que l'amour à offrir en prière pour les mots de la terre et là très difficile de retenir une larme.
Un président de la République quand il y a une crise de cette pleur il ne peut pas être qu'une émotion, il doit être aussi une force, une autorité. Il ne peut pas se réduire à l'être humain qu'il est. et don peut-être l'émotion serait comprise comme une fragilité.
Donc c'est cet équilibre qu'il faut trouver celui qui exprime l'émotion de toute une nation, la compassion à l'égard des victimes et celui qui va être l'autorité qui va décider. M.
François Hollande